Tag: rassemblement

  • À Gap, une mobilisation contre un « scandale d’État »

    À Gap, une mobilisation contre un « scandale d’État »

    « Si notre société n’est pas capable de protéger les enfants et les femmes, on ne sait pas où l’on va », a affirmé une des membres. Patrick Prost, représentant de la CFDT, était présent : « Il est inconcevable que des violences sexistes et sexuelles se déroulent au travail. Il faut un jugement exemplaire de la part de la justice ». Virginie, venue en soutien, est attristée de ne pas voir plus de monde : «Faut-il attendre que son enfant soit victime pour se mobiliser ? », questionne-t-elle, scandalisée.

    Agathe Di Lenardo

  • À Digne, les forces du 04 tentent de s’unir contre les violences sexuelles

    À Digne, les forces du 04 tentent de s’unir contre les violences sexuelles

    Des membres du collectif du 8 mars, de Femmes solidaires, de Demain Sisteron, du CIDFF, des élus d’opposition de Digne et la candidate LFI aux sénatoriales étaient présents.

    Le maire de Digne Julien Di Benedetto, deux de ses adjoints et la candidate DVD aux sénatoriales Stéphanie Colombero ont également fait une apparition.

    Claude Bouliou, la présidente de l’association des femmes élues du 04,
    a notamment pris la parole.

  • [Violences sexuelles] À Avignon, un rassemblement hebdomadaire pour avoir plus que « des mesurettes »

    [Violences sexuelles] À Avignon, un rassemblement hebdomadaire pour avoir plus que « des mesurettes »

    Et elles le feront « chaque lundi tant qu’une loi n’est pas votée à la hauteur de cette décadence », lâche Dany Beaujouan de l’association Passerelles.

    Un message partagé par Delphine Jordan, membre de la direction du PCF en Vaucluse et ex-conseillère départementale. « Avec les différentes affaires, il y a eu des changements. Mais il faut plus que des mesurettes, mais une réponse de toute la société. La prise de conscience devient très forte et cela doit continuer », plaide-t-elle.

    M.S.

  • Choix de société

    Choix de société

    De très nombreuses mobilisations ont eu lieu hier dans notre région et partout en France pour exiger une loi « intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants ».

    L’affaire Lyhanna a fait l’effet d’un catalyseur dans une France secouée par la révolution #MeeToo et la révélation de plusieurs affaires dont les victimes étaient des mineurs.

    Face au fatalisme abject qui veut que les violences sexuelles
    « ont toujours existé » et seraient d’une certaine manière inévitables,
    le mouvement qui s’est emparé des parvis de tribunaux est salvateur.

    Oui, il faut une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Avec les moyens qui
    vont avec.

    L’Espagne a démontré qu’en investissant massivement sur cette question, il était possible de faire reculer le nombre de féminicides.

    L’austérité est un poison

    Oui, les féministes de notre région et de France ont raison d’exiger les trois milliards d’euros nécessaires à protéger les femmes et les enfants de la violence patriarcale.

    Comme en tout domaine, le renoncement est un poison.

    Dans une France qui s’apprête à choisir son destin en 2027, le gouvernement Lecornu semble déterminé à reproduire les recettes qui ont échoué depuis 40 ans.

    L’austérité comme seul horizon est un recul de société et peut être même un recul de civilisation.

    Elle est incompatible avec la résolution des questions posées par
    les femmes et les enfants victimes de violences sexuelles.

    Un autre chemin est possible. C’est un choix de société. Une exigence d’humanité.

  • La pression reprend pour la loi contre les violences sexuelles

    La pression reprend pour la loi contre les violences sexuelles

    En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, plusieurs rendez-vous sont annoncés à 19h, à l’initiative de la Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles. À Marseille, les participants sont appelés à se réunir devant le palais de justice, place Monthyon, aux côtés de Femmes solidaires, du Collectif 13 Droits des femmes et d’autres organisations engagées. À Aix-en-Provence, le rassemblement est prévu devant le tribunal judiciaire, boulevard Carnot, notamment avec le Collectif 8 Mars. À Toulon, rendez-vous est donné devant le palais de justice, place Gabriel-Péri, à l’appel d’associations locales, syndicats ou partis (PCF 83…).

    Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des manifestations organisées depuis le début de l’été dans le sillage de l’affaire Lyhanna, collégienne retrouvée morte après avoir été violée. Ces rassemblements dénoncent les défaillances pointées dans ce dossier et appellent les pouvoirs publics à prendre des mesures concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants.

    « On va suivre les débats »

    La date du 7 septembre n’a pas été choisie au hasard. Une proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles entame ce lundi son parcours législatif avant son arrivée, début octobre, devant le Parlement. « Je suis motivée pour qu’on aille au bout des débats et qu’on parvienne à adopter un texte (…) qui corresponde aux attentes des associations féministes et enfantistes et de la société », a déclaré la députée Céline Thiébault-Martinez, à l’origine de ce texte soutenu par 240 députés issus de huit groupes politiques hors RN, LFI et UDR. L’élue socialiste avait, fin 2025, rédigé une première version en s’inspirant de 140 propositions d’associations. Après l’avis du Conseil d’état, le texte a été ramené à 69 articles.

    L’objectif est de couvrir toute la chaîne des violences : repérage, prévention, accompagnement, justice, réparation et suivi des auteurs et des victimes. L’article 5 crée des juridictions spécialisées dans les violences sexuelles et intrafamiliales avec des tribunaux correctionnels et des cours d’assises dédiés.

    à partir de lundi, une commission spéciale entendra ministres et associations avant l’examen des amendements. La discussion en séance publique, attendue le 28 septembre, a été repoussée à début octobre. Annick Karsenty, présidente de Femmes Solidaires Marseille, une des 150 associations de la coalition féministe et enfantiste, se veut vigilante : « Des travaux ont été menés par des députés, cet été, sur le texte. On va suivre les débats qui arriveront à l’Assemblée dans un mois. Des propositions faites par les féministes doivent être reprises. On verra la position du gouvernement. »

  • À Béziers, la CGT rassemblée contre la « répression syndicale »

    À Béziers, la CGT rassemblée contre la « répression syndicale »

    La CGT à NephroCare et l’union locale CGT de Béziers appellent la population à se rassembler vendredi 4 septembre pour soutenir le délégué syndical du site qui est convoqué par la direction « à un entretien préalable pouvant déboucher sur une sanction disciplinaire allant jusqu’au licenciement ». Pour la CGT, ce rassemblement est un nouvel exemple de « répression syndicale » exercée par le centre de dialyse.

    Cas de harcèlement ?

    « Après les élections de mai, la CGT est devenue majoritaire sur le site », précise Jacqueline Mirebien, l’ancienne déléguée syndicale partie à la retraite cet été. « Nous avons aussi envoyé un mail sur un danger grave et imminent car la climatisation ne fonctionnait pas. Dans les salles de dialyse, la température est montée jusqu’à 35 degrés. Il y a aussi beaucoup de turn-over et le personnel n’est parfois pas remplacé. La situation est catastrophique et pour nous, c’est tout cela qui fait que la direction a convoqué le délégué syndical. Ils veulent s’en prendre à la CGT et le meilleur moyen c’est de s’en prendre à son délégué syndical, d’autant que les autres élus sont jeunes. »

    La direction du site affirme de son côté que cet entretien fait suite à du harcèlement, la déléguée syndicale CFDT, en maladie depuis, a en effet réalisé un signalement à sa direction. Un argument balayé par Jacqueline Mirebien qui est également mise en cause par cette salariée : « C’est à la suite du CSE de mars qu’il y a eu ce signalement sauf qu’il ne s’est rien passé. La direction a diligenté un cabinet d’avocats parisiens pour faire une enquête et rendre un rapport. J’ai demandé à la direction que ce rapport nous soit envoyé avant mon départ à la retraite le 30 juin mais elle a refusé. »

  • [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    Siégeant au sein du groupe Union centriste (centre-droit) au Sénat, il avait devancé de neuf voix la sénatrice LR Patricia Morhet-Richaud lors du scrutin de 2020.

    Deux candidats à gauche et un RN

    Il se présente cette fois en favori logique alors que les deux principales villes du département, Gap et Briançon sont dirigées par des équipes municipales de droite, lui fournissant ainsi le vote quasi certain de la majorité des grands électeurs.

    Face à lui, à gauche, Jean-Fançois Baudin, conseiller municipal de Guillestre, sera candidat pour l’union des Écologistes, du PS et du PCF, avec Joelle Vattain pour suppléante. De son côté, Michel Pons, conseiller municipal de la ville de Manteyer, sera le candidat investi par La France Insoumise. Enfin, Jérôme Sainte-Marie, cadre local du Rassemblement National, avait dès le mois de mai annoncé sa candidature pour le parti d’extrême droite au poste de sénateur.

  • Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    C’est la rentrée pour le Parti socialiste. Cadres, élus et militants se retrouvent à Blois, pour le CamPuS, université d’été du parti à la rose. À huit mois de l’élection présidentielle, celle-ci est dans toutes les têtes à mesure que les candidats à la primaire du pôle social-démocrate se dévoilent. Le scrutin, prévu les 9-10 et 16-17 octobre, a déjà son favori : Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé et leader de Place Publique enchaîne les apparitions médiatiques et les ralliements à l’aile droite du PS. De Carole Delga, la présidente de la région Occitanie aux maires de Rouen et de Montpellier, Nicolas Mayer-Rossignol et Michaël Delafosse, des opposants revendiqués à la direction actuelle du parti. De même que le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud : « il est le choix de la victoire, à la condition que cette victoire soit préparée par un projet commun, un contrat de législature, une équipe et une majorité capables de gouverner durablement. Comme militant, comme socialiste, comme responsable d’un courant qui aspire à unir les idées et les êtres », justifie le député des Landes dans une tribune.

    À ce stade, les autres candidats déclarés à cette primaire sont les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj et l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal. La Gauche républicaine et socialiste (GRS), représentée par l’un de ses fondateurs Emmanuel Maurel, participera également à ce scrutin. Si le maire de Saint-Ouen s’est déclaré candidat à la présidence, il n’entend pas passer par la case primaire. Même son de cloche pour François Hollande, qui s’estime au-dessus de la mêlée : « il se trouve que je suis un ancien président. Je m’adresse peut-être plus largement. Je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l’union, une union avec les électrices et les électeurs », dit-il.

    Faure veut l’union avec

    les écolos, tiraillés

    La candidature du Premier secrétaire du parti Olivier Faure fait peu de doutes. Il a jusqu’au 15 septembre pour se déclarer. Vendredi, il s’est présenté à Blois entouré de ses soutiens, parmi lesquels la maire de Nantes Johanna Rolland, le président de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, la députée Dieynaba Diop et l’eurodéputé Pierre Jouvet, pour ne citer qu’eux. « Le Parti socialiste a quelque chose à dire dans cette élection présidentielle, nous allons être la surprise », veut croire le chef des Roses. Ce dernier pousse toujours pour un rassemblement. «Il n’y a pas de victoire possible sans les Écologistes. Il n’y a pas demain de majorité possible sans les Écologistes. C’est vrai à l’échelle locale et nationale. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on puisse se retrouver et se rassembler », martèle Olivier Faure, arrivé au CamPuS, avec la députée écologiste Léa Balage El Mariky et la cheffe du groupe à l’Assemblée nationale Cyrielle Chatelain. Cette dernière a par ailleurs fait une apparition très remarquée la semaine passée aux Amfis, université d’été de LFI, aux côtés du leader du mouvement Jean-Luc Mélenchon. Quand le sénateur et ex-candidat à l’Élysée Yannick Jadot a apporté son soutien au patron de Place Publique. Les écolos sont, une nouvelle fois, tiraillés entre deux camps. Les huit mois qui suivent diront s’ils peuvent changer la donne.

  • À Marseille, la CGT soutient une factrice menacée de sanctions

    À Marseille, la CGT soutient une factrice menacée de sanctions

    C’est « un dossier sensible » qui arrive sur la table de la direction locale de La Poste, ce mercredi. La CGT de l’entreprise appelle à un rassemblement devant son siège marseillais pour soutenir Aurore, une factrice du 7e arrondissement, qui est convoquée pour un entretien potentiellement préalable à sanctions dans le cadre d’une instance, la commission consultative paritaire. Mais on ne parle pas ici d’une simple mobilisation en soutien à une militante syndicale qui aurait trop élevé la voix à l’encontre de sa direction. Car selon le syndicat, la factrice en question a en effet dénoncé un ensemble de « comportements à caractère sexiste et sexuel » de la part d’encadrants qui officiaient sur son site, ceux-ci étant liés à cette procédure engagée à son encontre…

    « Elle a dénoncé une situation de harcèlement sexiste et sexuel vis-à-vis de deux de ses cadres : remarques sur son physique, blagues graveleuses, atteintes à la dignité… », relate Karim Bouzana, délégué syndical. Avant de développer : « La convocation à un entretien est basée sur un dossier monté par les cadres qu’elle a dénoncés ! ». Notons tout de même que la procédure à l’encontre d’Aurore a débuté avant qu’elle ne monte au créneau.

    Une victime sanctionnée ?

    « Elle avait déjà été convoquée à un entretien préalable à sanction en mai, il n’y avait pas eu de suite. Mais elle a finalement reçu une nouvelle convocation », explique le syndicaliste. En clair, si la direction lui reprocherait officiellement ses états de service, cette situation serait bien en lien avec la dénonciation des comportements desdits cadres. En tout cas, la CGT est sûre d’elle et ne compte « pas lâcher Aurore ». « On a 3 témoignages d’agents du même site qui relatent ces propos sexistes et graves. Il y a eu une enquête interne de La Poste qui reconnaît les faits mais en les minimisant. Pour la direction, ce n’est pas officiellement du harcèlement mais pour nous c’est bien une victime », martèle Karim Bouzana. Avant de rappeler que la factrice reçoit un soutien qui dépasse le cadre de la CGT : « Ce lundi, il y a eu une délibération votée en CSE extraordinaire et adoptée à 30 votes favorables sur 31 pour la reconnaître comme lanceuse d’alerte ».

  • [Entretien] Jean-Pierre Meyer : « La citoyenneté va être au cœur de la fête de la Cride à Sanary »

    [Entretien] Jean-Pierre Meyer : « La citoyenneté va être au cœur de la fête de la Cride à Sanary »

    La fête de la Cride se tiendra à l’espace Victorin Blanc, Pinède de la Cride, à Sanary avec une entrée gratuite et ouverte à toutes et tous.

    La Marseillaise : Quelle est la tonalité de cette 35e édition ?

    Jean-Pierre Meyer : C’est un événement qui symbolise la rentrée sociale et politique des communistes de l’ouest du Var. Et cette année, cela revêt une importance encore plus grande qu’à l’accoutumée : Après les élections municipales, le 40e congrès du PCF et avec devant nous de nouvelles échéances électorales, l’élection présidentielle et les législative. Forcément, il y a aussi le contexte où l’on mesure cruellement les effets dévastateurs de la politique libérale qui est conduite depuis des décennies dans le pays. On l’a vécu dans nos chairs, avec les incendies catastrophiques qui ont frappé le Var et qui ont mis en évidence le manque cruel de moyens. C’est un exemple, mais ce sont bien tous les services publics qui connaissent des difficultés inouïes de fonctionnement, indépendamment de la conscience professionnelle de ceux qui assurent le service public.

    C’est un moment de constats partagés mais aussi de réflexions pour l’avenir ?

    J.-P.M. : En tant que communiste, et ça s’est encore confirmé lors de notre dernière université d’été, nous voulons clairement nommer les responsabilités. Et c’est le système politique et économique, le capitalisme, dans lequel nous vivons qui est à l’origine de tous les problèmes que l’on rencontre. C’est à partir de cette position que nous déterminons ce qu’il nous appartient de faire dans la perspective de la présidentielle et des législatives. En clair, on se refuse d’entrer dans des dispositions de rassemblement comme cela a pu se faire dans le passé. Car malheureusement, quand la gauche a été au pouvoir, elle a été incapable de remettre en cause ce système, ce qui a eu comme conséquence le désaveu de la gauche tout entière. Ce sont ces sujets que nous allons aborder lors de cette fête, notamment avec le débat politique qui se déroule en fin de matinée. Nous souhaitons mettre la citoyenneté au cœur de notre démarche, au cœur de la fête de la Cride, car il faut construire une autre société.

    Il y a aussi des temps festifs
    et des stands divers…

    J.-P.M. : On va avoir un temps fort politique avec un débat à 11h. C’est un temps de rencontre et de débats avec les communistes. Si j’utilise le terme de « rencontre », c’est car cette fête est une fête ouverte, elle a la particularité de voir venir des citoyens qui ne sont pas au PCF. Peut-être même plus que des adhérents du PCF. Car notre objectif n’est pas de convaincre les convaincus. Mais justement de travailler à une dédiabolisation du PCF, de revenir aux questions de fond et de réhabiliter la politique. La question de la liberté de la presse est aussi au centre de la démarche, c’est pour cela qu’il y aura un stand de La Marseillaise, pour laquelle nous avons un attachement indéfectible.