Tag: rassemblement

  • Les salariés d’Haribo ne veulent pas « des miettes »

    Les salariés d’Haribo ne veulent pas « des miettes »

    Il est 10 heures passées au pied de la tour La Marseillaise. Devant l’entrée, des drapeaux rouges flottent dans les airs, des sifflets résonnent et au mégaphone : « on lâche rien », crie Thierry Cambola, délégué syndical central FO d’Haribo. « La société est plus que fructifiante, on a jamais eu des NAO aussi basses que ça. La nouvelle direction n’écoute pas, elle reste fermée à toutes les propositions des syndicats », déplore-t-il, dossard sur le dos, « j’ai presque 40 ans de boîte, on a toujours discuté et amélioré le quotidien des salariés, on est là pour ça ! »

    Les salariés marseillais du numéro un mondial du bonbon poursuivent leur mouvement de grève, à raison de deux heures de débrayage par jour depuis plus d’une semaine. Les élus ont pris la décision de boycotter le CSE prévu dans la journée. « Avec le bénéfice qu’ils se font, proposer 0,9% d’augmentation générale c’est indécent avec le travail qu’on fournit, il n’y a pas de rétribution, ils ne veulent pas sortir de l’enveloppe », fulmine Sofia Calabria, élue CGT, « on attend de vraies négociations, depuis deux ans ce ne sont que des décisions unilatérales, là on dit stop », tranche-t-elle.

    « Ouvert au dialogue »

    Selon les manifestants, les directeurs généraux de Haribo France se seraient rendus dans l’usine boulevard Capitaine Gèze (14e) quelques heures avant le rassemblement prévu quai d’Arenc (2e). « Ils nous évitent, tant pis », souffle Marc Mansano, « on est au point mort au niveau des négociations, il n’y a pas d’avancées depuis la semaine dernière mais on reste ouvert à la discussion », insiste le délégué syndical CGT.

    Un seul employé des bureaux situés au 17e étage de l’immeuble de Jean Nouvel est descendu soutenir ses collègues : « un effort de la direction serait bienvenu, nous avons une croissance exponentielle, les salariés méritent une récompense à la hauteur », assène-t-il, sous couvert d’anonymat. « Tout le monde s’inquiète pour le futur. On a tous des maisons, des voitures, des enfants à assumer. Tout augmente, que ce soit l’alimentaire, l’essence, qu’on demande 100 euros et qu’on nous les refuse… », soupire Géraldine Sirounian, qui travaille à la production. À ces inquiétudes s’ajoutent celles entourant la future usine d’Uzès, « on n’a aucune visibilité. On a tous des clauses de mobilité dans nos contrats », signale Marc Mansano. Thierry Cambola, lui, redoute « une casse sociale ». Mais une bataille après l’autre, les NAO restent prioritaires « la grève est illimitée parce qu’on ira jusqu’au bout. On ne veut pas des miettes ! », prévient-il.

  • L’association Petitapeti ne veut pas se retrouver à la rue

    L’association Petitapeti ne veut pas se retrouver à la rue

    Un local pour les enfants », tel était le slogan entendu jeudi 2 juillet dans le quartier de la Joliette. Parents, enfants et bénévoles de l’association Petitapeti se sont donné rendez-vous, dans une ambiance conviviale, pour une déambulation jusqu’à l’Hôtel de Ville. Depuis plusieurs mois, ils se mobilisent pour trouver une solution de relogement. « Une situation des plus urgentes » selon Camille, présidente de l’association, car ils devront quitter les lieux le 31 juillet, sans possibilité de relogement.

    Le seul « relais social »

    « C’est une grande perte pour les enfants », explique Delenda, venue au rassemblement avec son fils. Un avis partagé par Melina, 10 ans. Avec l’association, elle participe au journal des enfants « Titape » et apprend à jouer aux échecs. « Je n’accepte pas, si ça ferme, je n’aurai plus les sorties qui me plaisent », explique-t-elle, en brandissant fièrement une pancarte sur laquelle est inscrite : « Les enfants ne sont pas invisibles. » À ses côtés, sa mère Wassila partage son appréhension : « Je n’ai pas de famille à Marseille et l’association m’a aidée à créer des liens, c’est comme une deuxième famille maintenant. » Entre bénéficiaires et bénévoles, un lien de confiance s’est créé, certaines familles étant accompagnées depuis plus de dix ans.

    L’association qui est implantée dans le quartier depuis 20 ans et qui aide aujourd’hui plus d’une soixantaine de familles lance un appel aux institutions et collectivités pour trouver une solution de relogement.

  • Forte mobilisation contre la refonte du plan de circulation d’Avignon

    Forte mobilisation contre la refonte du plan de circulation d’Avignon

    À l’appel de l’association des Quatre-boulevards, de l’association Bien vivre à Saint-Ruf ou de parents d’élèves de l’école Marcel-Perrin, les manifestants ont bruyamment fait savoir leur opposition à la refonte du plan de circulation dans les Faubourgs. Une promesse de campagne du maire, Olivier Galzi (DVD), vite mise en œuvre. Pancartes ironiques sur le « non-sens » ou « Galzi à vélo » scandés par les présents, qui se sont largement fait entendre sous les fenêtres de la salle du conseil. « Nous sommes là pour demander un moratoire sur le démantèlement du plan Faubourgs et une véritable concertation », interpelle Valérie Vilette, présidente de l’association des Quatre-boulevards.

  • Un énième projet de loi qui porte atteinte à un appareil judiciaire grippé

    Un énième projet de loi qui porte atteinte à un appareil judiciaire grippé

    Alors que le débat se poursuit à l’Assemblée nationale, dès ce mardi, sur le projet de loi sur la justice criminelle, l’ensemble des barreaux de France, rejoint par les syndicats de magistrats, ont appelé à une nouvelle journée « justice morte », ce lundi 29 juin.

    La mobilisation a déjà permis « de conduire au retrait de la “CRPC criminelle”, sa mesure phare », pose en préambule Marie-Dominique Poinso-Pourtal, bâtonnière du barreau phocéen, face à une bonne cinquantaine de robes noires rassemblées sur les marches du Palais Monthyon. Mais pas question de se « satisfaire » de la disparition du plaider-coupable, estime-t-elle, pointant le délai de recours aux nullités de procédure réduit de 6 à 3 mois et un texte qui « permet de régulariser des détentions pourtant irrégulières ». Comme le projet de loi Ripost, « le texte vise à entraver le contrôle du juge », poursuit le vice-bâtonnier Jean-Michel Ollier, pointant un « changement de paradigme » qui « fragilise gravement une protection essentielle dans un État de droit ».

    Surtout, cette mobilisation intervient dans un contexte « assez chargé du point de vue judiciaire », rappelle Laurence Blisson, déléguée du Syndicat de la magistrature à Marseille.

    Une procédure pénale « faite d’équilibres »

    Au-delà d’une loi Sure (Sanction utile, rapide et effective) qui oublie « le fait que la procédure pénale est faite d’équilibres » et facilite « le recours aux cours criminelles départementales contre lesquelles on s’est élevé dès le départ en disant que juger les crimes, ça nécessite du temps, la présence des citoyens », estime-t-elle, au-delà d’un projet de loi Ripost qui pénalise « toute une série d’actes d’une gravité tout à fait dérisoire par rapport aux questions de protection de l’enfance qui sont aujourd’hui au cœur des débats », la juge aux affaires familiales inscrit aussi ce rassemblement dans « les suites de l’affaire Lyhanna ».

    Pour la responsable syndicale, « au plus haut niveau de l’État, Gérald Darmanin, comme le président de la République, ne peuvent ignorer l’état dans lequel se trouvent les services de police judiciaire et ne peuvent pas dire qu’ils ont fait de la protection de l’enfance une priorité. C’est factuellement faux ». Elle cite le communiqué de l’Association nationale de police judiciaire, selon laquelle il manque 12 000 officiers de police judiciaire pour réellement prioriser les faits criminels touchant à la protection de l’enfance.

    « La vraie question, aujourd’hui, est de parler des problèmes de moyens », martèle le délégué syndical de l’Union syndicale des magistrats à Marseille, pour qui « on doit aux justiciables une justice de qualité, qui permette aux gens d’avoir des réponses rapidement ». Avec quatre fois moins de procureurs que dans le reste de l’Europe, et deux fois moins de juges du siège, le chemin risque d’être encore long…

  • Avocats et magistrats font bloc contre la réforme

    Avocats et magistrats font bloc contre la réforme

    Les dysfonctionnements entourant l’affaire Lyhanna ont remis un coup de projecteur sur une institution en souffrance. L’Assemblée nationale examine, ce mardi, le projet de loi Sure (« Sanction utile, rapide et effective ») portant sur la justice criminelle et le respect des victimes, défendu par Gérald Darmanin, sur lequel le gouvernement a engagé une procédure accélérée.

    Voilà plus d’un an que le garde des Sceaux tente de faire passer ce texte, critiqué de toutes parts. Il a d’ores et déjà été contraint à retirer sa mesure phare et la plus controversée : le plaider-coupable criminel pour les infractions les plus graves. Mais les articles restants, comme l’allongement de la détention provisoire et la réforme des cours criminelles départementales, scandalisent.

    Avocats, magistrats

    et police judiciaire

    Des rassemblements se sont tenus partout en France, de Brest à Cayenne en passant par Angers, Paris, Toulouse, Montpellier, Aix-en-Provence, Marseille et Ajaccio, ce lundi devant les tribunaux (lire ci-contre), afin d’exiger le retrait du texte. Une large part des 78 000 avocats de France étaient en grève. « Abandon de la cour d’assises, éloignement du jury populaire, extension du fichage génétique, recul des droits fondamentaux, tel est le projet aberrant du garde des Sceaux », fustige, dans un communiqué, le Syndicat des avocats de France (SAF), qui dénonce un « projet dévastateur pour la justice et les libertés fondamentales ».

    De son côté, l’Union syndicale des magistrats (USM), qui représente 60% de la profession, a appelé à des débrayages. Son secrétaire général adjoint, Aurélien Martini, s’est livré vendredi à une violente charge contre son ministre de tutelle, lors d’une réunion à la Chancellerie : « Vous avez perdu la confiance des magistrats, elle est aujourd’hui brisée », a-t-il lancé en l’absence de Gérald Darmanin. Dans un long texte, le procureur adjoint de la République de Meaux prévient : « Nos moyens, vos directives, notre environnement institutionnel et juridique ne permettent pas à l’institution de prévenir de telles situations. Il y aura d’autres drames. Malgré tout l’engagement des magistrats, il y a dans les stocks de procédures, à l’évidence, des dossiers semblables. Et il faudra plus que des mesures démagogiques laissant croire que l’on peut traiter efficacement 70 000 procédures en un mois ou dématérialiser toutes nos procédures en six mois pour que le problème soit derrière nous. »

    L’association nationale de la police judiciaire (ANPJ) s’est jointe à la mobilisation : « Après avoir perdu la confiance des policiers quand vous étiez ministre de l’Intérieur, vous avez désormais aussi perdu celle des magistrats », écrit-elle dans une lettre. « Il est accablant d’éluder la question du manque de moyens (…) qui contraint les services de police et de la justice à fonctionner avec des process et des modes dégradés, au détriment des victimes, et sous la pression d’orientations politiques et opportunistes qui varient au gré de l’actualité », dénonce-t-elle.

    Gérald Darmanin

    en difficulté extrême

    À la fronde des professionnels s’ajoute celle des parlementaires. Le texte a été rejeté le 10 juin dernier lors de son examen en commission des Lois, par 16 voix contre, celles de la gauche, et 10 voix pour, celles du bloc central, tandis que le Rassemblement national s’est abstenu. Sur les 72 députés que compte cette commission, la plupart ont déserté, favorisant la mise en échec du texte. Un camouflet pour Gérald Darmanin, mis en extrême difficulté depuis le début de l’affaire Lyhanna. Les appels à sa démission s’enchaînent. L’avenir de ce texte pourrait remettre en question sa place au sein du gouvernement.

  • La CGT hausse le ton pour les emplois

    La CGT hausse le ton pour les emplois

    « Ici plus qu’ailleurs les luttes syndicales ont façonné l’histoire sociale de notre territoire. » Devant une marée rouge de militants CGT, Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du grand port maritime de Marseille (GPMM), donne le ton de la mobilisation du jour. Derrière lui, on retrouve l’une des entrées emblématiques du port de Marseille, la porte 2C, habituée aux piquets de grève massifs. Mais ce jeudi « ce rassemblement revêt un double caractère, à la fois symbolique et historique », campe-t-il. Et pour cause : les militants sont réunis pour un « grand meeting pour l’emploi et contre la criminalisation de l’action syndicale » dans le cadre d’une journée de grève interprofessionnelle. « C’est une étape dans le processus de lutte pour sauver l’emploi dans le département où le péril est grand », abonde Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13, à l’origine de la mobilisation du jour. Avant d’énumérer : « Péril sur notre sidérurgie avec Arcelor, péril sur notre filière chimique avec Kem One, péril sur le pluralisme de la presse avec la CPMM, péril sur notre dernière usine de pâte à papier avec Fibre Excellence, péril sur nos services publics avec la Métropole Aix-Marseille… »

    « Décarboner,

    c’est investir ici »

    D’où la présence de militants venant des 4 coins du département et aux professions variées : cheminots, agents hospitaliers, dockers, postiers, travailleurs de la métallurgie… L’organisation estime à plus de 30 000 emplois menacés à court terme dans le département, conséquence directe des politiques austéritaires et du manque d’investissements dans les outils de travail. « Pendant que le patronat compte les profits, nous comptons les licenciements. Derrière chaque plan de suppression d’emplois, il y a des familles qui basculent et des vies brisées », rappelle Stéphane Martins de Araujo, secrétaire général de la CGT ArcelorMittal de Fos-sur-Mer.

    Son site illustre parfaitement l’équation à laquelle font face les militants du monde du travail : « Il est stratégique mais c’est le flou total : flou sur la décarbonation, les investissements… » D’où son constat, qui s’applique pour bien d’autres filières essentielles à l’économie du pays : « Ils organisent la casse industrielle. On nous promet un avenir vert mais on nous prépare un avenir vide. » Car en fond, c’est bien la question de la décarbonation du pourtour de l’Étang de Berre et du bassin de Fos, dont le coût est estimé à plusieurs dizaines de milliards d’euros, qui est posée. « Décarboner ce n’est pas délocaliser, c’est investir ici et produire propre ici », assure Stéphane Martins de Araujo. Problème : comment décarboner des industries qui fermeraient sans la pugnacité de leurs salariés ? « Ici, la CGT porte une vision ambitieuse des activités portuaires, une vision fondée sur la défense du service public et de la souveraineté industrielle », abonde Baptiste Talbot, membre du bureau confédéral de la CGT et ancien secrétaire général de la fédération des services publics, venu spécialement pour l’occasion.

    Pascal Galéoté renchérit : « Pendant qu’une minorité accumule les profits, on demande aux salariés de se serrer la ceinture, aux retraités de faire des sacrifices et aux services publics de fonctionner avec toujours moins de moyens ! » Le syndicaliste, qui a fait appel de sa condamnation dans l’affaire de la gestion des comptes du comité d’entreprise du GPMM, fait le lien avec une autre problématique : celle de la répression syndicale. « Depuis plus de 7 ans, nous subissons un véritable acharnement judiciaire : contrôle, enquête, convocations… Ces attaques s’inscrivent dans une campagne de dénigrement visant à discréditer notre organisation et affaiblir son action », martèle-t-il. Avant de conclure : « Cette journée marque le début d’une nouvelle étape de mobilisation. »

  • Mobilisation suite à des soupçons d’attouchements à Morières-lès-Avignon

    Mobilisation suite à des soupçons d’attouchements à Morières-lès-Avignon

    Pendant une heure et demie, derrière Grégoire Souque, maire (RN) de Morières-lès-Avignon, au conseil municipal de sa commune ce mardi 23 juin, des pancartes « sécurité pour nos enfants » ou encore « stop au mépris ». Car depuis le 10 juin, quatre plaintes pour agressions sexuelles sur mineur ont été déposées à l’encontre d’un animateur en scolaire et périscolaire, qui a été placé en garde à vue ce mercredi 24 juin.

    Dans une lettre lue en amont de l’audience lors d’un rassemblement organisé par des parents d’élèves de l’école Perdiguier, où l’employé soupçonné d’attouchements intervenait quotidiennement, les manifestants ont fait entendre leur « mécontentement sur le manque de communication de la mairie lié à cette affaire ». Et estiment même que la mairie « entrave » les échanges en « privilégiant certains interlocuteurs » tout en « souhaitant camoufler l’affaire ». Une réunion d’information avait été organisée ce lundi 22 juin par l’édile d’extrême droite. Une enquête de la gendarmerie est en cours. Le suspect a été suspendu « immédiatement », assure la municipalité. Une cellule d’accompagnement psychologique va être mise en place.

    « Écouter les familles »

    Après une heure de conseil où le maire s’est refusé à répondre aux questions de l’opposition sur le sujet, il a, en toute fin d’audience, lu une lettre publiée également sur les réseaux sociaux de la commune. Où il assure avoir pris « toutes les mesures qui s’imposaient » pour la sécurité des enfants. Et que l’absence de communication était pour « respecter la demande de la famille », assurant que c’était la mère du premier jeune concerné qui avait « clairement indiqué sa volonté de ne pas communiquer sur le sujet ». L’ex-figure des Gilets jaunes lâche en toute fin de séance « qu’il va tout passer en revue », mais qu’il « n’a pas de baguette magique ». Et alors que l’élue d’opposition Annick Dubois évoquait qu’il « serait intéressant d’écouter les parents d’élèves présents », il s’y est refusé car « fatigué », avant de lever la séance. Se prenant au passage une huée générale des quelques dizaines de personnes toujours présentes dans la salle du conseil. Drôle de façon d’écouter.

  • À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    Les rassemblements de la CGT en amont des séances plénières du Conseil départemental de Vaucluse font désormais presque partie du déroulé, avec des manifestations à plusieurs reprises ces dernières années. Et un nouveau est prévu ce vendredi 26 juin contre la réorganisation du pôle Solidarité sous sa forme prévue ainsi que pour dénoncer la politique de la collectivité autour du RSA.

    Dans un tract, le syndicat regrette ainsi une « réorganisation trop floue » du service. Et assure que les agents n’ont pas encore été informés des futurs organigrammes, des missions exactes qui leur seront attribuées, des impacts sur les différents postes ou encore des « conditions d’exercice ». Avec une interrogation également sur la non-réintégration de la direction Insertion-Emploi au pôle Solidarités, estimant que « tout est lié » entre insertion, accompagnement social ou encore parcours vers l’emploi. Et demande « une réponse claire et une réponse approfondie sur ce choix d’organisation ».

    Contacté par La Marseillaise, le Département n’a pas répondu dans les délais impartis pour la publication de cet article sur le sujet.

    Réaction demandée

    La question de la politique de gestion du RSA va également être remise sur la table. Le Vaucluse étant le département où le versement a le plus reculé ces dernières années. Dans une lettre ouverte publiée le 13 juin dernier est pointé le « durcissement progressif de la gestion du RSA ». En citant la chute de 32% du nombre de bénéficiaires entre 2022 et 2025. « Sous couvert de contrôle, d’”accompagnement renforcé” et d’économies budgétaires, votre collectivité multiplie les dispositifs de sanctions, de suspensions et de radiations qui frappent directement les personnes les plus précaires de notre département », poursuit le syndicat. Qui, « à défaut de réponse et de mesures concrètes », prendra « toutes les initiatives nécessaires pour dénoncer publiquement cette situation ». Sans préciser si des poursuites vont éventuellement être engagées contre la collectivité, comme cela a été le cas dans le Finistère il y a une semaine, où la CGT et six allocataires ont porté plainte contre le Département du nord-ouest de la France.

    « On ne peut pas être contre le fait de remettre des gens au travail, tout ne peut pas être blanc ou noir mais des ajustements ont été faits », se justifiait la présidente en sortie d’hémicycle le lundi 31 mars dernier.

  • Des remaniements dans la petite enfance qui interrogent à Monteux

    Des remaniements dans la petite enfance qui interrogent à Monteux

    Les drapeaux rouges de la CGT flottaient devant l’entrée de la mairie de Monteux, ce lundi 22 juin, à l’occasion d’un rassemblement à l’appel des territoriaux de la commune contre des « conditions de travail de plus en plus difficiles », notamment dans le secteur de la petite enfance, assure le syndicat.

    Une cinquantaine de personnes étaient ainsi réunies en matinée. Un préavis de grève avait aussi été déposé par le syndicat. « On nous demande de plus en plus de choses », souffle Stéphanie Audibert, agente territoriale spécialisée des écoles maternelles (Atsem) à l’école Marcel-Pagnol. Elle pointe une réorganisation de son temps de travail afin de la faire intervenir également, lors des vacances scolaires, dans les centres aérés. Une demi-heure de travail par jour hors vacances a ainsi été levée pour être fléchée vers les périodes de congés. « Normalement, on s’occupait, à ces moments-là, de faire le ménage dans les écoles. Ça nous permettait un peu de couper aussi. Là, ça devient compliqué et cela va se ressentir dans notre travail. J’aime mon travail, mais plus comment je le pratique. On a presque une impression d’abattage », regrette-t-elle. Le syndicat demande entre autres une révision des 1 607 heures et une reconnaissance de la pénibilité de la fonction.

    Même constat pour trois des quatre directeurs des centres de loisirs associés à l’école (Clae) de Monteux, qui se sont également mobilisés, estimant ne « pas avoir été concertés » et que les modifications évoquées sont encore « très floues ». « On va nous demander à nous aussi de refaire à nouveau des fonctions d’animation alors que ce n’est pas censé être notre métier. On est en lien direct avec les familles sur de nombreux sujets. Nous ne sommes pas d’accord pour que l’on nous rajoute encore du temps de présence avec les enfants », déclarent Antony Saguet, Anaïs Raphanel et Barbara Barbet. Au total, 17 employés de la mairie étaient en grève.

    Négociations

    Les grévistes soulignent un manque de concertation avec les équipes municipales avant la prise de ces décisions. Un rendez-vous s’est bien tenu entre le secrétaire général CGT des territoriaux de Monteux, Stéphane de Castro, et le premier édile montilien, Patrice de Camaret (RN). Mais « le maire n’a pas voulu négocier nos revendications », assure le responsable syndical.

    De son côté, la municipalité assure que ce sont des « évolutions nécessaires ». Le maire souhaite que les employés des Clae et les Atsem, « des spécialistes de la petite enfance », participent aussi en milieu scolaire « pour rassurer après les scandales en mairie de Paris ». Et de lâcher qu’il s’agit d’« une grève surprenante », que la CGT « cherche à politiser l’affaire », et que les agents seraient « instrumentalisés ». D’autres discussions sont prévues dans les prochains jours.