Tag: rassemblement

  • Largement soutenu, Koukas prépare son meeting à Arles

    Largement soutenu, Koukas prépare son meeting à Arles

    Entre Patrick de Carolis et son ancienne 3e adjointe déléguée à l’urbanisme, à l’aménagement du territoire, au foncier, au patrimoine et à la mobilité, la rupture est consommée. En février, Sophie Aspord avait démissionné suite à sa non-reconduction sur la liste du maire sortant (Horizons), dénonçant « une dérive », « le moment où l’on commence à servir des équilibres internes plutôt que la ville ». Elle annonce désormais son soutien à la liste de l’Union pour Arles emmenée par Nicolas Koukas (PCF).

    « Partout, le même message revient : les Arlésiennes et les Arlésiens veulent une ville gouvernée pour eux, dans la transparence et le respect », écrit-elle dans un communiqué de presse, applaudissant une liste qui « réunit près de 80% de femmes et d’hommes issus de la société civile, engagés, expérimentés et profondément attachés à l’intérêt général, à l’avenir d’Arles et de son territoire (…) qui rassemble et qui pourra fédérer au-delà des clivages ». Nicolas Koukas, appuyé par 9 partis de gauche, salue cette décision. Sophie Aspord « se retrouve dans la démarche que nous portons, qui est de rassembler et de respecter les Arlésiennes et les Arlésiens qui souhaitent agir pour leur ville et pour l’intérêt général », estime-t-il.

    Voter dès le premier tour

    Le candidat veut « stopper cette expérimentation macroniste » qui a entraîné 12 départs en six ans au sein de la majorité, et permettre à la ville de « retrouver de la sérénité et du calme ». Alors qu’il organise un meeting dans la salle des fêtes d’Arles ce jeudi 12 mars à 18h30, Nicolas Koukas invite ses soutiens à « voter dès le premier tour ». Avec six listes en lice, « ce sera compliqué » de passer dès le 15 mars, admet celui qui voit néanmoins une « fenêtre de tir » et souhaite récolter les suffrages nécessaires pour engager un élan pour le « rassemblement de gauche » et « l’alternative » que sa liste
    « incarne ».

    La tête de liste de l’Union pour Arles promet une gestion différente de celle de Patrick de Carolis, en termes de concertation d’abord. « Tous les choix seront mis dans les mains des habitantes et des habitants, pour tous les projets d’urbanisme ou d’aménagement notamment, affirme-t-il. Ensuite, on mettra l’accent sur la proximité des élus, qui signeront un contrat d’engagement auprès des administrés. Des permanences seront régulièrement organisées dans les quartiers et les villages pour maintenir le dialogue et être fidèles et honnêtes tout au long du mandat. »

  • La gauche marignanaise montre un front uni

    La gauche marignanaise montre un front uni

    « Quand la gauche est unie, elle peut changer la vie des gens. Quand la gauche se divise, elle laisse le champ libre à ses adversaires. » C’est ce qu’a affirmé Katia Yakoubi, représentante du mouvement l’Après, ce mardi soir à Marignane. La candidate du Printemps marseillais, tout comme Amine Kessaci et Pascaline Lécorché (Place Publique), mais aussi le maire de Vitrolles Loïc Gachon (PS), son adjoint Malik Mersali (PCF), Jean-Luc Cosme (Génération Écologie) ou encore René Tassy (Les Écologistes), étaient présents pour apporter leur soutien à la liste portée par Ariane Lombardi. Une liste d’union, loin de n’être qu’un amoncellement de logos.

    « Le champ de la République »

    Les forces progressistes qui la composent ont un même « projet de conquête face, notamment, à toute une idéologie d’extrême droite contre laquelle nous luttons », assène Pascaline Lécorché. L’édile de la ville voisine appelle à ce que « Marignane revienne dans le champ de la République ». « Nous sommes le cœur économique battant de la Métropole, nous avons tant d’enjeux en commun : Airbus, l’aéroport, affirme-t-il. Et pourtant, impossible de rentrer dans un réel partenariat pour défendre l’intérêt de ce territoire, son développement. (…) Plus de relation. Marignane est devenue une principauté recroquevillée sur elle-même, qui fait comme si le monde autour d’elle n’existait plus. »

    Face au maire sortant, élu en 2008 sur la promesse de tourner la page du FN incarné par Daniel Simonpieri pour finalement adhérer à ses valeurs, la liste emmenée par Ariane Lombardi n’est pas favorite. « Mais quel combat peut-on gagner qu’on ne mène pas ? », interroge Loïc Gachon.

  • Un hommage à Pierre Semard pour « lutter » encore contre l’extrême droite à Avignon

    Un hommage à Pierre Semard pour « lutter » encore contre l’extrême droite à Avignon

    Comme chaque année, la commémoration a été rythmée d’un discours, d’une minute de silence et d’une dépose de gerbe. Mais cette année, « elle a une certaine résonance vu la situation actuelle, et la venue de Bernard Thibault a ramené du monde », explique Loïc Guigou, le secrétaire général de la CGT Cheminots d’Avignon. Une cinquantaine de cheminotes et cheminots étaient présents. « C’est une commémoration qui nous tient vraiment à cœur, elle nous rappelle le passé, mais aussi le présent », continue le cheminot, « il avait prédit la montée du fascisme, les similitudes d’aujourd’hui avec ce qu’il décrivait sont alarmantes ». Lorsque le Front populaire triomphe en 1936, c’est en tant que secrétaire général de la Fédération CGT des cheminots réunifiée qu’il agit aux côtés de Léon Blum pour l’obtention de 21 jours de congés payés et la semaine de 40 heures dans les compagnies de chemins de fer. Pierre Semard est fusillé par les nazis le 7 mars 1942, après avoir été remis aux autorités allemandes par le régime de Vichy.

    Un précurseur

    En avance sur son temps, « on l’honore aussi parce qu’il prônait déjà le rassemblement des salariés et la dimension unitaire à donner aux luttes pour la construction du rapport de force », confie Loïc Guigou. La CGT Cheminots d’Avignon revient sur ce qu’on permit les militants de l’époque : « Ils sont parvenus, à élever les consciences, à gagner des conquêtes sociales qui nous servent encore de bases revendicatives. Rien ne doit nous faire douter, rien ne pourra nous arrêter, car notre combat se place dans le prolongement du leur. » Rappelant qu’honorer la mémoire de Pierre Semard « n’a rien d’archaïque ou de passéiste comme certains pourraient le laisser penser. »

    Loïc Guigou explique « qu’il a porté la nécessité d’un syndicalisme qui doit garder son indépendance vis-à-vis des partis politiques, tout en précisant qu’indépendance ne signifie pas neutralité ». Et d’insister : « Pierre Semard avait une grande lucidité quand il demandait à ses camarades cheminots de poursuivre inlassablement le combat contre le fascisme, car celui-ci est toujours sous-jacent et s’alimente de la misère pour en faire son lit. »

  • Un rassemblement pour promouvoir la paix en Iran à Martigues

    Un rassemblement pour promouvoir la paix en Iran à Martigues

    « Martigues exprime sa pleine solidarité avec le peuple iranien, pris en étau entre la violence de la guerre et l’oppression d’un régime autoritaire. Non à l’escalade militaire, oui à la paix, à la justice et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » détaillait la Ville dans son communiqué, relayé par le PCF de Martigues. Celui-ci appelle « à une solution diplomatique sous l’égide de l’ONU. La paix est une construction de chaque instant qui nécessite la mobilisation de tous ».

  • La croix du Caillou au cœur d’un bras de fer juridique à Robion

    La croix du Caillou au cœur d’un bras de fer juridique à Robion

    Elle pourrait être renommée « la croix de la discorde », tant elle divise la commune de Robion et ses 5 000 habitants. Le 6 février, le tribunal administratif de Nîmes demandait au maire de « faire procéder au déplacement de la croix litigieuse dans un délai de deux mois », soit le 6 avril. L’association la Libre Pensée 84, invoquant la loi de 1905, avait saisi la justice pour demander le retrait ou le déplacement de la croix en bois vers un lieu privé. En réponse, 250 personnes se sont rassemblées sur place pour défendre la croix ce dimanche 1er mars, en présence du premier édile, Patrick Sintès (DVD).Le rassemblement de dimanche avait notamment été relayé par la section vauclusienne du parti d’extrême droite Reconquête.

    « Des militants politiques surfent sur un fond d’ignorance crasse de la loi de séparation des Églises et de l’État », regrettent, dans un communiqué de presse, Marie-Odile Ponzio, présidente de La Libre Pensée, et Jacques Fassié, secrétaire fédéral. Patrick Sintès a annoncé faire appel de la décision de justice. « Monsieur le Maire de Robion sait parfaitement que les deux bouts de branches mal ficelés qui ont épisodiquement précédé cette croix sont très postérieurs à la loi de 1905 et n’ont jamais constitué une croix du culte catholique comme La Libre Pensée l’a démontré dans son recours », assurent-ils.

    Demande de sursis

    D’après nos confrères de Vaucluse Matin, le premier édile de Robion aurait demandé un sursis à l’exécution de la peine. Car, bien qu’il ait fait appel de la décision, la croix doit tout de même être retirée de l’espace public. Une pétition en ligne contre son enlèvement avait recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures.

  • La peur de l’oubli des Ukrainiens après 4 ans de guerre

    La peur de l’oubli des Ukrainiens après 4 ans de guerre

    « Près de 1 500 jours de guerre n’ont pas ébranlé la résistance ukrainienne. L’Ukraine continue à se battre et à vivre. Aujourd’hui, nous devons le dire avec lucidité : la fatigue gagne nos sociétés. Nous le constatons avec le peu de mobilisation ce soir », déplore David Sanchez, président de l’association Fraternité franco-ukrainienne Provence.

    Alors que la guerre en Ukraine entame sa cinquième année, le rassemblement en soutien à cette nation, mercredi, n’est pas comparable aux milliers de personnes réunies au lendemain du 24 février 2022. Quatre ans plus tard, la mobilisation plus modeste, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Marseille, marque la peur de l’oubli du peuple ukrainien et de leur quotidien durant cette guerre.

    Avant la minute de silence en hommage aux morts, la voix du peuple ukrainien s’est d’abord levée sur l’hymne du pays. Une prière récitée par le père Nicolas a suivi, face à une assemblée émue. Certains la tête haute, d’autres en pleurs.

    « La nation résiste »

    Sous le slogan « Heroiam slava ( « Gloire aux héros ») scandé par la foule en réponse au « Slava Ukraini » (« Gloire à l’Ukraine »), les associations franco-ukrainiennes ont exprimé leurs pensées aux Ukrainiens, à « ces héros ordinaires », véhiculant ainsi un message de persévérance, de force et de solidarité. Ces organisations, qui aident au quotidien les victimes et civils ukrainiens, ont pointé l’importance de parler de cette guerre. Par exemple à travers la culture, comme l’explique le président de l’association SOS-Ouman, Denis Hiault : « Je vous invite à aller voir l’exposition “Ukraine : Images d’une enfance voléeà la Cômerie. Cette collection de dessins d’enfants ukrainiens témoigne de façon très vrai, très touchante, de la réalité de ce qu’ils vivent. J’invite tous les enfants marseillais à la voir. »

    Nathalie, originaire de Kiev, a pris la parole : « Malgré les attaques, malgré les batailles acharnées sur le front, l’Ukraine résiste encore et toujours. » Elle ajoute, évoquant les spectacles en Ukraine : « Aujourd’hui sous les bombes russes, parfois sans électricité, chaque représentation au théâtre commence par l’hymne ukrainien. Artistes, musiciens, publics… Le peuple ukrainien chante l’hymne national : “Nos ennemies périront comme la rosée au soleil levant”. La nation est debout. La nation résiste. »

  • Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    « Marseille reste et restera antifasciste ». C’est le message unanime porté par les plusieurs centaines de personnes qui ont répondu à l’appel d’organisations telles que Riposte Antifasciste, Quartiers antifascistes 13 ou encore Ciao Facho, ce mardi soir, pour un rassemblement aux flambeaux.

    À grands coups de « Siamo tutti antifascisti », l’objectif était de « commémorer toutes les victimes du fascisme ». Comme une réponse à la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite à Lyon, le 14 février dernier, après une rixe et un lynchage avec des militants antifa’. « On veut éradiquer les idées fascistes, pas forcément les personnes. Mais le corps de ce militant n’était même pas encore froid que l’extrême droite avait son récit de fait. Le soir même, ils se félicitaient que ce drame offrait une justification à leurs violences », explique au micro Nina, représentante de l’Union étudiante à Aix-Marseille. Dans la même lignée, un membre de Riposte Antifasciste dénonce : « S’il y a un antifascisme de rue, c’est car l’État ne nous protège pas. Solidaires et la CGT Rhône ont subi des attaques, des menaces de morts… ».

    Les participants ont d’ailleurs largement énuméré toutes les morts et drames en lien avec des actions de l’extrême droite et ses groupuscules. Le député insoumis Sébastien Delogu a également pris la parole, en rappelant la mort d’Ibrahim Ali, tué en 1995 par des colleurs d’affiches du FN à Marseille. Une intervention régulièrement coupée par des slogans lancés par les manifestants et quelques interpellations salées : « Va faire ta campagne ailleurs. »

    En tout cas, la « poursuite du combat » a été lancée avec la date du 14 mars prochain à l’appel de la Marche des solidarités cette-fois.

  • Bourses et voyages gelés, à Marseille le collège Katherine-Johnson mobilisé

    Bourses et voyages gelés, à Marseille le collège Katherine-Johnson mobilisé

    Au collège Katherine-Johnson (15e), le problème révolte presque à l’unanimité : ce jeudi, 83% du personnel était en grève pour dénoncer l’absence d’un gestionnaire à temps plein, indispensable pour que « les dépenses courantes soient convenablement assurées ».

    Depuis septembre, le bon fonctionnement de l’établissement est empêché par un manque de personnel dans le service de gestion, pour l’instant géré par une seule personne en temps partiel. Une situation insoutenable que professeurs, élèves et parents dénoncent. Un rassemblement s’est tenu à 10 heures devant les grilles du collège. « On ne demande pas de traitement de faveur, on ne demande pas de moyens supplémentaires par rapport aux autres établissements, s’agace Julien Marec, professeur d’histoire et représentant du Snes-FSU, plus grand syndicat du second degré. On demande juste à avoir un poste de gestionnaire complet, comme partout, pour que le collège tourne. »

    « Des familles galèrent,

    ce n’est pas normal »

    Car le dysfonctionnement du service de gestion a de sérieux impacts sur le quotidien des élèves, enseignants et autres personnels. « Le gestionnaire, c’est celui qui s’occupe de tout ce qui est financier, souligne Mathilde Tailleu, professeure de mathématiques. Dès qu’il faut signer une facture, payer des fournitures à l’infirmerie pour que l’infirmière puisse travailler correctement, distribuer les bourses aux élèves, c’est par lui que ça passe. »

    Alors, faute d’une gestion correctement pourvue, des « bourses se retrouvent retardées, voire gelées », et des voyages scolaires suspendus. « On est dans un collège d’éducation prioritaire renforcée, c’est-à-dire qu’il y a beaucoup de familles boursières. La situation n’est pas acceptable, dénonce l’enseignante. Et il y a aussi la question des voyages. Nous avions obtenu, grâce à un long travail des professeurs, une bourse Erasmus + qui devait nous permettre d’organiser trois voyages scolaires, en Grèce, en Italie et en Espagne. Pour l’instant, la situation est gelée. »

    Les surveillants, eux aussi présents au rassemblement de jeudi, s’inquiètent. « On fait la grève avant tout pour les bourses. Déjà qu’il y a des situations compliquées, que des familles galèrent, ce n’est pas normal », souffle l’un d’entre eux. Et Elias, en classe de troisième dans le collège Katherine-Johnson, d’ajouter : « C’est dommage parce qu’on reste tout le temps ici, dans nos quartiers. On aimerait bien voyager, pour changer d’air. »

    Hedi Ramdane, conseiller municipal (DVG) du secteur des 15e et 16e arrondissements, était lui aussi sur place pour appuyer la mobilisation. « On rajoute de la pauvreté à la pauvreté, c’est inadmissible », s’indigne-t-il. Sollicité depuis novembre par les personnels du collège, le rectorat a fini par répondre au Snes-FSU, jeudi matin, promettant un rendez-vous dans la semaine de la rentrée. Samia Ghali, conseillère municipale (DVG), a elle aussi demandé à ce qu’un entretien soit organisé en présence de représentants du corps enseignant et des parents d’élèves.

  • Un rassemblement et une marche blanche pour Gaza à Digne

    Un rassemblement et une marche blanche pour Gaza à Digne

    Objectif : « dénoncer le silence complice de nombreux gouvernements occidentaux » à l’égard de la situation au Proche-Orient, indiquent les organisateurs pour qui « les Palestiniens ne sont pas que des nombres ». « La reconnaissance de la Palestine par le président Macron ne semble pas suffisante pour engager concrètement la France dans la protection du peuple palestinien, exiger la libération des prisonniers politiques ou mettre fin aux livraisons d’armes à Israël », dénonce le collectif.

  • [Entretien] Manuel Bompard : « Au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble »

    [Entretien] Manuel Bompard : « Au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble »

    La Marseillaise : On vous voit régulièrement dans le Var, vous serez aussi à Toulon le 21 février pour le meeting d’Isaline Cornil. C’est un enjeu particulier pour LFI ?

    Manuel Bompard : C’est un département au contexte difficile car la quasi-intégralité des députés sont d’extrême droite. Il y a une volonté d’y mener un travail de résistance aux idées du RN. Je suis également le référent du Var pour LFI, je viens donc régulièrement apporter mon soutien aux militants engagés dans les mobilisations et les campagnes électorales.

    À La Seyne, à Toulon, comme dans de nombreuses villes, LFI présente sa propre liste. Pourquoi ce changement de stratégie, après avoir favorisé l’union de la gauche avec le NFP et la Nupes ?

    M.B. : Il y a un certain nombre de listes au niveau national dans lesquelles on est engagé et qui sont soutenues par d’autres formations. On a cherché à partir de notre programme, et on a proposé à celles et ceux qui voulaient construire ces listes avec nous de le faire. Ça a été possible dans certains cas, dans d’autres non. Notre conviction, c’est que les listes de gauche ne pourront gagner des villes que si elles s’engagent sur des mesures claires : des services publics qui ne sont pas délégués au privé, l’accès à certains biens communs fondamentaux comme la gratuité de la cantine scolaire, l’expérimentation du référendum d’initiative citoyenne, la lutte contre le logement indigne… On a d’abord l’objectif de répondre aux aspirations des habitants, et on essaie ensuite de rassembler autour de ces propositions.

    Si LFI se retrouve au second tour derrière une liste de gauche, notamment dans des villes sous la menace de l’extrême droite, peut-on s’attendre à un retrait ?

    M.B. : Pas le retrait, le rassemblement. C’est vieux comme la gauche que plusieurs listes se présentent au premier tour, puis qu’elles se rassemblent. Et souvent, elles fusionnent, pour que les différentes sensibilités puissent être représentées au conseil municipal. On est très clair : partout où on sera en tête à gauche, on proposera le rassemblement. Si les candidats en tête font la même démarche, on y travaillera. Est-ce possible ? Je pense que tout le monde devra prendre ses responsabilités. Il peut y avoir des désaccords, des débats extrêmement profonds, mais il y a ensuite un devoir de responsabilité. Et ceux qui utilisent des prétextes pour justifier la division, favorisant la victoire de la droite ou de l’extrême droite, prendraient une très lourde responsabilité. Mon discours est très clair, que chacun en fasse de même. C’est la moindre des choses quand on se revendique de gauche : au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble.