Tag: rassemblement

  • Une marche des fiertés contre la montée de l’extrême droite à Avignon

    Une marche des fiertés contre la montée de l’extrême droite à Avignon

    Pour cette quatrième édition de la marche des fiertés organisée
    à 100% par une quinzaine d’associations, dont le pôle LGBT Vaucluse, le défilé s’est élancé depuis la place Pie jusqu’à la Porte Saint-Lazare dans un élan de fraternité. L’objectif, défendre les droits de la communauté LGBT+ mais aussi promouvoir une société de paix et d’amour. Un rassemblement qui a aussi été l’occasion de protester contre la montée de l’extrême droite et dans lequel était présent le député LFI Raphaël Arnault.

  • À Aubagne, une foule se dresse pour la gratuité des transports

    À Aubagne, une foule se dresse pour la gratuité des transports

    « Liberté, égalité, gratuité ». C’est le slogan qui sera retenu par l’assemblée générale d’habitants et d’élus du Pays d’Aubagne, réunis en masse mercredi dans la salle du Bras d’Or à Aubagne pour défendre un droit vieux de 17 ans. La gratuité des transports pour tous, en place depuis 2009 dans les 12 communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile*, pourrait en effet voir sa pérennité menacée par les finances serrées de la Métropole Aix-Marseille, en déficit de 123 millions d’euros. Un retour en arrière inenvisageable pour l’Association se déplacer en liberté (Asdel) qui appelait donc mercredi habitants et maires du secteur à se rassembler pour rappeler les effets positifs d’une mesure envisagée comme une « grande avancée sociale » par de nombreux élus locaux. « On ne parle pas d’une utopie mais bien d’un acquis social qui passera bientôt l’âge adulte, s’est ému Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne. La solidarité n’est pas une option, mais bien un devoir. Monsieur le préfet, vous ne toucherez pas à la gratuité [le maire s’adresse au préfet car la Métropole, refusant de voter un budget, est passée sous tutelle de la préfecture des Bouches-du-Rhône, Ndlr]. » Après un rapide rappel sur les modes de financements actuels de la gratuité en Pays aubagnais – permis grâce au versement mobilité, (notre édition du 26/05) –, de nombreux participants, citoyens comme élus, ont pu exprimer leur attachement à un service qu’ils considèrent comme répondant à un impératif de solidarité, de protection de l’environnement et de santé publique.

    Trois actions identifiées

    Surmotivés à conserver cet acquis, qui sonne plus qu’actuel au regard des conditions climatiques et de l’état du pouvoir d’achat français, les membres de l’assemblée ont identifié trois actions à venir. Parmi elles : une mobilisation le samedi 13 juin, au Pôle d’échanges d’Aubagne. L’Asdel est entre-temps chargée de rédiger une pétition qu’elle fera ensuite circuler dans toutes les communes concernées. Les mairies sont également invitées à manifester leur soutien à l’aide d’affichages prônant le message : « Liberté, égalité, gratuité ».

    * Aubagne, Auriol, Belcodène, Cadolive, Cuges-les-Pins, La Bouilladisse, La Destrousse, La Penne-sur-Huveaune, Peypin, Roquevaire, Saint-Savournin et Saint-Zacharie.

  • L’inclusion doit passer par l’ouverture d’une classe Ulis

    L’inclusion doit passer par l’ouverture d’une classe Ulis

    « C’était mieux cette année, je préfère l’Ulis. » Tasnim, 10 ans et en CM2, a pu bénéficier d’une Ulis en dernière année de primaire. Mais ses espoirs comme ceux de sa mère de continuer au collège risquent fort d’être déçus. C’est la raison pour laquelle les syndicats CGT, FSU et Sud ont organisé un rassemblement devant le collège Frédéric-Mistral mardi soir pour exiger l’ouverture d’une Unité locale pour l’inclusion scolaire (Ulis) au collège sur la ville.

    « On nous a dit qu’il n’y avait pas d’Ulis collège à Port-de-Bouc, qu’il faut aller à Fos ou Martigues », précise Nour Boukabbout, mère de la jeune Tasnim, « mais je ne suis pas véhiculée, mon mari travaille de 8h à 17h, et il n’y a rien de prévu pour les transports », énumère-t-elle. Les mêmes inquiétudes habitent les parents présents. « Ce sont des enfants en difficulté, avec parfois des pathologies. Mais on nous dit qu’on peut rien faire. »

    La revendication ne date pourtant pas d’hier. « Ça fait six ans qu’on demande une Ulis collège avec notre syndicat, l’intersyndicale, nos élus et les parents d’élèves car chaque année des enfants sortent primaire et restent sur le carreau », déplore Laurence Cassandri, de la CGT Éduc’Action. Résultat : « Plein de gamins sont déscolarisés avant 16 ans » d’après la syndicaliste. La demande est « légitime » aux yeux de Valérie Zikka Dussol, de la FSU : « On vient d’apprendre que le directeur académique veut augmenter les effectifs d’Ulis par dérogation. Avec cette augmentation on pourrait ouvrir l’Ulis ici », affirme-t-elle.

    « C’est du validisme »

    Face à cette « rupture d’égalité appelée validisme » pointée par la syndicaliste Sud présente, les élus se tournent vers le Département. « Nous rencontrons le directeur académique la semaine prochaine et ce sera pour gagner », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. En parallèle, le maire et la conseillère départementale (PCF) Magali Giorgetti ont rencontré la présidente (LR) du Département Martine Vassal pour porter la demande d’ouverture d’Ulis auprès de l’Éducation nationale.

    La question est presque morale. « On met des millions d’euros pour la guerre mais on entasse nos petits à 35 en classe », assène le secrétaire de l’UL CGT Maixent Bitan, en même temps que se dégradent « les conditions de travail des enseignants » et personnels éducatifs.

    C’est politique.

  • Confrontation entre manifestants du Crif et pro-palestiniens devant le Mucem

    Confrontation entre manifestants du Crif et pro-palestiniens devant le Mucem

    Une manifestation se tient depuis 9h30 devant le Mucem, à l’occasion de la tenue du colloque « Faire face à l’anéantissement de Gaza », organisé ces 21 et 22 mai dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026 .Plus tôt dans le semaine, le Crif Marseille avait appelé au rassemblement pour protester contre le rendez-vous culturel. Bruno Benjamin, président du Crif Marseille, reproche à l’événement un caractère trop orienté politiquement, ainsi que l’intervention de Francesca Albanese, en visioconférence, qu’il qualifie d’ « antisémite notoire ». En réaction, des militants pro-palestiniens, dont l’Union des juifs français pour la paix, le collectif Palestine Martigues ou le collectif chrétien contre le génocide, se sont eux aussi réunis devant les portes du Musée. Les deux groupes campent devant le l’établissement culturel depuis ce matin, séparés par un cordon de CRS.

  • La CGT se penche sur la situation sociale à Transdev

    La CGT se penche sur la situation sociale à Transdev

    La CGT Transports urbains d’Arles tire la sonnette d’alarme. Ce mercredi 20 mai, le syndicat a organisé un rassemblement sur le parking du dépôt Transdev, délégataire de service public de la communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette. Le but : se rapprocher des salariés pour prendre le pouls de la situation sociale, que Patrick Rispal, délégué national du transport urbain, qualifie de « délétère » face aux chiffres de l’absentéisme qui aurait avoisiné les 30%. « Ce n’est pas normal, il y a une raison à ça. »

    Samir Bentayeb, délégué syndical arlésien, explique : « Lors des réunions, la direction nous dit qu’elle va traquer les faux malades, mais nous, on n’est pas médecins pour savoir si les travailleurs sont malades ou pas. On veut bien essayer d’améliorer la situation, mais en aucun cas, on veut une pression. »

    La CGT dénonce également des licenciements abusifs. « Il y en a eu huit en un an, c’est leur manière de faire baisser l’absentéisme », qui serait depuis redescendu à 22%. Le délégué du personnel Ali Ben Midoune s’agace : « C’est pas rassurant, c’est pas des conditions de travail sereines, c’est là que les gens vont se mettre en arrêt. »

    En pleine négociation annuelle obligatoire, le syndicat demande aussi des hausses de salaire. « Ils nous donnent rien, pas même une revalorisation du salaire de base, alors que le Smic augmente en juin, sous prétexte qu’on est en déficit », déplore Samir Bentayeb. La CGT a distribué un questionnaire anonyme aux salariés. « Ça va suivre son cours et on va envoyer les résultats au délégué national », affirme l’élu. Patrick Rispal assure : « Comme c’est le groupe Transdev, on va alerter au niveau national et local et rester attentif au respect du dialogue social. »

  • Un piquet de grève de la CGT d’Eurenco délogé par la police

    Un piquet de grève de la CGT d’Eurenco délogé par la police

    Alors que la CGT avait organisé un rassemblement en amont d’un CSE de l’entreprise, ce mercredi 20 mai dès 7h, le premier après les sanctions disciplinaires à l’encontre de trois employés membres du syndicat, dont un a été licencié, la gendarmerie est venue déloger la dizaine de manifestants restant, aux alentours de 17h.

    Une intervention sur ordre du préfet après un appel de la direction du site, car des camions en attente « transportaient des matière dangereuses qui devaient impérativement entrer sur le site », assure-t-on du côté de la préfecture.

    « On nous a envoyés six voitures de police avec seize agents pour neuf manifestants. C’est scandaleux », regrette Laurence de Villèle, secrétaire départementale de la CGT Vaucluse, présente sur place. Elle pointe que « quand on contacte le préfet pour faire bouger les lignes, il n’y a rien, mais que quand c’est la direction, il intervient directement ». Contacté, la direction d’Eurenco n’a pas répondue à nos sollicitations.

  • À Marseille, la CGT se mobilise devant le patronat

    À Marseille, la CGT se mobilise devant le patronat

    Mettre la pression sur le patronat pour défendre l’emploi. C’est l’objectif de l’UD CGT 13, qui appelle ses militants au rassemblement sur la place du Général-de-Gaulle à Marseille, ce jeudi à 11h30, devant les locaux de l’Union pour les entreprises, déclinaison phocéenne du Medef.

    L’organisation met en exergue des inquiétudes pour l’emploi sur plusieurs sites majeurs du département. « Des milliers d’emplois sont menacés, que ce soit dans l’industrie, dans les pans de la fonction publique, dans le secteur social ou le commerce, notamment avec Arcelor, Kem One, la CPMM (Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne), Fibre Excellence… », énumère la CGT. Avant de résumer : « Dans notre département, nous sommes face à des urgences dans tous les secteurs. »

    Des urgences sociales dont le dénouement pourrait avoir un impact direct sur les ambitions de réindustrialisation du Golfe de Fos et du pourtour de l’étang de Berre. « Il y a des projets de décarbonation et de réindustrialisation, mais la situation actuelle remet tout en cause : on risque de perdre des emplois existants et de ne pas gagner les emplois futurs », pressentait Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13, lundi, lors d’une conférence de presse annonçant la mobilisation syndicale à venir. Preuve que son organisation a le nez fin : le projet d’usine XXL de photovoltaïque, Carbon, qui devait s’installer à Fos-sur-Mer, a officiellement été abandonné, le lendemain… D’où le rendez-vous avec le patronat : « Plus de 210 milliards d’euros d’exonérations lui sont offerts chaque année ! »

  • Rassemblement de la CGT devant l’usine Eurenco de Sorgues

    Rassemblement de la CGT devant l’usine Eurenco de Sorgues

    Rassemblement de la CGT devant l’usine Eurenco de Sorgues ce mercredi 20 mai, en amont d’un CSE de l’entreprise de poudre d’explosifs. Une réunion qui intervient quelques jours après la sanction disciplinaire de trois salariés membres du syndicat, dont un licenciement (notre édition du jour). « C’est de la discrimination syndicale. On va être très brefs. On va faire une déclaration et repartir », explique Jérémy Caillé, secrétaire CGT du site. Aucun camion n’est entré depuis le début, à cause de pneus et de palettes disposés devant l’entrée

  • L’interception de la flottille pour Gaza inquiète

    L’interception de la flottille pour Gaza inquiète

    Après l’interception, lundi, de 40 des 52 bateaux membres de la flottille Global Sumud (résilience, ténacité, persévérance en arabe), partie la semaine dernière de Turquie pour apporter de l’aide humanitaire à Gaza, les forces israéliennes ont progressivement poursuivi les arrestations mardi. « Trois des dix bateaux restants ont déjà été arrêtés, ils vont tous être interceptés, ce n’est plus qu’une question d’heures malheureusement », se désole Florence Heskia, coordinatrice de Global Sumud France, ce mardi après-midi.

    176 militants interceptés en avril

    à bord de ce cortège humanitaire, près de 400 personnes, issues de 47 nationalités, dont 41 Français et trois Marseillais. Si les activistes ne peuvent plus communiquer avec les organisations à terre depuis leur arrestation, Florence Heskia dit avoir été informée par le consulat français d’un transfert des militants sur des « bateaux prisons ». « Nous sommes très inquiets. Au début, les interceptions se sont déroulées sans violence, mais on constate sur certaines vidéos que des coups de feu ont eu lieu. D’autant que, au-delà du moment de l’interpellation, nous ne savons pas comment sont traités nos camarades », poursuit la coordinatrice.

    Global Sumud insiste par ailleurs sur le caractère illégal de ces opérations, a priori opérées en eaux internationales, où aucun état n’est en droit d’intercepter un navire. Il existe deux exceptions : les actes de piraterie (criminalité de guerre) et la lutte contre l’esclavage.

    Fin avril, 176 militants de la Flottille, partis, eux, de Marseille, Barcelone et Syracuse, avaient été interceptés par Israël, au large de la Grèce, là aussi en eaux internationales. Thiago Avila et Saif Abu Keshek, activistes présents à bord, avaient ensuite été détenus durant 10 jours dans une prison israélienne, où ils ont été « maltraités et brutalisés ».

  • Fronde contre le licenciement d’un syndicaliste CGT d’Eurenco

    Fronde contre le licenciement d’un syndicaliste CGT d’Eurenco

    « La direction d’Eurenco franchit une nouvelle étape : elle frappe nos camarades », lâche la CGT sur sa page Facebook. Le syndicat réagit ainsi au licenciement, le mois dernier, d’un de ses membres au sein de l’entreprise de poudres explosives.

    Selon la CGT, cet employé travaille depuis quinze ans sur le site de Sorgues. « On lui reproche des faits mineurs, notamment dans les relations avec un membre de la direction, avec un désaccord sur la confidentialité d’échanges de travail, car il y avait un intérimaire présent », indique Jérémy Caillé, délégué syndical CGT d’Eurenco. Deux autres salariés syndiqués ont également reçu des sanctions disciplinaires ces dernières semaines.

    La CGT annonce qu’elle va demander l’annulation de ce licenciement. Si celui-ci est maintenu, elle accompagnera le salarié concerné dans ses démarches auprès du conseil des prud’hommes.

    Contactée par La Marseillaise, la direction ne souhaite pas commenter publiquement les procédures disciplinaires. Elle précise toutefois que « la nature particulièrement sensible de nos métiers exige une rigueur absolue : le strict respect des consignes de sécurité et de comportement est donc une obligation qui s’impose à l’ensemble de nos collaborateurs, sans exception. »

    En réaction, un rassemblement est prévu devant les grilles de l’entreprise à partir de 7 heures du matin, ce mercredi 20 mai, ainsi que sur l’autre site d’Eurenco, à Bergerac. Un comité social et économique (CSE) doit également se tenir dans la matinée sur le site vauclusien. « Stop à la répression syndicale. Quand on touche à un camarade de la CGT, on touche à tous », tonne le syndicat dans son appel à la grève.

    En conflit

    La CGT établit un lien entre ce licenciement et le conflit social en cours depuis janvier. Avec Force ouvrière, les organisations syndicales demandent notamment une augmentation générale de 130 euros pour tous, ainsi que le passage immédiat de la prime d’ancienneté à 20%. Elles justifient ces revendications par des « bénéfices records pour 2025 » et « un carnet de commandes valorisé à 3 milliards d’euros ». Mais ce lien est contesté par la direction d’Eurenco, qui assure que « les mesures de sanction mentionnées visent uniquement à faire respecter notre règlement intérieur » et « qu’elles n’ont aucun lien avec d’autres sujets contextuels ».

    Des tensions qui ne datent pas d’hier. En 2020, Jérémy Caillé avait été poursuivi par l’un des cadres de l’entreprise pour diffamation au sujet d’un tract syndical d’octobre, intitulé « Eurenco Sorgues, foyer de contamination, de précarité et d’imbécillités ». Reconnu dans un premier temps coupable par le tribunal correctionnel d’Avignon en 2023, il avait ensuite été relaxé par la cour d’appel de Nîmes, en mai 2024.