Tag: rassemblement

  • La CGT Éduc’action revendique des moyens pour les AESH

    La CGT Éduc’action revendique des moyens pour les AESH

    Une cinquantaine de personnels et syndicalistes issus de divers lycées étaient présents, mardi matin, pour porter deux réclamations : une augmentation des moyens pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap, et la reconnaissance d’un statut pour les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), qui possèdent encore un statut de contractuel.

    Le personnel du lycée Diderot (13e) veut fédérer face à ce problème systémique dans l’académie. « On a une forte culture de l’unité des personnels à Diderot », précise Anne, ancienne professeure à la retraite. Assia, AESH au lycée Diderot, décrit la flexibilisation et la précarisation de son métier : « J’ai été recrutée pour accompagner un élève 32 heures par semaine. Maintenant, on doit suivre parfois jusqu’à dix élèves différents dans la semaine. En plus, pour faire 32 heures, c’est difficile désormais ». Les élèves concernés pâtissent, eux aussi, de cette situation, avec des suivis jugés insuffisants. « À Diderot, avant, on était cinq, aujourd’hui, plus que trois, pour 1 500 élèves », poursuit Assia.

    « On n’est pas satisfait »

    Après une entrevue de plus d’1h30 avec la DSDEN, les syndicalistes se disent peu convaincus par les réponses apportées. « On n’est pas satisfait. On n’a pas réussi à se comprendre et à s’entendre, même leurs chiffres ne sont pas les bons », estime Françoise Laura, professeure au lycée Diderot en sortant de la réunion. « C’est ça la réalité du terrain », conclut Assia.

  • Les marins de Corsica Linea en grève et sur le pavé

    Les marins de Corsica Linea en grève et sur le pavé

    Coup de colère en mer également du côté de la CGT des Marins de Marseille et de la CGT Corsica Linea. Le syndicat a appelé à la mobilisation dans le cadre d’un appel national et c’est sur le pont des navires de la compagnie maritime corse que la tempête fait particulièrement rage.

    Le Jean Nicoli est resté à quai, rejoint par le Vizzavona, qui ne bougera pas non plus durant 48 heures. Une grève reconductible, dont le secrétaire général de la CGT Marins de Marseille, Frédéric Alpozzo, est déjà convaincu, « sauf surprise » qu’elle sera reconduite après l’assemblée générale. Il appelle d’ores et déjà « tous les personnels navigants à la grève ». En cause : « Nous refusons que le Vizzavona sorte de la flotte de la compagnie. Cela représenterait la perte de 90 emplois marins français en CDI », précise le syndicaliste.

    Cette décision attise d’autant plus la colère des équipages que « les actionnaires des deux compagnies, les dirigeants, ont signé un accord d’affrètement sans avoir l’aval, ni même avoir consulté les élus des personnels dans le CSE (comité social économique) ».

    Par ailleurs cette décision arrive en contradiction d’un accord d’entreprise « où la règle prévue est un départ pour une embauche ». Deux motifs qui ont conduit le CSE à déclencher une procédure devant le tribunal.

    Quelle stratégie ?

    Ce mardi, après la mobilisation, un CSE extraordinaire a été convoqué à la demande des représentants des personnels. Quel est le projet des deux compagnies, La Méridionale (groupe CMA-CGM) et Corsica Linea, qui jusqu’alors étaient partenaires dans la délégation de service public sur la desserte de la Corse ? « Depuis des mois, on se bat pour que la Méridionale et Corsica se repositionnent sur l’Algérie dans une stratégie commune depuis Sète pour faire barrage à la compagnie low-cost GNV, qui use de dumping social », indique Frédéric Alpozzo. Cette décision va à l’inverse de ce qui avait été annoncé par les compagnies.

    De même, interpellé sur cette question, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait rassuré, dans un courrier du 28 juillet dernier à la présidente socialiste de la Région Occitanie, Carole Delga, sur l’organisation d’une réunion de suivi « allant dans le sens du renforcement de la compétitivité du pavillon, du suivi des contrôles opérés, de la coopération des ports de la façade, de la transition énergétique, de la formation et de l’emploi des marins français, de la continuité territoriale et de nos relations avec l’Algérie sur le maritime ».

    La réunion est très attendue sur le port de Marseille. Car le risque d’un sabordage est toujours bien identifié du côté des marins, craint Pierre Maury, élu CGT au CSE. La grève se poursuit ce mercredi chez Corsica Linea.

  • À Martigues, la santé publique sous pression

    À Martigues, la santé publique sous pression

    Le lieu était symbolique. C’est devant l’entrée de l’hôtel de ville de Martigues que l’Union locale CGT a choisi d’organiser le rassemblement pour cette journée de grève au sein de la fonction publique, comme pour signifier que l’administration ne tournerait pas sans ses agents. Mais la manifestation aurait très bien pu se tenir devant le centre hospitalier des Rayettes.

    « Les services publics sont partout soumis aux mêmes logiques : réduire les dépenses, supprimer des moyens, rechercher des économies et faire payer les agents et les usagers », dénonce Laure Privat. Pour la représentante syndicale CGT de l’hôpital, la logique financière s’applique à la santé depuis la mise en place de la tarification à l’acte, en 2004. « On parle d’efficience, de mutualisation, d’externalisation, de restructuration… Mais derrière ces mots, ce sont des agents, des services et des patients qui sont concernés. »

    Cette recherche de rentabilité, les aides soignantes de l’Ehpad les Magnolias de Port-Saint-Louis-du-Rhône, un établissement rattaché à l’hôpital de Martigues, la ressentent au quotidien. Deux d’entre elles, qui souhaitent garder l’anonymat, témoignent : « Le matin, on est quatre pour faire la toilette de 46 résidents, qui sont soit grabataires, soit valides mais avec des troubles cognitifs. On essaye de faire de notre mieux, mais il faut aller vite, donc le travail est forcément bâclé. On nous demande aussi de les stimuler et de favoriser leur autonomie, mais pour ça, il faut des moyens humains et du temps. » Les deux collègues plaident pour un changement de prisme au sein de l’Agence régionale de santé, qu’elles pointent comme déconnectée des réalités de terrain. « Il faut qu’on parle d’humain, pas de chiffre. »

    À l’hôpital de Martigues, au-delà du sous-dimensionnement des infrastructures, ce sont les conquis sociaux des personnels qui sont menacés, en raison de mesures d’économie portées par la direction sur injonction de la Chambre régionale des comptes. « Aujourd’hui, il y a une crise des vocations parce qu’il n’y a plus de perspectives qui donnent envie de travailler dans le public, dénonce Nathan Cabiac, représentant CGT. Les salaires sont très bas, il n’y a plus de compensation humaine, on vient attaquer notre temps de travail, nos heures supplémentaires, nos RTT, notre pause méridienne… Dans quelque temps, si on va au bout de ce genre de chose, des agents vont fuir l’hôpital comme c’est déjà le cas pour les infirmiers, qui ont le libéral en face. »

    Le syndicat demande l’abrogation de toutes ces mesures. Au niveau national, « la priorité est l’augmentation des effectifs et la revalorisation du point d’indice, parce qu’on est pratiquement à 20% de perte de pouvoir d’achat depuis le début des années 2000 sur des salaires qui sont déjà très faibles, puisque la catégorie C représente la grande majorité des salariés ».

  • à Miramas, le Lycée Cocteau, ils exigent le retour d’une prof

    à Miramas, le Lycée Cocteau, ils exigent le retour d’une prof

    Ce lundi matin, quasiment aucun élève n’a franchi les grilles de l’établissement. Sur l’esplanade, une quarantaine de professeurs tenaient des banderoles. On pouvait y lire « On est des humains, pas des numéros » ou « Rendez-nous Sophie Jaboulin ».

    Affectée provisoirement à Jean Cocteau en 2022 suite à une « erreur administrative » lors d’une précédente mutation, Sophie Jaboulin subit de nouveau les dysfonctionnements du rectorat, qui veut lui faire « regagner le lycée de l’Empéri » à Salon-de-Provence contre son gré, explique Philippe Caracchioli, élu du personnel. Ses collègues dénoncent une injustice, une « non-gestion », voire un manque d’humanisme de l’académie, pourtant alertée de la situation à de multiples reprises depuis le mois de février. Ils souhaitent que Sophie Jaboulin puisse être, a minima, réintégrée la rentrée prochaine. Dans l’immédiat, l’équipe pédagogique demande une réponse « satisfaisante pour la santé » de leur collègue, en arrêt maladie.

    Gestion « incohérente »

    Les élèves de cette professeure d’EPS demandent aussi son retour. Six d’entre-eux se rendront à Aix-en-Provence vendredi pour demander une audience au rectorat. Gaspard sera de la partie. Il explique : « J’ai intégré la section sport étude l’an dernier, quand la structure a été créée par Madame Jaboulin, qui a porté ce projet à bout de bras : elle s’est occupée de l’administratif, de la recherche de sponsors, de nos emplois du temps, venait avec nous en compétition, a réuni les fonds pour les championnats de France… Ce qui nous a permis de ramener des médailles. Ce qu’on critique, c’est l’incohérence du rectorat qui a mis des mois à répondre à Madame Jaboulin qui demandait à ce que son dossier soit ré examiné, tout en nous félicitant pour ces résultats. » Aujourd’hui, sans la professeure, la section sport étude est « en péril », assure l’élève de terminale. Le rectorat aurait proposé à d’autres enseignants de prendre le relais, ce qu’ils refusent « pour ne pas prendre la place », de la professeure mutée.

    Au-delà du cas de Sophie Jaboulin, les revendications des élèves sont plus larges. Ils dénoncent les travaux perpétuels du lycée, qui auraient dû s’achever il y a des années mais qui s’éternisent en raison, notamment, du dépôt de bilan du maître d’œuvre. À l’extérieur de l’établissement, des filets retiennent les parements de briques qui s’effondrent. Ajax, en spécialité théâtre, pointe la présence « d’amiante » dans la salle de pratique. Mathieu, Léa et Salomé, porte-paroles du mouvement s’agacent des conditions d’apprentissage : des plannings trop denses, un manque de moyens humains et d’accompagnement. Les forces progressistes (PCF, insoumis, socialistes, UL CGT) ont envoyé un courrier au recteur, au président de Région et au ministère pour demander un rééquilibrage des budgets publics, des « rythmes scolaires viables », des embauches massives et un « investissement à la hauteur des besoins pour la rénovation des bâtiments ».

  • En action pour les services publics à Istres

    En action pour les services publics à Istres

    La réduction des horaires de la Poste est une atteinte aux plus faibles », lance Frédéric Boffi devant la quarantaine de participants au rassemblement organisé par le PCF d’Istres samedi matin.

    En cause, la fermeture tous les après-midi et le mercredi matin du bureau de poste de l’avenue Aristide-Briand depuis la mi-juin. Cela « s’inscrit dans le suivi de l’activité des bureaux afin d’ajuster les services aux usages constatés », justifie la Poste auprès de La Marseillaise. Un scénario connu des contestataires. « Réduire les horaires permet à la Poste de dire que la fréquentation baisse pour se justifier, c’est une politique », assène Stella Estaque, secrétaire du syndicat CGT des activités postales dans le département. Figure de la même lutte à Martigues, Francis Fournier insiste pour « fédérer tous les gens qui ont le même souci du service public pour montrer à la Poste la résistance est partout ».

    Fermeture totale en perspective ? C’est l’idée des communistes d’Istres : « On est là pour défendre la Poste et construire un comité de défense des services publics », indique Isabelle Ehlé, dans une ville qui a déjà vécu « la fermeture de la Sécu, de la CAF, du Nexus qui plaisait bien aux jeunes et où l’Afpa est en danger », résume Frédéric Boffi. En filigrane, les militants alertent sur une fermeture définitive. « Aucun autre projet d’évolution concernant les bureaux de Poste de la commune d’Istres n’est envisagé », affirme la Poste. Mais avec la multiplication des menaces, la vigilance est de mise.

  • À la Rouvière, les habitants rassemblés pour leur Poste

    À la Rouvière, les habitants rassemblés pour leur Poste

    Le parvis du bureau de Poste de la Rouvière, dans le 9e arrondissement de Marseille, est noir de monde ce samedi matin. Plus de 200 personnes se sont rassemblées pour protester contre la menace de fermeture qui pèse sur ce bureau, la plus imminente, selon les représentants des salariés, parmi les huit listés à Marseille lors du dernier comité social et économique (notre édition du 26/09).

    « Aujourd’hui, la fermeture a été entérinée en CSE sans qu’aucun document économique ne prouve la non-rentabilité de ce bureau, reproche le délégué syndical de SUD PTT, Paul-Maurice Aldebert. Nous sommes dans un environnement commercial, cette décision de fermeture est tout bonnement incompréhensible. » Le CSE justement avait réclamé jeudi « une évaluation étayée du risque de perte de clientèle » et souligné « le caractère fortement patrimonial de ce bureau ». « Cette mobilisation aujourd’hui avec des citoyens et l’ensemble des élus de la République est un signal fort contre cette fermeture », salue le syndicaliste. La Poste, de son côté, indiquait qu’« aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade ».

    « C’est une aberration en termes de disparition d’un service public pour 20 000 habitants, mais c’est aussi la disparition d’un lieu de lien social », n’en déplore pas moins la présidente des CIQ du 9e arrondissement, Geneviève Canicave.

    « Comment peut-on

    fermer un service utile ? »

    Elle a demandé à rencontrer le délégué territorial de la Poste pour soumettre ses propositions, au côté du conseil syndical. « Notre priorité est de conserver ce bureau de poste ouvert, il est inconcevable qu’un tel service ferme », défend sa présidente.

    Présent ce samedi après avoir interpellé la direction de la Poste, le conseiller départemental (DVD) Sylvain Di Giovanni salue la mobilisation. « On ne remplace pas l’humain par des relais pick-up », soupire-t-il. « Comment peut-on fermer un service utile à des milliers d’habitants ? » s’interroge de son côté l’élue d’arrondissements Caroline Di Sarno (PCF) en dénonçant « une privatisation rampante d’une entreprise qui ne joue plus son rôle historique de service public ». Elle a, elle aussi, interpellé la direction de la Poste, et annonce que le sénateur (PCF) Jérémy Bacchi interviendra auprès du ministère de l’Économie. « Mais nous ne pouvons oublier que certaines et certains qui, aujourd’hui, pleurent sur les fermetures à répétition des bureaux, sont les mêmes, hier, qui ont cassé le service public », pointe l’élue communiste, face à la maire (RN) des 9-10, Éléonore Bez qui explique qu’elle recevra le délégué territorial de la Poste ce lundi. « J’ai réuni les centres sociaux et les bailleurs pour réfléchir sur comment demain on fait revenir du service public de proximité dans ce secteur », annonce de son côté la conseillère municipale (DVG) déléguée à l’accès aux services publics, Katia Yakoubi. En rappelant qu’au-delà du secteur, c’est toute la ville qui est concernée.

  • À Avignon, un service public en moins au quartier Saint-Jean

    À Avignon, un service public en moins au quartier Saint-Jean

    « Si ce bureau ferme, je sais pas comment faire. Si ça ferme, je devrais aller à celui du Pont des Deux Eaux, à 78 ans, c’est pas l’idéal », confie Nadine, 78 ans, devant le bureau de poste de son quartier, Saint-Jean, à Avignon. L’établissement fait partie des huit bureaux pour lesquels une « transformation » est prévue pour la période 2026-2027.

    « Transformer, ça veut dire que soit les horaires vont être réduits, soit que ça devient une agence communale ou encore que ça ferme », précise Bruno Verdi, secrétaire départemental Sud PTT, à l’occasion d’un rassemblement d’une trentaine de personnes lancé à l’initiative du PCF. Sont concernés, en plus de Saint-Jean, celui de la place Pie et ceux de Gordes, Rasteau, Lapalud, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Fontaine-de-Vaucluse ou encore Jonquières. « Ici, c’est emblématique car on est en plein quartier prioritaire et le guichet humain permet de régler beaucoup de problèmes, notamment au niveau bancaire. Si on se bat comme à Saint-Ruf, on peut au moins gagner du temps », poursuit le responsable syndical. Ce dernier a rencontré les maires de Jonquières et Lapalud et espère rencontrer le maire d’Avignon.

    Moins de missions

    Une ribambelle d’élus de gauche étaient également présents. Devant les manifestants, le conseiller d’opposition municipal et départemental Rémy Blanc (PCF) est venu apporter son soutien. Et rappelle que « l’agence communale ou un bureau de tabac remplit beaucoup moins de missions qu’un bureau de poste ».

    Oukacha Rtili, élu d’opposition (LFI) avignonnais, pointe de son côté « la responsabilité de l’État qui poursuit sa politique anti-service public ». « Ici, ils sont très prévenants. Ils prennent du temps pour nous et dire qu’il n’y a pas de fréquentation, c’est faux car il y a tout le temps du monde quand je viens », ajoute Roselyne, habitante du quartier.

  • Une bataille de longue haleine à Martigues

    Une bataille de longue haleine à Martigues

    Deux ans de mobilisation coordonnée entre le Comité de vigilance postale, le maire (PCF) et ses élus ont eu raison du projet de la direction de La Poste de fermer le bureau de Ferrières, au centre-ville de Martigues.

    C’est par une lettre adressée au maire que La Poste annonçait « adapter ses modalités de présence » en raison d’une baisse de fréquentation nationale et locale . Pour le comité de vigilance, cette baisse de fréquentation était à la fois la conséquence du non-remplacement d’agents en cas de maladie, donc de fermetures intempestives, dans un cercle vicieux. Mais aussi, en filigrane, se posait la question d’une éventuelle opération immobilière que La Poste a toujours démentie.

    Rassemblement à Istres samedi

    Le comité créé en 2017 après la mobilisation contre la fermeture du bureau de poste de Lavéra, qui a été fermé, a depuis fait tache d’huile avec l’extension de son périmètre de vigilance à Port-de-Bouc et à la Côte Bleue où d’autres perspectives de fermetures totales ou partielles s’envisagent. Particulièrement à Istres où le PCF local appelle à la mobilisation contre la fermeture les après-midi du bureau de l’avenue Aristide Briand, samedi à 11h devant le bâtiment.

  • [Week-end] La beauté de la nature sur grand écran à Vedène

    [Week-end] La beauté de la nature sur grand écran à Vedène

    « Le festival a été créé pour sensibiliser à la nature par la beauté du monde », lance en ouverture de présentation Anouk Mégy, fondatrice et présidente de l’association de sensibilisation à la nature par l’image « Le Caracal », à propos de l’événement Escapades en Vies Sauvages qui se tient ces 25, 26 et 27 septembre à Vedène.

    À la salle l’Autre Scène, ce ne seront pas moins de neuf longs-métrages et quatre courts-métrages qui seront présentés au public. On y suivra la vie du rollier d’Europe, oiseau migrateur rare et méconnu, en pleine garrigue languedocienne avec L’oiseau bleu, la vie secrète du rollier d’Europe. Une diffusion en présence du réalisateur. Ou 4 saisons au royaume du panda qui sera diffusé sous les étoiles dans le parc Bardi. Et aussi, dans D’autres terres plus douces, sans frontières, le périple de plus de 6 000 kilomètres d’une jeune grue cendrée de l’Estonie à l’Éthiopie. Sans oublier le très beau Mobula, la légende des diables qui montre le rassemblement de dizaines de raies Mobula au large de la Corse.

    « En pleine évolution »

    Un événement qui gagne en notoriété. « C’est un peu le Cannes des films de nature », s’enorgueillit une des membres de l’association. L’an dernier, presque 2 000 personnes ont assisté à une diffusion. « On commence à être connus à un point où on nous fait des propositions directement », illustre Anouk Mégy.

    Mais il n’y a pas que des films au programme. À commencer par une conférence sur les zones humides du sud de la France par le parrain de cette 4e édition, Jean Jalbert. Le directeur général de l’Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes, la « Tour de Valat », va lors de cette rencontre « inviter le public à mieux comprendre la richesse de ces milieux fragiles et l’importance de leur préservation », expliquent les organisateurs. « Pour moi, c’est important de partager cette passion commune de la nature à un moment où la nature est sous pression de toutes parts », explique Jean Jalbert. Il y aura aussi William Travers, bénévole pour l’association d’étude des requins et raies en Méditerranée Ailerons, qui va parler de la raie Mobula. Un documentaire sur une expédition de trois chercheurs venus observer un rassemblement de cette espèce méconnue au large de la Corse sera présenté lors du festival.

    Finances fragiles

    Pour autant, le succès grandissant ne permet pas encore une sécurité financière. « On est à la recherche de mécènes privés pour continuer », glisse la présidente. « C’est absolument nécessaire de montrer aussi localement que la nature est présente partout et qu’il faut la protéger. Le Grand Avignon n’est pas en reste avec des dizaines d’espèces remarquables que peu connaissent », poursuit-elle, évoquant un projet de plusieurs courts-métrages sur les oiseaux de Grand Avignon qui devait éventuellement se poursuivre. Mais la communauté de communes a coupé les financements, avançant la rigueur budgétaire.

    Programme complet et billetterie sur lecaracal.fr ou au 06.61.10.16.58

  • À Aix, le Crous interpellé pour loger un étudiant handicapé

    À Aix, le Crous interpellé pour loger un étudiant handicapé

    À l’appel de la Fédération syndicale étudiante (FSE), rejointe par le Mouvement des jeunes communistes (JC) d’Aix, plusieurs étudiants se sont mobilisés dès 10h devant la cité universitaire des Gazelles afin d’« exiger un logement d’urgence pour un étudiant étranger en situation de handicap » et, plus largement, de dénoncer « les logiques de sélection et d’exclusion du Crous ». Ils réclament également « des services sociaux et un accompagnement rapide et digne pour les étudiants en situation de précarité ».