Tag: Quartiers

  • Une raquette humaine géante formée à Marseille

    Une raquette humaine géante formée à Marseille

    En France, le tennis est le deuxième sport le plus pratiqué derrière le football, avec environ 1,2 million de licenciés. Quarante enfants ont pris part à cet événement. « L’idée est de montrer que de nombreux gamins de ce quartier, mais également dans le nord de Marseille, pratiquent le tennis. Mais ils n’ont pas de court à disposition », indique Guy Pinna.

    Le président de l’AS Time souligne que ses licenciés « doivent aller du côté des Caillols pour pratiquer, grâce à nos amis du Gallia Club, alors que le tennis est devenu un sport phare dans notre quartier ». En effet, ce sport connaît un rebond massif depuis 2022, porté notamment par la diversification, avec le padel, et l’effet des Jeux Olympiques de Paris 2024. Guy Pinna souhaiterait ainsi voir aménagés quelques courts dans le parc.

  • À Toulon, une nouvelle organisation pour les conseils de secteur

    À Toulon, une nouvelle organisation pour les conseils de secteur

    C’est un élément peu connu des habitants, et pourtant obligatoire dans toutes les communes de plus de 80 000 habitants depuis 2002. Instance consultatives et participatives, ni organes exécutifs, ni réunions d’information, les conseils de secteur ont été conçus à Porto Alegre, au Brésil, dès 1989, pour favoriser la justice sociale. Exportés au début des années 2000 en Europe et en France, ils ont vocation à créer du dialogue entre élus et citoyens. Ils offrent à ces derniers la possibilité de s’impliquer dans leur vie de quartier, en proposant et débattant des projets. « De la même façon que nous demandons aux enfants de rêver leur cour de récréation, nous invitons les Toulonnais à imaginer leur quartier », illustre la maire de Toulon Josée Massi.

    Cette dernière a désiré repenser intégralement la constitution de cet outil. Dès avril, elle a chargé son adjointe à la démocratie de proximité, Corinne Jouve, de tabler là-dessus. Premier changement : un redécoupage des secteurs, passés de dix à cinq (nord-ouest, nord-est, ouest, centre et sud), avec des quartiers « regroupés par cohérence de projets mais aussi par rapport aux besoins spécifiques des habitants », détaille la maire de Toulon.

    Un budget de « plusieurs millions d’euros »

    Un appel citoyen a ensuite été lancé. 807 habitants, associations et commerçants y ont répondu. Les conseils ont ensuite été déterminés par tirage au sort, chacun d’eux étant dirigé par un adjoint de secteur, avec, en leur sein, un élu (y compris d’opposition), un habitant, un membre d’un comité d’intérêt local (CIL) et un représentant associatif ou commerçant.

    Ils démarreront leur mission dès janvier, et ce jusqu’à la fin du mandat municipal en cours, et se réuniront a minima deux fois par an, en janvier et en juin. Leur fonctionnement sera régi par une charte. « Chaque membre s’engage à œuvrer pour et dans l’intérêt général de la ville, du quartier et de ses habitants. Il doit faire preuve de civisme, d’exemplarité et d’assiduité », explique Corinne Jouve. Les conseils de secteur disposeront d’un budget global de « plusieurs millions d’euros » sur la durée du mandat, afin « de réaliser des projets proposés et débattus au cours des séances de travail annuelles après études de faisabilité technique, juridique et financière », ajoute l’adjointe à la démocratie de proximité.

  • Les rafles de 1943 à Marseille, un crime contre l’Humanité

    Les rafles de 1943 à Marseille, un crime contre l’Humanité

    « La rafle menée à Marseille dans le quartier Saint-Jean les 23 et 24 janvier 1943, ainsi que le pillage et la destruction du quartier dès février 1943, caractérisent indubitablement des crimes contre l’humanité au sens de la charte du tribunal militaire international de Nuremberg applicable aux crimes commis durant la Seconde Guerre mondiale » a solennellement exprimé mercredi le Procureur national antiterroriste (PNAT), Olivier Christen, devant plus de 70 victimes et descendants de victimes réunis au Palais Monthyon avec le collectif Saint-Jean et les avocats, Me Pascal Luongo et Me Michel Pautot.

    Le Procureur national a été accueilli par Olivier Leurent, le président du tribunal judiciaire qui a présidé en 2014 le premier procès à Paris du génocide des Tutsi au Rwanda. « La reconnaissance des crimes est essentielle et l’attente des victimes est légitime d’une justice intemporelle et surtout imprescriptible. Le devoir de mémoire est plus que nécessaire car l’oubli et l’ignorance sont la porte ouverte au renouvellement des crimes contre l’humanité. » Marseillais de naissance au sein d’une famille italienne, le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a dit combien il était important « que la vérité soit établie sur ces faits terribles commis à Marseille. »

    Une reconnaissance, un classement sans suite

    Il y avait une dimension symbolique forte pour le PNAT à venir ici-même énoncer solennellement que « des persécutions, déportations et autres actes inhumains ont été commis à Marseille à l’encontre d’un groupe de population civile expressément ciblé pour des motifs politiques, raciaux ou religieux ». Qu’en outre cette tragédie a été perpétrée « dans le cadre d’un plan concerté au nom d’un état pratiquant une politique hégémonique idéologique, la rafle ayant été menée conjointement par les forces allemandes et françaises à l’instigation des plus hautes autorités SS. »

    Olivier Christen a salué le travail d’investigation notamment archivistique mené par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) dirigé par le colonel Nicolas Philippotin, présent mercredi. 22 victimes de 20 familles ont été entendues. 17 personnes ont souhaité porter plainte pour crime contre l’humanité.

    Les enquêteurs ont identifié les 12 000 membres des forces de police et de gendarmerie françaises mobilisés pour la rafle et ont identifié 150 noms dans la liste des 100 000 collaborationnistes. « Pour celles encore vivante, il n’a pas été possible d’établir leur implication précise » a dit Olivier Christen. Les recherches en Allemagne pour retrouver des personnes n’ont pas abouti. Si la juste qualification juridique des crimes est posée, « la procédure a été classée sans suite, en l’absence de responsables pénalement poursuivables identifiés 83 ans après les faits » n’a pu que conclure le Procureur national.

    Pour autant les responsables sont connus. Heinrich Himmler, le ministre de l’Intérieur du IIIe Reich qui a donné l’ordre. Karl Olberg, le chef de la SS en France, qui écrit que « l’autorité allemande veut nettoyer de tous les indésirables les vieux quartiers et les détruire par la mine et le feu. » Sont aussi responsables Bernhard Griese, le chef des SS, Rolf Müller, le chef de la Gestapo à Marseille, René Bousquet, le chef de la police de Vichy, Antoine Lemoine, le préfet de Région, Pierre Barraud, l’administrateur provisoire de Marseille sous tutelle. Tous posent sur le même cliché pris à l’Hôtel de Ville le 23 janvier 1943 au terme de la dernière conférence préparatoire à l’Opération Sultan.

    Le maire de Marseille, Benoit Payan, voit dans cette reconnaissance « le résultat de décennies de lutte pour la mémoire de Marseille. Merci à l’ensemble des familles et associations mobilisées dans ce combat pour la Justice et la mémoire des victimes trop longtemps oubliées. Marseille se souvient. »

    « Ce travail de mémoire résonne avec une force particulière auourd’hui. À l’heure où l’extrême droite progresse et où le Rassemblement national cherche à se détacher de l’histoire du Front national, nous ne pouvons pas effacer d’où vient ce parti, fondé notamment avec d’anciens Waffen-SS », souligne pour sa part le sénateur communiste Jérémy Bacchi.

    Après deux heures de restitutions pédagogiques des 7 années d’enquête pénale et d’échanges avec quelques rescapés et de nombreux descendants de victimes, le Procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a pris la parole vers midi pour annoncer officiellement la reconnaissance par la justice du crime contre l’humanité. PHOTO D.C.

  • Un baromètre citoyen pour premier bilan d’Olivier Galzi

    Un baromètre citoyen pour premier bilan d’Olivier Galzi

    Après avoir lancé, début juillet, le mouvement-laboratoire d’idées « Voix d’avenir, voix d’Avignon », Julien Paudoie a entamé sa première phase concrète. Le président de l’association, par ailleurs référent Renaissance à Avignon, a initié un baromètre citoyen en ligne * qui se veut une consultation sur les six premiers mois de la nouvelle municipalité Galzi (DVD).

    Ouvert depuis début septembre et jusqu’à mi-octobre, le baromètre a dépassé les 500 réponses. Quelque 25 questions sont posées sur la propreté, la sécurité, le commerce, les mobilités mais aussi les finances ou la relance de la LEO. « Tous les quartiers sont représentés mais avec une dominance de l’intra-muros, il ressort des choses positives et d’autres moins », décrit Julien Paudoie, qui ne souhaite pas dévoiler en détail le contenu, ni livrer son avis sur les six mois « pour que les gens continuent à s’exprimer en toute franchise et garder un positionnement pour faire avancer Avignon ».

    Un baromètre qu’il compte mettre un peu en sommeil suite au décès soudain de Michel Adam, adjoint à la propreté, une des thématiques fortes du baromètre. La démarche s’inscrit dans un temps long et « de fond pour construire des propositions et pourquoi pas organiser des débats contradictoires sur la LEO ou les rythmes scolaires », projette Julien Paudoie. « On voit beaucoup d’avis sur les réseaux sociaux, mais ce qui s’y exprime ne constitue pas nécessairement le reflet de ce que pense l’ensemble des habitants », juge-t-il. D’où l’idée de ce baromètre « pour prendre la température et avoir un outil qui rassemble tous les avis ».

  • Le kata mondial au cœur des quartiers Nord

    Le kata mondial au cœur des quartiers Nord

    Pas un son, pas le moindre bruit dans le gymnase Saint-Jérôme. Sur le tatami bleu et jaune, une vingtaine de judokas ne perdent pas une miette des explications des deux champions du monde de « Nage no Kata » en titre, Kento Iwanaga et Genta Iteya, venus spécialement du Japon pour l’occasion.

    « Ils sortent rarement de leur pays, même si, de par leur célébrité dans leur domaine, ils sont amenés à voyager en Océanie ou en Amérique du sud. Mais ils n’étaient jamais venus en France dans le cadre d’un stage. C’est un grand honneur de pouvoir accueillir ces deux judokas, qui possèdent une expertise, entre guillemets, unique au monde », souligne Mégane Rabellino, présidente de Massilia Judo.

    L’un des professeurs du club, Jean-Michel Lévêque, développe depuis de nombreuses années des liens avec de prestigieuses universités japonaises. Il a notamment conservé des liens étroits avec l’Institut Kodokan où enseignent les deux invités de marque. Au fil de plusieurs séances de quatre heures réparties sur le week-end, les professeurs japonais ont revisité les fondamentaux de cet art martial exigeant et minutieux. Des bases « naturelles », comme la posture et la respiration, « que l’on ne travaille pas forcément au quotidien », souligne Mégane.

    Engagement social

    Massilia Judo compte 250 licenciés, dont plus de la moitié sont des enfants âgés de moins de sept ans. « Il y a beaucoup de filles », se réjouit la présidente, élue en 2023 à la tête du club.

    Le club a toujours eu à cœur d’être « ancré » dans les quartiers prioritaires de la ville, en s’appuyant sur les bienfaits et les valeurs véhiculés par le judo. « Le cœur de notre projet, c’est d’apporter l’excellence à ces jeunes », souligne Éric Torrente, professeur et directeur de Massilia Judo, accompagné par quatre autres enseignants diplômés d’État.

    Ancien responsable de la commission « Judo École » au sein du comité 13, il considère son art martial comme une véritable « école de la vie ». « Certains gamins nous ont remerciés de leur avoir transmis une rigueur qu’ils n’avaient pas au départ », poursuit Éric. Une philosophie qui, selon lui, porte ses fruits : deux adhérents du club ont notamment réussi cette année leur entrée en hypokhâgne, 1ère année des classes préparatoires.

    Au-delà de la performance, parfois devenue excessive dans notre société, le judo constitue aussi un formidable vecteur de lien social. « On va chercher des gamins qui n’ont pas l’habitude de faire du sport, qui n’ont pas l’habitude de bouger pour différentes raisons. Grâce au code moral et au cadre très précis qu’impose le judo, on arrive à faire ressortir le meilleur de chacun. Parce qu’il y a énormément de potentiel chez ces enfants, dans ces quartiers », assure Mégane Rabellino, convaincue que les enseignements transmis sur le tatami leur serviront tout au long de leur vie.

    Avec son équipe, elle ambitionne désormais de poursuivre cette dynamique en s’implantant dans d’autres quartiers des 13e et 14e arrondissements.

  • Pierre Jaumain (PS), adjoint à l’urbanisme à Nîmes : « Une révision du PLU est très importante »

    Pierre Jaumain (PS), adjoint à l’urbanisme à Nîmes : « Une révision du PLU est très importante »

    La Marseillaise : Comment s’est déroulée votre prise de fonction ?

    Pierre Jaumain : J’ai trouvé un service public municipal efficace et à l’écoute de nos nouvelles orientations. Il a fallu quelques mois pour que soit nommé un nouveau directeur général adjoint (DGA) et que nous ayons un mode de fonctionnement optimal. J’ai aussi passé beaucoup de temps avec les équipes de Nîmes Métropole pour veiller à ce que ces équipes se parlent et travaillent bien ensemble en s’appuyant sur le fait majeur qu’elles ont le même élu de référence, ce qui est nouveau.

    Quelles ont été les priorités à lancer à partir d’avril ?

    P.J. : Un état des lieux général d’abord. L’inflexion, ensuite, des dossiers qui n’étaient plus dans nos priorités ou contraires à nos principes, comme sur le projet de parking à la Placette. Mais on ne peut pas tout modifier d’un claquement de doigts car il y a des règles, des réalités juridiques et financières dont on ne peut pas s’extraire avec irresponsabilité. Un des premiers changements majeurs a été de signifier notre volonté de répondre à la crise du logement en impulsant la production de logements sociaux auxquels une grande majorité de Nîmois a droit. Nous essayons par exemple de pousser les porteurs de projets, les promoteurs, à faire du logement social, alors que ce n’était pas prévu initialement. Comme ce n’est pas imposé dans les documents réglementaires, c’est à eux de bien vouloir le faire ou pas. Ils sont aujourd’hui globalement coopératifs. Mais c’est pour cela qu’une révision du PLU est très importante.

    Comment va se dérouler
    cette révision du PLU ?

    P.J. : Nous avons lancé en conseil municipal le 4 juillet une procédure de modification du PLU dont la végétalisation est un des enjeux majeurs. On votera au conseil municipal les décisions de cette modification au mieux au printemps. Nous avons aussi lancé une révision du PLH (Programme Local de l’Habitat) à Nîmes Métropole. Ce sont deux dispositifs-cadres extrêmement importants. Mais aujourd’hui dans le PLU, il n’y a pas grand-chose qui contraigne à la création de logements sociaux. Il y a donc un décalage entre nos intentions politiques et les outils réglementaires qui permettraient d’imposer ces intentions politiques. Pour la révision du PLU, nous avons décidé de concerter très largement donc ça va prendre deux ou trois ans.

    Quels sont les autres grands sujets qui vont vous occuper cette année ?

    P.J. : Se doter d’outils de pilotage et d’anticipation qui manquent cruellement pour maîtriser le foncier, construire des logements et développer cette ville harmonieusement. Nous sommes très mobilisés avec ma collègue Agnès Charraix sur la question du végétal en ville et de la réponse à apporter pour s’adapter au nouveau climat dans lequel nous vivons désormais. Et nous devons continuer à rencontrer l’ensemble des acteurs de l’urbanisme et du logement pour les comprendre, les associer et leur expliquer nos priorités.

    Où en est la rénovation engagée dans les quartiers prioritaires
    de la Ville ?

    P.J. : Beaucoup de choses sont contractualisées et nous sommes tenus de les suivre. Mais il y a des marges de manœuvre que nous allons activer. Je ne cesse de rappeler aux équipes que, même quand on travaille sur des plans, il s’agit toujours de la vie de femmes et d’hommes et que la dimension humaine de notre urbanisme est fondamentale. Je pense notamment que les financements liés aux aménagements ont été trop faibles. Et puis nous sommes déjà très mobilisés pour l’Anru 3 afin que notre territoire bénéficie des financements nécessaires et que soient prises en compte des problématiques nouvelles comme l’accompagnement des copropriétés dégradées. Nous sommes sur le pont sur les dossiers de renouvellement urbain et de politique de la Ville. Notre boussole, c’est la dignité, l’égalité et le respect. Nous avons pris un engagement durant la campagne sur l’égalité de l’ensemble des quartiers de notre commune. Nous le tenons et nous le tiendrons.

    Quel est votre rôle dans la mise en place des « places communes », l’un des axes les plus importants de la campagne de Nîmes en commun ?

    P.J. : C’est un travail collégial de nombreux élus et des services sous la houlette de ma collègue Maya Amer-Moussa. Je prends ma part, notamment dans le repérage foncier des lieux les plus adaptés et de leur intégration urbaine. Cela concerne les quartiers constitués comme ceux en mutation. C’est un travail très enthousiasmant car cela contribue totalement à cet urbanisme à échelle humaine qui est le nôtre. Un urbanisme qui recrée des lieux d’échange et de partage, des lieux de communication et de culture, des lieux de services publics et d’actions associatives, des lieux de citoyenneté.

    Sur ces sujets très techniques, comment parvenez-vous à faire participer la population dans la prise de décision ?

    P.J. : Par le dialogue permanent d’abord avec les corps intermédiaires, les comités de quartiers, les collectifs citoyens, les associations comme par l’information de tous les élus en refusant le fonctionnement cloisonné. Pour la révision du PLU par exemple, nous allons proposer un dispositif qui permette à toutes et tous de comprendre et de proposer des idées dans une dimension d’éducation populaire à laquelle je suis très attaché. Nous allons nous efforcer d’expliquer clairement ce qui est parfois très technique et un peu abscons. Nous souhaitons une large appropriation car nous allons parler de l’avenir de notre territoire et cela concerne tout le monde.

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Jhona initie les minots au graffiti à la Paternelle

    [La Marseillaise Breaking Cup] Jhona initie les minots au graffiti à la Paternelle

    Des trois activités proposées ce mercredi au cœur du quartier La Paternelle, le graffiti est sûrement celui qui a attiré, et de loin, le plus de monde. Avec une file d’attente composée de parfois 10 enfants, même la barbe à papa offerte n’a pas eu plus de succès que l’animation proposée par Jhona, un passionné de graff et de la culture hip-hop depuis sa jeunesse. Avec lui, une douzaine d’aérosols, un carton de masque et de gants proposés aux enfants qui ont eu la lourde tâche de remplir la fresque qui met à l’honneur leur quartier.

    Une expérience originale

    Un atelier éducatif qui pour Jhona, va plus loin que ça : « Personnellement j’ai appris le graff dans la rue donc je trouve ça important d’à mon tour faire partager cet art aux petits. C’est une discipline qui s’est développée je trouve, elle reste à la mode car elle représente un paradoxe : elle est à la fois éphémère et elle traverse le temps ». À la fin de chaque passage, le même son de cloche retentit : « C’était sympa mais un peu dur », lance un gamin à l’issue de sa session. Une œuvre qui, malgré la présence d’un fort vent et d’une petite pluie, s’est remplie en l’espace d’une trentaine de minutes avec un rendu unique qui a amené un sourire et une belle expérience sur tous les visages.

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Danse, graff et DJ animent la Paternelle

    [La Marseillaise Breaking Cup] Danse, graff et DJ animent la Paternelle

    « Moi bâtiment M », « Moi D », « Et moi juste ici », s’empressent de répondre, tour à tour, Ilyana, Sarah et Jasmine, pointant chacune une direction, lorsqu’on leur demande où elles habitent. Pop-corn à la main, elles ont entre 8 et 10 ans et sont venues assister à la 3e étape de La Marseillaise Breaking Cup, ce mercredi de passage dans leur quartier, à la Paternelle (14e). Initiations au breakdance, au graff ou au DJ Mix, les activités pour divertir les toutes jeunes filles sont nombreuses. C’est là tout l’intérêt de l’événement selon Houssam Zguep, directeur du centre social CCO Sainte-Marthe. « C’est important qu’il puisse y avoir ce genre de rendez-vous, souligne-t-il. Il n’y a pas beaucoup d’événements culturels dans les quartiers et c’est bien que les gens de l’extérieur viennent à nous. D’habitude, ce sont toujours les habitants qui doivent faire le déplacement. » Un point de vue partagé par Fadela Hadjadji, présidente de l’association Jeunes renaissance, gestionnaire des lieux qui accueillaient mercredi la Breaking Cup. « C’est super que les enfants puissent se mélanger et, du même coup, découvrir de nouveaux horizons, s’enthousiasme-t-elle. Notre objectif c’est qu’ils deviennent des adultes épanouis, qu’ils se nourrissent des connaissances extérieures. » Et ce moment est aussi l’occasion de rencontres, entre jeunes, entre parents, mais aussi entre associations. Sur place, on trouve aussi l’Addap 13, spécialisée dans l’éducation de rue et l’insertion sociale, et le Secours populaire, venu présenter son mouvement Copain du Monde, qui permet aux enfants de devenir bénévoles. Prochaine étape ce jeudi au Plan d’Aou.

    Au programme

    Jeudi, c’est au Plan d’Aou (15e), dans le centre social Grand Saint-Antoine, que se poursuivront les animations de la Breaking Cup. À partir de 16h30, des initiations au breakdance, au graffiti et au DJ Mix seront de nouveau proposées et des ateliers seront également animés par l’association Ambition 360.

    M.M.

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Mofak veut faire naître des vocations dans les quartiers

    [La Marseillaise Breaking Cup] Mofak veut faire naître des vocations dans les quartiers

    Pour Mofak, la Marseillaise Breaking Cup est bien plus qu’un simple événement. Elle est l’expression d’une culture urbaine qu’il chérit depuis son plus jeune âge, au cœur des quartiers marseillais où il a grandi. Le directeur artistique de la compétition était présent mardi à La Busserine pour permettre à « la jeunesse d’aujourd’hui » de découvrir ce qui l’a toujours fait vibrer « dans les arts de rue ». « Ça me tient à cœur de pouvoir m’investir au travers de ces ateliers, parce que ça peut susciter des vocations. Si un jeune va s’inscrire derrière à la danse, au DJing ou au graff, ce serait ma plus belle victoire », confie celui qui souhaite à son tour transmettre aux enfants ce qu’il a reçu de ses aînés, à l’image de DJ Djel de la Fonky Family, ou de DJ Daz, du groupe IAM.

    Investir directement les quartiers

    « Ça me fait plaisir parce que le temps passe, il faut laisser la place aux jeunes. Et le hip-hop, c’est un héritage », souligne l’artiste, qui a notamment collaboré au cours de sa carrière avec des stars internationales comme Madonna ou Snoop Dogg. « La culture urbaine a toujours eu de l’importance, même pour les jeunes d’aujourd’hui, parce que c’est l’origine de tout ce qu’ils écoutent. Il faut que ces arts perdurent », insiste-t-il.

    Mofak déplore notamment la place prise par le numérique au détriment des activités en extérieur. « Beaucoup de personnes, surtout des enfants, sont devenues esclaves des téléphones, des consoles de jeux et des réseaux sociaux. Il faut qu’ils puissent profiter de leur jeunesse », ajoute l’artiste marseillais. À ses yeux, la Marseillaise Breaking Cup joue justement un rôle concret en allant directement à la rencontre des jeunes dans leurs quartiers. « Il faut que ça continue dans ce sens. L’idéal, ce serait de pouvoir faire des opérations comme celles-ci tout au long de l’année, avec l’appui des centres sociaux, des centres aérés et des associations », propose Mofak, qui salue au passage « l’énorme travail » réalisé quotidiennement par ces structures auprès de la jeunesse marseillaise.

  • La Marseillaise Breaking Cup fait bouger les jeunes de La Busserine

    La Marseillaise Breaking Cup fait bouger les jeunes de La Busserine

    Lorsque DJ DD s’est installé derrière les platines, les enfants qui se promenaient dans la Plaine des Sports et des Loisirs de La Busserine n’ont pas tardé à se laisser attirer par les activités proposées, mardi, dans le cadre de La Marseillaise Breaking Cup. Et parmi toutes les animations, le graff a sans aucun doute remporté le plus franc succès.

    Dès que Ozas a déployé sa grande toile, petits et grands se sont amusés à remplir les lettres préparées par l’artiste à coups de bombes de peinture. « J’ai adoré faire des graffitis », lance Nahim, 12 ans. Passionné de dessin, le jeune garçon a rapidement assimilé la technique pour donner du volume aux lettres. Il s’est en revanche montré moins à l’aise derrière les platines du DJ, un exercice qui demande de jongler avec plusieurs tâches dans un laps de temps très court. « C’est plus difficile que je ne le pensais », reconnaît le minot de La Busserine.

    Au fil de l’après-midi, d’autres enfants ont rejoint l’aire d’activités, où B-boy Wesna les attendait de pied ferme pour une initiation au breakdance. Le principe était simple : reproduire les figures réalisées par le danseur, avec plus ou moins de réussite.

    « Au début, j’arrivais à faire comme lui. Mais quand il a commencé à faire des mouvements de fou, ça m’a trop impressionné, j’étais perdue », raconte Lyna. Accompagnée de sa petite sœur, la jeune fille s’est essayée aux figures du champion sous les yeux émerveillés de leur papa.

    Le programme de la journée de mercredi

    Pour cette 3e journée de la 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, les festivités se poursuivent dans le 14e arrondissement de Marseille. Après une première étape à la Plaine des Sports de la Busserine, l’événement pose ses valises à La Paternelle, au sein de l’association Jeunes Renaissance, située au 33 boulevard Alphonse Allais. Plusieurs ateliers et initiations seront proposés au public, avec pour objectif de faire découvrir les différentes facettes de la culture hip-hop et de favoriser la pratique sportive et artistique auprès des jeunes du quartier. Le Centre culturel ouvrier (CCO) Sainte-Marthe sera présent pour assurer plusieurs animations, et notre journal proposera également un atelier d’éducation aux médias.