Tag: Quartiers

  • Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Annoncée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, dans le cadre de la loi de juin 2025 « visant à sortir la France du piège du narcotrafic », la création du Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), au sein de la maison d’arrêt de Luynes 2, va entrer dans l’opérationnel à partir de mi-avril pour une ouverture programmée au troisième trimestre 2026.

    La consultation des entreprises est lancée depuis lundi et se poursuivra jusqu’à la mi-mars, pour aménager le 3e QLCO de France après celui de Vendin-le Vieil (Pas-de-Calais) avec 100 places ouvert en juillet et celui de Condé-sur-Sarthe (Orne) avec 40 places ouvert en octobre. à terme, c’est un maillage national de six quartiers ultra sécurisés qui est prévu avec Valence (Drôme), Réau (Seine et Marne) et Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane).

    La durée prévisionnelle du marché est estimée à 14 semaines, dont 4 semaines de préparation. Les travaux, de plusieurs millions d’euros, programmés d’avril à août, visent à adapter le bâti existant, le centre national d’évaluation qui est déplacé, la maison d’arrêt n°2, les parloirs, l’unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA), ainsi que les espaces extérieurs à des conditions de détention complètement étanches.

    Le QLCO de Luynes 2 comptera 30 places d’encellulement individuel, en régime de quasi-isolement sensoriel. Le bâtiment dédié comprendra 15 cellules au rez-de-chaussée et 15 au premier étage, ainsi que 2 en quartier disciplinaire. Il s’agit de déplacer 170 détenus en détention classique pour adapter le bâtiment en transformant les cellules existantes en « 30 cellules durcies » pour y recevoir « un public plus violent », à savoir des figures du narcobanditisme, des chefs de réseau qui ne devront jamais pouvoir communiquer entre eux, ni avec l’extérieur, hormis le parloir avocat, derrière un hygiaphone.

    Les entreprises candidates sont prévenues que « le dossier est suivi par notre administration centrale et par le cabinet du garde des Sceaux », avec une exigence de respect du planning. Les travaux, qui se dérouleront en site occupé, visent à créer un bâtiment totalement étanche, dont l’accès est équipé d’un portique à ondes millimétriques (scanner corporel) et d’un portique de détection classique. Même le chantier doit être étanche. Les oliviers des deux cours de promenade seront retirés et transplantés ailleurs dans l’établissement afin de dégager l’espace pour la surveillance. Des dalles de béton seront coulées dans ses cours. Filins anti-drones, grilles et bardages de protection doivent empêcher tout contact visuel et toute projection depuis l’extérieur.

    Il faudra aussi desceller les fenêtres existantes et les remplacer par des fenêtres à double grillage avec vitrage anti-effraction. Des portes à crémaillère de 90 kg, indégondables, seront posées, équipées d’un œilleton sécurisé et d’une trappe « passe-menotte ». Pour la sécurité des surveillants, un système permet de moduler l’ouverture et la fermeture de la porte suivant quatre crans « pour repousser le détenu en cellule ». Le mobilier est fixé (lit métallique, tablette, tabouret, étagère) et indémontable. Les vis sont inviolables et indéboulonnables.

    Ces quartiers d’exception sont qualifiés de « tombeaux » par l’Observatoire international des prisons. La vingtaine d’agents pénitentiaires aguerris choisis pour y exercer exigent une anonymisation renforcée vis-à-vis des détenus pour empêcher toute pression extérieure. Avant d’ouvrir, le QLCO de Luynes subira une phase de « marche à blanc », sans détenus, pour tester les dispositifs sécuritaires, notamment de brouillage d’ondes, dans cette cocotte-minute carcérale.

    L’ambiance pénitentiaire à Aix-Luynes reste marquée, en ce début d’année, par la grave agression de trois surveillants commise le 9 janvier par un détenu de 23 ans, avec un ciseau.

  • À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    La chaleur de ce lundi en fin de journée a motivé les partisans de Gaby Charroux à arpenter les allées et couloirs de la cité des 4 Vents pour présenter le programme de leur champion aux habitants. « Ça commence à tirer un peu », reconnaît l’un d’entre eux, militant communiste retraité. Mais le moral est là, tout comme l’objectif : « Il nous reste encore trois semaines avant le 1er tour », pour que chaque Martégal soit convaincu, ou au moins abordé.

    Le rythme de la campagne est effréné depuis le début de l’année. Les séquences se succèdent, avec l’annonce de la candidature, du bilan et désormais du programme, avec chaque jour de la semaine un quartier différent couvert. Partis de la pharmacie, les militants essaiment. Dans les bâtiments G des 4 vents, les portes restent souvent closes à 17h30-18h. « Il est encore tôt », relève Roger Camoin, adjoint (PS) et candidat, programmes en main. Un tract laissé sur une porte n’empêche pas la plupart de s’ouvrir, souvent avec le sourire. « Je la trouve bien cette campagne » remarque Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint et en lice sur la liste. « Les gens sont préoccupés dans la période, mais rares sont ceux qui nous refusent ou sont hostiles », confie-t-il.

    « Les élus n’ont pas peur de se mouiller les mains »

    Ce climat favorable est partagé par la militante accompagnant l’élu dans les escaliers du bâtiment G. « Il y a une bonne ambiance », estime Florence Dantin, militante associative du logement. Elle fait remarquer que « les élus se bougent et n’ont pas peur de se mouiller les mains », tout comme les candidats, à l’instar des deux adjoints et d’Annie Kinas, également de la partie. « C’est notre rôle de faire le trait d’union entre le bilan dont nous sommes comptables et le programme que l’on veut mettre en œuvre », résume Henri Cambessédès.

    Dans ce grand ensemble d’habitat social, la proposition de « créer une assurance Habitation communale pour redonner du pouvoir d’achat à chacun » figurant dans le programme fait sens, aux côtés des engagements à « mener un combat déterminé pour la dignité des locataires du parc social et privé ».

    Au dos du programme figure l’invitation au « grand meeting » d’avant 1er tour, prévu jeudi 12 mars à 18h à la salle du Grès. En attendant, deux réunions publiques de quartier sont organisées pour parler des propositions, au parc Julien-Olive de 15h à 17h mercredi 25 février, ainsi qu’à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi 26, à 18h.

  • [Rue de la République] Sophie Joissains : « Je veux qu’Aix-en-Provence conserve sa qualité de vie »

    [Rue de la République] Sophie Joissains : « Je veux qu’Aix-en-Provence conserve sa qualité de vie »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    L’héritage Joissains

    Didier Gesualdi : Vous avez mis du temps à vous déclarer.

    Je me suis déclarée dès 2023 mais pour moi l’entrée en campagne devait se faire après le 30 janvier et la période des vœux. Je ne voulais pas tout mélanger mais je n’ai empêché personne de partir en campagne avant.

    Léo Purguette : C’est la première fois que vous menez bataille en tête de liste. Votre personnalité est assez différente de celle de Maryse Joissains, de quelle manière souhaitez-vous imprimer l’opinion ?

    Je crois qu’on imprime l’opinion de manière naturelle avec ce que l’on est, ce que l’on ressent et ce que l’on fait. J’ai poursuivi le programme qui avait été celui de notre liste conduite par Maryse Joissains…

    Léo Purguette : Comment va-t-elle ?

    Elle va bien, elle n’a pas récupéré complètement sa vue mais elle est toujours aussi déterminée et elle espère bien y parvenir.

    Léo Purguette : Elle sera parmi vos soutiens on l’imagine, sera-t-elle symboliquement sur votre liste ?Je lui ai proposé, évidemment. Elle ne veut pas. Elle m’a dit « moi, maintenant, j’ai tourné la page ».

    Didier Gesualdi : Certains parlent de dynastie Joissains voire de système Joissains à Aix-en-Provence puisqu’avant vous, votre père puis votre mère, ont dirigé la ville.

    Écoutez, ça ne veut rien dire. Les électeurs votent. S’il n’y avait pas de vote, on pourrait parler de dynastie. Ce n’est pas le cas. J’estime que c’est même assez choquant, presque insultant de parler de dynastie qui se perpétue parce que ça salit le vote des électeurs.

    Didier Gesualdi : Vous ne vous mettez pas dans le sillage politique de votre mère ?

    Oui bien sûr. J’ai fait partie de son équipe pendant très longtemps, j’ai été pendant près de dix ans, adjointe à la Culture et à la Politique de la Ville à Aix-en-Provence. J’étais évidemment l’une de ses collaboratrices les plus proches. On adhère à beaucoup de choses en commun. Oui, ce programme je l’ai poursuivi avec toute la ferveur que je ressentais et en même temps, j’ai initié d’autres choses bien sûr.

    La Métropole

    Léo Purguette : Beaucoup de choses ont changé depuis la première élection de Maryse Joissains avec l’arrivée de la Métropole. Vous l’avez beaucoup décriée car elle prive les communes et les anciennes intercommunalités de leurs prérogatives, est-il encore possible pour un maire d’agir dans sa ville ?

    On n’est pas privé de tous nos moyens d’action mais il est vrai qu’il y a un découpage des compétences qui pose problème à la deuxième commune du département – capitale de la Provence – qu’est Aix-en-Provence, mais aussi à l’ensemble des autres communes. Par exemple, le nettoiement appartient à la ville, la collecte des ordures ménagères appartient à la Métropole. Automatiquement, il y a des problèmes d’horaires différents, de coordination. Les encombrants, c’est pareil, c’est la Métropole. Lorsqu’il y a des matelas qui surgissent en bas des immeubles, ça signifie qu’il n’y a pas assez de réactivité pour faire intervenir les services.

    Didier Gesualdi : Vous voudriez récupérer la compétence ? Est-ce que vous feriez mieux ?

    Oui j’aimerais bien. Avec les moyens qui correspondent ! J’en suis convaincue, parce que nous faisions mieux auparavant, tout simplement. Je crois aux équilibres et aux seuils. Une intercommunalité doit concerner un bassin de vie élargi. La Métropole ne respecte pas cela par sa taille. En attendant que le législateur agisse, il y a la gouvernance par bassin de vie qui pourrait être mise en place.

    Léo Purguette : Vous en parlez avec les maires qui sur ce plateau évoquent les mêmes problèmes ?

    On n’a pas besoin d’en parler, ça surgit de chacun.

    Les moyens

    Léo Purguette : Les baisses de dotations de l’État aux collectivités sont récurrentes. En tenez-vous compte dans votre projet ?

    L’État pressurise les collectivités. Moi, je refuse d’augmenter les impôts. Aix-en-Provence est une ville qui n’a pas augmenté ses impôts locaux depuis 29 ans. C’est énorme et on veut continuer dans ce sens. C’est un choix politique, on veut préserver le pouvoir d’achat des gens. Mais dans le même temps il faut arrêter de nous prendre de l’argent. Il se trouve que le Sénat est intervenu pour que les communes ne soient pas ponctionnées cette année – je dis bien cette année – par l’État. Sauf que l’intercommunalité va être ponctionnée donc c’est moins de moyens pour les services publics, le Département et la Région de même. Comme les communes ont peu de moyens, il y a des financements croisés sur des tas de projets. Sauf que si le Département et la Région sont obligés de se recentrer sur leurs compétences obligatoires, ce sont ces projets qui vont passer à la trappe. On fera tout pour que le quotidien des habitants ne se délite pas.

    Didier Gesualdi : Comment ?

    On essaye d’être ingénieux. Par exemple, sur l’année Cezanne on a eu plus d’un million d’euros de mécénat.

    Le logement

    Léo Purguette : Vous parlez de la qualité de vie à Aix mais elle a un coût. Beaucoup d’Aixois ne parviennent pas à se loger décemment. Comment comptez-vous résoudre cette crise ?

    D’abord je ne bétonnerai pas la ville. Aix-en-Provence est une ville unique parce qu’elle a justement gardé ses respirations urbaines, ses paysages. Si on écoutait la promotion immobilière, toutes les petites villas avec des petits jardins seraient remplacées par des immeubles. Je ne veux pas que ma ville ressemble à toutes les villes, je veux qu’elle conserve son caractère. Mais il faut construire à coût maîtrisé, respecter la loi SRU qui fixe à 25% le taux des logements sociaux auquel moi je rajoute 15% de logements intermédiaires. Je veux faire de beaux éco-quartiers pour vivre bien. C’est notamment le projet qui fait polémique de la Constance mais que je soutiens et qui a été revu par Philippe Rahm, architecte bio-climatique. Sur 90 hectares, seulement 45 seront construits avec un grand parc au milieu et des mobilités belles avec le BHNS. On le fera en concertation avec les habitants comme pour le quartier du Faubourg.

    La campagne

    Léo Purguette : Quel sera l’axe majeur de votre projet ?

    C’est continuer à préserver la ville et à la développer. Nous avons une chance incroyable à Aix-en-Provence, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problèmes comme partout, c’est une tranquillité, une qualité de vie dont je veux qu’elle concerne tous les quartiers. Nous avons obtenu 40 labels en 5 ans !

    Léo Purguette : Vous êtes concurrencée par l’ancien bâtonnier, Philippe Klein, il est Horizons, vous UDI, on a l’impression que vous êtes sur le même espace politique. Pourquoi ne vous êtes-vous pas entendus ?

    M. Klein fait ce qu’il a envie de faire, tout simplement.

    Léo Purguette : Il est parti sans vous, c’est définitif ? Même au second tour ?

    Oui bien sûr. Vous savez, les gens en ont assez de voir des gens qui se tapent dessus – moi je ne tape sur personne mais je suis un peu la cible – et ensuite se déclarer les meilleurs amis du monde. Être maire c’est tenir un équilibre, une constance. Cela nécessite une entente profonde au sein des équipes. Didier Gesualdi : Martine Vassal a repris la devise de Vichy dans un débat. C’est une maladresse ? Une erreur ?Je ne vais pas commenter.

    Léo Purguette : Nos confrères de La Provence ont publié un sondage dans lequel Marc Pena, candidat de l’union de la gauche est votre challenger. Ce n’était pas le cas en 2020. Ça vous a surpris ?

    Non, pas franchement. Je pense que le pays se clive un peu. C’est aussi le résultat des politiques nationales. Ensuite, c’était prévisible, les dernières législatives l’avaient montré.

    Léo Purguette : Un score important est donné au RN par rapport à la tradition aixoise, vous l’avez senti sur le terrain ?

    Oui, les gens sont inquiets, il y a un climat anxiogène dans le pays, des problèmes de budget, une montée de violence, le narcotrafic… Je le comprends. On met en place une politique de tranquillité publique et de sécurité en lien avec la police nationale pour faire en sorte que le climat dans la ville reste le plus agréable pour chacun.

    Le bilan

    Didier Gesualdi : Que retenez-vous de votre bilan ?

    L’axe majeur de ce mandat ça a été l’éducation, le bien-vivre à l’école. J’ai mis en place le dispositif « coup de pouce », quand j’étais encore adjointe à la Politique de la Ville, pour accompagner l’enfant au niveau de l’apprentissage de la lecture, des mathématiques… C’est un dispositif qui fonctionne à 95%. Nous avons fait en sorte de végétaliser les cours d’écoles, qu’il y ait des ventilateurs au plafond et qu’un plan de rénovation thermique soit engagé. C’est aussi le savoir rouler à vélo, le savoir nager, la cantine que l’on n’a pas augmentée.

    Léo Purguette : Qu’avez-vous fait concrètement sur le plan culturel ?

    Il y a la biennale, co-construite avec les acteurs culturels, l’année Cezanne. Nous allons terminer de restaurer la bastide Cezanne pour en faire un parcours touristique mais aussi et en priorité ouvert aux habitants. On a initié la petite galerie Cezanne, avant même que le musée d’Orsay ne lance sont propre musée pour enfants. Nous avons porté des projets magnifiques.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Marc Pena, votre opposant principal, dit que vous faites preuve d’angélisme notamment dans le quartier d’Encagnane et il propose 80 agents de police municipale. Ben voyons ! Quelles sont les lois votées sur la sécurité par Marc Pena à l’Assemblée nationale ?

    C’est une question à lui poser. Marc Pena était à l’origine, contre la thématique sécuritaire en disant que finalement, ça n’avait pas beaucoup d’impact à Aix-en-Provence. Moi, je suis pour l’équilibre. Le problème du narcotrafic qui sévit dans la cité phocéenne et se structure au plan national existe. Je n’ai pas fait de grandes annonces parce qu’il est important que les gens ne soient pas sans cesse dans le stress et l’inquiétude mais nous avons agi en recrutant entre 7 et 10 agents de police municipale par an, en posant 20 caméras par an. Et nous allons poursuivre les recrutements dans la police municipale, les ASVP, la brigade de l’environnement contre les incivilités, mais aussi agir sur la prévention avec un financement de l’État pour récupérer les enfants avant qu’ils ne basculent dans l’isolement le narcotrafic. On va construire un nouveau commissariat parce qu’on ne peut pas autant recruter sans changer les lieux.

    Léo Purguette : Où sera-t-il ?

    A priori entre Encagnane et le centre-ville. Nous garderons la base du centre-ville et construire deux annexes une au nord et une au sud de la ville. On a un joli programme de sécurité.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Raphaël : L’uniforme à l’école est-il un succès ?

    Oui c’est un succès. Je fais partie des communes qui l’ont mis en place avec l’aide de l’État. C’est un succès parce qu’il y a un sentiment d’appartenance des enfants à leur groupe scolaire et en même temps, pour les parents c’est aussi une facilité d’avoir un sweat-shirt, un t-shirt et un pantalon à mettre pour l’école. Ça se passe très bien. Le seul souci, c’est que la participation de l’État va s’arrêter et que la généralisation à l’ensemble des écoles serait équivalente à un million d’euros. Pour le moment, on est sur trois écoles, on a demandé évidemment aux conseils d’école, aux professeurs, aux parents de décider. Certains parents ont refusé en se disant « si on fait l’uniforme à l’école ça sera au détriment des moyens au niveau des professeurs… » En réalité non, les deux ne sont pas liés. Mais franchement, notamment sur une école qui est à la Duranne, ça marche très bien et je sais qu’une réflexion est en cours sur place pour demander peut-être aux parents d’acheter deux t-shirts, deux sweat-shirts en début d’année comme cela se faisait à l’époque… À mon époque !

  • Marseille : les quartiers Nord gardent leur Château en Santé

    Marseille : les quartiers Nord gardent leur Château en Santé

    Installé depuis 2021 au cœur du Parc Kalliste, proches des cités Granière et La Solidarité dans le 15e arrondissement de Marseille, le centre de santé pluridisciplinaire et expérimental s’est vu menacé par des coupes budgétaires impliquant la fin du dispositif Secpa, annoncée par le Premier ministre. De quoi soulever l’inquiétude parmi la population pour qui l’utilité de la structure n’était plus à prouver. Les équipes de soignants, d’assistantes sociales et de traducteurs s’étaient rassemblées le 6 février pour demander au gouvernement de sauver leur château. Un plaidoyer entendu au ministère de la santé le 17 février dernier et qui a permis à la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, de confirmer le maintien du dispositif et de son financement jusqu’à la fin de l’année. Un espace de travail pour préparer l’inscription des Secpa dans le droit commun est également ouvert.

    Relire Un plaidoyer populaire pour le Château en santé

  • L’Open 3 favorise l’inclusion sociale à travers le sport

    L’Open 3 favorise l’inclusion sociale à travers le sport

    En un an d’existence seulement, l’Open 3, association omnisports créée en février 2025 « par une bande d’amis tous issus du 3e arrondissement de Marseille », a vu son travail quotidien être récompensé. La section basketball, qui compte déjà près d’une centaine de licenciés, a officiellement intégré les championnats proposés par le Comité 13 au mois de janvier.

    Une belle récompense pour ce club qui prône avant tout une mission « sociale et éducative ». « La demande des habitants est forte, mais l’offre d’activités physiques reste encore limitée, ce qui oblige parfois certains à se déplacer loin pour pouvoir pratiquer un sport », martèle Youssouf Samirdine, président de l’Open 3.

    « Et du coup, ça faisait qu’il y avait beaucoup de basketteuses qui ne pouvaient pas s’inscrire dans un club en compétition (FFBB) et qui n’avaient pas cette possibilité-là d’avoir de la pratique, malgré qu’il y ait les infrastructures aujourd’hui », poursuit le minot originaire de l’avenue Camille-Pelletan dans le quartier de Saint-Lazare. Un des territoires les plus précaires d’Europe. « Aujourd’hui, nous proposons la licence la moins chère de tout le département au prix de 120 euros. On a des familles qui payent cette adhésion en 10 ou 12 fois », souligne Samirdine. Une douzaine de licenciés seulement ont payé la totalité de la cotisation.

    Le sens du sacrifice

    Certaines familles sont dans l’obligation de faire des sacrifices pour offrir à leurs enfants la possibilité de poursuivre leur passion. « Il y a trois semaines, une famille vient sur un entraînement de basket. Deux enfants vont s’entraîner et le troisième reste en tribune. Je vais voir celui qui est dans les tribunes, je lui dis, “le basket, ça ne te plaît pas ? Tu n’as pas envie d’en faire ?”. Et il me dit, “j’ai envie d’en faire. Mais cette année, ce sont mes deux autres frères qui font du sport. Et moi, j’en ferai l’année prochaine”», témoigne le directeur d’un organisme de formation pour devenir éducateur.

    Ces personnes peuvent derrière être intégrées à l’Open 3. « La grande majorité des habitants de nos quartiers sont au chômage. On est dans un secteur où, si tu veux faire de l’argent, soit tu essaies de travailler légalement, soit tu vas en bas du bloc et tu deales », constate Youssouf Samirdine, persuadé que les jeunes peuvent s’en sortir grâce aux valeurs du sport.

    Par ailleurs, son association dépasse le simple plaisir d’apprendre le basket. Un temps d’aide aux devoirs obligatoires d’une demi-heure est organisé avant chaque séance. « On cherche à proposer des solutions qui vont répondre à toutes les problématiques qu’un enfant ou une famille peut être confronté aujourd’hui dans ce secteur qui a été, à un moment donné, abandonné par la ville », lance le président dévoué.

  • Kalliste : top départ de la démolition du bâtiment G

    Kalliste : top départ de la démolition du bâtiment G

    Grilles métalliques et engins de chantier ont fait leur apparition au pied de l’immense bâtiment G de la cité Kalliste, ce mardi, pour le début des travaux de démolition. Des travaux quasi dantesques, pour une durée de plusieurs mois, qui doivent aboutir à la disparition totale de cet emblématique ensemble des quartiers Nord et ses 129 logements des années 60, minés par un habitat dégradé et l’insécurité. « C’est un symbole qu’il faut casser », commente Kader Benayed, porte-parole du collectif KGBS qui rassemble des habitants des quartiers de Kalliste, Granière, Bourrely et Solidarité, sur le parking du centre commercial du quartier, à quelques mètres de la barre. « On a souvent dénoncé l’absence d’écoute, l’inertie et l’immobilisme qui a duré pendant des années. Là, ça avance bien. Il faut saluer l’action des pouvoirs publics, il y a une volonté d’agir, c’est important d’avoir des travaux », explique celui qui travaille au centre hospitalier Édouard-Toulouse, non loin du parc Kalliste.

    Réda, habitant du quartier, s’arrête pour taper la discute après deux coups de klaxons en direction du porte-parole. Lui aussi est unanime : « Il y en avait besoin ! Depuis le temps qu’on attendait ! Il faut une remise à niveau de toutes les cités. » Et de tacler : « Les rénovations, ça va plus vite dans le centre-ville. » Kader Benayed abonde : « Il y a des questionnements légitimes qui se posent : le passage de nombreux camions, un travail sur la voirie à faire… Kalliste, c’est une longue histoire qui ne va pas se terminer avec la démolition du G. »

    « On veut ouvrir

    le quartier »

    Des attentes auxquelles se montre particulièrement attentive Audrey Gatian, présidente de Marseille Habitat et adjointe (PS) au maire de Marseille, qui rappelle que le chantier se fait dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). « C’était une copropriété privée, on a dû racheter appartement après appartement pour avoir la main, ça a pris du temps », explique-t-elle. Avant de rassurer sur le calendrier des travaux : « D’abord on commence par enlever les volets, portes, fenêtres, tout un travail de récupération de ce qu’il y a l’intérieur avec désamiantage… ça va prendre trois mois, Avant de grignoter la tour avec une grue. » Elle insiste surtout sur le devenir du parc Kalliste qui nourrit tant d’espoir chez les habitants : « On veut ouvrir le quartier, le reconfigurer, avec des voiries refaites, un parc, des équipements publics, des écoles… Des logements, privés et sociaux, neufs et qualitatifs vont être reconstruits. » Nouveaux espaces arborés, city-stade, aires de jeux pour les minots, fontaines et « 50 logements sociaux à l’emplacement du bâtiment G » sont dans les tablettes.

    Comme un symbole, à quelques dizaines de mètres du bâtiment G, des ouvriers travaillent sur le chantier de construction de deux nouvelles écoles pour le parc Kalliste.

  • Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Venus de la Busserine, de Font-Vert ou de Font Obscure, ils sont nombreux à avoir fait le déplacement pour l’inauguration du local de campagne de Tina Biard Sansonetti (DVG), tête de liste du Printemps marseillais dans les 13-14. À l’aise, après avoir fait son entrée sur fond de Jump de Van Halen façon stade Vel’ aux côtés du maire sortant et candidat Benoît Payan (DVG), l’ancienne directrice du centre social de Saint-Joseph met en avant son expérience de terrain.

    « Je pense à Kamel, le premier jour où j’ai pris mes fonctions au centre où quand on parlait des transports, il m’avait qu’il n’y en a pas car “ils ne veulent pas qu’on descende”, je pense à toutes ces femmes qui se battent tous les jours pour simplement vivre dans des logements dignes, je pense à Élodie, Mounira après 20 ans de bataille pour avoir des écoles dignes, je pense à Daniel, Patricia, Gérard pour remettre du beau et avoir un jardin à Shollchaumel », égrène-t-elle.

    « Le RN, ici, on l’a vécu »

    Elle martèle : « Il est temps de transformer ce secteur » qui doit être traité comme « le premier de la ville » car le plus peuplé. Et de promettre de végétaliser la L2, des « grands équipements » avec un centre urbain du Merlan rénové assorti d’une bibliothèque et d’un cinéma, de créer des places de village pour « vivre ensemble », de réhabiliter les co-propriétés dégradées. Mais la mère des batailles reste la lutte contre l’extrême droite dans un secteur tombé aux mains de ce qui était alors le FN en 2014 avec l’élection de Stéphane Ravier. « Le RN ici on l’a vécu, c’est le clientélisme, le recul des services publics de proximité, la discrimination », rappelle-t-elle, estimant qu’il faudra se battre dès le 15 mars.

    Benoît Payan enchaîne, harangue une foule conquise. « De par l’histoire, vous, habitants de ces arrondissements, vous avez été relégués parce que vous ne votiez pas ou vous votiez mal, ou vous n’étiez pas nés dans le bon quartier. Ce n’est rien d’autre qu’une ville qui s’est coupée en deux qui s’est construite ici. C’est face à ces marchands de haine que nous nous dressons », lance-t-il.

    Il prône une politique faite avec « le cœur », sans « promesse d’appartements ou d’emplois », et appelle à agir « ensemble », dénonçant le poison de la division « dans le camp du progrès et de l’écologie. » Une pique claire au candidat LFI, Sébastien Delogu qui a fait des quartiers Nord son terrain favori.

  • Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    « Il y a des situations difficiles dans nombre de communes, mais le cumul, ici, est assez exemplaire. » En visite au à Toulon, samedi, pour soutenir la tête de liste de Toulon en Commun Magali Brunel, le premier secrétaire du PS Olivier Faure en a profité pour rencontrer des acteurs associatifs de la solidarité. Une réunion qui lui a permis de se saisir des réalités sociales d’une ville marquée par « une politique clientéliste, dirigée vers certaines populations, délaissant complètement les autres. On est face à des ghettos sciemment organisés par la municipalité, qui a mis sous le tapis la mixité sociale, le scolaire et le logement. »

    Il a notamment mentionné l’absence de « structure d’accueil pour femmes victimes de violences, qui sont dans des situations très précaires », et s’est étonné de la situation du « quartier de la Beaucaire, composé de 47% de familles monoparentales, où 57 % vivent sous le seuil de pauvreté. Comment lutter contre le narcotrafic quand on laisse à l’abandon des quartiers entiers ? Dans ce contexte, les enfants sont des proies faciles. »

    Une situation qu’Olivier Faure dit plus alarmante qu’ailleurs, « où des choses sont inscrites par les municipalités. Tout ne se fait pas en deux jours, mais là, il n’y a rien qui émerge. » Et cela va, selon lui, dans le sens de « l’extrême droite, qui ne cherche pas à traiter les causes, mais les effets, superficiellement, et entretient ces oppositions pour se maintenir. »

    « L’extrême droite utilise le communautarisme »

    Face à ces situations naît, comme lui a décrit une militante, une difficulté à se sentir français. « L’extrême droite utilise le communautarisme pour exclure certaines populations. Quand on pousse les gens au même endroit et qu’on leur dit qu’ils sont communautaristes, on se fout du monde. Ce mot renvoie la faute sur ceux qui n’ont jamais pu connaître la mixité », accuse le député de Seine-et-Marne. Même raisonnement pour les violences urbaines, qui « ont lieu dans les quartiers où on vit mal, avec le sentiment que l’État ne fait rien. Quand on veut traiter ces questions-là, il faut le faire réellement, pas en bout de chaîne. » Pour apporter des solutions, Magali Brunel promet de « s’attaquer aux causes en profondeur », avec, entre autres, un projet axé sur le logement social, l’éducation, une refonte de la carte scolaire, ou encore le tramway, « en renonçant au fatalisme dans lequel on baigne les Toulonnais. »

  • La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    « Seule, je ne suis rien, ensemble, on ira loin », lance Aurélie Grach lundi soir en conclusion de la réunion publique de la liste d’union de la gauche, Vivons mieux Port-Saint-Louis, (DVG) qu’elle conduit. Les colistiers et colistières, âgés de 28 à 86 ans, sont dispatcheuse de navire, retraitée et fille de communistes italiens ayant fui Mussolini, militants syndicalistes ou communistes, coiffeuse ou électromécaniciens.

    Toutes ont décidé de suivre Aurélie Grach dans la bataille des municipales pour « porter la voix de l’éducation et de l’école », dans le cas d’Emmanuel Stamatiou, ouvrier docker, syndicaliste, communiste et musicien. « C’est le premier sanctuaire de la République pour chaque enfant. Les enfants ne doivent plus avoir froid l’hiver et chaud l’été, il y a urgence d’accélérer la rénovation des groupes scolaires », estime le candidat, qui parle également de « pilier de l’égalité » dans le fait de bien manger à l’école, dans une cantine « accessible ».

    La culture aussi, doit être accessible, dans l’idée d’Elisabeth Taormina, fonctionnaire métropolitaine et passionnée de peinture.

    « L’essentiel, la santé »

    « La vie de nos quartiers, la jeunesse et les seniors font ensemble battre le cœur de notre ville. Trop de quartiers sont laissés de côté », considère la candidate, selon laquelle « la culture créée du lien entre les générations. Elle ne doit pas être un luxe, mais fédérative et vivante, accessible à tous ». Et considérée comme « un outil de vivre ensemble ».

    Le centre-ville et les commerces sont le credo d’Emélia Dragonas-Guérini. « J’ai assisté à la défiguration du centre-ville », juge-t-elle, parlant de « mission impossible pour s’acheter un pantalon » dans un centre-ville qu’elle présente « sans commerce ni lieu de passage ». « J’ai la folle envie de voir un centre-ville attractif toute l’année, avec des lieux d’échanges et de convivialité et pas juste des feux d’artifice les soirs d’été », tacle la candidate.

    « Revenir à l’essentiel, la proximité et la sincérité » est le mantra de François Barges, secrétaire du syndicat CGT de l’usine Marcegaglia et colistier, souhaitant « assurer la santé et la sécurité pour tous ».

    « Des personnes de valeur prêtes à travailler pour notre ville et tous ses habitants », pour Aurélie Grach, « fière d’être tête de liste citoyenne et de gauche », face à « la politique de droite macroniste » du maire sortant « qui défile avec le député RN » selon la candidate.

  • LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    Le principal problème dans les quartiers Nord ce sont les logements », affirme Rabya Boinaheri, tête de liste pour les 15e et 16e arrondissements. Ce samedi, Sébastien Delogu, accompagné d’autres candidats insoumis de France, présentait les deux têtes de liste des 13-14, Mohamed Bensaada, et des 15-16 à Marseille devant environ 400 personnes. Les candidats ont rappelé leur programme et dénoncé, selon eux, « le système corrompu et clientéliste » de la ville.« Le logement est la priorité, lance Sébastien Delogu. Dès le 23 mars, nous mettrons en place un plan contre le sans-abrisme, une brigade contre les marchands de sommeil et la réquisition des logements vides. La ville manque de logements, donc nous construirons 30 000 logements très sociaux. »

    Un tramway de l’Hôpital Nord à la Valentine

    La question des transports a également été soulevée par Mohamed Bensaada, tête de liste pour les 13-14, en proposant le projet du tramway des collines, pour relier l’hôpital Nord à la Valentine. « Et des transports gratuits pour les moins de 26 ans », ajoute le chef de file des 13 14.

    L’enjeu de la tranquilité publique a été évoqué avec notamment le développement de la police de proximité. « Elle devra être un service public, c’est-à-dire un outil à la vie en collectivité des habitants et non un moyen de répression. […] On ne réglera pas la question du crime organisé par des effectifs supplémentaires ou des caméras. À la France insoumise on a un plan national qui prend en compte l’aspect sanitaire, sécuritaire et remonter les flux financiers et mettre fin au trafic d’armes », martèle Mohammed Bensaada. Un meeting marqué par la volonté d’être en « rupture