Tag: programmation

  • Visa, la référence en image du cœur du monde

    Visa, la référence en image du cœur du monde

    « Les photographes sont mes yeux sur le monde ». C’est ainsi que Jean-François Leroy aimait définir ses choix, son regard. « Je suis aux côtés des photographes professionnels qui informent et témoignent. […] Certes, c’est un poncif, mais une image vaut réellement mille mots. » Il nous a quittés à 69 ans ce 31 août, quelques jours à peine le début de la 38e édition du Festival. Depuis 1989, il était cofondateur et directeur du festival international de photojournalisme, Visa pour l’Image à Perpignan.

    Chaque année plus de 40 pays sont représentés à travers les expositions et reportage, soit plus de 100 reportages photo, couvrant des sujets du monde entier. C’est aussi plus de 220 000 visites sur l’ensemble du festival dont 22 000 scolaires. Un incontournable.

    Ukraine, Soudan, Syrie, Israël, Afghanistan, Iran, Liban, Cambodge, Thaïlande… 2026 donne à voir les grands bouleversements qui traversent la planète et également leurs terribles conséquences humaines. Les terrains de guerre occupent la plus grande partie de la programmation. Le Visa d’or News la plus haute distinction du festival, a été attribué à Luis Tato, photojournaliste de l’AFP pour son travail sur les soulèvements de la génération Z à Madagascar. Sans oublier que malgré le déferlement de l’IA sur la fiabilité de l’information, son fondateur y voyait là « la plus belle opportunité que le journalisme a de se sauver ».

    Entrée libre, tous les jours de 10h à 20h, du 29 août au 13 septembre .

  • Dimanche de rentrée gratuit dans les musées

    Dimanche de rentrée gratuit dans les musées

    En ce premier dimanche de rentrée, l’entrée gratuite des expositions temporaires des musées municipaux marseillais* offre l’occasion de s’accorder une parenthèse culturelle… et fraîcheur, en famille, entre amis ou en solitaire. Un moment privilégié pour découvrir une programmation mêlant patrimoine, photographie, art contemporain et questions de société.

    Au Château Borély, l’exposition « Art nouveau – Art déco. Marseille au cœur des styles » met à l’honneur une période foisonnante de la création artistique et industrielle. Mobilier, céramiques, objets décoratifs, vêtements et pièces rares racontent une ville ouverte aux influences et à l’innovation. Un voyage élégant dans le Marseille du tournant du XXe siècle.

    Direction ensuite le Centre de la Vieille Charité où Adrien Vescovi déploie son exposition « Dormir comme le soleil ». Entre tentures monumentales et jeux de lumière, l’artiste transforme l’espace en paysage poétique. Une expérience immersive qui invite à prendre le temps de regarder et de ressentir.

    Derniers jours pour La vie climatique

    Les amateurs d’art contemporain trouveront leur bonheur au [mac]. La grande exposition « La vie climatique. Histoires sensibles des collections privées », présentée dans le cadre de la Triennale De leur temps, s’achève bientôt. Elle réunit une centaine d’artistes autour des bouleversements environnementaux et des nouvelles manières d’habiter le monde. Dans un autre registre, « AFRICA » de Louisa Babari propose une immersion sensible où dialoguent héritages antiques, cultures berbères et créations contemporaines.

    Le Musée d’Histoire n’est pas en reste avec « Marseille vue par les Detaille, 164 ans de photos ». À travers plusieurs générations de photographes, c’est toute l’évolution de la cité phocéenne qui y défile. Visages, rues, événements et paysages composent un récit fascinant de la mémoire de Marseille.

    Pour ceux qui préfèrent explorer le vivant, le Muséum d’Histoire naturelle propose « Biodiversité marseillaise, entre mer et collines », un parcours consacré aux richesses naturelles qui entourent la ville. Tandis qu’au MAAOA, « Rendez-vous manqués ? » questionne les regards portés sur les collections africaines, océaniennes et amérindiennes.

  • Ouverture de la billetterie à l’auditorium du Thor

    Ouverture de la billetterie à l’auditorium du Thor

    Encore une fois « placée sous le signe de la diversité : humour, théâtre, danse, concerts et spectacles familiaux », souligne l’auditorium de Vaucluse.

    Parmi les grands rendez-vous à ne pas manquer d’ici à fin 2026, la salle cite : Beethoven, la symphonie du destin, Les Coquettes, L’expérience théâtrale avec François Berléand et Max Boublil, Jeanne Cherhal, Infiniment Robin de Muriel Robin et The Loop, Molière 2025 de la meilleure comédie.

    Toute la programmation sur auditorium.vaucluse.fr.

    Tarifs variés selon la représentation, l’âge et la situation professionnelle.

    Réservations et billetterie au 04.90.33.96.80 ou sur le site web billetterie.vaucluse.fr

  • Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    À l’embouchure du Rhône, entre terre, mer et fleuve, Port-Saint-Louis-du-Rhône est l’une des portes d’entrée de la Camargue. Érigée en municipalité distincte des territoires d’Arles et de Fos-sur-Mer en 1904, cette commune du bout du monde s’est bâtie autour de son port de transbordement. Plus de 120 ans plus tard, elle se dessine un nouveau visage en se tournant vers le tourisme, sans oublier son héritage. « Nous assumons pleinement cette histoire industrielle et maritime en la transformant en atout touristique », souligne l’adjointe au maire déléguée à l’attractivité Marion Castellani.

    Observation des flamants roses, plages naturelles, salins, randonnée, vélo, navigation entre Rhône et Méditerranée, découverte des métiers de la pêche, visite des sites portuaires et industriels en activité… La programmation, qui met en valeur les traditions camarguaises et provençales, tout comme le patrimoine ouvrier, porte ses fruits. « Port-Saint-Louis-du-Rhône confirme sa montée en puissance comme destination de nature, de littoral et de tourisme itinérant », poursuit l’élue. L’Office de Tourisme accueille chaque année plus de 5 000 visiteurs dans ses locaux, « un chiffre qui ne cesse de progresser », précise la directrice Mandy Girard-Marin. L’aire de camping-car, inaugurée en 2022, permet à elle seule d’accueillir près de 10 000 visites.

    Un tourisme

    quatre saisons

    Si la clientèle est majoritairement française (principalement issue de la région Sud, de l’Île-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes), la Via Rhôna offre une visibilité européenne à Port-Saint-Louis-du-Rhône, située au terme du parcours reliant le lac Léman à la Méditerranée, avec des touristes venant d’Allemagne, des Pays-Bas ou encore d’Italie.

    Deux ports de plaisance, le port central et un partenariat avec des compagnies de tourisme fluvial permettent également d’accueillir une clientèle plus internationale. « Les Américains, les Canadiens et les Australiens », amateurs de balades sur le Rhône, sont particulièrement représentés. La Ville travaille à la création de nouvelles escales dans le cadre de la démarche Provence fluviale. Le futur Pôle Nautisme Mer, avec la réhabilitation des 300 hectares de la Presqu’Île du Mazet, doit renforcer l’accueil des plaisanciers, avec la création de 4 500 places à sec et à flot, tout en promouvant les métiers maritimes. « Ce projet repose sur deux principes : développer des activités écoresponsables et réinvestir intelligemment les friches pour valoriser le foncier disponible sans artificialisation inutile », précise Marion Castellani. Avec un objectif : « Allonger les durées de séjour tout en développant une activité touristique plus étalée sur l’année ». Le chiffre d’affaires est évalué à 220 millions d’euros, avec 570 emplois attendus à la clef.

  • Mama Stock : 9 ans de fête et de militantisme culturel

    Mama Stock : 9 ans de fête et de militantisme culturel

    « Né dans les jardins et autour d’une équipe de copains » comme le rappelle Patrick Simonetti, bénévole historique et aujourd’hui responsable bénévole, en 9 ans Mama Stock a grandi sans perdre son ADN.

    Pour Julien Fortier, codirecteur de projet, cette neuvième édition reflète toujours cette volonté de culture pour tous. La programmation mêlera ainsi rap, rock, musiques berbères, Balkans, dub et sound system. Sophie les Bas Bleus, Dizzy Sounds, Anzul Project, ShazaLaKazoo, La Cercleuse, Melan et Soom T se succéderont sur la scène principale. La scène dub, elle, réunira les collectifs Assoya, South Attack et Salvatge Sound.

    Mama Stock ne se limite pas aux concerts : marché artisanal, espace Kidz, live painting, expositions, friperie solidaire à prix libre investiront le site. C’est aussi un grand village associatif. Avec cette édition qui soutient particulièrement l’antenne Hérault de SOS Méditerranée France pour sensibiliser le public au sauvetage en mer. « C’est une manière de rappeler que la fête peut être consciente. » Autre nouveauté cette année : le 28 août à 14h15, une projection de Tous au Larzac sera proposée en partenariat avec le What a Trip! Festival.

    Une aventure portée par les bénévoles

    Cette diversité repose sur une forte mobilisation bénévole. Environ 138 personnes sont engagées cette année, dont 85 à 90% de nouveaux venus. « Nous avons une équipe de copains qui arrive à faire un truc géant », souligne Patrick Simonetti. Or le festival étant autofinancé à plus de 90 %, ce modèle devient toutefois plus difficile à maintenir. « L’ensemble des charges a augmenté avec le coût de la vie et c’est inenvisageable de tout répercuter sur les festivaliers », explique Julien Fortier. La gratuité impose donc de « bricoler » et de s’accrocher au sens du projet. « Maintenir le projet selon ses modalités actuelles s’avère être, année après année, un acte toujours plus militant ».

    Amélia Siapo

  • Rentrée offensive et festive avec Terres de résistance

    Rentrée offensive et festive avec Terres de résistance

    C’est la Fête de l’Huma locale. « À notre échelle, avec les moyens du bord et beaucoup d’humilité », précise Jeanine Incorvaia, présidente des Amis de la fête, qui organise Terres de résistance. Cette année, pour sa 24e édition, le festival aura lieu du 3 au 6 septembre au jardin du Prieuré. L’occasion de se rassembler pour une rentrée aussi festive qu’offensive, de « parler des combats en cours ».

    « Il n’y a pas que l’élection présidentielle, il y a aussi pas mal de sujets sur lesquels nous réfléchissons, en tant que communistes, d’autant plus à l’issue du congrès ce week-end et du congrès départemental avant les vacances, affirme Jeanine Incorvaia. Ce qui nous anime, c’est la cavalcade désordonnée et décomplexée du libéralisme mondial qui met les peuples et la planète à genoux. »

    Des débats et des concerts

    Samedi, rendez-vous au village des associations, avec une vingtaine de structures présentes. « Ce village des associations permet de montrer toutes les facettes qui peuvent s’inscrire dans la résistance », souligne Francis Fournier, l’un des organisateurs du festival. La section locale des Arméniens animera un débat, le Secours Populaire organisera des ateliers autour des congés payés tandis que la librairie l’Argonaute, les éditions Alifbata et Yann Madé parleront féminisme. Le lendemain, le grand reporter pour L’Humanité Pierre Barbancey animera un débat sur la situation au Moyen-Orient, avant le traditionnel meeting de la section locale communiste. Jeanine Incorvaia souligne : « Même si on est sérieux dans notre discours, on aime faire la fête ». Et pour ça, des concerts ponctueront les journées, entre Bazil, la fanfare Tahar Tag’l, Duo K’Alamité, un tribute Bob Marley avec Axetone ou encore Massilia Reggae Club.

  • [Portrait] Christoph Wiesner, directeur des Rencontres Photographiques d’Arles

    [Portrait] Christoph Wiesner, directeur des Rencontres Photographiques d’Arles

    Pour fendre les conventions et l’armure d’une conversation, obtenir des détails un tant soit peu inédits, la tâche de l’intervieweur-portraitiste est quelquefois laborieuse. Les appartenances profondes de ce profil franco-allemand échappent aux définitions. Le personnage public de Christoph Weisner affiche la robustesse et la bonne humeur d’un cycliste d’autrefois, par exemple Rudi Altig ; il incarne tout aussi bien le retrait et l’élégance d’un cousin de Max Ernst. L’impeccable culture de cet ancien étudiant de l’École du Louvre qui cite dans ses éditoriaux Edouard Glissant, Didi-Hubermann ou Pasolini, n’est pas intimidante. Il ne reçoit pas dans son bureau de directeur, préfère retrouver ses interlocuteurs sous les platanes, rue du Docteur Fanton, dans la cour intérieure du bâtiment des Rencontres.

    À côté des thématiques des récentes années – écologie, minorités sexuelles, post-colonialisme – et des noms déjà connus, souvent féminins, mis à l’honneur pendant les Rencontres qu’il a dirigées
    – Berenice Abbott, Sophie Calle, Nan Goldin, Lee Miller, Sabine Weiss – quelques indices singuliers surviennent quand il évoque ses expériences arlésiennes les plus marquantes. En sus des joies qu’il vient d’éprouver en demandant à Harry Gruyaert de redistribuer autrement la magie de ses vues urbaines ou bien en convainquant, au terme de trois séjours à New York, une photographe de 93 ans, Martine Barrat pour qu’elle réalise ce qui risque d’être son ultime grande exposition, Christoph Wiesner pointe parmi ses plus vives émotions une soirée de juillet 2024 pendant laquelle la photographe japonaise Ishiuchi Miyako recevait le Prix Women in motion. 77 ans sobrement assumés, cette dame s’était habillée avec le kimono traditionnel d’une amie de sa mère, victime de l’explosion atomique d’Hiroshima. Tandis qu’en bande passante, on apercevait les lumineuses polychromies de ses photos qui remémorent les empreintes et les plis des vêtements déposés au Mémorial de la Paix, une interprète traduisait ses commentaires. Avec la force de ses images, Miyako faisait comprendre que le présent d’une photographie révèle souvent les deuils et l’irréversible distance qui nous séparent du passé. Simultanément l’infime tremblement ou bien la surface d’une photo rendent visible la remontée de traces et d’indices proches de l’invisible.

    Les charges de travail de cet homme-orchestre sont complexes. Avec un simple claquement de doigts, on ne peut pas demander à Christoph Wiesner d’avoir la capacité d’invention du beaucoup plus jeune Festival du Dessin d’Arles de Fréderic Pajak dont l’équipe vient d’enregistrer en avril-mai, loin des chaleurs de l’été, à l’occasion de sa quatrième édition, un merveilleux et fervent succès. Dans une institution comme les Rencontres d’Arles, les héritages sont contraignants, le comptage des billets d’entrée (175 000 visiteurs, l’an dernier) est déterminant. Les recettes du Festival équilibrent la moitié du budget: la seconde moitié, ce sont pour 20% les mécènes, et puis 30% de subventions. Depuis 2013, les voies tracées par l’ancien directeur François Hébel et son scénographe Olivier Etcheverry sont reconduites; la juxtaposition des 47 expositions d’une programmation polyphonique susceptible de cocher la plupart des cases de l’air du temps, n’est pas foncièrement cohérente.

    Des Rencontres qui n’oublient pas les urgences du présent

    La cible principale reste le maintien d’une plate-forme qui, depuis les miracles survenus dès 1970 grâce aux tenaces intuitions de Lucien Clergue, Jean-Maurice Rouquette et Michel Tournier, aura fait d’une sous-préfecture de 52 000 habitants la capitale mondiale de la photo. Le pôle d’attraction majeur, ce sont les Rencontres professionnelles de la première semaine qui dénombrent cette année grand public compris, les passages de 22 000 passionnés, artistes, collectionneurs ou bien éditeurs. Qu’ils reviennent et se renouvellent est l’espoir de l’équipe des Rencontres qui ne pourra pas offrir en 2027 à la curiosité d’un public averti uniquement quelques lucioles, des relectures ainsi que la restitution d’un incontournable Bicentenaire de la Photographie. La guerre en Ukraine et le génocide de Gaza pourraient révéler une nouvelle génération de photographes. Sans trop d’illusions on forme des vœux pour que surgissent des créateurs qu’Arles découvrirait: ils seraient les équivalents inattendus d’Edward Weston, de Duane Michaels ou bien de Martin Parr.

  • [C’est l’été] Du classique accessible à tous à l’église Sainte-Anne

    [C’est l’été] Du classique accessible à tous à l’église Sainte-Anne

    Et si la musique classique sortait des sentiers battus ? C’est toute l’ambition des Concerts de Sainte-Anne qui s’ouvrent ce mardi pour une deuxième édition, avec trois rendez-vous jusqu’au 1er septembre. À 19h, l’église Sainte-Anne, place Baverel, dans le 8e arrondissement de Marseille, accueille une programmation accessible à tous, avec une entrée à prix libre.

    « L’an dernier, on a constaté que, l’été, il n’y a quasiment rien à Marseille en matière de musique classique. Tout le monde n’a pas la chance d’aller en festival donc on s’est dit qu’il fallait prolonger les concerts », explique Philippe Gueit, directeur artistique des concerts, qui sera également au piano.

    Pour cette première soirée, le programme sera éclectique. Avec Fabrice Ropolo à la flûte, Philippe Gueit proposera une heure musicale allant de Bach à Morricone, en passant par Ibert, Saint-Saëns, Mozart et Donizetti.

    Le mardi 25 août, le pianiste sera en duo avec le trompettiste Thierry Amiot, pour présenter leur CD Grandes Mélodies, enregistré dans cette même église. « L’originalité, c’est qu’on a choisi un duo pour trompette et piano, bien moins connu que la trompette et l’orgue », précise Philippe Gueit. Enfin, le 1er septembre, le pianiste donnera un récital consacré à Albeniz, Liszt, Schubert et Chopin, entre grandes pages du répertoire et découvertes.

    Séduire les néophytes

    Ici, pas question de réserver le classique aux seuls initiés. « On tient à l’accessibilité du classique pour tous, d’où l’entrée à prix libre, souligne Philippe Gueit. On associe encore trop souvent le classique à un répertoire réservé. » Avec 200 places, sans réservation, chacun peut pousser la porte de l’église et se laisser surprendre. « C’est important de proposer aux gens des choses qu’ils n’aiment pas forcément pour susciter la découverte », poursuit-il.

    À Sainte-Anne, le cadre participe pleinement à cette invitation. « Souvent, les églises résonnent trop. Là, l’acoustique est excellente », assure le directeur artistique, qui apprécie aussi « la grande proximité offerte par le lieu avec le public ».

  • [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    C’est la huitième année que le Positiv Festival investit le Théâtre antique d’Orange. Début août, se sont produits Kool and the Gang et Fatal Bazooka. Ce week-end du 15 août, des DJ français et internationaux viendront jouer sur la scène vieille de 2 000 ans.

    Sur trois jours douze artistes se produiront. Boris Brejcha, connu à l’international, sera sur scène vendredi. Le DJ allemand, célèbre pour porter des masques après avoir été brûlé au visage lors d’un accident, est créateur de son propre genre, la « high-tech minimal ». Le même soir jouera Nicolas Cuer, originaire d’Arles, connu pour sa techno hypnotique. Il est également fondateur et directeur artistique du Positiv Festival.

    Des concerts

    jusqu’à fin août

    Samedi soir, Charlotte de Witte sera sur scène. Star mondiale de la techno contemporaine, présente sur les plus grandes scènes, elle a sorti son dernier EP fin avril. Le lendemain, dimanche, c’est Fisher qui prendra le relais. Réputé pour son énergie débordante et son humour, le DJ australien partagera avec le public sa musique house.

    Le festival fait aussi de la place aux artistes émergents avec Venga. DJ et productrice française de tech house, elle mixe de manière permanente au R2 à Marseille. Toujours dans l’univers électro, le 22 août, le DJ Apashe viendra jouer avec une formation symphonique. Le mois se terminera en beauté à Orange, avec, le samedi 29 août, Macklemore, artiste majeur de la scène rap internationale.

    Avec plus de 40 000 spectateurs attendus, le festival ouvre ses portes à 18h, ce vendredi.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Programme ambitieux pour l’auditorium Jean Moulin

    [C’est l’été] Programme ambitieux pour l’auditorium Jean Moulin

    La saison 2026-2027 de l’auditorium Jean-Moulin du Thor, salle de spectacles gérée par le Département de Vaucluse, s’annonce haute en couleur. Vingt-quatre représentations sont programmées sur l’année.

    Avec un « ADN renouvelé tout en restant ouverte au plus grand nombre, petits comme grands », résume Sophie Duffaut, directrice de l’établissement. Une volonté qui est illustrée dès le premier événement avec « Beethoven, la Symphonie du destin », avec l’Orchestre national Avignon-Provence, le dimanche 4 octobre à 16 heures. Les musiciens seront accompagnés de la street artist Maddam, basée à L’Isle-sur-la-Sorgue, qui va réaliser des œuvres tout au long de la représentation. « Un mélange des genres qui rentre dans cet ADN », rappelle la directrice.

    Pour rester dans la musique, la chanteuse Jeanne Cherhal est attendue le samedi 7 novembre à 20h30 pour interpréter les chansons de son dernier album, Jeanne. Ainsi que des comédies musicales, à l’image de Sibella et les super-héros pour les plus jeunes.

    Proximité avec Avignon et ses festivals oblige, plusieurs pièces de théâtre sont attendues. Dont notamment The Loop, le vendredi 27 novembre à 20h30, qui a remporté le Molière de la meilleure comédie en 2025. Comme le titre l’indique, c’est une boucle temporelle sous la forme d’un interrogatoire de police dans un commissariat américain. Ou encore Le Cercle des poètes disparus, pièce inspirée du film à succès, qui a remporté, de son côté, deux Molières en 2024. Plusieurs humoristes vont aussi arpenter les planches thoroises. Moguiz, Paul de Saint Sernin, Pablo Mira et l’inusable Muriel Robin vont ainsi venir faire rire et sourire les Vauclusiens au cours des prochains mois. Sans oublier la danse avec, entre autres, « Impressions » du Ballet Preljocaj, le mardi 26 janvier à 20h30, où le chorégraphe s’inspire de tableaux célèbres dans un programme en trois parties, dont la dernière est en cours de création, interprété par six danseurs.

    Scolaires et prix réduits

    S’ajoutent plus d’une vingtaine de spectacles réservés aux groupes scolaires, de la primaire au lycée. Avec « déjà 60% de remplissage pour l’année », se réjouit Sophie Duffaut. L’an dernier, 86 établissements ont été accueillis dans l’enceinte. Des expériences immersives, des rencontres dans les lycées et des bords de plateau sont aussi proposés « afin de créer des vocations », poursuit la directrice.

    L’auditorium conserve également sa politique d’accessibilité, avec des prix réduits pour les plus de 60 ans, les moins de 25 ans et les demandeurs d’emploi.

    Programme complet sur auditorium.vaucluse.fr/programmation.