Tag: programmation

  • Le Festival de l’été donne rendez-vous dans les quartiers Nord

    Le Festival de l’été donne rendez-vous dans les quartiers Nord

    « On veut montrer une autre vision des quartiers Nord. » C’est le mot d’ordre de cette troisième édition du Festival de l’été, qui débarque du 3 au 7 août, chaque soir, dans un quartier différent du 14e arrondissement de Marseille. Organisées par le centre social de Sainte-Marthe la Paternelle, un organisme qui dépend du Centre de culture ouvrière, ces cinq soirées rassemblent des concerts, de la danse, mais aussi de la magie et une kyrielle d’animations.

    « Si on parle souvent de sortir les personnes des quartiers, l’inverse est également vrai », explique Anna Canales, coordinatrice enfance et famille du centre social. Celle-ci revendique une volonté d’« inverser le flux et faire venir du monde dans le 14e arrondissement ».

    En effet, « ne pas se concentrer sur l’offre culturelle de Marseille à son centre-ville » est l’enjeu essentiel du festival. Imaginé par le directeur du centre social en 2024, qui était alors parti du constat « qu’on n’imaginait jamais un festival dans le 14e arrondissement », raconte sa collègue Anna Canales.

    Pour ce faire, le festival proposera « des animations de base », un programme qui reviendra en boucle sur les cinq jours, comme des stands de nourriture, des châteaux gonflables ou des jeux en bois. La programmation culturelle, quant à elle, sera exclusive chaque jour, pour permettre « aux spectateurs de pouvoir suivre les cinq jours ». C’est donc « naturellement qu’est née l’idée de combiner les arts afin d’avoir un choix varié ».

    Des animations variées

    Le festival débutera le 3 août à la Visitation, avec les Magiciens du Garlaban et ses deux artistes, Céline et Arthur Tivoli, qui se produisent depuis plus de 20 ans. À la Simiane, le 4 août, c’est la danse qui prendra le relais avec les Coquelicots Éphémères. Une pièce contemporaine qui invite le spectateur à créer une nouvelle perception de l’espace urbain, mêlant danse et architecture. Pour les trois derniers soirs, les organisateurs ont misé sur la musique. Mercredi, Santo Cuero est un collectif marseillais dédié aux musiques traditionnelles de la côte caraïbe colombienne qui aura sa place sur scène. Les éditions précédentes ont été couronnées de succès, avec des « retours très positifs » de la part du public, affirme l’organisatrice. « À la Paternelle, par exemple, ce n’était pas que des habitants du quartier », se rappelle-t-elle, nombre de « personnes extérieures sont venues pour le festival », note-t-elle. Avec un seul regret cependant « il y avait encore trop peu de personnes du centre-ville [qui] se déplacent jusque-là », précise Anna Canales, en lançant les invitations pour cette nouvelle édition.

  • [C’est l’été] Les bals de l’été à Hyères

    [C’est l’été] Les bals de l’été à Hyères

    Rendez-vous sur la place d’Arme pour un moment
    de détente et de partage.
    DJ, saxophoniste, chanteur… tout ce qu’il faut pour satisfaire les petits et les grands !

    À partir de 21h. Entrée libre.

  • [C’est l’été] À Banon, une programmation riche pour la librairie Le Bleuet

    [C’est l’été] À Banon, une programmation riche pour la librairie Le Bleuet

    Samedi, à 20h, l’acteur André Marcon y rendra hommage à l’auteur, metteur en scène et peintre Valère Novarina, disparu en janvier 2026. Mardi, à 17h, une sieste littéraire y sera proposée avec deux libraires qui liront un ouvrage de Maylis de Kerangal. Mercredi, à 19h, le vernissage de l’exposition de photographies « Le Trièves et Giono » et du diaporama « portraits inédits et insolites de Giono » aura lieu, en ouverture des Rencontres Giono 2026. L’exposition Monts et merveilles est par ailleurs toujours visible jusqu’à mardi, dans le cadre du festival « Trouver Refuges, montages et transitions ».

  • Vague de déprogrammations au Delta Festival

    Vague de déprogrammations au Delta Festival

    Acid Arab, Trinix, le DJ Mosimann… des dizaines d’artistes de la scène électronique et associations annulent leur venue au Delta Festival deux jours avant le début de l’événement. En cause, une enquête de Marsactu, publiée vendredi, dévoilant que le président et cofondateur du Delta Festival, Olivier Ledot, est accusé de violences sexuelles par des salariées, bénévoles ou stagiaires qui travaillent, ou qui ont travaillé pour le festival. Aucune plainte n’a cependant encore été enregistrée par le Parquet de Marseille.

    Le collectif marseillais de musique house Say Less a été le premier à se retirer du festival en annonçant leur déprogrammation dans une story Instagram : « Cette décision fait suite à des informations portées à notre connaissance, auxquelles nous ne pouvons pas nous associer. »

    De son côté, Olivier Ledot s’est retiré de la direction de l’événement. Présumé innocent, il nie les faits qui lui sont reprochés. « Je mesure la gravité de ces sujets et je respecte le droit de chacun à être entendu. Je conteste toutefois formellement avoir exercé une quelconque violence sexuelle, une contrainte ou adopté un comportement non consenti », s’est exprimé le président du festival, dans un droit de réponse publié par ICI Provence. Sur son compte Instagram, le festival déclare avoir lancé « une enquête interne indépendante ».

    Le Delta Festival a annoncé, dans un communiqué publié mardi après-midi, se maintenir. Avant la crise, 150 000 personnes étaient attendues pendant trois jours, avec six scènes et quelque 200 artistes invités.

  • La lutte sociale se joue aussi sur les planches

    La lutte sociale se joue aussi sur les planches

    Comme chaque année depuis 18 ans désormais, le théâtre de la Bourse du Travail d’Avignon a, pendant le Festival, sa propre programmation. Six pièces sont ainsi à voir cette année dans l’enceinte d’une cinquantaine de places jusqu’au 25 juillet.

    « Ce lieu résonne à nouveau d’un sentiment de partage, de solidarité, d’échange et d’ouverture aux autres », lance ainsi Fred Laurent, directeur du théâtre et ex-secrétaire général de la CGT Vaucluse.

    Les journées, hors relâche les 6, 13 et 20 juillet, démarrent dès 11 heures avec Ça commence comme ça de la compagnie La Théière. Un seul-en-scène d’une heure sous la forme « d’une traversée sinueuse et passionnée des trésors littéraires qui peuplent la bibliothèque intérieure de l’autrice-personnage », explique la CGT. Suit à 13 heures Îles de la compagnie Le Chahut des Murmures. Une pièce où l’on suit la jeune Léo dans un voyage sur les traces de sa grand-mère, étudiante à la Sorbonne et militante féministe en plein printemps 1968. Un spectacle « qui fait dialoguer luttes féministes, utopies collectives et transmission entre générations ». À 15 heures, Ulysse à Gaza du Bar de la Poste prend le relais. On y suit un prisonnier attrapé en pleine mer alors qu’il voulait forcer le blocus sur la bande de Gaza pour aller enseigner la littérature russe aux habitants. À 17 heures, le seul-en-scène Misérables de la compagnie Franche Connexion nous emmène au XIXe siècle et dans l’épopée de Jean Valjean, Javert, Fantine ou encore Cosette. Puis Giono, la nuit, la lumière innove avec, les jours pairs, une pièce sur les écrits sur la guerre du Manosquin, et les jours impairs, sur les paysages de ses œuvres. Et, pour conclure en musique, Rendez-vous avec Serge Reggiani à 21 heures. Tandis que les cheminots du syndicat tiennent aussi une salle au théâtre des Rotondes, en extra-muros.

    Les valeurs

    L’occasion pour Fred Laurent de rappeler que « les attaques vont bon train sur notre protection sociale » et que « le monde de la culture n’y échappe pas. » Et explique souhaiter « pérenniser cette démarche » afin de « relever les défis d’un monde qui a bien changé avec l’aggravation des inégalités sociales qui a conduit à péjorer l’épanouissement culturel de nombreux salariés. » Des menaces qui risquent de s’aggraver « avec la montée des extrêmes droites et l’arrivée probable du RN au pouvoir » regrette-t-il.

  • Scènes et Cinés embarque pour une nouvelle traversée artistique

    Scènes et Cinés embarque pour une nouvelle traversée artistique

    C’est une saison un peu particulière qui s’ouvre en septembre pour Scènes et Cinés. Non seulement la régie culturelle métropolitaine signe sa vingtième programmation, mais en plus elle le fait avec une nouvelle direction, qui réunit les aspects artistique et administratif depuis octobre 2025. L’ancien conseiller culture de Renaud Muselier (de 2020 à 2023) Thierry Pariente prend la place d’Anne Renault, directrice artistique historique, après une quinzaine d’années d’engagement. « Je suis arrivé à la tête de Scènes et Cinés il y a 9 mois, c’est le bon moment pour accoucher de la programmation », glisse-t-il en souriant.

    Pensée comme une traversée artistique et territoriale, la saison 26/27 déploie plus d’une centaine de propositions et 260 représentations dans ses six théâtres, sa salle de musiques actuelles et ses cinq cinémas répartis entre Cornillon-Confoux, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône.

    « Il y a plus de représentations que de spectacles pour deux raisons : il y a du jeune public et des représentations scolaires, mais surtout parce que la plupart des spectacles sont joués deux fois, explique Thierry Pariente. C’est un défi : il va falloir remplir les salles un peu plus que d’ordinaire. »

    Le directeur général y voit néanmoins plusieurs vertus : « La première c’est d’affirmer une présence artistique sur le territoire. Le jour où les équipes qui viennent jouer deux fois sont là, on a toute une palette d’éducation artistique et culturelle possible. Une deuxième vertu plus solidaire : celle de l’écologie du spectacle vivant (…) avec du démontage moins important, du temps calme pour les équipes et des tournées mieux constituées pour les artistes. La troisième vertu c’est de ne pas réserver la programmation aux abonnés. Il y a tout une nouvelle population qui n’a pas l’habitude de l’abonnement, qui ne va pas réserver six mois à l’avance un spectacle. (…) C’est cette idée d’ouvrir aux publics, (…) qu’il faut changer les comportements : le spectacle vivant comme le cinéma c’est quelque chose qu’on peut faire au dernier moment. »

    La saison sera jalonnée par les anniversaires. En plus des 20 ans de Scènes et Cinés, le Théâtre La Colonne, à Miramas, fêtera ses 40 ans avec la venue de l’orchestre national d’Avignon et Maddam, pour une soirée entre musique classique et live painting le 3 octobre.

    Les grands rendez-vous

    L’Espace Robert Hossein, à Grans, fêtera quant à lui ses 20 ans le 13 décembre avec la création du joyeux trio composé d’Emma la clown, Madame Raymonde et de la pianiste Nathalie Miravette. Pour ses 30 ans, l’association Coline sera mise à l’honneur dans un spectacle à l’Usine le 19 septembre qui mettra à l’honneur ses danseurs, danseuses et chorégraphes.

    Au-delà des représentations, Scènes et Cinés accueillera de grands rendez-vous, comme les États généraux de la parole fondés par le Centre des Arts de la Parole. Conférences, dialogues et lectures en partenariat avec Actes Sud investiront l’étang de Berre autour des enjeux de la parole et du lien collectif.

    Avec « Côté mer, côté fleuve », un événement en partenariat avec le centre national des arts de la rue Citron jaune, le public pourra profiter d’une journée gratuite de spectacles en plein air à Port-Saint-Louis-du-Rhône le 17 octobre.

    Le 28 novembre, le Panorama des cinémas du Maghreb mettra à l’honneur les cinémas d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, entre projections, rencontres, avant-premières, et une soirée d’ouverture qui mêle spectacle vivant et film.

    Notons également que la romancière Saint-Chamasséenne Sigolène Vinson s’est associée à Scènes et Cinés pour accompagner la réouverture prochaine du Théâtre de l’Olivier (prévue en 2028) au travers du récit d’un voyage imaginaire inspiré des titres, thèmes ou noms propres de la saison prochaine, qui sera publié sous forme de feuilleton.

  • La grande braderie prend place dimanche à Aubagne

    La grande braderie prend place dimanche à Aubagne

    Pour la première édition de la grande braderie d’Aubagne, les habitants sont au rendez-vous. « 92 exposants, qui sont des particuliers, ont répondu à l’appel. Une trentaine de commerçants ont aussi joué le jeu et une vingtaine d’associations seront présentes pour organiser les animations », affirme Gaëlle Rodeville, adjointe au maire (DVG) d’Aubagne en charge notamment de la redynamisation du centre-ville et de l’événementiel.

    Malgré la canicule, la ville indique maintenir ce rendez-vous. Dimanche 28 juin, les rues d’Aubagne se transformeront en espace commerçant à ciel ouvert. Les habitants pourront faire de bonnes affaires en profitant d’animations. Initialement prévue de 8h à 18h, la municipalité précise que les horaires de la braderie pourraient être ajustés si les fortes chaleurs persistent. Une annonce sera faite vendredi matin à ce propos. En cas d’alerte rouge canicule, la question de son maintien se reposera.

    Vers une redynamisation

    La braderie prévoit de s’étendre sur tout le centre-ville, répartie en quatre lieux proposant chacun une programmation spécifique. « Tout est fait pour qu’on ait du plaisir à être ensemble avec un panel d’activités qui permettent d’être bien à Aubagne et en centre-ville », ajoute l’adjointe. Parmi les animations prévues, il y aura notamment de la danse latine, du chant, des activités pour les enfants mais aussi des expositions de véhicules et des jeux de société.

    Ce moment de convivialité est aussi vu comme un levier d’attractivité par la municipalité. La braderie devrait permettre de prendre la mesure pour aller vers une redynamisation du centre-ville d’Aubagne, déserté par ses habitants, d’après Gaëlle Rodeville. L’objectif est donc de permettre aux Aubagnais et aux Aubagnaises de redécouvrir les commerces de proximité pour renforcer la fréquentation du centre. Si le succès est au rendez-vous, cette grande braderie pourrait s’inscrire durablement dans le calendrier des animations de la Ville.

    Grande Braderie d’Aubagne, dimanche 28 juin. Plus d’information sur site : https://www.aubagne.fr/

  • La famille Fadas s’agrandit pour six jours de fête à Tholon

    La famille Fadas s’agrandit pour six jours de fête à Tholon

    « Les Fadas, c’est un anti-festival », selon l’adjoint (PCF) à la culture, Florian Salazar-Martin. Et ce n’est pas pour dénigrer l’événement, qui s’agrandit encore cette année et va accueillir plusieurs nouveautés présentées lors d’une conférence de presse, lundi matin, à l’ombre de la Cour de l’île.

    Cette huitième édition s’élargit dans l’espace et dans le temps. Pas d’histoire de science-fiction ici, mais bel et bien un village des Fadas implanté pendant six jours, du mardi 7 au dimanche 12 juillet, sur une base nautique de Tholon complètement dédiée à l’événement. Cet anti-festival s’étendra du Tétrodon jusqu’au parking le long du boulevard Touret-de-Vallier, qui ne sera plus disponible pour son véhicule, mais pour un invité un peu spécial.

    Car, à l’honneur de cette édition 2026 figure le centre culturel embarqué de la Flotille pour Gaza, hébergé sur le voilier Hétérotope armé par le journaliste et militant Emilien Urbach. « Toute l’année, nous sommes citoyens du monde. L’Hétérotope est chargé de la mémoire des flottilles », détaille Florian Salazar-Martin, qui parle des Fadas comme avant tout d’un « espace de parole et d’échange » loin de « la surenchère » programmatique.

    « Un échange culturel loin de la culture bourgeoise »

    Car l’idée, pour l’élu, est avant tout de « transmettre le virus fada », celui qui veut qu’« on puisse passer sa journée à se prélasser sans que personne ne dise rien », celui « de l’échange culturel et pas que de la culture bourgeoise et ses grands hommes : plus il y a de diversité, mieux c’est ! », insiste l’adjoint.

    Cette idée trouve son écho dès le mardi 7 juillet, avec la compagnie des Josianes, qui propose un spectacle de danse et de cirque autour de la notion de résistance féministe. Le même jour, la chanteuse et multi-instrumentiste féministe et antiraciste Bia Ferreira sera en concert, suivie de la marseillaise Carlala, qui proposera un DJ-set entre reggaeton, flamenco, brasilian funk ou encore DnB. L’ensemble de la programmation est à retrouver sur le site internet Martigues Bouge.

    Le village des Fadas a aussi pour ambition d’être « une éco-manifestation », selon Florian Salazar-Martin, avec notamment l’utilisation de la « dînette en plastique » lavable inaugurée l’année dernière. « On a lavé 7 500 couverts l’année dernière, avec seulement 50 litres d’eau et sept objets cassés. L’enjeu est de tendre vers le zéro-déchets », indique l’adjoint.

    Autre nouveauté, le déploiement du dispositif Safer, dédié à la prévention et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. En clair, le public aura à sa disposition un stand de prévention, une application d’alerte et des équipes de maraude.

    Être fadas, faire la fête, oui. En respectant tout le monde, c’est encore mieux.

  • Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    À peine les derniers échos de la Feria dissipés, les arènes changent de peau. La piste antique devient scène géante, les gradins se préparent à vibrer, tandis que le Festival de Nîmes a ouvert, jeudi 11 juin, une édition 2026 annoncée comme l’une des plus denses de son histoire. Jusqu’au 26 juillet, 31 soirées feront défiler artistes internationaux, grandes voix populaires, rockers cultes, orchestres, humour et ballet sous les pierres romaines.

    Le coup d’envoi a été donné par Theodora, figure montante d’une scène française qui mêle rap, pop, afro et électronique. Dès le vendredi 12 juin, Vanessa Paradis partagera l’affiche avec Gaëtan Roussel, avant une première séquence très francophone, marquée notamment par Feu ! Chatterton et Benjamin Biolay. Entre les deux, le 13 juin, les arènes accueilleront aussi Clair Obscur : Expedition 33 – A Painted Symphony, phénomène venu du jeu vidéo, porté sur scène par le compositeur Lorien Testard, la chanteuse Alice Duport-Percier et l’Orchestre Curieux. Une parenthèse symphonique et visuelle pour le titre montpelliérain devenu événement culturel au-delà des manettes, et soulignant l’éclectisme de l’événement.

    Un été à guichets serrés

    Le festival confirme son pouvoir d’attraction. Plusieurs soirées affichent déjà complet, dont The Cure, attendu trois soirs de suite, mais aussi Sting, Katy Perry, Julien Doré, Jamiroquai ou encore Joe Hisaichi accompagné de l’orchestre national d’Avignon-Provence pour jouer des musiques des films du Studio Ghibli et de Miyazaki. D’autres rendez-vous restent accessibles, permettant encore de trouver sa place dans cette grande traversée musicale.

    La programmation balaye large : Sabaton pour le metal, Lenny Kravitz et Nick Cave & The Bad Seeds pour la classe rock, Pixies pour la mémoire indie, Lorde pour une pop féminine et radicale, Charlotte Cardin et Sébastien Tellier pour les élégances électro-pop. Plus rare dans les arènes, le Béjart Ballet Lausanne viendra offrir un temps suspendu autour des grandes chorégraphies de Maurice Béjart. Et, surprise ajoutée à l’affiche, l’humoriste Paul Mirabel investira lui aussi l’amphithéâtre le 12 juillet.

    Avec ses 11 000 places les soirs de concert, le Festival de Nîmes reste une machine culturelle impressionnante. Une vitrine populaire, parfois vertigineuse, où l’été gardois se joue à ciel ouvert.

  • Châteauvallon va tourner une page pour sa saison 2026-2027

    Châteauvallon va tourner une page pour sa saison 2026-2027

    Un parfum inhabituel flottait sur Châteauvallon lundi soir, lors de l’annonce du programme de la saison culturelle 2026-2027. Celui de la fin d’un règne qui lui a permis d’obtenir le titre de scène nationale en 2015 et de devenir la deuxième plus importante du pays. Cela, quatre ans après la création du théâtre Liberté, dans le centre de Toulon, un pourvoyeur de culture dont la 12e ville de France avait cruellement besoin.

    Dans le décor gréco-gallo-romain de l’emblématique amphithéâtre extérieur, Charles Berling, directeur de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, a ainsi procédé à sa dernière ouverture de saison culturelle, devant une foule digne de ses plus belles soirées, venue saluer celui qui rendra les clés de ce haut lieu de la culture française en août, après 16 années de bons et loyaux services.

    « C’est une décision mûrement réfléchie, difficile, mais profondément sereine », assure le principal intéressé, dont on ne connaît pas encore le successeur, mais qui reviendra sur ses terres le 7 octobre, pour jouer et mettre en scène Lost and Found, une pièce du dramaturge suédois Lars Norén. « Difficile car ces 16 années ont constitué une des aventures les plus passionnantes de ma vie. Sereine car l’institution doit se renouveler et se transmettre aux générations qui viennent. » Cet infatigable perfectionniste s’en va avec le sentiment du devoir accompli : « En fondant le Liberté en 2010, avec mon frère Philippe, nous avions une ambition simple : faire une maison en centre-ville, populaire, artistiquement exigeante, mais ouverte à tous. Aujourd’hui, en regardant derrière, je vois des milliers de spectateurs, des centaines d’artistes. Je vois des salles pleines de vie, des moments de partage. Je vois surtout une aventure collective. Rien n’aurait été possible sans les équipes qui m’ont accompagné. »

    « La culture est une nécessité démocratique »

    Mais plus que les concrétisations matérielles, Charles Berling retiendra l’engagement, dans la droite lignée de l’esprit historique des lieux : « Ce dont je suis le plus fier, c’est ce que nous avons défendu. Dans une époque souvent traversée par les peurs, les replis, nous avons essayé de faire vivre ici les valeurs qui font notre République. Nous avons défendu la diversité des points de vue, nous avons défendu et voulu le dialogue, la création, l’idée que la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité démocratique. Je crois profondément que cette mission demeure plus essentielle que jamais. »

    Un postulat que Châteauvallon-Liberté continuera d’affirmer cette saison. Tout d’abord grâce à la reconduction du programme « Quartiers en Liberté », lancé il y a trois ans en partenariat avec la Ville de Toulon pour « apporter la culture dans la métropole et montrer que ce n’est pas un truc élitiste et barbant », appuie Charles Berling. Après Sainte-Musse et le Pont du Las, c’est la Beaucaire qui bénéficiera d’un projet participatif porté par la compagnie Gratte Ciel, intitulé « Tawa en Liberté ». Deux ateliers auront lieu les 29 septembre et 2 octobre, pour une restitution le 4.

    Ensuite, par la poursuite de son soutien à l’Opéra de Toulon, en travaux jusqu’à fin 2027. Une manière, par la même occasion, de décloisonner cet art, avec l’accueil de plusieurs représentations, dont Madame Butterfly de Puccini, les 26, 28 et 30 juin, en inauguration du Festival d’Été, et Don Giovanni de Mozart en juin 2027.

    Enfin, à travers ses « thémas » et festivals comme toujours éclectiques, mais surtout engagées et pédagogiques. La théma « Le Pouvoir ? », d’octobre à décembre, interrogera sur cette notion et son exercice. Avec au programme, entre autres, la saga Huit Rois, de Léo Cohen Paperman, qui met en scène avec humour et différentes formes théâtrales les présidents de la Ve République. La pièce Magistral.e.s d’Alexandra Cismondi offrira quant à elle une grande fresque judiciaire participative invitant à imaginer la dialectique homme-femme de demain, à travers un procès fictif dont les spectateurs seront les jurés. Citons également le festival In&Out, du 24 novembre au 4 décembre, qui incarnera, comme chaque année, un espace de réflexion des luttes féministes, antiracistes et LGBTQIA+.

    Programmation complète sur chateauvallon-liberté.fr