Tag: Pro D2

  • Provence Rugby : 2001, changement de nom et professionnalisation

    Provence Rugby : 2001, changement de nom et professionnalisation

    Il y a eu plusieurs promotions, un premier titre de champion de France et, à l’aube du XXIe siècle, le club poursuit sa structuration avec quelques nouveautés. En ayant dans le viseur la montée en Pro D2, l’Aix Rugby Club devient Pays d’Aix Rugby Club en 2001. Attaché à l’identité des clubs en général, Jean-Luc Chovelon, ancien joueur et auteur d’un livre sur l’histoire du rugby aixois, comprend tout de même ces changements de noms. « Les changements successifs de nom de club, c’est un peu délicat. C’est une part d’identité qui est un peu gommée. D’Aix Rugby Club à Pays d’Aix Rugby Club, on comprend très bien, et ce n’est pas la première fois que ça se passe, que c’est pour des raisons de soutien institutionnel. Lucien Simon, qui était président à cette époque, et qui a été joueur pendant le titre de l’année 1986, a changé le nom pour avoir le soutien de la Région. »

    Comble du destin, la même année, l’ARC va jusqu’en finale de Fédérale 2, qui se déroule à Colomiers, là où vendredi dernier, Provence Rugby a remporté sa demi-finale de Pro D2. Deux années plus tard, le professionnalisme débarque enfin dans les Bouches-du-Rhône. 2e de sa poule derrière Nîmes, Pays d’Aix entre directement en huitièmes de finale de Fédérale 1. Après des victoires contre Oloron, Nîmes et Tours, le club joue pour un nouveau titre, face au Stade Bordelais. Grâce à six pénalités et un drop, les Aixois l’emportent 21-12 et empochent le bouclier.

    Dans le livre de Jean-Luc Chovelon, le président Lucien Simon raconte qu’il a appelé la maire Maryse Joissains pour lui dire que Toulon et Béziers allaient venir à Aix la saison prochaine. À quoi elle a répondu : « Mais quelles équipes ? Celles qui ont été championnes de France ? » Ce coup de téléphone est la première pierre menant au lifting du stade Maurice-David, qui sera entièrement rénové au milieu des années 2000. Le Parc obtiendra une enceinte digne de ce niveau, mais aura le plus grand mal à se stabiliser en Pro D2, avec plusieurs montées et descentes jusqu’à la décennie 2010.

  • 1986, premier titre national de l’histoire pour les rugbymen aixois

    1986, premier titre national de l’histoire pour les rugbymen aixois

    La progression de l’Aix Rugby Club dans la hiérarchie française a finalement été linéaire. Après une décennie au niveau régional, l’équipe découvre le troisième échelon et les championnats nationaux, en 1979. Sept ans plus tard, les planètes s’alignent et les Aixois remportent la division. Ancien joueur, Jean-Luc Chovelon a participé à cette épopée, mais était suspendu pour la finale à cause de mots doux envoyés au corps arbitral. Il détaille pourquoi la mayonnaise a bien pris : « C’était assez extraordinaire parce qu’on était un petit peu tous des joueurs issus de milieux différents. Personne n’était là pour le rugby à proprement parler, mais ce mélange a fait qu’on s’est trouvé une équipe sympa. Et surtout, un entraîneur qui est arrivé là, André Dupouy, qui était un entraîneur très important dans l’histoire du club. »

    Arrivé des Landes, le coach découvre la manière de pratiquer le rugby des Méditerranéens. « J’avais du mal à comprendre comment ça fonctionnait. Par exemple, on attisait la haine des clubs varois, mais je ne savais pas pourquoi. Les joueurs étaient capables du meilleur, mais aussi de baisser les bras sans que j’en perçoive la raison. J’étais entouré de mystères », raconte-t-il.

    Six victoires pour conclure la saison du titre

    Les dirigeants du club aixois ont annoncé vouloir jouer le maintien avant cette saison clé. La montée en deuxième division et le titre n’étaient pas du tout ancrés dans les têtes. En se hissant en phases finales, il n’y avait plus que deux rencontres à gagner pour être promu. Saint-Marcellin et Lons-le-Saunier sont battus, puis viendra le tour de Mimizan, Bizanos et Châteauroux. Lors de la grande finale, le duel face à Arudy sera XXL. Finalement, le sud-est triomphe avec une victoire 18-9 dans les dernières minutes. L’entente entre les joueurs n’était pas forcément exceptionnelle, mais l’équipe est arrivée pleine d’énergie au moment voulu. André Dupouy expliquait que, « avant ce titre, l’équipe a vécu une intersaison déplorable, plusieurs joueurs étant partis sous d’autres cieux. Dix jours avant les phases finales, je fais faire un test VMA et les joueurs avaient explosé leur record. On était en forme ».

    Après ce moment majeur de l’histoire du club, ce dernier va se stabiliser à ce niveau avant de viser progressivement le professionnalisme.

  • Histoire et anecdotes sur la création de Provence Rugby

    Histoire et anecdotes sur la création de Provence Rugby

    Cinquante-six ans de vie et peut-être une première dans l’élite du rugby français. À travers toutes ces saisons, le club aixois a progressé dans la hiérarchie nationale jusqu’à s’établir depuis quelques années en deuxième division. Mais tout a commencé lors de l’été 1970. « Il y avait un club de rugby sur Aix, qui était l’AUC Rugby, donc une section du club omnisports universitaire d’Aix-en-Provence. Cette section rugby avait été assez florissante, puisqu’elle avait des équipes à tous les niveaux, c’était un club assez important. Il y a un ensemble de dirigeants qui en ont eu un peu marre de cette direction de l’AUC. Ils ne se reconnaissaient pas trop dans cette direction universitaire et ils ont décidé de débaptiser le club et de fonder l’Aix Rugby Club », explique Jean-Luc Chovelon, ancien journaliste de La Marseillaise et auteur d’un livre historique sur Provence Rugby.

    Un nom aujourd’hui bien connu a lancé cette nouvelle aventure : Maurice David. Avocat aixois et amateur de rugby, il va être l’un des instigateurs de ce projet. « C’est effectivement la figure tutélaire de la création de ce club », appuie Jean-Luc Chovelon. Il en a été le premier président, jusqu’en 1973, alors que le club évoluait dans les championnats régionaux.

    Pour chaque nouvelle équipe, il faut forcément des couleurs. Il a fallu trouver un terrain d’entente et se réunir autour d’une seule nuance. Le choix a été vite fait. « Ils avaient tous des maillots à dominance jaune et noir, qui étaient les couleurs de l’AUC. Ils ont tout teint en noir, c’était la seule couleur qui leur permettait de pouvoir uniformiser tous ces maillots. » La couleur noire est restée jusqu’à aujourd’hui. Dès la fin des années 1970, l’ARC découvre les compétitions nationales et ne fait que progresser…

  • Les rugbymen aixois ont rendez-vous avec leur histoire face au RC Vannes

    Les rugbymen aixois ont rendez-vous avec leur histoire face au RC Vannes

    Le rêve est désormais à portée de main. Grâce à leur succès vendredi à Colomiers, en demi-finale du championnat de Pro D2, les rugbymen aixois n’ont plus qu’une seule rencontre à remporter afin d’obtenir leur billet pour le Top 14. Mais si la voie vers la montée semble courte, le plus dur reste à faire : battre Vannes, leader incontesté tout au long de la saison, sur la pelouse emblématique du Stade Toulousain. « Je suis donc content de la victoire, content pour le club -car c’est la première finale de son histoire-, content pour les joueurs aussi, parce que c’est la septième victoire d’affilée. Mais il ne faut surtout pas s’emballer : ce n’est qu’une demi-finale, il reste un match. Et c’est un match à gagner », a précisé Philippe Saint-André, le manager de la formation aixoise. Pour le futur déplacement au stade Ernest-Wallon, Provence Rugby ne pourra pas compter sur l’ailier Adrien Lapègue, exclu pour un deuxième carton jaune contre Colomiers.

    Solutions au poste de 3/4

    « C’est quelqu’un d’important dans l’équipe qui a gagné sa place de titulaire en fin de saison. Mais je me souviens aussi que nous étions allés gagner à Valence-Romans sans lui. J’ai beaucoup fait tourner toute la saison. Donc oui, nous avons des solutions, pas de rechange, mais d’autres solutions au poste de trois-quarts », a indiqué l’ancien sélectionneur du XV de France, qui disputera la huitième finale de sa carrière. Mais ce sera avant tout la grande première pour le club aixois au bout de la troisième tentative.

  • Les trois-quarts au centre de la réussite aixoise

    Les trois-quarts au centre de la réussite aixoise

    Ils se nomment Adrien Lapègue, Manuel Vareiro, Léo Drouet, Setareki Bituniyata et Mathias Colombet. Tous ont récemment enchaîné les titularisations sur les lignes arrières, qui plus est avec brio. Ce quintette mêlant puissance, vitesse et agilité s’est avéré être un grand fournisseur d’essais pour Provence Rugby, ce printemps. Pas plus tard que samedi dernier, face à Brive, l’incertitude et la justesse de leurs mouvements ont piégé les Corréziens. Peu de pertes de balles, de nombreuses passes après contact et plusieurs ballons posés en terre promise. Ce vendredi soir, seul Mathias Colombet sera absent, touché au genou contre le CAB.

    « C’était bien la semaine dernière, mais ce que j’attends, c’est que ce soit encore mieux vendredi. Je le vois plus dans une dynamique collective. Il faut qu’on puisse défendre très longtemps, sur des longues séquences. Il faut qu’on puisse défendre longtemps en restant un bloc et en étant discipliné, car ils vont beaucoup plus jouer sur les extérieurs », détaillait Saint-André, jeudi, en conférence de presse.

    Des repositionnements décisifs

    Pierre Lucas, centre de son état, évoquait également la polyvalence de chacun. Entre 11 et 15, chaque joueur s’est au minimum testé sur les différents postes. « On travaille bien, quand bien même il y a des permutations entre les joueurs, aux entraînements, tout le monde passe à tous les postes, on joue, on s’entraîne… Donc on a tous des repères, et c’est, je pense, une force. »

    Deux changements ont aussi permis à Provence Rugby de franchir un cap. Le premier est le replacement de l’ailier Setareki Bituniyata au centre. Le surpuissant fidjien a apporté une densité nouvelle et une nouvelle possibilité de briser les lignes défensives adverses. Ensuite, Caleb Muntz a délaissé son rôle de buteur pour le laisser à Manuel Vareiro. L’arrière portugais s’est montré très juste dans cet exercice, ce qui a indirectement libéré son homologue du Pacifique. Muntz a su développer un jeu direct, à l’image de ce qu’il réalisait en Super Rugby.

    À Colomiers, les ballons vont être nombreux pour les arrières, à eux d’être pragmatique dans la zone de marque.

  • Provence Rugby face à son destin

    Provence Rugby face à son destin

    Nous y sommes. Le travail harassant effectué tout au long de la saison régulière doit se concrétiser au moment où cela compte le plus. C’est-à-dire maintenant. Provence Rugby est en déplacement, ce vendredi soir (21h), sur la pelouse de Colomiers. À la clé, si jamais les Aixois s’imposent, une place en finale de Pro D2 pour la première fois de leur histoire. Les hommes de Philippe Saint-André se sont préparés au mieux pour ce rendez-vous, seulement 6 jours après leur succès en barrages, contre Brive (39-21).

    La mêlée, clé de la partie ?

    Le manager général a appuyé sur la récupération avant ce choc. « On a axé sur une journée supplémentaire de récupération. Ce qui est important pour nous, c’est d’avoir l’énergie qu’il faut pour demain soir [ce soir]. On a beaucoup fait tourner nos joueurs pour qu’on soit en forme sur cette fin de saison. On vient de gagner six matchs d’affilée, il faut encore en gagner deux. » Les joueurs n’ont pas spécialement évoqué la portée historique de cette rencontre. Bien sûr, en cas de victoire, ils entreraient tous dans le grand livre d’or du club avec cette finale. Mais leurs pensées se tournent essentiellement sur ce qu’ils ont à réaliser pour l’emporter. « Honnêtement, on n’y pense pas. Personne n’en parle dans le vestiaire, on n’en parle pas entre nous, parce que chaque saison est différente. Évidemment, quand on se pose la question, on se dit que ça peut être exceptionnel, ça peut être incroyable pour le club, pour la ville, mais en soi, c’est chaque chose en son temps », détaille Pierre Lucas, sur le point de terminer sa première saison à Provence Rugby.

    Ce vendredi soir, à Colomiers, il ne faut pas s’attendre à voir autre chose qu’un match équilibré, serré. Deux équipes habiles, appréciant jouer à la main, avec des phases longues. Le plus créatif et le plus efficace sera-t-il le gagnant ? Sans doute. « Après, c’est une équipe qui est quand même beaucoup pénalisée aussi. Ils sont énormément pénalisés en mêlée. Nous, c’est l’un de nos points forts. Déjà, je pense qu’ils vont vouloir attaquer pied au plancher. Il va falloir faire un début de match bien meilleur que ce qu’on avait fait, ici, à domicile. Je ne vais pas vous le dire, mais on a une stratégie, on a un plan. Les joueurs sont déterminés », appuie Philippe Saint-André.

    Même loin de leurs bases, les Provençaux ont l’opportunité de frapper un grand coup. L’exploit est à leur portée, 80 minutes décideront de leur sort.

    Demi-finale de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (21h)

    Arbitre : Pierre Bru

    Colomiers : Giral – Pinto, Dulon, Nuu, De Bivar – Delpy, Danglot – Timu, Bazin, Plataret – Adelaide, Granouillet – Simutoga, Dimcheff, Etchebehere

    Provence : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

  • Provence Rugby a un rendez-vous historique à Colomiers

    Provence Rugby a un rendez-vous historique à Colomiers

    L’entame du barrage opposant Provence rugby à Brive, samedi, a rappelé ceux de l’UBB et Montpellier.

    Comme les Girondins et les Héraultais, les Aixois ont rapidement concédé le premier essai du match. Et, comme dans les finales de la Coupe des Champions et du Challenge européen, les mouches ont rapidement changé d’âne. Et comme les deux clubs français du Top 14, les hommes de Philippe Saint-André n’ont pas tremblé et ont culbuté un adversaire dépassé par les événements.

    Néanmoins, la copie provençale a été loin d’être sans faute. « Je ne suis pas très heureux de la performance et je ne peux pas accepter que nous soyons aussi indisciplinés » a soupiré le manager de Provence rugby. Il n’a pas du tout apprécié les quatre cartons jaunes, qui heureusement n’ont pas eu d’incidence. Ni la manière dont son équipe est entrée dans le match.

    « Nous avons fait le contraire de ce que nous avons préparé tout au long de la semaine. Heureusement, nous avons su marquer les essais ! » Venus trois fois dans la zone de vérité briviste, ses aixois ont terminé trois fois en terre promise. Une quatrième fois même, si l’on prend en compte le premier essai refusé à Adrien Lapègue, pour une faute initiale de Setareki Bituniyata.

    Retrouver la discipline

    « Si nous voulons aller plus loin, il est impératif de retrouver la discipline qui nous a manqué contre Brive », prévient Philippe Saint-André. Il revient sur « les pénalités gratuites et placages sans ballons. Des erreurs à ne pas faire en phase finale ». Heureusement pour ses protégés, les Corréziens ont manqué de suite dans les idées pour exploiter les trop nombreux ballons que les Aixois leur ont rendus.

    « Il y a eu trop de pénaltouches. Il faut savoir prendre les points, même si je reconnais que c’est tentant pour mes joueurs de privilégier le jeu », a regretté Pierre-Henry Broncan. L’entraîneur de Brive est donc, comme Philippe Saint-André, resté sur sa faim. Car il sentait que ce barrage pouvait sourire à son équipe, revenue des morts après un début de saison cauchemardesque.

    Mais c’est Provence rugby qui va donc poursuivre l’aventure. Avec une troisième demi-finale consécutive d’accession au Top 14. Surfant sur la dynamique de ses derniers matches de la phase régulière, où ils ont battu Vannes, le leader, et Valence-Romans, l’autre barragiste malheureux, le club va se préparer avec sérieux pour retrouver Colomiers.

    « Pour l’équipe, le club et les supporters, cette troisième demi-finale consécutive est la preuve que Provence rugby grandit », estime Philippe Saint-André. Il lui reste maintenant à briser le plafond de verre des échecs précédents. Par deux fois, les Aixois ont échoué face à Grenoble. Pour la troisième chance, c’est à Colomiers que va se jouer l’avenir des Provençaux.

    « Nous allons retrouver une grosse équipe, bien structurées. Ce sera dur, mais, sur un match, tout est possible », commente Adrien Lapègue. Le héros du barrage, avec deux essais qui lui ont permis d’atteindre la barre des 50 réalisations sous le maillot noir, a déjà la tête du côté de la Haute-Garonne. « Il ne faut surtout pas nous enflammer », souligne celui qui a connu le double échec face à Grenoble. Selon lui, « c’est l’équipe qui gérera le mieux la pression qui passera. Et peut-être que les Columérins, qui seront chez eux, en auront un peu plus que nous, car ils auront plus à perdre que nous ».

    Clin d’œil du destin, la demi-finale aixoise se jouera à quelques kilomètres du stade Ernest Wallon. Le fief du Stade Toulousain sera le cadre de la finale de Pro D2. Les Provençaux humeront en avant-première le parfum. À eux de mettre les ingrédients pour qu’il y ait du concret derrière.

    Rendez-vous vendredi à 21 heures pour cela, sur la pelouse du Sélery où Provence rugby a rendez-vous avec l’histoire.

  • Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Sous le regard de Fabien Galthié, Provence Rugby a confirmé sa fin de saison dynamique. Le manager de l’équipe de France était venu soutenir son fils, Mathis, le demi de mêlée de Brive. Il a finalement assisté à une démonstration de force des joueurs de Philippe Saint- André.

    Si les Aixois ont concédé le premier essai de la rencontre, alors qu’ils n’étaient que treize sur le pré suite à deux cartons jaunes, ils ont rapidement repris le contrôle grâce à un coup d’accélérateur ponctué d’un essai de Caleb Muntz. Par la suite, il n’y aura plus qu’une équipe à pratiquer un rugby cohérent. Les Aixois récitaient leurs gammes, face à des Corréziens sans inspiration et parant souvent au plus pressé.

    Avec Adrien Lapègue en jambes, Provence Rugby se dirigeait vers une qualification sans trop forcer. L’ailier était privé d’un premier essai en tout début de rencontre. Avant de s’offrir un doublé qui lui permettait d’atteindre la barre des cinquante réalisations sous les couleurs aixoises, et de placer les Provençaux sur la voie royale. Cela malgré un sursaut d’orgueil briviste et deux nouveaux cartons jaunes dans les dernières minutes.

    Cette voie qui passera par Colomiers, vendredi 29 mai, où Provence Rugby jouera sa demi-finale du championnat de Pro D2 chez le deuxième de la phase régulière.

    Provence rugby – Brive 39 – 21 (21 – 7)

    Barrage de Pro D2

    Stade Maurice David

    8 300 spectateurs

    Arbitre : A. Marbot.

    PROVENCE : 5 essais Muntz (19), Latterrade (23), Lapègue (34, 45), Drouet (59), 4 transformations (19, 23, 34, 58) et 2 pénalités (76, 80) Vareiro.

    Avertissements : Bituniyata (6), Tuisue (16), Yemsi (58), Harrison (72).

    BRIVE : 3 essais Tuivaka (17), Gué (68), Fraissenon (74), 3 transformations Shillcock.

    Avertissement : Fraissenon (58).

  • Les Aixois à l’assaut des phases finales de Pro D2

    Les Aixois à l’assaut des phases finales de Pro D2

    Les Américains diraient : « Ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion. » Club centenaire, le CA Brive est un géant du rugby français. Vainqueurs de la Coupe d’Europe 1997, les Corréziens ont derrière eux une riche histoire, avec bien des succès. Une entité emblématique s’apprête à débarquer, ce samedi (18h30), au stade Maurice-David. Si Provence Rugby est bel et bien favori de ce quart de finale de Pro D2, Brive est loin d’être un simple outsider. « C’est le plus gros budget du championnat », rappelait à plusieurs reprises Philippe Saint-André, lors de la conférence de presse, ce jeudi.

    Le format des phases finales amène également une grosse incertitude. La victoire ou les vacances, le choix est binaire. Le manager provençal sait pertinemment qu’il faut se méfier de cet adversaire, 6e après les 30 matches de saison régulière. 6e, c’était la position de Montauban l’an passé, avant d’être finalement promu en Top 14. « Je ne vais pas vous dire comment on va jouer Brive, parce que je pense qu’ils vont lire la conférence de presse. Après, on a su les gagner, ici, à domicile, alors qu’ils avaient la grosse équipe. Ils sont durs dans le un contre un. Ils ont un plus gros budget, donc ils ont un effectif pléthorique avec de très grands joueurs. On s’attend à un match dur, âpre et avec beaucoup d’intensité. »

    Le staff aixois n’a pas voulu chambouler sa préparation avant ce match couperet, mais le travail s’est avéré encore plus minutieux, cette semaine. « Pour être honnête, dans mon management, le rituel, je le change pour les finales. La seule chose, c’est que c’est la première fois qu’on va jouer un samedi. Le lundi, on a axé la journée sur la récupération et on a travaillé au niveau de la vidéo. Parce que dans ces matches-là, le travail individuel, pour être le plus précis possible, pour connaître son vis-à-vis, pour connaître les lancements brivistes, est primordial », détaillait Philippe Saint-André, ravi d’avoir récupéré ses leaders pour une rencontre si importante.

    Fortes chaleurs attendues

    Toutes les jauges sont boostées au maximum dans le camp provençal. Le CAB va se déplacer dans une chaude ambiance, au sens propre comme au figuré. Un brasier de 8 500 personnes attend les Corréziens, avec près de 30 degrés annoncés au thermomètre. Surtout que la pelouse synthétique de Maurice-David va inévitablement faire stagner cette chaleur. Les corps seront mis à rude épreuve : « On est peut-être un peu plus habitués à la chaleur qu’eux. C’est sûr qu’il faut qu’on fasse un travail individuel, pour bien récupérer, boire beaucoup pour être les plus performants possible samedi », décrivait Andres Zafra.

    Quarts de finale de Pro D2

    Stade Maurice-David (18h30)

    Arbitre : Adrien Marbot

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

    BRIVE : Olding – Lefranc, Krone, Shvelidze, Tuivuaka – Shillcock, Galthié – Venter, Lawes, Marais – Ricard, Coletta – Affane, Da Silva, Chauvac

  • Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Gâcher la fête d’anniversaire de Valence-Romans, tel était l’objectif de Provence Rugby, ce vendredi soir. La mission est accomplie pour les joueurs de Philippe Saint-André avec un match plein pour cette dernière journée de championnat. Pour ses 10 ans, le VRDR s’est fait croquer tout cru par des Provençaux affamés et plein d’énergie. 34-21 est le score final, mais le top 2 n’est pas validé. Pour cela, Colomiers devait s’incliner à Grenoble mais les Isérois n’ont pas fait le poids. 3e de Pro D2, Provence Rugby jouera les quarts de finale de la phase finale face à Brive. Ce sera samedi prochain à 18h45, au stade Maurice-David.

    Asphyxiés. Les locaux ont grandement souffert lors du premier quart d’heure de cette partie. Les Provençaux ont mis une certaine pression dès le coup d’envoi et se sont mis à camper dans le camp du VRDR. Cette domination ne s’est pas reflétée au tableau d’affichage avec seulement 3 points inscrits par Manuel Vareiro. Les fautes de main se sont multipliées lors de cette première période. Un grand nombre de mêlées se sont tenues à cause d’erreurs des uns et des autres.

    Les coéquipiers d’Andres Zafra ont sérieusement accéléré après un carton jaune reçu par Valence-Romans. Latterrade puis Jalagonia sont allés à l’essai pour agrandir l’écart. Trois minutes après la sirène, Léo Drouet a, lui aussi, marqué pour rentrer aux vestiaires avec 17 points d’avance (24-7). Les avants ont réalisé un gros travail pour faire reculer la défense des Damiers dans ces derniers instants. La distribution rapide d’Arthur Coville a également permis de jouer les coups au maximum.

    Provence continue de mettre la pression

    Les Drômois étaient toujours autant bousculés après la pause. Toujours des actions loin d’être abouties, toujours des fautes de main, l’asphyxie s’est finalement poursuivie. Les 9 500 spectateurs du stade Georges-Pompidou se sont tus assez rapidement lorsque Romain Latterrade s’est offert un doublé. Les visiteurs se sont donnés presque quatre essais de marge avant même l’heure de jeu. L’impact, la vivacité et la justesse du jeu des hommes de Saint-André ont complètement fait déjouer le VRDR.

    La production réalisée par les Rhône-Alpins s’est légèrement améliorée avec plusieurs incursions tranchantes dans le camp adverse. Ce n’est pas pour autant que le score s’est resserré et les Aixois ont foncé vers la victoire. Une cinquième de suite en Pro D2 et 100% de confiance avant d’aborder de nouvelles phases finales pour le club. Les matches couperets arrivent désormais.

    30e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (9 500 spectateurs)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Essais : Pontanier (37e), Idoumi (61e), Marsan (80e) pour Valence ; Latterrade (28e, 48e), Jalagonia (32e), Drouet (40e) pour Provence

    Carton jaune : McCauley (27e) pour Valence

    VALENCE : Moura – Marsan, Idrissi, Marrou, Roziere – Meret, Rodor – Vachon, Bholi, Suaud – Fabregue, McCauley – Goze, Marco Pena, Pontanier

    Entraîneur : Fabien Fortassin

    PROVENCE : Vareiro – Bouhedjeur, Bituniyata, Finau, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Harrison – Youyoutte, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt

    Entraîneur : Philippe Saint-André