Tag: Pro D2

  • Les rugbymen aixois ont rendez-vous avec leur histoire face au RC Vannes

    Les rugbymen aixois ont rendez-vous avec leur histoire face au RC Vannes

    Le rêve est désormais à portée de main. Grâce à leur succès vendredi à Colomiers, en demi-finale du championnat de Pro D2, les rugbymen aixois n’ont plus qu’une seule rencontre à remporter afin d’obtenir leur billet pour le Top 14. Mais si la voie vers la montée semble courte, le plus dur reste à faire : battre Vannes, leader incontesté tout au long de la saison, sur la pelouse emblématique du Stade Toulousain. « Je suis donc content de la victoire, content pour le club -car c’est la première finale de son histoire-, content pour les joueurs aussi, parce que c’est la septième victoire d’affilée. Mais il ne faut surtout pas s’emballer : ce n’est qu’une demi-finale, il reste un match. Et c’est un match à gagner », a précisé Philippe Saint-André, le manager de la formation aixoise. Pour le futur déplacement au stade Ernest-Wallon, Provence Rugby ne pourra pas compter sur l’ailier Adrien Lapègue, exclu pour un deuxième carton jaune contre Colomiers.

    Solutions au poste de 3/4

    « C’est quelqu’un d’important dans l’équipe qui a gagné sa place de titulaire en fin de saison. Mais je me souviens aussi que nous étions allés gagner à Valence-Romans sans lui. J’ai beaucoup fait tourner toute la saison. Donc oui, nous avons des solutions, pas de rechange, mais d’autres solutions au poste de trois-quarts », a indiqué l’ancien sélectionneur du XV de France, qui disputera la huitième finale de sa carrière. Mais ce sera avant tout la grande première pour le club aixois au bout de la troisième tentative.

  • Les trois-quarts au centre de la réussite aixoise

    Les trois-quarts au centre de la réussite aixoise

    Ils se nomment Adrien Lapègue, Manuel Vareiro, Léo Drouet, Setareki Bituniyata et Mathias Colombet. Tous ont récemment enchaîné les titularisations sur les lignes arrières, qui plus est avec brio. Ce quintette mêlant puissance, vitesse et agilité s’est avéré être un grand fournisseur d’essais pour Provence Rugby, ce printemps. Pas plus tard que samedi dernier, face à Brive, l’incertitude et la justesse de leurs mouvements ont piégé les Corréziens. Peu de pertes de balles, de nombreuses passes après contact et plusieurs ballons posés en terre promise. Ce vendredi soir, seul Mathias Colombet sera absent, touché au genou contre le CAB.

    « C’était bien la semaine dernière, mais ce que j’attends, c’est que ce soit encore mieux vendredi. Je le vois plus dans une dynamique collective. Il faut qu’on puisse défendre très longtemps, sur des longues séquences. Il faut qu’on puisse défendre longtemps en restant un bloc et en étant discipliné, car ils vont beaucoup plus jouer sur les extérieurs », détaillait Saint-André, jeudi, en conférence de presse.

    Des repositionnements décisifs

    Pierre Lucas, centre de son état, évoquait également la polyvalence de chacun. Entre 11 et 15, chaque joueur s’est au minimum testé sur les différents postes. « On travaille bien, quand bien même il y a des permutations entre les joueurs, aux entraînements, tout le monde passe à tous les postes, on joue, on s’entraîne… Donc on a tous des repères, et c’est, je pense, une force. »

    Deux changements ont aussi permis à Provence Rugby de franchir un cap. Le premier est le replacement de l’ailier Setareki Bituniyata au centre. Le surpuissant fidjien a apporté une densité nouvelle et une nouvelle possibilité de briser les lignes défensives adverses. Ensuite, Caleb Muntz a délaissé son rôle de buteur pour le laisser à Manuel Vareiro. L’arrière portugais s’est montré très juste dans cet exercice, ce qui a indirectement libéré son homologue du Pacifique. Muntz a su développer un jeu direct, à l’image de ce qu’il réalisait en Super Rugby.

    À Colomiers, les ballons vont être nombreux pour les arrières, à eux d’être pragmatique dans la zone de marque.

  • Provence Rugby face à son destin

    Provence Rugby face à son destin

    Nous y sommes. Le travail harassant effectué tout au long de la saison régulière doit se concrétiser au moment où cela compte le plus. C’est-à-dire maintenant. Provence Rugby est en déplacement, ce vendredi soir (21h), sur la pelouse de Colomiers. À la clé, si jamais les Aixois s’imposent, une place en finale de Pro D2 pour la première fois de leur histoire. Les hommes de Philippe Saint-André se sont préparés au mieux pour ce rendez-vous, seulement 6 jours après leur succès en barrages, contre Brive (39-21).

    La mêlée, clé de la partie ?

    Le manager général a appuyé sur la récupération avant ce choc. « On a axé sur une journée supplémentaire de récupération. Ce qui est important pour nous, c’est d’avoir l’énergie qu’il faut pour demain soir [ce soir]. On a beaucoup fait tourner nos joueurs pour qu’on soit en forme sur cette fin de saison. On vient de gagner six matchs d’affilée, il faut encore en gagner deux. » Les joueurs n’ont pas spécialement évoqué la portée historique de cette rencontre. Bien sûr, en cas de victoire, ils entreraient tous dans le grand livre d’or du club avec cette finale. Mais leurs pensées se tournent essentiellement sur ce qu’ils ont à réaliser pour l’emporter. « Honnêtement, on n’y pense pas. Personne n’en parle dans le vestiaire, on n’en parle pas entre nous, parce que chaque saison est différente. Évidemment, quand on se pose la question, on se dit que ça peut être exceptionnel, ça peut être incroyable pour le club, pour la ville, mais en soi, c’est chaque chose en son temps », détaille Pierre Lucas, sur le point de terminer sa première saison à Provence Rugby.

    Ce vendredi soir, à Colomiers, il ne faut pas s’attendre à voir autre chose qu’un match équilibré, serré. Deux équipes habiles, appréciant jouer à la main, avec des phases longues. Le plus créatif et le plus efficace sera-t-il le gagnant ? Sans doute. « Après, c’est une équipe qui est quand même beaucoup pénalisée aussi. Ils sont énormément pénalisés en mêlée. Nous, c’est l’un de nos points forts. Déjà, je pense qu’ils vont vouloir attaquer pied au plancher. Il va falloir faire un début de match bien meilleur que ce qu’on avait fait, ici, à domicile. Je ne vais pas vous le dire, mais on a une stratégie, on a un plan. Les joueurs sont déterminés », appuie Philippe Saint-André.

    Même loin de leurs bases, les Provençaux ont l’opportunité de frapper un grand coup. L’exploit est à leur portée, 80 minutes décideront de leur sort.

    Demi-finale de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (21h)

    Arbitre : Pierre Bru

    Colomiers : Giral – Pinto, Dulon, Nuu, De Bivar – Delpy, Danglot – Timu, Bazin, Plataret – Adelaide, Granouillet – Simutoga, Dimcheff, Etchebehere

    Provence : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

  • Provence Rugby a un rendez-vous historique à Colomiers

    Provence Rugby a un rendez-vous historique à Colomiers

    L’entame du barrage opposant Provence rugby à Brive, samedi, a rappelé ceux de l’UBB et Montpellier.

    Comme les Girondins et les Héraultais, les Aixois ont rapidement concédé le premier essai du match. Et, comme dans les finales de la Coupe des Champions et du Challenge européen, les mouches ont rapidement changé d’âne. Et comme les deux clubs français du Top 14, les hommes de Philippe Saint-André n’ont pas tremblé et ont culbuté un adversaire dépassé par les événements.

    Néanmoins, la copie provençale a été loin d’être sans faute. « Je ne suis pas très heureux de la performance et je ne peux pas accepter que nous soyons aussi indisciplinés » a soupiré le manager de Provence rugby. Il n’a pas du tout apprécié les quatre cartons jaunes, qui heureusement n’ont pas eu d’incidence. Ni la manière dont son équipe est entrée dans le match.

    « Nous avons fait le contraire de ce que nous avons préparé tout au long de la semaine. Heureusement, nous avons su marquer les essais ! » Venus trois fois dans la zone de vérité briviste, ses aixois ont terminé trois fois en terre promise. Une quatrième fois même, si l’on prend en compte le premier essai refusé à Adrien Lapègue, pour une faute initiale de Setareki Bituniyata.

    Retrouver la discipline

    « Si nous voulons aller plus loin, il est impératif de retrouver la discipline qui nous a manqué contre Brive », prévient Philippe Saint-André. Il revient sur « les pénalités gratuites et placages sans ballons. Des erreurs à ne pas faire en phase finale ». Heureusement pour ses protégés, les Corréziens ont manqué de suite dans les idées pour exploiter les trop nombreux ballons que les Aixois leur ont rendus.

    « Il y a eu trop de pénaltouches. Il faut savoir prendre les points, même si je reconnais que c’est tentant pour mes joueurs de privilégier le jeu », a regretté Pierre-Henry Broncan. L’entraîneur de Brive est donc, comme Philippe Saint-André, resté sur sa faim. Car il sentait que ce barrage pouvait sourire à son équipe, revenue des morts après un début de saison cauchemardesque.

    Mais c’est Provence rugby qui va donc poursuivre l’aventure. Avec une troisième demi-finale consécutive d’accession au Top 14. Surfant sur la dynamique de ses derniers matches de la phase régulière, où ils ont battu Vannes, le leader, et Valence-Romans, l’autre barragiste malheureux, le club va se préparer avec sérieux pour retrouver Colomiers.

    « Pour l’équipe, le club et les supporters, cette troisième demi-finale consécutive est la preuve que Provence rugby grandit », estime Philippe Saint-André. Il lui reste maintenant à briser le plafond de verre des échecs précédents. Par deux fois, les Aixois ont échoué face à Grenoble. Pour la troisième chance, c’est à Colomiers que va se jouer l’avenir des Provençaux.

    « Nous allons retrouver une grosse équipe, bien structurées. Ce sera dur, mais, sur un match, tout est possible », commente Adrien Lapègue. Le héros du barrage, avec deux essais qui lui ont permis d’atteindre la barre des 50 réalisations sous le maillot noir, a déjà la tête du côté de la Haute-Garonne. « Il ne faut surtout pas nous enflammer », souligne celui qui a connu le double échec face à Grenoble. Selon lui, « c’est l’équipe qui gérera le mieux la pression qui passera. Et peut-être que les Columérins, qui seront chez eux, en auront un peu plus que nous, car ils auront plus à perdre que nous ».

    Clin d’œil du destin, la demi-finale aixoise se jouera à quelques kilomètres du stade Ernest Wallon. Le fief du Stade Toulousain sera le cadre de la finale de Pro D2. Les Provençaux humeront en avant-première le parfum. À eux de mettre les ingrédients pour qu’il y ait du concret derrière.

    Rendez-vous vendredi à 21 heures pour cela, sur la pelouse du Sélery où Provence rugby a rendez-vous avec l’histoire.

  • Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Sous le regard de Fabien Galthié, Provence Rugby a confirmé sa fin de saison dynamique. Le manager de l’équipe de France était venu soutenir son fils, Mathis, le demi de mêlée de Brive. Il a finalement assisté à une démonstration de force des joueurs de Philippe Saint- André.

    Si les Aixois ont concédé le premier essai de la rencontre, alors qu’ils n’étaient que treize sur le pré suite à deux cartons jaunes, ils ont rapidement repris le contrôle grâce à un coup d’accélérateur ponctué d’un essai de Caleb Muntz. Par la suite, il n’y aura plus qu’une équipe à pratiquer un rugby cohérent. Les Aixois récitaient leurs gammes, face à des Corréziens sans inspiration et parant souvent au plus pressé.

    Avec Adrien Lapègue en jambes, Provence Rugby se dirigeait vers une qualification sans trop forcer. L’ailier était privé d’un premier essai en tout début de rencontre. Avant de s’offrir un doublé qui lui permettait d’atteindre la barre des cinquante réalisations sous les couleurs aixoises, et de placer les Provençaux sur la voie royale. Cela malgré un sursaut d’orgueil briviste et deux nouveaux cartons jaunes dans les dernières minutes.

    Cette voie qui passera par Colomiers, vendredi 29 mai, où Provence Rugby jouera sa demi-finale du championnat de Pro D2 chez le deuxième de la phase régulière.

    Provence rugby – Brive 39 – 21 (21 – 7)

    Barrage de Pro D2

    Stade Maurice David

    8 300 spectateurs

    Arbitre : A. Marbot.

    PROVENCE : 5 essais Muntz (19), Latterrade (23), Lapègue (34, 45), Drouet (59), 4 transformations (19, 23, 34, 58) et 2 pénalités (76, 80) Vareiro.

    Avertissements : Bituniyata (6), Tuisue (16), Yemsi (58), Harrison (72).

    BRIVE : 3 essais Tuivaka (17), Gué (68), Fraissenon (74), 3 transformations Shillcock.

    Avertissement : Fraissenon (58).

  • Les Aixois à l’assaut des phases finales de Pro D2

    Les Aixois à l’assaut des phases finales de Pro D2

    Les Américains diraient : « Ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion. » Club centenaire, le CA Brive est un géant du rugby français. Vainqueurs de la Coupe d’Europe 1997, les Corréziens ont derrière eux une riche histoire, avec bien des succès. Une entité emblématique s’apprête à débarquer, ce samedi (18h30), au stade Maurice-David. Si Provence Rugby est bel et bien favori de ce quart de finale de Pro D2, Brive est loin d’être un simple outsider. « C’est le plus gros budget du championnat », rappelait à plusieurs reprises Philippe Saint-André, lors de la conférence de presse, ce jeudi.

    Le format des phases finales amène également une grosse incertitude. La victoire ou les vacances, le choix est binaire. Le manager provençal sait pertinemment qu’il faut se méfier de cet adversaire, 6e après les 30 matches de saison régulière. 6e, c’était la position de Montauban l’an passé, avant d’être finalement promu en Top 14. « Je ne vais pas vous dire comment on va jouer Brive, parce que je pense qu’ils vont lire la conférence de presse. Après, on a su les gagner, ici, à domicile, alors qu’ils avaient la grosse équipe. Ils sont durs dans le un contre un. Ils ont un plus gros budget, donc ils ont un effectif pléthorique avec de très grands joueurs. On s’attend à un match dur, âpre et avec beaucoup d’intensité. »

    Le staff aixois n’a pas voulu chambouler sa préparation avant ce match couperet, mais le travail s’est avéré encore plus minutieux, cette semaine. « Pour être honnête, dans mon management, le rituel, je le change pour les finales. La seule chose, c’est que c’est la première fois qu’on va jouer un samedi. Le lundi, on a axé la journée sur la récupération et on a travaillé au niveau de la vidéo. Parce que dans ces matches-là, le travail individuel, pour être le plus précis possible, pour connaître son vis-à-vis, pour connaître les lancements brivistes, est primordial », détaillait Philippe Saint-André, ravi d’avoir récupéré ses leaders pour une rencontre si importante.

    Fortes chaleurs attendues

    Toutes les jauges sont boostées au maximum dans le camp provençal. Le CAB va se déplacer dans une chaude ambiance, au sens propre comme au figuré. Un brasier de 8 500 personnes attend les Corréziens, avec près de 30 degrés annoncés au thermomètre. Surtout que la pelouse synthétique de Maurice-David va inévitablement faire stagner cette chaleur. Les corps seront mis à rude épreuve : « On est peut-être un peu plus habitués à la chaleur qu’eux. C’est sûr qu’il faut qu’on fasse un travail individuel, pour bien récupérer, boire beaucoup pour être les plus performants possible samedi », décrivait Andres Zafra.

    Quarts de finale de Pro D2

    Stade Maurice-David (18h30)

    Arbitre : Adrien Marbot

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

    BRIVE : Olding – Lefranc, Krone, Shvelidze, Tuivuaka – Shillcock, Galthié – Venter, Lawes, Marais – Ricard, Coletta – Affane, Da Silva, Chauvac

  • Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Provence Rugby termine la saison régulière sur le podium de Pro D2

    Gâcher la fête d’anniversaire de Valence-Romans, tel était l’objectif de Provence Rugby, ce vendredi soir. La mission est accomplie pour les joueurs de Philippe Saint-André avec un match plein pour cette dernière journée de championnat. Pour ses 10 ans, le VRDR s’est fait croquer tout cru par des Provençaux affamés et plein d’énergie. 34-21 est le score final, mais le top 2 n’est pas validé. Pour cela, Colomiers devait s’incliner à Grenoble mais les Isérois n’ont pas fait le poids. 3e de Pro D2, Provence Rugby jouera les quarts de finale de la phase finale face à Brive. Ce sera samedi prochain à 18h45, au stade Maurice-David.

    Asphyxiés. Les locaux ont grandement souffert lors du premier quart d’heure de cette partie. Les Provençaux ont mis une certaine pression dès le coup d’envoi et se sont mis à camper dans le camp du VRDR. Cette domination ne s’est pas reflétée au tableau d’affichage avec seulement 3 points inscrits par Manuel Vareiro. Les fautes de main se sont multipliées lors de cette première période. Un grand nombre de mêlées se sont tenues à cause d’erreurs des uns et des autres.

    Les coéquipiers d’Andres Zafra ont sérieusement accéléré après un carton jaune reçu par Valence-Romans. Latterrade puis Jalagonia sont allés à l’essai pour agrandir l’écart. Trois minutes après la sirène, Léo Drouet a, lui aussi, marqué pour rentrer aux vestiaires avec 17 points d’avance (24-7). Les avants ont réalisé un gros travail pour faire reculer la défense des Damiers dans ces derniers instants. La distribution rapide d’Arthur Coville a également permis de jouer les coups au maximum.

    Provence continue de mettre la pression

    Les Drômois étaient toujours autant bousculés après la pause. Toujours des actions loin d’être abouties, toujours des fautes de main, l’asphyxie s’est finalement poursuivie. Les 9 500 spectateurs du stade Georges-Pompidou se sont tus assez rapidement lorsque Romain Latterrade s’est offert un doublé. Les visiteurs se sont donnés presque quatre essais de marge avant même l’heure de jeu. L’impact, la vivacité et la justesse du jeu des hommes de Saint-André ont complètement fait déjouer le VRDR.

    La production réalisée par les Rhône-Alpins s’est légèrement améliorée avec plusieurs incursions tranchantes dans le camp adverse. Ce n’est pas pour autant que le score s’est resserré et les Aixois ont foncé vers la victoire. Une cinquième de suite en Pro D2 et 100% de confiance avant d’aborder de nouvelles phases finales pour le club. Les matches couperets arrivent désormais.

    30e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (9 500 spectateurs)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Essais : Pontanier (37e), Idoumi (61e), Marsan (80e) pour Valence ; Latterrade (28e, 48e), Jalagonia (32e), Drouet (40e) pour Provence

    Carton jaune : McCauley (27e) pour Valence

    VALENCE : Moura – Marsan, Idrissi, Marrou, Roziere – Meret, Rodor – Vachon, Bholi, Suaud – Fabregue, McCauley – Goze, Marco Pena, Pontanier

    Entraîneur : Fabien Fortassin

    PROVENCE : Vareiro – Bouhedjeur, Bituniyata, Finau, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Harrison – Youyoutte, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt

    Entraîneur : Philippe Saint-André

  • Provence Rugby a mis du cœur face à Vannes

    Provence Rugby a mis du cœur face à Vannes

    Ce n’est plus un exploit, c’est un miracle. Les rugbymen aixois, troisièmes de Pro D2 avant cette 29e journée, ont héroïquement triomphé des Vannetais, leaders incontestés du championnat. « La victoire était primordiale », rappelle Philippe Saint-André, le manager de Provence Rugby, après le grand succès de ses protégés. Ces derniers, menés 24-0 à la mi-temps au terme d’une première période mal payée, ont trouvé les ingrédients pour faire basculer la rencontre en leur faveur.

    Vareiro en héros

    « On était pourtant dans le match, mais on encaisse deux essais trop rapidement. Alors qu’on a dû se les faire pour marquer », insiste l’ancien sélectionneur du XV de France, persuadé que son banc était capable de « renverser la banque ». « Ça montre qu’on a du caractère », lance Saint-André, très ému en conférence de presse d’après-match. La révolte aixoise a débuté avec quatre essais inscrits entre la 50e et la 71e minute, dont un doublé du talonneur tricolore Romain Latterrade. Mais le héros de la soirée se nomme Manuel Vareiro. Le demi d’ouverture portugais, impérial dans un premier temps sur les transformations, a délivré le public de Maurice-David en inscrivant deux pénalités décisives dans les deux dernières minutes du match.

    « C’était magnifique », lâche le Lisboète aux 13 sélections avec Les Loups. Son 100% au pied a permis à Provence Rugby de connaître son 18e succès de la saison. Le club provençal, qui perdra le futur retraité Jules Plisson à l’issue de la saison, tentera la semaine prochaine de sécuriser son barrage à domicile face à Valence-Romans (21h).

  • Les Aixois face à une montagne avant les playoffs

    Les Aixois face à une montagne avant les playoffs

    C’est presque un air de Top 14 qui va souffler, ce jeudi soir, entre les travées du stade Maurice-David. Provence Rugby reçoit Vannes, leader incontesté du championnat, pour le compte de l’avant-dernière journée de Pro D2. Un défi XXL qui aura également des allures de phases finales, alors que ce rendez-vous va très vite arriver pour les deux formations. Les Aixois doivent encore assurer une 3e place, la meilleure position atteignable sur cette fin de saison. Julien Dupuy sait très bien que la tâche sera difficile pour vaincre l’ogre breton. « Vannes fait son championnat, on fait le nôtre. Ils vont venir avec l’équipe que le staff de Vannes pense être la meilleure. C’est surtout à nous de nous concentrer sur ce que l’on fait bien récemment. »

    L’entraîneur des arrières poursuit avec une phrase choc : « Vu leur calendrier, de les battre, ce serait un miracle. » Les Vannetais évoluent sur une autre planète depuis l’ouverture du championnat, fin août 2025. Assurés de la première place, ils comptent déjà 110 points et réalisent l’une des plus grosses saisons de l’histoire du championnat. Les 1 000 points marqués ont été dépassés (1 014), soit près de 200 unités de plus que Provence Rugby, 3e attaque sur 16.

    Thomas Sauveterre donne lui des raisons d’y croire avant cette rencontre. Le talonneur affirme qu’il n’y a pas spécialement de stress avant un tel match. « On a eu un exemple qui a été bien fait par Angoulême il y a quelques semaines [victoire 29-26 des Charentais, Ndlr]. On sait qu’il va falloir mettre une très grosse énergie, gagner les collisions, ne pas les laisser s’installer dans le match. Il ne faut pas qu’ils jouent dans un fauteuil. Pas de pression, on le prend surtout comme un test à cette période de l’année », appuie le massif première ligne provençal.

    Plus de fraîcheur à l’entame du sprint final

    Après deux semaines de trêve, le groupe veut prendre match par match et ne pense pas encore au déplacement à Valence, la semaine prochaine. Surtout que cette courte période sans jouer a permis de conserver une fraîcheur mentale et physique. Important pour ne pas arriver cramé lors de ces phases finales si importantes pour l’avenir du club.

    « Physiquement, je trouve qu’on est très bien. Certains qui ont beaucoup joué ont peut-être été un peu ménagés. On avait eu beaucoup de blessures la saison dernière et on est arrivé avec un groupe qui avait très peu tourné. Nous avions beaucoup de joueurs avec des blessures plus ou moins graves lors de ce match à Grenoble », se rappelle Thomas Sauveterre.

    La dynamique est donc inversée par rapport à la même période en 2025. Les blessés s’accumulaient à ce moment, alors que, ce mois de mai, plusieurs joueurs clés retrouvent aujourd’hui le groupe. Des retours qui vont forcément faire un bien fou aux Provençaux. Teimana Harrison, Charly Gambini, Andres Zafra, ils sont tous présents dans l’effectif pour affronter le leader vannetais. Leur énergie, leur puissance et leurs efforts ont pu parfois manquer lors de certains matches, ces deux derniers mois.

    La performance face à Vannes donnera une première indication sur ce que peut réaliser Provence Rugby lors de cette fin de saison. Il n’y a plus une seule rencontre abordable dans ce sprint final de Pro D2. Comme si les phases finales avaient déjà débuté dans les Bouches-du-Rhône.

    29e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Adrien Marbot

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Sauveterre, Taofifenua

    VANNES : Bouthier – Surano, Roudil, Boudehent, Senga-Kouo – Debaes, Judd – Kalamafoni, Gorrissen, Augry – Desjeux, Marks – Medrano, Beziat, De Benedittis

  • Provence Rugby pour une 3e victoire consécutive

    Provence Rugby pour une 3e victoire consécutive

    Il s’en est passé des choses depuis la première confrontation cette saison entre Soyaux et Provence Rugby. 29 août, première journée de Pro D2, les Aixois s’étaient inclinés 25-28 en Charente. Trois défaites sur les quatre premières rencontres, la saison ne débutait pas idéalement, mais le club allait ensuite élever son niveau pour retrouver le sommet du classement.

    Cette fois, c’est Soyaux-Angoulême qui débarque en Provence pour cette 28e journée du championnat. Les Violets n’ont plus rien à jouer sur cette fin d’exercice puisque les barrages sont trop loin pour eux. Ce qui ne les a pas empêchés de battre Vannes, intouchable leader, la semaine dernière (28-25). Un adversaire à ne pas prendre à la légère donc, alors que les Provençaux se battent toujours pour rester dans le top 4 et accueillir en quarts de finale.

    Du renfort pour la fin

    de saison

    Quelques bonnes nouvelles sont arrivées du côté de Maurice-David cette semaine. Quatre joueurs ont retrouvé les terrains et ont dépeuplé l’infirmerie, au meilleur des moments. Le capitaine Teimana Harrison, Charly Gambini, Yannick Youyoutte et Inga Finau sont de retour avec le groupe pour les derniers moments du championnat. Avec ces renforts, battre Angoulême serait une belle idée avant d’affronter Vannes et Valence pour clore la saison régulière.

    28e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Provence : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Tui – Muntz, Coville – Jalagonia, Okuya, Zinzen – Tuisue, Van Eerten – Francis, Piefeleti, Nostadt

    Angoulême : Brosset – Farissier, Tilsley, Niusalelekitoga, Gratien – Botica, Levron – Nollet, Sentubery, Grimart – Lemardelet, Morand – Boutemmani, Meité, Balakrev