Tag: Printemps Marseillais

  • Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Au milieu des agrès de la rue des enfants de l’école Friedland ce mercredi, dans le 6e arrondissement de Marseille, c’est en commençant par un regard dans le rétroviseur que l’actuel adjoint (G.s) à l’éducation, Pierre Huguet, démarre la présentation du programme du Printemps marseillais pour les écoliers. « En 2020, nous avons fait de l’école la priorité », souligne le président du groupe Printemps marseillais, rappelant la Une de Libération, le 2 février 2016, qui désignait les établissements de la ville comme « la honte de la République ». Six ans plus tard, il se félicite des travaux réalisés dans toutes les écoles, des moyens redonnés pour le service public de l’éducation. « Bien sûr, nous n’avons pas tout fait, mais qui pensait qu’en six ans, nous allions rattraper vingt-cinq ans de retard ? » concède-t-il.

    Petits-déjeuners gratuits

    Alors, l’adjoint tête de liste pour le Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements promet : « Nous allons continuer le travail réalisé et élargir encore notre action. » à commencer par une heure d’accueil gratuite, entre 16h30 et 17h30, pour que les enfants puissent faire leurs devoirs à l’école. « Ce que j’ai pu constater, c’est que les principales ruptures d’égalité se font en dehors du temps scolaire », appuie Pierre Huguet. Dans la même veine, le nombre de places d’accueil en centre aéré, le mercredi et pendant les vacances, doit passer de 6 000 aujourd’hui à 12 000, afin de proposer au plus grand nombre des activités culturelles et sportives. « Cela permet de répondre aux besoins des familles et de corriger les inégalités », souligne l’élu, qui confie en aparté l’ambition de restructurer la filière de l’animation pour lutter contre la précarité dans ce secteur. Des mesures qui ne sont pour l’instant pas chiffrées. « Une fois qu’on a la volonté, on peut trouver des moyens », assure-t-il.

    Pour réduire cette fracture sociale, le Printemps marseillais compte aussi sur des kits scolaires à la valeur doublée, veut proposer des petits-déjeuners gratuits pour toutes les élèves des quartiers prioritaires, étendre la cantine gratuite à 15 000 enfants (contre 10 000 aujourd’hui). à ses côtés, l’auteur Rachid Zerrouki, connu sous le pseudo Rachid l’Instit’, opine. « L’alimentation, la cantine ont un poids très concret sur la santé de nos élèves, ce qui fait qu’ils arrivent le matin en étant apte à apprendre », souligne le professeur coordinateur d’un micro-collège pour décrocheurs, venu soutenir le Printemps marseillais. Sans être candidat, précise-t-il.

    La transformation des cantines justement doit se poursuivre avec la construction de cantines de proximité. Leur nombre n’est pas encore défini. « La première, on l’a annoncée à Saint-Antoine-de-Palanque, et nous travaillons sur un second site à Château-Gombert, commente l’adjoint. C’est un plan qui va prendre dix à douze ans, il faut mobiliser du foncier. »

    La rénovation des écoles doit se poursuivre, à son rythme de croisière désormais atteint. Malgré l’ombre au tableau, le signalement au parquet réalisé par l’ancien préfet de région. « ça ne doit pas venir brouiller le signal positif envoyé sur les écoles, défend Pierre Huguet. Aujourd’hui, on a une enquête, on verra les conclusions. Mais cela n’enlève en aucune matière les engagements qui ont été pris. »

  • Lancement de campagne en fanfare du Printemps marseillais dans les 11-12

    Lancement de campagne en fanfare du Printemps marseillais dans les 11-12

    « Je n’y arriverai pas sans vous car le Printemps marseillais c’est bien au-delà de ma personne, c’est la force des femmes et hommes qui s’engagent au quotidien ». Nathalie Tessier, Hervé Menchon, Michèle Rubirola, Samia Ghali… de nombreuses personnalités du Printemps marseillais entouraient le secrétaire du PS 13.

  • La culture au cœur de la campagne de Sophie Camard à Marseille

    La culture au cœur de la campagne de Sophie Camard à Marseille

    « Pour se distinguer des menteurs, il faut des actes, des témoignages », a défendu Sophie Camard, maire des 1er et 7e arrondissements (Gauche républicaine et socialiste), à l’occasion du lancement de sa campagne, organisé mardi soir dans la salle des rotatives de La Marseillaise.

    C’est pour avancer en cohérence avec cette conviction que l’élue, candidate sur la liste du Printemps Marseillais, a tenu à ouvrir la soirée avec quatre témoignages d’habitants et représentants de son secteur. Un moment « important » pour montrer « ce que c’est qu’une politique qui réussit ». Car Sophie Camard est fière de son bilan et le revendique : « Le redressement de Noailles [1er], les gens le voient. L’inauguration de l’école Baya [1er], du centre sportif Pape-Diouf [1er], du Jardin Saint-Nicolas [7e], les gens le voient, les gens le vivent. Et c’est sur ça que je m’appuie pour donner du crédit à ce que nous proposons pour la suite. » Au cœur des changements envisagés figurent la culture et rénovation urbaine.

    « Il faut être fier de notre centre-ville »

    « Nous affichons dans notre programme la volonté que notre centre-ville devienne un lieu majeur pour les arts et la culture, parce que c’est son identité. Il s’agit d’une zone avec beaucoup d’équipements et qui pourtant n’est pas mise en valeur [dans le discours dominant, Ndlr.], s’est agacé l’élue. Il faut être fier de notre centre-ville ». Rénovation du théâtre du Gymnase (1er), réhabilitation des anciens locaux des Galeries Lafayette dans le centre Bourse (1er) Sophie Camard souhaite donner du « beau », mais aussi permettre « l’accès au savoir et aux sciences pour tous ».

    Une ambition qui, selon elle, doit permettre de faire du « centre-ville un lieu de vie (…) dont est fier ». Et d’ajouter : « Je ne néglige pas l’aspect économique. Car la culture amène de l’attractivité, du tourisme, mais offre aussi beaucoup d’emplois. Il s’agit d’un secteur dans lequel de nombreux habitants du 1er arrondissement travaillent. »

    Autre grand chantier du mandat espéré par l’élue de secteur : « La rénovation urbaine et climatique ». « Un des enjeux majeurs qui nous attend est la rénovation du pourtour de la Gare Saint-Charles, une zone qui a besoin d’un vrai programme de réhabilitation », note-t-elle après avoir abordé les projets déjà entamés à Belsunce (1er), où 50 arbres doivent être plantés au niveau du parking Providence. Le réaménagement de la plage des Catalans (7e) est lui aussi inscrit au programme et demeurera un « espace public de bien commun ».

    Au sujet de la sécurité, baptisée « bien vivre ensemble », et à propos des mesures envisagées pour lutter contre le trafic de drogue, l’élue insiste : « La ville ne peut pas remplacer l’état. Mais nous mettons en place des réflexions sur la prévention et l’accompagnement social ».

  • Benoît Payan défend son bilan auprès des habitants des 15-16

    Benoît Payan défend son bilan auprès des habitants des 15-16

    Au pied des tours de la Solidarité, à l’extrémité du 15e arrondissement de Marseille, la pluie a contraint les militants à s’abriter. « C’est vous qui nous donnez envie de continuer », les applaudit le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, venu soutenir ce samedi matin sa tête de liste pour les 15-16, la maire adjointe Samia Ghali, dans ce quartier au cœur des opérations de renouvellement urbain.

    « On a commencé à faire des choses, mais on a hérité d’une situation difficile », reconnaît-il au milieu de la foule. Refusant que ces quartiers soient une fois de plus oubliés. « Ça n’existe plus, ça n’existera pas », lance-t-il. Avant d’interpeller : « Pour la première fois dans l’histoire de notre ville, c’est ou le RN et les fachos, ou nous. » Les applaudissements ne laissent aucun doute sur le choix des personnes présentes. « Nous avons une histoire particulière, douloureuse, avec le FN dans les quartiers Nord », explique le chef de file des communistes dans le secteur, Ibrahim Mzé, évoquant l’assassinat d’Ibrahim Ali en 1995 par des colleurs d’affiches du parti lepéniste. « Ils ont changé une lettre, mais les idées restent les mêmes. »

    Vaincre l’abstention

    Les insoumis de leur côté avaient obtenu la moitié des suffrages lors des européennes. Mais dans ce scrutin local, les soutiens de Sébastien Delogu se font moins ressentir, assurent les personnes présentes. « Comment quand on se dit de gauche, on peut ne pas avoir un mot à dire sur le RN, sur le Département pour le social, sur la Métropole pour les transports… Pour lui, le problème c’est nous. C’est une méconnaissance de l’histoire qui peut s’avérer dramatique », s’irrite Benoît Payan.

    Mais l’abstention surtout est en ligne de mire. « Pourquoi ils ne vont pas voter ? Mais c’est parce qu’ils ont été déçus, déçus du gouvernement », interpelle une femme venue visiter sa mère. « Pendant six ans, les élus ont été au quotidien auprès des habitants », répond-on dans l’entourage de Samia Ghali. Et de désigner la crèche et le centre social sauvés de la fermeture, les chantiers qui vont commencer pour la mosquée, pour la maison intergénérationnelle. « Bien sûr qu’il reste des choses à faire, finir ce qu’on a entamé, continuer encore », admet la maire adjointe. Le désamiantage a commencé avant la démolition de la barre G de Kallisté, les travaux vont commencer pour l’école. « Il y a des choses positives qui commencent à se voir, il faut amplifier ce mouvement pour que les habitants aient accès à l’éducation, à la santé, aux transports en commun », appuie Ibrahim Mzé, bataillant pour le prolongement du métro à l’hôpital Nord.

  • La gauche espère vaincre l’extrême droite dans les 13-14

    La gauche espère vaincre l’extrême droite dans les 13-14

    De porte en porte, le même message. « C’est très important de voter, il ne faudrait pas que la ville bascule au Rassemblement national », répète le sénateur (PCF) Jérémy Bacchi dans les cages d’escalier de Jean-Jaurès, dans le 14e arrondissement de Marseille. Ce samedi après-midi, les militants du Printemps marseillais sont venus en nombre dans la cité gérée par Provence métropole logement (PML, ex-HMP) pour convaincre ses habitants de voter.

    Les listes se sont multipliées dans le secteur des 13e et 14e arrondissements, le plus peuplé de Marseille, et la campagne s’y tend déjà. L’ex-présidente (SE) de 13 Habitat accuse la maire (DVD) d’arrondissements Marion Bareille d’avoir mobilisé des agents du bailleur social ; celle-ci dénonce des pressions sur des associations et les propos du candidat LFI Mohamed Bensaada qui veut selon elle que les habitants « soient en capacité de mettre des gifles ». Mais la menace de l’extrême droite surtout est présente. Le RN y a préféré Sandrine D’Agio, nièce du sénateur (ex-RN) Stéphane Ravier et ancienne maire du secteur, au conseiller départemental (RN) Cédric Dudieuzère.

    Faire bouger le bailleur

    de la Métropole

    « Nous voulons réussir là où nous n’avons pas réussi en 2020 en rassemblant largement dans ce secteur historiquement à gauche », insiste Jérémy Bacchi, qui s’était retiré en 2020 pour éviter que l’extrême droite ne conserve la mairie de secteur. Le souvenir de cette mandature est encore dans toutes les têtes. « Le RN n’a rien apporté de positif, il a fermé des services publics : le centre municipal d’animation de Bon Secours, la piscine de Font-obscure », rappelle la tête de liste (DVG) du Printemps marseillais, Tina Biard-Sansonetti, ancienne directrice du centre social de Saint-Joseph (14e). En face, les habitants alertent sur l’état d’abandon dans lequel se trouve la cité. La moisissure sur les murs. Les installations électriques sans protection. L’aménagement inachevé pour installer des jeux pour enfants. La crainte de voir disparaître le bus 89. « La parole que je peux donner, c’est de me battre pour le plan de rénovation », promet la candidate face aux habitants, alors que la Ville a déjà mis en demeure le bailleur métropolitain. « Ces élections peuvent avoir un impact sur la personne qui gère vos logements », insiste-t-elle. Elle promet de rouvrir le centre municipal d’animation. Et refuse d’opposer noyaux villageois et grands ensembles. « C’est ensemble qu’on se relèvera, pas les uns contre les autres. »

  • Le Printemps marseillais célèbre ses nouveaux militants

    Le Printemps marseillais célèbre ses nouveaux militants

    Dans le sous-sol du local de campagne du Printemps marseillais, quelques téléphones sortent timidement pour accueillir Benoît Payan. Ce vendredi soir, le maire et candidat a mis de côté pour quelques moments son agenda pour aller à la rencontre des nouveaux militants qui ont rejoint sa campagne. « C’est la première fois que je vois ça, que des militants entrent spontanément dans un local pour dire je veux aider, je veux faire quelque chose », partage-t-il, face aux quelque 80 personnes rassemblées là. Avant de présenter sa vision du scrutin à venir : « Ce qui se joue ce n’est pas de savoir si Marseille va être une ville de droite ou de gauche, c’est de savoir si elle va basculer au Rassemblement national ou si elle va garder ce qu’elle a toujours été. »

    Devant lui, des militants de tous âges, de tous secteurs. Pour certains, c’est la première fois qu’ils pourront voter, à l’image d’Ulysse Basset, étudiant en première année de Sciences politiques à Marseille. « Je viens de Sausset-les-Pins, témoigne-t-il. Là-bas, le député, c’est le candidat du RN, il n’a rien fait et là j’apprends qu’il se présente à Marseille… » Alors il a poussé la porte, et lui qui n’avait milité dans aucune organisation a franchi le pas. « L’élection risque d’être serrée, c’est pour ça que je veux participer », appuie-t-il. Éducatrice à la Ddass, Anouchka Lahreche a elle poussé la porte à l’occasion de l’inauguration du local. « Le RN à Marseille, ce n’est pas possible, ici on est de toutes les origines, au Vélodrome, on voit de tout… C’est pour ça que je viens », explique la quinquagénaire. Persuadée de la victoire. « On va tout faire, je vais aller partout », sourit-elle.

    Unir la gauche

    Certains ont déjà fait d’autres campagnes, comme Ahmed Mansessour, engagé dans l’association CLCV qui a hésité à rejoindre Nora Preziosi. « Dans les 13-14, on a eu l’extrême droite, on a eu la droite, il n’y a eu aucun changement », souffle-t-il. Sur scène, les cadres socialistes se succèdent. « Cette élection va être très serrée, cela va se jouer à quelques voix, c’est vous qui ferez la différence », assure le directeur de campagne Arnaud Drouot. Après lui, le responsable à la mobilisation Thomas Roller remonte le fil de la campagne, avant la présentation de l’application qui servira à militer. « On n’est pas dans une primaire de la gauche dans laquelle on peut se donner le luxe de ne pas donner le maximum de forces au candidat le mieux placé », insiste-t-il. En face, les militants sont déjà convaincus.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet, président du groupe Printemps marseillais. Municipales, écoles, tranquillité publique, logement, 9-10…

    À vous la parole ⬇️

  • Benoît Payan veut prendre en main la propreté

    Benoît Payan veut prendre en main la propreté

    Marseille est « pourrie » et c’est la faute de la Métropole, entendre sa présidente et candidate de la droite et du centre à la Ville, Martine Vassal, a martelé Benoît Payan, maire DVG sortant et candidat du Printemps marseillais. La propreté, « c’est une question sur laquelle nous sommes interpellés tous les jours, il y a une confusion très grande sur les compétences et les Marseillais attendent des résultats » dans une ville « abandonnée sciemment, consciencieusement » pose-t-il. C’est bien pour lui « la Métropole qui a fait le choix de ne pas recruter, de bouleverser les tournées, de ne pas implanter les poubelles et centres de tri » en nombre suffisant. Alors que les Marseillais paient une taxe d’enlèvement des ordures ménagères, « la plus importante de la métropole et de France » assène Benoît Payan.

    Son idée : reprendre la main, tout en laissant les compétences à la Métropole, le nouveau mode de scrutin lui permettant de peser dans l’hémicycle du Pharo s’il venait à remporter les municipales. Une méthode différente de celle tentée en 2022, dans le cadre de la loi dite 3DS qui permettait le transfert de compétences de proximité de la métropole vers les communes. « J’avais poussé une gueulante et proposé de nous mettre autour d’une table pour récupérer la compétence » raconte-t-il, mais « patatras plus rien n’était possible, la Ville se serait retrouvée dans une situation où elle n’aurait eu que les difficultés, sans les moyens nécessaires pour appliquer sa politique », résume Benoît Payan. Quand Martine Vassal lors de ses vœux fin janvier évoquait, elle, un travail de trois mois « pour trouver un terrain d’entente » avorté, le maire de Marseille estimant que c’était « trop compliqué ».

    La donne a changé : « Pour la première fois, si nous gagnons la ville, nous avons la possibilité de prendre en main la propreté » estime le candidat du Printemps marseillais qui se donne trois ans pour « mettre les choses au carré », les maires de secteur reprenant la gouvernance pour le reste du mandat.

    Deux fois plus de poubelles

    Concrètement, sur la collecte, ce temps lui permettrait de faire un point sur les actions du public et du privé qui se sont vus répartir les différents secteurs de la ville et notamment sur les « avenants aux contrats à plusieurs millions d’euros », sans pour autant un retour total en régie. Sur le nettoyage des rues, il veut revoir le nombre de cantonniers, en le multipliant par deux, même s’il en convient, il ne le connaît pas, faute de réponse là encore, de la métropole. Il se fait plus précis sur les poubelles, qu’il veut passer de 7 000 à 15 000.

    Benoît Payan souhaite aussi sensibiliser les Marseillais avec de la pédagogie et également de la répression par le biais d’une police de la propreté qui dépendrait directement de la police municipale. Il s’agit aussi de mieux trier. « Réduire le contenu de la poubelle noire » rappelle Sophie Camard, maire GRS des 1-7 et tête de liste du Printemps dans son secteur, expliquant qu’en centre-ville, ce qui fait déborder les bacs, « c’est le mélange des déchets des particuliers et des professionnels ». Pour Anthony Krehmeier (PS), maire des 2-3 et lui aussi tête de liste de son secteur, « il n’y a pas de fatalité ». Considérant que « ramasser des poubelles n’est pas en soi insurmontable », il entend associer « commerçants, habitants et agents ».

    Au sein de l’équipe de Martine Vassal, la réaction n’a pas tardé. « La panique fait sacrément mentir le trouillard » a lancé son porte-parole, Romain Simmarrano, sur les réseaux sociaux, estimant que le maire allumait « un contrefeu de plus pour tenter de faire oublier l’enquête qui le concerne ».

  • Narcotrafic : le Printemps marseillais cible Delogu

    Narcotrafic : le Printemps marseillais cible Delogu

    À travers un communiqué ce mercredi soir, le Printemps marseillais « exige des explications immédiates de Sébastien Delogu » après la publication d’un article du Canard enchaîné, de « nouvelles révélations d’une extrême violence », estime la majorité municipale sortante. L’hebdomadaire satyrique révèle en effet que, selon plusieurs sources judiciaires, le nom du député insoumis apparaît dans une enquête ouverte le mois dernier à Aix-en-Provence. Alors que deux personnes avaient été interpellées lors d’une intervention pour démanteler un point de deal, l’examen du téléphone d’un des suspects a dévoilé des échanges très réguliers avec le candidat Insoumis avec l’évocation à plusieurs reprises de livraisons de « colis », expliquent nos confrères.

    « Manœuvre électorale »

    « Il n’y a absolument rien de concret ou matériel dans ce qui est dit, c’est de la rumeur pour déstabiliser à l’approche d’une élection ! » s’indigne auprès de La Marseillaise l’entourage du parlementaire, qui estime qu’il s’agit là d’une nouvelle offensive médiatique contre les Insoumis. Et d’ajouter que « le Printemps marseillais se déshonore à suivre les manœuvres de Franck Allisio [le candidat du RN, Ndlr.] ». L’extrême droite dès la matinée avait bondi sur la nouvelle pour réclamer des tests de dépistage pour tous les candidats.

    « Dans notre ville ensanglantée par le narcotrafic et alors que la Commission nationale des comptes de campagne et des formations politiques alerte sur le risque d’ingérence des narcotrafiquants dans la campagne des municipales, toute forme de lien avec eux doit être combattue et condamnée avec la plus grande fermeté », insiste de son côté le Printemps marseillais.

  • Le Printemps marseillais dévoile ses huit têtes de liste de secteur

    Le Printemps marseillais dévoile ses huit têtes de liste de secteur

    C’est à travers une vidéo sur les réseaux sociaux, ce lundi matin, que le Printemps marseillais a dévoilé ses têtes de listes dans les huit secteurs de Marseille. Une parité parfaite et quelques surprises, alors que pour la première fois depuis les Marseillais devront voter deux fois, pour le conseil municipal et pour les mairies d’arrondissements, chamboulant les habitudes de campagne.

    Les maires sortants sont logiquement reconduits, que ce soit dans les 1er et 7e arrondissements, avec Sophie Camard (GRS), dans les 2e et 3e, avec Anthony Krehmeier (PS), dans les 4e et 5e arrondissements avec Didier Jau (EELV) ou les 6e et 8e avec Olivia Fortin (MadMars). Seule exception, les 15-16, ou Samia Ghali prend la tête d’affiche comme en 2020, comme le révélait La Marseillaise le 13 janvier dernier.

    Petite surprise dans les 9-10, secteur traditionnellement acquis à la droite mais où celle-ci avait été absente du second tour des législatives anticipées : c’est le président (Génération.s) du groupe Printemps marseillais, l’adjoint à l’éducation Pierre Huguet, qui est désigné tête de liste. Dans les 11-12, le premier secrétaire du PS 13 Yannick Ohanessian mènera la liste, comme en 2020, préféré à la responsable de Place publique Pascaline Lécorché. Enfin, dans les 13-14, le Printemps marseillais joue pleinement le renouvellement en désignant Tina Biard-Sansonetti (DVG), aujourd’hui membre du cabinet du maire.

    « Le service public au cœur »

    «Notre ville est face à un tournant politique majeur, nous ne pouvons nous résigner à la livrer à ceux qui ne veulent que la division et la fracture, appuie le maire sortant Benoît Payan dans un communiqué de presse. Les candidats du Printemps Marseillais se dresseront partout, dans tous les secteurs, dans tous les quartiers, pour faire de Marseille une ville unie, pour se tenir aux côtés des habitants, pour les protéger, pour Marseille. »

    Il promet également que « les huit candidats portent le service public au cœur, comme notre conviction que tous les Marseillais méritent toute notre attention, tous nos efforts ». Et d’esquisser des programmes détaillés dans chaque secteur avec des propositions concrètes et de proximité. Quant au maire sortant lui-même, il avait annoncé dès sa déclaration de candidature qu’il ne serait présent sur aucune liste de secteur.