Tag: Printemps Marseillais

  • La gauche espère vaincre l’extrême droite dans les 13-14

    La gauche espère vaincre l’extrême droite dans les 13-14

    De porte en porte, le même message. « C’est très important de voter, il ne faudrait pas que la ville bascule au Rassemblement national », répète le sénateur (PCF) Jérémy Bacchi dans les cages d’escalier de Jean-Jaurès, dans le 14e arrondissement de Marseille. Ce samedi après-midi, les militants du Printemps marseillais sont venus en nombre dans la cité gérée par Provence métropole logement (PML, ex-HMP) pour convaincre ses habitants de voter.

    Les listes se sont multipliées dans le secteur des 13e et 14e arrondissements, le plus peuplé de Marseille, et la campagne s’y tend déjà. L’ex-présidente (SE) de 13 Habitat accuse la maire (DVD) d’arrondissements Marion Bareille d’avoir mobilisé des agents du bailleur social ; celle-ci dénonce des pressions sur des associations et les propos du candidat LFI Mohamed Bensaada qui veut selon elle que les habitants « soient en capacité de mettre des gifles ». Mais la menace de l’extrême droite surtout est présente. Le RN y a préféré Sandrine D’Agio, nièce du sénateur (ex-RN) Stéphane Ravier et ancienne maire du secteur, au conseiller départemental (RN) Cédric Dudieuzère.

    Faire bouger le bailleur

    de la Métropole

    « Nous voulons réussir là où nous n’avons pas réussi en 2020 en rassemblant largement dans ce secteur historiquement à gauche », insiste Jérémy Bacchi, qui s’était retiré en 2020 pour éviter que l’extrême droite ne conserve la mairie de secteur. Le souvenir de cette mandature est encore dans toutes les têtes. « Le RN n’a rien apporté de positif, il a fermé des services publics : le centre municipal d’animation de Bon Secours, la piscine de Font-obscure », rappelle la tête de liste (DVG) du Printemps marseillais, Tina Biard-Sansonetti, ancienne directrice du centre social de Saint-Joseph (14e). En face, les habitants alertent sur l’état d’abandon dans lequel se trouve la cité. La moisissure sur les murs. Les installations électriques sans protection. L’aménagement inachevé pour installer des jeux pour enfants. La crainte de voir disparaître le bus 89. « La parole que je peux donner, c’est de me battre pour le plan de rénovation », promet la candidate face aux habitants, alors que la Ville a déjà mis en demeure le bailleur métropolitain. « Ces élections peuvent avoir un impact sur la personne qui gère vos logements », insiste-t-elle. Elle promet de rouvrir le centre municipal d’animation. Et refuse d’opposer noyaux villageois et grands ensembles. « C’est ensemble qu’on se relèvera, pas les uns contre les autres. »

  • Le Printemps marseillais célèbre ses nouveaux militants

    Le Printemps marseillais célèbre ses nouveaux militants

    Dans le sous-sol du local de campagne du Printemps marseillais, quelques téléphones sortent timidement pour accueillir Benoît Payan. Ce vendredi soir, le maire et candidat a mis de côté pour quelques moments son agenda pour aller à la rencontre des nouveaux militants qui ont rejoint sa campagne. « C’est la première fois que je vois ça, que des militants entrent spontanément dans un local pour dire je veux aider, je veux faire quelque chose », partage-t-il, face aux quelque 80 personnes rassemblées là. Avant de présenter sa vision du scrutin à venir : « Ce qui se joue ce n’est pas de savoir si Marseille va être une ville de droite ou de gauche, c’est de savoir si elle va basculer au Rassemblement national ou si elle va garder ce qu’elle a toujours été. »

    Devant lui, des militants de tous âges, de tous secteurs. Pour certains, c’est la première fois qu’ils pourront voter, à l’image d’Ulysse Basset, étudiant en première année de Sciences politiques à Marseille. « Je viens de Sausset-les-Pins, témoigne-t-il. Là-bas, le député, c’est le candidat du RN, il n’a rien fait et là j’apprends qu’il se présente à Marseille… » Alors il a poussé la porte, et lui qui n’avait milité dans aucune organisation a franchi le pas. « L’élection risque d’être serrée, c’est pour ça que je veux participer », appuie-t-il. Éducatrice à la Ddass, Anouchka Lahreche a elle poussé la porte à l’occasion de l’inauguration du local. « Le RN à Marseille, ce n’est pas possible, ici on est de toutes les origines, au Vélodrome, on voit de tout… C’est pour ça que je viens », explique la quinquagénaire. Persuadée de la victoire. « On va tout faire, je vais aller partout », sourit-elle.

    Unir la gauche

    Certains ont déjà fait d’autres campagnes, comme Ahmed Mansessour, engagé dans l’association CLCV qui a hésité à rejoindre Nora Preziosi. « Dans les 13-14, on a eu l’extrême droite, on a eu la droite, il n’y a eu aucun changement », souffle-t-il. Sur scène, les cadres socialistes se succèdent. « Cette élection va être très serrée, cela va se jouer à quelques voix, c’est vous qui ferez la différence », assure le directeur de campagne Arnaud Drouot. Après lui, le responsable à la mobilisation Thomas Roller remonte le fil de la campagne, avant la présentation de l’application qui servira à militer. « On n’est pas dans une primaire de la gauche dans laquelle on peut se donner le luxe de ne pas donner le maximum de forces au candidat le mieux placé », insiste-t-il. En face, les militants sont déjà convaincus.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet, président du groupe Printemps marseillais. Municipales, écoles, tranquillité publique, logement, 9-10…

    À vous la parole ⬇️

  • Benoît Payan veut prendre en main la propreté

    Benoît Payan veut prendre en main la propreté

    Marseille est « pourrie » et c’est la faute de la Métropole, entendre sa présidente et candidate de la droite et du centre à la Ville, Martine Vassal, a martelé Benoît Payan, maire DVG sortant et candidat du Printemps marseillais. La propreté, « c’est une question sur laquelle nous sommes interpellés tous les jours, il y a une confusion très grande sur les compétences et les Marseillais attendent des résultats » dans une ville « abandonnée sciemment, consciencieusement » pose-t-il. C’est bien pour lui « la Métropole qui a fait le choix de ne pas recruter, de bouleverser les tournées, de ne pas implanter les poubelles et centres de tri » en nombre suffisant. Alors que les Marseillais paient une taxe d’enlèvement des ordures ménagères, « la plus importante de la métropole et de France » assène Benoît Payan.

    Son idée : reprendre la main, tout en laissant les compétences à la Métropole, le nouveau mode de scrutin lui permettant de peser dans l’hémicycle du Pharo s’il venait à remporter les municipales. Une méthode différente de celle tentée en 2022, dans le cadre de la loi dite 3DS qui permettait le transfert de compétences de proximité de la métropole vers les communes. « J’avais poussé une gueulante et proposé de nous mettre autour d’une table pour récupérer la compétence » raconte-t-il, mais « patatras plus rien n’était possible, la Ville se serait retrouvée dans une situation où elle n’aurait eu que les difficultés, sans les moyens nécessaires pour appliquer sa politique », résume Benoît Payan. Quand Martine Vassal lors de ses vœux fin janvier évoquait, elle, un travail de trois mois « pour trouver un terrain d’entente » avorté, le maire de Marseille estimant que c’était « trop compliqué ».

    La donne a changé : « Pour la première fois, si nous gagnons la ville, nous avons la possibilité de prendre en main la propreté » estime le candidat du Printemps marseillais qui se donne trois ans pour « mettre les choses au carré », les maires de secteur reprenant la gouvernance pour le reste du mandat.

    Deux fois plus de poubelles

    Concrètement, sur la collecte, ce temps lui permettrait de faire un point sur les actions du public et du privé qui se sont vus répartir les différents secteurs de la ville et notamment sur les « avenants aux contrats à plusieurs millions d’euros », sans pour autant un retour total en régie. Sur le nettoyage des rues, il veut revoir le nombre de cantonniers, en le multipliant par deux, même s’il en convient, il ne le connaît pas, faute de réponse là encore, de la métropole. Il se fait plus précis sur les poubelles, qu’il veut passer de 7 000 à 15 000.

    Benoît Payan souhaite aussi sensibiliser les Marseillais avec de la pédagogie et également de la répression par le biais d’une police de la propreté qui dépendrait directement de la police municipale. Il s’agit aussi de mieux trier. « Réduire le contenu de la poubelle noire » rappelle Sophie Camard, maire GRS des 1-7 et tête de liste du Printemps dans son secteur, expliquant qu’en centre-ville, ce qui fait déborder les bacs, « c’est le mélange des déchets des particuliers et des professionnels ». Pour Anthony Krehmeier (PS), maire des 2-3 et lui aussi tête de liste de son secteur, « il n’y a pas de fatalité ». Considérant que « ramasser des poubelles n’est pas en soi insurmontable », il entend associer « commerçants, habitants et agents ».

    Au sein de l’équipe de Martine Vassal, la réaction n’a pas tardé. « La panique fait sacrément mentir le trouillard » a lancé son porte-parole, Romain Simmarrano, sur les réseaux sociaux, estimant que le maire allumait « un contrefeu de plus pour tenter de faire oublier l’enquête qui le concerne ».

  • Narcotrafic : le Printemps marseillais cible Delogu

    Narcotrafic : le Printemps marseillais cible Delogu

    À travers un communiqué ce mercredi soir, le Printemps marseillais « exige des explications immédiates de Sébastien Delogu » après la publication d’un article du Canard enchaîné, de « nouvelles révélations d’une extrême violence », estime la majorité municipale sortante. L’hebdomadaire satyrique révèle en effet que, selon plusieurs sources judiciaires, le nom du député insoumis apparaît dans une enquête ouverte le mois dernier à Aix-en-Provence. Alors que deux personnes avaient été interpellées lors d’une intervention pour démanteler un point de deal, l’examen du téléphone d’un des suspects a dévoilé des échanges très réguliers avec le candidat Insoumis avec l’évocation à plusieurs reprises de livraisons de « colis », expliquent nos confrères.

    « Manœuvre électorale »

    « Il n’y a absolument rien de concret ou matériel dans ce qui est dit, c’est de la rumeur pour déstabiliser à l’approche d’une élection ! » s’indigne auprès de La Marseillaise l’entourage du parlementaire, qui estime qu’il s’agit là d’une nouvelle offensive médiatique contre les Insoumis. Et d’ajouter que « le Printemps marseillais se déshonore à suivre les manœuvres de Franck Allisio [le candidat du RN, Ndlr.] ». L’extrême droite dès la matinée avait bondi sur la nouvelle pour réclamer des tests de dépistage pour tous les candidats.

    « Dans notre ville ensanglantée par le narcotrafic et alors que la Commission nationale des comptes de campagne et des formations politiques alerte sur le risque d’ingérence des narcotrafiquants dans la campagne des municipales, toute forme de lien avec eux doit être combattue et condamnée avec la plus grande fermeté », insiste de son côté le Printemps marseillais.

  • Le Printemps marseillais dévoile ses huit têtes de liste de secteur

    Le Printemps marseillais dévoile ses huit têtes de liste de secteur

    C’est à travers une vidéo sur les réseaux sociaux, ce lundi matin, que le Printemps marseillais a dévoilé ses têtes de listes dans les huit secteurs de Marseille. Une parité parfaite et quelques surprises, alors que pour la première fois depuis les Marseillais devront voter deux fois, pour le conseil municipal et pour les mairies d’arrondissements, chamboulant les habitudes de campagne.

    Les maires sortants sont logiquement reconduits, que ce soit dans les 1er et 7e arrondissements, avec Sophie Camard (GRS), dans les 2e et 3e, avec Anthony Krehmeier (PS), dans les 4e et 5e arrondissements avec Didier Jau (EELV) ou les 6e et 8e avec Olivia Fortin (MadMars). Seule exception, les 15-16, ou Samia Ghali prend la tête d’affiche comme en 2020, comme le révélait La Marseillaise le 13 janvier dernier.

    Petite surprise dans les 9-10, secteur traditionnellement acquis à la droite mais où celle-ci avait été absente du second tour des législatives anticipées : c’est le président (Génération.s) du groupe Printemps marseillais, l’adjoint à l’éducation Pierre Huguet, qui est désigné tête de liste. Dans les 11-12, le premier secrétaire du PS 13 Yannick Ohanessian mènera la liste, comme en 2020, préféré à la responsable de Place publique Pascaline Lécorché. Enfin, dans les 13-14, le Printemps marseillais joue pleinement le renouvellement en désignant Tina Biard-Sansonetti (DVG), aujourd’hui membre du cabinet du maire.

    « Le service public au cœur »

    «Notre ville est face à un tournant politique majeur, nous ne pouvons nous résigner à la livrer à ceux qui ne veulent que la division et la fracture, appuie le maire sortant Benoît Payan dans un communiqué de presse. Les candidats du Printemps Marseillais se dresseront partout, dans tous les secteurs, dans tous les quartiers, pour faire de Marseille une ville unie, pour se tenir aux côtés des habitants, pour les protéger, pour Marseille. »

    Il promet également que « les huit candidats portent le service public au cœur, comme notre conviction que tous les Marseillais méritent toute notre attention, tous nos efforts ». Et d’esquisser des programmes détaillés dans chaque secteur avec des propositions concrètes et de proximité. Quant au maire sortant lui-même, il avait annoncé dès sa déclaration de candidature qu’il ne serait présent sur aucune liste de secteur.

  • Les jeunes communistes marseillais à bloc contre le RN

    Les jeunes communistes marseillais à bloc contre le RN

    « La jeunesse communiste est prête à organiser la riposte contre la droite et le fascisme représenté par Franck Alisio et sa liste du RN », affirme Romane Massip lors des vœux des jeunesses communistes (JC), samedi soir, à Marseille.

    Devant les jeunes militants réunis dans le local du PCF du 3e arrondissement, la secrétaire départementale du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF 13), candidate du Printemps marseillais aux élections municipales dans les 1er et 7e arrondissements, inscrit l’organisation dans « le soutien à la liste d’union des forces de gauche qu’est le Printemps marseillais, aux côtés du Parti communiste ». Une liste conduite par le maire sortant Benoît Payan (DVG).

    Romane Massip cite, parmi les actions de la majorité sortante en faveur de la jeunesse, le « soutien aux associations de solidarité, des repas offerts au Crous, l’accès aux soins ainsi que l’accès gratuit à la culture et au sport ». Elle considère que c’est « dans cette alliance que se tiennent les espoirs des jeunesses », aux côtés des jeunes socialistes, écologistes, de Place Publique et de Génération.s.

    « Une vision de classe »

    La jeune dirigeante n’est pas la seule candidate issue du mouvement de jeunesse. Chloé Aurin, doctorante marseillaise en astronomie, est également candidate dans le 11e pour la même liste. « C’est un acte militant, mais je ne serai probablement pas élue, confie-t-elle. Les élections font partie du travail politique, mais le militantisme n’existe pas uniquement pendant les élections ». La militante précise toutefois : « Je me bats pour une politique de gauche, les questions de jeunesse sont à traiter, mais non prioritaires sur l’ensemble de la population. »

    Les sujets sont nombreux. Pour Arthur Patou, militant JC et PCF à Aix, « il y a besoin de logements adaptés pour les jeunes, étudiants, diplômés comme travailleurs ». Il cite en exemple « la préemption des logements du centre-ville à Jouques, , destinée à les rénover et à les proposer à loyer modéré aux jeunes », dans un contexte de « turnover majeur prétexte à la mauvaise qualité » du secteur. Comme sa camarade doctorante, Arthur Pacou « porte une vision de classe pour la jeunesse » qu’il estime exclusive à son mouvement.

    Comme mesure phare, Romane Massip défend aussi « une mutuelle municipale orientée vers la jeunesse et les étudiants, l’offre privée étant inaccessible, car trop chère ». Elle conclut : « Le Printemps marseillais est une solution d’avenir. »

  • Noailles veut que le logement reste au cœur des municipales

    Noailles veut que le logement reste au cœur des municipales

    À Marseille, le sujet n’est pas nouveau. Alors, à l’approche des municipales (15 et 22 mars), eux entendent bien rappeler qu’il reste une urgence quotidienne et souhaitent donner la parole habitantes et habitants de Noailles pour le dire. Ce dimanche, à la Halle Delacroix, l’Assemblée des délogés et le Collectif du 5 novembre organisent un temps public pour faire entendre les voix mal-logement. L’objectif : dresser un bilan des politiques menées depuis sept ans et le drame de la rue d’Aubagne, et formuler des revendications claires à destination des candidats. Dans ce quartier marqué par les effondrements et hanté par les évacuations, la rencontre veut redonner aux citoyens un rôle central dans le débat.

    « Le but principal est de donner la parole aux habitants et d’attirer l’attention des candidats à la mairie. On ne voit pas grand-chose sortir sur le logement et encore moins sur le relogement », regrette Anissa, membre de l’Assemblée des délogés. Elle annonce une ambiance vivante : « Il y aura des crieurs de rue et peut-être une batucada », confie-t-elle, pour favoriser la participation et recueillir un maximum de retours sur les situations de mal-logement.

    De l’application de la charte

    Trois animateurs seront chargés de noter les propositions, afin de bâtir un socle commun de revendications : droit au retour des personnes délogées, encadrement des loyers, respect des engagements municipaux, avenir du lieu ressource de la rue d’Aubagne qui prend forme sur la « dent creuse »… L’enjeu est autant social que politique : réinscrire la crise du logement au centre des priorités, au-delà des seuls discours sur la sécurité.

    Pour nourrir les discussions, plusieurs acteurs associatifs du quartier seront présents : Kevin Vacher, Laura Spica, Dominique Carpentier ou encore Assia Zouane, des Minots de Noailles. Tous souhaitent revenir sur ce qui a été entrepris et laissé de côté, depuis 2020. Anissa rappelle que le Printemps marseillais avait fait du logement un pilier de sa campagne, avec des engagements forts sur le relogement et la charte du relogement qui devait l’encadrer. « Aujourd’hui, elle n’est pas appliquée. On aimerait la voir réapparaître dans les futurs programmes », souffle la militante.

    Si les organisateurs entendent peser sur l’agenda politique, c’est qu’au-delà du bilan se profilent, dans les années à venir, les vastes chantiers de rénovation urbaine portés par l’Anru. Près de 2 700 logements sociaux sont en cours de démolition, plus de 6 000 logements sont en réhabilitation et 1 000 logements du parc privé font l’objet d’interventions lourdes, selon les derniers chiffres de la Ville. De nouvelles vagues de délogements s’annoncent avec cette même crainte que, sans cadre clair, sans garanties sur le droit au retour et sans stratégie de relogement transparente, les mêmes erreurs se répètent.

  • Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Un soir tout particulier… Tout sourire devant la foule qui a envahi l’Après M à Sainte-Marthe (14e), Amine Kessaci (EELV) est venu, ce lundi 26 janvier, se porter candidat aux municipales aux côtés du maire DVG sortant de Marseille, Benoît Payan. « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », lance le jeune homme.

    Après avoir perdu son petit frère, Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, le fondateur de l’association Conscience avait promis de ne pas lâcher son combat contre le narcotrafic. À la suite de son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus franchement pour et dans sa ville.

    « Pour Amine, ce n’est pas rien. C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble », a déclaré, ému, Benoît Payan. Et de revenir sur les engagements du Printemps « dans la conviction que nous devrions protéger les Marseillaises et les Marseillais, mais aussi les rassembler, quelle que soit leur couleur de peau, quel que soit leur quartier. »

    « Je suis ici pour dire

    qu’on ne se résignera pas »

    Sous les bravos, en présence de sa mère, de ses sœurs et de la plupart des adjoints au maire, celui qui donne un coup d’accélérateur à une campagne atone, avec son combat à la résonance internationale, a martelé sa volonté de rester « debout » comme il l’avait fait lors de la marche blanche en hommage à son frère Mehdi.

    « Je suis ici pour dire qu’on ne se résignera pas. Nous avons su nous lever par milliers pour dire non, mais surtout pour dire oui à la paix, oui à la justice, oui à une vie meilleure. C’est ce que l’équipe municipale du Printemps marseillais a porté, tout au long de ses six années », enchaîne Amine Kessaci. Une majorité qui a agi selon lui « pour l’égalité, pour l’équité des territoires, pour les transports, pour l’école. Et comme le disait Nelson Mandela, l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

    Son ennemi premier : l’extrême droite, contre laquelle il avait déjà bataillé aux législatives de 2024 sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il avait alors perdu de 835 voix son duel, au second tour, contre Gisèle Lelouis (RN). « Un engagement naturel » insiste-t-il, tant il était évident pour lui « de dire que jamais Marseille ne tombera aux mains des extrémistes. Jamais Marseille ne sera dirigé par le Rassemblement national. Ce n’est pas possible ».

    Le désormais candidat n’a pas manqué non plus de remettre sur l’ouvrage la charte du relogement des familles de victimes du narcotrafic avec les bailleurs sociaux. Il en est persuadé, « Benoît Payan sera le premier maire à la signer ».

    La force d’un destin.

    La sécurité, mantra de Martine Vassal

    La candidate de la droite et du centre à la Ville de Marseille a clairement fait de la sécurité un de ses thèmes favoris, bien avant la campagne, quitte à empiéter sur les plates-bandes du RN. Martine Vassal propose de créer une Brigade anticriminalité (BAC) municipale et de faire du centre-ville un lieu d’expérimentation de l’intelligence artificielle, avec « des drones et la police présente ». Le recours à la vidéosurveillance serait également renforcé. Celle qui est déjà présidente de la Métropole a, par ailleurs, déjà armé les 99 agents du Groupement d’assistance et de protection de la RTM de matraques et de bombes lacrymogènes. « La sécurité est la première de nos libertés », a-t-elle martelé.

  • Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Après avoir perdu son petit frère Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, Amine Kessaci, fondateur de l’association Conscience à Marseille, ne lâche pas son combat contre le narcotrafic.

    « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », a déclaré Amine Kessaci devant les nombreuses caméras venues à l’Après M, dans les quartiers nord de la ville.

    Après avoir apporté son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus fermement ce lundi 26 janvier dans sa propre ville, en se portant candidat aux côtés du maire DVG sortant, Benoît Payan. Ce dernier, par ces mots, confirme : « C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble.»

    Pour mémoire, Amine Kessaci s’est présenté pour la première fois à l’âge de 20 ans comme candidat EELV à l’occasion des élections européennes de 2024, puis aux législatives sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, couvrant actuellement le 13e arrondissement, dont il est originaire, une partie du 12e et du 14e. Il avait alors perdu de 835 voix son duel au second tour contre Gisèle Lelouis, la candidate d’extrême droite.