Tag: prévention

  • [Cancers masculins, parlons-en 3/3] Géraldine Pignot : « Les patients sont demandeurs de cette technologie ! »

    [Cancers masculins, parlons-en 3/3] Géraldine Pignot : « Les patients sont demandeurs de cette technologie ! »

    Le Dr Géraldine Pignot est diplômée du Desc d’Urologie depuis 2009 et exerce à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) depuis 2015. Elle est membre du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie. Elle est impliquée dans de nombreux projets concernant la qualité des soins et les innovations thérapeutiques. Elle travaille notamment sur les tumeurs de la vessie. Ce jeudi, la docteure Pignot opère un patient de la prostate, une opération relativement classique à l’IPC, à ceci près qu’elle est aidée d’un allié un peu particulier : le robot Da Vinci. Ce gros bras mécanisé high-tech assiste les chirurgiens avec une très grande précision.

    Pendant l’opération, la chirurgienne en explique le fonctionnement : « Le robot dispose d’un module de vision relié à une petite caméra qui se trouve au bout de son bras, dans le corps du patient. Les images sont directement retransmises dans le module. En plus de cette petite caméra, j’utilise une minuscule pince et un petit ciseau, tous deux d’une taille de quelques millimètres. Je contrôle à distance ces outils grâce à des manettes placées sur des axes. Enfin, à mes pieds se trouvent des pédales qui me permettent de chauffer l’instrument pour cautériser et aider à la coagulation. » Pour accompagner la chirurgienne dans ses gestes, une opératrice contrôle et nettoie régulièrement les instruments du robot.

    Une machine ultra-précise

    Ce prolongement du bras du médecin offre de très nombreux avantages, comme le précise Vincent Werner, infirmier anesthésiste : « Avec les anciens robots, il fallait mettre le patient la tête en bas. Ils étaient inclinés pour que les organes penchent vers le haut et remontent. Là on ne fait plus ça, ce qui leur offre une meilleure tolérance respiratoire. » Avec le Da Vinci, les patients sont en position allongée « classique ». Autre innovation : la petitesse de l’unique incision pratiquée pour opérer (environ 4 centimètres) qui assure une meilleure cicatrisation. Enfin, détail qui a son importance : « Lors de cette opération, on préserve le nerf d’érection, le patient pourra garder une sexualité normale, ce qui est grandement facilité par la précision du robot ! », assure la chirurgienne. Il est devenu aujourd’hui très fréquent de se faire opérer, notamment de la prostate, par le robot. Le docteur Pignot prévoit d’ailleurs dans la même journée une autre opération avec son camarade mécanique, et quatre autres ce lundi.

    Et les patients, qu’en disent-ils ? L’équipe médicale est unanime : la confiance s’est installée entre l’homme et la machine. L’urologue n’a pas vu de réticence particulière de la part de ceux venus se faire opérer : « Ils ont confiance et je dirais même plus : ils viennent en étant demandeurs de cette nouvelle technologie ! »

  • Violences faites aux femmes : une journée pour réfléchir au rôle de l’entreprise dans l’Hérault

    Violences faites aux femmes : une journée pour réfléchir au rôle de l’entreprise dans l’Hérault

    Quel rôle pour les entreprises face aux violences faites aux femmes ? Un sujet important qui sera au centre de tables rondes*, le 25 novembre, au siège d’IBM à Montpellier. Portée par l’association Les créateurs d’énergies positives, la journée sera l’occasion de sensibiliser directions et salariés à ce fléau présent aussi bien dans la sphère privée que professionnelle.

    Une première table ronde sera consacrée aux violences conjugales. « Elles ont un impact sur la vie professionnelle, il s’agit de voir comment les entreprises peuvent aider », soutient Sandrine Musel, directrice de l’association. Satya Goetz Lancel, responsable du programme de protection des salariés victimes de violences conjugales des Magasins U, y partagera son expérience. Confrontée à plusieurs féminicides de salariées, cette dernière a mis au point une bopite à outils interne à l’entreprise. « C’est un dispositif de “droits exceptionnels” – qui n’existe pas dans le droit du travail – ne coûtant rien. Le temps de travail peut être aménagé avec plus ou moins de télétravail, on peut avoir des autorisations spéciales pour aller à l’audience de son agresseur, une mobilité géographique d’urgence, etc. », énumère celle qui est aussi membre de l’association organisatrice. Des propositions reprises dans un guide de l’Association nationale des DRH, mis à disposition des entreprises.

    Mais ces violences se retrouvent également au sein de l’entreprise, sujet qui fera l’objet d’une seconde table ronde. « Des règles juridiques existent, pour autant, ça n’est pas suffisant, parfois ces comportements sexistes ne sont pas bien identifiés. On met en place des méthodes soft, voire ludiques – comme des formations – pour faire passer des messages de prévention et d’éradication de ces comportements », détaille Michèle Tisseyre, membre de l’asso et présidente de Face Occitanie, soulignant le caractère « volontaire » de certaines entreprises. Les outils sont là, il n’y a plus qu’à.

    * Ouverts à tous, billetterie, infos sur lescreateursdemotionspositives.com.

  • Violences sexistes et sexuelles : un colloque sur la prévention dans le milieu sportif

    Violences sexistes et sexuelles : un colloque sur la prévention dans le milieu sportif

    Le milieu sportif n’est malheureusement pas épargné par les violences sexistes et sexuelles. Certaines athlètes n’hésitent plus à briser la loi du silence, révélant des pratiques qui gangrènent tous les niveaux de discipline. Jusqu’aux équipes nationales. Afin de sensibiliser les formateurs et entraîneurs aux moyens de prévenir les dérives, la Délégation régionale académique à la jeunesse et aux sports (Drajes) co-organise avec la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) une journée de formation.

    Ateliers pratiques

    Cet événement se déroulera en deux temps et réunira environ 300 participants sur la journée, issus de l’ensemble des publics du secteur sportif et associatif.

    Cette journée sera animée par plusieurs intervenants qui présenteront les diverses pistes à explorer. Roxana Maracineanu, secrétaire générale de la Miprof et ancienne ministre déléguée chargée des Sports, en sera la modératrice générale.

    Cette dernière présentera les rôles et missions de la Miprof à l’occasion d’une prise de parole et d’échanges, en ouverture de la journée à partir de 9h30 dans les locaux de la faculté d’économie et de gestion de l’Université d’Aix-Marseille, campus Pauliane.

    L’après-midi, à partir de 14 heures, des ateliers de mise en pratique seront proposés. Ces travaux pratiques auront lieu au sein de site d’Aix-en-Provence du Creps.

  • Violences faites aux femmes : à Martigues, une semaine pour sensibiliser

    Violences faites aux femmes : à Martigues, une semaine pour sensibiliser

    Il y a des rendez-vous qu’on préférerait voir disparaître. C’est le cas de la semaine dédiée à l’élimination des violences faites aux femmes, qui marque chaque année la fin du mois de novembre dans les communes membres du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) – Martigues, Port-de-Bouc Châteauneuf-les-Martigues et Saint-Mitre-les-Remparts.

    Car les chiffres sont alarmants. L’an passé, le nombre de féminicides a augmenté de 11%, passant de 96 victimes en 2023 à 107 en 2024. La région Sud, avec 20 féminicides recensés dont 6 dans les Bouches-du-Rhône, demeure la plus touchée. « Et notre commune, Martigues a elle-même été marquée par un tel drame cette année », rappelle le maire (PCF) Gaby Charroux. En effet, dimanche 3 août dernier, Sylvia Iannello, rouée de coups par son compagnon, décédait à son domicile à l’âge de 43 ans.

    Ce fléau n’est pas « inéluctable », affirme l’édile, qui pointe la responsabilité de l’État, des institutions et des collectivités territoriales, mais aussi la responsabilité citoyenne. Pour donner de la visibilité aux actions menées au quotidien par les associations et les acteurs locaux, la Ville et ses partenaires du CISPD ont construit un programme riche et ambitieux.

    Aller vers

    Jeudi, le van Nina Simone du CIDFF PACA sera stationné au marché de Jonquières puis devant le centre social du Mas de Pouane pour aller au-devant de celles qui n’osent pas franchir une porte ou demander de l’aide. Rebecca Guyot-Kaboré, la conductrice du véhicule, explique : « Ma mission est de sillonner le territoire pour sensibiliser les publics à l’égalité entre les femmes et les hommes et d’orienter les victimes vers les partenaires adaptés si elles se présentent à moi. La lutte contre les violences faites aux femmes est vraiment un enjeu sociétal et de santé publique. L’aller vers est indispensable. »

    Des actions de sensibilisation auprès des jeunes, des temps d’échanges et des expositions sont également proposées. Le film Black box diaries sera par exemple projeté ce mardi à La Cascade devant des lycéens. La population pourra se retrouver vendredi soir à 19h au centre social Jacques Meli pour discuter. Une exposition conçue comme un outil pour comprendre les mécanismes de violence au sein du couple est également visible au sein de l’hôtel de ville jusqu’au 28 novembre. Le programme complet est à retrouver sur le site de la Ville.

  • Violences faites aux femmes, la lutte totale

    Violences faites aux femmes, la lutte totale

    Cinq titres et 78 articles pour investir de A à Z la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Après avoir réuni, en janvier, des parlementaires de tous bords (à l’exception de l’extrême droite), pour créer une coalition transpartisane, Céline Thiébault-Martinez, députée socialiste de Seine-et-Marne, a présenté, ce lundi 24 novembre à l’Assemblée nationale, une loi « intégrale » pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Intégrale pour signifier « solennellement qu’il faut en finir avec le pointillisme législatif », a précisé l’élue.

    L’idée : traduire en « feuille de route » les 140 propositions émises en octobre 2024 par une soixantaine d’associations féministes, a-t-elle rappelé. « On ne peut pas se contenter de répondre uniquement par la répression », estime Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes. « Ça suffit les mesurettes, les petites formules », a enchaîné Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, « fière » de ce travail « collectif » accompli face à l’urgence. « En 2024, 94% des plaintes pour viol ont été classées sans suite », a-t-elle rappelé. Des plaintes qui depuis le lancement du mouvement Metoo, il y a 9 ans, ont été multipliées par 3, ajoute-t-elle.

    Justice, enfance, cyberviolences, travail, santé… Concrètement, le texte s’appuie sur de grands chapitres avec de nombreux leviers d’actions. D’abord, renforcer l’arsenal judiciaire. Pour « combler les angles morts du droit » et assurer correctement l’ensemble « du parcours judiciaire des victimes, du dépôt de plaintes jusqu’aux tribunaux », explique Céline Thiébault-Martinez. En supprimant notamment les cours criminelles départementales pour retourner à la cour d’assises, en inscrivant noir sur blanc que le « devoir conjugal » n’existe pas ou en élargissant la possibilité pour les associations de se constituer partie civile.

    Nombre d’articles se concentrent sur le volet « enfance ». Avec pas moins de 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année selon la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), c’est une véritable « chappe de plomb » qu’il faut lever en mettant le focus sur la prévention et les soins, explique Arnaud Bonnet, député écologiste.

    L’interdiction du mariage forcé et des mutilations sexuelles inscrite dans le Code pénal, la formation des professionnels de santé pour mettre fin aux VOG (violences obstétricales et gynécologiques), la réglementation de l’espace numérique et une meilleure prévention au travail quand il peut s’agir d’un « lieu de prédation mais aussi un lieu pour s’en sortir », indique Myriam Lebkiri, secrétaire confédérale activité femmes-mixité à la CGT, sont aussi prises en compte.

    Aurore Bergé dégaine

    sa « loi-cadre »

    Relevant qu’il est peu probable qu’une proposition de loi de cette ampleur soit inscrite à l’ordre du jour, Céline Thiébault-Martinez espère que certains articles seront repris dans des propositions de loi de groupes, dans leurs niches parlementaires, ou par le gouvernement. C’était sans compter avec la ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé qui, dans un entretien accordé à l’AFP, a annoncé dans la foulée de la conférence de presse de la députée socialiste que… la future loi-cadre sur les violences faites aux femmes était « prête ». Comportant 53 mesures visant à « mieux former, mieux détecter, mieux prévenir et mieux sanctionner », le texte devrait être inscrit à l’ordre du jour parlementaire « dès que cela sera possible », a affirmé la ministre déléguée.

    Quel que soit le texte qui aboutira, la question des moyens reste entière. Comme l’a souligné la syndicaliste CGT durant la présentation collective de la première proposition, le contexte actuel est celui de l’austérité, « avec des subventions aux associations qui se réduisent. » Le coût de ses mesures est estimé à 3 milliards d’euros. Des crédits que les associations, toujours en mode combat, n’ont de cesse d’arracher. « Nous l’avons appris de nos aînées, la meilleure des manières de ne pas reculer c’est de continuer à avancer », assène Anne-Cécile Mailfert.

  • Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Je crois que nous avons besoin d’une impulsion de gauche au service des Marignanais », lance Ariane Lombardi, enseignante et dirigeante du PCF, vendredi, lors de la présentation de sa candidature aux élections municipales de mars 2026.

    Engagée aux côtés de Gipsy Voisin des Écologistes et de Youssef El Ouanaghly du PS, cette Marignanaise « de famille et née dans cette ville » ambitionne non seulement de « retrouver la ville populaire que j’adorais enfant avec son club nautique du Jaï et ses concerts à La Colline », mais aussi de construire l’« indispensable union de la gauche face à une extrême droite à l’offensive qui veut imposer une société divisée ».

    Dans le « projet de gauche » de sa liste, Ariane Lombardi assène d’emblée que « le contexte dramatique des événements de Marseille montre le danger et l’emprise partout de la mafia des narcotrafiquants » et promet « de solliciter la préfecture pour des renforts sur la zone, une police municipale visible jour comme de nuit et un accompagnement des ASVP vers le concours et la titularisation ».

    Mais la police ne fait pas tout. « La jeunesse est oubliée, il n’y a ni maison des jeunes, ni médiateurs, ni de centre social », déplore la candidate, qui insiste pour « renouer le lien social par la prévention et la culture », mais aussi pour « mettre en conformité Marignane avec la loi sur les logements sociaux ».

    « Fin à la ville-dortoir »

    Le logement est pour Ariane Lombardi un moyen « pour beaucoup de vivre correctement » et souhaite « reconstruire un habitat mixte de qualité pour lutter contre la ghettoïsation et l’insalubrité », tout en « rattrapant le retard dans la rénovation énergétique des bâtiments publics ». Pour ce faire, la tête de liste affirme qu’« il faut investir les 19 millions d’euros de réserves dans une vision de long terme » pour « retrouver l’attractivité » de la Ville.

    Notamment par la « valorisation et la protection des espaces partagés que sont la plage du Jaï et l’étang de Berre, ce joyau laissé à la marge de la politique ». Ariane Lombardi défend « une vision d’ensemble » de sa gestion, se disant favorable « aux navettes maritimes respectueuses de l’environnement qui permettent de desservir l’aéroport et de décongestionner l’autoroute ». Pour cela, la candidate compte « recréer le dialogue avec les acteurs aux alentours et les instances comme la Métropole », aussi pour « reprendre en main la propreté urbaine en bonne intelligence ».

    Auparavant candidate aux départementales et aux législatives, Ariane Lombardi se défend « d’ambitions personnelles », arguant qu’« au PCF, on ne s’enrichit pas car on reverse ses indemnités et c’est pas un ascenseur social ». La tête de liste appelle à « une large union des progressistes qui veulent faire et partager Marignane autrement ». Avec en face le maire démissionnaire de Gignac Christian Amiraty (UCE), candidat déclaré, et le maire sortant Éric Le Dissès (RPR).

  • La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    « La propreté de la Ville est un enjeu majeur », affirme d’emblée l’adjoint Jean-Marc Villanueva face aux Martégaux présents à la réunion publique des quartiers du centre de Ferrières, de l’Île et de Jonquières mercredi soir. « Certaines incivilités persistent comme les dépôts sauvages, auxquels s’ajoute le dysfonctionnement du service de ramassage des déchets qui fait l’objet d’une discussion permanente avec la Métropole », déplore l’élu.

    La Ville a initié plusieurs actions de végétalisation citoyenne dans les rues du centre en réaction, entre autres mesures, tout comme des barrières avec signalétique qu’a bien remarqué cette habitante de la rue du docteur Sérieux. « C’est marqué pas de dépôt de poubelle sinon c’est 135 euros d’amende, mais est ce qu’il y a eu des verbalisations ? Je ne vois pas de différence depuis », se plaint Emmanuelle Achili.

    Le directeur adjoint de la police municipale, Naguib Mehadji, répond que « la plus grosse difficulté est de pouvoir constater les infractions. Parfois on retrouve des infos par exemple sur des cartons laissés avec l’étiquette, ce qui permet d’intervenir directement ». S’il ne peut pas donner de chiffre précis sur la verbalisation, l’agent a une « bonne nouvelle car les 38 caméras du centre-ville nous permettent de dresser un PV lorsque les dépôts sont faits avec un véhicule grâce aux plaques ».

    La question de la compétence est régulièrement posée dans ces cas. La conseillère municipale (PCF) Marceline Zéphir, déléguée de l’Île et de Ferrières, rappelle que « la Ville assure la propreté urbaine, avec 59 agents ». En cas de problème, « Martigues l’Appli et Allô Martigues servent au signalement. 735 ont été enregistrés cette année sur le seul secteur de l’hypercentre », précise l’élue.

    Facture en plus des PV ?

    En réponse à un autre habitant de la rue Galinière sur l’Île, le directeur général des services techniques de Martigues, Laurent Blanès, indique qu’« une résolution est prévue au prochain conseil municipal pour prévoir une facture de remise en état du site en plus de la verbalisation pour les contrevenants » qui déposent leurs déchets improprement.

    Autre problème, cette habitante excédée par « le caca des chiens sur la place Maritima » sur l’Île, en particulier de celui « d’un malinois non attaché ». Le maire (PCF) Gaby Charroux parle de « plusieurs situations critiques avec certains propriétaires de chiens » et promet que la police municipale « va regarder » ce cas, comme les autres du même acabit.

  • Marcher pour défendre les associations féministes

    Marcher pour défendre les associations féministes

    « On sait que si l’on continue à baisser les moyens des associations et des services publics, le nombre de féminicides va remonter. » Sur l’esplanade Gisèle-Halimi, un lieu qui n’a pas été choisi par hasard, Alexandra Brochus du Collectif 13 droits des femmes, martèle la nécessité des associations dans la lutte des violences faites aux femmes. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’encontre des femmes, organisations féministes, syndicats et partis politiques appellent à manifester ce samedi, à 14h en bas des escaliers Saint-Charles.

    Un rendez-vous immanquable pour les collectifs féministes. « Dans ce contexte de politiques budgétaires austéritaires, on se doit d’être au rendez-vous », insiste Alexandra Brochus. Le nouveau projet de loi de finances de 2026 prévoit, en effet, une coupe d’un milliard d’euros dans les subventions aux associations. Un non-sens pour les militantes, pour qui ces structures sont souvent un refuge pour les femmes victimes de violence. « Elles sont indispensables, parce qu’elles comblent les carences de l’État », affirme Isabelle Marilier, membre de Genre et altermondialisme.

    Associations fermées, femmes en danger

    Des coupes budgétaires qui mettent en danger de nombreuses structures d’accompagnement des victimes, comme les Plannings familiaux ou les Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) qui connaissent régulièrement des difficultés. Le CIDFF d’Arles avait par exemple été menacé de fermer l’été dernier à cause du manque de moyens. Des structures qui permettent pourtant aux femmes victimes de violences d’avoir un accompagnement juridique, social et psychologique. Les militantes réclament également plus de moyens alloués à la « prévention, la justice et les services publics », précise Alexandra Brochus. Notamment 3 milliards d’euros pour la mise en œuvre de l’éducation à la vie affective relationnelle et à la sexualité, qui donne les clés aux filles et aux garçons pour repérer et éviter les comportements dangereux. Une marche « pour toutes les femmes, de tous les pays et toutes les religions et contre toutes les formes de violences », lance-t-elle.

    Des violences dont le narcotrafic est parfois l’auteur. « C’est pourquoi quand on a appris la date de la marche pour Mehdi Kessaci, nous avons tout de suite pris contact avec les organisateurs pour que nos deux marches se rejoignent », indique Pascaline Lécorché, représentante de Place publique à Marseille. Le jeune homme, frère du militant écologiste Amine Kessaci engagé dans la lutte contre le narcotrafic, a été tué jeudi dernier dans ce qui s’apparente à un meurtre d’intimidation d’après les dernières avancées de l’enquête (lire pages 2 et 3). « Les mères dans ces quartiers sont souvent les premières actrices locales mais aussi des victimes de cette violence », se désole Alexandra Brochus.

    Les rendez-vous

    Aubagne

    Samedi 22, à 10h30 sur le cours Beaumont.

    Draguignan

    Samedi 22, 11h, place Cassin.

    Salon-de-Provence

    Samedi 22, 17h, à la mairie.

    Avignon

    Samedi 22, 15h, à la gare.

    Marseille

    Samedi 22, 14h, gare Saint-Charles et mardi 25, 18h30, place de la Joliette.

    Toulon

    Mardi 25, 18h, palais de Justice.

    Arles

    Samedi 29, 16h, place de la République.

  • Comment détecter et prouver la soumission chimique

    Comment détecter et prouver la soumission chimique

    « Âgé de quatre jours à plus de 90 ans ! », déclare Leila Chaouachi lors de ce « Forum Respect pour les Femmes, pour en finir avec la soumission chimique ». L’information est choquante, mais ce sont bien les âges des victimes, majoritairement des individus de sexe féminin et de tout genre.

    Pour cette table ronde sur la détection des signes et le recueil des preuves, 420 personnes emplissent le hall comble. Mais alors, que faire ? « Lorsqu’on suspecte une soumission chimique, trois signes sont à repérer, informe le professeur Leonetti, médecin légiste et doyen de la faculté de médecine de Marseille. La sédation, les troubles de mémoire concernant des moments bien précis, ainsi que la désinhibition ou des attitudes inhabituelles. » Conséquence de tout cela, « l’anxiété », se greffe aussi.

    Le premier réflexe à adopter est de contacter le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (CRAFS). Il oriente vers des centres spécialisés, dotés d’experts formés pour interpréter finement les résultats complexes des prélèvements. Il existe certes des kits de dépistage, mais ils sont incapables de détecter les dosages faibles. Or les molécules utilisées pour la soumission chimique peuvent être en quantité infime et s’éliminent très rapidement.

    Recueillir la preuve

    « Il faut recueillir la preuve avant qu’elle ne disparaisse », met en garde Anne-Laure Pelissier, professeur en Toxicologie Médico-légale au Centre hospitalier universitaire de la Timone. Trois types de prélèvements sont réalisables. « Du jour 1 au jour 3, il faut faire des analyses de sang et d’urine, ces dernières étant valides jusqu’au cinquième jour. Dès un mois, les prélèvements de cheveux sont possibles, jusqu’au sixième mois. Au-delà, les traces se raréfient », énonce-t-elle. Entre-temps, les coupes de cheveux, colorations ou décolorations sont à proscrire. « C’est bien plus tard que la victime pourra prendre le recul nécessaire et porter plainte », conclut la spécialiste. « Le vrai parcours pour beaucoup de victimes commence après », admet Leila Chaouachi, la fondatrice du CRAFS.

    CRAFS : 01.40.05.42.70 www.lecrafs.com

  • La Ligue contre le cancer lance un bus de prévention dans le Gard

    La Ligue contre le cancer lance un bus de prévention dans le Gard

    « Dans de nombreux territoires français et principalement le Gard, la participation au dépistage diminue. Que ce soit au niveau national ou local, le taux de dépistage organisé des cancers du sein, par exemple, est inférieur à 50%. Pourtant depuis 10 ans, le nombre d’actions de sensibilisation réalisées dans le cadre d’octobre rose ne cesse d’augmenter », observe le directeur du comité du Gard de la Ligue contre le cancer, Ricardo Dominguez.

    Pour lutter contre cette tendance, l’association a lancé, début septembre, un minibus de prévention qui va sillonner le Gard des Cévennes à la Camargue en proposant gratuitement et sans rendez-vous divers examens de prévention : dépistage des cancers du col de l’utérus, du sein, de la peau, colorectal, vaccination HPV… À bord, des professionnels de santé de santé du territoire concerné ou des intervenants conventionnés réalisent les examens ou remettent les kits nécessaires.

    « L’objectif est d’aller vers les publics les plus éloignés du système de santé et de réduire les inégalités territoriales d’accès à la prévention en amenant, par exemple, une sage-femme qui fait des frottis de dépistage des cancers du col de l’utérus là où il n’y en a pas ou bien où les délais sont trop longs  », illustre Ricardo Dominguez. « Nous voulons que personne ne renonce à un dépistage faute de moyens de transport ou de professionnels disponibles près de chez soi. Outre les zones rurales, nous nous rendrons également dans certains quartiers de Nîmes, en partenariat avec les centres sociaux ou les associations de quartier, pour toucher des populations dont on sait qu’elles se font très peu dépister ».

    Zones rurales et quartiers

    Déjà expérimenté lors de plusieurs Journées santé femmes, ce dispositif est porté par la Ligue contre le cancer du Gard en partenariat avec la CPAM, le CRCDC-Occitanie, la MSA, l’ARS et la Mutualité Française. Ce minibus est le deuxième déployé en France dans le cadre d’un programme initié par la Ligue nationale contre le cancer, « qui prévoit la mise en place d’une flotte de camionnettes de prévention dans des territoires spécifiquement en besoin. »

    Outre le volet dépistage, le minibus de proximité gardois proposera également, notamment à La Calmette et à Vauvert dans les prochaines semaines, du soutien psychologique pour les personnes qui ont ou ont eu un cancer ainsi que les soins d’une socio-esthéticienne, dont pourront également bénéficier les aidants.

    Les prochaines dates : 18 novembre, Bagnols-sur-Cèze : journée santé femmes ; 24 novembre, Alès : journée santé autonome (personnes à la rue) ; 4 décembre, Aigues-Vives : Journée santé femmes ; 11 décembre, Lézan : journée santé autonome