Tag: Port-de-Bouc

  • Port-de-Bouc veut récupérer des espaces portuaires

    Port-de-Bouc veut récupérer des espaces portuaires

    En pleines négociations, les services de la Ville de Port-de-Bouc et du Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) mènent actuellement un travail cadastral « chirurgical », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. C’est ce qui explique le retard pris par la municipalité dans le processus de prorogation de la concession des ports de pêche et de plaisance des anses de la Lèque et d’Aubran, discuté mardi soir en conseil municipal.

    Titulaire des autorisations d’occupation délivrées par le GPMM, la Ville a confié leur gestion à la société Sodeports jusqu’au 31 décembre 2025. Face à l’échéance de cette délégation, après une étude comparative des différents modes de gestion possibles, le choix a été fait de prolonger le recours à ce type de délégation de service public pour une durée de 5 ans, avec une redevance fixe de 150 000 euros minimum complétée d’une part variable selon l’activité du port.

    Une prorogation tardive, selon le conseiller municipal d’opposition Pascal Spanu (RPR), qui a annoncé avoir saisi le service de contrôle de légalité de la préfecture pour mauvaise gestion du calendrier. « La règle de marché public comporte un processus qui doit être terminé avant le premier tour des élections municipales, ici la décision finale sera prise après le second tour », affirme-t-il, soulignant que « la prorogation datait de 2024 ».

    Peu inquiet face à la remarque, un cabinet d’avocats ayant travaillé sur cette procédure, Laurent Belsola a expliqué la raison du retard de ce dossier : les discussions avec le GPMM, propriétaire foncier au niveau de l’anse d’Aubran, de l’anse de la Lèque et du port de plaisance, pour racheter le patrimoine inutilisé et donc récupérer les autorisations d’occupation temporaire des parcelles afin d’assurer une stabilité aux acteurs économiques qui voudraient s’y installer. « Actuellement, une entreprise qui vient s’implanter sur le domaine du GPMM a 1 à 8 ans maximum de contrat, donc elles sont en insécurité juridique et souvent, elles ne veulent pas signer même s’il y a une reconduction tacite chaque année. On veut reprendre quelques parcelles pour pouvoir développer l’économie en installant des entreprises pour 10, 20 ou 30 ans. »

  • À Port-de-Bouc, le dossier du contournement passe une nouvelle étape

    À Port-de-Bouc, le dossier du contournement passe une nouvelle étape

    Conseil municipal extraordinaire, mais durée ordinaire. Ce mardi 14 octobre, malgré les 6 délibérations inscrites à l’ordre du jour, la séance aura occupé les élus près d’une heure et demie. En dépit de leur petit nombre, certains points méritaient qu’on s’y attarde, à commencer par l’avis favorable de la Ville à la demande d’autorisation environnementale soumise à l’enquête publique du contournement autoroutier de Martigues/Port-de-Bouc, qui s’achèvera le 29 octobre.

    Le maire (PCF) Laurent Belsola a salué une « étape historique » dans un « dossier qui traverse les décennies ». « Ce projet s’inscrit dans une histoire longue de plus de 50 ans, dès 1975 avec la municipalité de René Rieubond, la nécessité d’un contournement était clairement posée pour désengorger le centre-ville, améliorer la circulation et la sécurité, préserver la qualité de vie des habitants », a rappelé l’édile. Le 30 juin dernier, la signature du protocole de financement a enfin donné une « réalité concrète à ce que tant de générations espéraient ». Au total, 210,5 millions d’euros ont été débloqués par les pouvoirs publics. Depuis, la Métropole a lancé les études en requalification de la RN568 pour redéfinir l’entrée de ville de Port-de-Bouc.

    Un projet immobilier en question

    « Nous avons devant nous enfin un calendrier concret, s’est réjoui Laurent Belsola. Les dernières acquisitions foncières sont prévues pour le début de l’année prochaine, le début des travaux est envisagé pour 2027 et la mise en service pour 2030. » Une réunion publique aura lieu ce jeudi 16 octobre dans la salle des Aiguades pour apporter toutes les informations nécessaires à la population.

    Un autre dossier a animé les débats : la cession, pour 700 000 euros HT, d’un terrain communal situé avenue des Fabres « actuellement occupé par un ancien hangar vétuste et sans usage », a précisé Rosalba Cerboni, adjointe déléguée à l’habitat (PCF). Inova Promotion, l’acquéreur, prévoit la construction de deux ensembles : un petit collectif regroupant 26 logements intermédiaires et un second bâtiment comprenant six maisons de ville. La municipalité a annoncé vouloir engager une concertation sur l’environnement du quartier.

    La conseillère municipale d’opposition Virginie Pepe (DVD) s’est étonnée du tarif de ces logements intermédiaires « qui ne sont pas accessibles à tous » en prenant l’exemple de la nouvelle résidence de Caronte où le prix du T3 « avoisine les 900 euros ». « C’est du logement intermédiaire grand luxe, même si on n’a pas la maîtrise des
    loyers
    . » Laurent Belsola a expliqué : « Nous avions décidé de faire un parcours résidentiel sur la ville dès 2012 avec notre logement social, notre parc privé et nos lotissements communaux à 30% moins cher que le marché pour permettre aux gens d’accéder à la propriété. Ce logement intermédiaire nous manquait (…) et il permet de rentrer dans du neuf, même s’il est cher. »

  • Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Soigneusement pomponnés, les élèves de CP de l’école Anatole-France sortent du car deux par deux. Leurs mains propres ne le restent pas longtemps. Après de rapides présentations, les agents du service environnement de la Ville de Port-de-Bouc les répartissent sur cinq différents ateliers, organisés en lisière de la forêt de Castillon, dans le cadre de l’opération « Replantons nos pinèdes ».

    Serge Borios attend les enfants derrière un tas de terre éparpillé sur une table. Un petit groupe se plante face à lui et écoute attentivement les consignes, avant de s’emparer de pots en plastique pour y planter un semi. « C’est quoi comme fleur ? » s’enquiert une petite fille. « Un souci, répond le paysagiste en lui montrant une image du végétal aux pétales orange. Ça a des propriétés adoucissantes, c’est bien de s’en passer en cas de brûlure. »

    Plus loin, d’autres élèves sont concentrés face à une feuille de papier et créent les pics d’un hérisson prédessiné avec des branches de pins.

    Régénérer la forêt

    « En cycle 1, les enfants ont un enseignement d’éducation à l’environnement et au développement durable », explique le responsable du service enfance éducation de la Ville, Farid Roguiai. Mais l’intérêt de l’opération n’est pas seulement d’initier les élèves aux joies du jardinage.

    En 2017 puis en 2020, deux incendies ont ravagé Castillon. Lors du feu le plus récent, 317 ha sont partis en fumée. Dès l’année suivante, la municipalité a mis en place ce dispositif pour aider la forêt à se régénérer. Depuis, près de 8 500 végétaux ont été replantés par plus de 1 500 enfants. Cette année, ils seront près de 700 à enraciner un arbre. « On a sept essences différentes entre chêne vert, blanc, du frêne et quatre arbustes qui sont typiques de nos garrigues, choisis pour résister au vent et à la sécheresse, précise Marie-Pierre Pelt, directrice des services techniques. On ne remet pas du tout de pins, qui sont des résineux et qui prennent très vite en cas d’incendie. On n’a que des feuillus. »

    Alors que ses élèves sont en train de créer une barrière de protection en pierres autour de l’arbre qu’ils ont planté, la maîtresse de la classe de CP d’Anatole-France salue cette sensibilisation. « Le fait de planter un arbre crée un lien particulier avec la nature, ils n’auront pas envie de voir ces végétaux arrachés ou brûlés derrière. Ce sont des enfants, c’est le moment de leur donner des bases, de planter une petite graine. »

  • Le développement du Pays de Martigues en débat

    Le développement du Pays de Martigues en débat

    Un préalable avant les débats techniques du plan local d’urbanisme. Lundi, le conseil métropolitain a été l’occasion, pour les élus du pays de Martigues, de présenter leurs orientations générales pour le projet d’aménagement et de développement durable de leur territoire. Un enjeu de taille : il s’agit de préparer la réindustrialisation et la décarbonation annoncées, et leurs 10 000 emplois promis avec les logements, services publics et infrastructures nécessaires.

    « Je voudrais souligner la complexité de réfléchir à l’aménagement de nos territoires lorsque l’état avance des injonctions contraires, lorsqu’il faut répondre à l’urgente nécessité de construire des logements, des services publics, et que dans le même temps, le gouvernement réduit les moyens des collectivités », alertait d’emblée l’adjointe martégale Nathalie Lefebvre (PCF), chargée de la planification à la Métropole. Et d’insister sur les nécessaires financements pour l’hôpital de Martigues, ainsi que les besoins de formation, le développement des infrastructures de transport, notamment ferroviaire. « La ligne de la Côte bleue ne doit pas être considérée comme une ligne touristique, mais comme une ligne de vie, il faut en augmenter le cadencement », demande-t-elle. « Ce plan local d’urbanisme est d’abord un outil politique et stratégique, qui engagera notre territoire à l’horizon 2040 », résume le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, tandis que l’édile (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, salue l’importance du contournement routier de sa commune, dont les travaux doivent être lancés en 2027 : « Pour notre façade industrielle et portuaire, c’est une nouvelle page qui va s’écrire. »

  • L’enquête publique sur le contournement est ouverte

    L’enquête publique sur le contournement est ouverte

    Attendu depuis plus de cinquante ans, le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc rentre dans une nouvelle phase : l’enquête publique. Cette dernière étape administrative s’ouvre dès ce lundi 29 septembre et porte spécifiquement sur les dimensions environnementales du projet.

    L’objectif : permettre à tous les habitants, associations et acteurs locaux d’exprimer leurs observations sur les impacts identifiés et les mesures proposées pour les éviter, les réduire ou les compenser. Pour ce faire, l’ensemble des documents et des études réalisées est mis à disposition du public dans les mairies de Martigues, Port-de-Bouc et Fos-sur-Mer, sur le site internet du projet, du registre numérique mais aussi de la Préfecture des Bouches-du-Rhône.

    Des permanences du commissaire enquêteur sont organisées pour répondre aux questions et recueillir les observations du public, qui pourra également les consigner dans un registre d’enquête publique papier ou dématérialisé ou par par courriel à l’adresse suivante : contournement-martigues-portdebouc@mail.registrenumerique.fr. « Cette consultation ne remet pas en cause l’intérêt ni l’utilité du projet, déjà reconnu d’utilité publique en 2017, mais vise à garantir sa réalisation dans le meilleur respect possible de l’environnement et du cadre de vie », rappelle la Préfecture de région dans un communiqué de presse.

    À l’issue de l’enquête, qui s’achèvera le 29 octobre, le commissaire enquêteur analysera l’ensemble des contributions recueillies et remettra son rapport ainsi que ses conclusions motivées. « Ces éléments seront rendus publics et constitueront une base essentielle pour la prise de décision préfectorale en réponse à la demande d’autorisation environnementale du projet », affirme la Préfecture.

  • L’art en selle : deux œuvres de Moralès en route pour Portbou

    L’art en selle : deux œuvres de Moralès en route pour Portbou

    Le fond du camping municipal Bottaï s’agite dès 8h. Café à la main, un petit groupe remballe les duvets, plie les tentes et fourre des sacs d’affaires dans un mini-van gris. Les yeux collent encore, mais les mines sont enthousiastes. Autant s’habituer à cette routine qui rythmera les prochaines matinées. Jeudi 18 septembre, c’est le grand départ pour dix jeunes issus de diverses nationalités, âgés de 18 à 26 ans. Encadrés par le Point accueil jeunes (PAJ) de la Ville de Port-de-Bouc et l’association Concordia, ils enfourchent chacun leur vélo pour rejoindre Portbou, en Espagne, le 29 septembre. « Au total, on va faire 360km, détaille Nassim Braza, directeur du PAJ. Aujourd’hui, on va jusqu’à Mas Thibert. La plus grosse journée est celle qui nous permettra d’atteindre Agde : on parcourra 80km. » Mais l’exploit sportif n’est pas la fin de cette aventure initiatique. « On va promouvoir l’œuvre de Raymond Moralès en transportant deux de ses statues qu’on présentera au public », poursuit l’animateur. Les deux pièces seront remises à la commune d’arrivée.

    L’art du vivre-ensemble

    Décédé en 2004, le Port-de-Boucain, ouvrier au sein du chantier naval, avait dédié tout son temps libre à son art. Aujourd’hui, la Ville est propriétaire de quelque 200 de ses œuvres en fer, souvent immenses, toujours originales, bizarres ou fascinantes.

    Devant la statue dressée sur le cours Landrivon, Kévin, venu du Mans (Sarthe) pour participer au périple, a longuement imaginé la signification des mains et des singes figés autour d’une boîte. José, un Colombien résidant en Italie pour ses études, a quant à lui été « très perturbé » par la sculpture, « presque anxieux ».

    « J’aime plutôt la peinture ou la photo, confie Kévin. Ce périple me permet de m’ouvrir à une nouvelle forme d’art. » Mais ce sont surtout les rencontres qui animent le jeune homme, comme pour George. Ce Sud-Soudanais, arrivé à Martigues il y a un an et demi, veut profiter de ces dix jours pour « nouer des liens et travailler le français ». Nassim Braza résume : « Ils vont apprendre la vie en communauté, partager leurs traditions. Il y a le côté sportif, écologique, mais aussi artistique du voyage… C’est vraiment un projet complet qui va les faire grandir ! »

  • Les collégiens apprennent l’engagement citoyen avec la sécurité civile

    Les collégiens apprennent l’engagement citoyen avec la sécurité civile

    Leur t-shirt blanc floqué d’un cercle rouge sur le dos, les cadettes et cadets de la sécurité civile de la promotion de l’an dernier passent un à un devant la salle comble pour récupérer leur diplôme. Les 15 nouveaux élèves du collège Frédéric-Mistral qui intègrent le dispositif cette année les applaudissent. C’est à leur tour de passer douze mardis après-midi en compagnie des équipiers de la caserne de Port-de-Bouc.

    À l’origine de cette initiative, qui fête ses 6 ans, il y a Florence Abel, coordinatrice de la Cité éducative. « C’est un projet qui existait déjà à Miramas, explique-t-elle. Je me suis dit que c’était intéressant d’un point de vue de l’engagement citoyen, pour aller à l’encontre de la vision genrée des métiers et c’était à une période où les pompiers étaient en grande difficulté dans leur relation aux citoyens, ils étaient parfois victimes de caillassage. »

    Depuis, le contact s’est apaisé et les élèves découvrent tout un tas de professions. « Vous n’allez pas voir que des pompiers, les prévient le lieutenant Jérôme Matard. L’an dernier on est allés voir les démineurs, cette année ce sera les pilotes de Canadairs et d’hélicoptères. On vous fera visiter la caserne, vous découvrirez nos véhicules, vous apprendrez les gestes de secourisme et vous ressortirez avec le diplôme de Prévention et secours civiques de niveau 1. » Un programme chargé.

  • Les arts de la rue s’assoient à Port-de-Bouc

    Les arts de la rue s’assoient à Port-de-Bouc

    Tourbillon » artistique en ligne de mire, samedi 13 septembre, pour les badauds du centre-ville de Port-de-Bouc. Une tempête portée par le souffle vibrant des arts de la rue, dès 15h, dans le parc de la Presqu’île, à l’angle de la rue Marceau et de l’avenue du Golfe, où le collectif BIM déploiera sa création Place assise, autour d’un banc. « Un théâtre gestuel » lors duquel ses cinq interprètes burlesques et poétiques « racontent la ville à travers ce qu’il peut se passer sur un banc. Cela peut être des amoureux, une personne âgée qui s’y assoit, quelqu’un qui se fait chourer son sac… », illustre Laurence Cabrol, à propos de ce spectacle de 40 minutes, premier jalon de la 6e édition de Sem’art rue !, petit festival aux grandes idées. Selon la directrice du théâtre du Sémaphore qui porte la manifestation, « avec son bord de mer, ses espaces dégagées et ses belles places, Port-de-Bouc se prête bien à ce type de format. C’est aussi un moyen de voir la ville sous un autre jour ».

    En suspension

    Pour les promeneurs, direction ensuite l’avenue du général de Gaulle et place au cirque avec la compagnie La Fauve. Le fildefériste Arthur Sidoroff et le guitariste Thomas Caillou mettront leurs talents respectifs en commun pour « donner à voir ce qu’est la prise de risques pour un circassien », résume Laurence Cabrol. Tissée autour de sa relation avec le musicien, une mise à nu « tout en mouvement, fragile et en suspension ».

    À 17h, la place Lazzarino sera quant à elle le théâtre d’Immobiles. Mené par la compagnie aixoise Les hommes de main, un duo de danse et de cirque à l’œuvre sur un tapis roulant. « Une histoire d’amour, physiquement engagée, métaphore du temps qui passe », souligne élégamment celle qui est à la tête du Sémaphore. Une heure plus tard, c’est au Port Renaissance que Les filles du renard pâle égaieront les rétines des spectateurs avec Roue giratoire. Avec, au centre, une « double roue cyr » – ce cerceau dans lequel on se love pour l’animer – « lancée à toute vitesse » par les performeurs.

    Clap de fin de la 6e édition en musique sur le parvis du Sémaphore, assuré par le groupe Les rustines de l’ange qui, au rythme de leurs six accordéons, revisitent les styles et les genres, « de Led Zeppelin à Marc Perrone, en passant par Madness et Bourvil ».

    www.theatre-semaphore-portdebouc.com