Tag: Port-de-Bouc

  • Quatre grands projets dans l’esprit de Laurent Belsola

    Quatre grands projets dans l’esprit de Laurent Belsola

    Le square Agard-Escavi était bien rempli samedi matin, alors que près de 300 personnes sont venues assister à l’inauguration du local de campagne du maire communiste sortant Laurent Belsola, situé quelques mètres plus loin au 22 rue Charles-Nédelec et avec la présence notable du maire (DVG) de Fos-sur-Mer René Raimondi.

    Laurent Belsola s’appuie sur « plus de 10 000 permanences, 45 rencontres dans les quartiers et des week-ends entiers passés à vos côtés » pour son bilan mais aussi pour construire son projet électoral.

    Ouverture d’un collège Michel-Vaxès

    Avant de finir son premier mandat de maire, Laurent Belsola a « à cœur de parachever quatre projets » après mars 2026. Au premier rang desquels le contournement autoroutier de Martigues-Port-de-Bouc « que nous avons arraché grâce à un combat mené par les élus, les syndicats et la population durant plus de 50 ans ». « Il faudra repenser notre mobilité et réaménager la RN568 en boulevard urbain », indique le candidat.

    D’autre part, l’élu cite la rénovation des quartiers des Comtes, de la Lèque, des Aigues Douces, du Tassy et de Bellevue, « les premières démolitions auront lieu dès 2026 ». La création d’un tout nouveau cimetière dans le nord de la commune est aussi à l’ordre du jour.

    L’ouverture du collège Michel-Vaxès [député-maire communiste 1940-2016] figure à l’agenda. « Nous travaillons avec les services du Département pour améliorer les conditions d’accueil et d’apprentissage de nos collégiens » affirme Laurent Belsola, qui convie la population à un premier atelier citoyen sur la santé et l’environnement le 8 janvier 2026 à 18h salle Gagarine.

  • Permis de louer : les amendes tombent à Port-de-Bouc

    Permis de louer : les amendes tombent à Port-de-Bouc

    En avril 2021, une autorisation préalable de mise en location des logements privés, dit « permis de louer », a été instituée sur six îlots de la commune de Port-de-Bouc. L’an dernier, le périmètre d’application a été étendu à des secteurs du centre-ville et à la résidence des Cyprès Bleus.

    Depuis sa mise en place à Port-de-Bouc, plus d’une centaine de dossiers ont été déposés, la moitié environ des demandeurs ont obtenu directement le permis de louer, un tiers sous conditions de travaux et moins d’une dizaine se l’ont vu refusé. Ce dispositif vise à lutter contre les marchands de sommeil, mais aussi à sensibiliser les propriétaires sur leurs obligations de délivrance d’un logement décent.

    Début novembre, une amende de 5 000 euros (cela peut aller jusqu’à 15 000 euros) a sanctionné le bailleur d’un logement au 8 rue Gambetta, qui n’a déposé aucune demande et qui est resté sourd à sa mise en demeure. Même montant pour un autre propriétaire d’un logement loué au 93 avenue Maurice-Thorez sans demande préalable. Il n’a même pas réclamé le recommandé de la Métropole. 5 000 euros aussi pour le bailleur d’un autre logement 14 rue Mirabeau, loué depuis juillet 2024, sans permis. Le courrier de relance est resté sans réponse.

    Une amende de 2 000 euros sanctionne un propriétaire de Rognac pour n’avoir pas satisfait à l’autorisation préalable pour louer son logement au 8 rue Villebois-Mareuil. Il a expliqué que le titulaire du bail n’avait pas occupé le logement, car lui-même avait renoncé à louer son bien. La Métropole a objecté qu’il n’apportait de preuve de la résiliation réelle et effective du bail, « alors même que la locataire a déposé une demande d’aide au logement à cette adresse, ce qui confirme une occupation effective ».

    Enfin, ce jeudi, une amende de 2 500 euros a sanctionné une société civile immobilière qui a donné à bail un logement au 2 rue Maréchal-Joffre sans demande préalable d’autorisation. « En tant que professionnelle de l’immobilier, la SCI ne pouvait ignorer la réglementation instaurant l’autorisation préalable à la location, pourtant instituée dès octobre 2021 à Port-de-Bouc, dont il lui appartenait de rechercher l’existence avant de mettre son bien en location », rappelle la Métropole. La SCI a fini par déposer un dossier et a obtenu un avis favorable après une visite technique du logement.

  • Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    « Le contournement autoroutier est ma plus grande fierté. » Près d’un mois après avoir annoncé sa candidature aux élections municipales de mars 2026, le maire (PCF), Laurent Belsola, tire le bilan de son premier mandat à la tête de Port-de-Bouc face à la presse, autour d’un café pris au restaurant des Arcades, mercredi matin. Le douanier de métier, toujours à mi-temps, se dit satisfait d’avoir « réalisé 90% de ce qu’on avait annoncé » en 2020.

    équipements publics

    Plusieurs équipements publics ont été rénovés ou créés. Comme le réseau de chaleur Seanergies, pour lequel les travaux sont engagés depuis début septembre, en même temps que la réfection des canalisations d’eau et des routes « percées dans toute la ville », comme précise l’édile. Le maire énumère aussi « la rénovation énergétique de la maison des services publics, du centre culturel Triolet, la salle Gagarine et la maison des associations ».

    Au niveau sportif, Laurent Belsola indique que « le parc Jean-Christophe Unia est fini », avec gymnase, stade, trois courts de tennis et deux de padel, au nord-est de la ville. Le stade Bianco, en centre-ville, a été entièrement refait avec « tribunes, éclairage et pelouse synthétique », inaugurés en avril 2024.

    La culture n’est pas en reste. La Micro-Folie est aussi « une grande fierté » pour Laurent Belsola : « Ce musée numérique permet à ceux qui ne peuvent pas aller à Paris ou Madrid de voir les œuvres et de se les faire expliquer comme avec un guide. Il est déjà réservée sur 2 ans par les écoles ! » Une nouvelle maison des jeunes « sera inaugurée en janvier », promet l’édile, « un bel outil hors des quartiers, central pour la jeunesse, qui pourra aussi servir pour des expositions » dans l’ancienne criée du port Renaissance.

    Tranquillité publique

    Autre sujet majeur, la tranquillité publique. « Le combat mené avec la population contre les narcotrafics à payé », considère Laurent Belsola. « Nous avons une présence régulière de la police, une trentaine sur le terrain. Ils ont assaini une situation difficile avec six points de deal au début du mandat et maintenant un et demi », poursuit le maire. Ce dernier estime avoir « gagné une bataille, mais pas la guerre », après avoir « rencontré les préfets et deux ministres », notamment Bruno Retailleau (LR) avec Fabien Roussel (PCF), en début d’année.

    C’est dans ce cadre que l’édile a demandé à l’état, en septembre, de créer « un commissariat mixte des polices nationales et municipales, pour lequel nous avons des locaux ».

    L’élu communiste assume « se différencier de la droite qui favorise la police au détriment du sport, de la culture ou de l’éducation ».

    Rénovation urbaine

    Laurent Belsola inscrit la rénovation urbaine « dans la continuité de ce qui a été lancé en 2015 », lorsqu’il était adjoint aux sports de Patricia Pédinielli (PCF). En cette fin 2025, l’édile souligne que le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) prévoit de « faire tomber les maisons en ruine et la barre de la Lèque », ainsi que de « refaire la place comme avant, près des commerces et piétonnisée, d’ici fin 2026 ». Il concède « des temps administratifs » longs, mais assure qu’« on a relogé tout le monde et on entre dans la phase de destruction », comme pour les Aigues Douces, où les rendez-vous avec les habitants se sont multipliés récemment.

    L’actuel maire ne cache pas sa « fierté quant au contournement autoroutier attendu depuis 50 ans. Quand il sera réalisé, on pourra réaménager la RN 168 en boulevard métropolitain, ça va redessiner la ville ».

  • Belsola défend l’emploi public comme « idéal républicain »

    Belsola défend l’emploi public comme « idéal républicain »

    Il suffit d’évoquer la création d’un emploi à la Ville de Port-de-Bouc pour lancer le débat politique du dernier conseil municipal de l’année, mardi soir. Il s’agit d’un poste d’assistant de suivi de l’entretien des locaux, d’ores et déjà pourvu en interne, comme l’a rapporté l’adjoint Marc Depagne (PCF).

    Mais, à l’extrême droite de l’opposition, Claude Bernex (UDR), se dit « fortement étonné de cette embauche à 100 jours des élections municipales », pointant « le nombre d’agents par habitant : il y en avait 350 en 2019 et près de 400 cette année, pour 16 400 habitants. Vous êtes dans les 16 000 embauches publiques, mais à un moment donné, ça devient cher pour les gens qui payent le foncier ». Précision : le chiffre de 16 000 emplois publics supplémentaires concerne l’ensemble des fonctions publiques en France, au 3e trimestre, selon l’Insee.

    Le maire (PCF) Laurent Belsola assume : « Nous avons toujours parié sur le service public et on manque encore d’agents. Quand vous voulez une police municipale, une ville propre avec des arbres taillés il faut des agents ». Quant au poste, « il va chercher des économies, il faut savoir perdre de l’argent pour en gagner », affirme l’édile.

    « Vous avez supprimé

    le cœur de la France »

    Claude Bernex persiste et signe : « Notre strate des villes entre 10 000 et 20 000 habitants fait que nous devrions être à 230 agents à Port-de-Bouc ». De quoi provoquer l’ire du maire communiste. « Avec 230 agents municipaux, c’est ingérable. Vous voulez tailler dedans, mais regardez votre politique, Sarkozy a fait péter un fonctionnaire sur trois et c’est la débandade dans tous les services publics, dans les hôpitaux comme la police, ça manque de partout ! Il ne fallait pas supprimer le cœur de la France », tance Laurent Belsola.

    L’opposant Pascal Spanu (RPR) reprend la source de son collègue : « C’est le JDD qui le dit ». Il avance aussi que « les charges de personnel sont de 17 millions d’euros alors que dans notre strate, on devrait être à 10 millions ».

    L’édile port-de-Boucain défend ses « idéaux républicains » : le service public a « un coût, compensé par l’impôt que chacun doit payer » face au « système libéral à l’américaine où chacun paye pour sa santé. On promet des merveilles aux jeunes, mais ils n’oublient pas d’aller chez l’ophtalmo et le dentiste avant d’y aller ». Et il conclut : « Vous voulez retirer 140 agents à la Ville. Dites-le aux agents et syndicats présents, et aux gens d’aller faire du sport à Fos. » L’extrême droite locale a donc affiché son projet libéral.

  • Les marionnettes agitent le fil de nos imaginaires à Marseille

    Les marionnettes agitent le fil de nos imaginaires à Marseille

    Contrairement à ce que son nom indique, Le marché noir des petites utopies n’est pas un paradis artificiel illégal. Mais constitue plutôt un rayon de lumière au milieu de nos imaginaires obstrués par « un monde en constante tourmente ». Dans le but de « rappeler que l’art a le pouvoir de transformer notre quotidien, même dans les recoins les plus inattendus, et de faire entendre une voix d’espoir face aux vents de peur et de division », estime Yiorgos Karakantzas, directeur artistique de la compagnie Anima Théâtre, aux manettes de la 7e édition de cette biennale qui présente du vendredi 5 au dimanche 14 décembre de nombreuses formes courtes de spectacles de théâtre d’objet, essentiellement de marionnettes. Après son ouverture au cinéma Le Gyptis avec la projection du film d’Asmae El Moudir, La mère de tous les mensonges, le festival mettra le cap sur le Théâtre Massalia le lendemain : là où La Manékine, « voyage initiatique » interprété par « un homme-orchestre et une marionnettiste » et inspiré par les frères Grimm, prendra ses quartiers. Autant d’envolées suspendues aux fils de multiples fantaisies qui iront crescendo, comme en atteste un « parcours » qui investira la rue Consolat, quartier des Réformés, dimanche 7 décembre. Au menu notamment, Les sept pêchés du capital, détournement des sept péchés capitaux bibliques, mais « réinterprétés » pour l’occasion « à l’heure du capitalisme, une religion plus récente », mentionne L’insomniaque compagnie qui en est à l’origine. « Ici, le péché de gourmandise se transforme en ode à la surconsommation, et celui de l’avarice, en hymne à l’évasion fiscale.»

    Escale port-de-boucaine

    Installée à l’origine sur la rue de l’Arc, Anima Théâtre s’était inspiré du marché à la sauvette à Noailles pour délivrer au public ses « petites utopies ». Comme une métaphore de la pratique de cette compagnie, adepte de spectacles aux formats courts qui peuvent parfois se déployer depuis de petites valises. « Un éveil à la curiosité et à l’esprit de résistance », dixit Yiorgos Karakantzas, déclenché entre autres par une soirée à la Friche Belle de Mai, où sera joué Blue. Échafaudée par la compagnie Hop Signor, « une série de saynètes » qui forment « ensemble une mosaïque d’observations et de questionnements sur l’autorité, la justice, et les dilemmes liés à l’obéissance aux ordres ».

    Outre ces étapes marseillaises, le festival fera également une escale au Théâtre Le Sémaphore de Port-de-Bouc, mardi 9 décembre, notamment avec le spectacle Tria Fata. Avec une marionnettiste et un musicien au service d’un « bijou de poésie scénique » prenant pour point de départ « la Mort qui vient chercher une vieille dame. Celle-ci négocie un dernier détour : revivre son existence en accéléré ».

    Programme complet et réservations sur www.animatheatre.com

  • Association Dar Yumi : la maison qui rassemble les mémoires

    Association Dar Yumi : la maison qui rassemble les mémoires

    La porte grande ouverte est une invitation à entrer. Les têtes passent. Promettent de ne pas rester trop longtemps et finalement s’installent autour de la table baignée de soleil, juste derrière la baie vitrée, avec un thé à la menthe. À peine rouverte après plus de six mois de fermeture, la boutique Dar Yumi, inaugurée par Amel Ben Messaoud en 2021 sur la place du Docteur Igonet, redevient un lieu de vie où les visiteurs se sentent comme à la maison. C’est d’ailleurs la signification de Dar Yumi. « La maison de ma mère », traduit la Port-de-Boucaine.

    À l’intérieur, des tapis amazighs chatoyants jonchent le sol, de la vaisselle en céramique faite à la main garnit les armoires, des livres et des affiches de calligraphies arabes habillent les murs. « Au départ, je voulais absolument remettre en lumière les objets avec lesquels j’avais grandi, qui m’ont été transmis par ma mère et ma grand-mère, qui étaient vraiment issus de mon patrimoine culturel », raconte Amel, qui s’est donc associée avec des coopératives de femmes au Maroc et en Algérie pour mener à bien ce projet.

    Une culture populaire vivante

    Pour la jeune mère de famille, ces artefacts ne sont pas de simples biens matériels. Ils sont le témoin d’une histoire intime, familiale tout en étant universels. Ils appartiennent à la culture, celle du geste du quotidien. « Pour moi, le devoir de mémoire se fait aussi par l’objet », confie-t-elle.

    Amel veut désormais aller plus loin. Elle qui a vécu au Canada, à New York et qui a fait ses études à Montpellier puis à Paris explique : « J’ai voulu rentrer à Port-de-Bouc parce que c’est un des rares endroits où le multiculturalisme a un vrai sens. La proximité avec les gens ici est dingue, c’est un village et les personnes de différents milieux sociaux, de différentes origines évoluent ensemble. Je le vois dans ma boutique, où les gens de tous horizons s’installent et me racontent leurs histoires. Maintenant il faut que je fasse quelque chose de ces récits, c’est plus possible que je les garde pour moi. » Pour y parvenir, le statut de Dar Yumi change pour passer de commerce à association.

    Désormais, la trentenaire veut travailler avec les différentes structures et associations présentes à Port-de-Bouc et encadrer des projets culturels intergénérationnels, à mener sur une année entière, pour aboutir à une exposition. Amel illustre : « Ça peut être une maman sénégalaise et un jeune d’origine marocaine qui travaillent ensemble sur un livre de recettes qu’ils ont chacun l’habitude de faire chez eux, avec des ateliers cuisine pour échanger et se transmettre leurs secrets. Ça peut aussi être un projet musical, dans lequel le rap old school et le rap actuel se répondent. La culture populaire doit être vivante. L’idée c’est que les adhérents se nourrissent les uns des autres. Chacun a un patrimoine culturel, a une mémoire individuelle qui, mis en commun, devient une mémoire collective. »

    La Port-de-Boucaine veut faire rayonner sa ville et son histoire ouvrière liée à l’immigration, mais cette association est aussi pour elle un moyen de rompre l’isolement des personnes âgées et d’aider la jeunesse à ne pas céder à l’appel du narcotrafic. « Il faut les faire sortir des quartiers, assène-t-elle. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. Ça nous donne de la valeur. Et souvent, on apprend de nos aînés, qui représentent la sagesse et sont parfois un refuge. »

    Les premiers événements de Dar Yumi auront lieu le 10 décembre, avec un petit-déjeuner offert aux seniors à partir de 8 heures, puis un goûter à destination des jeunes à partir de 15 heures.

    Le prix de l’adhésion varie en fonction de paliers, voir sur place à la boutique Dar Yumi.

  • Un « Andromak » revisité à Port de-Bouc

    Un « Andromak » revisité à Port de-Bouc

    « Hé ! Dans cette pièce, je vais peut-être vous le spoiler, il n’y a aucun héros », interpelle sur scène, en direction du public, un jeune comédien de
    la compagnie Kourtajmé. D’Andromaque, tragédie en vers écrite par Racine en 1667 à la langue et la vie d’aujourd’hui, il n’y a qu’un pas et quelques lettres, que Cyril Cottinaut franchit en mettant en scène Andromak, qui prend ses quartiers jeudi 27 novembre au théâtre le Sémaphore de Port-de-Bouc. Dans un espace quasiment nu, « les acteurs entrent en scène comme on entre sur un ring : pour en découdre, par la parole assénée, par les punchlines dont Racine a le secret, par l’incarnation la plus concrète qui soit », explique-t-il dans sa note d’intention.

    « Sens avant la lettre »

    Si l’histoire reste la même, « Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime Hector, qui est mort », les huit comédiens de Kourtrajmé -compagnie créée en 2022 par l’association artistique éponyme pour une « représentativité plus juste au sein des arts »- injectent une part de leur propre vécu dans l’antique tragédie. Intemporelle mais dépoussiérée, Andromak fait jaillir son « sens avant la lettre ». Une pièce irriguée par des « personnages en proie à leurs désirs violents, leur impuissance et leurs échecs » qui « prennent chair dans la réalité du présent ».

    Jeudi 27 novembre à 20h.
    Entre 4 et 14 euros. www.theatre-semaphore-portdebouc.com

  • Les témoins de l’horreur nucléaire mobilisés pour la paix

    Les témoins de l’horreur nucléaire mobilisés pour la paix

    « Nous sommes venus vous montrer ce qui se passerait si on utilisait la bombe atomique aujourd’hui », lance Yuhi Shimada aux élèves du collège Éluard de Port-de-Bouc, à l’occasion d’une rencontre organisée par le Mouvement de la paix au cinéma le Méliès. Le Japonais de 26 ans est membre de Nihon Hidankyo, association des victimes des bombardements de Hiroshima et de Nagasaki par les États-Unis en 1945, appelés Hibakushas. Avec eux, les membres de l’association ont apporté des clichés montrant les plaies et les corps calcinés par la bombe atomique.

    Leur déplacement s’effectue dans le cadre d’un tour de France de la paix, après avoir remporté le Prix Nobel de la paix en 2024 pour leur action contre les armes nucléaires. Un sujet bien loin du quotidien des élèves faisant face à la délégation japonaise. Emiko Honma, fille d’une irradiée par les bombes, leur rapporte les témoignages « des corps brûlés et des bâtiments effondrés jonchant les rues » de Hiroshima, peu après le bombardement du 6 août 1945. Mais aussi « les préjugés sur les personnes exposées aux radiations, la peur de mourir soudainement d’une maladie et la culpabilité d’avoir survécu ».

    « Faire reconnaître un crime de guerre des USA »

    Un collégien demande pourquoi ces bombes ont été utilisées. Saburo Sugasawa, du Mouvement de la paix japonais, pense que « les grandes puissances se battaient à l’époque pour dominer le monde, et le pays qui aurait l’arme nucléaire avant tout le monde gagnerait ce combat. Les États-Unis ont fait un essai à échelle humaine de la leur », affirme le militant, précisant que « le Japon n’avait plus les moyens de continuer la guerre » à ce moment.

    Une collégienne s’interroge : « Est-ce que des pays ont aidé le Japon après les bombes ? » Yuhi Shimada répond qu’« aucun pays n’est venu en aide au Japon après le bombardement. C’est une raison pour laquelle le nombre de morts à Hiroshima est passé de 70 000 au moment de l’attaque à 140 000 à la fin 1945, car énormément de victimes n’ont pas pu être aidées après la bombe. » Emiko Honma ajoute que « les États-Unis et le gouvernement japonais ont caché ces horreurs ». Saburo Sugasawa abonde : « Pendant près de dix ans après l’attaque, l’armée
    américaine empêchait les Hibakushas de parler de ce qu’ils avaient vécu, par la censure.
     »

    « Nous luttons pour faire reconnaître le largage de ces deux bombes comme un crime de guerre », complète Saburo Sugasawa, avant de développer : « Les pays comme la France, qui possèdent cette arme, doivent s’en débarrasser. » Il invite les élèves à « faire entendre les citoyens qui n’en veulent pas et à faire ratifier le traité d’interdiction des armes nucléaires par la France ».

    Un devoir de mémoire nécessaire pour Emiko Honma. « Il ne reste que 9 000 Hibakushas, dont l’âge moyen est de 85 ans. On arrive au moment où ils vont disparaître. Et il y a une chose plus horrible que Hiroshima et Nagasaki, c’est que le monde oublie ce qu’il s’est passé », conclut l’Hibakusha.

    À Martigues, ville engagée

    « La paix est un choix », pour le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. L’édile a accueilli la délégation d’Hibakushas, mardi à l’hôtel de Ville, avant leur rencontre avec les collégiens à Port-de-Bouc. « Martigues est une ville profondément attachée à la paix. Nous avons rejoint l’appel des villes pour la ratification par la France du traité contre les armes nucléaires, qui sont une menace pour l’humanité », affirme Gaby Charroux.

    Élisabeth Grand, du Mouvement de la paix de Martigues, rappelle que « ces bombes continuent de blesser » et exige de même que « la France signe le traité, abandonne l’économie de guerre et se prépare face au danger plus imminent du changement climatique ».

  • La barre de la Lèque et des immeubles bientôt démolis à Port-de-Bouc

    La barre de la Lèque et des immeubles bientôt démolis à Port-de-Bouc

    Arrivée il y a peu à la tête de 13 Habitat, la nouvelle direction du plus important bailleur social des Bouches-du-Rhône arpente le terrain. Ce jeudi 20 novembre, c’est à Port-de-Bouc que le président Jean-Marc Perrin et Damien Vanoverschelde, à la tête de son équipe technique, se sont arrêtés. « On essaie d’aller vers nos plus gros patrimoines comme à Miramas, à Port-Saint-Louis-du-Rhône ou ici, où on gère 1 400 logements », explique le successeur de Nora Preziosi qui rappelle : « 13 Habitat, ce sont 526 résidences réparties sur 73 communes et 34 000 logements. »

    Dans la commune de 16 000 habitants, qui compte 42% de logements sociaux, le bailleur gère quatre quartiers et y mène des projets structurants financés par l’Agence nationale de pour la rénovation urbaine (Anru), suite à la signature de la convention en avril 2023.

    À la Lèque, la grande barre de 71 appartements doit être détruite par grignotage dans les mois qui viennent. « On s’organise pour que ce soit fait au cours du premier semestre 2026, détaille Damien Vanoverschelde, directeur général de 13 Habitat. Il reste une famille qui y vit, pour laquelle on est en train de finaliser le relogement. »

    Du logement étudiant

    La tour à proximité sera quant à elle réhabilitée. « Une fois la barre tombée, on construira trois petits immeubles d’Action Logement pour le 1% patronal [à destination des salariés du privé, Ndlr], de nouvelles rues perpendiculaires vont traverser le quartier, ce sera plus sympa, plus aéré », se projette le maire Laurent Belsola (PCF).

    Toujours sur la presqu’île, aux Aigues-Douces, deux bâtiments seront démolis à la fin de l’année 2026. Un troisième sera à moitié détruit et fera l’objet d’une restructuration pour que les appartements soient plus adaptés aux besoins actuels. « On va vers du concret, se réjouit l’édile. Après l’école Victor-Hugo, complètement rénovée énergétiquement, et le nouveau city-stade inauguré en avril 2024, la population va voir des immeubles tomber, des aménagements extérieurs, des réhabilitations… »

    À Bellevue, une barre et une quarantaine de villas sociales doivent être rasées. La Ville et 13 Habitat réfléchissent à un projet de logements étudiants dans ce quartier où sont implantés le lycée professionnel Charles-Mongrand et le CFA Henri-Rol-Tanguy. « Nous avons des établissements et des industries qui font de la formation, comme l’institut de soudure ou l’atelier d’usinage John-Cockerill, donc on va s’orienter vers un habitat accessible aux jeunes car il y a un réel besoin », révèle Laurent Belsola.

    Pour Jean-Marc Perrin, « il faudrait qu’il y ait un Anru 3 pour qu’on puisse continuer le travail ». Mais le président du bailleur social reconnaît que ce n’est pas une mince affaire, dans la mesure où « l’État manque d’argent public ».

  • Jeu provençal : Mathys Calderon et Maxime Cournac, champions départementaux

    Jeu provençal : Mathys Calderon et Maxime Cournac, champions départementaux

    Ils sont une vingtaine de jeunes à avoir pris part à cette deuxième édition, après celle de l’an dernier à Istres Rassuen, d’un championnat qui en est toujours au stade de l’innovation. Une expérimentation, fer de lance du président Patrick Fara qui entend développer la pratique du Jeu Provençal chez les jeunes, à l’image de la Tournée des Pépites, des stages avec les joueurs de l’équipe de France, des concours au cours desquels des jeunes jouent avec des adultes. Car il est évident qu’un état des lieux voit pour l’heure se profiler une mort lente de cette pratique, si cette jeunesse n’entre pas dans les ronds.

    Il est grand temps, que dans les écoles de boules, dans les groupes aussi, on prenne conscience de cet état de fait, et que l’on apporte un peu plus d’attention au développement du Jeu Provençal, que celui du tiroir-caisse…

    En attendant, sous la direction de la déléguée Yasmina Manessour et l’arbitrage de Frédéric Cafieri, les acteurs présents ont permis de vivre une belle journée, avec des parties intenses et riches en qualité technique. Les binômes vont en découdre dans des oppositions estampillées des sceaux conjugués de la sportivité, du respect et de la convivialité.

    Mettons en avant, l’accueil et la parfaite organisation, du groupe de la Boule Dorée.

    Le Palmarès 2025

    Champions départementaux :
    M. Calderon & M.Cournac

    Vice-Champions : Ilenzo Gugliotta & Clément Maresca

    Demi-finalistes à la 3e place : Nolan Rambier & Adriano Baez

    Demi-finalistes à la 4e place : Téo Matsos & Enzo Rollin

    Mathis Lucas – Aaron Kerisit – Enzo Nioulon – Zelye Zaragoza – Julien Bourrez – Jean Nichan