Tag: Port-de-Bouc

  • Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    « Faire preuve de fraternité, c’est tout d’abord apprendre à se connaître soi-même et avoir la capacité à se mettre à la place de l’autre. » Le maire communiste de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, s’est montré quelque peu philosophe lors de la traditionnelle cérémonie des vœux à la population, salle Gagarine, ce jeudi soir. L’élu a notamment abordé le « vivre-ensemble, qui fait que peu importe d’où nous venons, nous construisons une société fondée sur le respect de l’autre, de ses différences et de ses aspirations ».

    Le premier magistrat n’a pas manqué de rappeler « la signature historique du contournement autoroutier », de la Ville, obtenu après 50 ans de lutte des élus communistes de Port-de-Bouc et de Martigues. Laurent Belsola a d’ailleurs salué la présence de Pierre Dharréville et de Gaby Charroux, figures de ce combat

    « Le budget fond »

    Le maire, candidat à sa réélection, a rappelé le rôle des élus locaux, « en première ligne pour répondre aux habitants, malgré le peu de reconnaissance pour leur travail et leur statut ». « Nous faisons face à une équation quasi insolvable : comment apporter des réponses à nos administrés lorsque les budgets des communes fondent comme neige au soleil ? », tance l’élu. « La tâche est difficile, elle demande du courage et de l’espoir », conclut le maire, entouré du conseil municipal… à l’exception du conseiller d’opposition Pascal Spanu (RPR), soutenu par l’extrême droite aux municipales .

  • Les jeunes disposent d’un nouveau lieu de vie encadré à Port-de-Bouc

    Les jeunes disposent d’un nouveau lieu de vie encadré à Port-de-Bouc

    L’ancienne criée de Port-de-Bouc revit à sa manière. Samedi, la nouvelle mouture de la maison des jeunes s’y est installée, inaugurée par le maire (PCF) Laurent Belsola, son équipe, la Caf, les agents et bien sûr les usagers.

    Le lieu est comme un grand foyer. Canapés, console de jeu, télé, enceintes Hi-Fi sont à disposition des jeunes, tout comme une cuisine et une salle informatique équipée d’ordinateurs et d’un projecteur.

    « Ça permet d’être tranquille pour venir faire ses devoirs ou juste venir rigoler avec mes collègues », estime Sidar Akdag, lycéen de seconde. « J’aimerais organiser un séjour à Amsterdam et faire du laser game » projette-t-il. Assise avec ses copines, Jade Lutz, en terminale, relève qu’« à certains en droits, on peut se sentir regardées, mais pas ici. Tout le monde est respectueux et se mélange ».

    Au programme en 2020

    Comme le rappelle le conseiller municipale Mohammed Ladjal, la Maison des jeunes est « l’aboutissement de plusieurs années de travail, (…) de confiance dans les jeunes qui ont leur mot à dire pour imaginer leur espace ». Le maire (PCF) Laurent Belsola rappelle qu’il s’agit d’une promesse « de 2020 que l’on voulait hors des quartiers, spacieux pour tous les jeunes. (…) La jeunesse est parfois confrontée a des interrogations et le rôle de la Ville est de fournir des espaces ouverts pour leur émancipation. Cet équipement polyvalent favorise le lien social et le vivre ensemble et permettra l’organisation d’activités culturelles et de loisir », complète-t-il.

    Une vision partagée par le représentant de la Caisse d’allocations familiale présent. La branche famille de la Sécurité sociale a en effet financé 80% de la structure soit 23 700 euros.

  • De nouvelles implantations pour sortir du désert médical à Port-de-Bouc

    De nouvelles implantations pour sortir du désert médical à Port-de-Bouc

    « Nous sommes dans un désert médical, c’est une souffrance et nous allons faire ce qu’on peut pour renverser la tendance », assure le maire (PCF) de Port-de-Bouc et candidat à sa succession aux élections municipales. La réunion publique organisée à la salle Gagarine, jeudi soir, par ses soutiens est dédiée à la question de la santé.

    Le postulat de départ de l’édile est simple : « l’État a limité le nombre de médecins avec le numerus clausus », causant un déficit année après année, dès lors « il ne se passe pas une semaine sans que la population nous demande si des médecins vont venir s’installer ». « Nous avons décidé par tous les moyens possibles d’aider les projets d’installation publics comme privés même si ce n’est pas censé être notre compétence », poursuit le maire, annonçant que « nous avons repris le centre mutualiste avec l’hôpital de Martigues et les amis de la médecine sociale pour en faire une permanence de spécialistes de l’hôpital ».

    Un participant salue l’initiative, mais prévient : « Attention, il faut parfois avancer le tiers payant, qui peut être rédhibitoire pour certains » en fonction sa mutuelle. Laurent Belsola indique qu’« il n’y aura pas de problèmes » avec l’hôpital.

    Quel prix à payer ?

    Mais en dehors de la mutuelle, le principe d’avancer les frais dérange. « L’État a une responsabilité dans le manque de médecins, y’en a marre de payer à sa place », s’insurge une participante. Une autre nuance : « Si un spécialiste vient consulter en pratiquant des dépassements d’honoraire, c’est le prix à payer. » Plusieurs participants s’opposent.

    Le conseiller municipal sortant Houcine Rehabi indique en réponse que « les 11 médecins que nous avons à Port-de-Bouc ont tous plus de 1 500 patients. 24% de la population n’a pas de médecin traitant. On arrive à la rupture, on ne peut pas se priver des libéraux ». L’actuel adjoint (PCF) Akrem M’Hamdi développe : « Nous avons une population fragile et le reste à payer peut être gênant pour terminer son mois. C’est la politique d’écrasement de classe de l’État. Nous y faisons attention et nous mettrons en place des conventions pour tenter de contrôler le phénomène », avance l’élu. Houcine Rehabi rappelle que « certaines villes ont donné une maison et un cabinet à un interne avec une prime. Nous ne pouvons pas le faire. Mais nous les aiderons pour l’administratif, trouver des locaux ou un logement ». Comme à l’ancien bar de la paix, où « un médecin généraliste devrait venir s’installer » selon Laurent Belsola. Le maire indique que « les annonces seront confirmées lorsqu’elles seront signées » pour ces projets privés.

  • Le club de plongée de Port-de-Bouc se prépare à une immersion grecque

    Le club de plongée de Port-de-Bouc se prépare à une immersion grecque

    En passant dans la cuisine pour se faire chauffer de l’eau, Naïma El Ghazzar demande : « Qui veut un thé ? » Une proposition quasiment impossible à refuser, vu le froid mordant amené par le Mistral. Ses camarades Marc Ambelas et Jérôme Amphoux récupèrent leur tasse avant de s’installer autour de la table, devant leur ordinateur. Un drapeau grec est tendu derrière eux, comme un signe de ce qui se prépare.

    Deux fois par semaine, les membres du bureau du club de plongée et d’archéologie de Port-de-Bouc se réunissent pour travailler sur un nouveau projet : un échange avec leurs homologues de Kalymnos. « L’idée est partie du jumelage des deux villes », explique Marc Ambelas, le président de l’association sportive. Un jumelage qui s’explique par l’histoire de la commune : ici, la communauté kalymnote représente environ 20% de la population.

    Signé en avril 2025, l’accord entre les deux villes sœurs doit désormais s’accompagner d’actions. Kalymnos étant une « île de plongeurs, avec de nombreux scaphandriers qui vivent de la pêche des éponges », c’est naturellement que le club s’est lancé dans un projet d’échange.

    Un projet fédérateur

    « L’idée, c’est de partager nos pratiques respectives pour s’en inspirer, précise Naïma El Ghazzar. En Grèce, il y a des espèces invasives qui menacent la biodiversité marine qu’on ne connaît pas encore en France, mais qui finiront par arriver. Là-bas, les plongeurs sont payés par les autorités pour pêcher le poisson-lion qui pullule par exemple. »

    « De notre côté, on pense à leur montrer les récifs artificiels mis en place sur la côte, que ce soit à Fos-sur-Mer, à Marseille ou à Port-de-Bouc au niveau du sentier sous-marin, développe Marc Ambelas. Ce sont des infrastructures créées pour faire venir la vie. La Grèce affronte une problématique de désertification, avec des eaux très peu poissonneuses. »

    Le départ est prévu en septembre. D’ici là, le bureau se démène pour obtenir des subventions européennes du fonds Erasmus, accompagné par un incubateur de la Métropole. Que ces demandes aboutissent ou non, les plongeurs port-de-boucains voient dans ce nouvel exercice une opportunité. « C’est fédérateur pour le club et c’est porteur pour l’avenir », affirme le président.

    Naïma El Ghazzar illustre : « Ça nous oblige à mettre à jour le site et à le faire vivre, alors qu’il était peu utilisé jusque-là. On envisage aussi de faire une formation handisport pour emmener des personnes en situation de handicap. On met en place de nouveaux outils pour les prochains adhérents. » Dans la droite lignée de ces dernières années, lors desquelles l’association s’est dotée d’un nouveau bateau dessiné sur-mesure, d’un compresseur haut de gamme et d’un équipement pour obtenir du Nitrox, un mélange d’air suroxygéné qui garantit une meilleure sécurité aux plongeurs.

  • Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Alors qu’« aux quatre coins du globe, l’impérialisme guerrier et les atteintes populistes de l’extrême droite resurgissent », la section port-de-boucaine du PCF place ses vœux sous le signe « de l’espoir, de la solidarité, de l’amitié entre les peuples et de la fraternité », affirme l’un des membres de l’exécutif, Mathias Escalante.

    Sur le plan international, les conflits se multiplient, en Ukraine, en Palestine ou au Nigeria. La récente violation du droit international de Donald Trump est une tentative de « piller les richesses notamment pétrolières du [Venezuela] (…) et poursuivre la droitisation de l’Amérique Latine ». « Ces conflits, alimentés par la complaisance des marchands d’armes et des États-Unis (…) font monter chaque jour d’un cran les tensions géopolitiques qui menacent l’équilibre de nos sociétés », affirme le représentant de la section.

    Au niveau national, le RN « poursuit son entreprise de dédiabolisation », et les gouvernements successifs « tentent d’imposer une cure d’austérité sans précédent », cassant « les services publics ».

    Dans ce « chaos », la section renouvelle sa confiance à Laurent Belsola, maire sortant et candidat à sa succession. « On se rend bien compte de l’importance des élus locaux pour protéger les habitants. Avoir des élus de proximité, comme Laurent et son équipe, ayant fait leurs preuves et ayant la capacité de porter des projets malgré les baisses de dotation de l’État et de la Métropole, c’est quand même quelque chose de très rassurant. » Ce soutien, la section l’appuie sur un bilan « solide » et un « travail rigoureux » ayant mené, point d’orgue du mandat, à l’obtention du contournement autoroutier.

  • Municipales à Port-de-Bouc : Laurent Belsola construit son programme avec les habitants

    Municipales à Port-de-Bouc : Laurent Belsola construit son programme avec les habitants

    À Port-de-Bouc, la concertation est une tradition. Depuis près de 25 ans, mandature après mandature, les élus rencontrent les Port-de-Boucains et les Port-de-Boucaines dans leur quartier, au plus près de la réalité du quotidien. Diagnostic en marchant, échanges citoyens… Pour relever les problématiques des habitants, les formats ne manquent pas. Alors, pour construire son programme 2026-2032, c’est tout naturellement que Laurent Belsola a décidé de se tourner vers la population. Deux ateliers sont organisés les 8 et 22 janvier dans la salle Youri-Gagarine. Le premier aura pour thématique « Santé et protection de l’environnement ». Le second portera sur les services publics.

    « On a envie, sur ces thèmes qui touchent notre quotidien, d’écouter les citoyens, d’entendre leur parole, leurs pistes de solutions, explique le maire sortant. On a des idées, mais on a besoin d’approfondir avec eux. »

    « La ville va changer

    de visage »

    Certaines orientations sont à dessiner dans le détail avec la population, mais d’autres grands projets rythmeront le prochain mandat, quel que soit le résultat des élections municipales. « On a des chantiers d’envergure qui arrivent, comme le programme de renouvellement urbain qui va vraiment s’amplifier dans les prochaines années », rappelle Laurent Belsola. Les premières démolitions, à La Lèque, auront lieu au premier semestre 2026. « La place va être refaite », affirme-t-il. Les Aigues-Douces et Tassy suivront. Le nouveau collège Paul-Eluard sera construit dans le nord de la ville.

    Sans compter le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc, qui devrait être réalisé d’ici 2030. Une fois la RN568 requalifiée en boulevard urbain, « il faudra qu’on redessine les circulations et les avenues pour recoudre la commune », s’enthousiasme le maire, un projet qui « prendra beaucoup de temps ».

    Une liste issue de

    la majorité actuelle

    « La ville va complètement changer de visage tout en gardant son identité : on souhaite amplifier la culture, notamment avec les arts de rue, rénover nos installations sportives… », détaille Laurent Belsola, qui souhaite incarner une continuité avec la précédente mandature. « Il faut concrétiser et poursuivre », résume-t-il.

    Pour ce faire, il compte s’appuyer sur une liste largement issue de son actuelle majorité, qu’il révèlera le 12 février lors d’un meeting. « Un quart de l’équipe sera renouvelée », schématise-t-il. Les grands projets imaginés pour les six prochaines années seront dévoilés à la population le même jour.

    Alors que la menace du RN grandit, incarnée localement par le conseiller municipal d’opposition Pascal Spanu, candidat soutenu par le RPR, Laurent Belsola veut « garder nos valeurs de vivre-ensemble, d’humanisme, notre tradition de multiculturalisme. On essaye d’aider le maximum de personnes. Ce qui nous unit, c’est notre projet politique. On doit tous se retrouver dedans, quelle que soit notre opinion, notre confession ou notre classe sociale ».

    L’édile, candidat à sa succession, analyse : « En tant de crise, il y a du repli sur soi, et le repli sur soi profite toujours à l’extrême droite. » À lui désormais de « garder le cap », en tant, il l’espère, que capitaine du navire.

  • À Port-de-Bouc, des déambulations pour prendre le pouls des quartiers

    À Port-de-Bouc, des déambulations pour prendre le pouls des quartiers

    Sous le préau du bâtiment coloré qui accueille l’école maternelle et le centre social Lucia-Tichadou, les représentants de la Régie de quartier, de l’Addap13, d’Erilia, de 13 Habitat et des services municipaux de Port-de-Bouc se rejoignent, bien emmitouflés pour la dernière déambulation de l’année.

    Après être passés à Tassy, à Bellevue, aux Aigues Douces, aux Amarantes et à la Lèque la semaine dernière, les acteurs de proximité partent réaliser le « diagnostic en marchant » des Comtes. « On va à la rencontre des habitants en se baladant dans les rues pour améliorer le cadre de vie », explique Caroline Pisani, chargée de mission au sein du service politique de la Ville de Port-de-Bouc. « C’est le lien entre l’urbain et le social », résume sa collègue Valérie Rambaud.

    Initiatives de terrain

    La fissure et les tags sur le mur devant l’école Tichadou, le remplacement des colonnes d’évacuation d’Ambroise-Croizat, l’entretien de la Banane (du nom de ce bâtiment incurvé aux pare-soleil jaunes)… Aucun détail n’est laissé de côté. « Le fait d’être réunis permet une meilleure coordination des acteurs, on repère et on solutionne plus rapidement les problèmes, c’est de la dentelle », affirme Joëlle Victoria, du service citoyenneté de la Ville.

    Mais ces temps permettent aussi aux habitants d’être porteurs d’initiatives. « Aux Amarantes, on travaille sur un micro-projet avec les jeunes pour faire en sorte que le city-stade soit plus utilisé, confie Caroline Pisani. Pour le moment, on identifie les freins. Ils ont pointé le mauvais éclairage et l’entretien. Ensuite, on va présenter le programme à une commission pour essayer d’obtenir un financement de la Métropole. »

  • Quatre grands projets dans l’esprit de Laurent Belsola

    Quatre grands projets dans l’esprit de Laurent Belsola

    Le square Agard-Escavi était bien rempli samedi matin, alors que près de 300 personnes sont venues assister à l’inauguration du local de campagne du maire communiste sortant Laurent Belsola, situé quelques mètres plus loin au 22 rue Charles-Nédelec et avec la présence notable du maire (DVG) de Fos-sur-Mer René Raimondi.

    Laurent Belsola s’appuie sur « plus de 10 000 permanences, 45 rencontres dans les quartiers et des week-ends entiers passés à vos côtés » pour son bilan mais aussi pour construire son projet électoral.

    Ouverture d’un collège Michel-Vaxès

    Avant de finir son premier mandat de maire, Laurent Belsola a « à cœur de parachever quatre projets » après mars 2026. Au premier rang desquels le contournement autoroutier de Martigues-Port-de-Bouc « que nous avons arraché grâce à un combat mené par les élus, les syndicats et la population durant plus de 50 ans ». « Il faudra repenser notre mobilité et réaménager la RN568 en boulevard urbain », indique le candidat.

    D’autre part, l’élu cite la rénovation des quartiers des Comtes, de la Lèque, des Aigues Douces, du Tassy et de Bellevue, « les premières démolitions auront lieu dès 2026 ». La création d’un tout nouveau cimetière dans le nord de la commune est aussi à l’ordre du jour.

    L’ouverture du collège Michel-Vaxès [député-maire communiste 1940-2016] figure à l’agenda. « Nous travaillons avec les services du Département pour améliorer les conditions d’accueil et d’apprentissage de nos collégiens » affirme Laurent Belsola, qui convie la population à un premier atelier citoyen sur la santé et l’environnement le 8 janvier 2026 à 18h salle Gagarine.

  • Permis de louer : les amendes tombent à Port-de-Bouc

    Permis de louer : les amendes tombent à Port-de-Bouc

    En avril 2021, une autorisation préalable de mise en location des logements privés, dit « permis de louer », a été instituée sur six îlots de la commune de Port-de-Bouc. L’an dernier, le périmètre d’application a été étendu à des secteurs du centre-ville et à la résidence des Cyprès Bleus.

    Depuis sa mise en place à Port-de-Bouc, plus d’une centaine de dossiers ont été déposés, la moitié environ des demandeurs ont obtenu directement le permis de louer, un tiers sous conditions de travaux et moins d’une dizaine se l’ont vu refusé. Ce dispositif vise à lutter contre les marchands de sommeil, mais aussi à sensibiliser les propriétaires sur leurs obligations de délivrance d’un logement décent.

    Début novembre, une amende de 5 000 euros (cela peut aller jusqu’à 15 000 euros) a sanctionné le bailleur d’un logement au 8 rue Gambetta, qui n’a déposé aucune demande et qui est resté sourd à sa mise en demeure. Même montant pour un autre propriétaire d’un logement loué au 93 avenue Maurice-Thorez sans demande préalable. Il n’a même pas réclamé le recommandé de la Métropole. 5 000 euros aussi pour le bailleur d’un autre logement 14 rue Mirabeau, loué depuis juillet 2024, sans permis. Le courrier de relance est resté sans réponse.

    Une amende de 2 000 euros sanctionne un propriétaire de Rognac pour n’avoir pas satisfait à l’autorisation préalable pour louer son logement au 8 rue Villebois-Mareuil. Il a expliqué que le titulaire du bail n’avait pas occupé le logement, car lui-même avait renoncé à louer son bien. La Métropole a objecté qu’il n’apportait de preuve de la résiliation réelle et effective du bail, « alors même que la locataire a déposé une demande d’aide au logement à cette adresse, ce qui confirme une occupation effective ».

    Enfin, ce jeudi, une amende de 2 500 euros a sanctionné une société civile immobilière qui a donné à bail un logement au 2 rue Maréchal-Joffre sans demande préalable d’autorisation. « En tant que professionnelle de l’immobilier, la SCI ne pouvait ignorer la réglementation instaurant l’autorisation préalable à la location, pourtant instituée dès octobre 2021 à Port-de-Bouc, dont il lui appartenait de rechercher l’existence avant de mettre son bien en location », rappelle la Métropole. La SCI a fini par déposer un dossier et a obtenu un avis favorable après une visite technique du logement.

  • Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    « Le contournement autoroutier est ma plus grande fierté. » Près d’un mois après avoir annoncé sa candidature aux élections municipales de mars 2026, le maire (PCF), Laurent Belsola, tire le bilan de son premier mandat à la tête de Port-de-Bouc face à la presse, autour d’un café pris au restaurant des Arcades, mercredi matin. Le douanier de métier, toujours à mi-temps, se dit satisfait d’avoir « réalisé 90% de ce qu’on avait annoncé » en 2020.

    équipements publics

    Plusieurs équipements publics ont été rénovés ou créés. Comme le réseau de chaleur Seanergies, pour lequel les travaux sont engagés depuis début septembre, en même temps que la réfection des canalisations d’eau et des routes « percées dans toute la ville », comme précise l’édile. Le maire énumère aussi « la rénovation énergétique de la maison des services publics, du centre culturel Triolet, la salle Gagarine et la maison des associations ».

    Au niveau sportif, Laurent Belsola indique que « le parc Jean-Christophe Unia est fini », avec gymnase, stade, trois courts de tennis et deux de padel, au nord-est de la ville. Le stade Bianco, en centre-ville, a été entièrement refait avec « tribunes, éclairage et pelouse synthétique », inaugurés en avril 2024.

    La culture n’est pas en reste. La Micro-Folie est aussi « une grande fierté » pour Laurent Belsola : « Ce musée numérique permet à ceux qui ne peuvent pas aller à Paris ou Madrid de voir les œuvres et de se les faire expliquer comme avec un guide. Il est déjà réservée sur 2 ans par les écoles ! » Une nouvelle maison des jeunes « sera inaugurée en janvier », promet l’édile, « un bel outil hors des quartiers, central pour la jeunesse, qui pourra aussi servir pour des expositions » dans l’ancienne criée du port Renaissance.

    Tranquillité publique

    Autre sujet majeur, la tranquillité publique. « Le combat mené avec la population contre les narcotrafics à payé », considère Laurent Belsola. « Nous avons une présence régulière de la police, une trentaine sur le terrain. Ils ont assaini une situation difficile avec six points de deal au début du mandat et maintenant un et demi », poursuit le maire. Ce dernier estime avoir « gagné une bataille, mais pas la guerre », après avoir « rencontré les préfets et deux ministres », notamment Bruno Retailleau (LR) avec Fabien Roussel (PCF), en début d’année.

    C’est dans ce cadre que l’édile a demandé à l’état, en septembre, de créer « un commissariat mixte des polices nationales et municipales, pour lequel nous avons des locaux ».

    L’élu communiste assume « se différencier de la droite qui favorise la police au détriment du sport, de la culture ou de l’éducation ».

    Rénovation urbaine

    Laurent Belsola inscrit la rénovation urbaine « dans la continuité de ce qui a été lancé en 2015 », lorsqu’il était adjoint aux sports de Patricia Pédinielli (PCF). En cette fin 2025, l’édile souligne que le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) prévoit de « faire tomber les maisons en ruine et la barre de la Lèque », ainsi que de « refaire la place comme avant, près des commerces et piétonnisée, d’ici fin 2026 ». Il concède « des temps administratifs » longs, mais assure qu’« on a relogé tout le monde et on entre dans la phase de destruction », comme pour les Aigues Douces, où les rendez-vous avec les habitants se sont multipliés récemment.

    L’actuel maire ne cache pas sa « fierté quant au contournement autoroutier attendu depuis 50 ans. Quand il sera réalisé, on pourra réaménager la RN 168 en boulevard métropolitain, ça va redessiner la ville ».