Tag: Politique

  • [Entretien] Catherine Pila : « Il n’y a pas eu de rapprochement avec le RN »

    [Entretien] Catherine Pila : « Il n’y a pas eu de rapprochement avec le RN »

    La Marseillaise : Qu’a pu apporter votre groupe dans ce mandat ?

    Catherine Pila : Ce 15 décembre, c’était l’anniversaire funeste de la démocratie, la date à laquelle Michèle Rubirola, qui avait été élue, a choisi de démissionner. Elle a été empêchée dans sa mission par Benoît Payan, qui non seulement voulait la place, mais a réussi à lui prendre. Cinq ans après, on fait un constat, nous avons eu des victoires : toujours dénoncer ce que nous avons eu à dénoncer, à trouver notre place, notre légitimité. Des Marseillais dans la rue nous remercient pour notre travail d’opposition. Mais notre première victoire, grâce à Pierre Robin, c’est d’avoir réussi à faire retoquer par deux fois le budget de la ville. Ce n’était jamais arrivé, nous avons démontré l’amateurisme de Benoît Payan et son équipe.

    Renaud Muselier en 2023 reprochait à votre opposition de n’être pas assez offensive…

    C. P. : Il voulait qu’on parle d’une seule et même voix, mais un groupe est composé d’individus, certains qui travaillent dans l’ombre, d’autres qui veulent se montrer. Notre but a été de s’opposer, sur des sujets clivants pour certains. Nous avons démontré que le conseil municipal n’était pas univoque. Nous n’avons pas démérité, cela a déplu au maire qui nous a coupé le micro à plusieurs reprises. Sa seule réponse, c’était taisez-vous, vous n’avez rien fait pendant vingt-cinq ans. Mais des personnes dans notre groupe venaient de la société civile, qui ont amené quelque chose au débat.

    Votre groupe a été marqué par les départs, vers la gauche, le centre ou le RN. Il était tiraillé par ses contradictions ?

    C. P. : Moi j’ai une conviction, c’est que nous avons tous été élus grâce à Martine Vassal. Quand on a été élu grâce à quelqu’un, on doit rester fidèle, ou démissionner. Certains ont fait le choix d’une aventure personnelle, pour aller à la gamelle, à qui le maire a confié de petites responsabilités. Ils n’attirent pas mon respect. On verra quelle place le maire leur réserve sur la liste. Sur le groupe de Lionel Royer-Perreaut, ayant annoncé qu’il souhaitait mettre fin à sa carrière politique, il était normal que les quatre élus partis avec lui, toujours dans notre groupe au conseil métropolitain, reviennent dans le giron.

    Martine Vassal a dû clarifier sa position vis-à-vis du RN, mais on a vu dans ce mandat des liaisons dangereuses de votre groupe avec l’extrême droite, sur les votes pour SOS Méditerranée, l’aide aux civils palestiniens…

    C. P. : Il n’y a pas de rapprochement, nous sommes là pour défendre les valeurs qui sont les nôtres. Nous avons des personnes de droite très affirmée dans notre groupe qui ont une rectitude par rapport au parti, mais elles n’ont jamais franchi les barrières. Le seul, c’est Jean-Baptiste Rivoallan, pour une aventure personnelle. Quand on n’a pas voté l’aide à l’Unrwa, c’était contre l’Unrwa elle-même, qui cachait dans ses couloirs des terroristes du Hamas, nous l’avons voté pour l’Unicef [une majorité à droite a refusé de le faire en juin, Ndlr]. Il était normal d’aider les enfants de Gaza, au même titre que les enfants d’Israël. SOS Méditerranée, on la voit comme une association qui encourage les passeurs. Si on n’aide pas les personnes en mer, peut-être que les passeurs vont restreindre leurs prétentions, le but n’est pas de laisser mourir des personnes en mer. Mais nous ne sommes pas d’une droite excluante comme le RN.

    Quand Guy Tessier cite Céline pour s’opposer à la dénomination de l’école Simone de Beauvoir, il n’y a pas une ligne rouge franchie ?

    C. P. : Je ne pense pas. C’est un homme érudit, il s’est beaucoup renseigné. On n’imaginait pas que Simone de Beauvoir ait pu tenir des propos excessifs. Citer Céline seul, cela aurait pu m’interpeller. Mais citer Céline en mettant en parallèle ce que Simone de Beauvoir a pu dire sur la sexualité des enfants, ce n’est pas quelque chose qui me choque.

  • Un collectif issu de la majorité du Printemps marseillais entre en lice

    Un collectif issu de la majorité du Printemps marseillais entre en lice

    Le collectif « Ambition citoyenne » a officiellement annoncé lundi sa candidature dans les 13e et 14e arrondissements. « Cette démarche s’inscrit dans une volonté claire : redonner ses lettres de noblesse à la politique, en la rendant à celles et ceux qui la vivent et souvent la subissent au quotidien. Une politique faite par les Marseillais, pour les Marseillais », indique un communiqué.

    Le texte du collectif mené notamment par Sami Benfers, membre de la majorité du Printemps marseillais, n’exclut pas d’élargir cette dynamique à l’échelle de la ville. L’attaque peut paraître sévère contre la majorité de gauche.

    « Notre démarche est simple et saine, le Printemps a fait des bonnes choses mais il lui manque un volet de ces territoires et de leurs franges populaires », promet l’élu. « Les 13-14 sont très emblématiques de la ville, on se prétend humblement la pièce manquante. » Un territoire qui a notamment fourni à l’extrême droite un maire devenu sénateur, deux conseillers départementaux, une députée… et ou le risque RN est grand. « On nous accuse de faire la part belle au RN mais ce sont les mécanismes d’appareils qui le font. On ne peut pas améliorer ces territoires en excluant des postes décisionnels ceux qui portent leur voix et les font », martèle Benfers, se défendant de toute arrière-pensée. « Ce n’est pas en prévision d’une quelconque alliance et Benoît Payan est le meilleur candidat. On ne peut juste pas cautionner un système qu’on trouve incomplet. »

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski : lutte contre le narcotrafic, effectifs de police, ligne THT, avenir industriel, logement social, transports, plan Marseille en grand…

    À vous la parole ⬇️

  • Clément Chichignoud se lance dans la course à la mairie

    Clément Chichignoud se lance dans la course à la mairie

    Dans l’une des salles d’un restaurant à la lisière de Bouc-Bel-Air que Clément Chichignoud a lancé officiellement, vendredi, sa course pour la mairie de Simiane-Collongue. « Faute de locations, trop chères », précise un membre de la liste citoyenne à la tête de laquelle Clément Chichignoud se présente.

    « Ma candidature s’est faite naturellement. J’étais entre mes quatre murs, je bricolais, et j’ai côtoyé le maire actuel, alors qu’une nouvelle route était en construction devant chez moi, sans concertation. Je me suis dit “non : il y a mieux dans notre village” », retrace le candidat.

    Trentenaire, producteur en reconversion, natif de Simiane il réunit ensuite des colistiers par le biais de « son réseau. Mon grand-père était un ami de Michel Pezet ». Il constitue ainsi une liste « en collectif, démocratique, ouverte, où l’on mise pluriel et sans étiquette ».

    C’est face à la liste du maire sortant, Philippe Ardhuin (LR), et celle de Mathieu Vigouroux (SE), conseiller municipal d’opposition, que le collectif Vivre Simiane entre en lice. Des discussions pour fédérer « l’ensemble des oppositions » auraient bien eu lieu, mais sans aboutir. Le collectif se lance donc seul pour « porter son projet ».

    Une liste ouverte

    « J’ai des valeurs de gauche, mais on a des LR avec nous. Notre vision politique est de remettre le lien au centre, qu’on soit d’accord ou non, pour réinstaurer un vrai cœur de village avec des lieux d’activités diverses, afin que les gens se croisent. Et pour ça, il faut des équipements », déroule Clément Chichignoud. Seules les idées « extrêmes », de droite comme de gauche, ne seraient pas les bienvenues. « Il faudra respecter une charte républicaine que l’on a mise en place », précise le candidat.

    Pour recréer cet idéal simianais, plusieurs idées sont dans la boîte. « On veut installer une médiathèque, des équipements culturels, accolés à des halles pour la commercialisation de nos producteurs locaux (…). Le maire veut délocaliser entièrement l’école, nous, au contraire, on veut en enlever que la moitié. Il y a aussi l’idée d’une maison de santé au cœur du village », explique le candidat. Un projet agricole sur la zone Safre est aussi en cours de réflexion.

    La liste, elle, sera officiellement dévoilée d’ici à la mi-janvier, l’heure étant, pour le moment, au travail d’idées pour « dynamiser » le centre-ville. Eva Bonnet-Gonnet

  • Municipales : Nicolas Bouland, candidat dans les pas de Jean-Pierre Giorgi

    Municipales : Nicolas Bouland, candidat dans les pas de Jean-Pierre Giorgi

    Être maire, c’est écouter, protéger, accompagner, agir avec bon sens et lucidité. Être maire, c’est être présent. C’est être attentif. C’est être en première ligne, au plus près des habitants », a assuré, mercredi 10 décembre, Nicolas Bouland lors de la soirée de lancement de sa campagne aux municipales.

    Inspecteur de l’Éducation nationale à Marseille, ce Carnussien de 48 ans est, depuis 2020, premier adjoint du maire sortant Jean-Pierre Giorgi. Auparavant, il a été adjoint au sport, à la jeunesse et à la vie associative dans cette même commune de près de 7 000 habitants. « Après quatre mandats de maire, Jean-Pierre Giorgi, qui aura 80 ans en 2026, a décidé de ne pas se représenter. Il m’a demandé de porter la majorité municipale sortante car il sait que ma ville, c’est ma passion. » Et d’esquisser « la philosophie » de son programme, « car je veux que ce dernier soit participatif ».

    Gestion « raisonnable »

    Tout comme le maire sortant, « je veux poursuivre sa gestion financière et fiscale raisonnée. Je veux que notre ville conserve sa tranquillité publique. Et dynamiser l’envie de vivre-ensemble. Les associations sont la pierre angulaire de notre commune. Je veux les accompagner au niveau financier, logistique… ». Il proposera aux habitants des ateliers de concertation au Coworking 470 les 19 et 20 janvier en soirée, puis, à partir de février, des réunions de quartier. Nicolas Bouland a fait sa thèse d’histoire sur Carnoux, « l’une des plus jeunes communes des Bouches-du-Rhône, qui aura 60 ans l’an prochain ».

  • Le collectif Réfléchissons Vitrolles restitue ses idées

    Le collectif Réfléchissons Vitrolles restitue ses idées

    Ce moment de la fin de mandat permet de voir en arrière le chemin parcouru et en avant ce qu’il reste à faire » pour le maire (PS) de Vitrolles Loïc Gachon, entouré de participants à la soirée de restitution qui s’est déroulée, vendredi soir, à l’espace Mandela. Depuis septembre, plusieurs ateliers participatifs ont été organisés avec la population sur plusieurs thèmes.

    Les propositions fusent. Martine Miglior rapporte celles de « créer une mutuelle communale de proximité » ainsi qu’une « bourse au bénévolat pour aider les associations et les bonnes volontés qui se cherchent ». Anthony Moreau, militant PS, indique pour l’atelier vie de quartier qu’« il faut développer la communication et l’organisation dans les quartier » par l’intermédiaire de « gens qui s’impliquent et des comités d’intérêt de quartier ».

    « Un travail essentiel »

    Attentif aux propositions, le maire de Vitrolles salue la participation « entre 80 et 100 personnes par atelier », parlant d’« un travail collectif essentiel » qui doit « se mêler avec ce qui se fait déjà ou qui va se faire » notamment en réponse à une proposition d’aménagement du plateau qui est en cours de réflexion selon Loïc Gachon.

    Toutes ces propositions seront ensuite « chiffrées afin de les rendre réalistes », explique l’édile, « c’est le travail qui suit pour aboutir au projet de mandat 2026 ». Car si plusieurs candidats se sont déjà déclarés face au maire sortant, ce dernier l’affirme : « Il n’y a pas de suspens ni de doute me concernant », mais « le temps de la candidature et de la campagne électorale débutera après la trêve des confiseurs. » Loïc Gachon donne comme prochain rendez-vous le 18 janvier dans un lieu à déterminer.

    Aucun suspens, mais du temps pour cogiter.

  • La droite condamne la rupture du Mucem avec Digital Realty

    La droite condamne la rupture du Mucem avec Digital Realty

    Les présidents de deux des trois des institutions qui siègent au conseil d’administration du Mucem ont annoncé, ce jeudi 12 décembre, qu’ils interrompaient « toute forme ou perspective de coopération » de leurs collectivités avec le Mucem. « Nous refusons toute compromission avec l’antisémitisme et le racisme dans les structures que nous finançons, précisent de concert Martine Vassal et Renaud Muselier. Cette décision a été prise sous la pression d’activités d’extrême gauche qui veulent importer le conflit israélo-palestinien en France. »

    Dans un communiqué, la direction du Mucem justifie une décision commune qui visait « à ce que le musée poursuive ses missions de service public dans un contexte apaisé ». Le mécénat du géant des centres de données était en effet ciblé par des collectifs l’accusant d’être impliqué dans la colonisation en Cisjordanie, ce que contestait le Mucem lui-même dans nos colonnes, le 24 octobre dernier. Les collectifs impliqués célèbrent de leur côté « une grande première dans l’histoire des partenariats et mécénats culturels ».

    Un musée national

    Pour la Ville, qui siège également au conseil d’administration du Mucem, « la Région et le Département transforment les subventions en outil de chantage politique », a réagi Samia Ghali, première adjointe (DVG) au maire de Marseille. Rappelant : « Soupçon contre un collège ? financement suspendu », elle estime que « ce n’est plus de la gestion publique, c’est de la punition idéologique ».

    Quant à Audrey Gatian, élue (PS) en charge de la politique de la Ville, elle préférait ironiser sur « un gros potentiel comique de la droite marseillaise », qui oublie que « le Mucem est musée national et dépend du ministère de la Culture ».

  • [Vidéo] 2 847 Nîmois prennent leur avenir en main

    [Vidéo] 2 847 Nîmois prennent leur avenir en main

    Au fil d’une présentation dense, les organisateurs ont mis en lumière les priorités exprimées par les Nîmois : une ville plus unie, où l’insécurité recule, où les jeunes trouvent leur place, où le logement et le cadre de vie redeviennent accessibles. Ce moment de restitution a permis de poser les premières pierres du projet que Vincent Bouget et les forces de gauche entendent porter en 2026, revendiquant un principe simple : partir de la parole des habitants pour refonder l’avenir de la ville.

    Avant même d’entrer dans le détail des résultats, les organisateurs ont rappelé ce qui avait conduit à cette restitution très attendue : avec 110 entretiens vidéos menés auprès de Nîmoises et de Nîmois représentatifs de la ville, puis prolongé par 30 projections-débats ayant réuni plus de 2 000 personnes. Ce cycle avait révélé un besoin profond : renouer le dialogue dans une ville où beaucoup disent manquer d’écoute.

    C’est pour répondre à cette demande qu’un questionnaire inédit avait été conçu, puis diffusé dès septembre dans tous les quartiers. Pendant trois mois, plusieurs centaines de membres du collectif ont sillonné marchés, parcs, arrêts de bus, pieds d’immeubles et halls d’immeubles pour aller chercher la parole là où elle se trouve, au plus près des habitants.

    À l’arrivée, 2 847 réponses ont été analysées -1 931 questionnaires papier et 917 numériques- formant un matériau statistique suffisamment robuste pour tirer des conclusions fines. Le profil des répondants reflétait une ville diverse : 58% de femmes, une forte représentation des 35-75 ans, des répondants plutôt « cadres » et « employés », et aussi des artisans-commerçants dans les contributions issues des entreprises. Surtout, la carte des réponses montrait que tous les quartiers de Nîmes avaient participé, des plus centraux aux plus périphériques, ce qui a permis d’établir un diagnostic précis des attentes, secteur par secteur, en amont des municipales de 2026.

    Retrouvez les résultats de cette enquête inédite dans l’édition papier ou numérique de La Marseillaise Hebdo d’Occitanie du vendredi 12 décembre.

  • [Vidéo] Des jeunes s’engagent avec le Printemps marseillais

    [Vidéo] Des jeunes s’engagent avec le Printemps marseillais

    Jeunes Socialistes, syndicalistes étudiants, représentants d’associations étudiantes, Jeunes Génération·S, ex-Insoumise… Mobilisés derrière le Printemps marseillais, tous étaient réunis près de l’ombrière du Vieux-Port, ce jeudi après-midi, afin de mener des opérations d’inscription sur les listes électorales et d’appeler la jeunesse marseillaise à se mobiliser en vue des élections municipales de mars 2026.

    « C’est une démarche importante dans une ville où le Rassemblement national est donné très haut dans les sondages et c’est aujourd’hui un risque contre lequel il faut se mobiliser », affirme Clara Jaboulay, militante pour le Printemps marseillais et ex-Insoumise. « Il faut recommencer à se mettre dans une dynamique d’union à l’image de celle du Printemps marseillais. »

  • Budget de la Sécurité sociale : ce qu’en disent les députés de Provence

    Budget de la Sécurité sociale : ce qu’en disent les députés de Provence

    Laurent Lhardit, député PS de Marseille

    « Il faut comparer avec le budget initial qui aurait été imposé aux Français »

    « Je suis satisfait puisque je défendais avec mon groupe un vote positif, même s’il n’y a pas de quoi sauter de joie. Ce n’est pas un budget de gauche, mais c’est le fruit d’un compromis et nous considérons avoir obtenu dans la négociation des choses avantageuses car aucun effort n’est demandé aux classes populaires et moyennes. Il faut comparer, avant-après, avec le budget initial qui aurait été imposé aux Français si nous avions censuré le gouvernement, il y a six semaines. Nous l’avons amélioré avec le rétablissement de la suspension de la réforme des retraites, je le rappelle annulée par le Sénat, la suppression des franchises médicales, l’indexation des pensions de retraite et des minima sociaux sur l’inflation, la suppression de la hausse de la CSG sur les retraites et les pensions d’invalidité, les 2,5 milliards en plus pour l’hôpital, ou la suppression des cotisations supplémentaires sur les apprentis ». Ch. C.

    Raphaël Arnault, député LFI de Vaucluse

    « La finalité n’est pas du tout bonne pour les Français »

    « Dans ce budget de la Sécurité sociale, il y a 4 milliards de coupes sur la santé, une limitation des arrêts maladie, l’augmentation du prix des mutuelles… C’est évident que les batailles que l’on a menées à l’Assemblée ont permis d’alléger la casse, mais la finalité n’est pas du tout bonne pour les Français. Historiquement, la question du budget, c’était une façon très nette de savoir si, oui ou non, on est dans l’opposition au gouvernement. Manifestement, c’est une période de flou avec certains qui ont du mal à tenir la ligne qu’on a portée lors des législatives, avec le Nouveau Front Populaire. Avec une partie de la gauche, qui se dit encore de gauche, incarnée par le PS qui s’enfonce dans une crise durable. Le RN se comportait comme ça il y a quelques mois. C’est malheureux de se dire que des gens qui ont participé au NFP se retrouvent dans cette position. »

    Yannick Chenevard, député Ensemble pour la République du Var

    « Le choix du compromis »

    « Ce n’est pas le budget que j’aurais souhaité. Mais c’est un budget qui, s’il n’avait pas été voté, aurait coûté 10 milliards d’euros supplémentaires aux Français. En faisant le choix du compromis, nous protégeons les salaires des apprentis, nous sauvons le maintien de l’exonération des taxes sur les tickets-restaurants par exemple. »

    Hendrik Davi, député L’Après de Marseille

    « Cela reste un budget injuste »

    « Grâce à la mobilisation déterminée du Groupe Écologiste et Social dans son ensemble, plusieurs mesures parmi les plus indignes ont été supprimées. Mais il reste de nombreuses “horreurs” et ce PLFSS reste donc un budget injuste. Il s’attaque aux plus précaires, aux personnes âgées, aux malades chroniques, à l’hôpital public et au médico-social. »