Tag: Politique

  • Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Elle avait été élue maire de Saint-Chamas par le conseil municipal le 5 juillet, suite à la démission de Didier Khelfa, en place depuis 2014. Une première, pour une femme, dans cette commune de moins de 9 000 habitants. C’est avec son soutien et celui de la majorité que Magali Ramos se présente aux municipales, à la tête de la liste « Naturellement Saint-Chamas », dans un esprit de « continuité responsable et d’ouverture vers de nouveaux projets ». Parmi ses priorités figurent le cadre de vie et l’accès aux services publics. « On s’est réapproprié le littoral, détaille-t-elle. On va rentrer dans la 4e phase avec la réhabilitation de la zone autour du port de Pertuis et la place de la Sente. Un autre projet structurant consiste à s’occuper des voiries, notamment des axes structurants de la commune avec une meilleure accessibilité et des voies vertes, ou encore le rapatriement des services publics, qui sont un peu dispersés à l’heure actuelle, et d’associations dans le nouveau pôle socio-culturel qui devrait bientôt être terminé. On pense aussi à créer une annexe pour faciliter la vie aux administrés et mieux les accompagner. »

    Pour le moment, Magali Ramos est la seule candidate à s’être déclarée. Elle mènera une liste à moitié renouvelée et sans étiquette. « Ce que je veux, c’est des personnes qui apportent des idées, affirme celle qui, en 2020, figurait sur la liste Vivre Saint-Chamas classée DVD. On ne parle pas de politique entre nous, on parle surtout de Saint-Chamas. »

  • Les vœux de Danielle Milon tournés vers les municipales à Cassis

    Les vœux de Danielle Milon tournés vers les municipales à Cassis

    « En 2025, Cassis a vibré toute l’année, ça bouge, non ? Eh bien ça va continuer », a promis Danielle Milon, 77 ans, maire de Cassis depuis dix-huit ans et candidate à sa réélection pour un quatrième et dernier mandat, selon ses mots. Dans un discours offensif, ponctué de « Je ne fais pas de politique » – assertion contredite par ses paroles – la maire de Cassis, 7 000 habitants aujourd’hui, a largement étayé ce qui a été réalisé dans la commune en 2025, et ce qui se poursuivra en 2026. Notamment « un choix fort, être à la pointe de la protection de l’environnement », a-t-elle lancé. Elle a par exemple annoncé pour 2026 « l’installation d’ombrières photovoltaïques au parking des Gorguettes pour alimenter en électricité 50 bâtiments communaux ».

    Alors que « tous les terrains de la commune ont été consacrés au logement social », a indiqué Danielle Milon, 2 programmes seront livrés cette année. « Nous subventionnons les bailleurs pour que 70% des logements réalisés soient réservés aux Cassidains », a-t-elle souligné. Elle a également sorti les griffes. « Mardi 16 décembre, mon domicile puis la mairie ont reçu la visite très matinale de la Brigade financière de Paris. J’ai vite fait le lien avec la saga de la Villa mauresque, qui dure depuis dix ans, véritable feuilleton Netflix préféré de mon opposition. C’était à trois mois des municipales. Je m’en réjouis car la vérité que j’ai toujours clamée va être mise au jour et les calomnies balayées. » Parmi ses autres chevaux de bataille : le centre culturel, projet qui date… de 1990. « L’opposition freine un équipement essentiel pour la commune, alors que 60% du projet est financé par le Département. Je continuerai à me battre pour qu’il voit le jour », a-t-elle assuré.

  • Le maire de La Ciotat a exhorté les habitants « à faire cité »

    Le maire de La Ciotat a exhorté les habitants « à faire cité »

    Il est près de 11h30 samedi, et, face au public assis dans le vaste bâtiment de l’armement, à l’exacte jonction entre la ville et les chantiers navals, le maire brandit, depuis la tribune, un petit flacon.

    « Cette identité ciotadenne, lance-t-il, entouré par les conseillers municipaux, j’ai voulu la matérialiser. Chacun repartira avec un flacon. C’est de l’eau de source, celle du Pré. » Les applaudissements crépitent. C’est autour de ce seul point d’eau douce que s’est formée la ville, depuis l’Antiquité… On dit : « Qui a bu la source du Pré ne quittera plus jamais La Ciotat. » « C’est un symbole fort, il est porteur de notre ambition de faire cité », reprend l’homme de 48 ans, élu maire à la majorité du conseil municipal le 24 juin 2023, après la démission d’Arlette Salvo.

    « Sans revenir sur le contexte sanitaire passé, l’environnement international et la crise politique en France, je veux rappeler que plus que jamais nous devons faire cité pour nous protéger, tenir debout, durer », a-t-il exhorté. « Faire cité, c’est tisser les liens invisibles mais solides qui nous rassemblent. C’est accepter nos différences car La Ciotat est une ville généreuse, ouverte, vivante. »

    Une eau « ni potable,

    ni bénie »

    Remplis de cette eau « ni potable, ni bénie », a précisé l’édile dans un sourire, trois flacons seront mis de côté, a-t-il annoncé. Un sera remis au dernier-né ciotaden, un à la doyenne de 109 ans, et un, estampillé 105, « remis à mon ami Pierre Tidda », a assuré le maire. Pierre Tidda prit la tête des « 105 irréductibles ». De 1988 à 1994, ils occupèrent jour et nuit les chantiers navals, et permirent la renaissance de ce poumon économique et « cœur battant de La Ciotat ».

    Rien n’a été laissé au hasard. La corne de brume pour conduire le public au site du discours, prononcé sans notes. Le lieu même des vœux « rappelle combien l’homme et la mer ont toujours avancé ensemble », a déclaré l’élu. Et de confier : « Oui je ne suis pas né ici, mais je suis devenu Ciotaden, j’en porte l’âme. » Dans le bâtiment voisin, le buffet de l’apéro offert par la Ville a été dressé. Le discours du maire ? Ses soutiens apprécient. Margarita, 77 ans, l’a trouvé « clair, encourageant. Quant à l’homme, il me semble honnête, direct, humain, accessible ». Mathilde, 65 ans : « C’est un maire qui a de l’empathie. Il est à l’écoute des habitants. Il fait avancer les choses, même si l’administratif, c’est du temps long. » Charlotte, également Ciotadenne, 28 ans : « Je l’ai trouvé très centré sur la ville et ses habitants. C’est important de savoir qu’il est là pour eux avant tout. » Stéphane, 36 ans, qui travaille aux chantiers : « Cela va dans le bon sens. Il défend les valeurs ciotadennes, les chantiers navals. Il essaie d’agir dans le sens de la cohésion, et il en faut aujourd’hui ! » Si le discours de l’élu a été brillant, son bilan, notamment sur la difficulté à se loger dans la ville, lui est régulièrement reproché par l’opposition au conseil municipal.

  • Le maire de Roquefort-la-Bédoule fait le vœu d’une campagne municipale marquée par le respect

    Le maire de Roquefort-la-Bédoule fait le vœu d’une campagne municipale marquée par le respect

    « Oui, je souhaite que Roquefort-la-Bédoule soit exemplaire en matière de citoyenneté et de respect : respect des opinions, des différences, respect de l’autre. Vous penserez peut-être que je rêve. Peut-être. Mais si on ne rêve pas un peu au moment des vœux, quand le fera-t-on ? », interroge, vendredi à la fin de son discours, Marc del Grazia.

    Élu en 2020 avec 50,57% des voix, contre 49,47% au maire sortant (DVD) d’alors Jérôme Orgeas, l’édile de 61 ans est candidat à sa réélection. Parce que cette année est marquée par un important rendez-vous politique, les municipales, Marc del Grazia y a beaucoup mis l’accent. Il a d’abord rappelé que le mandat ne sera cette fois pas de six mais sept ans. Il a insisté sur le fait que « la commune reste- et restera- le fondement de notre vie démocratique. Son socle. Son point d’ancrage. À la mairie, chacun sait pouvoir trouver un interlocuteur, une écoute, une attention. Quelqu’un capable de se pencher sur une difficulté du quotidien ou de réfléchir, avec lui, aux perspectives à envisager pour mieux vivre ensemble dans cette communauté de destin qu’est un village ou une ville, quelle qu’en soit la taille. »

    « Votez selon vos idées mais votez ! »

    Aussi a-t-il enjoint les citoyennes et citoyens « à aller voter. Votez selon vos idées. Votez pour le candidat et le projet de votre choix. Mais votez ! » Dans cette commune passée « de 5 784 habitants en 2022 à 5 859 en 2023 », selon les derniers chiffres de l’Insee, il a notamment mis en exergue « l’environnement préservé », le « choix clair et assumé » que fait la Ville « de soutenir ses agriculteurs et ses viticulteurs ».

  • [Rue de la République] Sébastien Delogu : « Benoît Payan a peur. Il a raison, il ne sera plus maire le 22 mars prochain »

    [Rue de la République] Sébastien Delogu : « Benoît Payan a peur. Il a raison, il ne sera plus maire le 22 mars prochain »

    Sa personnalité

    Didier Gesualdi : Votre personnalité ne laisse personne indifférent, avec un style percutant. C’est une marque de fabrique que vous assumez ?

    Oui, pourquoi je ne l’assumerais pas ? Vous voulez que je sois comme l’ensemble des politiques de ce pays, transparent vis-à-vis d’une population en souffrance qui ne se reconnaît pas dans ces élus de la République ? Je suis fait du même bois qu’une population en souffrance et qui a besoin de s’exprimer pour être entendue. C’est malheureusement ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale. Beaucoup ont voulu faire croire que nous étions des personnes qui aboyaient, braillaient comme le dit le Parti socialiste. Mais vous voyez, les souffrances du peuple sont arrivées à l’Assemblée nationale. Quand on a, face à nous, des personnes qui nous méprisent et ne connaissent pas les réalités de leurs électeurs, on a envie de les secouer un petit peu.

    Didier Gesualdi : Vous ne regrettez rien ? Vous considérez ne jamais avoir eu d’excès de comportement ? C’est toujours réfléchi ?

    Malheureusement ce n’est pas réfléchi. Je ne vais pas dire le contraire, tout le monde sait que j’ai des défauts réels, certains on me les invente. Mais le plus important, ce n’est pas ma personne, c’est le message que je souhaite faire passer. Je vous invite à venir balader avec moi, vous aller voir des personnes qui ne m’aiment pas par rapport à mon programme et des personnes qui m’adorent parce que j’essaye de casser toutes les portes pour faire entendre la voix du peuple.

    Léo Purguette : Vous êtes maintenant en campagne municipale. Est-ce que vous vous êtes posé la question de la forme qui pourrait desservir le fond ?

    Est-ce que je suis rentré chez vous en cassant la porte ? Je suis très tranquille. Vous n’allez pas me changer. Personne ne va me changer. Par contre, je prends mes responsabilités, je me responsabilise face au fait qu’un collectif m’a nommé en tant que porte-drapeau pour mener la liste Marseille fière et populaire. Le 22 mars, je serai le prochain maire de Marseille, vous le verrez. Donc dans notre collectif, il y a des personnes qui m’expliquent « Sébastien, ça c’est plus ou moins pas possible, temporise sur ci ou ça ». Le collectif fait qu’on change et qu’on accepte les différences pour rassembler.

    La stratégie de clivage

    Didier Gesualdi : Il y a un tas d’électeurs qui vous renvoient dos à dos avec le RN en disant « on ne veut pas choisir entre ces deux partis »…

    … Vous l’entendez mais moi je ne l’entends pas.

    Didier Gesualdi : Peut-être qu’ils ne vous le disent pas en face ou qu’un cercle vous entoure. Vous ne pouvez pas ignorer cette question-là.

    Ah bon ? Moi je suis partout sur le territoire marseillais. Qu’est-ce qui rapproche mes idées de celles du RN ? Rien. Qu’est-ce qui rejoint mon comportement avec celui du RN ? Rien. Moi je vois plutôt que le RN a fait une alliance avec les droites et les macronistes à l’Assemblée nationale. Les socialistes les ont rejoints parce qu’ils laissent passer le budget, ne votent pas les motions de censure. Moi je n’ai rien à voir avec ces gens-là. Permettez-moi de dire aux gens qui regardent la télévision et n’entendent que des idioties : n’écoutez pas la télé, allez voir sur le site de l’Assemblée nationale le travail effectué par chacun. En quoi Allisio serait comme moi ? Il n’a jamais travaillé pour Marseille, moi regardez les propositions de loi que j’ai déposées. Je vais plus loin : est-ce qu’un seul candidat face à moi est allé faire des porte-à-porte ces dernières années pour se rendre compte de la misère sociale qui gangrène la ville ? C’est pour ça qu’on parle, comme l’a fait Benoît Payan, de trottinettes au lieu des personnes qui sont en train d’avoir froid chez elles ou dans leurs écoles.

    Léo Purguette : Votre slogan c’est la force de tout changer, vous en appelez à la rupture, faut-il comprendre en creux que tout est à jeter dans ce qu’a fait la majorité sortante ?

    Ça, c’était le slogan de Jean-Luc Mélenchon. Notre liste, Marseille fière et populaire, veut que notre ville renaisse avec un programme politique qui planifie sur 20, 30, 40 ans, un changement politique. C’est la révolution citoyenne pour ramener le peuple dans les institutions.

    Notre enquête d’opinion

    Léo Purguette : Vous avez vu les résultats de notre sondage. Que vous inspirent-ils ?

    Sur 300 personnes ?

    Léo Purguette : Sur un échantillon représentatif de 801 personnes inscrites sur les listes à Marseille.

    J’ai beaucoup de respect pour vous deux mais qui devait être le maire en 2020 ?

    Léo Purguette : Ça dépend des journaux.

    Didier Gesualdi : C’est vous qui êtes notre invité.

    Tous les sondages donnaient Martine Vassal gagnante et c’est Madame Rubirola qui a été élue. En 2014, c’était Mennucci qui devait gagner. Pour les législatives, tous les sondages donnaient le RN vainqueur.

    Didier Gesualdi : Donc ces 14% vous passez dessus ?

    À New York, Monsieur Mamdani était sondé à 1% et puis il a été très bellement élu. Tous les sondages se trompent. Ces instituts me mettent un coup à 14%, un coup à 19, un coup à 16. La prochaine fois vous me mettrez à combien vous avez envie. Moi ce qui m’importe c’est la rue pas les sondages.

    Léo Purguette : Dans la rue vous ne rencontrez pas que des personnes d’accord avec vous quand même ? Qu’est-ce qui peut coincer ?

    Bizarrement, pas le programme. Parfois des gens m’invectivent sur les réseaux sociaux et quand je les ai en face 10 minutes, ils me disent « t’es sympa quand même, ce n’est pas ce qu’on voit à la télé ». Très souvent ce sont des personnes du RN ou alors des personnes qui parlent « d’unité de la gauche ».

    Léo Purguette : Franck Allisio accueille Marine Le Pen au parc Chanot…

    … Je serai devant, ne vous inquiétez pas. Et j’espère que les communistes, les socialistes et tous les candidats seront là pour ne pas accueillir ce clan fasciste dans notre ville.

    Les 15-16

    Léo Purguette : Vous serez candidat dans les 15-16 ?

    Vous le saurez très prochainement.

    Léo Purguette : Mais avez-vous avez déjà pris votre décision ?

    Bien sûr, dans le territoire où j’ai été élu, les gens qui y vivent ont vraiment envie de changement. Il y aura du changement. Samia Ghali vous a dit qu’elle terminerait sa vie politique dans les 15e et 16e arrondissements et bien sa vie politique s’arrêtera, en effet, dans ces arrondissements le 22 mars prochain, je vous le dis tout de suite.

    Didier Gesualdi : On va garder ces punchlines et on vous les resservira éventuellement au moment du résultat.

    Vous pouvez.

    La campagne

    Léo Purguette : Comment se déroule votre campagne ? L’actualité nationale et internationale cannibalise-t-elle le débat municipal ?

    Non, pas pour le moment. Je me suis rendu récemment dans le 4e et un barman a ouvert la porte pour me dire « toi je t’aime mais je ne te connais qu’à travers les réseaux. J’ai voté Printemps marseillais mais je vais voter pour toi parce qu’on a besoin de quelqu’un qui ne se laisse pas faire ». Ça me fait plaisir qu’on se dise « Delogu il a de la poigne, il va faire changer les rapports de force ».

    Quand vous voyez une ville sale comme elle est et que j’entends tout le monde dire « je vais récupérer la compétence, je vais faire ci, je vais faire là », mais attendez ça fait 10 ans, 20 ans, 30 ans que vous êtes au pouvoir et vous n’avez jamais rien fait. Et maintenant que c’est les élections vous dites « oulala je vais tout changer », vous n’allez rien changer du tout, vous allez mentir à la population marseillaise, venir avec des promesses que vous ne tiendrez pas et revenir à l’élection prochaine pour dire « on n’a pas eu le temps, on n’a pas eu les moyens »… Ce cinéma politique là est terminé parce que j’arriverai en tête le 15 et le 22 mars et je vous assure que les élus de la France insoumise, ceux de la liste Marseille fière et populaire, respecteront le programme pour lequel ils auront été élus et qu’ils ne trahiront pas la population.

    Didier Gesualdi : Il faut renverser la table mais pas par le vote RN, c’est ça la stratégie ?

    Sinon, à chaque fois on tombe sur des personnes qui mentent qui trahissent leur programme ou qui font semblant. Regardez Benoît Payan, il a annoncé être tête de liste pour la soi-disant union de la gauche. Mais la plupart des personnes qui se situent chez EELV sont divisées. On a récupéré 80 personnes de chez eux et il en reste une trentaine qui est déchirée et en plus méprisée par le maire de Marseille. Donc l’union de la gauche n’est pas possible autour de lui. Aujourd’hui, c’est le Parti socialiste et exclusivement le Parti socialiste qui est candidat à la mairie de Marseille. Mais je ne veux pas taper exclusivement sur le maire de Marseille.

    Léo Purguette : Il vous accuse de le faire.

    C’est normal, il a peur. Il a raison parce que c’est terminé, il ne sera plus maire le 22 mars prochain.

    Léo Purguette : Même si c’est le RN en face ?

    On va y venir, si vous voulez, j’assume toutes les responsabilités que je dois avoir devant vous mais je veux finir : Benoît Payan disait que son combat c’était contre Samia Ghali, qu’il fallait absolument en terminer avec ce système clientéliste et corrompu, la première tête de liste désignée ça a été Samia Ghali dans les 15e et 16e arrondissements. Mort de rire.

    Les moyens

    Didier Gesualdi : Vous avez présenté un programme avec 13 priorités, 380 mesures, l’avez-vous chiffré ? Vous voulez récupérer la propreté, faut-il sortir de la Métropole ?

    Il y a six questions dans votre question. Aujourd’hui il y a un problème quand on voit le maire de Marseille dire que c’est pas de sa faute, c’est Martine Vassal, qu’elle répond que c’est la faute de Benoît Payan. Un coup ils sont d’accord, un coup ils sont pas d’accord…

    Didier Gesualdi : Mais c’est quoi la solution Delogu ?

    La solution Delogu c’est qu’on récupère la compétence de la propreté à Marseille. On va faire en sorte de nettoyer cette ville.

    Didier Gesualdi : C’est pas un cadeau.

    Et alors ? Je connais les agents, je sais ce qu’ils vivent. Ce sont des gens que j’ai côtoyé toute ma vie.

    Didier Gesualdi : C’est financé ou pas ?

    Il y a des dotations. En baisse à cause du RN qui a voté une coupe de 5 milliards sur les collectivités, ça va avoir des répercussions terribles sur les Marseillais. Je me demande comment Allisio a le culot de se présenter après ça. J’aurais la force d’aller récupérer l’argent avec la population. Le tunnel Prado-Carénage rapporte 11 millions à des multinationales. Ça suffit.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Étienne :

    Bonjour, nous manquons d’accès au littoral et de sites de baignade à Marseille, surtout en centre-ville et dans les quartiers nord. Que proposez-vous face à cela ? Nous voulons pouvoir nous baigner dans la mer face à la canicule !

    Ça me touche beaucoup, vous savez pourquoi ? Parce que je suis un habitant des quartiers nord, j’y ai grandi. On avait une belle piscine, la piscine nord, et l’autre possibilité c’était de se rendre à Corbières. Il n’y avait que ça, il fallait prendre le bus. Souvent nos parents nous disaient de ne pas y aller, que c’était trop loin. C’est vrai que j’ai un peu souffert de ne pas avoir accès au littoral alors que j’habitais à Consolat et qu’en face de moi, il y avait la mer et ces grands barreaux du Port de Marseille. J’ai vu des collectifs qui émergent dans toute la ville pour l’accès au littoral des sites de baignade, se mêlent de leur quotidien, font des propositions. On va se poser avec eux, faire en sorte de prendre leurs revendications, leur analyse, pour les mettre à la disposition du peuple. Pour nous, il faut que l’anse du Pharo soit ouverte à la population. Sur l’Estaque et tout le littoral dans les quartiers nord, il faut une place centrale pour tout le peuple marseillais. Pour le moment, le Port tourne le dos à sa ville. Nous portons aussi des propositions pour les piscines avec un kit piscine, beaucoup de petites piscines au lieu d’annoncer des grands complexes qui ne verront jamais le jour.

    La République, c’est quoi ?

    Sébastien Delogu : « La République doit être fondatrice. Il est important que les personnes qui sont dans les institutions fondent un monde meilleur pour leur peuple. La République doit être respectée car je veux alerter : il y a des personnes qui crient “à bas la République” dans les villes de France, c’est ce Rassemblement national qui est grandissant. Le seul bulletin de vote pour faire barrage au RN c’est le bulletin Delogu et sa liste Marseille fière et populaire. »

  • Les vœux du candidat Schipani à Aubagne orientés vers le social

    Les vœux du candidat Schipani à Aubagne orientés vers le social

    Un évident pragmatisme. Une volonté de sécurité. Et un programme à teneur sociale. Voici les grands axes du discours prononcé Salle du Bras d’or par Giovanni Schipani, devant exactement 462 personnes, selon le décompte. En regard de son slogan « Aubagne mérite mieux », le jeune aubagnais, qui a été adjoint au maire Gérard Gazay de 2014 à 2020, a d’abord fait un constat : « Si Aubagne a perdu de son humanité, de sa richesse (…), c’est par manque de vision politique et de bon sens, et surtout de l’intérêt général. »

    Cantine à 1 euro

    Il a détaillé son programme : « Comme maire, je ferai de la tranquillité publique une priorité absolue ». Deux nouveaux commissariats sont annoncés.

    Il a également dit vouloir faire de l’école « une priorité absolue », avec « un plan global de rénovation des écoles dès le début du mandat. Je remunicipaliserai la restauration scolaire ». Dans les maternelles et élémentaires, la cantine sera « à 1 euro par mois par enfant ». La manière de le financer n’a pas été abordée. Il a parlé propreté, gestion rigoureuse des finances, avec abandon du projet de l’Office de tourisme à 1,8 million d’euros. Il mettra également en place un Conseil local du logement social pour « accompagner les familles aubagnaises ».

  • [Entretien] Éric Berton : « Nos étudiants peuvent se réorienter, c’est ça le service public »

    [Entretien] Éric Berton : « Nos étudiants peuvent se réorienter, c’est ça le service public »

    La Marseillaise : Ce salon est organisé à quelques jours de l’ouverture de Parcoursup. Quel regard portez-vous sur ce système où un algorithme décide de l’avenir des lycéens ?

    Éric Berton : C’est un système qui a le mérite d’exister, qui s’améliore chaque année. Mais c’est vrai que l’on retrouve souvent des parents et des étudiants qui se posent des questions, que cela angoisse un peu. Et certaines formations, privées en particulier, en profitent pour se vendre avec des produits… Pas toujours vendables.

    Dans ce contexte concurrentiel, comment défendez-vous l’université ?

    E.B. : Nous, nous sommes l’université de toutes les jeunesses et on revendique le fait d’accueillir le maximum d’étudiants. On est la plus grande université en termes de nombre avec 82 000 étudiants, 12 000 étrangers. On revendique le fait de donner l’accès à l’éducation, à l’enseignement supérieur, au plus grand nombre. Le but, c’est de faire réussir l’ensemble de nos étudiants, de leur trouver un avenir et au-delà de ça, d’en faire des citoyens éclairés qui peuvent réfléchir par eux-mêmes, qui sont curieux. On ne les enferme pas dans des cases, des castes. Ils peuvent changer de parcours, on a une certaine fluidité. Et nos étudiants ont le droit de se tromper, ils peuvent se réorienter. C’est ça, le service public.

    Qu’est-ce qui fait la différence avec les autres formations proposées ?

    E.B. : Justement cet état d’esprit, mais aussi la qualité de cette formation par rapport à d’autres, même s’il existe des écoles privées de qualité évidemment. Nous, nous pouvons aussi dire que nous sommes évalués, renouvelés. Nous avons un contrat avec l’État. Nous sommes accrédités. C’est ça aussi ce qui fait la force de notre université et de nos formations.

    À raison de 175 euros l’année en licence, 230 en master, les frais de scolarité sont relativement accessibles pour AMU. De quels moyens disposez-vous ?

    E.B. : Actuellement, c’est vrai que nous sommes dans un flou budgétaire, comme toute la fonction publique. Et c’est vrai que je revendique depuis longtemps un accroissement du soutien financier de l’État à l’enseignement supérieur et à la Recherche. C’est nous qui formons toutes les jeunesses et un pays doit investir dans sa jeunesse. C’est son avenir. Tous les conflits que nous vivons actuellement sont la conséquence d’un sous-investissement dans l’enseignement supérieur et la Recherche. Quand on enseigne, quand on cherche, on apprend à connaître l’autre, à ne plus en avoir peur. C’est ça, l’université. Elle est liée à la démocratie. Elles doivent prendre soin l’une de l’autre. On a besoin vraiment que la France, pays de liberté, de culture, réinvestisse dans sa jeunesse. Un pays qui ne le fait pas est un pays qui va dans le mur.

    Ce modèle français, vous l’avez également défendu avec le programme « Safe Place For Science », qui permet d’accueillir des chercheurs américains s’estimant menacés dans leur liberté académique par la politique de Donald Trump. Où en est-on ?

    E.B. : Ils arrivent et vont arriver tout au long de l’année. Même si certains sont déjà sur place, on leur laisse le temps. D’autres publient déjà sous notre nom. On ne les presse pas. Il y a des contingences matérielles avec des enfants encore à scolariser ou des parents dont il faut s’occuper. Cela se passe plutôt bien, ils ont l’impression ou le sentiment d’être chanceux par rapport à ceux que l’on n’a pas accueillis, ressentent parfois de la culpabilité. Là, pour le coup, l’État nous a beaucoup aidés. Avec 30 personnes au total, 20 sur le programme Amu « Safe place for Science » et 11 sur le programme « Choose France », c’est nous qui avons le plus de lauréats au niveau national. Il faut dire aussi que nous avons bien préparé leur venue. Ils arrivent aussi avec leurs étudiants et cela nous amène beaucoup d’échanges et de culture. C’est également l’occasion de montrer que notre modèle universitaire doit être préservé. Et je vous avoue que dans le cadre des prochaines élections… Je ne voudrais pas qu’ils aient fui Trump pour se retrouver dans un système similaire.

  • Trump plutôt que Bloch, une étrange défaite

    Trump plutôt que Bloch, une étrange défaite

    C’est un singulier lièvre que le sénateur communiste Pierre Ouzoulias a levé mardi lors de la séance des questions au gouvernement. L’entrée au Panthéon de Marc Bloch le 16 juin 2026 a été reportée parce que le président Trump a demandé le report du G7 à Evian afin de pouvoir organiser un combat de boxe à l’occasion de son anniversaire. Et Emmanuel Macron a accepté, devant reporter la panthéonisation prévue le jour anniversaire de l’exécution par les nazis du résistant français.

    « Le cirque de Trump impose donc l’ajournement de la cérémonie en l’honneur de Marc Bloch, l’historien, l’auteur de “L’étrange défaite”, le résistant, le héros mort pour la France », résume Pierre Ouzoulias. Rappelant que « honorer Marc Bloch le jour anniversaire de son exécution le 16 juin aurait été une façon de rappeler l’actualité de la leçon donnée par un homme qui a vécu la débâcle de 1940 et qui en tirait des enseignements d’une cruelle actualité sur la faillite des élites », il interroge : « Entre Trump et Marc Bloch, nous aurions choisi Marc Bloch. Et vous madame la ministre ? »

    Catherine Vautrin, ministre des Armées et des anciens combattants prend le micro d’évidence mal à l’aise. Mais nulle infirmation ne sortira de sa bouche. Ni réelle réponse à la question. Brodant sur le « grand historien », le « grand résistant », le « grand Français exemple pour chacun d’entre nous »… Elle conclut par un « oui bien sûr Marc Bloch sera panthéonisé et bien évidemment ce sera cette année ».

    « Où est la souveraineté de la France quand Emmanuel Macron ne parvient même pas à faire respecter son propre calendrier ? », interroge encore Pierre Ouzoulias. Et le petit-fils du résistant et FTP Albert Ouzoulias de lâcher : « Il n’est de défaite que celle que nous acceptons. »

  • Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Après avoir, dit-il, « commencé sa campagne à bas bruit » si bas, d’ailleurs, qu’elle était jusque-là inaudible -, Gérard Gazay, 68 ans, élu en 2014 puis 2020, a annoncé, jeudi, qu’il entrait désormais dans le vif du sujet. Dans un environnement où les candidats « sans étiquette » fleurissent, il a déclaré : « Nous affirmons ce que nous sommes, une équipe de droite et du centre, de l’écologie sympathique et raisonnable jusqu’au parti Les Républicains. Nous n’avons aucune concession à faire avec l’extrême droite et avec l’extrême gauche. »

    Bruno Genzana, président du Nouveau Centre, s’est dit « très heureux » d’apporter le soutien de sa famille politique à Gérard Gazay. « J’ai été longtemps vice-président du Département des Bouches-du-Rhône. Les villes sont souvent en compétition et il faut peser pour remporter le morceau. Durant ces deux mandats, tu as été extrêmement engagé, volontaire. Tu défends pied à pied, avec des arguments très solides, les intérêts d’Aubagne. Par exemple le Val’Tram, qui va être inauguré dans quelques semaines », développe le conseiller régional.

    11 partis et mouvements en soutien

    Notamment président de la fédération 13 du Parti radical, Georges Panagiotou a revendiqué : « Soutenir Gérard Gazay, ce n’est pas un calcul de notre part, c’est le choix de la loyauté face à l’opportunisme, du rassemblement face à la division, de l’expérience face à l’improvisation. » Sylvie Brunet, présidente du MoDem 13, a loué « les valeurs » du maire, « la transparence, le dialogue, le respect des autres quelle que soit leur appartenance politique ». à l’exact opposé de tout ce que dénoncent les détracteurs du maire et candidats en lice, notamment, à gauche, Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun).

    Sur la « photo de famille » jeudi il y avait donc aussi, autour du maire sortant, Georges Cristiani, président de l’Union des maires de Provence (qui regroupe 100 maires sur 119), Christophe Madrolle, président de l’Union des centristes et écologistes, Pierre-Gilles Tronconi (Écologie et modernisme), l’UDI, Horizons, LR, Cap sur l’avenir (parti de Renaud Muselier), et Nouvelle Energie pour la France (parti de David Lisnard, maire de Cannes). Le 24 janvier prochain, Gérard Gazay inaugurera son local de campagne. Vers le 9 février, il présentera son programme, et sa liste mi-février.

  • La FI présente les 13 piliers de sa « politique de rupture » à Marseille

    La FI présente les 13 piliers de sa « politique de rupture » à Marseille

    Conscient d’avoir « des défauts, réels, et supposés », le député LFI se présente comme « l’alternative crédible » face à « six ans de cirque », c’est-à-dire : « Martine Vassal qui a déjà le Département et la Métropole et veut être maire » et « Benoît Payan qui veut être maire avec la Métropole en sous main ». Sébastien Delogu veut être « le maire de Marseille, rien que de Marseille, mais de toute la ville », fort d’une candidature « avec un grand collectif ».

    La France insoumise marseillaise présente un programme de 380 mesures pour une ville « plus juste, solidaire et apaisée ». En rupture avec la Métropole comme Benoît Payan, mais en rupture avec la municipalité, Sébastien Delogu veut reprendre la main sur les compétences « voirie, propreté et transports ». Mais de façon radicale : « Supprimer Aix-Marseille-Provence » avec la proposition de loi que le député a déposé le 23 décembre.

    Une gestion de proximité pour « deux fois plus de transports marseillais. En démultipliant les lignes de bus dans les quartiers et des tram au Nord et vers La Valentine », exige Mohamed Bensaada, qui brigue la mairie des 13-14. Pour la sécurité également, souligne Léa Béjoui, en lice pour la mairie des 4-5, « plutôt que de recruter d’avantage, faire en sorte que la police municipale soit plus investie en prévention, en médiation ». Côté logements, l’objectif de « 30 000 offres supplémentaires » s’appuie sur un moratoire sur les démolitions Anru et sur la construction, la rénovation et la réquisition de logements vides. Déceptions aussi sur les piscines. Nord et Luminy, revues en version complexes sportifs, n’ont pas rouverts. « Des kits piscine pour tous et des petits bassins répartis sur l’ensemble de la ville », propose Victoire Diethelm, candidate à la mairie des 6-8.

    Déçus, mais confiants

    De nombreuses propositions étaient déjà portées par le Printemps marseillais. Encore adjoint au maire aujourd’hui, cofondateur de Vaï, Sébastien Barles soutient la liste LFI et précise : « Ce sont les renoncements que nous pointons. Comme l’encadrement des loyers, c’est une grosse déception. » Le programme LFI promet de faire mieux sur « l’opposition au croisièrisme, aux data centers » ou à « Sodexo, dans les cantines, que nous voulons remunicipaliser ». Avec quel budget et comment faire jouer ce rapport de force ? Rien de très chiffré encore. « Nous irons chercher des crédits à l’échelle européenne, on mobilisera les participations citoyennes », annonce le candidat.

    La campagne surfe sur l’électorat de ceux pour qui Vassal en a déjà trop fait contre Marseille et ceux pour qui Payan n’en aurait pas assez fait. Sur le terrain du mécontentement, comment se démarquer face au RN ? « J’ai largement démontré que le RN votait les lois contre la population. Je suis le seul à l’avoir affronté plusieurs fois dans des débats », défend Sébastien Delogu.