Tag: Politique

  • Gaby Charroux invite à un meeting jeudi

    Gaby Charroux invite à un meeting jeudi

    « Mettre les citoyens à l’honneur, c’est notre méthode. » C’est en tout cas la formule qu’a retenue l’équipe de Gaby Charroux, maire sortant (PCF) et candidat à Martigues pour appeler à participer au grand meeting de jeudi soir, 18h à la salle du Grès.

    Une méthode qui, selon l’équipe du candidat, est celle avec laquelle « nous avons construit cette ville, bâti notre bilan, et c’est précisément ainsi que nous avons écrit, ensemble, notre projet pour 2026-2032 ».

    L’entourage du candidat annonce que ce meeting politique « ne sera pas un simple discours » mais « un moment de partage », où la parole sera donnée « à celles et ceux qui font battre le cœur de notre territoire au quotidien ». En l’occurrence, sont annoncés : Clémence Calvin, vainqueure de la coupe d’Europe du 10 000 m en course de fond, Céline Kobu, l’une des relogées du bâtiment sinistré à Notre-Dame-des-Marins, Siti Hamadi travailleuse sociale, ainsi que plusieurs autres acteurs du monde associatif, culturel et économique.

    « Une mobilisation exceptionnelle »

    L’ambition est clairement affichée : « C’est cette force collective qui nous permet d’avancer, et c’est avec cette même union que nous gagnerons dimanche », peut-on lire dans l’invitation. À tel point qu’une projection du meeting sera prévue à l’extérieur de la salle, en prévision d’une marée populaire.

    Ce meeting est le débouché d’une « mobilisation exceptionnelle » dans la campagne, de l’avis d’Axel Samuel, secrétaire de la section du PCF de Martigues, en dépit de l’actualité nationale et internationale. Le responsable fait état d’une « centaine de personnes, militants, camarades et compagnons de route mobilisés aux porte-à-porte et distributions, au phoning, aux boîtages et sur les réseaux sociaux ». « Pas que les deux dernières semaines, mais depuis cinq mois », relève le communiste. Une mobilisation qui se voit aussi « dans la manière dont la liste a construit le bilan et le programme : avec les gens », conclut-il.

  • Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Celle-ci fait suite à une enquête du Monde qui pointait des campagnes de désinformation ciblant LFI, notamment le parlementaire marseillais accusé de viol par des comptes anonymes et des sites trompeurs. Des sources sécuritaires ont indiqué à l’AFP que ces tentatives d’ingérences provenaient de l’étranger. L’enquête pourrait basculer vers le pôle national contre la haine en ligne. « Le lobby pro-israélien Elnet pourrait être impliqué », indique Sébastien Delogu, qui assure : « Ils ne me font pas peur. » « Nous demandons à ce que les autorités de notre pays fassent respecter l’intégrité du processus électoral », appuie le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard. « Si, comme Le Monde l’envisage, le gouvernement israélien est à l’initiative de cette opération, les autorités françaises doivent condamner cette ingérence et prendre toutes les initiatives nécessaires pour que cela cesse », complète-t-il.

  • Une centaine de personnes présentes pour « Uni.e.s pour Demain » à Embrun dans les Hautes-Alpes

    Une centaine de personnes présentes pour « Uni.e.s pour Demain » à Embrun dans les Hautes-Alpes

    Martine Assandri, tête de liste, insiste sur la démarche de co-construction du programme, remercie chacun des colistiers et rappelle leur implication et la volonté d’œuvrer ensemble pour les Embrunais. Les thèmes de la solidarité, de l’action sociale, de la culture pour tous, du logement, des saisonniers… ont été notamment abordés. La soirée s’est prolongée par un temps d’échange informel autour du verre de l’amitié.

  • Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Sécurité routière, rénovation de l’école de Dabisse, manque de places de parking, logements sociaux… De nombreux sujets locaux ont été évoqués lors de la réunion publique organisée par le maire sortant communiste des Mées, Frédéric Puech, candidat à sa réélection avec sa liste DVG. Après une courte présentation de son programme et de ses propositions, le candidat a laissé la part belle aux débats et aux questions des habitants. Une initiative qui fait écho à son projet de travailler avec plus de participation citoyenne.

    En introduction, Frédéric Puech a dit vouloir maintenir « la continuité d’engagement ». Élu au conseil municipal avec l’ancien maire communiste Gérard Paul en 2020, il avait pris sa suite après sa démission en juillet 2023. Il veut donc continuer « les choses qu’on avait mises en place ensemble ». Au cœur de son projet : « l’écoute, la proximité et le lien avec les habitants », a-t-il répété au début de sa réunion publique. Il a avancé un bilan de son mandat positif, « pas contesté ». « 87% des délibérations ont été votées à l’unanimité », s’est-il félicité.

    Le maire sortant a présenté « cinq grands engagements ». D’abord, « la planification des investissements importants », comme la rénovation et l’agrandissement de l’école de Dabisse, l’un des trois villages composant Les Mées. Ensuite, « la solidarité, qui est au cœur de notre action », et la protection de la nature. Le maire promet par ailleurs « toujours plus de participation citoyenne ». Finalement, il a insisté sur la maison de santé en cours de construction, qui devrait être terminée en janvier 2027. Des fonds européens doivent permettre de la financer à hauteur de 1,5 million d’euros, a-t-il avancé.

    Frédéric Puech a également évoqué le stade synthétique, pour lequel « il faut qu’on trouve des financements à 80% », ainsi que le centre culturel, la salle des fêtes et le cinéma, sur lesquels « il y a un vrai travail à faire ».

    Un défi majeur

    Il a ensuite parlé du « défi majeur pour la commune », la sécurisation des Pénitents, alors que l’un d’entre eux s’est effondré en 2019. Il a annoncé la tenue d’une réunion publique « pour voir ce que propose l’étude de faisabilité » en septembre ou octobre. Le candidat a finalement insisté sur l’importance de « poursuivre la politique de logements sociaux ». « Il y en a qui vivent dans des logements insalubres, il y a des marchands de sommeil sur la commune », a-t-il affirmé.

    Les habitants lui ont fait part de leurs inquiétudes concernant l’impact des travaux du stade et de l’école sur les élèves. « Une école neuve aurait coûté beaucoup moins cher et serait déjà finie. Ça fait cinq ans qu’on attend l’école. », a déploré Richard, un habitant de la commune. « Une école neuve aurait coûté beaucoup plus cher que la rénovation », répond Frédéric Puech, et aurait-il fallu trouver les fonds nécessaires…

    Prochaine réunion publique le vendredi 13 mars de 18h30 à 20h30 salle des fêtes des Mées

  • Valréas : ultime réunion pour Manon Julian (DVG)

    Valréas : ultime réunion pour Manon Julian (DVG)

    Avec un discours axé sur la « transition environnementale et concertation citoyenne ». Jeudi dernier (photo), une rencontre similaire s’est tenue, autour des précarités. « Valréas présente un taux de pauvreté de 26 %, soit 11 points au-dessus de la moyenne nationale », rappelle Manon Julian qui compte apporter des réponses sur la santé (maison médicale communale), le logement (permis de louer), l’emploi (dispositif territoire zéro chômeur) ou la culture (création d’une MJC).

  • [Tribune] Municipales 2026 : la jeunesse n’est pas un angle mort, c’est la ligne d’horizon

    [Tribune] Municipales 2026 : la jeunesse n’est pas un angle mort, c’est la ligne d’horizon

    Il y a, dans le débat municipal, une absence qui finit par ressembler à un choix. Les débats des candidats organisés partout en France abordent des conflits internationaux et des distensions entre partis politiques. On réagit à l’actualité, on se positionne comme défenseur des libertés ou précurseur en matière de sécurité. Et l’on oublie, ou l’on relègue en bas de page, celles et ceux qui vivent la ville au présent le plus vif : les jeunes.

    Dans cette élection, nous invisibilisons la jeunesse et c’est une grave erreur parce qu’à force, nous fabriquons mécaniquement l’indifférence, puis l’abstention, puis la défiance. Ce n’est pas un hasard : c’est un schéma politique et c’est une faute démocratique.

    C’est précisément pour sortir des fantasmes de jeunesse radicalisée, de jeunesse perdue ou de jeunesse dépolitisée que nous avons souhaité, avec la Fondation Jean-Jaurès et l’IFOP, établir des faits. Les résultats de notre enquête à laquelle environ 5000 étudiants d’Aix Marseille Université ont répondu offrent un portrait clair : une jeunesse modérée, engagée, pacifique, mais aussi une jeunesse fragilisée et lassée d’une offre politique qui ne parle plus sa langue.

    Non la jeunesse n’est pas en retrait. Au contraire, elle n’a jamais été aussi engagée !

    Les chiffres démentent frontalement les caricatures. 67% des étudiants se disent engagés pour une cause. Et ces causes ont la force des évidences morales, celles qui font tenir une société debout : lutte contre le sexisme et les violences sexuelles (97%), respect des droits humains (96%), environnement et lutte contre le dérèglement climatique (95%). La lutte des jeunes d’aujourd’hui est d’abord une lutte pour la dignité du quotidien : pouvoir étudier, se soigner, se déplacer, respirer, se sentir en sécurité, ne pas être seul.

    Une jeunesse engagée… mais tenue hors du débat municipal.

    Pourtant, cette jeunesse n’entre pas dans la campagne. Elle reste à la porte. Les étudiants se disent beaucoup moins intéressés par les municipales (46%) que par la présidentielle (84%). À Marseille, 44% d’entre eux seulement déclarent avoir l’intention d’aller voter aux municipales de 2026. Cela devrait alarmer toutes celles et ceux qui se revendiquent républicains : quand la démocratie locale ne mobilise plus, c’est la proximité elle-même qui s’effondre.

    Mais attention au contresens, ce n’est pas un désintérêt pour la cité mais un désaveu de l’offre politique. L’enquête montre que, chez celles et ceux qui n’ont pas l’intention d’aller voter, le premier levier – de très loin – serait qu’une offre politique corresponde davantage à leurs attentes. Autrement dit, le problème n’est pas la jeunesse. Le problème, c’est que les programmes des candidats parlent trop souvent comme si elle n’existait pas.

    À force de ne pas compter les jeunes dans les priorités, on finit par ne plus pouvoir compter sur eux dans les urnes. Ensuite, on s’étonne.

    Si l’on veut une campagne utile, qu’on cesse de supposer et qu’on commence à écouter. Pour nos étudiants, la priorité, très largement, c’est l’offre de soins et les services de santé. Viennent ensuite la sécurité, la lutte contre la pollution, puis la lutte contre le dérèglement climatique à l’échelle locale. Ces priorités disent quelque chose de simple : les jeunes veulent une ville habitable – une ville qui protège, qui soigne, qui respire et qui permet de vivre.

    Et comment ne pas être saisi par ce chiffre, qui devrait suffire à imposer un changement de braquet politique : 66% des étudiants déclarent souffrir de solitude. C’est un signal d’alarme social et sanitaire. Une ville qui accepte cela sans réponse politique structurée se condamne à la fragmentation.

    L’université : un sanctuaire de savoirs, un pont vers la cité.

    Évidemment, l’université a un rôle à tenir et nous l’assumons. Oui, l’université est un sanctuaire : un lieu où l’on transmet des savoirs, où l’on apprend à distinguer le vrai du vraisemblable, où l’on peut débattre sans être réduit à une étiquette. Un lieu de protection intellectuelle, mais aussi un lieu de formation civique.

    Mais un sanctuaire n’est pas un îlot indifférent à la ville. Il doit être un pont. L’université peut rendre la jeunesse visible dans le débat public, non pas en parlant à sa place, mais en ouvrant les conditions d’un dialogue adulte : des données documentées et des espaces de discussion.

    L’enquête conduite avec la Fondation Jean-Jaurès et l’IFOP est une boussole : elle rappelle une vérité politique que l’on feint d’ignorer. La jeunesse n’est pas « à remobiliser » comme si elle était vide. Elle est déjà mobilisée. Elle attend simplement une offre politique à la hauteur de son engagement. Aux candidates et candidats : la jeunesse vous regarde – et elle jugera.

    Je m’adresse donc à celles et ceux qui aspirent à conduire Marseille, Aix-en-Provence, les communes de notre territoire et plus largement de France.

    Ne vous contentez pas de vous adresser du bout des lèvres aux jeunes et faites des choix. Inscrivez la jeunesse au cœur de vos programmes : santé (y compris mentale), logement, mobilité, sécurité, qualité de l’air, accès à la culture, espaces publics où l’on se sent légitime, dispositifs d’engagement reconnus, politiques de prévention et de lien social.

    Car la question est désormais simple : voulez-vous une démocratie locale vivante ou une démocratie municipale refermée et qui gouverne sans sa jeunesse ?

    Hannah Arendt rappelait que l’éducation est le point où se décide si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité. Aimer assez le monde, aujourd’hui, c’est aimer assez notre jeunesse pour ne plus la laisser souffrir hors-champ. Nous, à Aix Marseille Université, continuerons de tenir ce cap : transmettre, protéger, ouvrir, dialoguer. Et rappeler, sans détour, que l’invisibilisation de la jeunesse est une défaite politique – mais que sa reconnaissance peut être le commencement d’une réconciliation démocratique.

  • [Entretien] Séverine Dellanegra : « Pour déployer la participation citoyenne » à Saint-Martin-de-Crau

    [Entretien] Séverine Dellanegra : « Pour déployer la participation citoyenne » à Saint-Martin-de-Crau

    La Marseillaise : À la veille du premier tour, quels sont les retours que vous avez pu avoir sur le terrain ?

    Séverine Dellanegra : Ces dernières semaines, les retours sont positifs. Après un mandat qui a connu trois maires, les Saint-Martinois témoignent que depuis notre arrivée fin 2024, ils ressentent cette stabilité retrouvée et que les projets avancent. Il faut rester prudent mais je suis sereine parce que notre équipe a rempli son contrat.

    Pour ce dernier meeting, quelles priorités seront mises en valeur ?

    S.D. : Je ne vais pas décrire tous les projets, ni les classer par ordre de priorité, parce que tous ont leur importance. La ligne conductrice de cette réunion publique est d’exposer la philosophie qui a guidé l’élaboration de notre programme, et notre vision pour la ville. C’est ce qui me semble faire la différence avec l’autre candidate. Un mandat inscrit une commune sur une trajectoire bien au-delà de six ans.

    Comment décrivez-vous cette « philosophie » ?

    S.D. : Le fil conducteur est « le faire ensemble », pour accompagner la ville dans un développement harmonieux, adapté aux besoins de tous, en préservant son identité de ville à la culture provençale et de ses richesses comme la dernière steppe d’Europe. Mon rôle est de déployer la participation citoyenne : de permettre aux Saint-Martinois, de s’exprimer, de choisir, voire de décider pour certains projets. Et tout cela avec de la pédagogie. Notre rôle en tant qu’élu est de proposer des projets tout en inscrivant la ville dans une véritable stabilité financière. Les projets que nous proposons sont inscrits dans un programme pluriannuel de financement, de subventions qui peuvent être récupérées. Ils ont été pensés, travaillés, chiffrés.

    Vous annoncez un maintien des impôts fonciers : une différence par rapport à votre adversaire Tania Teixier qui mentionne une baisse de la taxe foncière ?

    S.D. : Aujourd’hui, les recettes fiscales constituent la quasi-majorité des recettes d’une commune, les recettes de l’État, dotation globale de financement et autres, s’amenuisant d’année en année. Donc j’estime que nous devons être prudents par rapport à un avenir qui est incertain. De plus, si nous voulons investir, et j’estime qu’on doit engager des rénovations dans des infrastructures communales qui ont été trop longtemps laissées de côté, on ne peut pas annoncer une baisse des recettes. Ce ne serait pas cohérent et surtout démagogique.

    Meeting, mercredi 11 mars, à 19h, salle Mistral.

  • Au Rove, Paul Sabatino en pleine campagne de proximité

    Au Rove, Paul Sabatino en pleine campagne de proximité

    L’équipe a d’abord fait étape au Resquiadou avant de poursuivre dans le vallon du Gipier, puis dans la calanque de Niolon. Au Gipier, l’accueil des riverains s’est révélé particulièrement chaleureux, comme dans l’ensemble des secteurs visités. Au fil de la déambulation, les échanges se sont multipliés avec les habitants autour des préoccupations du quotidien et des projets municipaux.

    Le maire en a profité pour évoquer le renforcement du dispositif de vidéoprotection. De nouvelles caméras vont être installées dans ces secteurs comme dans d’autres quartiers de la commune, venant compléter le réseau existant de 89 caméras reliées au centre de supervision urbain, récemment rénové au poste de police municipale.

    Tout au long de la matinée, discussions avec les habitants et rencontres avec les commerçants ont rythmé la visite, dans une ambiance conviviale. Une halte a notamment été faite à La Canne Bambou, à Niolon, lieu bien connu des promeneurs et des habitants.

    Pour le maire sortant, cette campagne se veut avant tout tournée vers la proximité et l’avenir.

    « Quand on est maire, on est le maire de tous les habitants, sans exception. Le dialogue doit être ouvert et constant. Depuis un an, je suis allé à la rencontre de tous les acteurs qui font la vie locale. J’ai reçu, lors de mes permanences et sur le terrain, des dizaines d’administrés. Je ne suis jamais seul : c’est le sens du collectif et du travail partagé qui m’anime. Mêler les idées et les réflexions, analyser, étudier et engager les actions nécessaires est chaque fois un défi stimulant. Les colistières et les colistiers qui m’entourent, très impliqués dans la vie locale, sont dans cette même dynamique. » Et de poursuivre : « Ces tournées de terrain sont riches d’enseignements et d’échanges fructueux avec nos concitoyens. Elles vont se poursuivre dans les prochains jours, avec de nouvelles visites de quartiers et des rencontres avec les Rovenains. D’ailleurs, l’un des points de notre programme est d’organiser des rencontres régulières entre les élus et les riverains dans tous les quartiers de la commune », assure Paul Sabatino.

  • [Tribune] Renforçons la mobilisation contre l’extrême droite

    [Tribune] Renforçons la mobilisation contre l’extrême droite

    Nous faisons face à un danger grave, sans précédent et imminent, un risque jusqu’à il y a peu inimaginable, de victoire politique des idées d’extrême droite. Ce qui apparaissait il y a peu comme des limites infranchissables devient aujourd’hui possible, voire carrément accompli, les dernières digues sont en train de lâcher, la limite entre partis d’extrême droite et partis démocratiques s’estompe, certaines voix dites de gauche comme de droite ne se font plus entendre pour dénoncer le péril d’une république qui accueille en son sein des idées racistes et xénophobes. La minute de silence unanime à l’assemblée nationale à l’occasion de l’assassinat d’un jeune militant néonazi témoigne de ce trouble car le risque est grand d’oublier que derrière cette violence inacceptable, il y a l’expression d’idées de groupes néonazis qui elles seraient devenues acceptables. De même on a pu entendre sans pudeur une candidate à la mairie de Marseille revendiquer les valeurs Pétainistes traditionnelles de « travail, famille, patrie… ».

    Il est évident que ce que nous observons ici s’intègre dans un phénomène mondial, de nombreux pays démocratiques ayant opté pour des gouvernements autoritaires, racistes et violents, dont les milices anti-immigration de Trump sont l’expression la plus révoltante. D’aucuns pensent que c’est une logique capitaliste poussée à son extrême, le fruit d’un technocratisme sans limite servant des intérêts financiers profondément inégalitaires poussé par la propagande des réseaux sociaux et de la presse financée. Quelle est la part de responsabilité de chacun dans le laisser faire ? Peut-on continuer à accepter cet état de fait sans trop se soucier des conséquences, en détournant le regard ? Le racisme est implanté, il s’exprime librement et il tue.

    Les appels à un front républicain, le discours moralisateur qui consiste à dénoncer le discours d’extrême droite comme étant celui des méchants fascistes ne suffit plus. Il n’a d’autre effet que de renforcer la méfiance et le rejet car il nie l’évidence. La tolérance aux idées fascistes est désormais partout. On la retrouve à l’Assemblée Nationale, dans les médias, au travail, dans la rue, dans nos écoles, dans les hôpitaux. C’est un mal profond qui ronge et qu’il n’est pas si facile de nommer. Nous appelons à une prise de conscience de chacun sur ce qui pousse au laisser faire. Quelle violence est à l’œuvre, poussant à ne plus vouloir agir, à se résigner, voire à cohabiter ? Certaines voix s’élèvent aux USA, la résistance s’organise contre l’état fédéral. En France, on entend des prises de paroles isolées qui dénoncent les glissements qui s’opèrent. Nous appelons à rejoindre ces groupes et former une coalition des voix qui ne veulent pas se taire afin de continuer à faire entendre qu’un autre monde est possible, que les idées qui consistent à légitimer le rejet d’un groupe ou d’un individu ne sont pas compatibles avec notre idéal républicain, et qu’il s’agit de le défendre, de le faire vivre.

    Mobilisons-nous pour les élections municipales, pas d’abstentions ni votes blancs, faisons barrage à l’extrême droite et luttons contre ceux qui se sentiraient prêts à s’y allier.

    Signez et faîtes signer l’Appel des Voix de Marseille : https://voixdemarseille.com/

  • La procuration 100% en ligne, une nouveauté

    La procuration 100% en ligne, une nouveauté

    « T’es à Marseille le week-end prochain ? Si oui, peux-tu voter pour moi ? Je suis en train de faire ma procuration. » Avec ce message à sa copine, Sonia entend prendre ses précautions pour le premier tour des municipales, dimanche. Lors du précédent scrutin, celui des législatives anticipées en juin 2024, pas moins de 23 000 électeurs avaient fait ce choix, à Marseille, contre 9 000 pour les élections européennes, la même année. Expérimentée en 2024, la démarche 100% en ligne est réalisable cette année pour les utilisateurs du portail FranceConnect, rappelle le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué. Pour ce faire, l’électeur doit disposer d’une carte d’identité au nouveau format, de type carte bancaire, et d’une identité numérique certifiée en mairie.

    Le papier toujours valable

    Si cette dernière condition n’est pas remplie, il est possible de déposer sa demande de procuration de manière dématérialisée via le service web maprocuration.gouv.fr, précise le ministère de l’Intérieur. Il faudra alors se déplacer physiquement dans un commissariat, une gendarmerie ou un consulat. Lors de la phase test, 100 000 procurations avaient été établies entièrement en ligne au niveau national, toujours selon Beauvau.

    Il est aussi toujours accepté de faire sa procuration à l’ancienne, avec un formulaire Cerfa papier et de se déplacer avec sa pièce d’identité pour la faire valider.

    À noter qu’il n’y a pas de date limite. La démarche est possible le dimanche 15 mars, jour même du premier tour du scrutin.