Tag: Politique

  • [Editorial] Donnez de la voix

    [Editorial] Donnez de la voix

    Ce dimanche a lieu le premier tour des élections municipales. C’est un moment démocratique décisif pour la vie quotidienne de millions de Français.

    Dans notre région, des logiques politiques très différentes s’affrontent. La gauche rassemblée veut tenir tête à la poussée de l’extrême pour poursuivre des expériences de gestion solidaire là où elle est en responsabilité et conquérir de nouvelles communes, tandis que RN et LFI voient avant tout les municipales comme un jalon vers la présidentielle de 2027. La droite traditionnelle, défaite au plan national, mais encore très influente dans nos communes tente, quant à elle, de sauver son implantation, le plus souvent avec l’aide des macronistes qu’elle côtoie au gouvernement…

    De quoi donner le vire-vire aux électeurs.

    La question qui leur est posée est pourtant simple : à qui voulez-vous confier l’avenir de votre commun pour les sept prochaines années ?

    Si la vague brune post-dissolution a aiguisé les appétits des lepénistes, force est de constater que la gestion des communes les intéresse si peu que leurs candidats, souvent députés, ont voté à l’Assemblée nationale, une amputation de 5 milliards d’euros de dotations aux collectivités, révélant leurs convictions libérales et pro-austérité à ceux qui en doutaient.

    Face à l’enjeu, la division et la tambouille n’ont pas leur place

    La gauche, là où elle gère, n’a pas à rougir de ses bilans. À la pointe des expériences de développement des services publics et de la solidarité dans la proximité, le communisme municipal est une réalité dans un certain nombre de communes. Dans celles-ci, aucun retour en arrière ne se ferait sans attenter aux intérêts populaires.

    Ces gestions doivent même être des sources d’inspiration pour les rassemblements de la gauche, des écologistes et des forces citoyennes qui entendent conquérir ou reconquérir des municipalités.

    Dans la deuxième ville de France, le choix est de plus en plus évident. C’est le Printemps marseillais ou l’hiver brun. Face à l’enjeu, la division et la tambouille n’ont pas leur place.

    À Marseille comme ailleurs, ce dimanche, donnez de la voix !

  • François Bernardini se pose en rassembleur des Istréens

    François Bernardini se pose en rassembleur des Istréens

    Cette assemblée impressionnante rajoute à la pression, et confirme l’ambition de réussir une fois de plus avec et pour vous », lance François Bernardini, ému aux larmes face aux 1 613 participants annoncés à son meeting de jeudi soir en la Halle polyvalente. Le maire (DVG) et candidat pour un troisième mandat à la tête d’Istres a assuré avoir « le bénéfice de cette confiance qui dure, qui traverse le temps et permet de se projeter dans l’avenir ».

    Un avenir qui se fera avec une équipe et des soutiens renouvelés, dont celui de Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole représentée par Martial Alvarez en vidéo, ainsi que de Renaud Muselier à la tête de la Région, par la voix de sa colistière Suzelle Ayot, conseillère régionale. « Les défis qui s’annoncent sont immenses notamment pour l’avenir de l’étang de Berre, dont il m’a donné la feuille de route » a-t-elle transmis, avant d’ajouter savoir la « capacité à rassembler » de son chef de file. « Il incarne une force de travail, du courage et la détermination nécessaire si vous voulez une ville qui avance créez des emplois et protège son environnement », a-t-elle complété.

    Génération Bernardini

    Soutien également d’Olivier Darrason, député (UDF) de 1993 à 1997, qui voit « la constance et la stratégie » du candidat pour « poursuivre l’investissement dans l’emploi et l’écologie » dont la restauration écologique de l’étang de Berre.

    Un prisme environnemental confirmé par la place prise par Céline Tramontin, présidente du syndicat mixte gestionnaire de la Crau (Symcrau) et adjointe de quartier à Entressen. « François Bernardini est l’homme de ma vie politique, mon mentor, qui m’a permis de devenir l’élue que je suis » a-t-elle retracé, forte de son mandat de représentation de la France au forum mondial de l’eau de 2021.

    « Trois priorités guident notre action : soutenir l’activité économique et l’emploi avec le pôle aéronautique, renforcer la solidarité et la proximité avec un service dédié aux familles monoparentales, et faire de la qualité de vie une réalité avec les trois nouveaux plateaux sportifs, l’aire de jeu, l’espace numérique nexus, la médiathèque et le théâtre », liste la candidate.

    François Bernardini y voit la réussite d’un « paternalisme politique » en celle « qui portera une immense responsabilité » de première adjointe avec qui il souhaite « gravir la dernière marche et lever avec vous le bras de la victoire » face à des concurrents longuement critiqués.

  • Le maire sortant de Forcalquier fait salle comble

    Le maire sortant de Forcalquier fait salle comble

    Création de logements, nouvelle maison de santé, écoles, pôle des arts et de la culture, pôle aqualudique… Le maire sortant DVD de Forcalquier, candidat à sa réélection, a présenté les projets « structurants » de son programme aux habitants lors d’une réunion publique jeudi soir, à trois jours du premier tour.

    Le candidat s’est félicité à plusieurs reprises d’avoir le soutien de Renaud Muselier, le président Renaissance de la Région Sud, venu la semaine précédente visiter plusieurs établissements financés par sa collectivité, parmi lesquels l’hôpital de Manosque et le centre de soins Paul-Nalin à Forcalquier. Une occasion de marquer son soutien aux deux maires sortants DVD candidats à leur réélection de ces deux villes, Camille Galtier et David Gehant. Lors de ce déplacement, Renaud Muselier avait promis de participer au financement de la nouvelle maison de santé de Forcalquier, prévue dans le programme du maire sortant. C’est l’un des cinq points sur lesquels il a insisté jeudi soir, devant une foule de quelques centaines d’habitants venus l’écouter.

    Attirer des médecins

    « On ne veut surtout pas perdre l’opportunité de pouvoir attirer des médecins, donc on va créer une nouvelle maison de santé. On en a discuté avec les soignants au mois de novembre dernier, et on a validé cette option », a expliqué le maire sortant. Ce projet devrait permettre selon lui « d’aller encore plus loin » et d’attirer « de nouveaux spécialistes qui manquent localement », comme des kinésithérapeutes, des dentistes, des dermatologues ou encore des ophtalmologues. Le candidat a estimé le coût de cette maison de santé à « à peu près 1,8 million » d’euros. Il a rappelé la situation du centre de soins Paul-Nalin, inauguré en juin 2024, qui a déjà accueilli « 22 000 patients ». « On est les seuls du département à avoir accès à des médecins 7 jours sur 7 », a-t-il affirmé.

    Côté éducation, David Gehant s’est engagé à « faire le choix entre la réhabilitation de nos écoles actuelles ou la création d’un nouveau groupe scolaire » en concertation avec les enseignants, les élèves et les parents, et à appliquer l’une de ces deux solutions d’ici la fin de son potentiel prochain mandat en 2032. À la fin de sa réunion publique, le candidat a affirmé avoir mis en œuvre « 96% du projet » pour lequel il a été élu.

    David Gehant avait quitté le parti Les Républicains en décembre 2022, suite à l’élection d’Éric Ciotti à la présidence du parti. Il se présente désormais comme candidat divers droite, tout en affirmant que 93% de sa liste n’a aucune appartenance politique.

  • À l’Argentière, la friche sera le « premier enjeu du mandat »

    À l’Argentière, la friche sera le « premier enjeu du mandat »

    « Il faut dire les choses, c’est une verrue au milieu du village, mais aussi une grande opportunité », pose Jean-Pierre Rippert, candidat à la mairie de l’Argentière-La-Bessée. La « verrue » en question, c’est une zone industrielle abandonnée, laissée en l’état après la fermeture des Fonderies et Aciéries de Provence en 2012. Or, depuis près de quinze ans, le réaménagement du site se fait cruellement attendre. Pour Jean-Pierre Rippert, ce sera même « le premier enjeu du mandat à venir ».

    Si la zone abandonnée suscite l’exaspération des habitants, elle ouvre aussi un champ des possibles, à condition de trouver le bon projet. Jean Pierre Rippert et sa liste « Quoi de neuf l’Argentière ? » veulent y installer en priorité des logements locatifs, ce dont la commune manque sévèrement. Ils projettent aussi d’y construire une nouvelle crèche plus grande que l’actuelle et y attirer des centres de formation professionnelle en lien avec les métiers du sport de montagne, du secourisme et de l’environnement. « Le tout en préservant l’attractivité visuelle du lieu, car on est en plein centre du village », s’engage le candidat.

    Un récent projet avorté

    Remi Rioux, tête de liste de « l’avenir au cœur de l’Argentière », souhaite lui aussi créer une nouvelle crèche sur le site, ainsi qu’un centre social, et nouvelle bibliothèque agrandie. Il veut également dédier une partie du lieu à l’histoire industrielle de la commune, en complément du musée et des anciennes mines ouvertes au public. « Ce patrimoine attire 10 000 visiteurs chaque année mais ça peut encore être complété, se projette-t-il. On peut faire de l’histoire industrielle du village une vraie attraction touristique. »

    Tout projet devra obtenir un précieux sésame : la dotation du fonds « vert », un financement de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour les reconversions de friches industrielles. Pour Alain Sanchez, actuel maire candidat à sa réélection, tout ne sera pas réalisable dans l’immédiat. Dans une publication parue ce mardi, l’édile prévient qu’un consensus entre tous les partenaires sera « très difficile » à trouver. Une prudence qui s’explique aussi par la déception générée par un échec récent. La Haute école du bois et de la forêt devait ouvrir une antenne sur le site pour la rentrée 2027, mais le projet a finalement été avorté.

  • À Gardanne, un cap sur « le soin et le lien »

    À Gardanne, un cap sur « le soin et le lien »

    Quelque 200 places assises occupées et des dizaines de Gardannais et Bivérois restés débout au fond de la salle. Sur la scène, des colistiers et des vidéos pour donner du corps au slogan de la liste Ensemble, changeons de cap pour Gardanne, qui synthétise le programme et la méthode La Piana.

    Un programme en rupture avec l’expérience de 5 ans et demi de gestion municipale par le maire LR Hervé Granier, marquée par « une gestion non concertée », ont souligné Jean-Louis Gil et Sylvia Caramanna, un projet de Smart City suspendu et un autre de centre aéré à 13 millions d’euros empêtré dans de coûteuses études. Mais aussi, des fermetures de services publics, centre de santé, bureau de poste, boutiques, « sans rien faire », alors que le foncier a grimpé en flèche. Dans son programme, la liste menée par le fondateur de La Maison, spécialisée dans les soins palliatifs, s’engage à redresser la barre avec « un nouveau centre aéré, des écoles rénovées, une crèche municipale, une mutuelle communale, une salle de spectacle, un cadre de vie sécurisé avec une police municipale d’îlotiers présents sur le terrain et un renforcement de la médiation sociale, des tarifs municipaux revus à la baisse… ».

    Un programme travaillé par l’équipe La Piana, partie à la rencontre des habitants. « On a joué le jeu avec six concertations de quartiers et dix mois de réunions thématiques sur les grands axes », a résumé Jean-Michel Cordier pour la méthode. « Et un questionnaire distribué à 10 000 exemplaires » pour l’outil. Des réunions « d’un excellent niveau où on a senti une écoute sincère » a apprécié une femme « exigeante », interrogée à la sortie de l’une d’elles, dans une des vidéos qui ont ponctué les prises de parole. Et pour sceller leur engagement, réunis sur le podium, les colistiers ont paraphé une Charte de probité et de prévention des conflits d’intérêts.

    Amine Kessaci et Sébastien Meï en soutien

    Deux touchantes surprises également lors de ce show fraternel à la gardannaise. Le jeune militant de la lutte contre le narcotrafic Amine Kessaci, qui figure en troisième position sur la liste de Benoît Payan, maire sortant de Marseille, est apparu sur une vidéo dans laquelle il a apporté son soutien à Jean-Marc La Piana, « un homme attaché à son territoire. Car nous avons besoin d’une dimension métropolitaine », a-t-il précisé. De quoi tisser un lien entre la ville et sa région. Mais aussi entre son histoire et son avenir. Avec un autre soutien incarné par Sébastien Meï, petit-fils de l’ancien maire communiste. En montant sur la scène l’enfant du pays a salué les colistiers par leur prénom. « J’ai grandi avec eux, on était content d’être les uns avec les autres quels que soient nos milieux sociaux. J’ai envie que les jeunes connaissent les couleurs de la solidarité. Jean-Marc les incarne. »

    Ému, porté par la confiance retrouvée, le candidat de cette union à gauche a assuré relever le défi d’une ville « du soin et du lien » afin de « rompre avec l’immobilisme et la mauvaise gestion » pour mettre le cap sur « une ville inclusive, protectrice, solidaire, engagée pour la jeunesse et attentive à tous ses habitants » dans une « démarche volontariste, territoriale et partenariale ».

  • Aurélie Grach en lutte pour mieux vivre à Port-Saint-Louis

    Aurélie Grach en lutte pour mieux vivre à Port-Saint-Louis

    « La mairie n’est pas simplement une administration qui gère le quotidien, mais une force politique qui défend sa population et se bat pour son territoire », défend Aurélie Grach (DVG) lors de son meeting de 1er tour mercredi soir. La salle Pagnol était remplie à l’appel de la liste d’union de la gauche hors LFI.

    La candidate a déroulé sa vision de Port-Saint-Louis, « une ville construite par le travail, les ouvriers, les dockers, les pêcheurs, par les familles de tous horizons, une histoire de lutte et de dignité ». Une histoire qui se poursuit lorsque l’assistante sociale de métier rappelle que « le personnel de la maison de retraite souffre, cumulant fatigue, absences et épuisement professionnel depuis plus d’un an et demi » alors qu’il n’y a « plus de cadre de santé et que la seule infirmière est en arrêt ».

    Dans ce contexte, son colistier Jonathan Poutet fustige l’absence du maire (DVD) Martial Alvarez dans « la lutte sans relâche menée par les unions locales CGT du bassin pour le Centre hospitalier de Martigues » dont Port-Saint-Louis et l’Ehpad local dépendent.

    « L’Ehpad, c’est nous »

    Jonathan Poutet affirme que les syndicats « ont arraché 60 millions d’euros pour les urgences par la lutte appuyée par les maires progressistes », déplorant que « le maire manquait à l’appel et qui ne s’est jamais manifesté » sur le sujet, selon le candidat. Sa colistière Valérie Coulomb abonde : « Aucun élu de la majorité ne s’est déplacé quand le personnel de l’Ehpad a alerté la population sur le manque de moyens et les conditions de travail. » Et tient à « rétablir à notre tour la vérité » sur la santé, pointant « une promesse d’un plan de redressement du centre médical Joliot Curie et d’un centre d’imagerie à une semaine du premier tour. C’était sur son tract en 2020 ! ». L’infirmière de métier l’assure : « Nous avons déjà pris des contacts » pour refinancer le centre médical et « créer un forum santé pour rencontrer les professionnels » et les attirer.

    Nicolas Trapet, docker et amateur de football, déplore aussi « un maire qui ne veut jamais nous écouter » quand « ça fait des années qu’avec la FCPE on se bat pour installer la clim dans les écoles qui sont des fours dès le mois de mai ». « On nous parle de pièces fraîcheur, donc nos gamins subissent et fatiguent toute la journée et pendant un quart d’heure au frigo ? Ils méritent mieux ! », tance le colistier.

    « C’est pour vous qu’on ne lâchera rien », promet Aurélie Grach, en conclusion.

  • Erwan Davoux et Nora Preziosi font feu de tout bois dans la dernière ligne droite

    Erwan Davoux et Nora Preziosi font feu de tout bois dans la dernière ligne droite

    Dans la permanence de campagne, ce mercredi soir, une quarantaine de personnes était présente pour la réunion publique organisée par Erwan Davoux (DVD) candidat la liste « Marseille pour tous » et Nora Preziosi, sa tête de liste dans le secteur des 13e et 14e arrondissements, à quelques jours du scrutin.

    « Cette campagne n’a pas été ce qu’on attendait », se désole Erwan Davoux. « Des médias nous ont maltraités, qui ne vivent que grâce aux subventions de la Métropole et nous ont considérés comme une petite liste », poursuit-il. Arguant du « stratagème des sondages » qui ne mentionne pas sa liste, il déplore que les médias n’aient pas « suffisamment repris » son programme. Il continue son discours en s’attaquant aux autres listes, en commençant par celle de Benoît Payan, avant de parler des « listes qui se prétendent antisystème : LFI et le RN », qui sont, selon lui « menées par des parlementaires qui dénoncent un système, mais qui y appartiennent ».

    « Ne vous laissez pas faire », martèle à plusieurs reprises Nora Preziosi, ex-présidente de 13 Habitat, acclamée par les sympathisants. « Avec Erwan Davoux, on a voulu créer un mouvement citoyen qui vous appartient », déclame-t-elle, parce que les autres listes « sont toujours les mêmes ». « Nous, nous avons des personnes de toute origine, de toute confession, c’est ça notre force. » Elle conclut : « Ne vous laissez pas avoir par les sondages »…

  • Le « bouclier martégal » pour des économies au quotidien

    Le « bouclier martégal » pour des économies au quotidien

    À Martigues, Gaby Charroux défend le « bouclier martégal ». Le modèle martégal de communisme municipal, fruit d’une politique perfectionnée depuis 60 ans, permet aujourd’hui « 400 euros d’économies par mois pour une famille » d’après le maire sortant et candidat (PCF).

    Des économies sous forme de gratuités de certains services, ou de tarifs réduits. Par exemple, la médiathèque, gratuite, les Centres d’initiation sportive (CIS) pour la pratique du sport par les plus jeunes, l’allocation municipale de solidarité de 100 euros minimum versée durant la période de fin d’année aux bénéficiaires des aides sociales. Cette mère de famille, rencontrée durant la campagne à l’école Daugey, avait fait part d’un « bon accueil et d’une bonne aide » des services municipaux pour ses « soucis de papiers » à son arrivée en France. Léna Dupin, ancienne martégale usagère de la piscine Avatica, est ravie de l’entrée gratuite pour les personnes handicapées. « Avant à Château-Thierry, je payais 5,50 euros mon entrée, il n’y avait pas de réduction. Comme j’ai peu de revenus, c’est avantageux », confie-t-elle. Cette autre martégale, mère célibataire handicapée d’un adolescent de 15 ans, explique que son fils « fait 9h de danse par semaine » ainsi que de la musique au conservatoire du Site Pablo Picasso.

    « On ferait pas d’activités sans cette politique »

    « Je paye 100 euros à l’année pour deux activités. Avec la licence de la fédération de danse en plus si on fait des concours à 30 euros l’année », détaille-t-elle, « s’il n’y avait pas cette politique à Martigues il n’aurait jamais pu faire ça » selon elle, faute de moyens. La passion du jeune homme provient des initiations artistiques proposées de manière délocalisée par le conservatoire au sein des centres sociaux. Jusqu’à douze ans, la pratique au conservatoire est gratuite.

    Comme l’a présenté Gaby Charroux durant sa campagne, le bouclier martégal « se développe par toutes les actions sociales portées par la Ville », à l’image « des aides au maintien à domicile, des portages de repas, des crèches municipales » mais aussi « des colonies de vacances et du repas à 2,35 euros dans les structures municipales, le moins cher du département, quand le repas revient à 14 euros pour la Ville » dans les crèches et écoles confondues, alimentées en local et bio.

    L’enjeu du prochain mandat est de perpétuer ce modèle, si ce n’est de le renforcer. « Nous voulons créer un CIS culture sur le modèle du sport », annonçait Caroline Malatrait, colistière du candidat lors du 1er meeting de campagne début février. Et plus encore : « Nous créerons des lieux refuges pour les femmes victimes de violence », lançait Césaire Bureau du Colombier (PS) au même moment. Selma Bechagra envisageait aussi de mettre en place « un contrat jeune ville pour passer le permis ».

    Le bouclier martégal a donc vocation à protéger l’ensemble des habitants, tout au long de la vie, en somme.

  • La CGT des services publics monte au créneau

    La CGT des services publics monte au créneau

    L’Union départementale et son collectif services publics jugent nécessaire d’intervenir dans la campagne des élections municipales », campe Frédéric Larrivée, pour la CGT des Finances publiques du département, ce mardi, aux côtés des représentants des travailleurs de différents pans des services publics.

    Tous portent le même message en vue du premier tour, ce dimanche : « Il y a la possibilité d’avoir un relais au rapport de force. » Et, in fine, que l’élection des maires, « premier échelon politique », est cruciale sur bien des aspects pour le monde du travail comme pour les administrés. « Il y a des règles d’injustice fiscale, au national comme au local », entame Frédéric Larrivée, prenant l’exemple de la taxe foncière, compétence municipale. Monia Haddaoui, pour la CGT Éduc’Action 13, abonde avec l’exemple de « la loi pour le statut des AESH [accompagnants d’élèves en situation de handicap, Ndlr] refusée par les sénateurs ». Lesquels sont élus par les grands électeurs et représentent les collectivités.

    Le lien est tout trouvé avec l’alerte de la CGT Métropole AMP : « La montée du fascisme pourrait donner un représentant de l’extrême droite à la tête de l’établissement », s’inquiète Dominique Maccari pour le syndicat. Car la composition de l’hémicycle métropolitain dépend des municipales. « La question du visage politique qu’aura la Métropole peut entraîner une vraie baisse de moyens via les dotations aux communes », ajoute Véronique Dolot, de la CGT AMP.

    « L’extrême droite,

    c’est du recul social »

    Laquelle craint « des mesures dont l’objectif serait d’affaiblir tout bloc d’opposition aux idées fascistes ». Johnny Benoît, pour les agents territoriaux du Département, en sait quelque chose : « Quand une collectivité est gérée par l’extrême droite, c’est du recul social. À Marignane, la priorité est d’investir dans la levée de drapeau et les uniformes plutôt que de rénover le bâti scolaire. »

    Même inquiétude à l’hôpital, avec la CGT de l’AP-HM (Assistance publique – Hôpitaux de Marseille) qui dénonce un potentiel relais des politiques libérales dans la santé : « Les conseils de surveillance des hôpitaux publics sont présidés par les maires. C’est là que se votent les budgets et se décident les orientations », conclut Greg Fontaine pour l’organisation.

    Amaury Baqué
  • À Aix, gauche et écologistes ont un dernier meeting pour « rassembler »

    À Aix, gauche et écologistes ont un dernier meeting pour « rassembler »

    La campagne achève sa dernière ligne droite. À Aix, la liste d’union des forces de gauche et écologistes, menées par Marc Pena, tient son dernier meeting avant le jour J, ce mercredi soir, à la Manufacture. En toile de fond, la reprise d’une ville de droite et déjà le scénario du second tour qui se profile. « Il y aura un second tour, avec, sûrement une configuration nouvelle, avec des listes qui vont se maintenir, les listes qui voudraient fusionner, les listes qui resteront telles qu’elles sont… cet élément est primordial, contextualise Marc Pena. Notre message principal reste de dire que le vote écologique et à gauche, c’est dès le premier tour : le challenge, est d’avoir le moins d’écart possible avec Sophie Joissains. Ces points d’écart sont potentiellement là, les listes REV [menée par Mounir Ben Ammar, Ndlr] et LFI [menée par Julie Boronad, Ndlr] sont essentiellement composées de gens plutôt composés à gauche, ou des citoyens associatifs engagés. Il y a là un espace pour que ces personnes-là nous rejoignent au deuxième tour. »

    Mais à quatre jours du scrutin, « faisons par étapes, en sorte d’être le plus fort possible au premier tour pour avoir une dynamique favorable au second tour, poursuit Marc Pena. Nous sommes pleinement dans notre périmètre à gauche, mais s’il y a des électeurs de centre-droit qui sont insatisfaits de la politique de Madame Joissains et qui décident de se reporter vers nous, c’est sans doute le point de bascule qui nous ferait gagner ». Reste donc une soirée pour « rassembler » les électeurs et convaincre. Le thème de la « démocratie locale » sera le fil rouge de la soirée. « Cette ville souffre d’un manque de démocratie, souffre de l’absence d’informations précieuses », lance Pena. Autrement dit, l’équipe entend intégrer les citoyens dans les prises de décisions et faire appel à leur « expertise » dans l’élaboration de projets locaux. « C’est ce qu’on appelle la coconstruction », estime Marc Pena, qui réemploie ce terme pour définir l’ADN du programme. En attendant dimanche soir, le candidat se dit « confiant », rapportant avoir été « particulièrement bien reçu » au gré des opérations sur le terrain.