Tag: Politique

  • Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    « Il n’y aura pas rupture, pas de temps perdu, nous allons tout de suite nous remettre au travail. » Entouré de son équipe et de ses soutiens, le maire sortant de Gap, Roger Didier (divers droite) peut savourer, il est réélu à Gap pour la quatrième fois de suite. Savourer, et souffler également, car le scrutin aura bel et bien été aussi serré qu’annoncé. Le maire sortant l’emporte avec une centaine de voix d’avance sur l’alliance de gauche emmenée par Élie Cordier, d’après les estimations en début de soirée.

    Il y avait des motifs de croire à un retournement de situation malgré l’avance nette de Roger Didier au premier tour (40,58%). En effet, Elie Cordier (union de la gauche), arrivé deuxième avec 26,91% des votes avait fusionné dès lundi avec la liste de Charlotte Kuentz (gauche citoyenne) qui avait elle récolté 18,68% des voix. Mathématiquement, la gauche pouvait l’emporter. Mais il semble qu’une mobilisation plus prononcée des soutiens du maire sortant et une réorientation d’une partie des votes du candidat RN Raphaël Leroux, qui avait réalisé 10,94% des voix au premier tour et en récolterait environ cinq au second d’après les estimations, aient joué en sa faveur.

    Des scores plus faibles qu’en 2008 et 2014

    « Je tiens à remercier les plus de huit mille électeurs qui nous ont accordé leur confiance », a entamé Roger Didier avant d’avancer son bilan comme clé de sa réussite. « Nous avons su faire entendre notre voix, grâce au travail que nous avons accompli, à notre très, très bon bilan pour la ville. La ville de Gap a connu des progrès sur plusieurs aspects, un progrès démographique, un progrès de qualité de vie, la ville a été modifiée, embellie, elle est dynamique. » Cette action pour la ville, l’édile entend bien la poursuivre et au plus vite. « Nous sommes déjà en place pour commencer, dès demain, à réaliser les 100 propositions que nous avons présentées pendant la campagne », a-t-il annoncé.

    Plus contesté qu’au cours des deux précédents scrutins, avec un score au premier tour plus faible qu’en 2008 et 2014, Roger Didier a cependant, une nouvelle fois, su convaincre les Gapençais de lui accorder leur confiance. Lancé tard dans la campagne, voulant vivre son mandat de maire jusqu’au bout, le sortant, désormais réélu, se disait confiant dans son bilan pour la ville, qu’il estime partagé et reconnu de ses concitoyens. Dans les rangs la liste Agir ensemble pour Gap, fusion d’Union pour Gap et d’Ambition pour Gap, il y avait évidemment de la déception tant la victoire paraissait possible, et tant le sort du scrutin se sera joué à peu de voix.

    « Une union d’opposition intransigeante »

    Mais il y avait aussi le sentiment d’avoir construit quelque chose pour l’avenir. « C’était presque inespéré d’en arriver là même si l’on aurait aimé gagner, a réagi la tête de Liste Elie Cordier. Nous sommes partis de rien et nous sommes arrivés à cent voix de Roger Didier, nous avons réussi à créer une dynamique hors-norme, qui va se poursuivre. » Pour la nouvelle tête de liste, qui a tenu à remercier les électeurs qui ont fait confiance à sa candidature, « une nouvelle campagne démarre ». Il s’engage déjà à ce que « l’ union de citoyens humaine et cohérente », construite autour de sa candidature, devienne « une union d’opposition, intransigeante et constructive au conseil municipal ».

    Du pain sur la planche pour la liste d’union des partis de gauche d’Elie Cordier (PS, PCF, Écologistes) et le mouvement citoyen de Charlotte Kuentz.

  • Éric Bouillé s’impose à Roquevaire

    Éric Bouillé s’impose à Roquevaire

    Il devance Hélène Spinelli (DVG) avec 42,24% et Marie-France Bertin (UDR) avec 12,82%.
    Sa fusion avec la liste de Judith Dossemont (DVD) « Roquevaire avenir » a notamment permis au candidat de gagner plus
    de 19 points entre les deux tours. Éric Bouillé obtient 22 sièges au conseil municipal, Hélène Spinelli 6 et Marie-France Bertin 1. La gauche, portée par Hélène Spinelli, première adjointe au maire sortant Yves Mesnard, perd donc la mairie. Les Roquevairois se sont davantage mobilisés avec un taux d’abstention de 31,30%, en baisse de plus de 2 points par rapport au 1er tour.

  • Le succès de Frédéric Szabo tourne la page Nicolas Bazzucchi à La Penne-sur-Huveaune

    Le succès de Frédéric Szabo tourne la page Nicolas Bazzucchi à La Penne-sur-Huveaune

    à La Penne-sur-Huveaune, Frédéric Szabo (DVD), avec sa liste « La Penne ensemble » s’est imposé avec 56,96% des suffrages exprimés. Le maire sortant, Nicolas Bazzucchi (DVC) et sa liste « La Penne, mon pays » sont défaits après avoir obtenu 43,04% des voix au second tour. Frédéric Szabo a gagné plus de 16 points par rapport à son score du 1er tour. Une augmentation qui peut s’expliquer en partie par le désistement de Stéphane Casterot (SE) qui était arrivé troisième au premier tour avec 17,27% des voix. Malgré le fait que ce retrait s’est effectué sans fusion, ni consigne claire, le candidat avait appelé à « tourner la page tumultueuse qui traverse la commune ». Stéphane Casterot, ancien adjoint aux finances, avait démissionné de la majorité municipale après la mise en examen de Nicolas Bazzucchi dans une affaire de viols et de violences.

    Une mobilisation des abstentionnistes

    Frédéric Szabo confiait au sujet du désistement de Stéphane Casterot, vendredi dernier : « C’est notre réservoir, beaucoup de ses électeurs sont des abstentionnistes en puissance. » Les électeurs pennois se sont donc visiblement bien mobilisés pour « tourner la page », puisque le taux d’abstention au second tour s’élève à 29,62%, en baisse de plus de 5 points par rapport au 1er tour.

  • À Gardanne, le maire sortant Hervé Granier reconduit

    À Gardanne, le maire sortant Hervé Granier reconduit

    À Gardanne, l’abstention, déjà élevée avec 43,76 % lors du premier tour, a encore progressé d’une soixantaine de voix pour atteindre 43,84% lors de ce deuxième round. Une grande déception pour l’équipe de la liste conduite par Jean-Marc La Piana (DVG), qui n’avait pourtant pas ménagé ses efforts pour convaincre cette réserve d’électeurs d’opérer un rebasculement de la commune à gauche, après avoir réussi une union qui avait fait défaut en 2020.

    Lors du premier tour, Hervé Granier avait été crédité de 43,56% devant Jean-Marc La Piana, à 36,48%. On note une forte érosion des votes en faveur du candidat du RN par rapport au premier tour, où il avait réalisé un score de 19,96%. « C’est cet écart de points qui a très probablement bénéficié à la liste du maire sortant », estimait un électeur dans la salle du foyer du peuple, où se déroulait le dépouillement.

    Le maire fraîchement réélu a misé sur une campagne retraçant son bilan, pourtant émaillé de dossiers toujours en instance devant les tribunaux. « Nous avons voulu, durant cette campagne, présenter le bilan précis et détaillé de ce mandat lors duquel 80% des engagements ont été mis en œuvre. Les électeurs ont reconnu ce bilan », s’est-il à nouveau félicité en regagnant l’hôtel de ville, où il offrait une collation à ses soutiens après avoir annoncé les résultats du scrutin. Les Gardannais ont en effet décidé de lui faire confiance pour un second mandat, « pour faire de Gardanne et Biver une ville plus belle. Le temps est venu de tenir ces nouveaux engagements », a-t-il ajouté, « en étant plus près de vous ».

    27 sièges pour la majorité

    Un bilan dont ses adversaires avaient pourtant souligné les faiblesses. « Nous avons dénoncé des erreurs de gestion avec des chiffres à l’appui et nous continuerons de le faire chaque fois que les choses ne vont pas dans le bon sens, a rappelé Jean-Marc La Piana. Nous avons fait non pas une campagne politique, mais une campagne citoyenne, en proposant une nouvelle stratégie de travail pour construire un programme qui corresponde aux attentes de la population. Nous avons des gens qui ont de belles compétences qui siégeront pour éviter que la ville dérive. »

    En récoltant plus de 50% des suffrages, Hervé Granier obtient ainsi une majorité à 27 sièges, soit trois de plus que lors de son premier mandat. Cumulées, les deux listes de gauche, lors des municipales de 2020, avaient gagné 10 sièges au conseil municipal. La gauche en conserve cette fois 6. Quant au RN Bruno Priouret, il avait obtenu 1 siège en 2020 et gagne un deuxième élu en mairie.

  • À Berre-l’Étang, Mario Martinet l’emporte d’un cheveu face à Marc Campana

    À Berre-l’Étang, Mario Martinet l’emporte d’un cheveu face à Marc Campana

    Avec une participation en baisse d’un point (62%), les voix de Malick Kerrouche (DVG), candidat non-qualifié, ont permis à Marc Campana de grimper de près de 11 points, mais cela n’a pas suffi.

  • Fos-sur-Mer fait la grande bascule à l’extrême droite

    Fos-sur-Mer fait la grande bascule à l’extrême droite

    Philippe Maurizot, le candidat soutenu par le label d’extrême droite de Franck Allisio La Provence qu’on aime, devient maire de Fos-sur-Mer avec 48,24% des suffrages exprimés. Rémi Esnault (DVG), le poulain du maire sortant, l’ancien socialiste René Raimondi, arrive en deuxième position avec 29,32% des voix.

    La liste de l’ancien conseiller municipal Jean-Michel Leroy (DVG) obtient 22,44% des suffrages exprimés et aura trois sièges au conseil municipal. Il avait refusé une alliance avec la liste de Rémi Esnault, préférant fusionner avec celle du centriste Jean Fayolle qui était arrivé quatrième au premier tour avec 8,10% des voix.

    Division des listes de gauche

    Le taux de participation s’est élevé à 64,51% contre 59,82% au premier tour et le taux d’abstention est de 35,49% contre 40,18% le 15 mars. La division des listes de gauche laisse la place à l’extrême droite, dans une ville historiquement ancrée à gauche. En 2020, Jean Hetsch (PS) avait été élu dès le premier tour avec 58,49 % des voix.

    Philippe Maurizot s’était déjà présenté à l’hôtel de ville en 2014 et en 2020 et avait obtenu 24,28 % des voix sous l’étiquette Les Républicains. Il a doublé son score. Fort signe d’alerte, le RN avait remporté 62% des suffrages aux législatives de 2024 dans la commune.

    Rémi Esnault, le successeur choisi par le maire sortant était soutenu par le PS, le PCF et Place publique. Il avait reçu le soutien du sénateur communiste Jérémy Bacchi et la CGT des Dockers de Fos avait appelé à voter pour lui.

    Et à Rémi Esnault de déclarer à l’issue de ce second tour : « Une nouvelle page d’histoire s’ouvre » pour Fos, « nous serons là. Présents. Vigilants. Engagés. Fidèles à ce que nous sommes », lance-t-il.

  • Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    « Martigues la républicaine a résisté ! », s’exclame Gaby Charroux, dimanche soir à l’hôtel de ville de Martigues, juste avant de partager sa victoire avec ses soutiens venus nombreux. Le maire (PCF) sortant a récolté 44,14% des suffrages au second tour, loin devant le député RN Emmanuel Fouquart (35%) et Jean-Luc Di Maria (20,81%).

    Fraîchement réélu, l’élu communiste n’a cessé de marteler, face à la presse, que cette victoire est avant tout un moment avec « beaucoup d’affection, d’amour et d’enthousiasme », se livrant à de nombreuses accolades et embrassades, avant d’ajouter qu’il s’agit aussi d’une « étape », avant « le travail qui commence maintenant pour porter ensemble notre projet avec la population ».

    Gaby Charroux considère que « Martigues a résisté à la haine, au rejet de l’autre, est restée fidèle à ses valeurs », estimant que « la politique n’est pas promettre, ni jouer sur les peurs ou flatter les plus bas instincts, mais c’est bâtir un projet de société ». Et d’insister : « La politique n’est pas seulement gagner une élection, mais agir concrètement pour que chacun vive mieux (…). Nous respecterons toutes les promesses que nous avons faites. Ce n’est pas un jeu, cela demande de la rigueur et de la compétence. C’est une vision que l’on a et que les Martégaux partagent. »

    Soulagement du monde associatif

    De nombreux acteurs de la vie locale étaient présents, notamment dans le monde associatif. « Nous sommes rassurés pour les gens que l’on aide car nous savons que le soutien de la Ville sera pérennisé », se réjouit Jeanine Incorvaïa, du Secours populaire. Même sentiment pour Francis Fournier, du comité de vigilance postale : « Nous avons gagné deux combats : celui pour la Poste et celui pour la Ville. » Cette dernière les a soutenus dans leur combat pour la Poste de Ferrières.

    Un « grand ouf de soulagement » aussi pour Catherine Lecoq, comédienne et syndicaliste CGT. « C’est un bon signal pour le monde de la culture, nous allons pouvoir continuer à créer du lien, à faire en sorte que les humains se parlent, se reconnaissent, voire s’aiment », développe-t-elle, parlant aussi de « liberté artistique et de parole, d’émancipation, d’ouverture d’esprit » sauvegardés.

    Un autre travail qui commence

    La culture, mais aussi le sport. Clémence Calvin, athlète martégale et championne de demi-fond, estime que « toute l’énergie de Martigues ne pouvait pas se convertir autrement qu’en renouvelant sa confiance à Gaby Charroux ». « Sa réélection préserve le sport et l’inclusion universelle par le sport dans toute la ville, grâce au soutien du secteur social, qui est un vivier de sportifs. C’est la culture sport qui infuse par là », développe l’athlète.

    Cette réélection est, pour beaucoup, une étape avant un autre travail à mener, comme le disait le maire. « En même temps, nous sommes rassurés et inquiets de la progression de l’extrême droite », nuance Daniel Bretonnès, secrétaire général de l’Union locale CGT de Martigues. Un sentiment partagé par Pierre Dharréville, de la direction nationale du PCF, réélu au conseil municipal : « Nous savons qu’il y a beaucoup de travail devant nous », même si « la volonté de poursuivre les politiques de solidarité s’est exprimée ».

    Un nouveau mandat s’ouvre sous le signe du renouvellement avec une nouvelle place accordée à la jeunesse. « C’est parti pour Martigues nouvelle génération ! » se réjouit Najla Er Rachdi, jeune martégale membre de la « team coco », de jeunes militants ayant accompagné le maire dans sa campagne. « Je suis très contente du résultat après tant d’efforts, c’est une bouffée d’air pour Martigues avec tous ces nouveaux projets pour les jeunes », lance-t-elle.

    Gaby Charroux l’assure : « Le projet que nous avons présenté va être mis en application, avec une équipe renouvelée. »

    Le conseil municipal d’installation est programmé vendredi 27 mars, à 17h30.

  • Le second tour en un clin d’œil : des résultats contrastés selon les départements

    Le second tour en un clin d’œil : des résultats contrastés selon les départements

    BOUCHES-DU-RHONE

    La victoire confortable du maire DVG Benoît Payan à Marseille, la deuxième ville du pays, met du baume au cœur des électeurs de gauche de tout le pays. La capitale des Bouches-du-Rhône s’est mobilisée et a résisté malgré l’inquiétude provoquée par la progression de l’extrême droite qui revendique la victoire dans des mairies d’arrondissement. Les communistes conservent leurs bastions : Gaby Charroux rempile pour un quatrième mandat à Martigues (44,14%), qui s’ajoute aux communes maintenues dès le premier tour, Septèmes-les-Vallons, Port-de-Bouc et le Rove. Les progressistes se maintiennent à Noves, Vitrolles et récupèrent Aubagne des mains de la droite avec le succès de Jean-Pierre Squillari (36,28%). L’extrême droite remporte Fos-sur-Mer, Tarascon et garde Rognac. Malgré des échecs, la droite conserve ses bastions acquis dès le premier tour (Gémenos, la Ciotat, Cassis etc.), auxquels elle ajoute son fief d’Aix-en-Provence en reconduisant la dynastie Joissains (47,35%) et pour la première fois la fille Sophie à la mairie. Patrick de Carolis (Horizons) repart pour un deuxième mandat à Arles.

    VAR

    Le camp brun continue s’étendre sa mainmise sur le département du Var. Une quadrangulaire aura fini d’enfoncer la Seyne-sur-Mer dans les bras des lepénistes qui ciblaient la deuxième commune varoise comme une de ses priorités. La victoire du RN Dorian Munoz (46.31%) confirme les dynamiques des dernières élections nationales, D’une courte tête (50,06%), le député RN Frédéric Boccaletti est élu maire de Six-Fours, malgré son passé de libraire aux ouvrages fascistes et antisémites. À 21 voix près, il fait tomber le maire de droite Jean-Sébastien Vialatte qui dirigeait la ville depuis 1995. Ce dernier a annoncé déposer un recours. La Valette-du-Var et Salernes s’ajoutent dimanche aux villes d’extrême droite remportées dès le premier tour : Puget-sur-Argens et Fréjus, dirigée par David Rachline depuis 2014. Cette année-là marquait la bascule de Cogolin. Cette gestion prend fin ce dimanche grâce à la candidate DVD Isabelle Farnet-Risso qui l’emporte devant la liste d’union UD-RN de Pierre-Yves Tierce.

    Le front républicain constitué autour de la maire sortante sans étiquette Josée Massi pour empêcher la lepéniste Laure Lavalette de ravir Toulon est victorieux. La capitale du département est préservée. Hyères reste à droite, comme La Crau, Carqueiranne, Ollioules, Saint-Mandrier et Le Revest, où les édiles ont été réélus dès le premier tour.

    VAUCLUSE

    Dans le Vaucluse, c’est la grande désillusion pour les progressistes. La cité des Papes sera désormais dirigée par la droite après la victoire d’Olivier Galzi (41,62%). La fusion des deux listes de gauche durant l’entre-deux tours et les 400 voix gagnées n’auront pas suffi. À Carpentras, c’est la désunion de la gauche qui fait les affaires du RN mené par Hervé de Lépinau. Pour la première fois de son histoire, une alliance de trois listes d’extrême droite remporte la ville avec 50,78% des voix face à la liste du maire sortant Serge Andrieu (DVG) et de son prédécesseur Francis Adolphe (DVG) qui recueillent respectivement 24,52% et 24,70% des suffrages. La bascule vers l’extrême droite est enclenchée à Bédarrides, Monteux mais pas Cavaillon. Le camp brun change de visage à Orange mais pas d’idées. C’est la fin de la dynastie Bompard, qui, après 30 ans de règne est « grand remplacée » par l’un des siens, Jean-Dominique Artaud, choisit par le RN.

    ALPES

    À Gap le maire sortant Roger Didier (DVD) a été réélu, de très peu (47,51%) face à la fusion de la gauche, qui a récolté 46,86 % des voix exprimées. Malgré la fusion des deux listes de gauche au second tour, la mairie, gouvernée par la droite depuis 1971 reste dans son giron. À Briançon, le maire sortant, Arnaud Murgia (DVD) est lui largement réélu face à la liste d’union de la gauche.

    Pas de regain progressiste dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec les trois grandes villes du département qui demeurent aux mains de la droite. Manosque, Forcalquier et Oraison réélisent toutes leur maire sortant Camille Galtier (DVD), David Gehant (DVD) et Benoît Gauvan (DVC), obtenant 67,91 %, 60,69 % et 50,16% des suffrages dans leur commune respective. Frédéric Puech et René Villard, maires des Mées et de Château-Arnoux-Saint-Auban, les deux derniers bastions communistes du département, cèdent de leur côté la place au centre. Perdant à 4 voix près, René Villard a déposé un recours au tribunal administratif de Marseille, pointant des « irrégularités » et espérant organiser un nouveau scrutin. Peyruis se compte parmi les rares communes qui donnent la gauche gagnante : Lisa Desjardins (DVG) est élue avec 50,72% des voix.

  • Martigues, le maire sortant conserve son siège

    Martigues, le maire sortant conserve son siège

    Le maire sortant Gaby Charroux (DVG) confirme sa place en tête au premier tour (35,71% des voix) et l’emporte avec 44% des voix en sa faveur. Le candidat RN Emmanuel Fouquart arrive derrière avec 35,05% des votes. Jean-Luc Di Maria est en troisième et dernière position avec 20,81% des suffrages.

    Pour le second tour de ces élections municipales la participation est de 57,75%.

  • [DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales

    [DIRECT] Revivez le deuxième tour des élections municipales

    Veuillez patienter quelques secondes… Le direct va s’afficher !