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  • La Bonne Mère équipée d’un paratonnerre de dieu !

    La Bonne Mère équipée d’un paratonnerre de dieu !

    La restauration de la statue de la Bonne Mère mobilise de nombreux corps de métiers. Il en est un méconnu et de première importance : l’installateur des paratonnerres. Olivier Heintz, 42 ans, dirigeant de la société Protibat Sud basée à Aubagne, a renouvelé le dispositif de paratonnerres qui équipe la couronne de la statue de la Vierge. Il a également équipé l’église des Réformés, la cathédrale de la Major et celle de Saint-Sauveur à Aix-en-Provence, mais aussi des usines, des administrations.

    L’homme connaît parfaitement la cinétique des orages, les variables de polarité, d’intensité et surtout le monument à protéger. « Depuis tout petit, je viens ici. J’ai eu la chance de pouvoir monter avec mon père dans la structure et de l’accompagner pour l’entretien régulier des paratonnerres. » L’entreprise familiale a installé, il y a 35 ans, le précédent modèle qui était doté d’antennes radioactives et de panneaux photovoltaïques. Les nouvelles normes interdisent cette présence de radium 226, qui était censée augmenter la conductivité électrique autour des pointes. La Bonne Mère est désormais dotée d’un Pulsar à dispositif d’amorçage de la société française AAB-Helita.

    « Tout se joue

    en 30 millisecondes »

    « La couronne est équipée de quatre pointes captrices de 30 cm, détaille Olivier Heintz. Quand le dispositif électronique interne détecte une montée du champ électrique ambiant, des générateurs s’activent et génèrent l’amorçage d’un arc ascendant, une impulsion électrique haute tension pour éviter le risque d’impact direct de la foudre sur la structure protégée. » Le paratonnerre central de 2 mètres, qui surmonte la couronne, anticipe la foudre et déclenche un rayon ionisant ascendant de protection qui va attirer le traceur descendant du nuage et canaliser la foudre à son point de rencontre. « Tout se joue en 30 millisecondes. La foudre, c’est une décharge de 100 000 à 200 000 ampères qui disparaît aussi vite. »

    Et la Bonne Mère prend régulièrement la foudre. En 30 ans, le compteur de l’ancien paratonnerre a dénombré 980 impacts sur la Vierge, soit 30 par an. La foudre, c’est une énergie soudaine et colossale. Des études ont montré qu’au point d‘impact, la température atteint 30 000 degrés, cinq fois la surface du soleil. « Il n’y a eu aucun dommage sur la statue, qui est entièrement en cuivre galvanisé et sert de conducteur. En retirant l’ancien paratonnerre, on a vu que les pointes étaient noircies avec des coulures de métal par endroits », explique Olivier Heintz.

    Toutes les pointes et masses métalliques en toiture sont interconnectées et raccordées entre elles avec des conducteurs de descente sur les façades et toute la croix du dôme pour écouler les courants dans le sol. « Mon père avait fait des maillages conducteurs périphériques en cuivre qui sont enterrés sur des centaines de mètres sous les parkings de la basilique car sur un sol rocailleux la conductivité est mauvaise. »

    Le réseau européen de détection de la foudre (ELDN) a décompté 46 131 éclairs, l’an dernier, en région Paca. La commune d’Arles a même été la plus foudroyée de France avec 489 impacts au sol (nombre d’éclairs nuage-sol par km² et par an) et un point d’orgue atteint le 21 juillet 2024 qui a concentré 165 éclairs en 24 heures. « Depuis une dizaine d’années, on voit des coups de foudre qui dépassent largement les 200 000 ampères », observe M. Heintz. « En juillet dernier, on a eu des coups de foudre sur le plateau de Signes de 320 000 et 450 000 ampères. C’est d’une intensité incontrôlable. Le moindre impact occasionne de très gros dégâts. »

  • Au Théâtre Joliette, une saison traversée par le politique et l’intime

    Au Théâtre Joliette, une saison traversée par le politique et l’intime

    Pour sa saison 2025-26, le Théâtre Joliette veut « accueillir le sublime », proclame son affiche qui esquisse une foule chatoyante. « On s’interroge sur la question de l’hospitalité et du refuge, qu’il soit physique ou intime », justifie d’abord Nathalie Huerta, directrice des lieux. Symbole d’un tel credo, l’un des premiers spectacles de cette rentrée : Taire de Tamara Al Saadi, auteur et metteur en scène qui réécrit Antigone en tissant l’interprétation de ce mythe avec l’histoire d’une jeune fille placée à l’Aide sociale à l’enfance. « Quant au sublime », précise celle qui est à la tête de cette scène spécialisée dans les expressions contemporaines, « l’idée vient du spectacle Cérémonies, du Raoul collectif, compagnon du théâtre, où il y a la notion de foule sublime. Car la question du collectif est sublime. Le théâtre est un endroit de rencontres et de débat. Il faut continuer à y croire malgré la violence, toutes ces guerres et génocides ».

    Au son funeste de ces termes, comment ne pas penser à Bashar Murkus, artiste faisant partie de « ces Palestiniens d’Israël » et dont le théâtre, établi dans la ville d’Haïfa, « a été fermé depuis le 7 octobre », situe Nathalie Huerta, au sujet de cet artiste aux spectacles métaphoriques qui viendra présenter Yes Daddy les 18 et 19 novembre. « L’histoire d’un homme âgé qui perd la mémoire, et d’un plus jeune, qui est un travailleur du sexe. » Ce dernier « pense arriver pour commercialiser son corps » mais va finalement se révéler être « un fils, un frère » et lui permettre « de se remémorer ses souvenirs ». L’un des marqueurs d’une saison « plus que jamais internationale, poétique et politique », comme pourra l’illustrer l’invitation faite au collectif libanais de marionnettistes, Kahraba, pendant une semaine en décembre, mais qui s’exerceront aussi à l’art du clown aux côtés du metteur en scène marseillais François Cervantes.

    Cultiver « Nos jardins »

    Dans cette veine, que dire encore des auteurs, poétesses et slameuses rwandaises Lisette Ma Neza et Carine Poet, à la Joliette le 22 novembre. « On connaît tous le génocide qui a eu lieu au Rwanda. Quand j’y suis allée il y a quelques années, j’ai été marquée par la force des femmes qui portent aujourd’hui la réparation, la réconciliation, mais qui font aussi office de la mémoire et du futur », rappelle Nathalie Huerta. De politique, « au sens noble du terme », il sera encore question les 28 et 29 novembre avec Non-lieu, « théâtre documentaire » autour de la mort du militant Rémi Fraisse, atteint par une grenade tirée par un gendarme, mais dont le procès n’a jamais eu lieu malgré des preuves accablantes, indique la directrice de la scène de la Joliette. Et de pointer encore Nos jardins, (les 5 et 6 février), qui évoque le sens de la lutte, à travers l’histoire de jardins ouvriers détruits pour y implanter un centre commercial, face auquel deux groupes de jeunes vont respectivement résister, ou se plier.

  • Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    « Nique la guerre, faites l’amour » est une des façons d’exprimer son pacifisme. En tout cas celle choisie par Kider, l’auteur de l’un des graffitis visibles au Cratère, dans le quartier Paradis Saint-Roch.

    Typiquement le genre de sujet que peut traiter tout participant au concours photo « La paix dans ma ville », organisé par le service jeunesse de la Ville de Martigues. Le principe ? « Capturer à travers l’objectif ce qui représente la paix dans Martigues. Un moment de vie, une ambiance, un lieu, une rencontre… » indique la Ville, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    À travers ce concours, le service jeunesse souhaite « donner la parole aux habitants et mettre en lumière la richesse des regards portés sur la ville. Un moment de partage et de créativité, pour rappeler que la paix se construit aussi au quotidien, dans nos espaces communs et nos relations ».

    La Ville se mobilise chaque année autour de la Journée internationale de la paix qui tombe, cette année, le 21 septembre. En 2010, la municipalité a d’ailleurs adhéré à l’association française des collectivités pour la paix et dédié une partie de son action dans « l’éveil d’une conscience et de la culture de paix » sur son territoire.

    Pour participer, au concours, il suffit d’envoyer une photo accompagnée de son nom, prénom et numéro de téléphone par email à jeunesse@ville-martigues.fr ou via WhatsApp au 07. 63. 14. 41. 65. Les résultats et la remise des récompenses auront lieu le mercredi 17 septembre à 18h, au jardin de Ferrières, dans le cadre de la Journée de la Paix.

    Participation jusqu’à 17h ce mercredi.