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  • La jeunesse prête à un Acte IV dans toute la région

    La jeunesse prête à un Acte IV dans toute la région

    Les points de rendez-vous :

    Marseille

    10h30, manifestation au départ des Réformés, au 125 La Canebière

    Martigues

    Blocage des lycées Langevin et Lurçat

    Miramas

    9h.Blocage du lycée Cocteau

    Aix-en-Provence

    11h, manifestation au départ de la Rotonde

    Toulon

    9h, rassemblement devant le lycée Bonaparte

    Carpentras

    Blocage du lycée Fabre

    Avignon

    7h30 manifestation à partir du lycée Mistral pour se rendre au lycée Aubanel

    Manosque

    8h, appel à une manifestation devant le lycée Esclangon.

    Gap

    8h, appel au rassemblement devant le lycée Dominique Villard.

  • Les secrets d’histoire de l’ancien Hôtel Splendide à Marseille

    Les secrets d’histoire de l’ancien Hôtel Splendide à Marseille

    Le rectorat prépare la restructuration du 31, boulevard d’Athènes, siège du centre régional de documentation pédagogique et son réseau Canopée. L’objectif est de transformer cet ancien hôtel de luxe de la fin du XIXe siècle en un espace tertiaire moderne pour des entités du rectorat. Il s’agit d’optimiser une superstructure de 150 pièces sur sept niveaux et 4 200 m² de surfaces habitables, d’améliorer les performances énergétiques et de le mettre aux normes de sécurité et d’accessibilité. Un chantier à 7 millions d’euros étalé sur 2027-2029.

    Pour cette lourde opération pilotée par l’agence d’architecture Poissonnier Ferran et afin de « favoriser une approche avisée du site dans ses aspects patrimoniaux », le rectorat, son propriétaire depuis juin 1979, a commandé une étude historique de l’immeuble qui fut d’abord le Grand Hôtel de Russie et d’Angleterre, ouvert en 1893 au pied de la nouvelle gare Saint-Charles et à côté duquel s’installera en 1912-1914 l’Hôtel Splendide qui l’a ensuite absorbé.

    L’étude réalisée par Nathalie Banel, historienne de l’architecture et de l’urbanisme, est passionnante. Ses recherches qui relèvent de l’archéologie du bâti à l’échelle d’un îlot, révèlent la densité historique de ce foncier depuis la confiscation sous la Révolution du domaine religieux des Petites Maries et son démembrement qu’elle documente. Sur la longue façade actuelle, on lit encore les vestiges d’un immeuble à trois fenêtres de 1832.

    « Sa place dans l’histoire autant que son ampleur architecturale en font un lieu d’intérêt nécessitant de porter une attention particulière à son évolution », montre la chercheuse, qui réserve de longs développements sur « cet ancien hôtel de luxe principalement connu pour avoir été le lieu de séjour et de travail de Varian Fry, journaliste américain ayant contribué à sauver plusieurs milliers de réfugiés juifs ou antinazis entre 1940 et 1941 ». « Les réfugiés commencent à défiler dans ma chambre. Je leur donne de l’argent et des conseils, et j’essaie de leur soutenir le moral jusqu’à minuit ou une heure du matin », écrit Varian Fry, qui reçoit dans sa chambre n°324 au second étage, puis dans la 307. Tournée en partie sur place, la série Transatlantique de Netflix, rend hommage à son rôle éminent et à celui de Mary Jayne Gold, pour aider plus de 2 000 réfugiés à fuir le régime nazi.

    D’autres hôtes célèbres sont évoqués comme le cinéaste Abel Gance, les écrivains Paul Valéry et André Gide. Au début de la Seconde Guerre mondiale, des spectacles y sont donnés, permettant à de nombreux musiciens repliés à Marseille dans la débâcle de survivre. Les salons du Splendide ont reçu des chanteurs d’opéra, la cantatrice Madeleine Grey et le violoniste polonais Stanislas Dymek ou encore le pianiste Eugène Reuchsel. La comédienne Eve Francis y récita son Ode à la France meurtrie, avant que les bottes nazies ne claquent en novembre 1942 dans le vestibule. L’avocat et homme politique Vincent de Moro-Giafferri s’y était réfugié, craignant la vindicte des nazis pour avoir défendu Herschel Grynszpan, ce juif allemand réfugié en France qui, en novembre 1938, avait abattu un diplomate allemand à Paris, un assassinat qui déclencha la « Nuit de Cristal » et le pogrom contre les juifs d’Allemagne.

    Dans son roman Transit paru en 1944, Anna Seghers décrit l’Hôtel Splendide, nid d’espions et de mouchards, où logent tout à la fois ceux qui volent au secours des réfugiés traqués par les nazis et des membres de la commission chargée de l’application de la convention d’armistice de juin 1940. Le 3 janvier 1943, Hélène Taich, résistante FTP-MOI y jette une bombe sur les autorités allemandes qui y logent. L’attentat sera le prétexte aux rafles et à la destruction du quartier Saint-Jean.

  • Visa, la référence en image du cœur du monde

    Visa, la référence en image du cœur du monde

    « Les photographes sont mes yeux sur le monde ». C’est ainsi que Jean-François Leroy aimait définir ses choix, son regard. « Je suis aux côtés des photographes professionnels qui informent et témoignent. […] Certes, c’est un poncif, mais une image vaut réellement mille mots. » Il nous a quittés à 69 ans ce 31 août, quelques jours à peine le début de la 38e édition du Festival. Depuis 1989, il était cofondateur et directeur du festival international de photojournalisme, Visa pour l’Image à Perpignan.

    Chaque année plus de 40 pays sont représentés à travers les expositions et reportage, soit plus de 100 reportages photo, couvrant des sujets du monde entier. C’est aussi plus de 220 000 visites sur l’ensemble du festival dont 22 000 scolaires. Un incontournable.

    Ukraine, Soudan, Syrie, Israël, Afghanistan, Iran, Liban, Cambodge, Thaïlande… 2026 donne à voir les grands bouleversements qui traversent la planète et également leurs terribles conséquences humaines. Les terrains de guerre occupent la plus grande partie de la programmation. Le Visa d’or News la plus haute distinction du festival, a été attribué à Luis Tato, photojournaliste de l’AFP pour son travail sur les soulèvements de la génération Z à Madagascar. Sans oublier que malgré le déferlement de l’IA sur la fiabilité de l’information, son fondateur y voyait là « la plus belle opportunité que le journalisme a de se sauver ».

    Entrée libre, tous les jours de 10h à 20h, du 29 août au 13 septembre .

  • [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    « Avec la photographie, c’est tout l’inverse : tout reste. » En pointant le portrait de Léo Ferré et son célèbre « Avec le temps, va, tout s’en va », Jean-Éric Ely, photographe et initiateur de l’événement donne le ton de « Musiques en Aix ». Organisée par le Collectif Ely pour le patrimoine photographique et iconique d’Aix-en-Provence (Ceppia), l’exposition fait dialoguer mémoire photographique et mémoire musicale.

    Henry, Hugo, Jean et Jean-Éric Ely, quatre générations de photographes, ont immortalisé la vie musicale aixoise, retranscrite dans près de 300 clichés. « L’objectif est de faire perdurer la mémoire de vedettes passées par Aix et des lieux mythiques de la scène musicale locale », explique le photographe lors de la visite de l’exposition.

    Des orchestres du début des années 1900 aux grandes voix de Piaf, Joséphine Baker ou encore Aznavour, le parcours suit une organisation chronologique puis thématique par familles musicales. Onze appareils photo de la famille Ely montrent l’évolution des techniques. Après un an de travail, 288 photos ont été retenues sur 1 604 : « Mon père a toujours dit “choisir, c’est sacrifier”. Il a raison, cela a été un choix draconien », souligne Jean-Éric Ely.

    Au fil des salles, le photographe balaie et commente les clichés. Devant la première édition du Festival d’art lyrique d’Aix, en 1948, il s’arrête : « On est les seuls au monde à l’avoir celle-ci ! », s’exclame-t-il. Plus loin, classique, jazz, rap et reggae se mêlent. « C’est mon bébé chéri », sourit-il à propos du jazz. Avant de s’épancher longuement sur l’unique photo prise hors d’Aix, un Miles Davis photographié à Miramas : « J’étais obligé de mettre le génie des génies. »

    Pour résumer l’essence de l’exposition, Jean-Éric Ely pointe un tableau qui juxtapose une scène de Fête de la musique qu’il a captée en 2001 et un bal des Thermes photographié par son grand-père 63 ans plus tôt. « À elles seules, elles montrent l’évolution de la musique et de la photo », résume-t-il. Jusqu’au 1er novembre, le responsable de l’exposition espère susciter la curiosité des visiteurs : « Je veux qu’ils repartent en se disant “Ah ouais tout ça s’est passé ici ?” », conclut-il.

    Jusqu’au 1er novembre, Hôtel de Boadès. Du mercredi au dimanche. Tarifs : 10 euros ; réduit 7 euros ; – 12 ans gratuit.

  • Le Parc du Plan, joyau naturel au cœur de la Garde et du Pradet

    Le Parc du Plan, joyau naturel au cœur de la Garde et du Pradet

    Les incendies qui ont meurtri le département du Var ont heureusement épargné un des joyaux du territoire : le Parc naturel départemental du Plan. Rouverts au public depuis la fin du mois de juillet, les 135 hectares d’espace naturel en pleine zone urbaine sont autant d’invitations à la découverte.

    25 millions investis

    Gérée par le Département via la Maison de la nature du Plan à la Garde, la plaine du Plan est l’une des dernières zones humides côtières de Méditerranée, abritant une biodiversité remarquable. « Elle s’inonde annuellement de façon plus ou moins importante, jouant également le rôle de bassin de rétention “naturel“ », explique le Département.

    Historiquement, « cet espace a longtemps été consacré à l’agriculture. Avec le déclin de cette activité, à partir du début du XIXe siècle, une forêt de frênes ainsi que d’autres types d’activités ont remplacé les parcelles sur une partie du site », rappellent les services départementaux. Il y a désormais 34 ans, la collectivité locale a procédé à des acquisitions de terrains « dans le but de protéger durablement la zone humide, ses fonctions et ses richesses ». Le Département a investi 25 millions d’euros au total entre achat de terrains et des travaux d’une durée de quatre ans. L’Union Européenne et l’Agence de l’eau ont assuré une participation financière respective de 1,24 million et 3, 26 millions d’euros. Le résultat est là. La Maison de la nature propose de nombreuses animations et ateliers. À découvrir également, l’exposition photo intitulée « Var Éternel, des paysages façonnés par le temps » de Jean Belvisi. Avant de programmer une visite la Maison de la nature le Parc conseille de se renseigner sur l’accès au site.

    Car si le feu a épargné le site, le risque incendie est toujours présent. L’extrême prudence est de mise.

    Pour savoir si le site est accessible infos quotidiennes sur le site :

    risque-prevention-incendie.fr/var et cliquez sur la zone « corniche des Maures ».

    Maison de la nature du Plan à La Garde.

    Renseignements : 04.83.95.51.60 ou mdnplan@var.fr

  • [C’est l’été] Quand le Marseille d’hier dialogue avec la ville d’aujourd’hui

    [C’est l’été] Quand le Marseille d’hier dialogue avec la ville d’aujourd’hui

    Le Vieux-Port au XIXe siècle d’un côté, le Vieux-Port au XXIe siècle de l’autre. C’est la couverture du livre Marseille Hier & Aujourd’hui de Clément Allemand, un Marseillais passionné d’histoire et d’images anciennes, dont la sortie est prévue au mois d’octobre.

    L’ouvrage regroupe une cinquantaine de rephotographies, l’action de refaire la même photographie d’un même lieu et d’un même point de vue à deux moments différents, qui retrace l’histoire de la cité phocéenne. Le livre s’ouvre sur un avant/après du Vieux-Port. Une « arabesque » fait ensuite voyager le lecteur dans Marseille, du Panier aux Calanques en passant par la Belle de Mai et l’Estaque. L’auteur du livre puise les images anciennes de ses rephotographies dans la collection de cartes postales de son arrière-grand-père, Célestin Blanc, qui s’étend de 1914 à 1930. « Mon arrière-grand-père a fait la guerre dans la marine. Au dos de la carte postale, il racontait son quotidien à ses parents. À l’époque, c’était assez commun de garder la correspondance », explique l’étalonneur de métier. Il recherche aussi ses images dans les archives institutionnelles, principalement dans les archives municipales de Marseille, qui possède plus de 6 000 cartes postales.

    Trois ans de travail

    Ce livre est né d’une balade de Clément Allemand sur le boulevard Longchamp en 2021. Un panneau de Dominique Piazza, Marseillais et inventeur de la carte postale photographique, l’interpelle. Passionné d’images anciennes, le diplômé de l’école de cinéma d’Aubagne « tire le fil » et se penche sur un projet de film documentaire sur l’histoire de la carte postale. Un documentaire qu’il n’a pas pu réaliser, faute de diffuseur preneur. Mais il n’avait pas dit son dernier mot. « J’avais fait beaucoup de recherches sur la carte postale, je me suis retrouvée avec pleins d’exemplaires. Au lieu de mettre ça de côté, j’ai décidé de créer un compte Instagram. » Et de réaliser des rephotographies avec les cartes postales. Son compte, intitulé « Marseille Avant/Après », créé en 2023, est suivi par 6 000 abonnées et regroupent 250 publications. « J’aime la beauté des images d’archives et cette impression de regarder dans le passé », confie Clément Allemand. Ce travail, réalisé depuis trois ans, se retrouve aujourd’hui dans un livre. « C’est bien d’avoir un objet physique, au lieu de l’instantanéité des réseaux sociaux. Je pense que ce livre peut aider à comprendre Marseille, comprendre son présent et anticiper son futur », souligne l’auteur.

    « Marseille Hier & Aujourd’hui », par Clément Allemand

    Éditions Wartberg

    17,90 euros en précommande

  • La belle campagne des frères Popov en Asie

    La belle campagne des frères Popov en Asie

    En deux semaines, les frères Popov ont montré qu’il fallait désormais compter avec eux sur le circuit mondial.

    Christo a été le premier à dégainer. Le cadet de la fratrie est allé chercher son premier succès dans un Open 750, au Japon. Au passage, il s’est offert des succès contre deux des meilleurs mondiaux. « C’est un titre qui me revient mais qui revient aussi à toute l’équipe qui m’entoure et aussi à la France. C’était top de recevoir autant d’encouragements, ça me fait chaud au cœur. C’est top pour la France, je suis très content. »

    La semaine suivante, en Chine, alors que Christo était éliminé en quart de finale, son frère aîné a pris le relais. à Shangzhou, Toma junior a sorti le grand jeu, devenant le premier badiste tricolore à se hisser en finale d’un Open 1000, équivalent d’un tournoi du Grand chelem en tennis.

    Celui que personne n’attendait à ce niveau-là, a su hausser son niveau. Et faire douter le Taïwanais Chou Tien Chen en finale. Il a même pris la deuxième manche, mais a craqué dans la troisième. « Je suis content de ma prestation, quand même… J’aurais aimé pousser un peu plus loin, car c’était une finale. »

    Le Fosséen retient « la très belle semaine » et sa manière de maîtriser « des conditions de jeu très, très compliquées, que j’ai su gérer en m’adaptant dans les moments clef ». Il rappelle « j’ai battu deux adversaires qui, d’habitude, étaient plus forts que moi. Et dans la finale, je pense ne pas avoir démérité. Je regrette mon premier set, où je suis très mal entré dans la partie ».

    Christo et Toma junior Popov ont fait le plein de confiance. Ils peuvent désormais se focaliser sur leur prochaine, échéance. Les championnats du Monde seront le point d’orgue du calendrier. Et les résultats des Fosséens vont booster la délégation française. Rendez-vous du 17 au 23 août, à Dehli, en Inde.

  • [C’est l’été] Atelier photo à Gap

    [C’est l’été] Atelier photo à Gap

    À votre tour de poser, mettez-vous en scène et faite vous tirer le portrait d’un autre temps puis assistez à toutes les étapes nécessaires au développement. Enfin, obtenez un tirage signé et une expérience photographique unique à partir de 7 ans. A.Lh.

    De 15h à 17h. Gratuit sur inscription : 04.86.15.30.70

  • [C’est l’été] Premier festival des Arts

    [C’est l’été] Premier festival des Arts

    Le Château de Berne lance son tout premier festival des Arts et investit l’amphithéâtre à ciel ouvert du domaine, entre vignes et oliviers, pour proposer une programmation éclectique mêlant expositions photographiques, théâtre en plein air, concerts et performances musicales. Nicolas Reyes vous y attend pour un concert.

    Infos sur le site du château

  • [C’est l’été] Les ateliers ouverts à Forcalquier

    [C’est l’été] Les ateliers ouverts à Forcalquier

    Peintures, sculptures, photographies, céramiques,
    ou encore tissages et bijoux seront en vente. Expositions, visites guidées, ateliers dès ce jeudi et jusqu’au 27 juillet en centre-ville.

    De 10h à 13h et de 15h à 19h.

    Accès libre.