Tag: Pétanque

  • Inscriptions Mondial à pétanque : le Cambodge au départ

    Inscriptions Mondial à pétanque : le Cambodge au départ

    Le Cambodge rejoint l’Algérie, l’Allemagne, Andorre, l’Angleterre, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, la Bulgarie, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la Finlande, la Grèce, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, Madagascar, le Maroc, le Mexique, Monaco, les Pays-Bas, le Portugal, le Sénégal, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, la Suisse, le Togo et la Tunisie au concert des nations présentes à Marseille. 4 681 équipes étaient engagées à 18h à la clôture du bureau central des inscriptions

  • Le tireur d’élite Damien Hureau vise son premier sacre à Borély

    Le tireur d’élite Damien Hureau vise son premier sacre à Borély

    Son balancier, à la fois élégant et d’une fluidité remarquable, fait de lui l’un des tireurs les plus redoutés du circuit. Damien Hureau, canonnier au palmarès parmi les plus riches de la planète pétanque, tentera de décrocher, dès dimanche, sa première victoire à la Marseillaise à l’occasion de la 65e édition du Mondial.

    « Compte tenu du nombre d’équipes engagées, du fait que le concours se dispute à Marseille et de l’histoire même de la pétanque, née ici, cette épreuve revêt forcément une dimension particulière », souligne-t-il.

    L’Angevin de 48 ans avait atteint les demi-finales dès sa première participation, en 2001, aux côtés de Jean-Luc Robert et d’un certain Philippe Quintais. « Pour tout le monde, c’est une évidence : c’est un monsieur dans tous les sens du terme », confie celui qui compte parmi les plus fidèles partenaires du « roi ». « Par son jeu, son parcours et tout ce qu’il a apporté à la pétanque. Je l’ai souvent comparé à Roger Federer dans le tennis : un joueur d’une immense classe, fluide, intelligent dans sa façon de jouer, doté d’une mentalité irréprochable et toujours respectueux, aussi bien de ses partenaires que de ses adversaires. En un mot : la classe. Et ce qualificatif lui correspond parfaitement. »

    Vingt-cinq ans après ses premiers pas au Parc Borély, le licencié du club d’Hanches (Eure-et-Loir) s’apprête à retrouver les allées marseillaises aux côtés de l’un de ses partenaires de toujours, Julien Lamour, et d’un coéquipier inattendu : l’Américain Mark Greenberg.

    « J’ai partagé tellement de choses avec Julien. Nous avons remporté quasiment toutes les grandes compétitions ensemble, à l’exception du championnat de France. Pour moi, c’est comme un petit frère », glisse Damien Hureau.

    Trio pas comme les autres

    Le troisième larron de l’équipe est bien moins connu du grand public. « Mark est originaire de Santa Monica, près de Los Angeles, où il vit toujours. Il a environ 75 ans et c’est un véritable passionné de pétanque. Nous nous sommes rencontrés lors d’un concours en Floride, il y a une quinzaine d’années. Le courant est tout de suite passé, nous avons commencé à jouer ensemble et une véritable amitié est née », raconte celui qui participe régulièrement à des compétitions en Amérique du Nord depuis plusieurs années.

    « C’est quelqu’un de très attachant, animé par une passion rare. Malgré son âge, il est complètement habité par la pétanque. Il n’avait encore jamais participé à La Marseillaise, alors que c’était un rêve pour lui. Je lui ai expliqué que ce ne serait pas facile : il y a beaucoup de marche, la chaleur, l’intensité du concours… Mais il m’a répondu que s’il ne la faisait pas cette année, il ne la ferait jamais. Avec Julien, nous avons donc décidé de l’accompagner dans cette aventure. L’objectif est simple : prendre du plaisir, aller le plus loin possible, le préserver au maximum et, surtout, lui permettre de vivre enfin cette Marseillaise dont il rêve depuis tant d’années », confie le cofondateur de la marque Valtop.

    Selon Damien Hureau, le charme du Mondial réside en partie dans la diversité des conditions de jeu selon les lieux et la proximité avec le public. « C’est toujours plaisant. On sent que les gens vivent les parties avec nous, ce qui rend l’expérience unique. On ne retrouve cela nulle part ailleurs. Dans les compétitions plus classiques, tout est beaucoup plus encadré et les spectateurs sont éloignés. À La Marseillaise, c’est différent : il faut aussi s’adapter à cette atmosphère », souligne le tireur au calme légendaire.

  • Quand les boulistes misent désormais sur leur physique

    Quand les boulistes misent désormais sur leur physique

    S’il n’a jamais été nécessaire d’avoir un physique d’athlète pour exceller à la pétanque, l’adage « un esprit sain dans un corps sain » prend aujourd’hui tout son sens. Alors que la préparation mentale s’est imposée comme un pilier de la performance, notamment au plus haut niveau, où les joueurs doivent apprendre à maîtriser les moments de forte pression, la condition physique est devenue un levier tout aussi déterminant. Endurance, stabilité, récupération ou encore prévention des blessures : autant de paramètres qui contribuent désormais à faire la différence sur les terrains.

    Cette évolution est particulièrement visible chez les membres du Collectif France, soumis à des exigences de plus en plus élevées. Pour conserver leur place parmi l’élite, certains ont profondément revu leur hygiène de vie. « J’ai dû perdre du poids. Je fais attention à mon alimentation, je fais plus de sport aussi, notamment du gainage pour être plus endurant, surtout quand on arrive dans les dernières parties d’une compétition, où on s’est rendu compte qu’on était moins performant », confiait Mickaël Bonetto à la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP), l’an dernier.

    Une transformation qui a porté ses fruits. Sacré au Mondial La Marseillaise en 2023, l’Istréen a récemment conquis le titre de champion d’Europe en tête-à-tête. En parallèle de sa préparation sportive, au cours de laquelle il s’entraîne deux à trois fois par semaine, il a arrêté de fumer, renforcé son travail musculaire et adopté une alimentation plus rigoureuse. « Je pense que c’est une bonne chose pour la pétanque. Ça montre que l’on est un vrai sport comme les autres », estimait-il, convaincu que ces changements lui permettent d’être plus performant et plus régulier tout au long des compétitions. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les écoles de pétanque sensibilisent de plus en plus les apprentis boulistes à l’importance de l’hygiène de vie et de la préparation physique dans une logique de performance globale.

    Une endurance

    à toute épreuve

    Parmi les précurseurs, Dylan Rocher suit depuis plusieurs années un programme d’entraînement bien établi. « Mon hygiène de vie, déjà, c’est zéro alcool. De temps en temps, j’aime bien, avec les copains, boire un verre de vin ou un truc comme ça, mais jamais en compétition. Je fais gaffe à ce que je mange et je me pèse tous les lundis. J’ai aussi une salle de sport à la maison, avec un vélo elliptique et un rameur. J’essaie d’en faire deux fois par semaine », expliquait le quadruple vainqueur de La Marseillaise dans un entretien accordé à L’Équipe.

    Affûté, le joueur du Fréjus International Pétanque n’hésite pas non plus à taper régulièrement dans le ballon rond au sein d’un club drômois. « Je m’impose cette condition physique, ce cardio, parce qu’il me fait du bien physiquement et me permet de penser à autre chose que la pétanque, de m’évader. […] Si tu n’es pas bien, que tu as mal aux jambes, tu perds en précision, c’est clair et net. Mais la chance qu’on a dans ce sport, c’est qu’on peut rester au haut niveau pendant trente ou quarante ans », ajoutait le canonnier varois aux treize titres de champion du monde.

    Pour durer au plus haut niveau, il est donc difficile de faire l’impasse sur l’entretien physique. L’exemple le plus marquant reste celui de Christian Fazzino. Élu joueur du siècle par la Fédération internationale en 2000, le Bourbonnais continue d’écumer les terrains à 69 ans, avec une régularité toujours impressionnante. « Quand on est jeune, on a plus ou moins une bonne condition physique, mais quand on dépasse un certain âge, il faut s’entretenir », rappelle celui qui détient le record de participations aux championnats de France (94, ex æquo avec Michel Loy). Un conseil de vieux sage à prendre au pied de la lettre.

    Le bras de Baudino ne répond plus

    La dernière étape des Masters de pétanque a mis en lumière un phénomène rare au plus haut niveau : Mayron Baudino a récemment développé un tic gestuel qui l’a même empêché de jouer sa boule. En multipliant les mouvements de bras avant de lâcher sa boule – une habitude inexistante auparavant – le Martégal semble confronté à un véritable blocage mental. Certains joueurs parviennent à le transformer en atout, à l’image de Marc Cognard, dit « Fafou ». Mais dans tous les cas, ce type de mécanisme ne peut être apprivoisé qu’au prix d’un travail psychologique de fond.

  • Aux États-Unis aussi, la passion pétanque existe

    Aux États-Unis aussi, la passion pétanque existe

    Ils viennent d’Atlanta, New York, Los Angeles et seront les représentants américains lors du 65e Mondial La Marseillaise. Au total, quatre triplettes traverseront l’Atlantique pour vivre pleinement l’événement au parc Borély. Immense pays de sport, les États-Unis développent également la pétanque depuis maintenant plusieurs années. La FPUSA, Federation of Petanque USA, est affiliée à la Fédération internationale et compte 56 clubs, d’après des chiffres datant de 2022. 2 100 membres sont répartis à travers les quelque 9 millions de km² du territoire américain. Le nombre de personnes pratiquant la pétanque est estimé à 30 000.

    Cette année, au Mondial, Damien Hureau fera notamment équipe avec un joueur américain, Mark Greenberg. Le Français, qui a plusieurs fois voyagé chez l’Oncle Sam, détaille le profil type du bouliste made in USA. « Tout comme Mark, ce sont vraiment des acharnés. Ce sont des gens qui s’entraînent toutes les semaines, qui font un maximum de compétitions malgré la grandeur du pays. C’est un sport de gens qui ont un petit peu de moyens, mais qui, par contre, sont acharnés de ce sport. Je ne vais pas dire qu’ils s’entraînent plus que nous, mais pas loin. »

    « Captivés et studieux »

    Côté tricolore, l’emblématique Dylan Rocher reste un habitué des États-Unis. Le multiple champion du monde participe souvent à l’US Open, à New York, avec pas moins de 7 victoires à son compteur. Une autre personnalité bien connue du jeu de boules se la joue formateur aux USA : Marco Foyot. Le sextuple gagnant de La Marseillaise explique : « Ils sont captivés et studieux. Ils n’ont pas forcément l’adresse innée des familles du Sud mais ils ont une rigueur incroyable. Je leur fais faire des ateliers de tir. » De quoi voir des Américains rivaliser avec les stars de la discipline ? Cela reste à confirmer.

  • Des carreaux dans le métro avec les champions Bonetto

    Des carreaux dans le métro avec les champions Bonetto

    Une partie de pétanque en plein cœur d’une station de métro. L’idée peut surprendre, mais c’est bien le défi relevé, lundi, par la Régie des transports métropolitains (RTM), qui a transformé le hall de la station Joliette en boulodrome éphémère le temps d’une animation placée sous le signe de la convivialité. Pour l’occasion, Mickaël Bonetto, récent champion d’Europe en tête-à-tête, et son épouse Marine Bonetto, double championne de France en doublette mixte à ses côtés, ont échangé quelques carreaux sous le regard des voyageurs.

    Intrigués, de nombreux usagers se sont arrêtés autour du tapis rouge installé pour l’événement afin d’admirer les deux champions à l’œuvre. « C’est très impressionnant de les voir d’aussi près », sourit Laetitia, passionnée de pétanque, venue avec ses trois enfants. Tous licenciés au club des Amis de Saint-Julien, les jeunes boulistes n’ont pas laissé passer l’occasion de défier le couple star lors d’une partie de pétanque indoor, une variante disputée avec des boules souples en plastique.

    Jeunes invités de marque

    Une parenthèse conviviale, certes, mais où l’esprit de compétition n’a jamais vraiment disparu. « Je vais faire un carreau », annonce Mickaël Bonetto avant de joindre le geste à la parole. Le champion istréen a prouvé que son adresse ne dépendait pas du métal de ses boules, se montrant tout aussi précis avec les sphères en plastique utilisées pour cette version indoor. Si les plus jeunes avaient des étoiles plein les yeux, plusieurs adolescents se sont également prêtés au jeu. Parmi eux, Farid et Ryan ont particulièrement tapé dans l’œil de Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise. Séduit par leur enthousiasme et leur aisance, le nouveau patron du Mondial leur a offert une inscription pour participer au prestigieux tournoi, dimanche matin, au parc Borély. Une récompense inespérée pour les deux néophytes, qui ont peut-être vécu, dans les couloirs du métro marseillais, le début d’une belle aventure. « Je n’arrive pas à réaliser que je vais participer au plus grand concours de pétanque au monde », s’enthousiasme Farid, convaincu, avec son acolyte, d’avoir les moyens de franchir le premier tour.

    Fascinées par la précision de Marine Bonetto à l’appoint, deux jeunes filles se sont, elles aussi, illustrées sur le tapis rouge. « Je n’avais jamais joué à la pétanque », confie Myriam, pourtant étonnamment à l’aise dans ses premières tentatives. Au point de donner du fil à retordre à Mickaël Bonetto, véritable métronome au tir. Comme Farid et Ryan, les deux adolescentes ont été récompensées de leurs performances par une invitation à participer, vendredi matin, au Grand Prix féminin Paprec.

  • L’ombre de Philippe Quintais planera sur le Mondial

    L’ombre de Philippe Quintais planera sur le Mondial

    Ce n’est pas la première fois que le Chartrais va manquer La Marseillaise. Son histoire avec le Mondial n’a pas toujours été une « love story ». Après avoir dompté l’épreuve en 1997 avec Robert et Farré, il avait pourtant marqué de son empreinte de géant cette Marseillaise avec quatre autres succès 2004, 2005, 2009 (Suchaud et Pecoul) puis 2024 (Suchaud et Jouffre).

    Une première pour Suchaud

    Pourtant, un jour après quelques déboires avec un public minoritairement hostile, il avait crié et juré qu’il ne reviendrait plus à Marseille. Mais le champion est revenu trois ans plus tard avec à la clé un quart de finale (2023), une victoire (2024) et une finale (2025). Le Mondial a définitivement séduit Philippe Quintais. Comment pourrait-il en être autrement lui qui est adulé par le public marseillais.

    Son attitude, sa classe, son aura en font un joueur unique et exceptionnel et son absence cette année est un coup dur pour les spectateurs et téléspectateurs et partenaires… En premier lieu, Philippe Suchaud, son alter-ego qui a fait soulever la foule en 2024 sur un incroyable carreau en finale qui jouera pour la première fois La Marseillaise sans son pote*.

    Philippe (Pecoul) ne peut être qu’admiratif d’un joueur avec qui il a gagné trois Mondial : « L’absence de Philippe ne peut être qu’un manque pour tout le monde. Sa réputation, son immense talent, sa gentillesse font déplacer les foules. J’ai joué avec d’autres La Marseillaise mais lui, c’est une autre planète », glisse le Vitrollais. « Il a cette intelligence de mener le jeu en fonction des qualités et défauts de ses partenaires et ce n’est pas donné à tout le monde ». Philippe Pécoul se souvient ainsi d’une partie contre « Kaket » Fayot, Bartoli et Passo. « Nous sommes 11 à 11. Le jeu est incontestablement de tirer mais lui décide de me faire pointer avec un devant de boule qui a condamné l’adversaire. La race des très grands. »

    Sa seule présence donne à un concours une autre dimension. Jean-Claude Jouffre a côtoyé le champion trois années consécutives avec un quart de finale, une victoire et une finale. « Je ne pouvais pas espérer mieux », explique ce denier. « Ce que j’ai vécu avec les deux Philippe est inimaginable. Non seulement ils sont très forts sur le terrain mais aussi en dehors ils ont cette gentillesse, cette force tranquille et ce don de te mettre à l’aise dans n’importe quelle situation. Quintais va beaucoup manquer dans cette Marseillaise. Il est incontournable et irremplaçable ».

    Le Roi Quintais porte bien son surnom et dans une discipline où le plus difficile est de durer, il est dans le livre des records. Comme un symbole ce week-end il était à Ajaccio pour le championnat de France doublette mixte avec sa fille. Une bouffée d’oxygène pour ce joueur hors-norme qui prouve malgré la maladie que la passion et le talent sont encore plus forts. À bientôt champion.

    * Suchaud et Jouffre devraient faire équipe avec Henri Lacroix ou Laurent Dumont

  • Ces familles en or qui font vivre l’esprit Marseillaise

    Ces familles en or qui font vivre l’esprit Marseillaise

    Marseille, chaque premier dimanche de juillet, à 8h du matin une foule immense déferle sur le Parc Borély, à pied, en voiture. Ils viennent du monde entier, boules en main. Beaucoup traînent derrière eux la glacière. Ils sont là pour la fête, l’énorme fête de la pétanque. C’est comme une procession. Le rendez-vous de la famille. Frère, sœurs, enfants, cousins se retrouvent pour le grand rendez-vous de l’année. Pour beaucoup ce sera le seul.

    Voilà pourquoi le Mondial la Marseillaise à pétanque est unique. Il fait déplacer des foules simplement pour participer à une partie, sans pression, ni obligation de résultat. Le dimanche d’ouverture est un immense camping avec des airs de festival où les familles reviennent inlassablement pour goûter à l’allégresse d’une journée sans égale. Mais pourquoi cet amour pour La Marseillaise ?

    Anniversaire de mariage

    Car certains traversent la France pour se retrouver dans ce lieu mythique comme la famille Baradel qui fait le déplacement de Kaysersberg en Alsace afin de participer pour la première fois au Mondial la Marseillaise. Fanny, la fille aînée au nom prédestiné, a offert ce long voyage à ses parents pour leur anniversaire de mariage.

    « Ils rêvaient depuis longtemps de découvrir ce Mondial dont tout le monde parle. Enfin ils vont pouvoir y participer en toute modestie », glisse la jeune femme, heureuse d’offrir ce moment magique à Colette et Olivier, qui sont loin d’être des novices. « Ils pratiquent la pétanque dans un petit club », poursuit Fanny. « Maman originaire de Hyères a quelques prédispositions, et papa, pur Alsacien se défend pas mal. Mon petit-frère Alan sera le troisième larron de cette première aventure Marseillaise. » Elle pourrait en appeler d’autres.

    Plus au nord, les Mahieuw habitent Dunkerque et ne sont pas à leur coup d’essai. L’an dernier, Christophe, le papa, Mathias le fils aîné et Romain le cadet, ont fait le long déplacement de leur nord natal. Une expérience joyeuse, avec la découverte d’un lieu unique et une ambiance exceptionnelle.

    Ils reviennent en force cette fois, à six plus un enfant. « On remet le couvert », se réjouit Mathias, « en joignant l’utile à l’agréable puisque nous passerons dix jours au rythme de la pétanque. En espérant faire mieux que l’an dernier ».

    Plus près de chez nous, à la Bouilladisse à l’est de Marseille exactement, les Negro font le court déplacement. « Ça devient un rituel » confirme le papa Claude pour qui ce sera la troisième participation, « dont une où nous avons atteint le mardi matin avec les copains », sourit-il. « Cette année nous allons unir nos forces avec mes fistons Julien et Thomas pour cette aventure. La Marseillaise est un concours incontournable pour les passionnés. Il y a ce côté festif du dimanche unique. Je me souviens d’une époque où notre club affrétait un bus pour la circonstance avec les glacières bien remplies. Manger un sandwich. boire un petit coup, discuter avec les gens venus de tout horizon, ce sont des plaisirs simples mais de plus en plus rares dans le monde où nous vivons. »

    Ces exemples-là, on pourrait les multiplier par dix, par cent. Ce lien familial avec le Mondial La Marseillaise à la pétanque contribue grandement au succès de l’épreuve. Certaines sont là depuis la création de la Marseillaise. On pense aux Brocca qui se passent le flambeau génération après génération pour faire perdurer la tradition.

    Puis il y a les champions. Ceux qui veulent décrocher la lune. Et là c’est une autre paire de manches. En 2000 Louis et Étienne Lacroix associés à Jean Dubois y sont parvenus. En 2006 Jo et Antoine Dubois avec Benefissa avaient aussi réussi cette incroyable performance. Antoine Dubois, encore lui, l’avait emporté avec son neveu Tyson Molinas en 2022. D’autres ont échoué de peu. Les frères Kourgane, Zoé et Saïd, battus en finale avec Willielm (1976). Les Molinas, Louis, Mamour et Ben tombés deux fois en finale ensemble en 2001 puis en 2007.

  • Antoine Corso, ce si discret gardien du tableau d’affichage

    Antoine Corso, ce si discret gardien du tableau d’affichage

    Depuis près vingt-six ans, Antoine Corso est une silhouette discrète mais incontournable du Mondial La Marseillaise à pétanque. Assis patiemment dans les tribunes à côté du tableau d’affichage du stade d’honneur, c’est lui qui change manuellement mène après mène, le score de chaque partie qui s’y joue.

    Révolution numérique

    Son histoire avec le Mondial La Marseillaise commence presque par hasard. Une rencontre avec Maurice Caumel, le directeur technique du concours, alors qu’il travaille comme mécanicien dans une concession automobile. « On a discuté, on a sympathisé et il m’a invité à venir au Mondial », raconte simplement Antoine Corso. À l’époque, il découvre un univers qu’il connaît peu. Mais les amitiés se nouent et il finit par proposer son aide dans l’organisation. Très vite, il trouve sa place dans l’équipe des bénévoles.

    « La première fois que je suis arrivé Borély, Maurice m’a demandé si je voulais essayer de marquer les scores. J’ai commencé à courir aux quatre coins du parc pour noter les résultats des parties et les porter à la rédaction du journal. » Avant l’ère du tout numérique, lui posait minutieusement ses notes dans de petits carnets. « Dès qu’une équipe gagnait sa partie, on allait donner immédiatement le score, désormais, c’est fait automatiquement par ordinateur. »

    Antoine bascule alors sur le tableau d’affichage des parties disputées dans le carré d’honneur. Plages du Prado, parc Borély, parvis du Mucem, en bas de la Canebière ou face à la Mairie sur le Vieux Port, ces lieux prestigieux qui ont accueilli les finales du Mondial ces vingt dernières années, il les a tous connus, sagement assis en tribune. La plus mémorable à ses yeux ? Cette finale électrique de 2014 où Z’yeux, « l’Ours » comme il l’appelle, avait fait le clown et déstabilisé une triplette malgache qui échouera après avoir largement mené la partie.

    Amitiés et notoriété

    Au-delà du jeu, ce sont les rencontres qui comptent aussi beaucoup pour lui. « Assis là-haut, perché sur la tribune, j’ai connu des jeunes de Bordeaux, des gens de Lille avec qui on est toujours en contact. Ils m’appellent chaque année pour savoir s’ils peuvent venir. » Parfois il leur garde la place à ses côtés.

    Un poste clé et un travail de l’ombre qui lui a aussi donné une notoriété toute relative, planté dans l’axe de la caméra. Les proches et la famille le reconnaissent à la télévision. Il en rit encore. « On me dit : Tonton, je t’ai vu à la télé ! » Mais il sera cette année encore rattrapé par le modernisme puisque le tableau du stade d’honneur va devenir à son tour numérique.

    « On me trouvera quelque chose à faire. Puis on m’a dit qu’il y aura besoin de quelqu’un pour le stade IDELIA », sourit Antoine pas inquiet de rester des heures en plein soleil. « Tant que je peux le faire, je le ferai. » Car si le Mondial évolue, Antoine Corso, lui, reste un de ses témoins les plus fidèles, entre mémoire des scores et mémoire des hommes.

  • Jason Giraud et Dylan Dubois, l’éclosion annoncée de deux pépites

    Jason Giraud et Dylan Dubois, l’éclosion annoncée de deux pépites

    On ne parle plus qu’eux sur les plus grands Nationaux. Jason Giraud et Dylan Dubois, récemment passés par le Fréjus international pétanque, sont les grandes révélations de cette saison 2026. Les deux amis se sont notamment illustrés lors du championnat du Var triplette mixte aux côtés de Fanja Aubriot, puis au National de Cannes qu’ils ont remporté avec Alessio Cocciolo. Des performances de choix dans deux des compétitions les plus relevées de l’Hexagone, où figurent régulièrement des références mondiales comme Diego Rizzi ou Dylan Rocher entre autres. « Ils forment une doublette incroyable », résume Jean Casale, dit « Pépito », le directeur sportif de l’association fréjussienne.

    Protection et expérience

    Le dirigeant varois distingue deux profils complémentaires. « Jason est un véritable meneur. Il prend des initiatives, possède déjà une grande maturité et sait reprendre le tir quand il le faut. C’est un gagneur, un leader complet », décrit-il. Dylan Dubois, lui, est « un tireur pur doté d’une mentalité phénoménale ». « C’est un garçon très posé, passionné par la pétanque. Sa principale force, c’est son acharnement. Un jour à Nice, je l’ai vu sortir le bouchon à neuf reprises », se souvient Jean Casale. Le directeur sportif insiste également sur l’importance de leur entourage. « Ils sont très bien encadrés par leurs papas, qui n’hésitent pas à sacrifier leurs propres concours pour suivre leurs enfants. » Conscient du potentiel de ses protégés, le Fréjus international pétanque a choisi de les accompagner avec prudence. « Avec Philippe Pietri, mon adjoint, nous décidons avec qui ils jouent. C’est une façon de les protéger. » Le club a d’ailleurs fait le choix de ne pas leur proposer de contrat. « Nous ne voulons pas mélanger le plaisir de jouer et l’argent. » Seuls les frais sont pris en charge. Pour Jean Casale, la marge de progression reste immense. « Aujourd’hui, ils sont à peine à 50% de leur potentiel. Ils ont encore les qualités et les défauts du manque d’expérience. » C’est dans cette logique qu’il a validé leur association avec Rémy Galleau, finaliste de La Marseillaise en 2013, pour la 65e édition de la prestigieuse épreuve phocéenne. « C’est quelqu’un qui va bien les encadrer. Quand ils le sont, ce sont des monstres », prévient Pépito.