Tag: PCF

  • Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Trois jours après la grande mobilisation du 18 « qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand succès d’union et de rassemblement », les communistes de la section de La Garde-Le Pradet ont bien l’intention de maintenir vivante la lutte sociale et politique tout au long de la 4e édition de la fête des Oursinières qui va se dérouler ce dimanche.

    « La date du 21 est aussi la journée internationale de la paix et nous saurons également nous y associer », poursuit le secrétaire de section Yves Pellegrino. Avec en particulier le témoignage de Louis Camenzulli, responsable du Mouvement de la paix du Var, qui faisait partie de la délégation présente aux commémorations des bombardements atomiques à Hiroshima en août dernier.

    Une focale particulière sera également accordée tout au long de la journée aux élections municipales de 2026 qui seront normalement « le premier rendez-vous démocratique fixé aux Français ».

    « Le mécontentement est immense, profond », constate Pascale Voirgard l’une des colistière qui bat le terrain sur les marché et au porte à porte. «Mais on est bien accueillis, il y a un désir de changement », précise-t-elle.

    Mais, prévient Yves Pellegrino, le Rassemblement national poursuit sa progression à La Garde, où la droite est en difficulté, et au Pradet aussi.

    Sous le signe du rassemblement

    Des batailles qui s’annoncent rudes mais avec de sérieux atouts pour les forces progressistes. Notamment sous le Rocher où « la gauche, après 20 ans de divisions locales, a concrétisé une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour d’un projet municipal à la hauteur des attentes des habitantes et habitants ».

    Avec une équipe « Unis pour La Garde » bien en marche, avec à sa tête la socialiste Julia Peironet et quatre communistes sur la liste en position éligible.

    « La fête des Oursinières sera ce moment de rencontre, de compte rendu, de témoignages concernant la campagne des municipales », insiste le secrétaire de section. Avec entre autres les prises de parole de Julia Peironet et Philippe Signorino, pour La Garde ainsi que Gilberte Mandon pour Le Pradet, qui interviendra également sur la dimension métropolitaine.

    À noter également la présence d’une expositon sur les 80 ans de notre Sécurité sociale créer à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Histoire de ne pas oublier que nos aînés se sont battus pour la gagner. Un combat toujours d’actualité pour la garder comme il va être rappelé aujourd’hui dans toutes les manifestations.

    Du pain sur la planche donc pour cette 4e édition. Un nouveau moment de partage et de fraternité avec des moules frites à volonté.

    Une fête, assure Yves Pellegrino, ouverte très largement au-delà des seuls adhérents communistes aux personnes qui partagent les valeurs de justice sociale, et où le débat sera de mise.

    Pour ce qui du programme des festivités, entre autres, les chants de la rue seront à l’honneur. L’occasion pour chacun et ensemble de pousser la chansonnette guidé par Valérie, la choriste. A noter également pour les amateurs de pétanque, le terrain de boules à disposition des participants. Sans oublier la tombola avec ses deux lots gagnant d’une valeur de 150 euros.

    Entrée libre. Repas : 20 euros.

    Réservation : Tél. 06.89.09.91.64

    ou 06.01.64.47.86

  • Une soirée de solidarité pour les victimes du Prolé d’Alès

    Une soirée de solidarité pour les victimes du Prolé d’Alès

    Plus de trois mois après l’attaque du Prolé dans la nuit du 30 au 31 mai, le Parti communiste français a tenu à organiser une soirée de solidarité pour les victimes. L’objectif est de récolter des fonds pour une caisse de soutien qui permettra de les aider pour leurs frais d’avocat. « C’est une soirée pour financer les victimes mais aussi parce qu’il faut faire la fête, faire une fête antifa », explique Giovanni di Francesco, secrétaire de la section PCF d’Alès qui s’est également porté partie civile dans ce dossier. Vendredi 26 septembre (20h30), deux groupes (Paris-Brest et MC’s du Midi) viendront donc jouer bénévolement dans la cour du Prolé.

    L’objectif est également de rappeler les faits alors que l’enquête patine. En effet, malgré le dépôt par plusieurs victimes d’éléments prouvant l’implication des néofascistes du Bloc montpelliérain, aucune arrestation n’a encore eu lieu trois mois et demi après les faits. « Le parquet et la police ne se bousculent pas au portillon pour mener l’enquête. Va-t-on tirer un trait sur ce qu’il s’est passé ? Ces groupuscules peuvent-ils agir impunément dans notre pays ? Pour l’instant nous n’avons aucune nouvelle. Mais il y a tellement de complaisance au niveau national que la plupart de ces histoires ne sont pas instruites. Le Bloc Montpelliérain faisait partie des groupuscules d’extrême droite qui ont défilé à Paris le 10 mai sous la protection plus que bienveillante de la police », enrage Giovanni di Francesco.

    D’autant que les victimes, et notamment le cheminot qui avait eu le nez cassé, restent sous le choc. « Il va reprendre le travail cette semaine. Il s’est remis de ses blessures physiques mais il était complètement traumatisé parce que c’est un gars qui est un vrai pacifiste dans l’âme », explique le communiste.

  • « Nous avons une gestion saine et rigoureuse »

    « Nous avons une gestion saine et rigoureuse »

    La Marseillaise : Depuis combien de temps êtes-vous engagée en politique ?

    Pascale Eugène : J’ai commencé dans la fonction publique en 1988. Je travaillais à la mairie d’Alès et j’étais secrétaire parlementaire de Gilbert Millet (PCF), qui était à l’époque député du Gard. J’ai fait une pause après avoir eu des enfants et j’ai repris du service quand Patrick Malavieille a été élu député du Gard. Après avoir passé différents concours, j’ai travaillé pour Alès agglomération et depuis 2020 je travaille au cabinet du maire de Saint-Martin-de-Valgalgues. En 2009 j’ai été élue municipale à la Grand-Combe et je suis adjointe aux finances depuis 2022. Je suis aussi membre du Parti Communiste depuis de nombreuses années.

    Quel bilan tirez-vous du mandat effectué à La Grand-Combe ?

    P.E. : Beaucoup de projets sont en cours, comme notamment la rénovation énergétique des écoles. Il y a aussi la rue Nelson Mandela qui a été un gros dossier. Nous avons un gros projet d’ombrière derrière la maison de santé. Nous avons aussi un projet de city-stade à la demande du conseil municipal des enfants.

    Dans quel état sont les finances
    à La Grand-Combe ?

    P.E. : Le budget de fonctionnement est de 10 millions d’euros et 8 millions en investissement. Nous avons un excédent de fonctionnement cumulé qui s’élève à 3,5 millions, ce qui permet d’avoir de belles ambitions pour la suite. Nous avons une gestion saine et rigoureuse des finances. Ces dernières années, nous sommes contraints d’être encore plus vigilants.

    Comment vont se dérouler les prochains mois avant le début officiel de la campagne municipale ?

    P.E. : Maintenant que l’accord avec le PS est acté et que la liste est montée, nous avons eu notre premier comité de campagne lundi 8 septembre. Nous commençons à co-construire notre programme. Nous allons maintenant aller à la rencontre des habitants grâce notamment à des réunions publiques.

  • 80 ans après sa création, le combat pour la Sécu continue

    80 ans après sa création, le combat pour la Sécu continue

    Constat sans appel pour les participants au débat « 80e anniversaire de la sécurité sociale et alternative à l’austérité » : notre système de soins et notre protection sociale vont mal. « La France a reculé au 23e rang sur 27 des pays de l’OCDE en matière de mortalité infantile », souligne Caroline Chevé de la FSU. « Par exemple, il y a 14 médecins aux urgences de Perpignan alors qu’il en faudrait 45 », surenchérit Laurent Brun (CGT).

    Pour Yannick Monnet, député communiste de l’Allier, c’est la conséquence des logiques qui éloignent la Sécu de ses principes fondateurs. « De 1945 jusqu’à maintenant l’évolution du rapport de force à modifier des choses, notamment sur la gouvernance », analyse-t-il, vivement opposé à la fiscalisation des ressources de la Sécu introduite par la CSG et à l’objectif national de dépenses de l’assurance maladie (Ondam). « Le pouvoir politique définit quelle va être l’enveloppe Ondam et ensuite on essaye de répartir selon les besoins, c’est le contraire qu’il faut faire : il faut partir des besoins pour ensuite définir les ressources », avance le député PCF.

    Selon Caroline Chevé, l’affaiblissement de la Sécu provoque l’explosion du secteur assurantiel et lucratif « où chacun cotise selon ses besoins : on paye plus cher si on est plus vieux, plus malade, et on reçoit selon ce qu’on a eu les moyens de se payer », résume-t-elle. Une logique totalement contraire à celle de la Sécu. De même, la dirigeante syndicale insiste sur le principe d’universalité de la Sécurité sociale qui « doit valoir pour tous » y compris les assurés sociaux aisés car « une Sécu réservée aux plus démunis, c’est la petite musique des libéraux pour ensuite développer tout un discours sur les “assistés” ».

    Constitutionnalisation

    Laurent Brun veut renouer avec la gestion démocratique de la Sécurité sociale : « La cotisation appartient aux salariés, c’est une part de leur salaire. On n’imagine pas que les employeurs nous disent comment on utilise notre salaire. On refuse la fiscalisation de la Sécu qui justifie que l’État s’en mêle. Est-ce que si on propose le paritarisme pour gérer les profits, les patrons réagiraient bien ? On entendrait parler de spoliation ». En attendant, la priorité de la CGT « c’est de dégager le lucratif ».

    Les trois intervenants s’accordent sur l’importance de porter avec force une ambition pour la Sécurité sociale du XXIe siècle à l’occasion des manifestations anti-austérité du 18 septembre.

    Sur le plan institutionnel, Yannick Monnet annonce pour conclure qu’il s’apprête à présenter une proposition de loi, travaillée avec Pierre Dharréville lorsqu’il était député, pour constitutionnaliser l’existence de la Sécu. Une manière de la sanctuariser mais aussi d’inscrire le principe de sa gestion par les premiers intéressés et de son financement par la cotisation.

  • Fabien Roussel aux riches : « Rendez l’argent ! »

    Fabien Roussel aux riches : « Rendez l’argent ! »

    À propos de la situation politique, il considère que « la chute du gouvernement Bayrou ne règle rien. Le fusible a sauté mais le tableau électrique est toujours en place ». Pour lui Bayrou ou Lecornu, c’est « chou vert et vert chou ».

    « Je voudrais dénoncer les provocations policières sur instruction de M. Retailleau », indique-t-il à propos du 10 septembre tout en considérant que c’est un premier succès. « Le bloqueur en chef, c’est le président de la République, place au peuple ! Le seul message que nous avons à faire passer : faire appel à l’intervention des salariés et de la jeunesse pour être très très nombreux le jeudi 18 septembre », martèle-t-il.

    « Cette colère immense qui monte porte en elle quelques germes d’espoir qu’il faut entretenir. Tous ces gouvernements nous ont fait les poches pour remplir celles des riches, c’est un fait et cette prise de conscience de classe progresse », affirme Fabien Roussel. En la matière, le communiste prévient : « nous serons intransigeants, irréductibles même : les sacrifices, c’est terminé, qu’ils prennent aux riches ! » Il rappelle qu’en 2017, à la prise de fonction d’Emmanuel Macron, « les 60 plus grandes fortunes cumulent 600 milliards aujourd’hui c’est 1 200 milliards d’euros, le double en 8 ans ! C’est un braquage des finances publiques, de nos poches vers leurs poches. Cet argent c’est celui de notre travail, de nos impôts. Rendez l’argent ! »

    Le maire de Saint-Amand-les-Eaux, insiste : « Que les choses soient claires : il y a besoin de ruptures claires et franches, sans quoi les mêmes causes produiront les mêmes effets et s’il le faut nous appuierons sur le bouton de la censure. Si le président de la République menace d’une dissolution, et bien dont acte, nous n’avons pas peur d’en revenir au peuple. Avant cela nous communistes, nous voulons l’intervention du monde du travail pour que les travailleurs et la jeunesse prennent la main. Notre priorité c’est de le mettre la pression la plus forte, la plus totale ».

    Dans cette période d’instabilité, le PCF porte quatre exigences : « 1, toutes les mesures toxiques et scandaleuses du budget Bayrou, dehors ! Niet, on n’en veut pas. 2, une augmentation générale des salaires. 3, abrogation de la réforme des retraites. 4, de la justice fiscale, que les gros payent gros et que les petits payent petit », énumère Fabien Roussel.

    Déterminé à incarner le « parti pris du travail et de la paix », il propose « de mettre 500 milliards d’euros sur la table en 5 ans. Ça peut vous paraître fou quand on dit partout qu’il faut faire des économies mais c’est le choix que la France doit faire : investir massivement. Nous devons retrouver la France des bâtisseurs. Une France unie, heureuse de se retrousser les manches pour réparer le présent et construire l’avenir, sans exploitation, sans gaver les actionnaires. Quand ils vous parlent de la dette, parlez-leur de vos enfants, nous avons besoin d’investir ».

    Fabien Roussel souligne l’importance d’agir sur le pouvoir d’achat avec une échelle mobile des salaires, un Smic à 2000 euros bruts, une augmentation des pensions et 10% de plus sur le point d’indice des fonctionnaires.

    Concernant la situation internationale, le secrétaire national du PCF affirme : « Le droit international, ils sont nombreux à vouloir le faire respecter en Ukraine, nous nous voulons le faire respecter partout et donc aussi pour les peuples cubain, sahraoui, kurde et, bien sûr, nous sommes au côté du peuple palestinien qui subit un génocide. Comme supporter l’inaction de tous ces gouvernements dont celui de la France quand 18 000 enfants sont morts sous les bombes ou sous les balles de l’armée israélienne ? Ce gouvernement d’extrême droite comme les dirigeants du Hamas devront rendre des comptes devant la justice internationale, à l’Humanité tout entière », estime-t-il. « La France doit agir vite. Il faut briser le blocus à Gaza et apporter l’aide humanitaire en urgence. Je demande solennellement au président de la République de mettre en place une flottille de solidarité officielle, encadrée par les marines nationales des pays volontaires », avance le communiste.

    Alors que la délégation de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) venue assister à son meeting est acclamée par la foule, Fabien Roussel, lance : « Comme Mandela en son temps, nous plaçons dans Marwan Barghouti qui doit être libéré et l’OLP tous nos espoirs pour une Palestine libre, démocratique et laïque, au côté du peuple israélien ».

    Très sévère à l’égard du RN dont les représentants « rendent l’étranger responsable de tous les maux de la terre », Fabien Roussel considère que « Nous avons besoin que la gauche soit au rendez-vous pour retrouver le chemin du peuple. C’est la condition pour construire les victoires de 2026 et 2027. Le rassemblement, nous n’avons que ce mot à la bouche », avance-t-il devant les responsables de toutes les formations de gauche venus l’entendre à l’exception de la France insoumise pourtant présente avec un stand sur la Fête de l’Humanité. Une volonté de rassemblement qui ne l’empêche pas de militer pour un regain d’influence du PCF, bien au contraire. « Nous avons besoin, pour que la gauche gagne, d’un Parti communiste plus fort dans les quartiers, les entreprises et les villages. Je suis fier d’être le secrétaire national du plus beau parti de France à l’initiative des plus belles conquêtes de notre pays. Franchissez le pas, rejoignez la famille, le Parti communiste français ! », conclut-il.

  • À Béziers, déjà deux listes dans l’arc républicain

    À Béziers, déjà deux listes dans l’arc républicain

    Les 15 et 22 mars 2026, Béziers se donnera-t-elle les moyens de tourner la page de l’extrême droite incarnée depuis 2014 par Robert Ménard réélu au 1er tour en 2020 avec 68% des voix ?

    À gauche, le Printemps biterrois travaille à ne pas reproduire les erreurs du passé. Avec 3 listes de gauche, « on a fait le pire en 2020, on ne peut faire que mieux », positive Thierry Antoine (EELV). Voilà plusieurs mois que les principales formations politiques (PS, EELV, PCF, l’Après, Place publique, Génération.S, Gagner) sont rassemblées pour porter un projet progressiste commun. Dimanche 7 septembre lors de la fête de la Plantade organisée par le PCF, une nouvelle étape a été franchie avec la désignation « par consensus » de l’écologiste Thierry Antoine comme tête de liste.

    Une première victoire pour le Printemps biterrois même si la France insoumise (LFI) manque toujours à l’appel. « Rien n’est acté, on aura encore des discussions. Le ressenti de leurs militants n’est pas forcément le même que celui du parti. Magali Crozier [LFI] était présente à la Plantade et a laissé entendre que tout reste possible », positive Thierry Antoine. En 2020 aux côtés des Insoumis, il n’avait obtenu que 5,36%. « Il faudra faire beaucoup mieux, au moins imposer un second tour. » Pour ce faire, le programme sera une clé. Des consultations citoyennes vont s’accélérer, quartier par quartier. « Le com’ de Ménard étouffe les Biterrois qui ne s’expriment plus. Il faut jouer la proximité, la déclinaison des programmes nationaux on n’en veut plus », promet l’écologiste.

    Thierry Mathieu en piste

    Quelque part c’est aussi le ressenti de Thierry Mathieu. Mais pour le directeur de la CAF de l’Hérault qui a officialisé sa candidature le 4 septembre devant 400 soutiens, la comparaison s’arrête là. « Je respecte les partis mais je ne crois plus en eux à l’échelle locale », tranche Thierry Mathieu. Pour lui, le seul parti qui vaille, c’est « celui des bonnes volontés » qu’il essaye d’agréger avec des associatifs, acteurs culturels et sportifs, chefs d’entreprise, citoyens de diverses sensibilités politiques…

    Sa démarche autour d’un projet dit « humaniste et républicain » est perçue comme centriste du côté du Printemps biterrois. « Thierry Mathieu a pas mal d’anciens de Raymond Couderc [ex-maire UMP] ou proches de la Macronie », observe Thierry Antoine. Et aussi quelques socialistes ou proches à l’instar des sénateurs Hussein Bourgi (PS) et Henri Cabanel (RDSE). Un soutien de Carole Delga à Thierry Mathieu, conseiller régional de sa majorité, pourrait peser. « Je serais étonné qu’elle prenne position pour quelqu’un qui se dit ni de droite ni de gauche et n’aime pas les partis », tacle Thierry Antoine.

    En attendant, le directeur de la CAF trace sa route « pour ma ville », dit-il. Marqué par les événements à la Devèze, il veut « ventiler les effectifs de la police dans tous les quartiers ». Mais aussi causer laïcité pour « arrêter de manipuler les religions comme Ménard ». Plutôt que des uniformes, il proposera un « accès gratuit au soutien scolaire » et promet de « créer un écosystème favorable à l’emploi » à Béziers où le taux de pauvreté atteint 36%.

  • Fabien Roussel : « Le bloqueur en chef, c’est le président de la République, place au peuple ! »

    Fabien Roussel : « Le bloqueur en chef, c’est le président de la République, place au peuple ! »

    Samedi à la mi-journée, le stand national des communistes de la Fête de l’Humanité accueillait un meeting de Fabien Roussel. L’occasion pour lui de célébrer les 90 ans d’un événement à nul autre pareil. « Les communistes peuvent être fiers de tous les combats portés ici. Merci aux milliers de militants communistes sans qui cette fête n’existerait pas, c’est vous qui en êtes les bâtisseurs », lance-t-il à une foule enthousiaste.

    À propos de la situation politique, il considère que « la chute du gouvernement Bayrou ne règle rien. Le fusible a sauté mais le tableau électrique est toujours en place ». Pour lui Bayrou ou Lecornu, c’est « Chou vert et vert chou ».

    « Je voudrais dénoncer les provocations policières sur instruction de M. Retailleau », indique-t-il à propos du 10 septembre tout en considérant que c’est un premier succès. « Le bloqueur en chef , c’est le président de la République. Place au peuple ! Le seul message que nous avons à faire passer : faire appel à l’intervention des salariés et de la jeunesse pour être très très nombreux le jeudi 18 septembre », martèle-t-il.

    « Rendez l’argent ! »

    « Cette colère immense qui monte porte en elle quelques germes d’espoir qu’il faut entretenir. Tous ces gouvernements nous ont fait les poches pour remplir celles des riches, c’est un fait et cette prise de conscience de classe progresse », affirme Fabien Roussel. En la matière, le communiste prévient : « nous serons intransigeants, irréductibles même : les sacrifices c’est terminé, qu’ils prennent aux riches ! » Il rappelle qu’en 2017, à la prise de fonction d’Emmanuel Macron, « les 60 plus grandes fortunes cumulent 600 milliards aujourd’hui c’est 1200 milliards d’euros, le double en 8 ans ! C’est un braquage des finances publiques, de nos poches vers leur poches. Cet argent c’est celui de notre travail, de nos impôts. Rendez l’argent ! »

    Le maire de Saint-Amand-les-Eaux, insiste : « Que les choses soient claires : il y besoin de ruptures claires et franches, sans quoi les mêmes causes produiront les mêmes effets et s’il le faut nous appuierons sur le bouton de la censure. Si le président de la République menace d’une dissolution, et bien dont acte, nous n’avons pas peur d’en revenir au peuple. Avant cela nous communistes, nous voulons l’intervention du monde du travail pour que les travailleurs et la jeunesse prennent la main. Notre priorité c’est de mettre la pression la plus forte, la plus totale ».

    Dans cette période d’instabilité, le PCF porte quatre exigences : « 1, toutes les mesures toxiques et scandaleuses du budget Bayrou, dehors ! Niet, on n’en veut pas. 2, une augmentation générale des salaires. 3, abrogation de la réforme des retraites. 4, de la justice fiscale, que les gros payent gros et que les petits payent petit », énumère Fabien Roussel.

    Déterminé à incarner le « parti-pris du travail et de la paix », il propose « de mettre 500 milliards d’euros sur la table en 5 ans. Ca peut vous paraître fou quand on dit partout qu’il faut faire des économies mais c’est le choix que la France doit faire : investir massivement. Nous devons retrouver la France des bâtisseurs. Une France unie, heureuse de se retrousser les manches pour réparer le présent et construire l’avenir, sans exploitation, sans gaver les actionnaires. Quand ils vous parlent de la dette, parlez-leur de vos enfants, nous avons besoin d’investir ».

    Fabien Roussel souligne l’importance d’agir sur le pouvoir d’achat avec une échelle mobile des salaires, un Smic à 2000 euros bruts, une augmentation des pensions et 10% de plus sur le point d’indice des fonctionnaires.

    Concernant la situation internationale, le secrétaire nationale du PCF affirme : « Le droit international, ils sont nombreux à vouloir le faire respecter en Ukraine, nous nous voulons le faire respecter partout et donc aussi pour les peuples cubain, sahraoui, kurde et, bien sûr, nous sommes au côté du peuple palestinien qui subit un génocide. Comment supporter l’inaction de tous ces gouvernements dont celui de la France quand 18 000 enfants sont morts sous les bombes ou sous les balles de l’armée israélienne ? Ce gouvernement d’extrême droite comme les dirigeants du Hamas devront rendre des comptes devant la justice internationale, à l’Humanité toute entière », estime-t-il. « La France doit agir vite. Il faut briser le blocus à Gaza et apporter l’aide humanitaire en urgence. Je demande solennellement au président de la République de mettre en place une flottille de solidarité officielle, encadrée par les marines nationales des pays volontaires », avance le communiste.

    Alors que la délégation de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) venue assister à son meeting est acclamée par la foule, Fabien Roussel, lance : « Comme Mandela en son temps, nous plaçons dans Marwan Barghouti qui doit être libéré et l’OLP tous nos espoirs pour une Palestine libre, démocratique et laïque, au côté du peuple israélien ».

    Très sévère à l’égard du RN dont les représentants « rendent l’étranger responsable de tous les maux de la terre », Fabien Roussel considère que « Nous avons besoin que la gauche soit au rendez-vous pour retrouver le chemin du peuple. C’est la condition pour construire les victoires de 2026 et 2027. Le rassemblement, nous n’avons que ce mot à la bouche », avance-t-il devant les responsables de toutes les formations de gauche venus l’entendre à l’exception de la France insoumise pourtant présente avec un stand sur la Fête de l’Humanité. Une volonté de rassemblement qui ne l’empêche pas de militer pour un regain d’influence du PCF, bien au contraire. « Nous avons besoin, pour que la gauche gagne, d’un Parti communiste plus fort dans les quartiers, les entreprises et les villages. Je suis fier d’être le secrétaire national du plus beau parti de France à l’initiative des plus belles conquêtes de notre pays. Franchissez le pas, rejoignez la famille, le Parti communiste français ! », conclut-il.

  • Alès : la gauche se fixe un ultimatum

    Alès : la gauche se fixe un ultimatum

    Dans la capitale des Cévennes, la gauche partage un constat : sans union, les municipales de 2026 sont perdues. « L’union est une condition nécessaire mais pas suffisante », résume Armand Crépin, chef de file des Insoumis à Alès. En effet, au vu de la montée de l’extrême droite et d’un Christophe Rivenq (LR) qui occupe déjà le fauteuil de maire et espère donc bénéficier de la prime au sortant en étant très présent sur le terrain, la gauche sait qu’il faudra élargir sa base électorale.

    Mais avant, l’union est donc indispensable entre le Printemps alésien composé des Communistes et de Place publique et Maison commune emmenée principalement par les socialistes et les insoumis. Tout l’été, des discussions ont eu lieu entre les deux organisations pour parvenir à une première réunion le 8 septembre où chacun a renouvelé sa volonté de travailler pour parvenir à un accord. « On accélère le rythme des négociations pour terminer rapidement. Pour l’instant, il n’y a rien d’indépassable », précise l’insoumis. « Il y a eu rapprochement », confirme aussi Giovanni di Francesco, le secrétaire de la section communiste d’Alès.

    Blocage autour

    de la tête de liste

    L’optimisme était donc de rigueur après cette rencontre. Les deux organisations se sont données jusqu’à la fin du mois pour parvenir à un accord. Mais le réel point de blocage reste le mode de fonctionnement de la désignation de la tête de liste. Aujourd’hui, trois hommes ont confirmé leur désir d’être candidats : Paul Planque (PCF) pour le Printemps alésien, Basile Imbert (PS) et Armand Crépin (LFI).

    Malgré cet embouteillage pour occuper la fonction, le nouveau chef de file du PS alésien, Basile Imbert, reste optimiste : « Il n’y a rien d’insurmontable. Sur le projet politique, nous sommes d’accord sur 99,9%. Pour l’instant ça n’a pas abouti. Nous voulons que toutes les décisions se prennent de la manière la plus collégiale possible. Si localement on se met d’accord entre socialiste et insoumis, c’est que les communistes peuvent nous rejoindre. »

    Deux méthodes de désignation ont été posées sur la table et chacun doit désormais en discuter avec son organisation. En creux se pose également la question de la gouvernance de la structure pour que tout le monde y trouve sa place durant la campagne et que l’équipe soit opérationnelle si elle est élue en mars. Mais avec une volonté forte d’inclure des citoyens sur la liste tout en respectant les équilibres de chaque famille politique, la constitution de cette liste n’est pas évidente. « On partirait sur une réunion qui regroupe les deux structures autour du 20 ou 25 septembre où se prendra la décision au consensus de la tête de liste après discussion et débat », explique Giovanni di Francesco sans donner plus de détails.

    Fin septembre pourrait donc être officialisée la tête de liste de l’union de la gauche à Alès. « On deviendrait figure d’exception de trouver une union de toute la gauche. Ça devient très rare. Mais l’importance c’est aussi d’avoir toute la gauche unie pour ne pas refaire les erreurs du national », conclut Armand Crépin.

    « L’union est une condition nécessaire mais pas suffisante »

  • « Le PCF prendra toute sa place dans la liste de gauche à Saint-Cyr »

    « Le PCF prendra toute sa place dans la liste de gauche à Saint-Cyr »

    La Marseillaise : Où en est-on du rassemblement de la gauche à Saint-Cyr-sur-Mer pour 2026 ?

    Sylvie Vinceneux : Nous y travaillons activement et nous comptons y prendre toute notre place. À ce titre, j’ai été désignée comme cheffe de file du PCF pour la commune. Initialement, le Parti socialiste devait conduire la liste d’union de la gauche, mais le conseiller municipal sortant, qui avait été candidat en 2020, ne se représente pas. Lorsqu’il y a eu les premières négociations, en novembre, nous avons dit qu’on laissait la place au PS, pour des raisons historiques et de légitimité. Donc c’était acté. Mais avant-hier, celui qui devait conduire la liste a renoncé.

    Seriez-vous prête à assumer cette responsabilité ?

    S. V. : Bien entendu, mais on se heurte, pour l’instant, à quelques résistances. Pourtant, si on regarde les résultats des élections législatives, on constate que notre liste a obtenu environ 400 voix de plus que celle dirigée par le PS. Lors de la prochaine réunion, le 19 septembre, nous allons aborder ce point de manière collective. Mais, je le répète, nous sommes prêts à prendre toute notre place et nous avons un certain nombre de propositions à mettre sur la table.

    Justement, quelles sont les priorités que vous avez définies pour Saint-Cyr ?

    S. V. : Le logement, pour commencer. C’est catastrophique, personne ne peut plus se loger. Ce qui est certain, c’est qu’aucun Saint-Cyrien ne verra jamais ses petits-enfants dans la maison d’à côté, parce qu’ils ne pourront pas acheter. Une étude, dans le cadre du PLH [plan local de l’habitat, Ndlr] intercommunautaire, va sortir. Il faut compter à peu près 850 000 euros pour loger une famille de quatre personnes. Et sur le marché locatif, il n’y a pas grand-chose. Parce que la caractéristique de Saint-Cyr, c’est d’avoir 49% de logements qui sont des résidences secondaires. Le maire actuel ne veut absolument prendre aucune disposition. On est une des rares communes à ne pas appliquer la taxe sur les résidences secondaires. Sans compter que la ville est en carence de logement social. La solution est de faire des petites opérations et non pas une grosse concentration, comme celle prévue dans le projet de déplacement de la gare.

    Vous avez également des propositions pour faciliter l’accès aux soins…

    S. V. : Oui, mais pas par des maisons de santé qui se montent presque toutes les semaines, où sont pratiqués des dépassements d’honoraires et qui ne sont ni ouvertes tard le soir ni accessibles 7 jours sur 7. Nous, ce que l’on défend, ce sont des centres de santé accessibles à tous avec sa carte Vitale. Même au Beausset, la mairie a poussé pour qu’il y en ait un. Et à La Cadière, il vient de se faire.

    Aujourd’hui, si on a une urgence médicale, on est obligé d’aller à l’hôpital de La Ciotat.

    Et concernant la prise en charge de la dépendance ?

    S. V. : Il existe une résidence pour personnes âgées valides, mais il n’y a plus de place. On a besoin d’un autre établissement de ce style-là, pour commencer. Mais, aussi, d’avoir une réflexion sur un Ehpad public. Aujourd’hui, il y en a deux privés, où il faut débourser minimum 3 000 euros par mois. C’est quelque chose qui inquiète les gens et dont on nous parle tout le temps sur le marché.

    Et pour ce qui est de la défense des terres agricoles ?

    S. V. : Le mantra du maire LR, qui ne se représente pas, était toujours : un tiers entreprise-artisanat, un tiers logement et un tiers agriculture. En réalité, le troisième tiers, à chaque fois, est complètement mité. Il y a des constructions qui arrivent à se faire sur des terrains agricoles parce qu’on a, d’un seul coup, donné un permis à un ayant droit. Cela ne favorise pas l’installation de jeunes agriculteurs. Nous défendons la mise en place d’une zone d’agriculture protégée. Nous souhaitons renforcer le partenariat avec les agriculteurs pour développer les circuits courts, notamment pour approvisionner les cantines scolaires.

    Comment comptez-vous associer la population à la construction de ce programme ?

    S. V. : Le problème qu’on a à Saint-Cyr, qui est un vrai problème démocratique, c’est qu’on n’a aucun accès aux salles publiques. Le maire refuse, en s’appuyant sur un règlement complètement débile interdisant aux partis politiques l’accès à ces salles communales. Je vais saisir le préfet. On va voir si ça bouge.

    C’est pour ça que, pour l’instant, on est un peu en circuit fermé. Mais on va essayer de travailler sur des questionnaires, en porte-à-porte et sur le marché, pour interroger la population.

  • « Avant de partir, je distribuais des tracts pour l’Algérie »

    « Avant de partir, je distribuais des tracts pour l’Algérie »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous décidé d’écrire ce livre ?

    Michel Ogulinac : Je me disais qu’il fallait que j’écrive sur l’Algérie, sur cette époque-là, qui a été un moment extrêmement important de ma jeune vie. Sur la base de toute une documentation que j’ai gardée, j’ai construit quelque chose de très personnel. Je voulais sortir des sentiers battus en racontant ce que j’ai réellement ressenti lors de la traversée de ces événements quotidiens alors que je portais en moi l’idée de l’indépendance.

    Comment s’est déroulé votre départ
    de France ?

    M.O. : Mon père était un responsable communiste de la Dordogne et il m’a demandé si j’allais partir. Je lui ai dit que j’y allais, comme tous mes amis. Je n’avais pas suffisamment de courage, je n’avais pas suffisamment de maturité pour refuser de partir.

    Quel est votre ressenti en arrivant en Algérie ?

    M.O. : Avant de partir à l’âge de 16 ans, je distribuais des tracts partout pour la paix en Algérie. L’Indochine se terminait et j’avais été très marqué par les écrits que j’avais lus sur la guerre de Corée. Quand je suis parti, j’étais acquis à l’idée d’indépendance du pays. Mon ressenti, c’est à la fois la guerre mais aussi des réflexions sur les personnes qui m’entouraient, des descriptions de paysages. Mais mon ressenti, c’est surtout l’examen de cette misère abominable qui régnait dans les villages que nous étions chargés de surveiller, c’est-à-dire les gamins avec des maladies, le typhus, le choléra, la tuberculose, le tétanos… Moi, je faisais l’école et avec des copains infirmiers, on essayait de les soigner. Ma mission personnelle concernait mon comportement de chaque jour en Algérie.

    Comment se sont déroulées vos relations avec la hiérarchie ?

    M.O. : Les tiraillements, je les ai eus avec ma hiérarchie. Les rapports étaient différents selon les gradés. Un jour, des excès avaient été commis dans un village où un type s’était fait tabasser. J’ai dit que j’étais opposé à ces méthodes, le ton est monté avec l’adjudant qui m’a dit : « C’est à cause de petits cons comme toi qui manifestent en France que l’on va perdre l’Algérie. » Il m’a mis en quarantaine. Au bout de 4 ou 5 jours, mes copains sont venus me voir en cachette et ils ont réussi à faire céder le chef. Je raconte aussi une scène où un chef de poste un dimanche matin, alors que le calme régnait, s’est mis à tirer sur le village en contrebas, heureusement sans blesser personne. Il était complètement bourré.

    Comment êtes-vous rentré ?

    M.O. : Je suis rentré le 20 mars 1962, deux mois plus tôt que ce qui était prévu parce que je suis tombé malade. Je réserve une dizaine de pages pour décrire la situation qui existait à ce moment-là parce qu’avec ma future épouse, nous avions envisagé, après l’indépendance, d’aller y enseigner. Nous avions même les billets en poche. Mais la fin de la guerre était extrêmement violente de la part de l’OAS, qui détruisait tout. Ma femme était enceinte et cela nous a poussés à ne pas y aller.

    * « Mon Algérie », de Tralimet à Mechta Guergour (1960-1962), Michel Ogulinac, Société d’Histoire d’Aigues-Vives, 170 pages, 18 euros.