Tag: PCF

  • La Ciotat nous rassemble est en ordre de bataille

    La Ciotat nous rassemble est en ordre de bataille

    « Notre liste est diverse, compétente et ancrée dans la vie réelle », amorce, salle Saint-Marceaux, Delphine Rochette, une colistière. Devant un auditoire de plus de 180 personnes, elle précise : « Aujourd’hui, 56% de notre liste est composée de non encartés. » Secrétaire de section PCF de La Ciotat et 5e sur la liste, après Karim Ghendouf (PCF) tête de liste, Mariann Chrétien ou Jérôme Assier (PS), Sébastien Madau souligne que, sur les 39 noms de LCNR, 19 sont nouveaux, et 20 « étaient déjà là ».

    La liste est le résultat de l’union du « PCF, du PS, des Écologistes, de Génération.s, de Debout et de la Gauche républicaine et socialiste », rappelle pour sa part Karim Ghendouf.

    Retour d’un cinéma

    Prenant la parole à la fin, la tête de liste a évoqué la méthode d’élaboration du projet municipal de LCNR : « La coconstruction. Elle s’appuie également sur une expertise solide des dossiers, forgée par de longues années de travail dans l’opposition. » LCNR tient à la démocratie locale et « nous consulterons les Ciotadens sur les grands sujets avec les référendums d’initiative locale ».

    Karim Ghendouf a poursuivi : « Nos priorités sont claires : loger les Ciotadens, alors qu’une personne sur deux est éligible au logement social à La Ciotat. Mais aussi investir dans nos écoles. Favoriser les mobilités douces. Avoir un réseau de bus plus propres, avec une plus grande fréquence. » Il a également promis « d’identifier un terrain » pour une aire destinée aux gens du voyage. Le communiste soutient le retour en gestion publique de certaines missions communales déléguées au privé. « Ce n’est pas de l’idéologie : c’est du bon sens », a-t-il appuyé.

    En matière de culture, un des projets de la liste est de créer, dans l’ancien cinéma Lumière fermé en 2023, « un vrai pôle culturel (…). Nous y prévoyons deux salles de cinéma, vocation historique du lieu depuis 1913 ! » a annoncé Mariann Chrétien (société civile). Jérôme Assier (PS) a défendu, en matière de tranquillité publique, « un débat sur la sécurité apaisé. (…) Nous miserons sur la prévention, la médiation et la proximité. »

    Pour l’éducation, Laetitia Vivaldi a promis « la gratuité effective de l’enseignement ». Sur le plan de l’économie, LCNR appelle de ses vœux « la création d’un centre de formation aux métiers de la mer qui permettra de forger un vivier local de compétences » pour les chantiers navals. Isabelle Mazuc (Les Écologistes) a indiqué que LCNR s’emploiera notamment à protéger les terres agricoles de la bétonisation. « Il nous reste quatorze jours pour convaincre et créer la surprise », a lancé Karim Ghendouf.

  • Hyères : Cyrielle Chatelain présente au meeting de présentation de la liste Hyères, Unie à Gauche

    Hyères : Cyrielle Chatelain présente au meeting de présentation de la liste Hyères, Unie à Gauche

    Pour son meeting de présentation de sa liste d’union de la gauche (Les Écologistes, PCF, LFI, l’Après, Génération.s, REV, Debout !), Caroline Moulin, candidate (Les Écologistes) de « Hyères, unie à gauche » pourra compter sur la présence de Cyrielle Chatelain, députée de la 2e circonscription de l’Isère et présidente du groupe parlementaire Écologiste et social à l’Assemblée nationale. Cette dernière rencontrera la presse locale en fin d’après-midi, avant d’assister au meeting de la candidate écologiste.

    L’Isère en partage

    Une venue dont se réjouit Caroline Moulin, qui ne tarit pas d’éloges au sujet de celle dont l’élection en tant que présidente de groupe en 2022, alors qu’elle venait tout juste de débuter son premier mandat de députée, avait surpris : « Mon père, militant communiste et électeur en Isère, avait contribué à son élection à la faveur de la Nupes : il suivait ses interventions sur la chaîne parlementaire et en disait beaucoup de bien. Elle a su réveiller en lui une écologie qui sommeillait. »

    Elle précise l’avoir elle-même rencontrée « lors des journées d’été des Écologistes à Strasbourg, en août 2025. C’est au cours d’un échange où était présente Lucie Castets que je me suis présentée à elle. Ces échanges ont été très motivants pour la suite de mon engagement. Je ne savais pas encore que j’allais être tête de liste, car je n’étais alors que future colistière ».

    Une rencontre que Caroline Moulin dit avoir provoquée par filiation iséroise, « au prétexte d’avoir grandi à Grenoble », dont la commune d’Eybens, où vit Cyrielle Chatelain, est située dans la banlieue. Alors, une fois investie comme tête de liste, elle a « naturellement pensé à elle. Je me suis permis de la contacter par mail, et sa cheffe de cabinet a pu organiser sa venue pour nous soutenir. Ce meeting avec elle va être un moment clé de notre campagne ! », espère la candidate à la succession de Jean-Pierre Giran (LR), en place depuis 2014.

  • La députée européenne Chloé Ridel avec Nîmes en commun

    La députée européenne Chloé Ridel avec Nîmes en commun

    Elle avait prévenu ne pas vouloir laisser Nîmes à l’extrême droite. Après avoir ouvert sa permanence d’eurodéputée dans la préfecture du Gard et occupé le terrain à chaque cérémonie officielle où elle est disponible, Chloé Ridel a décidé de s’engager sur la liste de Vincent Bouget. « Je voulais marquer mon soutien politique pour une démarche exemplaire, une démarche d’union de la gauche hors LFI mais surtout une démarche avec une campagne construite avec les Nîmois. Il y a eu des dizaines de réunions publiques organisées depuis un an. Un questionnaire largement partagé et à la fin un programme coconstruit avec les habitants. La dynamique que l’on voit aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard », explique-t-elle.

    Donnée favorite par les sondages, la liste « Nîmes en commun » est en effet jugée aujourd’hui comme l’alternative la plus crédible après vingt ans de gestion par la droite. Un soutien populaire que la socialiste a ressenti lors des tractages effectués avec Vincent Bouget ces derniers jours : « On sent un vrai désir d’alternance. L’élection à Nîmes sera très regardée au niveau national. Dès que Nîmes en commun organise une réunion, il y a plusieurs centaines de personnes. Il y a aussi des signaux favorables des milieux économiques. On entend souvent des critiques sur le retour de la gauche qui produirait des catastrophes mais ce n’est pas le retour des milieux économiques que j’ai rencontrés. L’ambition de réunir la ville, qui est profondément balkanisée en quartiers, est aussi un message qui porte ».

    Être le lien avec l’UE

    Pour cette élection municipale, la députée européenne retrouve un visage connu du Parlement européen avec Julien Sanchez (RN) qui avait organisé son exfiltration de Beaucaire en rejoignant la liste de Jordan Bardella pour les dernières élections européennes. Et comme au Parlement européen, Chloé Ridel constate à Nîmes une porosité de plus en plus évidente entre la droite dite républicaine et l’extrême droite : « Au Parlement européen je vois que les groupes de M. Sanchez et M. Proust votent main dans la main. Cette fusion est aussi en cours à Nîmes. Il y a une guerre des clans à droite et des personnes qui étaient avec M. Fournier partent avec M. Sanchez. On voit bien la confusion. Je ne veux pas ça pour ma ville parce que cette union des droites se fait sur un logiciel idéologique extrémiste qui prône l’exclusion et défend les grandes entreprises et pas leurs salariés ».

    Dans ce contexte, l’eurodéputée espère être élue pour « faire le lien entre l’Union européenne et Nîmes » à travers « le financement des fonds européens et le soutien à l’activité économique ». « L’UE fait plein de choses pour notre ville mais elle pourrait faire beaucoup plus. Elle finance pour 7 millions d’euros de projets à Nîmes comme les pistes cyclables, le soutien à des TPE et PME, l’adaptation d’écoles au réchauffement climatique. Mais on peut aller en chercher encore plus », soutient Chloé Ridel.

  • Attaque du Prolé d’Alès : les suspects poursuivis

    Attaque du Prolé d’Alès : les suspects poursuivis

    Neuf mois après l’attaque du Prolé d’Alès en pleine feria par un groupuscule d’extrême droite, la justice a accéléré dans un contexte national où les groupes néonazis refont la une de l’actualité. En effet, mardi 24 février, trois Gardois âgés de 23 à 25 ans ont été mis en garde à vue à Montpellier. Les trois hommes sont soupçonnés d’appartenir au Bloc montpelliérain et d’avoir participé, le 31 mai dernier – avec une dizaine d’autres – à l’attaque contre le bar associatif du Prolé à Alès.

    Une confrontation avec deux des victimes s’est ensuite déroulée le lendemain. Si les trois hommes ont nié les faits, les victimes ont formellement identifié deux des interpellés présents le vendredi de l’attaque (dont celui qui a donné les premiers coups). Le troisième a été reconnu pour s’être rendu dans le bar alésien deux jours plus tôt en repérage. « Nous avions été reçus par la police pour des identifications sur photo en janvier, donc nous nous doutions que ça allait aboutir bientôt. On se réjouit de ces interpellations et on espère que ça va permettre l’identification des autres personnes présentes », a réagi l’une des victimes. « Ces gardes à vue, tout comme la dissolution du Bloc montpelliérain, constituent un premier pas vers la justice et la réparation pour les victimes. Elles sont également des points d’appui dans la lutte contre l’extrême droite et ses idées obscurantistes, combat qui constitue l’ADN du PCF », s’est aussi félicité Giovanni Di Francesco, secrétaire de la section alésienne du PCF.

    Dissolution du Bloc montpelliérain ?

    Mais le soulagement a été de courte durée. Dans la foulée de la confrontation, la garde à vue a été levée et les interpellés ont pu repartir libres. Le procureur affirme que « quelques points restent à vérifier par les enquêteurs ». « Ces investigations complémentaires qui donneront lieu à une poursuite ou à un classement sans suite sont particulièrement surprenantes au regard des avancées dans ce dossier », a réagi Sophie Mazas, l’une des avocates des victimes qui espère au contraire l’identification des autres protagonistes de l’attaque et la garantie de la sécurité des victimes.

    La veille de ces gardes à vue, il était aussi officialisé qu’une procédure de dissolution du Bloc montpelliérain avait été engagée par le gouvernement. Selon l’AFP, la procédure en est à la phase du contradictoire. Le groupe a en effet 15 jours pour présenter ses arguments pour s’opposer à cette dissolution. C’est à la suite de cette phase que le ministère de l’Intérieur présentera ou non un décret de dissolution en Conseil des ministres.

  • À Barjac la Gardoise, le sens du service public

    À Barjac la Gardoise, le sens du service public

    Quand je dis aux gens qui connaissent Barjac que nous n’avons que 1 600 habitants, ils sont ahuris », lance un Édouard Chaulet fier du travail engagé depuis six mandats. L’édile communiste n’en a pas fini avec Barjac et a décidé de se représenter, mais il devra affronter une liste concurrente pour la première fois depuis plus de vingt ans. Si la campagne bat son plein, Édouard Chaulet continue de gérer les affaires de la commune, sûr que son bilan parle pour lui.

    En ce lundi matin, il a réuni autour de lui tous les acteurs actifs dans l’organisation de la traditionnelle foire aux antiquités et à la brocante. Ce rendez-vous, organisé du 2 au 6 avril, marque le début de la saison pour les commerçants et fait la renommée du petit village gardois où des milliers de badauds se succèdent sur les stands des 400 exposants. « Nous devons être vigilants car cette foire est essentielle pour nous et pour le territoire. Son intérêt économique va jusqu’à Alès », affirme le maire. En face, l’un des membres du comité d’expansion touristique qui gère la foire détaille les difficultés auxquelles il est confronté, notamment la lourdeur administrative, lui qui sort de plusieurs contrôles fiscaux.

    L’agriculture, un débat municipal

    Outre la foire, Barjac accueille aussi une quarantaine d’associations, un festival de musique française et des spectacles dans les salles du château. Un château transformé en lieu de vie qui abrite la mairie, un cinéma et une bibliothèque (les scolaires s’y rendent d’ailleurs chaque semaine). Malgré cette attractivité pour un si petit bourg, l’opposant Pierre Mathon, Barjacois depuis 2020, veut aller plus loin. Ce patron à la tête d’une société de fonds d’investissement dans l’immobilier commercial estime que « la densité du tissu associatif barjacois constitue une richesse inexploitée. »

    Mais contrairement aux autres villages où les débats s’articulent autour de la sécurité ou de la tranquillité publique, c’est l’agriculture qui vient animer la campagne électorale à Barjac. Depuis 2005, la mairie a en effet décidé de passer sa cantine en bio. Ce lundi et malgré les vacances scolaires, ils étaient encore une quarantaine d’enfants inscrits au centre aéré à profiter des repas bio concoctés par Simon, le chef de cuisine : « Le bio demande plus de travail parce qu’il y a une partie recherche, il faut trouver des fournisseurs. Il y a aussi une partie étude des prix, même si la volonté de la mairie est de rémunérer le producteur. Ils n’ont pas peur de mettre la main au porte-monnaie pour les rémunérer à leur juste valeur ». Pour aider à se fournir, la mairie a désormais recruté Johan, un maraîcher, et lui a fourni un terrain de 9 000 m2 pour produire des légumes bio et des fruits pour la cuisine centrale.

    Si ce projet semble convaincre une grande partie des citoyens (l’idée a été reprise par nombre de candidats aux élections municipales), L’oppositionnel Pierre Mathon regrette de son côté le manque de soutien aux agriculteurs locaux.

    « Tout ce qui se produit en bio autour, on l’utilise à la cuisine. Mais il y a zéro maraîchage en bio ici. Je vais chercher des fruits à 50 km en Ardèche, pour les légumes on est obligé de passer par le grossiste », lui rétorque Aline Guyonnaud, première adjointe. Et Édouard Chaulet de préciser : « Le maraîcher ne remplace aucun producteur local. Dès lors qu’un paysan a fourni du bio à Barjac, nous lui en avons acheté, qu’il s’agisse de farine, de lentilles. Les enfants ici savent ce que sont des lentilles. Il y avait un éleveur de volailles, nous lui avons acheté des poulets à l’avance pour lui faire de la trésorerie mais il n’a pas tenu. Ici nous avons des grandes cultures qui ne se mangent pas, comme des lavandes, ou du vin qui ne se boit pas à la cantine… ». À trois semaines du premier tour, la campagne municipale n’a jamais été aussi animée dans la petite cité.

    « Tout ce qui se produit en bio autour, on l’utilise à la cuisine »

  • Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Les deux prochaines semaines sont déterminantes », affirme Gaby Charroux face aux participants à la réunion publique organisée à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi soir. L’édile martégal a d’emblée tenu à préciser son refus de participer aux débats des médias locaux : « pour des raisons politiques ».

    « Nous n’avons rien à échanger avec des gens qui étaient au conseil municipal, dont certains qui étaient avec nous au départ, et qui sont partis tôt ou tard », tance Gaby Charroux à l’égard de ses anciens partenaires. Le candidat considère que « les débats ont été pitoyables », et s’estime « en bonne compagnie des autres maires qui ont refusé ces débats », à Istres, Salon, Aix ou Cassis. « Vous savez ce que nous portons », tranche-t-il.

    Gaby Charroux fait notamment référence au « bouclier martégal », soit « les services publics gratuits ou à prix bas » comme « la cantine la moins chère du département, à 2,35 euros quand le repas revient à 14 euros à la Ville » ou encore « la médiathèque gratuite, pour laquelle on peut se dire que c’est normal mais non, en France certaines sont payantes ». Au total, il compte « 231 nouvelles propositions » dont le Centre d’initiation à la culture, une bourse pour accompagner la création artistique ainsi qu’une « concertation avec les jeunes pour savoir ce qu’ils veulent » en matière de loisirs sur la commune.

    Propositions et luttes

    Ces propositions sont adjointes de plusieurs luttes, plus idéologiques. Alors qu’un habitant déplore « les fuites d’eau mal réparées à Mas de Pouane », Gaby Charroux rétorque que « les bailleurs doivent s’y mettre », parlant d’une « bataille » avec eux, notamment « Erilia à Boudème et 13 Habitat à Notre-Dame-des-Marins ». Un autre participant, cuisinier pour la Ville, affirme être « fier de cuisiner du frais tous les jours et de faire découvrir le goût à nos enfants ». Cet aspect est inscrit au programme, distribué dans la soirée, à côté de « tendre à 50% de produits bio en préservant les circuits courts » et d’« un plan santé nutrition ».

    Gaby Charroux, a tenu à couper court à toute controverse à ce sujet. « Certains qui se présentent aux élections disent que la plaine agricole de Saint-Julien va devenir constructible. Non ! Nous voulons la protéger, après 100 ans à être cultivé », assène-t-il.

    Autre sujet du prochain mandat, le contournement autoroutier. « Nous serons présents à tous les instants où ça va se dessiner » promet Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint, affirmant que « la requalification de Croix Sainte est ce qui nous intéresse le plus, pour obtenir une ville apaisée sans tous les camions de matières dangereuses », passant non loin.

  • Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Les deux prochaines semaines sont déterminantes », affirme Gaby Charroux face aux participants à la réunion publique organisée à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi soir. L’édile martégal a d’emblée tenu à préciser son refus de participer aux débats des médias locaux : « pour des raisons politiques ».

    « Nous n’avons rien à échanger avec des gens qui étaient au conseil municipal, dont certains qui étaient avec nous au départ, et qui sont partis tôt ou tard », tance Gaby Charroux à l’égard de ses anciens partenaires. Le candidat considère que « les débats ont été pitoyables », et s’estime « en bonne compagnie des autres maires qui ont refusé ces débats », à Istres, Salon, Aix ou Cassis. « Vous savez ce que nous portons », tranche-t-il.

    Gaby Charroux fait notamment référence au « bouclier martégal », soit « les services publics gratuits ou à prix bas » comme « la cantine la moins chère du département, à 2,35 euros quand le repas revient à 14 euros à la Ville » ou encore « la médiathèque gratuite, pour laquelle on peut se dire que c’est normal mais non, en France certaines sont payantes ». Au total, il compte « 231 nouvelles propositions » dont le Centre d’initiation à la culture, une bourse pour accompagner la création artistique ainsi qu’une « concertation avec les jeunes pour savoir ce qu’ils veulent » en matière de loisirs sur la commune.

    Propositions et luttes

    Ces propositions sont adjointes de plusieurs luttes, plus idéologiques. Alors qu’un habitant déplore « les fuites d’eau mal réparées à Mas de Pouane », Gaby Charroux rétorque que « les bailleurs doivent s’y mettre », parlant d’une « bataille » avec eux, notamment « Erilia à Boudème et 13 Habitat à Notre-Dame-des-Marins ». Un autre participant, cuisinier pour la Ville, affirme être « fier de cuisiner du frais tous les jours et de faire découvrir le goût à nos enfants ». Cet aspect est inscrit au programme, distribué dans la soirée, à côté de « tendre à 50% de produits bio en préservant les circuits courts » et d’« un plan santé nutrition ».

    Gaby Charroux, a tenu à couper court à toute controverse à ce sujet. « Certains qui se présentent aux élections disent que la plaine agricole de Saint-Julien va devenir constructible. Non ! Nous voulons la protéger, après 100 ans à être cultivé », assène-t-il.

    Autre sujet du prochain mandat, le contournement autoroutier. « Nous serons présents à tous les instants où ça va se dessiner » promet Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint, affirmant que « la requalification de Croix Sainte est ce qui nous intéresse le plus, pour obtenir une ville apaisée sans tous les camions de matières dangereuses », passant non loin.

  • Cévennes : un front franco-cubain face au désert médical local

    Cévennes : un front franco-cubain face au désert médical local

    Il y a quasiment un an, lorsqu’André Chassaigne était venu à Alès pour présenter la possibilité d’attirer des médecins cubains dans les déserts médicaux français, beaucoup n’y croyaient pas. Mais onze mois plus tard, l’enthousiasme est revenu chez les Cévenols. La preuve, ils étaient une vingtaine de maires, une vingtaine d’autres élus et une soixantaine de citoyens présents à Cendras pour s’informer de l’avancée du projet, lundi 23 février.

    Car depuis, le travail mené par Sylvain André (PCF), maire de Cendras et président des maires ruraux du Gard, ainsi que par le comité de défense et de promotion de l’hôpital et de la santé en Cévennes a porté ses fruits en recevant le soutien de la quasi-totalité des acteurs du bassin alésien. « Nous avons aussi eu des réunions au ministère de la Santé et avec le conseiller santé du Président de la République. Ils sont d’accord avec la venue des médecins cubains, mais il faut pour cela travailler sur une convention », a expliqué André Chassaigne (PCF), qui a rendez-vous le 11 mars avec le ministère des Affaires étrangères pour présenter une première version de cette convention, dont le but est d’encadrer l’arrivée des médecins cubains.

    Dans un premier temps, cette venue devrait être expérimentale et concernerait trois zones en France : les Côtes-d’Armor, les Cévennes et les Alpes-de-Haute-Provence, notamment du côté de Sisteron et de Digne.

    24 000 médecins cubains déployés dans le monde

    Le travail de ces soignants serait payé par les hôpitaux à l’État cubain, qui reverserait une partie du salaire à ses médecins. « Cette situation ne sera que transitoire car ces médecins ne viennent pas pour remplacer, mais pour pallier des trous dans la raquette. Ces médecins seront aussi placés avec un médecin référent et ne seront pas envoyés seuls dans la nature », précise André Chassaigne.

    Pour confirmer le soutien de son pays à cette initiative, alors que Cuba compte actuellement 24 000 médecins déployés dans près de 50 pays, Justo Rodriguez, numéro deux à l’ambassade, s’est rendu dans le Gard ce 24 février, où il a pu échanger avec les élus et avec le directeur de l’hôpital d’Alès. « L’ambassadeur est favorable à la signature de cette convention. Pour nos médecins, ce sera aussi l’occasion de se former sur des technologies que l’on n’a pas à cause du blocus américain. Nous sommes donc disponibles pour mener cette coopération. Nous avons déjà 300 médecins déployés dans la région italienne de Lombardie », a expliqué le représentant cubain, qui a reçu officiellement le rapport sur les besoins spécifiques du bassin alésien. En Cévennes une centaine de médecins font défaut. Les analyses font apparaître un besoin de 24 praticiens au centre hospitalier d’Alès, des généralistes aux centres Filieris et sur la ville d’Alès et 28 généralistes ainsi que six spécialistes dans les communes environnantes. Après consultations et accord des divers éléments locaux du corps médical et celui des autorités nationales ses besoins pourraient être couverts par les Cubains. Si ce rapport devait être initialement remis en personne à l’ambassadeur, retenu par des affaires plus urgentes liées au contexte international, André Chassaigne estime que les pressions exercées par Donald Trump pour faire tomber le régime cubain ne perturberont pas le processus enclenché : « Le blocus exercé, avec maintenant l’interdiction d’approvisionner Cuba en pétrole, est ignoble. Quand je lui ai parlé des pressions américaines, Emmanuel Macron m’a promis qu’il assumerait. Je crois qu’il a la volonté de mettre de la distance avec les États-Unis pour affirmer son indépendance. » Des propos qui ont poussé le maire de Cendras (PCF), Sylvain André, à conclure avec optimisme : « À l’heure où les bombes pleuvent partout, cette coopération pourrait donner une autre image des relations internationales, qui seraient basées sur la solidarité. »

  • À Marignane, la gauche détaille son programme santé

    À Marignane, la gauche détaille son programme santé

    « Prévenir, c’est déjà soigner », affirme Gaëtan Maziani. Ce jeudi soir, la liste d’union de la gauche, emmenée par Ariane Lombardi (PCF), a présenté plusieurs propositions sur les thèmes de la santé et de l’environnement pour mieux vivre à Marignane.

    L’équipe souhaite mettre en place une Maison de santé communale. « Le lien entre le médical et le social n’est pas assez fait dans les communes », commence le colistier, ancien infirmier. Bien que la santé relève d’une compétence d’État, pour Gaëtan Maziani, le rôle de la commune est de développer la prévention, de « garantir l’égal accès aux soins » et de coordonner les acteurs. Pour la liste, cette Maison de santé communale devra être un lieu d’orientation, où « l’on repère les fragilités avant qu’elles deviennent une urgence », où « les professionnels travaillent avec les associations et les habitants », où on étudie les « déterminants de santé ». Elle y envisage d’y organiser des ateliers et des accompagnements spécifiques pour les personnes isolées, à l’instar des seniors ou des aidants.

    L’équipe d’Ariane Lombardi souhaite aussi mettre en place une mutuelle municipale « juste, solidaire et avec un haut niveau de protection » pour lutter contre le renoncement aux soins.

    Pour Gispy Voisin, le bien-être passe aussi par la santé environnementale. Le groupe prévoit de planter 3 000 arbres sur le mandat, en cas d’élection. « Un arbre de 30 ans produit une fraîcheur équivalente à une clim individuelle », affirme la colistière, qui veut développer les mobilités douces pour lutter contre la pollution atmosphérique, largement imputable au trafic routier. « Il nous faut un parcours de pistes cyclables continu et sécurisé », assène Ariane Lombardi.

  • L’Union pour Arles se met en selle avec Dan Jacobi

    L’Union pour Arles se met en selle avec Dan Jacobi

    Il est venu en pédalant et est reparti de la même manière. Dan Jacobi (EELV), cycliste et blogueur, est présenté comme le porteur du volet mobilité et cyclisme dans la campagne de l’Union pour Arles, conduite par Nicolas Koukas (PCF), à l’occasion de la conférence de presse dédiée, ce jeudi matin. Le quinquagénaire, parcourant « 12 000 à 17 000 km par an » à vélo selon ses dires, a les idées très claires avec six mesures « raisonnées et chiffrées qu’on peut assumer ».

    En premier lieu, celle de développer un réseau cycliste continu. « Oui, il y a déjà des pistes cyclables car la loi l’oblige lorsqu’on refait les routes. Mais sans continuité ni cohérence », explique le candidat. Il défend « l’intermodalité » pour les trajets au travail. « Nous voulons des pistes qui partent du centre-ville et rayonnent dans tous les quartiers et villages avec des codes couleurs et une signalétique compréhensible par tous », détaille-t-il, avec « des trottoirs séparés », notamment pour « que tout le monde, y compris les femmes et les personnes défavorisées, se sentent autant légitime que les hommes qui fréquentent des clubs », affirme Dan Jacobi.

    Le biclou populaire

    L’expert de l’Union pour Arles insiste sur le volet accessibilité du vélo. « Nous créerons une école du vélo municipale, pour que tout le monde sache passer ces vitesses et lâcher un bras pour indiquer sa direction », particulièrement pour franchir « le pont de Trinquetaille, exemple des peurs et difficultés des gens ». Il n’exclut pas d’organiser des « balades pédagogiques », notamment pour « montrer que la passerelle faite pour les vélos et la transhumance existe », sous le pont de la RN113.

    Mais un vélo, combien ça coûte ? « Pour le vélo-taff ou s’amuser, ce n’est pas cher : il y a l’occasion et l’association Combivici en propose à moins de 60 euros, qui suffisent largement », affirme Dan Jacobi. Tout serait une question d’adaptation selon lui. « La principale barrière est le mal au cul. Oui, les trois premiers jours, c’est un cauchemar, mais une semaine après, tous les vélotaffeurs ont la banane », tranche le cycliste.

    Pour Nicolas Koukas, tête de liste (PCF), « il faut protéger les vélos et pas juste les tolérer ». Le candidat considère que l’écologie « ruisselle dans toutes les délégations », dont celle dévolue à Dan Jacobi, d’ailleurs membre des Écologistes, dont les responsables locaux ont rejoint la liste de Jecilla Regad (LFI). « C’est à l’échelle de la ville qu’on peut changer le plus de choses vite, la liste de Nicolas est le plus large rassemblement à gauche. Il faut savoir s’engager au bon endroit, au bon moment », juge Dan Jacobi.