Tag: PCF

  • Sébastien Lecornu annonce qu’il renonce au 49.3

    Sébastien Lecornu annonce qu’il renonce au 49.3

    C’est dans une brève allocution sur le parvis de Matignon et diffusée par BFMTV que le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vendredi matin qu’il renonçait à recourir au 49.3. « La Ve République est présidentielle mais elle peut-être aussi parlementaire et je pense qu’on est dans le moment le plus parlementaire de la Ve République » a-t-il introduit « Pour cela il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir, puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilités ». Et d’annoncer : « j’ai décidé de renoncer à l’article 49 alinéa 3 de la constitution, puisque cet article permet au gouvernement d’interrompre les débats, d’écrire la copie ». S’il considère que c’est « un outil utile », il estime que « dans un parlement qui a été renouvelé il y a un an, qui ressemble aux Français, avec ses divisions, on ne peut pas passer en force et contraindre son opposition ». « Renoncer au 49,3 ne doit pas nous faire renoncer à ce que la France ait un budget donc sur la base de cette nouvelle méthode, de cette rupture je vais pouvoir engager de nouvelles discussions ce matin, cette après-midi et dans les jours qui viendront pour voir comment l’assemblée nationale, comment le Sénat vont s’emparer de ces différents enjeux ».

    « Le point, je me l’accorde aussi ! », a réagi Fabien Roussel sur le plateau de BFMTV, « Nous l’avions dit dès le départ : nous, à gauche, nous sommes prêt à accepter de gouverner avec l’assemblée telle qu’elle est, à construire des majorités, à condition qu’il n’y ait pas de recours au 49.3. Ca, c’est une rupture démocratique forte : accepter de rompre avec la brutalité ».

    Alors que le Parti socialiste est attendu à Matignon à 10h30, chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a estimé sur France info « Le Premier ministre appelle au compromis. Mais au moment où nous allons le rencontrer, il ne nous en propose aucun ». Dans la foulée, il doit également recevoir les représentants du Rassemblement national.

  • Mobilisation pour le droit international à Martigues et Marseille

    Mobilisation pour le droit international à Martigues et Marseille

    L’arraisonnement des bateaux de la flottille pour Gaza en eaux internationales est un acte de piraterie selon le droit international » fustige le représentant du Collectif Palestine de Martigues, Thierry Louchon, devant les militants rassemblés sur la place Jean-Jaurès, ce jeudi soir. La nouvelle de l’interception de bateaux de la flottille Global Sumud par l’armée israélienne ne passe pas, alors que « ces bateaux sont partis de plusieurs ports européens pour apporter de l’aide humanitaire et des médicaments », rappelle l’organisateur du rassemblement.

    Ça ne passe pas non plus pour le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, qui a écrit à Emmanuel Macron dès l’annonce de l’arraisonnement, jeudi matin. L’adjointe (PCF) Nathalie Lefebvre a été le porte-voix de cette initiative, faisant part de « la plus profonde indignation face aux interpellations contraire au droit, qui criminalisent la solidarité », « alors que la France vient de reconnaître l’État de Palestine, elle doit garantir la protection des flottilles humanitaires, demander la levée du blocus de Gaza et prendre des sanctions » contre Israël.

    « Envoyer la marine de l’ONU »

    La même indignation se retrouve dans les paroles des deux responsables politiques présents. Pour Frédéric Grimaud (LFI), « la couverture médiatique est nulle alors que la justice internationale a délivré des mandats d’arrêt pour crime contre l’humanité et alors que la famine a officiellement été déclarée en Palestine. La France a reconnu l’État, mais ça ne sert à rien sans actes ». Axel Samuel, du PCF, demande à ce que « la France agisse au niveau diplomatique. Il faut convoquer une assemblée générale de l’ONU, faire voter une aide humanitaire d’urgence et proposer l’envoi de marines volontaires pour assurer l’acheminement sous mandat international ». à Marseille, plusieurs centaines de personnes se sont réunies devant la préfecture.

  • Paul Planque (PCF) élu tête de liste du Printemps alésien

    Paul Planque (PCF) élu tête de liste du Printemps alésien

    Une, deux ou même trois listes à gauche à Alès en mars prochain ? Tout est aujourd’hui ouvert. Alors que toutes les forces progressistes affirment souhaiter l’union pour les prochaines élections municipales, les discussions patinent. Face à cette situation, le Printemps alésien a décidé d’avancer.

    Vendredi 26 septembre, ce rassemblement de citoyens, communistes et Place Publique, a choisi à l’unanimité Paul Planque pour mener la liste en mars prochain. Pour trancher cette question, le Printemps alésien avait organisé un vote de ses militants. Le communiste a rassemblé 112 voix (sept bulletins nuls, aucun pour un autre candidat).

    Désormais, celui qui était déjà tête de liste de la gauche en 2020 va poursuivre les rencontres avec la population alésienne autour de réunions publiques thématiques pour élaborer son programme, même s’il espère d’ici là accueillir le reste de la gauche au sein du Printemps alésien. « À gauche, nous parvenons à travailler avec les socialistes à la Région, au Département. Je regrette que sur Alès, ce ne soit pas le cas. De notre côté, nous avons comme ligne rouge de renvoyer toujours aux adhérents la prise de décision finale. C’est le point de désaccord que nous avons, sur le reste nous sommes d’accord sur quasiment tout », précise Paul Planque.

    Maison commune implose

    Avant ce vote, une réunion houleuse s’est tenue avec Maison commune. En effet, un mail rédigé par Basile Imbert a fuité. Dans cet écrit, le tout jeune chef de file du PS alésien précise que les militants lui ont « donné un mandat pour chercher l’union à gauche et essayer d’éviter une candidature de Paul Planque verrouillée par l’appareil communiste local » et se félicite d’avoir construit un « rassemblement de toute la gauche non communiste » qui a « acculé » le PCF. Des propos qu’il a confirmés durant la réunion. Dans ces conditions, l’entente entre le Printemps alésien et le PS ne semble plus possible.

    Mais dans la foulée, la France insoumise a quitté Maison commune. « Nous n’avons pas réussi à désigner un chef de file qui devait poursuivre les négociations avec le Printemps alésien. De là, le PS et les Écologistes ont décidé de partir dans leur aventure personnelle. Nous avons donc suspendu notre participation à Maison commune. Quand la force politique qui fait 26% ne met pas comme préalable à l’union sa tête de liste, les forces politiques qui font moins devraient être capables de faire de même parce qu’on arrive à une guerre PS-PCF », s’agace Armand Crepin, chef de file de la FI à Alès. L’insoumis va désormais continuer lui aussi les consultations de la population et se dit prêt à se présenter si aucune négociation n’aboutit. Il espère tout de même un accord global et confirme ne pas s’opposer à Paul Planque comme tête de liste tant que chaque force est justement représentée et a du poids dans les prises de décisions.

    De son côté, le Parti socialiste a officialisé par un communiqué son lancement de campagne avec le soutien des Écologistes. « Les militants socialistes et écologistes décident d’officialiser la création d’une liste commune aux élections municipales 2026 », annonce le PS tout en précisant que « cette liste proposera la candidature de Basile Imbert comme tête de liste ».

    Une question se pose désormais : les organisations fédérales du PS et du PCF, alliées à Nîmes, au Département et à la Région, interviendront-elles pour imposer l’union ? Car après trente ans de gestion de la droite, la gauche a une opportunité historique de revenir aux affaires à Alès. Mais pour cela, l’union est indispensable. Et tous en sont conscients.

  • La fermeture du bureau de Poste de Biver contestée

    La fermeture du bureau de Poste de Biver contestée

    J’ai pris l’initiative, depuis 2023, de rencontrer les responsables de La Poste afin d’alerter sur la situation du bureau de Biver. Mon objectif, en tant que maire, était naturellement le maintient de ce service public de proximité. Cependant, malgré notre insistance, La Poste nous annonce qu’elle fermera le bureau le 17 octobre 2025, en exposant que la fréquentation n’était plus rentable journellement concernant le service du courrier-colis », annonçait, lors du dernier conseil municipal, le maire (LR) de la commune Hervé Granier.

    Une déclaration effectuée après une question posée par le groupe d’opposition Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB), qui s’inquiétait de la diminution des plages horaires du bureau de Poste. L’élu a assuré que, pour pallier à la fermeture, une convention devrait être signée afin de transférer les opérations à la supérette Vival, y compris le distributeur automatique de billets. De quoi susciter la colère des syndicats postaux et du Parti communiste (PCF) local.

    Passage « en force »

    élus comme syndicalistes prévoient de se mobiliser pour alerter sur les conséquences de cette fermeture et tenter de maintenir le bureau ouvert. « La Poste passe en force, elle n’informe plus les organisations syndicales de ses décisions. Il faut organiser un rassemblement devant le bureau pour interpeller la population. On l’a vu à Martigues, la mobilisation fait changer les choses », martèle Stella Estaque, secrétaire départementale CGT des activités postales. La déléguée syndicale CGT déplore un « manque de communication officielle », précisant avoir été alertée par le PCF, après le conseil municipal.

    « Il avait bien été annoncé un projet de transformation du bureau de Poste (…), mais il n’a jamais été question de fermeture officielle, même si l’on n’est pas naïfs », ajoute Pascal Rosette, élu CSE à la Direction du développement régional (DDR) Sud-Est. « Si le bureau ferme, les salariés sont délocalisés. à force, on arrive avec des bureaux où il y a des licenciements déguisés », pointe Stella Estaque, sans en avoir de « preuves » formelles.

    « Il est évident que le maire ne s’est pas battu, pointe Amélie Barbey, secrétaire du PCF de Gardanne. Le principal problème est qu’il n’informe personne. Il avait deux ans pour alerter la population et associer l’opposition. » Claude Jorda (PCF), tête de liste du CCGB, assène : « On saucissonne le service public et on le casse (…), pour lui, c’était acté. »

    Sollicitée, La Poste confirme que le bureau fermera le 17 octobre. Le sort des salariés reste, pour l’heure, inconnu.

  • « Croizat, le seul ministre du travail depuis 1906 qui a été un ouvrier »

    « Croizat, le seul ministre du travail depuis 1906 qui a été un ouvrier »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir choisi d’écrire un livre sur Ambroise Croizat et les 80 ans de la Sécurité sociale ?

    Emmanuel Defouloy : Dans les tout prochains jours, on va célébrer les 130 ans de la CGT et les 80 ans de la Sécu. Dans ce double contexte, il m’a paru intéressant de retrouver la mémoire sur le personnage qui relie les deux histoires. Ambroise Croizat. Au fil de sa vie, on perçoit bien, l’immense apport du mouvement ouvrier à travers ces organisations syndicales et politiques au modèle social français. Je pensais qu’il était très important de souligner d’où était partie l’idée de la Sécurité sociale.

    C’est quoi exactement ce modèle bien français ?

    E.D. : À travers la vie de Croizat, on peut retrouver la mémoire des principes originels de la Sécu telle qu’elle a été bâtie en 1945-1946 par ce ministre cégétiste et communiste et par le haut fonctionnaire Pierre Laroque. Les piliers sont au nombre de 4. D’abord, c’est la centralité de la cotisation. Ça ouvre des droits pour un système qui socialise des moyens entraînant une grande puissance redistributrice – ce qui n’a rien à voir avec l’impôt. Ensuite c’est le besoin humain qui l’emporte sur le financement qui doit suivre. Et cela a formidablement bien marché pendant 30, 40 ou 50 ans. En 2000, le système français était encore placé n°1 dans le monde par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Aujourd’hui c’est l’inverse. On fixe un plafond de dépense quitte à baisser les prestations. Les cotisations sont passées de 94% en 1980 à 57% en 2025. Le troisième principe repose sur le fait que Croizat, comme Laroque, était très attaché à la gestion des caisses de Sécu par les assurés, à travers le représentant qui étaient les syndicats. Fin de ce système en 1967, pour étatiser la Sécu en 1995-1996, et abandonner la gestion socialisée. Voilà pourquoi, il est très important de revenir aux principes originels. Enfin, en regard avec les lacunes des caisses d’assurances sociales qui dépassaient le millier et marchaient mal, il a été décidé d’une organisation unique. Une grosse bataille portée par Pierre Laroque et soutenue par une majorité de gauche, soit la CGT, le PCF, le SFIO, de l’Assemblée consultative provisoire (ACP) dans un vote important dès le 31 juillet 1945. Croizat était alors président de la commission du travail et des affaires sociales de cette ACP. Juste avant d’être ministre.

    L’empreinte de Gaulle dans tout ça ?

    E.D. : À la demande des milieux chrétiens familialistes, de Gaulle leur a accordé l’autonomie des caisses d’allocations familiales. Après la guerre, il y a donc environ 138 caisses de Sécu, soit un peu plus d’une par département et 111 caisses d’allocations familiales. Attention la Sécu, c’est 4 branches, l’Assurance maladie, le versement des retraites, les allocations familiales et la couverture des accidents du travail et des maladies professionnelles. Du fait du plein-emploi d’après guerre, l’assurance chômage n’a pas été incluse, et elle ne l’est toujours pas. Alors qu’elle pourrait l’être.

    Pourquoi Croizat est-il surnommé le ministre des travailleurs ?

    E.D : Depuis 1936, Croizat est secrétaire général de la CGT Métallurgie. Il sera nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale en novembre 1945. À partir des ordonnances de 1945, il bâtit la Sécu en 18 mois. On ne se rend pas bien compte de l’incertitude des lendemains sans protection sociale dans laquelle vivaient les classes populaires. Si votre enfant avait une maladie grave, si vous n’aviez pas les moyens, pas d’opération possible. C’était la mort. S’il n’y avait pas de système de retraites, du jour au lendemain, vous n’aviez plus de moyens pour vivre. Il voulait mettre les Françaises et les Français à l’abri du besoin. Ses réformes ont transformé leurs vies, avec une augmentation très forte de l’espérance de vie, et lui ont fait gagner le surnom de “ministre des travailleurs”. Depuis 1906, c’est le seul ministre du travail qui a été un ouvrier. La Sécu est une œuvre civilisatrice. Aujourd’hui encore, réformer cet héritage est très impopulaire pour près de 70% des Français.

    Présentation débat du livre d’Ambroise Croizat. Aux Rotatives de La Marseillaise. Le 25 septembre à 18h30. Entrée gratuite.

  • Martigues marchera pour la justice sociale et fiscale

    Martigues marchera pour la justice sociale et fiscale

    La lumière chaude de fin de journée met en exergue le rouge bien présent au tableau du rassemblement organisé par l’union locale CGT du pays martégal, devant l’hôtel de Ville de Martigues, ce mardi soir. Les syndicats des territoriaux, de l’éducation nationale, de Marcegaglia, ainsi que les militants locaux du PCF et de LFI ont répondu à l’appel pour un échauffement avant la manifestation marseillaise, jeudi.

    Le secrétaire général de l’union locale CGT, Daniel Bretonès, place le rassemblement sous le signe « du non des travailleurs aux reculs sociaux et à l’austérité imposée au nom d’un budget injuste », trois semaines après la nomination du Premier ministre (Ren), Sébastien Lecornu. « Son projet budgétaire est le même qu’avant, ses économies se feront sur nos salaires, nos retraites, notre Sécurité sociale et nos services publics », augure le syndicaliste. Il rappelle que « chaque année, 211 milliards d’euros sont versés sans contrepartie aux grandes entreprises, sans oublier les 100 milliards de fraude fiscale » . « La CGT a des propositions pour sortir de la crise, comme rétablir l’impôt sur la fortune, taxer les revenus du capital » ou encore « rétablir la taxe professionnelle et la taxe d’habitation, pour la démocratie locale, et rendre leur liberté aux communes », propose Daniel Bretonès.

    Un bus pour jeudi

    L’adjoint Gérard Frau (PCF) a salué, au nom du maire Gaby Charroux retenu en préfecture, « le travail constant et offensif de l’UL CGT » et témoigné son « soutien à la mobilisation, juste et nécessaire », quand « les Français voient leurs salaires stagner face à l’inflation, les hôpitaux saturés, la précarité et l’injustice fiscale ». L’élu local déplore un Premier ministre « sourd face à l’intersyndicale, la rue et la colère populaire », et promet de « marcher le 2 octobre avec la CGT et l’intersyndicale ».

    Le bus affrété par l’UL CGT part à 9h, jeudi, de la Halle de Martigues pour rejoindre la manifestation marseillaise.

  • Alerte sur la situation financière du Gard

    Alerte sur la situation financière du Gard

    Comme de nombreux Départements, la situation financière du conseil départemental du Gard s’est détériorée ces deux dernières années. Selon la Chambre régionale des comptes (CRC), les finances de la collectivité étaient saines en 2021 et 2022 grâce notamment à des droits de mutation à la hausse (perçus à chaque vente immobilière).

    Mais ces recettes ont diminué à partir de 2022. « Le fort recul des produits des droits de mutation à titre onéreux, dont le caractère est particulièrement volatil, réduit de moitié la capacité d’autofinancement brute du Département (77 M contre 153 M en 2022) », écrivent les magistrats de la CRC. Ils alertent également sur les charges de personnel qui « limitent les marges de manœuvre du Département ». Malgré cette situation, l’institution a continué d’investir (123,3 M en 2023 contre 111,2 M en 2022). « La dégradation de la situation financière se confirme en 2024 au point de compromettre à court terme la soutenabilité de la politique d’investissement.[…] Le recours à de nouveaux emprunts (60 M) met un terme à la tendance au désendettement amorcée en 2021. La capacité de désendettement atteint 13 ans en 2024 ce qui est au-delà du ratio prudentiel de 10 ans », précise encore la CRC.

    Des conclusions que ne réfute pas le conseiller départemental Christian Bastid. Mais l’élu communiste tempère tout de même la responsabilité du Département : « Ce que ne dit pas assez fortement la Chambre régionale des comptes ce sont les raisons de ces difficultés. Ce n’est pas parce qu’on a une mauvaise gestion, au contraire. C’est la conséquence de toutes les politiques décidées au niveau national qui ne financent plus à la hauteur nécessaire le RSA [Revenu de solidarité active, Ndlr], l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) et la Prestation de compensation du handicap (PCH) ». La CRC précise tout de même que les « dépenses d’action sociale progressent plus rapidement que l’ensemble des charges de gestion ».

    Peu de marge de manœuvre

    Pour le budget 2025, le Département a engagé un plan de 31 millions d’économies. Pour cela, des emplois devraient être supprimés en ne renouvelant pas certains titulaires ou en ne remplaçant pas des départs à la retraite. La CRC s’inquiète aussi du montant alloué à l’investissement qui pourrait être revu à la baisse si le Département ne parvient pas à « rétablir un niveau d’épargne suffisant » ou si les recettes fiscales de l’année sont plus faibles que prévu.

    Françoise Laurent-Périgot, la présidente (PS), a écrit à la CRC où elle s’engage à « mettre en œuvre un plan d’économies des dépenses de fonctionnement » pour le prochain budget. « Nous allons devoir réduire certains dispositifs », confirme Christian Bastid. « Il faut trouver un juste équilibre pour rester un Département au plus près des gens et en même temps, il faut qu’on réfléchisse à comment réduire certaines aides. »

  • Les rencontres de la gauche à Bram, à l’initiative de Carole Delga, font le plein

    Les rencontres de la gauche à Bram, à l’initiative de Carole Delga, font le plein

    Aujourd’hui, nous étions 2 500 personnes réunies pour faire vivre la gauche républicaine. Avec cette force collective, nous affirmons notre cap : redresser la France, rassembler et porter l’espoir d’un avenir plus juste. » Pour la cinquième année consécutive, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga a organisé « les Rencontres de la gauche » samedi à Bram, dans l’Aude. Elle peut être satisfaite d’avoir réuni l’ensemble des forces des gauches à l’exception de la France insoumise. Les responsables du PS dont le Premier secrétaire Olivier Faure, qui n’est pourtant pas sur la ligne « Delga » et le président du groupe des députés à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, ont fait le déplacement et salué la réussite de cette journée comme Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, était représenté par le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi.

    Cette année, les débats se sont déroulés alors que le pays traverse une crise politique majeure. À ce titre, les propos du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a annoncé samedi dans Le Parisien refusé la taxation des plus riches, ont été vivement critiquée.

    Ce sont surtout les municipales de mars prochain qui ont occupé les esprits avec une ambition : l’unité à gauche. « Alors que les populations rejettent le libéralisme, l’extrême droite est vue comme la solution de rupture. C’est le défi de la gauche aujourd’hui » a souligné le sénateur Jérémy Bacchi lors d’un débat avec les autres représentants de la gauche.

    Le sénateur des Bouches-du-Rhône, qui a fait partie de la commission d’enquête sur le narcotrafic, une plaie dans tous les territoires a aussi exhorté à « cesser d’opposer la gauche et le régalien. L’AppeldeMarseille l’a prouvé : la sécurité dans nos quartiers est un marqueur de gauche et une question de classe. C’est notre responsabilité d’assurer la sécurité publique pour tous ». Le sénateur communiste a aussi réaffirmé « que la gauche est une force dans ses différences ! Elle a toujours su bousculer les politiques en plaçant l’humain en priorité. Elle a créé la Sécurité sociale, elle a su innover sans peur. Retrouvons cette audace ! »

  • La CGT célèbre 130 ans de lutte des travailleurs à Aix

    La CGT célèbre 130 ans de lutte des travailleurs à Aix

    Place a d’abord été faite à l’histoire locale de la CGT, longuement déroulée, avec l’intention de briser l’image « bourgeoise » de la ville, souvent considérée comme une belle endormie. Si la CGT fête ses 130 ans, la Bourse du travail, elle, dressée boulevard Jean-Jaurès depuis 1922, fête ses 129 ans. Pour marquer la date, l’union locale a réuni en salle Voltaire ses militants, les partis dits progressistes, mais aussi Stéphane Sirot, socio-historien, spécialiste de l’histoire du syndicalisme et enseignant à Sciences Po Paris. Le député de la 11e circonscription Marc Pena (PS) et David Tessier (PCF) chef de file récemment désigné pour mener les communistes en vue des municipales, ont répondu présent. « Quand on parle de lutte ouvrière à Aix, on remet en cause beaucoup d’idées reçues, Aix est souvent présentée comme à l’écart du mouvement social, pointe François Canu, secrétaire de l’union locale. Les mouvements ouvriers aixois sont passés par pertes et profits, oui, mais Aix reste une ville de travail. »

    « Persistance » du schéma

    Et encore aujourd’hui, en dépit de la délocalisation des entreprises, pointe en amont de la soirée d’anniversaire François Canu. « Plus qu’un anniversaire, aujourd’hui est un symbole puissant. Aucun droit n’a jamais été octroyé, tous auront été arrachés à la lutte. L’UL permet de faire rayonner la CGT dans ses luttes, que ce soit pour les retraites, le 1er mai, ou plus récemment le 18 septembre à Aix. Je vous assure que le 2 octobre, le nombre de grévistes sera important », promet François Canu. Si l’histoire a permis de poser le contexte de cet anniversaire, le rendez-vous a surtout permis d’ancrer le rôle actuel de la CGT dans un contexte social particulier, marqué par les mobilisations organisées en riposte aux récentes mesures budgétaires annoncées et la fragilité des acquis sociaux, notamment chez les travailleurs. « Il y a une certaine persistance des sujets au travers de l’histoire de la CGT, explique en amont de sa conférence Stéphane Sirot. Je suis toujours frappé de réaliser que les thématiques n’ont pas vraiment bougé. Elles sont mouvantes, jamais actées ou résolues. » Et notamment : le rapport au politique, l’institutionnalisation du syndicat, le débat des retraites… « Il y a l’idée que le syndicalisme doit assumer de faire de la politique. La politique n’est pas entièrement contenue dans la question des rapports aux partis, c’en est un des versants. C’est aussi avoir un projet de société, se prononcer sur les politiques publiques, le rapport que l’on conçoit vis-à-vis des institutions… Raison pour laquelle cela me fait doucement rigoler quand des leaders syndicaux disent ne pas faire de politique. Comme Jourdan fait de la prose, le syndicalisme fait du politique. »

  • Échanges et ambiance tendus au conseil municipal de rentrée

    Échanges et ambiance tendus au conseil municipal de rentrée

    Le conseil municipal de rentrée promettait d’être musclé, ça n’a pas loupé. Quelques jours après l’assignation de Jean-Luc Di Maria, conseiller municipal (LR) officiellement candidat aux prochaines élections, de Thierry Boissin, élu d’opposition, de la nouvelle conseillère RN Gisèle Gonzales et du militant d’extrême droite Anthony Romagnoli pour leurs propos tenus sur les réseaux sociaux concernant sa mise en examen dans l’affaire la Semivim qu’il juge diffamatoires, le maire de Martigues (PCF) Gaby Charroux a profité de sa tribune pour exprimer sa position.

    « Mes adversaires m’accusent de ne pas avoir communiqué, d’avoir tenté de passer sous silence cette mise en examen. Ceci est totalement faux. » L’édile assure avoir « toujours été à la disposition de la justice ». « J’ai toujours respecté les consignes de discrétion qui m’étaient imposées », poursuit-il, arguant une demande expresse de la juge en charge du dossier. Gaby Charroux a tenu à clarifier la qualification de sa mise en examen dans le cadre de l’instruction ouverte en 2021 : favoritisme. « Et uniquement pour cela, il n’y a pas de corruption, pas d’enrichissement personnel, pas de détournement de fonds, pas d’abus de biens sociaux », et a ajouté contester fermement ce qui lui est reproché. C’est dans ce contexte que le maire s’est vu accorder une demande de protection fonctionnelle.

    Toute la séance de ce conseil fleuve de rentrée (59 délibérations à l’ordre du jour) s’est déroulée dans un climat tendu de défiance. Après un examen des rapports des sociétés d’économie mixte de la commune, opposition et majorité se sont écharpées sur le remboursement des frais des élus. « En 2024, ils sont inférieurs à 2 000 euros pour l’ensemble des déplacements », remarque Gaby Charroux. Une affirmation remise en cause par Joëlle Coulomb (DVD) : « Les 2 000 euros que vous nous annoncez, je les vois sur une page », faisant référence à un déplacement de Florian Salazar-Martin, adjoint au maire (PCF) délégué à la culture, à Paris. Et Jean-Luc Di Maria d’abonder : « Vous avez dormi où ? Dans un caniveau ? » Une remarque très peu appréciée par l’adjoint aux finances Henri Cambessedes (PCF) : « Si on vous dit que c’est 2 000 euros, c’est 2 000 euros, c’est des écrits. Tu le votes le compte administratif. (…) Que tu mettes en doute le travail des fonctionnaires, je ne l’admets pas. » Ambiance.