Tag: PCF

  • Compte à rebours

    Compte à rebours

    Dans deux mois exactement, le premier tour des élections municipales aura lieu. Le compte à rebours est lancé pour une campagne qui se déroule dans un contexte inédit à bien des égards.

    Dans les différentes communes, la campagne ne fait que commencer. Écrasé par la crise politique nationale, la menace constante d’une dissolution et l’actualité internationale anxiogène, le débat démocratique local peine à se déployer.

    Et pourtant, les municipales sont un enjeu majeur pour le quotidien que nous allons vivre durant les six et peut-être les sept prochaines années car le grand nombre de scrutins à venir pourrait bien conduire à la prolongation du mandat des maires élus en 2026.

    Expériences positives

    Elles détermineront l’état des services publics, les politiques d’urbanisme et de logement, les actions de solidarité, de protection de la biodiversité et la manière d’associer ou non la population aux choix qui seront faits.

    Dans ce contexte, les gauches, à la peine au niveau national depuis le mandat de François Hollande, font face à un double défi. D’une part, convaincre à nouveau dans les grandes villes qu’elles dirigent malgré la poussée du RN et la stratégie solitaire de LFI, d’autre part reprendre pied dans les petites communes dans lesquelles son influence s’est réduite comme peau de chagrin.

    Pour y parvenir, elles doivent être unies, parler simple et vrai, renouer avec la relation de proximité et les préoccupations quotidiennes des habitants. C’est la condition pour contrer l’extrême droite.

    Dans notre région, où les rapports de forces sont très contrastés, elles ne partent pas de rien, les expériences municipales progressistes qui mettent au cœur de leur action les services publics, la justice sociale, la défense de l’environnement et la démocratie de proximité sont là pour en témoigner.

  • Municipales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche rassemblée hors LFI dans 60 communes

    Municipales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche rassemblée hors LFI dans 60 communes

    Une première depuis des décennies. Les partis traditionnels de gauche ont scellé, en fin d’année dernière, un accord départemental pour les municipales 2026. PS, PCF, EELV, Génération écologie, Gauche républicaine et sociale, Debout ! et Mouvement des progressistes se sont unis dans plus de soixante communes des Bouches-du-Rhône. « Un accord historique par son ampleur », saluait le sénateur communiste Jérémy Bacchi, tandis que Yannick Ohanessian, premier fédéral du PS, rappelait qu’en 2020, « la gauche était absente des trois quarts des communes ».

    L’objectif est double. Peser face à la poussée de l’extrême droite, d’abord. Même si la comparaison avec des scrutins nationaux mérite nuance, aux législatives de 2024, la coalition RN et alliés a frôlé les 41%. Un mois plus tôt, aux européennes, la liste Bardella avait recueilli près de 37% des suffrages. Se donner les moyens de reconquérir des bastions perdus, ensuite. Depuis 2020, la gauche municipale est à la tête d’une vingtaine de communes seulement, sur les 119 que compte le département. Cet accord vise à en gagner plus d’une soixantaine. Un cap qui pourrait permettre aux progressistes du territoire de prendre les rênes du conseil métropolitain.

    Vitrolles et Marignane font exception

    La France insoumise, elle, est restée en marge, refusant l’union départementale pour privilégier des alliances locales à géométrie variable. Un pari risqué qui pourrait peser lourd dans la bataille de Marseille, où le Printemps marseillais de Benoît Payan (DVG) devra défendre son bilan de mandat face à une extrême droite qui toque avec insistance à la porte de l’Hôtel de ville et une droite en perte de vitesse. Mais pas que.

    Sept des dix plus grosses communes des Bouches-du-Rhône sont confrontées à ce départ en ordre dispersé. On pense à Martigues, où Gaby Charroux, le maire (PCF) sortant, repart en campagne, comme à Aix, Arles, Salon, Aubagne et La Ciotat, toutes dirigées par la droite, mais où une gauche unie pourrait nourrir des ambitions de reconquête. à Istres, le doute plane encore autour d’une liste citoyenne. Vitrolles et Marignane, tombées dans les mains de l’extrême droite (FN, ex-RN) dans les années 90, semblent épargnées. à Rognac, seule commune du territoire dirigée à ce jour par le RN, une liste citoyenne est annoncée à gauche.

    Sans réel ancrage territorial, LFI se tient pour l’heure en retrait sur les plus petites communes comme Septèmes-les-Vallons, Port-de-Bouc, Le Rove, où les maires communistes sortant André Molino, Laurent Belsola et Paul Sabatino, qui a pris la succession de Gerges Rosso, brigueront un nouveau mandat. à Allauch, LFI vient même en soutien de la liste « citoyenne écologiste, sociale et solidaire » menée par Frédéric Dutoit. à Fos, Rémi Esnault, désigné pour succéder à René Raimondi (PS), trouve face à lui une candidature dissidente socialiste. à Port-Saint‑Louis, une liste de gauche autour d’Aurélie Grache est pour l’heure déclarée.

  • Roussel revendique « le droit au bonheur »

    Roussel revendique « le droit au bonheur »

    « Je voudrais revendiquer le droit au bonheur, le droit à la paix, pour toute cette grande famille humaine et bien sûr pour notre pays et le peuple de France. » C’est par ces mots que Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, lance ses vœux pour 2026. Face à un monde « qui a la crève », tel qu’il le formule, le communiste revendique l’espoir.

    Après avoir rendu un hommage aux victimes de la tragédie de Crans-Montana et à leurs proches, il dédie ce moment à « la jeunesse » et questionne « quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? car la guerre menace partout ». Un terrible constat, plus de 60 pays sont en guerre, c’est du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. « Jamais nous n’abandonnerons la paix, jamais nous n’abandonnerons nos enfants », martèle le dirigeant communiste depuis le siège historique du parti place Colonel-Fabien.

    Ainsi, il apporte son soutien à la jeunesse iranienne, qui poursuit depuis plus de 15 jours des manifestations contre le régime des mollahs. Une révolte amorcée il y a deux ans déjà par le mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Même soutien apporté à la jeunesse du Venezuela et au peuple dans sa globalité, après le kidnapping du dirigeant Nicolás Maduro et de son épouse, ce que Fabien Roussel qualifie d’« acte de guerre extrêmement grave, extrêmement dangereux » des États-Unis. « Que dirions-nous si demain, une puissance étrangère venait à kidnapper Emmanuel Macron et Brigitte Macron ? (…) nous serions les premiers à dénoncer cette ingérence étrangère et à réclamer sa libération », affirme le leader du PCF. « Tout le monde comprend que la question posée n’est pas celle de la nature du régime vénézuélien mais bien celle de la nature de cette agression », pousse-t-il en présence de la représentante de l’ambassade du Venezuela Martha Bolivar Acosta et de l’ambassadeur de Cuba Otto Vaillant Frias, demandant la fin des blocus contre leur État respectif.

    « Nous ne voulons pas vivre dans un monde où la démocratie, les peuples, le climat, nos ressources naturelles, le vivant, seraient sacrifiés sur l’autel des profits des multinationales et des grands pétroliers », insiste Fabien Roussel et enjoint Emmanuel Macron de cesser de se « mettre à genoux » devant « l’ogre Sam » : « un président de la République qui se couche, c’est la honte totale pour notre pays, la honte suprême », clame-t-il. Et appelé dans la même séquence à « la paix en Europe » en mettant fin à la guerre en Ukraine. Aussi, en présence des représentants de l’ambassade de Palestine et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le chef des communistes français a assuré « poursuivre le combat avec eux pour une solution à deux États ».

    « L’État d’urgence industriel »

    Alors que le budget de l’État pour 2026 fait son retour dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce mardi, le secrétaire national du PCF est clair sur la consigne donnée à ses troupes : « Nous ne pouvons pas voter un budget qui alimente la guerre », prévient-il. Et porte un « budget qui fait le choix du pouvoir d’achat, d’investir dans les salaires, la production, énergie, formation, innovation et la transition écologique ». Tout en glissant un mot pour les milliers de salariés menacés par des plans sociaux, Fabien Roussel appelle le gouvernement à déclarer « l’État d’urgence industriel ». Enfin, à l’approche des élections municipales, le PCF, fort de 900 chefs de file dans le pays, pour battre « la droite et l’extrême droite », au travers de l’union. « Le rassemblement, il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font », tacle le maire de Saint-Amand-les-Eaux.

  • Le PCF plus si enclin finalement à soutenir la liste insoumise à Avignon

    Le PCF plus si enclin finalement à soutenir la liste insoumise à Avignon

    À deux mois du premier tour des municipales (15-22 mars), les ultimes accords et orientations s’achèvent avant de mener campagne. À gauche, deux blocs semblent se dessiner : l’un, conduit par David Fournier (PS), réunissant de nombreux partis de gauche qu’ils soient dans la majorité sortante de Cécile Helle ou non, et l’autre, mené par Mathilde Louvain (LFI). Cette dernière a également les faveurs du collectif Avignon citoyen, dans lequel sont parties prenantes Génération.s et le PCF.

    Après une réunion vendredi soir, le collectif se réunissait encore, ce lundi soir, pour tenter de finaliser un accord avec LFI, dont une délégation était présente. Une réunion qui se tenait au sein de la fédération du Parti communiste. Pourtant, il se pourrait que le PCF revienne sur son choix initial de se tourner vers la liste insoumise, décidé le 3 janvier. « Depuis, des points de blocage sont apparus », confie Julien De Benito, secrétaire départemental et co-chef de file pour les municipales à Avignon. Les militants sont même conviés à un nouveau vote, mercredi soir. La possibilité cette fois de soutenir David Fournier semble crédible.

    Qu’est-ce qui explique ce revirement ? Deux éléments principalement, liés au contexte national. Le 24 janvier, Mathilde Louvain doit lancer sa campagne par un meeting, en présence des députés LFI, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, et Aly Diouara. La venue de ce dernier est un casus belli. Le député, qui n’a jamais caché son aversion à l’égard du PCF, est candidat aux municipales à La Courneuve, fief communiste depuis 1959, contre Nadia Chahboune investie par le PCF. « Au-delà des discussions de fond, ce choix pour lancer la campagne nous interroge », souligne Julien De Benito. Difficile en effet de demander aux militants communistes d’aller applaudir un tel soutien.

    Génération.s également dans l’attente

    Réuni samedi, le conseil national du PCF a laissé aussi la situation avignonnaise en suspens. « Il y a eu des remontées qui font état de contradictions entre Avignon et ce qu’il se fait généralement par ailleurs », fait valoir Julien De Benito. Les cas des villes voisines d’Arles et Nîmes, où les têtes de liste d’union de la gauche [respectivement Nicolas Koukas et Vincent Bouget] sont communistes et soutenues par le PS, ont été évoqués. Que ce soit donc Mathilde Louvain ou David Fournier, « avec qui les échanges n’ont jamais été interrompus, dans tous les cas, les deux listes auront à se retrouver au second tour », projette Julien De Benito.

    Du côté de Génération.s, présent dans Avignon collectif et dans la majorité sortante, 85% des militants ont acté un soutien à Mathilde Louvain. Mais, comme pour le PCF, « cette orientation reste suspendue à la décision de nos instances nationales », précise Éric Deshayes, référent G.s 84 et adjoint au maire.

  • Avignon : un site web pour panthéoniser Camille Claudel

    Avignon : un site web pour panthéoniser Camille Claudel

    Le combat d’André Castelli pour la panthéonisation de la sculptrice Camille Claudel continue. Une nouvelle étape est franchie avec la création d’un site internet et d’une pétition en ligne pour porter le sujet au plus grand nombre.

    « L’objectif est de montrer l’intérêt populaire et de donner de la reconnaissance pour l’éternité », confie ainsi l’ancien élu communiste, qui a écrit un livre sur les années d’enfermement de l’artiste dans un asile à Avignon.

    Pour rappel, seul le président de la République peut prendre cette décision par décret. Celui-ci avait répondu en septembre dernier à un courrier adressé par André Castelli et un comité d’élus et de sénateurs. « Soyez assuré de toute l’attention qu’il a portée à vos attentes en faveur de l’entrée au Panthéon de Camille Claudel », pouvait-on y lire. Et cette création de site web est également une question de procédure, car elle « passe forcément par une pétition » qui « doit sortir du seul territoire vauclusien et être reprise au niveau de la région et de l’ensemble du pays », confie l’ex-élu municipal et départemental (PCF). Pour l’heure, la pétition en ligne, lancée avec l’éditrice de son ouvrage il y a quatre semaines, compte 125 signataires.

    Reprise de contact

    Le souhait est donc de rapidement reprendre contact avec le corps décisionnaire. « Cela permettrait également d’augmenter le nombre de femmes au Panthéon, car celui-ci est extrêmement faible », appuie André Castelli, qui souhaite « que la nation reconnaisse que ça a été une grande femme ».

  • La Penne-sur-Huveaune : le PCF appelle à tourner la page Nicolas Bazzucchi

    La Penne-sur-Huveaune : le PCF appelle à tourner la page Nicolas Bazzucchi

    « Depuis plus d’un an, notre commune connaît une rupture démocratique sans précédent. La démission massive de 12 élus du conseil municipal aurait dû conduire le maire Nicolas Bazzucchi à la démission. L’absence d’opposition empêche un contrôle efficace des affaires municipales », constate le PCF.

    Il enchaîne : « Notre ville est devenue tristement célèbre. Elle est désormais associée à notre maire mis en examen » pour viol et violences conjugales. « Nous avons eu un maire empêché du fait de son placement en détention provisoire puis son interdiction de séjour sur la commune. En refusant de se mettre en retrait, il a compromis la politique municipale. (…) Le préfet a dû prendre la décision d’augmenter drastiquement la taxe foncière de près de 30% », dénonce le PCF.

    «Nous ne pouvons cautionner une telle violence fiscale, qui prend à la gorge des centaines d’habitants de La Penne, d’autant que Nicolas Bazzucchi n’assume aucunes responsabilités. Au contraire, il accuse les majorités municipales, quitte à se défausser sur elles, alors qu’il s’agit de ses propres errements. Par ailleurs, des pans entiers de la politique locale ne sont plus assurés faute de personnel. Conscient de ce bilan désastreux, le maire aurait dû démissionner, et il devrait aussi renoncer à se présenter aux prochaines élections municipales. »

    Le communiqué conclut : « Il nous faut construire une alternative pour notre commune. Travaillons ensemble à l’émergence d’une reprise en main citoyenne, débarrassée des affaires, des négligences, et au service de l’intérêt général. »

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».

  • Le PCF demande au gouvernement de condamner l’intervention américaine au Venezuela

    Le PCF demande au gouvernement de condamner l’intervention américaine au Venezuela

    Après avoir mobilisé 200 personnes lundi dernier pour protester contre l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis, la fédération PCF du Var ne compte pas s’arrêter là. Samedi, ses cadres ont lancé un appel aux députés et sénateurs républicains du Var, le sénateur (DVG) André Guiol, membre de la commission des Affaires Étrangères, en tête, pour pousser le gouvernement à intervenir sur le sujet auprès des institutions internationales.

    « L’administration américaine continue son offensive, cette fois avec le Groenland. On lance un appel aux progressistes pour interpeller les parlementaires. Il va y avoir un vote à l’Assemblée nationale sur la question du Venezuela, porté par nos présidents de groupe à l’Assemblée et au Sénat. On attend une condamnation ferme de l’agression trumpiste, et la libération de Nicolás Maduro et de son épouse », martèle Pierre Daspre, secrétaire départemental du PCF varois, qui en appelle au droit international : « La charte des Nations Unies a été créée pour établir la paix. On voit qu’elle est remise en cause. »

    L’Otan en question

    Une situation qui traduit « une crise profonde du système capitaliste » selon Alain Bolla, responsable de la section de Cuers. « Les États-Unis donnent une réponse militaire. Les cibles incarnent des intérêts capitalistes. On est passé d’un capitalisme mondialisé à des relations bilatérales dans lesquelles Trump veut soumettre les autres pays à ses intérêts. Et ce sont les opinions publiques qui font reculer les impérialismes. » Car il ne s’agit pas de défendre Maduro, mais bien « la volonté des peuples », précise Pierre Daspre.

    Les communistes remettent aussi en question la participation française à l’Otan, « qui n’est pas utile ni bénéfique. Demain, notre flotte peut être subordonnée à un amiral américain, qui agirait contre nos intérêts », appuie Pierre Barbagelata, du PCF Var, qui en sa qualité d’enseignant, souligne que « cette intervention envoie un mauvais exemple aux jeunes et dit “si tu n’es pas content, tu frappes l’autre” ».

    « Trump n’est pas indéboulonnable. On voit que Macron a dû rétropédaler après les réactions populaires. Il y a un rejet y compris chez les Républicains de ce qu’a fait Trump, les élections de mi-mandat sont plutôt favorables aux démocrates. C’est l’affaire de tous, il faut s’appuyer sur ce qui bouge dans le monde », conclut Amaryllis Bolla du PCF de Cuers.

  • À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    C’est dans un contexte international, national et local d’une gravité et d’une singularité inédites que les communistes ciotadens ont présenté leurs vœux, dimanche, en présence notamment des conseillers municipaux et membres du collectif La Ciotat nous rassemble, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien, de la conseillère municipale PS Martine Cuccaroni, du secrétaire de section PS Toni Delogu et de syndicalistes cheminots, de l’éducation, de l’hôpital et de l’énergie.

    Deux opérations concrètes de solidarité

    Secrétaire de la section du PCF de La Ciotat, Sébastien Madau a abordé toutes les dimensions du moment. « Le premier des vœux que nous tenons à vous souhaiter sont des vœux de paix. Une paix chaque jour davantage bafouée par les logiques guerrières, capitalistes, nationalistes et impérialistes. » Il souligne que « ces guerres ont un point commun : elles voient les peuples en être systématiquement la première victime, innocente ». Le responsable communiste cite le peuple palestinien « victime d’un génocide sous le coup du gouvernement israélien ». Les peuples « ukrainien et russe pris en étau par les folies ultranationalistes ». Les peuples « du Venezuela, de Cuba et de l’ensemble de l’Amérique latine, victimes de l’intimidation et des actions revanchardes de l’impérialisme américain, dirigé par le sinistre Donald Trump ». Sans oublier les « femmes et hommes d’Iran, qui descendent depuis plusieurs jours dans la rue. Certes pour dénoncer leurs conditions de vie difficile sur le plan économique mais, plus largement contre la politique liberticide de cette théocratie à bout de souffle. »

    Sébastien Madau avertit : « Soyons vigilants, appelez-le comme vous le voulez, néoconservatisme, néofascisme. : nous vivons un changement de l’ordre mondial dans lequel le droit international ne compte plus. » La section du PCF prépare deux opérations concrètes de solidarité, annonce Sébastien Madau : une collecte de médicaments (paracétamol, antibiotique et préservatifs) en faveur de Cuba et une campagne de parrainage pour une famille palestinienne vivant dans un camp de réfugiés en Cisjordanie en coopération avec l’association France Palestine Solidarité.

    Sur les municipales, la section du PCF « est engagée depuis plusieurs années au sein du collectif La Ciotat nous rassemble », rappelle Sébastien Madau. Il estime que ce rassemblement « doit se poursuivre, s’amplifier (..) Les partis de gauche sont évidemment placés devant leurs responsabilités. » Se référant au « sursaut » de la gauche lors des législatives anticipées, il invite à être « capables de construire un tel élan dans notre commune ». Et Sébastien Madau de relever « des signes encourageants comme en témoigne le comité de soutien de La Ciotat nous rassemble qui a d’ores et déjà atteint les 250 personnes ».

  • Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Le local de campagne de la rue de la République n’est pas encore inauguré que Nicolas Koukas, tête de liste (PCF) de l’Union pour Arles aux élections municipales de mars 2026 était en conférence de presse vendredi matin au sujet du centre-ville et des commerces. Le candidat a fait état de sept propositions « amendables et travaillées avec les commerçants » avec ses partenaires de gauche et de l’Appel d’Arles.

     L’incitation fiscale sur les loyers

    « C’est possible de faire mieux » en matière de lutte contre la vacance des locaux commerciaux, selon le candidat, prenant en exemple « Nîmes et Salon qui ont une vacance inférieure ». Nicolas Koukas propose une « réduction voire une exonération » temporaire de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) au travers d’une « convention-contrat entre les commerces bénéficiaires et la Ville ». « Je suis allé à Chambéry récemment, et ça marche bien », assure le candidat.

     Une coopérative foncière municipale

    Autre outil proposé pour résorber le problème des locaux commerciaux vides, la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) dédiée au foncier commercial. « Nous échangeons avec la Chambre de commerce d’Arles (CCI) pour créer cet outil qui permettrait à la Ville de préempter des locaux dans les rues stratégiques, comme celle de l’Hôtel de Ville et de la République », détaille Nicolas Koukas. « Cette forme juridique permet des financements de la Ville et de l’Agglomération, mais aussi les acteurs économiques comme la CCI », complète-t-il.

     Mobilité et stationnement

    Nicolas Koukas veut instaurer « la gratuité des transports pour les Arlésiens, comme à Montpellier ». Pendant les 15 jours de la période des fêtes, l’Union pour Arles propose la gratuité du stationnement. « C’est demandé par les commerçants et ça permet de faire venir les visiteurs extérieurs », avance la tête de liste, indiquant également que « nous prêterons attention aux voitures-ventouses pour permettre une rotation quotidienne ».

     Tranquilité urbaine

    Le candidat veut « un centre-ville sûr et rassurant » et propose pour cela d’« allier la mise en place d’un service public de police municipale, avec des patrouilles visibles en soirée, doublé d’une brigade de la tranquillité urbaine en lien avec les habitants pour remonter leurs inquiétudes ». Julie Bonato, militante féministe, souhaite également mettre en place « l’arrêt des bus à la demande pour les femmes pour les rapprocher de chez elles » et veut améliorer l’« éclairage, pas toujours suffisant ».

     Propreté

    « Nous voulons des interventions rapides d’une brigade anti-grafiti sous 48h », indique Nicolas Koukas, « avec une lutte renforcée sur les façades et vitrines commerciales ».

     Animation

    Le candidat souhaite « co-construire l’animation du centre-ville avec les commerçants » et propose un rendez-vous nocturne mensuel, pointant par exemple l’insuffisance « de l’animation avec juste des chalets » pendant les 15 jours de fêtes de fin d’année.

     Gouvernance partagée

    « On ne peut plus décider d’en haut » tance Nicolas Koukas, qui souhaite développer « un service municipal de dynamisation pour accompagner les commerçants au niveau administratif » et animer « un conseil permanent des commerçants réuni chaque mois avec le maire, les agents et des représentants des habitants ». « L’idée est de faire participer les Arlésiens au travers de sondages et de rendez-vous pour savoir ce qu’ils veulent au centre-ville » abonde Baptiste Guerri, entrepreneur, dans l’esprit de la « démocratie participative et contributive » comme résume François Leclerc (NPA).

    Le prochain rendez-vous sera l’inauguration du local de campagne du 26 rue de la République, samedi 17 janvier à 11h.