Visant à « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », la loi Yadan, qui doit être présentée à l’Assemblée nationale le 16 avril, suscite des oppositions. Ce mardi 7 avril, à l’appel du PCF de Gardanne, le Collectif Aixois en soutien au peuple palestinien et libanais (SAP) a organisé une veillée pour la Palestine, et manifestait, à cette occasion, son opposition au texte. Un moment « solennel », assure Morgan Hamdan, coresponsable du SAP, alors que les prises de paroles sur la loi Yadan et le « génocide à Gaza et sur les massacres au Liban par les forces d’occupation israéliennes », se sont succédées. Selon les militants PCF sur place, une soixantaine de personnes ont participé au rassemblement. À cette occasion Morgan Hamdan rappelle qu’une lettre ouverte, cosignée, entre autres, par le SAP, les Jeunes communistes des Bouches-du-Rhône, les Jeunes insoumis d’Aix, l’Union étudiante Aix-Marseille et l’association France Palestine Solidarité, appellent Marc Pena (PS), député des Bouches-du-Rhône, à voter contre cette loi qui « cherche à faire taire la critique d’un état génocidaire et apartheidaire au moment précis ou ce débat est le plus nécessaire », indique cette lettre.
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L’opposition fosséenne en ordre de marche pour 2033
Ce n’était « pas prévu initialement », admet Rémi Esnault, mais c’est une « aventure politique et démocratique » à laquelle le groupe « Notre Fos » se prépare. La veille de la première séance du conseil municipal, une quinzaine de membres de la liste qui a récolté 29,32% des suffrages au second tour des élections se réunit au sein de l’hôtel Ariane pour discuter de l’ordre du jour, alors que c’est le candidat adoubé par le label « La Provence qu’on aime » de Franck Allisio (RN), Philippe Maurizot, qui a été désigné maire par 48,24% des votants le 22 mars.
« Nous sommes cinq à siéger dans l’opposition, commence Nicolas Féraud (PCF). Nous sommes les porte-parole d’un tiers de la population, mais aussi du groupe, avec lequel on a décidé de maintenir le lien pour poursuivre le travail au profit des Fosséennes et des Fosséens. » Des réunions hebdomadaires continueront d’être organisées pour « poursuivre le même engagement que lorsqu’on était aux responsabilités », affirme Rémi Esnault. « On s’inscrit dans le long terme, le groupe va s’affiner, peut-être se reconfigurer pendant le mandat, poursuit-il. Des choses seront faites en parallèle, on va notamment éditer un trimestriel pour continuer d’informer les habitants sur nos actions et de partager notre vision. » L’objectif est clair : « aborder 2033 avec un projet et une équipe solide » tout en évitant « une rupture entre la gouvernance qu’on a eue pendant des années et les prochaines élections municipales ».
Une autocritiqueQuelques semaines après sa défaite, le groupe a eu le temps d’analyser les résultats. Rémi Esnault pointe d’abord la responsabilité de la « liste félonne à gauche », menée par l’ancien adjoint de René Raimondi Jean-Michel Leroy (PS), sans qui « on avait la majorité », assure-t-il. Quant aux raisons de cette scission au sein de la précédente majorité, des questions restent en suspens : « Est-ce qu’il y a un héritage municipal qui a mal été géré pendant une période avec des dissensions internes qui n’ont pas été assez rapidement et efficacement endiguées ? Peut-être. On a sûrement une part de responsabilité. »
Le groupe dit être « dans une forme d’effarement de se dire comment Fos a pu à ce point couper brutalement avec l’héritage du service public déployé partout à tout âge ». Dans cette commune, la montée de l’extrême droite s’est faite progressivement, mais c’est la première fois que « la digue » municipale a « cassé ». Charge, désormais, à l’opposition de la réparer.
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![[Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/1059c246154911ae9c02e6ac9f37eba4.jpg)
[Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »
La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des municipales à Martigues ?
Axel Samuel : Nous avons gagné une bataille locale, après avoir constitué et maintenu un rempart contre la droite et l’extrême droite. Dans nos perspectives, nous continuerons à montrer les errances de l’extrême droite et de la droite, comme par exemple au niveau national à la commission parlementaire de l’audiovisuel public, leur rôle dans le racisme ambiant, les amendements du RN sur les fraudes à la Sécu, sans oublier localement l’embauche d’un vieux lepéniste et ancien paramilitaire comme collaborateur du député RN en place. Notre enjeu politique est aussi de donner une meilleure visibilité au Bouclier Martégal dans cette société fracturée qui divise les gens.
Comment comptez-vous agir ?
A.S. : Les élus communistes sont déjà sur le terrain, dans les luttes, à défendre la classe menacée de fermeture à Louise-Michel, le budget de Langevin, la flottille pour Gaza et les habitants de Notre-Dame-des-Marins. Sans oublier de soutenir les travailleurs de Kem One. Notre Parti va poursuivre le travail de terrain avec les « cafés coco », les marchés solidaires, la vente de La Marseillaise, nos soirées internationalistes pour la paix au Liban, à Gaza, et partout. Mais aussi les campagnes sur les droits des femmes, l’environnement ou le narcotrafic. La campagne municipale a éveillé des consciences et nous avons 25 nouveaux adhérents à accueillir lors d’un temps dédié. Ils verront leur premier congrès à l’été.
Qu’est-ce que le congrès du PCF ?
A.S. : Un moment statutaire important pour faire notre bilan et positionner le Parti dans la France de demain, notamment avec les élections à venir. Quels rapports de force ? Comment forger les unions pour que chacun, même les abstentionnistes, reprenne en main son destin pour construire de nouveaux jours heureux. Le PCF a sa place dans ce processus. Nous défendons un intérêt de classe, la notion n’est pas obsolète, elle a vocation à être popularisée et mise au centre de notre projet.
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![[Maj] À Marseille, pour Jean-Marc Coppola, « les 15-16 sont l’avenir »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/91f53f22daa631f5cfcc8a8f6aa6bb3c.jpg)
[Maj] À Marseille, pour Jean-Marc Coppola, « les 15-16 sont l’avenir »
À chaque nom d’adjoint, ce sont des acclamations, des applaudissements nourris. Ce dimanche soir, la mairie de secteur des 15e-16e était comble, dans le Parc François-Billoux, pour l’élection de l’ancien adjoint PCF à la culture, Jean-Marc Coppola, qui succède à Nadia Boulainseur (DVG). Une élection avec vingt-six voix sur son nom, au-delà des seuls rangs du Printemps marseillais dans le secteur.
Dans le fond de la salle, le député LFI Sébastien Delogu reconnaît avoir voté pour l’ancien syndicaliste cheminot. « Le pire a été évité et on a le meilleur », rit-il. Allusion directe à la rumeur d’une candidature de l’ex-adjoint (PS) aux sports, Sébastien Jibrayel, condamné pour violences en juillet dernier.
Les bulletins dépouillés, c’est la maire adjointe (DVG) Samia Ghali qui remet à Jean-Marc Coppola son écharpe tricolore. « Nous avons souvent mené des combats ensemble, nous nous sommes aussi confrontés, mais toujours en partageant les mêmes objectifs », salue celui qui était candidat face à elle en 2020. Il rend surtout hommage aux maires communistes qui ont dirigé ce secteur jusqu’en 2008, le ministre François Billoux, les anciens députés Guy Hermier « qui aura formé toute une génération de militants » et Pascal Posado. « Je suis l’héritier de leur abnégation d’être au service des autres, de leur attachement aux valeurs de solidarité », partage-t-il.
« Au moment où nous vivons des guerres, des conflits que nous n’aurions pas imaginés, au moment où les forces de l’argent attisent et profitent de ce chaos, nos enfants et nos familles ont besoin d’être protégés. La ville a besoin qu’on répare ses fractures et qu’on prépare son avenir », martèle le nouveau maire du secteur. Il promet d’ores et déjà d’œuvrer pour développer les services publics, renforcer la tranquillité, défendre l’accès au sport et à la culture, le droit à vivre dignement. « Les 15-16 sont l’avenir de notre cité », appuie-t-il.
Pour cela, il peut compter sur une équipe largement rajeunie, qu’il réunira mardi, « pour aller très rapidement sur le terrain ». Après vingt-cinq ans de mandats dans le secteur, Nadia Boulainseur, de son côté, n’a pas désiré y reprendre de responsabilités, espérant un rôle d’adjointe au conseil municipal, qu’elle n’a pas eu. « Je suis surtout ravie de savoir que c’est Jean-Marc Coppola qui reprend les rênes du secteur, sourit-elle. Nous allons pouvoir pérenniser ce qui a été mis en place ».
Les adjoints
Saïd Ismaila, 1er adjoint ; Férouz Mokhtari, 2e adjointe ; Karim Djebali, 3e adjoint ; Sadjia Oudina, 4e adjointe ; Anthony Biondo, 5e adjoint ; Aïcha Mansouri, 6e adjointe ; Eugène Christo-Foroux, 7e adjoint ; Catherine Vestieu, 8e adjointe ; Nadia Zerdab, adjointe de quartier ; Akim Benrezkallah, adjoint de quartier ; Sabrina Hout, adjointe de quartier.
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La gauche tente de peser à Alès Agglomération
Touché mais pas coulé. Après une victoire étriquée au second tour des élections municipales (55,5%) malgré le retrait de toute la gauche et la présence d’un candidat du Rassemblement national inconnu face à lui, Christophe Rivenq a semblé marquer le coup. Mais en bon animal politique qui arpente le Conseil régional et a présidé des instances des Républicains dans le Gard, l’élu a rapidement repris du poil de la bête et est apparu tout sourire lors de son élection par le conseil municipal le 28 mars.
Affaibli, Christophe Rivenq a donc impérativement besoin d’obtenir une victoire sereine pour la présidence de l’Agglomération. Car entre le poids de la ville centre et plusieurs maires acquis à sa cause, son élection à la tête de l’intercommunalité est quasiment assurée. Mais si une opposition venait à se monter et à peser dans le scrutin, il sait que son mandat serait alors beaucoup plus difficile.
C’est pourquoi plusieurs élus de gauche ont entamé des discussions avec lui en rappelant au passage que les deux listes de gauche se sont retirées en sa faveur dans l’entre-deux-tours des municipales. Ils souhaitent ainsi arracher plusieurs vice-présidences avec des délégations pour pouvoir peser dans l’avenir de l’Agglomération.
Un candidat de gauche
à la présidence ?« À l’Agglomération se gèrent énormément de compétences, donc on ne peut pas lui laisser libre cours sans nous. Nous avons donc des discussions sur l’avenir du fonctionnement de l’Agglo. Nous, les élus de gauche, sommes dans un esprit constructif. Nous voulons pouvoir travailler ensemble à la condition que les sensibilités soient respectées et qu’on arrive à faire des compromis pour avancer tous ensemble », insiste Sylvain André (PCF), qui préfère trouver un compromis avant de créer une opposition frontale de gauche au maire d’Alès.
Mais si un terrain d’entente n’est pas trouvé avec la vingtaine d’élus de gauche, ceux-ci sont prêts à se présenter face à Rivenq lors de la première séance prévue le jeudi 9 avril. Un candidat a même déjà été désigné si le président sortant d’Alès Agglomération ne consentait pas à partager une partie du pouvoir. « Les discussions sont saines et normales. Mais on ne veut pas des vice-présidents pot de fleurs, on veut des vice-présidents avec des marges de manœuvre pour pouvoir porter des politiques », conclut Sylvain André, qui réclame aussi des garanties pour les communes rurales du territoire.
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Action commune de la CGT pour pérenniser Kem One
« Aujourd’hui est la première pierre à l’édifice de l’unité des travailleurs de Kem One », lance Yann Beauné, secrétaire général du syndicat CGT Kem One de Fos-sur-Mer, devant l’assistance massée à l’entrée de l’usine chlorochimique, jumelle de celle de Lavéra, également en grève. Cette unité des travailleurs se construit autour de la dénonciation « du véritable jeu financier », selon le syndicaliste, mené par le fonds d’investissement Apollo, son propriétaire. Mais aussi autour d’un appel « à l’état qui doit prendre ses responsabilités » au regard du « maillon stratégique de l’industrie française et européenne » que représente Kem One pour les organisations CGT et pour ses 1 300 salariés.
Sur le site de Fos-sur-Mer, « 100% des effectifs à la fabrication sont en grève avec arrêt des installations », d’après Michaël De Dios, secrétaire général adjoint du syndicat CGT de l’usine. Il pointe une « valse de dirigeants et une désorganisation depuis 2021 et l’arrivée d’Apollo », tandis que « le projet Elyse patauge et nos conditions de travail se dégradent au fur et à mesure que l’endettement augmente ». « Si nous faisions ce que font Apollo et les fonds spéculatifs dans la vie de tous les jours, on finirait interdit bancaire, mais eux nous endettent jusqu’à la rupture », compare-t-il, en argument de l’appel à l’État.
« Une guerre financière »« C’est une guerre financière », renchérit Yann Beauné, dans son discours devant l’usine de Fos. « D’un côté, certains fonds parient sur notre chute, donc plus Kem One va mal, plus ils gagnent de l’argent, et en face, d’autres fonds ont prêté de l’argent à l’entreprise », détaille le responsable. « Ce n’est pas pour la sauver, mais bien pour être remboursé avant tout le monde, même en cas de chute. Ces mêmes fonds préparent une restructuration financière qui pourrait leur permettre de prendre le contrôle de l’entreprise », analyse-t-il, rappelant que « quand Apollo a racheté Kem One, l’entreprise était saine et rentable ».
Les revendications sont simples. Comme le liste Michaël de Dios : « Un apport rapide en cash par Apollo, l’effacement pure et simple de la dette qui étrangle notre entreprise, et la mise en place d’un industriel » à la tête de l’entreprise. « Nous voulons un vrai projet industriel d’avenir avec des investissements, une stratégie à long terme et des garanties pour l’emploi », abonde son camarade Yann Beauné.
Les salariés de Kem One peuvent compter sur un large soutien. À Fos-sur-Mer, étaient présentes les Unions locales CGT de Port-Saint-Louis et de Fos-sur-Mer, l’Union départementale CGT, les Dockers, ainsi que le syndicat de Marcegaglia, qui a connu une période sous Apollo entre 2010 et 2014. Côté politique, la fédération PCF des Bouches-du-Rhône était représentée, tout comme le maire (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, ainsi que le sénateur (PCF) Jérémy Bacchi. Même mobilisation à Lavéra, avec le syndicat du complexe pétrochimique, l’Union locale CGT de Martigues et le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux.
Une mobilisation fraternelle au-delà de l’entreprise, remarquée et applaudie par les syndicalistes de Kem One, alors que le spectre d’un démembrement entre différents acteurs plane sur les esprits.
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![[Entretien] Paul Planque : « Nous n’avons pas réussi à enchanter les gens »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/f34c4be5b923d1a0a8fb811386458d6b.jpg)
[Entretien] Paul Planque : « Nous n’avons pas réussi à enchanter les gens »
Vendredi 27 mars, Paul Planque, le PCF, les Insoumis et les citoyens réunis sur la liste «Alès, c’est vous» ont réuni la presse pour avancer les pistes de réflexion sur leur échec aux dernières élections municipales et évoquer leur avenir. Dans la foulée, soixante personnes du collectif se sont rassemblées et ont décidé de poursuivre le mouvement pour rompre « avec la routine de Christophe Rivenq d’une ville endormie, divisée et qui tourne le dos aux défis sociaux, économiques et environnementaux ».
LM : Comment expliquez-vous l’échec à Alès ?
Paul Planque : Ce résultat vient de loin, et ce n’est pas arrivé par hasard. La division à gauche a coûté cher. D’abord le PS a annoncé haut et fort qu’il voulait « acculer » Paul Planque et les communistes. Il a réussi en s’alliant d’abord avec LFI et après en diabolisant LFI quand les Insoumis nous ont rejoints. De notre côté, nous n’avons pas réussi à enchanter les gens. Nous n’avons pas trouvé la bonne recette pour déjouer le piège de la division. L’émergence des problèmes sécuritaires en pleine campagne a aussi joué.
Même s’il y avait un fort rejet de Rivenq que l’on avait vraiment perçu durant la campagne, le fait que la gauche soit divisée suite à la mobilisation forte qu’il y avait eu pour les élections législatives avec le Nouveau front populaire, les gens se sont dit qu’ils préféraient rester chez eux. Ils se disent que quand ils votent ils ne sont pas entendus et quand la gauche arrive en ordre dispersée, ça leur donne une raison supplémentaire de rester à la maison. Le PS (10,79%) s’est félicité de son score sauf qu’il fait le plus mauvais score de son histoire à Alès.
Dans la situation alésienne, on paie aussi beaucoup la situation nîmoise. Je suis ravi que Vincent (Bouget) l’ait emporté mais ce n’était pas entendable par les socialistes et les écologistes, que les communistes puissent avoir le leadership sur Nîmes et Alès. Ils ont donc envoyé Basile Imbert pour mettre en œuvre la défaite sur Alès. Je pense que les socialistes à la Région n’avaient pas forcément envie que Christophe Rivenq soit battu parce que Rivenq a explosé la droite à la région Occitanie.
LM : Que prévoyez-vous pour la suite ?
PP : Il faut mettre en œuvre de nouvelles façons de travailler et reconstruire sur les ruines de la gauche alésienne. Il faut reconstruire sans hégémonie de qui que soit. Si on peut dire qu’il y a d’un côté la gauche social-démocrate et de l’autre la gauche de transformation sociale, à ce jour, la gauche de transformation sociale est largement devant donc les formulations de cette gauche sont plus attendues par les Alésiens et les Alésiennes. Pour autant, il faut arriver à construire ensemble pour que demain, on présente une autre proposition aux habitants.
LM : Comment la gauche peut-elle exister pendant ce mandat ?
PP : Il faut trouver la bonne forme. Je dis souvent que l’ancien monde est mort et que le nouveau n’est pas encore né. Il faut trouver des formes à définir pour faire de la politique autrement. Cela passe par la prise en compte de la parole citoyenne qui doit être primordiale. Et surtout, mettre de côté les petits arrangements entre partis même si on s’y casse les dents parce que les anciennes recettes entre partis continuent à être dominantes.
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Un congrès pour un « communisme de conquêtes »
Le XLe du PCF est lancé. Après une phase d’élaboration par la commission élue à cet effet, le texte « Un communisme de conquêtes » a été présenté au conseil national samedi avant d’être adopté ce dimanche à 77% des suffrages exprimés (74 pour, 22 contre, 9 abstensions).
Dans un monde déchiré par les guerres et dans une France en crise aussi bien politique qu’économique, le texte prend le parti de la paix, des coopérations internationales, d’une République refondée et du travail. Il prolonge le travail du « Plan climat empreinte 2050 » présenté par le PCF pour répondre à l’urgence climatique et à l’effondrement du vivant tout en créant les conditions d’une nouvelle industrialisation. Il propose également de relever le « défi du socialisme au XXIe siècle », en défendant un « socialisme aux couleurs de la France » vu comme un « processus » vers une « visée révolutionnaire, le communisme ».
« Avec le peuple et pour le peuple »Considérant par ailleurs, qu’il n’y a « pas de fatalité », à la victoire de l’extrême droite en 2027, le projet de base commune affirme que « les communistes veulent consacrer toute leur énergie à permettre une autre issue : des jours heureux pour la France ». « Le PCF veut incarner cet espoir, avec sincérité, avec honnêteté, avec un projet construit avec les citoyens, avec le monde du travail, avec la jeunesse. Il veut le faire avec le peuple et pour le peuple », détaille le projet de base commune.
Un moment important pour présenter la perspective d’ « une société des biens communs, de l’émancipation et du développement des capacités humaines ».
À la suite de la présentation du texte, des voix critiques se sont élevées pour déplorer un travail insuffisant sur le concept de socialisme, une prise en compte trop anecdotique des luttes féminismes, du monde de la création ou encore de l’enjeu climatique. Des membres de la commission économique du PCF ont aussi pointé des « manques » dans le texte à propos de l’analyse de la situation et des propositions économiques.
Après une nuit passée à incorporer des amendements, la commission présidée par Léon Deffontaines a présenté une version corrigée et enrichie qui a permis de réunir une large majorité des suffrages exprimés.
Plusieurs intervenants ont néanmoins regretté que des « textes alternatifs » circulent avant même l’adoption du projet de base commune par le conseil national, en contradiction avec l’esprit des règles de vie commune du PCF.


