Tag: PCF

  • Occitanie : Basile Imbert lance sa campagne à Alès

    Occitanie : Basile Imbert lance sa campagne à Alès

    Les socialistes misent sur la jeunesse. Après le départ d’Arnaud Bord, le PS alésien était orphelin d’un leader capable de battre la campagne. Il s’est finalement rangé ces derniers mois derrière Basile Imbert, un natif d’Alès au parcours universitaire irréprochable. Diplômé d’une double licence à l’université de Montpellier en sciences politiques et en économie, il a ensuite été reçu major de son master politique et vient de boucler un doctorat sur « le tournant vert du conservatisme européen ». Directeur de cabinet du maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas depuis 2020, il avait également accompagné Arnaud Bord sur ses précédentes campagnes.

    Mais cette fois, il sera en première ligne après avoir acté la division de la gauche puisqu’il ne s’est pas entendu avec le Printemps alésien et a été lâché par la suite par la France insoumise.

    Mercredi 5 novembre, il a donc officialisé son lancement dans la course à la mairie d’Alès. Pour cette soirée organisée au bar de la Rotonde, le socialiste a rassemblé une quarantaine de personnes dont la grande majorité sont membres ou sympathisants du PS. Quelques écologistes étaient également présents ainsi que des militants de Place publique alors que le chef de file du parti de Raphaël Glucksmann à Alès est pourtant allié à Paul Planque (PCF/Printemps alésien). « Je suis persuadé que Place publique finira par soutenir une alliance avec les socialistes parce que c’est la logique », précise le jeune candidat.

    Quatre priorités

    Basile Imbert a profité de cette soirée pour présenter ses premières propositions sur les quatre priorités identifiées, à savoir « le cœur de ville, la sécurité, la santé et l’écologie ». « Nous proposons donc une tarification sociale et écologique de l’eau, la végétalisation de la place des Martyrs de la résistance, une réflexion sur les parkings en cœur de ville, un bus de prévention en partenariat avec la faculté de médecine et un renforcement de la police municipale qui doit s’accompagner de beaucoup d’actions de prévention », a détaillé le candidat. La prochaine salve de propositions devrait concerner l’éducation.

    Reste désormais à impulser une dynamique à cinq mois de l’échéance électorale. Car en 2020, Arnaud Bord, longtemps en campagne en solitaire, avait fini par se ranger derrière le Printemps alésien. « À l’époque, Paul Planque était tout nouveau à Alès et il était présenté comme l’alpha et l’oméga capable d’inverser la vapeur. La différence avec 2020, c’est qu’aujourd’hui il n’y a pas de leader naturel à gauche à Alès », explique Basile Imbert qui devra aussi trouver 43 noms pour compléter sa liste : « On y travaille et je peux déjà dire qu’il y aura des surprises avec des personnes de la société civile que les Alésiens connaissent ». S’il promet de dévoiler cette liste « avant Noël », le socialiste a prévu deux mois de rencontres avec la population au travers de porte-à-porte et de réunions publiques.

  • Nîmes : « Cette ville a les ressorts pour résister », selon Vincent Bouget

    Nîmes : « Cette ville a les ressorts pour résister », selon Vincent Bouget

    Dans l’arrière-salle du Prolé, la soirée touchait à sa fin lorsque Vincent Bouget a pris la parole. Sans notes, le candidat de la gauche nîmoise a replacé le questionnaire citoyen dans une perspective plus large : « On ne transformera pas cette ville à quelques-uns. Si on veut la changer, il faut que les Nîmois se réapproprient leur vie, leur histoire, la politique, leur quartier ». Pour lui, l’objectif dépasse la collecte de réponses : il s’agit d’un processus de réappropriation démocratique. « Beaucoup de gens n’y croient plus, a-t-il reconnu. Ils ne pensent pas qu’on puisse faire autrement, ni qu’on puisse le faire ensemble. C’est ce doute qu’il faut combattre. » D’ici la restitution du 11 décembre, Bouget veut mobiliser « jusqu’au dernier jour » pour que chaque Nîmois puisse s’exprimer.

    « En face, les forces réactionnaires se mettent en marche »

    L’intervention a aussi pris des accents politiques plus combatifs. Le candidat de la gauche unie a dressé un constat clair : « L’extrême droite se met en ordre de marche, pendant que la droite court derrière elle » Face à cela, Bouget appelle à ne pas se démoraliser : « Oui, les forces adverses sont puissantes, mais notre réponse, c’est le travail de terrain. 160 points de contact en deux mois, des milliers de rencontres : c’est ça qui compte ». Il conclut sur une note d’humilité : même en cas de victoire, « rien ne sera facile ». Mais, dit-il, « notre force, ce sera cette réunion des habitants de tous les quartiers. Cette ville a des ressorts pour résister et reconstruire ensemble ».

  • Nîmes en commun fait parler la ville

    Nîmes en commun fait parler la ville

    Dans la chaleur boisée de l’arrière-salle du Prolé, les chaises serrées jusqu’au fond, Hugo Carlos, du collectif Nîmes en commun, plante le décor : « On est nombreux ce soir », sourit-il, micro en main. Il remercie la cinquantaine de personnes présentes – membres du collectif comme simples curieux – pour la réunion hebdomadaire de ce lundi 10 novembre, malgré le pont. Le rituel des présentations ne s’éternise pas, car l’urgence est ailleurs : faire le point sur ce questionnaire qui doit « faire émerger des priorités collectives des Nîmois » et, surtout, accélérer sa diffusion à quinze jours de l’échéance (24 novembre) avant la restitution promise le 11 décembre à la Halles des Sports.

    Le compteur a franchi la barre symbolique – « largement plus de 2 000 questionnaires », dont une centaine en ligne en vingt-quatre heures. La méthode, elle, s’affine. D’abord retenus pour économiser (0,20 euro l’exemplaire), les feuillets vont désormais circuler « au large » : cafés, bistrots, halls d’immeubles. Et lundi prochain ? Une idée fait consensus : remplacer la réunion hebdomadaire par une opération sur un point très passant de la ville pour maximiser les remplissages.

    Sur le fond, les récits fusent, précis, sans fard. Katia raconte l’accueil « très favorable » au stade des Antonins, quartier populaire où l’on prend le temps d’écouter. Christian détaille sa tournée « chez les connaissances » : deux heures par foyer parfois, tant les questions appellent la discussion. Au Cercle, on a changé de consigne : remplir sur place si possible, sinon emporter, « parce qu’on sent un vrai besoin de s’exprimer ». Ce besoin se lit d’ailleurs dans les champs libres : 450 témoignages déjà, recopiés mot à mot par Adèle et Marie, puis analysés « avec un peu d’intelligence artificielle ». À Jean Bouin, une scène reste en tête : une mère en difficulté avec le français répond grâce à sa fille de 14 ans, très au clair sur l’écologie ; ailleurs, des personnes âgées préfèrent qu’on leur lise les questions.

    « On ne peut pas parler pour les quartiers »

    Quand vient l’heure des thèmes qui remontent, trois mots s’imposent : transports gratuits (notamment pour les jeunes), sécurité, confiance envers les élites. Et l’exigence d’ancrage ressurgit, brutale et salutaire. Un participant des quartiers populaires – Madani – interpelle : l’initiative ne vaut que si « les militants des quartiers » sont au cœur des décisions. « On ne peut pas parler pour les quartiers sans leurs habitants. » La salle se tend, puis respire. Le message est pris au sérieux : identifier les zones moins couvertes (Garrigues Ouest, route d’Alès, Védelin, sud entre Leclerc et la rocade) et y concentrer l’effort, peut-être dès l’opération de lundi.

    En conclusion, le collectif s’est projeté sur la restitution du 11 décembre : grande salle à remplir, visuels en fabrication, et surtout une méthode « à l’ancienne » : rappeler personnellement chaque répondant. Rendez-vous est donné le 24 novembre au Cercle de l’Avenir pour se répartir des listes : « chacun 3 à 10 contacts », un argumentaire, et l’ambition de faire parler la ville « du 11 ».

  • Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    De l’aveu de Bruno Leclerc, chef de file du NPA d’Arles, la gauche avait « regretté » d’être partie en ordre dispersé aux élections de 2020, consacrant la victoire de Patrick de Carolis (Horizons), qui avait remporté au second tour 57,2% des suffrages exprimés contre 42,8% pour Nicolas Koukas, le successeur désigné du maire communiste sortant Hervé Schiavetti. Pour les prochaines municipales, les forces progressistes ne referont pas la même erreur. Après des mois de travail de processus unitaire initié par l’Appel d’Arles, elles officialisent un accord électoral et présenteront publiquement leur candidat le 27 novembre.

    La future liste « l’Union pour Arles » intégrera des personnalités issues de toutes les formations politiques (PCF,
    PS, Génération écologie, Génération.s, Place publique, NPA, l’Après, Debout !, Gauche républicaine et socialiste) et de la société civile. La France insoumise a quant à elle quitté le navire, suite à des dissensions locales sur fond de politique nationale.

    Le programme dévoilé

    en février

    L’objectif est clair : « Proposer un programme de rupture avec la politique portée par Patrick de Carolis » et « faire tout ce qu’il faut pour que le Rassemblement national ne passe pas », expliquent Bruno Leclerc et Françoise Rouzies, la cheffe de file de Place publique. Pour le moment, l’extrême droite n’a désigné aucun candidat à Arles. Mais « les idées nauséabondes » du parti de Marine Le Pen « seront de la partie », assure le représentant du NPA, « que ce soit dans une liste à part entière ou en en intégrant une ».

    Depuis mars, des propositions ont déjà émané du travail de concertation mené par les forces de l’Appel d’Arles. Le programme sera dévoilé au début du mois de février 2026, mais certaines priorités sont déjà connues. « Les priorités sont le retour de la gestion des quartiers, l’aide à la culture populaire et associative qui a beaucoup fléchi pendant le mandat de Patrick de Carolis », détaille Françoise Rouzies.

    « Dans le cadre de la campagne qui va s’ouvrir, on va continuer à élaborer le projet à partir des rencontres qu’on va mettre en place dans les quartiers et les villages, précise Bruno Leclerc. Nos thématiques sont la culture, la jeunesse, les quartiers, la participation citoyenne, l’écologie et les services publics. On veut recoudre la ville qui a été fracturée socialement. Et il y a du travail. Le mandat en cours est à l’image de la politique macroniste actuelle : tout pour le pognon, rien pour le social. » Une dynamique à laquelle la gauche unie compte bien mettre un terme.

  • Attaque du Prolé d’Alès : les avocats sonnent la charge

    Attaque du Prolé d’Alès : les avocats sonnent la charge

    Six mois et toujours aucune interpellation. C’est le constat effectué vendredi 7 novembre au Prolé d’Alès par les trois avocats mandatés par les victimes, qui s’étonnent de la lenteur de la procédure alors que leurs clients avaient fourni aux enquêteurs un certain nombre d’éléments. « Ils ont pratiquement fait l’enquête, il suffirait maintenant de la boucler en quelques jours », a même précisé Me Sophie Mazas, avocate au barreau de Montpellier.

    En effet, après l’attaque du bar communiste par une dizaine de personnes fin mai, lors de la feria, les victimes étaient très vite remontées jusqu’au groupuscule d’extrême droite du Bloc Montpelliérain. Ce 7 novembre, celles-ci ont fourni à la presse tous les éléments apportés il y a six mois aux enquêteurs. Une recherche sur les réseaux sociaux a en effet permis de montrer que non seulement le Bloc Montpelliérain revendique une activité dans le Gard (contrairement à ce qu’il a affirmé après l’attaque) mais aussi que certains de ses membres étaient bien venus en repérage au Prolé deux jours avant l’assaut. Plusieurs membres de ce groupuscule ont aussi été formellement identifiés sur des photos postées par le Bloc Montpelliérain sur ses réseaux sociaux.

    « Tous ces éléments ont été fournis aux services de police », confirme Cécile Alphon-Layre, présente dans le bar le soir de l’attaque. « Aujourd’hui, les victimes sont dans le questionnement. On se fait tabasser, on porte plainte, on trouve les visages de certains des agresseurs et il ne se passe rien. Si on est toujours dans un état de droit, il doit y avoir une justice ». Sa sœur, Elsa, qui a pris les premiers coups et s’est jetée sur le cheminot pour le protéger des coups portés par deux hommes tandis qu’il était au sol et que sa femme enceinte était retenue à l’intérieur, abonde : « Certains des agresseurs habitent sur le territoire. Nous les avons déjà croisés. Il y en a même un qui s’est rendu par hasard au travail d’une des victimes, qui a pu l’identifier formellement et noter sa plaque d’immatriculation. Où est la protection des victimes ? Beaucoup ont encore des séquelles. Pourquoi il n’y a aucune interpellation alors que lorsque j’ai porté plainte, la police m’a affirmé avoir récupéré des images de vidéosurveillance du bas de la rue ? »

    Des interpellations

    sous deux mois ?

    Avec ce point presse, les avocats espéraient surtout faire pression sur le parquet pour qu’il accélère et informe sur le suivi du dossier. « Nous avons écrit au procureur mais nous n’avons aucune réponse. Nous n’avons même pas un numéro de dossier. Nous voulons bien tout entendre, que le parquet soit chargé avec notamment les nombreux dossiers liés au narcotrafic, que la police est en sous-effectif et qu’elle manque d’enquêteurs. Mais pour entendre, il faut encore qu’on nous parle », souligne Me Ralph Blindauer, l’avocat du Parti communiste français qui poursuit : « Aujourd’hui, aucun témoin n’a été entendu. Nous avons un doute sérieux sur le démarrage de cette enquête parce que si elle avait commencé, on en aurait vu des signes ».

    Resté mutique sur ce sujet jusqu’ici, le procureur d’Alès Abdelkrim Grini a été contraint de s’expliquer. Il a notamment indiqué avoir transmis le dossier à la police judiciaire de l’Hérault puisqu’une partie des auteurs seraient domiciliés dans ce département. Il assure que l’enquête suit son cours et que plusieurs assaillants ont bien été identifiés mais qu’il y a encore besoin de réunir des preuves. Il promet ainsi des arrestations d’ici les deux prochains mois pour « violences aggravées ».

    En attendant que ces propos soient suivis d’effet, victimes et avocats se disent prêts à accentuer la pression pour s’assurer que l’enquête ne s’enlise pas. Si les avocats ont plusieurs possibilités de procédure, ils ne veulent pour l’instant rien dévoiler. Du côté du PCF, Giovanni Di Francesco, le secrétaire de la section alésienne, n’exclut pas l’organisation d’un rassemblement et/ou de se constituer partie civile pour avoir accès au dossier.

  • À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    Dénonçant « une gestion du budget calamiteuse » et estimant que « l’argent public doit être au service de la population et non de l’enrichissement de quelques-uns », les progressistes et les partis de gauche (PCF, Les Écologistes, PS, LFI, L’Après) de Fréjus se réunissent sous la bannière « Fréjus Riposte ». Ce collectif se présente comme un rassemblement « de citoyens, pour certains engagés, des militants associatifs, des syndicalistes, ainsi que les membres des partis de gauche et écologistes », en vue des élections municipales. La tête de liste sera élue par les colistiers. Le collectif lance « un appel au rassemblement sur un programme progressiste, coconstruit et partagé » avec « la population », détaille Cathie Klink, l’une de ses membres.

    Un défi de taille car, à Fréjus, comme dans de nombreuses villes varoises, les valeurs progressistes ont du mal à se faire une place au soleil, se trouvant dans l’ombre d’un conservatisme patent et solidement arrimé. Le dernier parti de gauche à avoir dirigé la troisième ville du Var était la SFIO… d’août 1944 à mars 1959. Depuis, la droite puis l’extrême droite se partagent le pouvoir, le RN ayant réussi à prendre la mairie, en 2014, avec David Rachline.

    Depuis, la situation économique de la Ville, déjà fragile, est devenue critique : de 135 millions d’euros en 2014, la dette avait chuté à 127,5 millions en 2018, avant d’exploser et d’avoisiner les 153 millions, en 2024. En conséquence, dans son rapport 2025, la Chambre régionale des comptes (CRC) met en avant des « points de faiblesse » sur la gestion financière municipale, soulignant des dépenses de 22,93 millions d’euros « qui ne sont rattachables à aucun numéro de marché », c’est-à-dire sans mise en concurrence. Ces faits ont conduit au procès du maire pour prise illégale d’intérêt le 30 septembre (la décision sera rendue le 27 janvier, une amende de 10 000 euros a été requise), et à une perquisition de la mairie, en mars, dans le cadre d’une enquête pour corruption de marchés publics.

    « Justice fiscale et sociale »

    Le collectif de gauche « Fréjus Riposte » veut ainsi « chasser l’extrême droite et barrer la route à la droite. Il faut rompre avec les politiques de la spéculation, des affaires, empêcher les promoteurs de dicter l’avenir de notre ville. Réhabiliter les services publics, affaiblis par des années de politique libérale au détriment de la qualité de vie de tous, au niveau de la santé, de la sécurité, du transport collectif, des services de l’eau et des déchets. » Le collectif pointe aussi le tourisme, « un atout économique qui se développe malheureusement trop souvent au détriment des Fréjussiens », dont « 18% vivent dans la pauvreté ».

    Parmi les projets évoqués, la création de « pôles universitaires et professionnels » pour accompagner le développement de la ville, des solutions de logement pour les plus précaires, l’arrêt de « la bétonisation au mépris de l’urgence écologique », et de futures propositions centrées autour d’une idée : faire de Fréjus la ville de « la justice fiscale et sociale, de la solidarité, du service public de qualité et de la démocratie participative. La ville où le vivre ensemble, l’humain d’abord, se conjuguent avec l’intérêt général ».

  • [Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »

    [Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »

    La Marseillaise : Pourquoi organiser un marché quand on est un parti politique ?

    Alain Granelli : Déjà, pour rendre service ! Le Parti communiste français n’est pas là juste pour donner des tracts, mais aussi et surtout pour être utile à la population. On y vend en ce moment des légumes d’hiver, comme des courges, des choux, des oignons ou des pommes de terre à prix coûtant, que nous achetons auprès d’un maraîcher local qui est partenaire.

    Depuis combien de temps menez-vous cette initiative ?

    A.G. : Ça fait 3 ans qu’on fait les marchés solidaires. Au départ, on en faisait qu’un seul dans une cité de Martigues. Aujourd’hui c’est dans trois cités différentes, à Notre-Dame-des-Marins, Mas de Pouane et Canto-Perdrix comme jeudi matin. Il faut noter que beaucoup plus de camarades se sont impliqués au fur et à mesure des années. Les gens nous connaissent, d’ailleurs on a des clients réguliers et ils nous réclament ! Demandez aux copains sur place dans les quartiers, on leur demande toujours quand est-ce qu’on revient.

    Ne faites-vous que de vendre des légumes ?

    A.G. : Bien sûr que non ! Mais il faut dire que les gens y côtoient le PCF en toute décontraction. On a pu parler de la vie chère la 1ère année, de la santé l’an dernier et de la réindustrialisation cette année. Ce qui est irremplaçable dans ces moments c’est la convivialité. C’est un moment agréable car il y a une vraie vie de quartier autour de notre étal. Les gens se rencontrent, se demandent des nouvelles de leurs enfants. Nous sommes des colporteurs de joie autant que d’idées. Après tout, c’est une manière de faire de la politique autrement, comme disent d’autres !

  • Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Ils inaugurent ce samedi à 11h leur permanence au 39 avenue Jean-Jaurès, à Fos-sur-Mer. Une adresse bien trouvée pour les forces de gauches de Fos-sur-Mer rassemblées autour de Rémi Esnault, connu pour être le directeur de cabinet du maire René Raimondi (ex-PS) depuis plusieurs années.

    « Ce local sera un espace de rencontres, d’échanges, d’écoute et de proximité, pour tous ceux qui croient qu’aimer sa ville, c’est aussi s’y engager concrètement, chaque jour », promet le candidat, qui y voit un lieu « à l’image de notre démarche : humaine, simple et collective ».

    Le prétendant à la succession de l’édile fosséen peut compter sur le soutien du PCF, représenté par son chef de file et actuel adjoint Nicolas Féraud, ainsi que sur celui de Place Publique par la voix d’Anne-Caroline Walter-Cipreo, également 2e adjointe.

    Le Parti socialiste et son responsable local Jean-Michel Leroy, rejoint par Jean-Louis Sanial de Génération écologie, ont de leur côté décidé d’une candidature autonome sur fond de désaccord à propos du projet Hyvence et de la création d’un parc naturel des étangs de la Ville.

    L’extrême droite

    en embuscade

    La coalition de Rémi Esnault se confronte actuellement, à quatre mois des élections, à trois candidatures annoncées. Celle de Jean-Michel Leroy, mais aussi du macroniste Jean Fayolle, conseiller municipal depuis 2008. Enfin, l’ex-LR Philippe Maurizot est soutenu par le chef départemental du RN Franck Allisio via son label « La Provence qu’on aime ».

  • Cévennes : Saint-Jean-du-Gard sans randonneurs ?

    Cévennes : Saint-Jean-du-Gard sans randonneurs ?

    Grâce à son voyage en Cévennes avec son âne, dont il fera un célèbre livre en 1879, Robert Louis Stevenson a donné à Saint-Jean-du-Gard une renommée continentale. Chaque année des milliers (au moins 15 000) de randonneurs se pressent sur le
    « chemin de Stevenson », qui relie le Puy-en-Velay à Alès avec, comme avant-dernière étape, Saint-Étienne-Vallée-Française – Saint-Jean-du-Gard. Le pas des Huguenots (qui court jusqu’en Allemagne), célèbre parcours qui retrace l’exil des protestants, passe également par Saint-Jean-du-Gard.

    Dans ce village cévenol qui a aussi été touché par la désindustrialisation, l’essor économique passe donc désormais par le tourisme. Dès 1992, un festival de randonnée (le Fira se déroule chaque année début juin) a vu le jour. Mais le nouveau maire, Pierre Aiguillon, élu en 2023 après la démission de Michel Ruas, a l’intention d’aller encore plus loin. Ainsi, en 2026, ouvrira en face de la mairie un café rando qui devrait être accompagné, quelques mois plus tard, par une Maison de la randonnée, accolée au café. L’idée est de regrouper dans un même lieu l’office du tourisme, les associations de randonnée et des expositions.

    Le tracé de Stevenson bientôt dévié ?

    « La partie café sera de 108 m² plus une terrasse. Le lieu sera dédié à la restauration type café de pays avec des produits locaux, et tous les produits dérivés du chemin de Stevenson. Il y aura aussi la mise en avant de randonnées sur les thématiques locales, historiques, culturelles et tout ce qui est découvert du parc national des Cévennes… Nous avons aussi prévu un point accueil vélo pour les mobilités douces », détaille Nicolas Friedli, le porteur de projet.

    Financeurs d’une partie du projet, les élus régionaux Jean-Luc Gibelin (PCF), Aurélie Genolher (DVG) et Régis Bayle (PS) étaient à Saint-Jean-du-Gard pour suivre l’avancée du café, visiter les futurs locaux et échanger avec les porteurs du projet. Ils ont surtout été alertés par le maire et les associations d’un problème qui pourrait s’avérer fatal pour l’avenir de la randonnée dans ce village de plus de 2 500 âmes.

    « Il y a eu des inondations sur le parcours du GR en 2020. Nous avons trouvé un tracé de remplacement provisoire, jusqu’en 2027, qui passe chez un particulier. Il faudrait donc des travaux pour sécuriser 2,5 km à l’entrée du village, entre la route et la rivière. Cela coûterait 850 000 euros et le Département n’est pas prêt à investir cette somme. La solution avancée, c’est de prendre un autre chemin, qui ne demande aucuns travaux, mais qui rajoute 8 à 10 km de trajet et un énorme dénivelé. Nous craignons soit que les randonneurs prennent l’ancien tracé, qui ne sera pas sécurisé, soit qu’ils ne viennent plus jusqu’à Saint-Jean-du-Gard puisque cette dernière étape sera très longue », a prévenu Pierre Aiguillon qui ajoute : « C’est complètement paradoxal que le tracé ne passe plus par la commune au moment où un café rando et une maison de la randonnée vont ouvrir. »

    Les trois élus régionaux se sont engagés à porter cette question auprès du Département du Gard. Mais au vu des difficultés financières de la collectivité, il sera très difficile d’arracher le financement du projet. Sauf que pour Saint-Jean-du-Gard, cet investissement est jugé « vital ».

    « Les marcheurs ne viendront plus jusqu’à la commune »

  • Beaucaire : Perrin à la tête d’une large alliance

    Beaucaire : Perrin à la tête d’une large alliance

    Le profil désigné par les militants d’Unis pour Beaucaire (UPB) est peut-être la parfaite antithèse du maire actuel. Nelson Chaudon (RN), l’élu choisi par Julien Sanchez pour occuper son fauteuil de maire après son élection au Parlement européen (simple étape pour pouvoir se présenter à Nîmes ?), n’a que 33 ans et avait jusqu’ici surtout été l’assistant parlementaire de Yoann Gillet (RN). « Un apparatchik », dira même de lui Charles Ménard, opposant insoumis au conseil municipal.

    Luc Perrin, lui, n’est arrivé en politique que sur le tard. Ingénieur informatique de formation aujourd’hui âgé de 66 ans, il n’est pas encarté dans un parti politique. Son engagement est avant tout local, avec comme priorité de ramener la 4e ville du Gard dans le giron républicain. « Depuis bientôt 12 ans notre ville est utilisée comme outil de propagande politique par le RN aux dépens des Beaucairois. Nous, dans cette élection, nous sommes uniquement sur le local », martèle-t-il.

    Début septembre, les militants de l’association Unis pour Beaucaire l’ont élu (à 80%), face à Christophe Isnardon, syndicaliste CGT, ancien agent des services techniques de Beaucaire aujourd’hui à la Ville de Nîmes, pour mener cette liste citoyenne. Plusieurs réunions publiques sont prévues d’ici décembre avant la présentation de la liste et du programme.

    Soutenu par la gauche

    En 2020, quatre listes s’étaient constituées à Beaucaire avec le RN de Sanchez (59,50%), une liste macroniste menée par Lionel Depetri (8,61%), une insoumise dirigée par Charles Ménard (6,82%) alors qu’UPB, incarnée à l’époque par Pascale Noailles Duplissy (25,05%), rassemblait des militants de gauche et de droite. En 2026, la donne sera différente. La droite a organisé une réunion publique le dimanche 26 octobre pour annoncer la constitution d’une liste dont l’objectif est bien de grappiller des voix à un Nelson Chaudon (pas encore officiellement candidat mais dont l’aspiration à se représenter ne fait pas de doute) qui devra cette fois être élu sur son nom.

    Si la liste se veut apartisane, toutes les forces de gauche, du PS à LFI en passant par le PCF, soutiennent Luc Perrin. « En 2020, nous n’avons eu qu’un seul élu et face au RN qui n’arrête pas de progresser, on s’est dit qu’il fallait cette fois faire l’union la plus large possible pour au moins stopper cette progression et si c’est possible, le battre aux Municipales. D’autant qu’ici, le RN a tout : le député, les deux seuls conseillers départementaux RN, la mairie… Mais il lui manque la communauté de communes, loupée de deux voix la dernière fois », explique Jean-François Milesi, secrétaire de la section de Beaucaire du PCF. Malgré le soutien de toute la gauche, Luc Perrin a prévenu ses partenaires qu’il souhaitait le rassemblement le plus large possible, qui dépasse le cercle (restreint) de la gauche beaucairoise.