Tag: PCF

  • Au Rove, la Coop des élus communistes et républicains se renouvelle

    Au Rove, la Coop des élus communistes et républicains se renouvelle

    La Coop 13, Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens des Bouches-du-Rhône, s’est réunie dans le village du Rove. Une cinquantaine d’élus des communes du département étaient présents pour échanger sur les objectifs de la Coop 13.

    Renforcée en nombre après les élections municipales et communautaires, la Coop 13 a dressé un bilan de son activité et s’est projetée dans l’agenda politique prochain avec notamment les sénatoriales qui doivent renforcer le pôle de gauche au Sénat.

    Pour les membres de la Coop 13, les enjeux politiques actuels sont déterminants pour l’avenir proche. De la Métropole au Département en passant par la Région Sud, la Coop 13 veut faire entendre sa voix ; l’activité doit prendre en compte la situation des habitants, des familles.

    Désireux d’être aux côtés de toutes celles et tous ceux qui sont victimes, à différents degrés, de la situation politique du moment : logement, emploi, insécurité, mobilité, bien vivre… Les élus s’inquiètent du contexte alarmant qui affecte la vie des personnes dans nos villes et villages et pour lequel ils restent mobilisés.

    Proximité avec

    les habitants

    Face à un Rassemblement national sans complexe et au plus haut, ils ont fait part de leur détermination de le combattre sur tous les fronts pour construire des espaces de dignité, de solidarité et de lutte avec la population.

    Résolument engagés au plus près des habitants pour défendre les acquis et en gagner de nouveaux, la Coop 13 s’est dotée d’un nouveau collectif de travail composé d’une trentaine de personnes représentantes d’une vingtaine de communes dans la diversité du département ; des élus inscrits dans les majorités municipales, mais aussi dans les oppositions, une nécessité pour être en lien avec les différentes réalités du terrain.

    Sur proposition de Florian Salazar-Martin, maire-adjoint à Martigues et président en titre, l’assemblée a élu à l’unanimité Paul Sabatino, maire du Rove, en tant que président, Florian Salazar-Martin devenant le secrétaire général de l’association et pour compléter le bureau départemental : Sophie Celton maire-adjointe à Septèmes-les-Vallons, membre du bureau national de la Coop ; Marie Claude Bonnet, maire-adjointe au Rove ; Ibrahim Mze, conseiller municipal des 15-16 à Marseille et Audrey Cermolacce, maire-adjointe de Septèmes-les-Vallons.

    La rencontre s’est terminée dans la convivialité avec un appel lancé à tous les élus progressistes par le président Paul Sabatino, pour adhérer à la Coop 13 ; une ambition partagée par l’assemblée pour peser partout dans le département pour mieux vivre.

  • Face à une extrême droite bien installée, une opposition à rebâtir

    Face à une extrême droite bien installée, une opposition à rebâtir

    Le résultat des municipales au Pontet laisse très perplexe ceux qui avaient espoir de voir l’extrême droite trébucher. Sur le papier, les conditions étaient réunies : le maire (RN) sortant, Joris Hébrard, faisait face à une autre liste d’extrême droite menée par son ancien 1er adjoint Patrick Suisse, et une liste de large rassemblement républicain portée par Jean-Firmin Bardisa (DVD). Las, les habitants ont réélu leur maire pour un 3e mandat et ce dès le 1er tour (60,79%) reléguant les listes Bardisa (22,51%) et Suisse (16,7%).

    Malgré une configuration optimale pour une alternative, le RN s’est notabilisé dans la commune. Dans la foulée des municipales, Patrick Suisse et Jean-Firmin Bardisa ont annoncé leur démission. De quoi laisser l’opposition étêtée. Sans aller à parler de champ de ruines, Graziella Lovera reconnaît qu’il y a tout à reconstruire. « Pour l’instant, personne n’a pris le leadership », constate la conseillère municipale PCF, élue sur la liste Bardisa. Pontétienne depuis plus de 40 ans, elle ne s’était jamais encore impliquée politiquement dans une commune où la gauche n’a jamais pesé.

    Une « vision

    de boutiquier »

    « Les scores de l’extrême droite m’ont interpellée alors qu’il y a un côté ouvrier, avec de grosses entreprises à proximité et des camarades syndiqués qui y vivent », note celle qui a longtemps eu des fonctions aux unions locales d’Avignon et départementale de la CGT. À 66 ans, Graziella Lovera fait donc son entrée en politique dans un contexte hostile. « M. Hébrard m’a déjà bien identifiée », sourit-elle. Si son groupe d’opposition, Le Pontet c’est vous, est assez hétéroclite avec des élus de l’UDI, « on a intérêt à rester unis même si je compte bien faire entendre la voix de mon parti », assure cette ancienne infirmière de l’hôpital d’Avignon.

    Encore en phase exploratoire, Graziella Lovera est assez surprise de l’atonie des élus de la majorité. « Tout est confié à l’administration, ils se laissent mener, posent pas ou peu de questions », s’étonne-t-elle. Membre des commissions finances et action sociale, elle se familiarise avec les méandres budgétaires et continue de porter avec force le projet d’un centre de santé municipal qui était au programme de sa liste. « Le maire n’a aucune vision globale pour sa ville qu’il gère comme un boutiquier, il investit sur des ronds-points mais, par exemple, la ville a gagné 1 000 habitants et on ne sait rien de leurs profils et leurs besoins », déplore l’élue communiste. Pour tenter de toucher les habitants, un journal, Pour un printemps pontétien, a été lancé. Le premier numéro revient aussi sur les subventions à l’école privée ou les solutions pour rafraîchir les écoles en ces périodes caniculaires.

    EN BREF. Quand l’adjointe RN devient députée du Gard

    Visiblement au RN, on est moins regardant sur les frontières quand elles peuvent servir sa cause. Députée RN de la 3e circonscription du Gard (50 communes dont les 7 Gardoises du Grand Avignon), Pascale Bordes a été élue maire de Bagnols-sur-Cèze en mars. Elle a cédé sa place à l’Assemblée nationale à sa suppléante, Catherine Dellong-Meng. Installée aux Angles, elle s’est pourtant fait élire 2e adjointe au Pontet. Retraitée de la fonction publique – elle a notamment œuvré à la Ville du Pontet – la néo parlementaire reste toutefois conseillère municipale et communautaire du Grand Avignon. Si la loi n’interdit pas d’être élu sur deux départements, cela interroge. Surtout quand le RN, lors de la campagne, n’a cessé de faire un procès en illégitimité à son opposant Jean-Firmin Bardisa qui ne résidait pas au Pontet. La députée a pris comme collaborateur parlementaire un autre pontétien : Xavier Magnin, qui cumule ce poste avec celui de dircab de Joris Hébrard.

  • Sophie Binet à l’offensive pour le 54e congrès de la CGT

    Sophie Binet à l’offensive pour le 54e congrès de la CGT

    De notre envoyé spécial Amaury Baqué

    « Un congrès de la CGT, c’est 1 000 luttes en puissance. » C’est devant plus de 1 000 délégués et avec un discours enflammé que Sophie Binet a officiellement ouvert le 54e congrès de la CGT, ce lundi. Lequel se déroule « dans un contexte inédit ». « Les bruits des bottes s’amplifient. Jamais l’extrême droite n’a été au pouvoir dans autant de pays », s’inquiète-t-elle. Une situation qu’elle lie avec la crise du capitalisme. « Pour le capital, la démocratie est maintenant un problème, c’est la raison pour laquelle l’alliée indispensable du capital, c’est l’extrême droite », analyse Sophie Binet. Elle prend pour exemple concret « le Medef qui, pour la première fois depuis 1945, traite le RN comme un parti comme les autres ». Et martèle : « L’extrême droite est la pire ennemie du monde du travail. Face à elle, l’antidote c’est le syndicalisme CGT. »

    Des messages pas anodins puisqu’ils sont en lien avec les échéances électorales françaises à venir : « Nous allons nous mêler du débat présidentiel pour remettre les travailleurs et travailleuses au centre du jeu. » Elle s’adresse d’ailleurs à Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (EELV), Manuel Bompard (LFI) et Olivier Faure (PS), tous présents ce jour : « Je note que la CGT fait l’unité, pourvu que ça dure ! ». Et de lancer un « appel de Tours » : « aucun candidat n’aura les voix de la CGT, des travailleurs, sans s’engager à abroger la réforme des retraites ».

    Mais ce discours est aussi, et surtout, le moment pour elle de faire le bilan de son mandat. « Faisons les comptes, depuis 2023, quatre Premiers ministres contraints à la démission, cinq réformes enterrées, deux budgets d’austérité en partie vidés de leur contenu », énumère-t-elle. La secrétaire générale revient sur l’exemple de la réforme des retraites. « Nous avons refusé de tourner la page, nous avons fait échouer le conclave et décalé l’application de la réforme des retraites », se félicite-t-elle. Elle réalise aussi un bilan plus critique : « Il y avait plus de manifestants que de grévistes. Nous n’avons pas réussi à étendre la grève le jour où l’intersyndicale avait appelé à mettre le pays à l’arrêt […] Tous les syndicats CGT n’ont pas appelé à la grève. »

    FSU et Ictam comme dossiers chauds

    Le lien est tout trouvé avec les propositions émises par la direction sortante : « Nous sommes rassemblés pour adopter notre plan de bataille pour les trois prochaines années. Pour cela, tirons les leçons de la mobilisation contre la réforme des retraites. » Outre les orientations générales sur lesquelles les congressistes doivent se prononcer comme « socialiser les richesses pour mieux protéger » ou tendre vers une « planification industrielle et écologique », Sophie Binet évoque sans détour les propositions qui peuvent provoquer le plus de remous. Comme le rapprochement avec la FSU : « Il ne s’agit ni d’une fusion, ni de la création d’une superstructure, mais d’un cadre de coopération permanent. » Ou le développement de la CGT auprès des Ictam (ingénieurs, cadres, techniciens, agents de maîtrise) : « La mission des Ictam n’est pas de mener les luttes à la place des ouvriers, c’est de développer les luttes chez les cadres et professions intermédiaires. »

    De quoi occuper les congressistes pour les prochains jours.

    AU PROGRAMME

    Mardi. Les congressistes entrent dans le dur des débats avec le vote du rapport d’activité, qui permet de juger l’appréciation du bilan de la direction sortante. Vient ensuite une initiative autour de la Palestine en présence d’Hala Abou Hassira, ambassadrice de la Palestine en France, de Yousef Habache, du syndicat des journalistes palestiniens, et de Luc Triangle, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI). Avant un meeting « international » contre l’extrême droite en présence de nombreux syndicalistes venus du monde entier.

  • À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    « Ici, nous refusons de nous résigner. » Jean-Frédéric Déjean, le secrétaire de la section d’Arles du PCF, donne le ton de la ferrade devant le parterre de la Manade des Chanoines, samedi matin.

    Particulièrement pour « soutenir le peuple palestinien » et affirmer « la solidarité des communistes » à l’égard des militants de la flottille ayant fait face « à la violence des autorités israéliennes », selon le responsable. Autre soutien, celui à « Cuba qui subit un blocus économique illégal des États-Unis » mais dont « le peuple continue de résister avec dignité ». Le PCF a d’ailleurs remis un chèque de 300 euros à l’association Cuba coopération France.

    « Venir ici, c’est résister »

    La solidarité internationale vient en face à « un monde en feu aux mains du capital et des fascistes », décrit par Gaël Zaafour, du PCF de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Alors, « venir ici est un acte de résistance », pour le responsable communiste, qui ne manque pas de saluer les « six adhésions parmi les colistiers et élus » de la liste Mieux vivre Port-Saint-Louis. « Un camarade disait que le PCF a toujours été un phare. Depuis qu’il existe il nous a donné la Résistance et la Sécu », conclut Gaël Zaafour.

    La Sécurité sociale est justement le thème du débat organisé l’après-midi avec Jean-Marie Angeli, secrétaire de la CGT CPAM, et Anthony Gonçalves, adjoint à la santé (PCF) de Marseille. Ce dernier a rappelé que « la création de la Sécu a permis d’améliorer l’espérance de vie des Français ». Jean-Marie Angeli rétorque, ironique : « Mais on n’a plus de sous ! » pointant « la volonté du gouvernement d’ouvrir la santé au marché ». Le syndicaliste insiste sur le rôle de la cotisation sociale pour financer « la plus belle conquête des travailleurs », en contre-modèle.

  • L’État et la Ville opposés à la fermeture de la poste de Pissevin à Nîmes

    L’État et la Ville opposés à la fermeture de la poste de Pissevin à Nîmes

    L’annonce a surpris tout le monde. Par un simple appel au directeur de cabinet de Vincent Bouget, la direction de la Poste a fait savoir qu’elle allait fermer le bureau de poste dans le quartier Pissevin. « La santé et la sécurité de ses collaborateurs et de ses clients sont une priorité pour la Poste, ce qui l’a amenée à fermer le bureau de Nîmes Debussy situé place Claude-Debussy depuis le jeudi 21 mai », précise le groupe dans un communiqué.

    Si l’insécurité à Pissevin n’est pas nouvelle, le quartier est pourtant plutôt calme ces derniers mois. Les agents de la Poste s’offusquent surtout des conditions de travail et notamment de l’insalubrité des locaux. « Les habitants du quartier sont invités à se rendre au bureau de poste de Nîmes-Cadereau, situé 6 rue de Verdun, où ils pourront retrouver leurs courriers et colis en instance, effectuer leurs opérations postales et bancaires habituelles, ainsi qu’envoyer leurs colis et lettres recommandées », ajoute le groupe.

    Si cette mesure a été présentée comme transitoire, certains s’inquiètent qu’elle vise plutôt à contourner le droit de veto du maire qui peut s’opposer aux fermetures de bureaux de poste. « En tant que maire, je ne peux pas accepter qu’une telle décision puisse être prise de manière unilatérale, sans avoir mis tout en œuvre pour trouver des solutions. Cet après-midi [le 21 mai, Ndlr], à l’initiative du préfet, une réunion a rassemblé tous les acteurs concernés. J’ai proposé de trouver une solution qui empêcherait la fermeture du bureau de poste de la place Debussy. Cette volonté, partagée par l’État, a conduit à l’organisation d’un nouveau rendez-vous mardi (26 mai) afin de trouver une issue favorable. Nous ne pouvons pas opposer les conditions de travail des salariés à l’accès au service public, pour toutes et tous, partout », réagit le maire Vincent Bouget.

    Un quartier abandonné

    Cette décision est particulièrement brutale pour un quartier qui assiste à la désertification de ses services publics. Ces derniers mois, Pissevin a en effet vu le départ de la médiathèque Marc-Bernard (même si une annexe a été ouverte en novembre dernier) et la création d’un commissariat dont les horaires ne permettent pas une présence renforcée dans un territoire qui en a pourtant cruellement besoin. La présence de médecins dans le quartier est également un problème récurrent. Face à cette situation, la préfecture du Gard s’est aussi rapidement positionnée contre la fermeture du bureau de poste. « Un bureau de poste qui disparaît dans un quartier qui a vu les fermetures successives de différents services publics constitue un coup supplémentaire pour ses habitants, pour les habitants de notre ville », confirme Vincent Bouget.

    Mardi 26 mai, c’est le centre social des Mille couleurs qui a appelé à un rassemblement devant le bureau de poste. Une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel, dont Vincent Bouget, venu rassurer la population quant à sa volonté de tout mettre en œuvre pour le sauver. « La mairie, l’État et toutes les structures sont contre la fermeture », confirme Frédéric Deschamps, cosecrétaire du PCF gardois. « Le redéploiement proposé par la Poste sur Valdegour et Cadereau ne résout pas le problème des 12 000 habitants de Pissevin. »

    « La réponse aux légitimes aspirations des personnels à de bonnes conditions de travail ne peut être la fermeture pure et simple. Il faut, au contraire, assurer et développer la présence de tous les services publics », a réagi de son côté la section communiste nîmoise. Si la réunion organisée mardi soir n’a pas encore permis de trouver une solution, le bureau de Vincent Bouget confirme que les discussions se poursuivent avec la direction de la Poste.

  • Les artistes s’emparent des murs de Port-de-Bouc

    Les artistes s’emparent des murs de Port-de-Bouc

    Port-de-Bouc poursuit sa mue. Comme chaque printemps, la petite ville de 17 000 habitants semble éclore sous les pinceaux des artistes. Cette année, ils seront neuf, venus de France, de Croatie, de Grèce ou d’Espagne, à poser leurs bagages dans le camping municipal Bottaï pour transformer durablement les façades des bâtiments de la Lèque, Tassy, des Comtes ou encore des Aigues-Douces. Pour le maire Laurent Belsola (PCF), « il ne s’agit pas seulement d’embellir. Il s’agit de repenser notre lien à l’espace public ».

    Ce qui était au départ une intuition artistique est devenu un véritable parcours d’œuvres à grande échelle unique en France. À l’issue de cette 7e édition du festival « Les Nouveaux Ateliers », la commune comptera près de 70 réalisations murales. Une concentration exceptionnelle, qui fait aujourd’hui de Port-de-Bouc la détentrice du record européen d’art urbain par habitant. Une fierté, pour l’adjoint au maire délégué à la culture Patrice Chapelle : « Ça veut dire que le projet s’enracine, plaît aux artistes qui viennent de loin, et attire un public extérieur. On a une renommée hors les murs, surtout auprès du public avisé sur le street art. L’an dernier, une dame est venue de Paris pour voir le chantier en cours et l’évolution des fresques. »

    Art et qualité de vie

    Aude Straub, chargée de développement de ce projet, confie : « On aimerait développer le festival dans d’autres petites communes. Ça permet de dynamiser et d’amener l’art dans ces territoires qui sont un peu éloignés et dans les quartiers populaires, où la culture n’est parfois pas très accessible. Ça améliore la qualité de vie. Et puis ça permet d’ouvrir un dialogue entre les habitants et les artistes. »

    Pour en découvrir plus, rendez-vous mardi au cours Landrivon pour un parcours d’un mur à l’autre organisé par l’Office du tourisme, mercredi après-midi pour des ateliers créatifs à destination des enfants square Lopofa, et samedi pour une journée de clôture ponctuée d’animations, de spectacles et de concerts.

  • Une fête très politique à la ferrade du PCF

    Une fête très politique à la ferrade du PCF

    « Je crois que le débat avec un oncologue et un syndicaliste de la sécu est vraiment d’actualité. » Le secrétaire de la section du PCF de Port-Saint-Louis-du-Rhône Gaël Zaafour exulte à l’approche de la traditionnelle ferrade organisée avec les communistes d’Arles.

    Car au menu de ce samedi 30 mai ne figure pas que la gardiane de taureau. Le débat de 15h annoncé par le responsable Saint-Louisien portera sur l’accès aux soins, les déserts médicaux et la sécurité sociale, avec le secrétaire général CGT de la CPAM et Anthony Gonçalves, oncologue et adjoint (PCF) au maire de Marseille en charge de la santé. « Ce sont deux points d’attaque du capital : tuer la sécu et imposer le libéralisme dans la santé et le médicament », juge Gaël Zaafour.

    Solidarité internationale et associative

    La solidarité internationale est aussi à l’honneur. « Nous allons symboliquement remettre un chèque à Cubacoopération », indique Jean-Frédéric Déjean, du PCF Arlésien, en même temps que sera rappelé le soutien à la Palestine et au peuple cubain.

    Plusieurs stands d’associations du territoire seront présents, dont Femmes solidaires, Osez le féminisme, la Ligue des droits de l’Homme, l’Union des familles laïques, le Secours populaire français ainsi que celui de La cuvée de camarades.

    En pleine période de congrès, les deux communistes s’accordent sur l’enjeu d’un parti uni. « Le monde n’a jamais eu autant besoin d’un parti communiste fort. À nous de nous unir plus que jamais pour rester combatifs », estime Gaël Zaafour du PCF Saint-louisien. « Les communistes doivent chercher les moyens d’être les plus utiles pour tourner la page du macronisme », complète Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Rendez-vous samedi 30 mai à partir de 10h à la Manade des Chanoines, située au 796 RD 113A, à Arles. Le marquage des veaux est prévu à 11h, les prises de parole politiques à 12h et les vachettes seront dans les arènes à 15h30 après le débat.

  • Les dockers rendent hommage à Marcel Sanchez

    Les dockers rendent hommage à Marcel Sanchez

    C’est à un monument du syndicalisme sur le port qu’a rendu hommage la section syndicale des retraités dockers CGT de Marseille. Cette dernière a inauguré, vendredi 22 mai dernier, un local « Marcel-Sanchez », secrétaire général des dockers CGT du port de 1987 à 1993 et décédé en janvier 2021. « Marcel Sanchez mena notamment le combat contre la réforme du statut des dockers, administrateur du port, responsable à la Fédération CGT des Ports et Docks », relate la section, qui a également posé une plaque commémorative pour l’occasion. Une pose réalisée par le secrétaire des retraités dockers, Henri Ballester et Nora Sanchez, son épouse.

    « De nombreux dockers retraités étaient présents pour cette cérémonie, aux côtés du représentant du syndicat, Gilles Olivieri. Des représentants du Grand Port Maritime, de la Réparation navale, des Douanes ainsi que du bureau de l’Union syndicale des retraités CGT 13 avaient également fait le déplacement, tout comme une délégation de la section PCF du port », poursuit la section.

    Elle rappelle que c’était un « militant profondément attaché aux valeurs de la CGT, son parcours fut marqué par son engagement au sein du PCF, à la section du port. Il a contribué au développement de notre section de retraités et veuves de dockers jusqu’à sa mort ». C’était aussi un artisan du « rapprochement des travailleurs portuaires, en particulier avec les dockers de Fos et de l’ensemble du bassin méditerranéen » puisqu’il était « à l’initiative de la coordination internationale IDC, aujourd’hui EDC [syndicat européen des dockers, Ndlr.] ».

  • [Entretien] Natacha Malet : « Le Parti communiste agit en “intellectuel collectif” »

    [Entretien] Natacha Malet : « Le Parti communiste agit en “intellectuel collectif” »

    La Marseillaise : Comment se déroule le congrès du PCF ?

    Natacha Malet : Les communistes ont produit des contributions. On a une commission nationale du texte qui a travaillé à l’élaboration d’un projet de base commune de discussion, qui a été envoyé aux membres du conseil national. Ils ont pu l’amender et l’ont adopté à 77%. Ce texte a ensuite été porté à la connaissance de l’ensemble des adhérents pendant cinq semaines. À l’issue de ce délai, la commission nationale de transparence des débats a validé trois textes alternatifs remplissant les conditions requises par nos statuts. Ces textes ont été ensuite portés à la connaissance de l’ensemble des adhérents par le PCF, même s’ils avaient déjà été publiés sur des sites Internet ou les réseaux sociaux par leurs signataires.

    Les 6 et 7 juin, les communistes sont appelés aux urnes dans leurs sections. En quoi consiste ce vote ?

    N.M. : Les communistes vont délibérer entre eux pour choisir parmi ces textes, lequel répond le mieux aux enjeux à relever pour le prochain mandat. Pour pouvoir voter, il faut être à jour de ses cotisations. Chaque communiste est appelé à se positionner sur l’un des quatre textes. Celui qui sera choisi majoritairement sera la base de discussion de tous les communistes qui pourront ensuite l’amender.

    De quelle manière ?

    C’est un grand exercice démocratique qui va permettre de faire évoluer le texte retenu à travers des amendements proposés et votés dans les congrès de section qui se tiendront les 13 et 14 juin, les congrès départementaux les 20 et 21 juin, et le congrès national prévu à Lille les 3, 4 et 5 juillet. On peut aussi faire des vœux et des contributions qui sont mises en ligne sur le site du congrès afin de participer à la réflexion collective.

    Le PCF est parfois considéré comme monolithique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui ?

    N.M. : Ce processus de congrès montre qu’il y a du pluralisme dans le PCF. Je n’aime pas le mot « tendance » qui ne fait pas partie de nos règles de vie collective mais, en fonction des réalités vécues dans chaque territoire par chaque militant, il est possible d’appréhender différemment les enjeux à venir tout en ayant une boussole commune qui est le communisme.

    Qu’est-ce qui fait le plus débat ? La stratégie électorale, les alliances ?

    N.M. : Pas seulement, nos débats ne se structurent pas autour d’enjeux électoralistes. Le congrès est l’occasion de réfléchir à l’état du monde, aux moyens de le changer, au projet de société que nous portons pour la France, à la façon de faire reculer l’extrême droite et les logiques capitalistes… C’est ce qui nous fait dire que le PCF agit en « intellectuel collectif ».

  • L’inclusion doit passer par l’ouverture d’une classe Ulis

    L’inclusion doit passer par l’ouverture d’une classe Ulis

    « C’était mieux cette année, je préfère l’Ulis. » Tasnim, 10 ans et en CM2, a pu bénéficier d’une Ulis en dernière année de primaire. Mais ses espoirs comme ceux de sa mère de continuer au collège risquent fort d’être déçus. C’est la raison pour laquelle les syndicats CGT, FSU et Sud ont organisé un rassemblement devant le collège Frédéric-Mistral mardi soir pour exiger l’ouverture d’une Unité locale pour l’inclusion scolaire (Ulis) au collège sur la ville.

    « On nous a dit qu’il n’y avait pas d’Ulis collège à Port-de-Bouc, qu’il faut aller à Fos ou Martigues », précise Nour Boukabbout, mère de la jeune Tasnim, « mais je ne suis pas véhiculée, mon mari travaille de 8h à 17h, et il n’y a rien de prévu pour les transports », énumère-t-elle. Les mêmes inquiétudes habitent les parents présents. « Ce sont des enfants en difficulté, avec parfois des pathologies. Mais on nous dit qu’on peut rien faire. »

    La revendication ne date pourtant pas d’hier. « Ça fait six ans qu’on demande une Ulis collège avec notre syndicat, l’intersyndicale, nos élus et les parents d’élèves car chaque année des enfants sortent primaire et restent sur le carreau », déplore Laurence Cassandri, de la CGT Éduc’Action. Résultat : « Plein de gamins sont déscolarisés avant 16 ans » d’après la syndicaliste. La demande est « légitime » aux yeux de Valérie Zikka Dussol, de la FSU : « On vient d’apprendre que le directeur académique veut augmenter les effectifs d’Ulis par dérogation. Avec cette augmentation on pourrait ouvrir l’Ulis ici », affirme-t-elle.

    « C’est du validisme »

    Face à cette « rupture d’égalité appelée validisme » pointée par la syndicaliste Sud présente, les élus se tournent vers le Département. « Nous rencontrons le directeur académique la semaine prochaine et ce sera pour gagner », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. En parallèle, le maire et la conseillère départementale (PCF) Magali Giorgetti ont rencontré la présidente (LR) du Département Martine Vassal pour porter la demande d’ouverture d’Ulis auprès de l’Éducation nationale.

    La question est presque morale. « On met des millions d’euros pour la guerre mais on entasse nos petits à 35 en classe », assène le secrétaire de l’UL CGT Maixent Bitan, en même temps que se dégradent « les conditions de travail des enseignants » et personnels éducatifs.

    C’est politique.