Tag: PCF

  • Avignon met un coup de règle sur le kit de rentrée scolaire

    Avignon met un coup de règle sur le kit de rentrée scolaire

    « On attend les élections de 2026 avec un peu d’inquiétude. On espère que le futur maire ne décidera pas de supprimer ce dispositif au nom des économies ». Il y a un an, Frédérique Corcoral, alors adjointe au maire en charge du quartier Ouest et des personnes en grande précarité, avait une vision prémonitoire. Le dispositif en question ? Un kit de fournitures scolaires fourni par la Ville à chacun des 8 750 élèves de maternelle et d’élémentaire. Une mesure instaurée à la rentrée de 2024, qui « permet de rétablir une forme d’équité : tous les enfants, quels que soient leurs milieux, arrivent à l’école avec le même matériel », défendait alors Frédérique Corcoral.

    Mais visiblement moins du goût de la nouvelle municipalité Galzi (DVD) qui a décidé de supprimer ce kit, « dans un contexte financier particulièrement contraint et une démarche de revue des dépenses ligne par ligne », répond-on en mairie, sollicitée par La Marseillaise. Elle juge le dispositif « coûteux » [81 000 euros] et peu efficace, « un kit sur 4 n’ayant pas été retiré, ce qui interroge le besoin réel des familles et la pertinence d’une distribution systématique à l’ensemble des élèves ». La municipalité estime que « les réponses existent déjà au plus près du terrain », entre allocation de rentrée scolaire et une « part importante » des fournitures « déjà achetées directement par les écoles grâce aux dotations versées par la Ville ». Des dotations en revanche maintenues, à 42 euros par élève de primaire et 45 euros en maternelle. « En résumé, la Ville fait le choix d’une gestion responsable de l’argent public : réserver ce qui fonctionne, recentrer les dépenses sur les besoins réels et garantir que l’effort éducatif demeure intact », conclut-on à l’Hôtel de ville.

    Pas d’augmentation des tarifs de cantine à ce stade

    Une décision, relevée et dénoncée par la section PCF d’Avignon : « Olivier Galzi choisit de sabrer dans les politiques sociales engagées par ses prédécesseurs, plutôt que de poursuivre les efforts qui permettaient de mieux protéger les familles et d’améliorer le quotidien des enfants avignonnais », poursuit, au nom de la section, Julien De Benito, ex-adjoint de Cécile Helle. Le PCF juge que cette mesure contribuait à « rendre effectif le droit à l’école publique, laïque et gratuite ». Notons par ailleurs, et pour l’heure, que les tarifs de la restauration municipale ne bougeront pas. Baissés par trois fois lors du précédent mandat, ils permettent à un enfant sur deux de déjeuner pour moins d’un euro.

  • Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Première rencontre du genre en cette rentrée politique : le sénateur EELV Thomas Dossu, la député PS Anna Pic et la conseillère municipale de Toulouse LFI Victoria Scampa ont échangé leur point de vue avec Pierre Lacaze, responsable des relations extérieures du PCF et vice-président de la Région Occitanie, sur la situation de la gauche.

    Pour le communiste « la gauche ne gagnera pas si chaque formation ne se mobilise pas et ne réalise pas le score le plus important car pour gagner au second tour il faut faire 50% plus une voix ». Il ouvre la porte à un rassemblement pour les législatives à condition qu’il crée les conditions d’un renforcement de toute la gauche. L’insoumise plaide sans surprise pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon et un accord sur son programme qui dit-elle « ressemble à un programme communiste », non sans susciter quelques remous dans la salle. L’écologiste considère que « dire ralliez vous à Jean-Luc Mélenchon et on discutera après, ce n’est pas possible de travailler comme ça » et met en garde : « le “vote utile” au premier amènerait le meilleur score pour l’extrême droite au second ». La socialiste quant à elle, se démarque des « renoncements » de l’ère Hollande. « Je suis une député Nupes puis NFP. j’ai toujours été une unioniste au PS », en appelant à ne pas confondre la tactique, la stratégie et la ligne politique pour éviter les invectives internes à la gauche.

    Les échanges devraient se prolonger à la Fête de l’Humanité les 11, 12 et 13 septembre au Plessis-Pâté (Essonne).

  • [Féria de Béziers] Le discours trumpiste de Robert Ménard indigne à gauche

    [Féria de Béziers] Le discours trumpiste de Robert Ménard indigne à gauche

    Ce soir, nous avons tout ! Une messe dans les arènes, un défilé de chars avec la Vierge Marie, notre saint patron, saint Aphrodise, et le comte de Trencavel qui nous a défendus jadis face au roi et au Pape. Nous avons même eu une éclipse solaire ! Un signe du Ciel. Et de quoi donner le tournis aux jobards de la laïcité. Nous prierons pour eux (…). Oui, ici, dans nos rues, Marie, la Vierge, la Sainte Vierge continuera d’être portée en procession (…). Ici, on marie les gens qui sont en situation régulière et les OQTF, on les renvoie chez eux. Oui, ici, nous continuerons à aimer les femmes, le corps et le regard des femmes, à notre façon, et tant pis aussi pour les féministes à deux balles. »

    Nous ne sommes pas sur FoxNews en direct d’un meeting de Donald Trump mais bien à la Feria de Béziers. Le 12 août, c’est le maire d’extrême droite Robert Ménard* qui a prononcé ces mots lors du pregón devant une foule réceptive. Face à l’indignation suscitée depuis et au cas où le message ne serait pas clair,
    R. Ménard a remis une pièce dans la machine réactionnaire en placardant plusieurs affiches dans la cité de Paul Riquet. Au-dessus d’une photo du maire de dos à la tribune face à la foule – telle une caution politique – venue festoyer, on peut lire tantôt : « On aime la messe, on aime les femmes, on aime les toros, on aime les flics. Et vous ? » Tantôt : « Ici, nous avons des traditions ! Et tant pis pour les bureaucrates parisiens. »

    Passons sur le coût de cette nouvelle provocation de bas étage doublée d’une publicité personnelle dans un contexte festif peu propice à la rébellion populaire. Ce qui choque, c’est l’impunité avec laquelle le maire de la seconde ville de l’Hérault peut se livrer à une telle saillie aux relents rances si éloignée des valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité. Si le RN avait organisé un Bingo à la Feria, nul doute que R. Ménard, qui recevra le Canon français en septembre, aurait coché la plupart des cases. En quelques mots, tout est dit ou suggéré : prosélytisme chrétien assumé, complotisme scientifique, rejet des étrangers au mépris de la loi, masculinisme pour ne pas dire misogynie.

    « 200 ans de lutte pour la République, la raison et la science noyés dans un tonneau de sangria ; et ceux qui ne sont pas d’accord avec les beauferies de l’élite, c’est qu’ils sont tristes et n’aiment pas la fête… », a aussitôt commenté la Libre Pensée de l’Hérault. Dans la foulée, plusieurs associations et partis de gauche biterrois (LP, LDH, AFPS, LFI, Génération.S, POI…) ont publié un communiqué commun d’indignation contre ces « propos inacceptables, orduriers, vulgaires et glauques », accusés de renvoyer au « régime de Vichy » durant lequel l’Église avait été réhabilitée en dépit de la loi de séparation de 1905.

    Le PCF combatif

    De son côté, le PCF biterrois condamne des « propos graves » qui ne relèvent « ni de l’humour ni d’une simple provocation festive ». Mais qui sont une attaque minutieuse orchestrée contre la laïcité ou les femmes qu’on pourrait regarder « à sa façon ». « La laïcité n’est pas une vieille lubie. Le féminisme n’est pas une insulte. Les droits des femmes ne sont pas négociables. Et l’extrême droite, même lorsqu’elle se cache derrière les traditions, la fête ou l’identité locale, doit être combattue. À Béziers comme ailleurs, nous refusons que l’on réécrive notre Histoire en glorifiant ce qui doit rester dans le passé : la domination, le patriarcat, la remise en cause des libertés et le mépris de celles et ceux qui les défendent ».

    Le PCF appelle à un vrai débat public sur ces sujets et demande au maire s’il assume ses propos, ce qui ne fait guère de doute. C’est moins le cas de la préfète de l’Hérault. Présente à la messe d’ouverture de la Feria, Chantal Mauchet estime que sa venue ne contrevient en rien au principe de laïcité mais se garde de tout commentaire sur les propos de Robert Ménard. Nous y reviendrons en détail…

    Les ficelles de R. Ménard sont grosses mais semblent fonctionner. À l’instar de la droite qui invoque souvent un prétendu « bon sens » pour justifier des régressions sociales, l’extrême droite joue sur la corde populiste en flattant les instincts les plus bas. Un moment de concorde – la fête – est instrumentalisé à des fins idéologiques. En bon communicant,
    Robert Ménard y ajoute un ressort que Georges Frêche savait lui aussi utiliser : l’opposition entre les élites bureaucratiques parisiennes et les gens du Midi, dont les traditions et l’art de vivre seraient menacés. Flatter les ego et stimuler le sentiment d’appartenance pour défendre des « valeurs » qui vont à l’encontre de la tolérance et du vivre ensemble. Sacrée pirouette.

  • La mémoire de la Libération implique la vigilance

    La mémoire de la Libération implique la vigilance

    Les véhicules militaires d’époque défilent le long de la côte, dans les rues de Carro. Ce vendredi 21 août, Martigues commémore sa libération. Dans la parade, Pierre est au volant d’un camion américain. Comme chaque année depuis 8 ans, ce Suisse est descendu avec son association History on wheels pour « transmettre la mémoire de cette partie de l’histoire ».

    Il y a 82 ans, au débarquement de Normandie succède celui de Provence le 15 août. Les Alliés prennent les Allemands en tenaille. À Martigues, l’armée ennemie maintient en permanence une garnison de 2 000 soldats tant la ville occupe une position stratégique pour la défense du littoral, de la Camargue jusqu’à Marseille. « C’était un site très important au niveau radio et radar », détaille Jean-Pierre Jehan, président de l’association HM2P (Histoire, Mémoire, Patrimoine Provence).

    Les bombardements alliés s’intensifient dans la région. Le 11 août, un raid sur Carro fait trois victimes. Dans la nuit du 20 au 21, finalement, les Allemands s’enfuient en faisant exploser le viaduc ferroviaire et le port de Jonquières. Martigues est libérée.

    Mais derrière cette liberté retrouvée, « il y eut des années d’épreuve, des engagements clandestins, des actes de courage, des arrestations et des vies brisées », rappelle le maire Gaby Charroux (PCF).

    Un legs de la Résistance

    En 1942, alors que la France est à genoux, « certains refusent de se soumettre ». Au printemps 1944, « chacune et chacun comprend que la guerre entre dans une phase décisive. (…) C’est précisément à ce moment que la résistance martégale va être frappée avec une violence terrible. Les 7 et 8 juin, plusieurs de ses membres sont arrêtés. Ces arrestations préludent au drame qui survient quelques jours plus tard, le 13 juin, dans la clairière du Fenouillet, dont les martyrs ne verront pas le 21 août 1944 ».

    Après la libération vient le moment de la reconstruction, portée par le Conseil national de la Résistance. « La Résistance nous lègue ainsi une certaine idée de la société, de la République et de la France, poursuit Gaby Charroux. Et ce legs, 82 ans après, doit continuer de nous animer, car la mémoire n’a de sens que si elle nous aide à regarder le présent avec lucidité. À Martigues, au fil du temps, les témoins de cette période ont disparu, et notre responsabilité n’a cessé de grandir pour transmettre leur héritage et leurs enseignements. Cette mission est une nécessité parce que le monde dans lequel nous vivons nous rappelle avec une douloureuse constance que la paix reste encore à construire. »

    Avec un avertissement : « La Résistance combattait aussi ce que l’occupation représentait : une idéologie fondée sur le nationalisme exacerbé, sur le racisme, l’antisémitisme, la hiérarchie entre les êtres humains, la haine de l’autre et sur le rejet de la démocratie. Nous ne devons évidemment jamais confondre les époques, mais nous aurions tort de croire que l’histoire n’a plus rien à nous apprendre, car aujourd’hui encore, dans notre pays comme ailleurs en Europe et dans le monde, ces idées nauséabondes progressent et se banalisent portées par les héritiers de cette idéologie ».

  • La direction communiste renouvelle son exécutif

    La direction communiste renouvelle son exécutif

    Suite logique du XLe congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est dotée, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié.

    Composé à parité, il compte 36 membres*. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

    Parmi les principales responsabilités, Igor Zamichiei est en charge de la vie du parti, Christophe Grassullo de la trésorerie, Charlotte Balavoine de l’international, Cécile Cukierman des élections, Frédéric Mellier du monde du travail ou encore Léon Deffontaines de la communication.

    Cinq membres issus de nos régions

    Dans le sud de la France, Jérémy Bacchi (Bouches-du-Rhône) se voit confier le projet communiste, Sophie Delfino (Hautes-Alpes) le suivi des nouvelles adhésions, Clara Gimenez (Hérault) le développement des cellules, Patricia Tejas (Vaucluse) l’économie et Sylvie Vinceneux (Var) le logement.

    Enfin, Pierre Dharréville continuera d’animer la commission culture nationale mais ne sera plus membre du CEN.

    *Liste complète sur lamarseillaise.fr

  • La rentrée sociale au cœur de l’université d’été du PCF

    La rentrée sociale au cœur de l’université d’été du PCF

    Deux dirigeantes syndicales de premier plan, Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, Fabienne Rouchy, secrétaire confédérale de la CGT et un responsable national du PCF, Igor Zamichiei ont échangé leurs points de vue à la veille de la rentrée qui compte déjà près d’une dizaine de dates de mobilisations. Le 29 septembre conjuguera notamment une grève à l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique sur la question des salaires et une manifestation nationale des sapeurs-pompiers exigeant plus de moyens et d’effectifs après un été infernal, aggravé par les effets du dérèglement climatique.

    « Pour nous les moyens pour les services publics et les salaires sont les deux faces d’une même pièce. C’est la dernière rentrée de Macron, donc forcément une rentrée spéciale », rappelle Caroline Chevé pour la FSU. « L’extrême-droite risque de récupérer cette colère qui est dans le pays, c’est à nous le mouvement social de la capter pour en faire quelque chose », abonde Fabienne Rouchy de la CGT qui insiste : « À la rentrée, on va dans l’unité syndicale, se mobiliser le plus possible sur le budget. Le gouvernement a renoncé sur le doublement des franchises médicales, il faut qu’on arrive aussi à les faire reculer sur la désindexation des retraites. »

    « Qui vit dans les logements surchauffés ? »

    Igor Zamichiei souligne l’importance d’entendre « d’entendre la voix des travailleurs, leurs représentants. Jamais on n’a autant parlé de la valeur travail et jamais on n’a eu un travail autant dévalorisé. On ne vit plus dignement de son travail dans ce pays. L’affrontement capital travail est de plus en plus violent ». Pour lui, il est essentiel de dénoncer l’imposture sociale de l’extrême droite : « RN et macronistes se sont retrouvés pour refuser de taxer les yachts de plus de 20 mètres mais il est question dans le même temps de s’en prendre aux retraités. »

    Les trois intervenants se rejoignent sur un constat : la question sociale est intimement mêlée à la question écologique. « Juillet a été le mois le plus chaud de toute l’histoire des mesures de température. Qui travaille dans les champs ? Dans les cuisines ? Sur les chantiers ? Qui vit dans des logements surchauffés ? Ce sont les travailleurs. Il y a besoin de planifier la rénovation des logements, du bâti scolaire, des bases de lutte anti incendies… Le capitalisme est incapable de relever ces défis », martèle Igor Zamichiei.

    Le rôle du PCF en débat

    Selon Caroline Chevé, « l’été fait exploser au grand jour ce que l’on sait depuis longtemps : la réalité du réchauffement climatique et le retard pris sur son atténuation. Pour adapter le bâti scolaire c’est 5 milliards d’euros par an pendant 10 ans. C’est beaucoup mais à mettre en regard des 211 milliards de cadeaux faits aux grandes entreprises, ce n’est pas tant que ça ».

    « Ce n’est pas la planète qu’il faut sauver, c’est l’espèce humaine », affirme Fabienne Rouchy pour qui « il faut une planification pour anticiper et prévenir les effets du réchauffement climatique. Est-ce que c’est cohérent que Total énergies perçoive des aides publiques ? Il y a des filières entières à reconstruire, il faut décarboner les industries. »

    Les deux syndicalistes appellent à mettre en échec l’extrême droite « porteuse d’un projet de réforme constitutionnelle d’une grande gravité » en « en menant le débat sur les lieux de travail à partir des sujets qui préoccupent nos collègues » sans s’exonérer d’une critique des errements d’une certaine gauche. « François Hollande a beaucoup banalisé l’extrême droite durant son quinquennat. Le Parti communiste a tout son rôle à jouer dans la période », conclut Fabien Rouchy.

    Ce sera le fil rouge des deux prochains jours de l’université d’été du PCF et de l’allocution de Fabien Roussel ce samedi.

  • Le nouvel exécutif national du PCF

    Le nouvel exécutif national du PCF

    Suite logique du 40e congrès qui s’est tenu début juillet à Lille, la direction communiste nouvellement élue s’est doté, lors de sa première réunion en marge de l’université d’été du PCF, d’un exécutif remanié. La liste proposée a été élue avec 108 voix pour (89%), 13 contre et 10 abstentions.
    Composé à parité, il compte 36 membres. Sa moyenne d’âge se situe à 48 ans. 16 membres sortants n’ont pas été reconduits et 16 autres changent de responsabilité.

    Fabien Roussel (59) Secrétaire national Reconduit au CEN

    Jérémy Bacchi (13) Projet communiste ; suivi Provence-Alpes-Côte d’Azur Reconduit au CEN

    Charlotte Balavoine (93) International, déploiement des campagnes auprès des fédérations Entrée au CEN

    Amar Bellal (35) Écologie Reconduite au CEN

    Hélène Bidard (75) Relations avec le Parti de la gauche européenne (PGE) Reconduite au CEN

    Stéphane Bonnéry (94) Coordination du CEN, lien au CN, suivi des commissions nationales et coordination des revues Reconduit au CEN

    Vincent Boulet (75) Politique de paix, de défense et relations avec les partenaires internationaux Reconduit au CEN

    Ian Brossat (75) Porte-parolat, suivi Île-de-France Reconduit au CEN

    Fanny Chartier (75) Développement des pratiques militantes Entrée au CEN

    Taylan Coskun (93) Coordinateur des moyens institutionnels et juridiques Reconduit au CEN

    Cécile Cukierman (42) Élections, institutions et collectivités Reconduite au CEN

    Léon Deffontaines (80) Communication et suivi des Hauts-de-France Reconduit au CEN

    Sophie Delfino (05) Suivi des nouvelles adhésions Entrée au CEN

    Bénédicte Dupont (59) Discussion à finaliser Entrée au CEN

    Fabien Gay (93) Directeur de L’Humanité Reconduit au CEN

    Clara Gimenez (34) Développement des cellules Reconduite au CEN

    Marie-Jeanne Gobert (14) Médiation et règlement des conflits Reconduite au CEN

    Christophe Grassullo (94) Trésorier national Reconduit au CEN

    Gladys Grelaud (29) Ruralités et suivi Bretagne Reconduite au CEN

    Fatima Khallouk (94) Handicap Entrée au CEN

    Pierre Lacaze (31) Relations extérieures ; relations avec les groupes parlementaires et les partis ; suivi Occitanie et relations avec l’Outre-mer Reconduit au CEN

    Céline Lecat (62) Campagnes de solidarité concrète Entrée au CEN

    Véronique Mahé (44) Lien avec les fédérations Reconduite au CEN

    Frédéric Mellier (33) Entreprises et lieux de travail Entrée au CEN

    Yannick Monnet (03) Affaires sociales Reconduit au CEN

    Özer Öztorun (94) Politique des cadres et quartiers populaires Entrée au CEN

    Nadège Plaineau (50) Discussion à finaliser Entrée au CEN

    Léna Raud (93) Jeunesse Entrée au CEN

    Guillaume Roubaud-Quashie (92) Mouvement des idées ; Président de la Fondation Gabriel Péri Reconduit au CEN

    Aymeric Seassau (44) Relations avec les syndicats Reconduit au CEN

    Patricia Tejas (84) Économie, Finances publiques Reconduite au CEN

    Muriel Ternant (90) Éducation et suivi Bourgogne-Franche-Comté Reconduite au CEN

    Sylvie Vinceneux (83) Logement Entrée au CEN

    Shirley Wirden (75) Droits des femmes et féminisme Reconduite au CEN

    Bora Yilmaz (54) Lutte contre le racisme et l’antisémitisme et suivi Grand-Est Entrée au CEN

    Igor Zamichiei (75) Vie du Parti Reconduit au CEN

    Membres invités

    Bastien Bonnargent (75) Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF)

    Stéphane Peu (93) Président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale

    Philippe Rio (91) Président de la Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes

    Camille Mongin (29) Secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)

  • [Tribune] Verdun ou Waterloo pour Fabien Roussel et le PCF ?

    [Tribune] Verdun ou Waterloo pour Fabien Roussel et le PCF ?

    En se déclarant candidat « jusqu’au bout », malgré des sondages particulièrement défavorables, Fabien Roussel a franchi le Rubicon. Le choix est logique : une candidature sous conditions serait condamnée avant même d’avoir commencé. Mais il est aussi terriblement périlleux. Pour le secrétaire national du PCF, 2027 peut être l’élection de la reconquête. Elle peut aussi devenir celle de l’effacement.

    Verdun ou Waterloo ? L’image est forte, mais elle résume l’enjeu. Verdun, s’il parvient à tenir, reconquérir du terrain et démontrer qu’un parti centenaire possède encore une fonction politique propre. Waterloo, si une candidature enfermée à 2 ou 3% transforme l’élection en défaite stratégique et pose la question de la survie du PCF comme force nationale autonome.

    Le premier danger serait de refaire 2022 « en mieux ». Emploi, salaires, industrie, énergie, services publics, taxation du capital : ces combats restent capitaux. Mais ils ne suffisent plus à construire une identité présidentielle.

    Une présidentielle ne donne pas l’avantage à celui qui possède le catalogue le plus fourni. Elle distingue celui qui parvient à incarner une idée simple du pays et de son avenir.

    D’autant qu’à mesure que l’échéance approchera, la pression du « vote utile » deviendra redoutable si le RN paraît en mesure de conquérir l’Élysée et si Roussel reste très bas. Il devra alors répondre chaque matin à la même question : « Pourquoi êtes-vous encore là ? » Or une campagne ne peut survivre longtemps sur la défensive.

    Il faut donc inverser la question : non plus expliquer pourquoi Roussel se présente, mais démontrer pour quoi sa candidature est nécessaire.

    Passer du programme
    au dessein…

    Pour exister dans une présidentielle, il faut être le nom de quelque chose. Le Pen et Mélenchon, chacun dans un registre radicalement différent, incarnent immédiatement une rupture, le dégagisme. D’autres chercheront à représenter la continuité, le dépassement du macronisme et le barrage au RN. C’est le cas d’Édouard Philippe. Mais Roussel ?

    C’est là que se situe son défi : passer du programme au dessein.

    Non pas 300 promesses, mais une douzaine de grands engagements dessinant la France de 2037 et au-delà : industrielle, instruite, productive, écologique, indépendante, solidaire et pacifique.

    Un pacte populaire de confiance pour un progrès partagé pourrait donner une architecture à cette ambition, à condition de ne jamais devenir un catalogue supplémentaire.

    Prenons la jeunesse. Au lieu d’additionner les mesures, pourquoi ne pas fixer une ambition nationale : mobiliser toutes les forces vives de la Nation pour faire de la jeunesse française la mieux éduquée, formée et cultivée ? École, université, formation professionnelle, culture, sport, santé, logement et emploi cesseraient d’être des dossiers juxtaposés pour devenir les composantes d’un même projet.

    La gauche parle beaucoup des moyens de l’Éducation nationale. Elle parle moins des destinataires : les jeunes et de la France qu’elle veut construire grâce à l’éducation. C’est un espace politique à conquérir.

    Reconquérir le peuple sans courir derrière le RN. L’autre bataille est celle du monde du travail qui s’est éloigné du PCF. L’erreur serait de reprendre quelques thèmes du RN en espérant récupérer mécaniquement ses électeurs. Fabien Roussel pourrait proposer une réponse propre à une demande devenue centrale : la protection.

    Protection du salaire et de l’emploi. Protection face aux déserts médicaux, aux factures énergétiques, au déclassement des territoires et à l’insécurité quotidienne. Protection, enfin, contre le sentiment que les décisions essentielles sont prises sans les citoyens.

    C’est peut-être là que le PCF peut retrouver une part de son identité historique : être à la fois le parti du travail et celui de la protection populaire et celui de l’innovation civilisationnelle.

    Une politique innovante concernant les seniors (catégorie toujours mobilisée par une élection) peut l’illustrer aux yeux des citoyens. Pourquoi continuer à les regarder seulement à travers les retraites, la dépendance et le coût du vieillissement ? Les retraités possèdent des compétences professionnelles, artisanales, techniques ou culturelles. Tutorat des jeunes, transmission des métiers, accompagnement scolaire, vie associative, soutien aux petites communes : le vieillissement peut aussi devenir une force française, mise en œuvre par un ministère des seniors, être l’expression concrète de la solidarité active élevée au rang de politique de vie en commun.

    Ainsi apparaîtrait une différence essentielle : ne pas seulement proposer de redistribuer autrement les richesses, mais organiser autrement la société.

    Jeunesse. Travail et salaires. Industrie. Santé. Logement. Énergie. Alimentation. Écologie. Ruralité et territoires. Seniors. Démocratie. Paix et politique internationale.

    Ces batailles nationales peuvent suffire, chacune assortie d’engagements compréhensibles, financés et vérifiables, mais surtout d’un objectif à dix et 20 ans. La présidentielle retrouverait ainsi sa fonction première : choisir non seulement un gestionnaire, mais une direction pour le pays.

    Cette ambition peut aussi s’enraciner dans les territoires. Faire émerger dans les circonscriptions des femmes et des hommes chargés de porter localement le pacte permettrait de relier présidentielle et législatives. Pendant que Fabien Roussel mènerait la bataille nationale, plusieurs centaines de visages mèneraient la bataille locale : usine menacée ici, désert médical là, école, agriculture, transports ou logement ailleurs.

    Même un résultat présidentiel modeste pourrait alors produire quelque chose : militants remobilisés, nouveaux adhérents, candidats identifiés, réseaux reconstruits. La présidentielle ne serait plus seulement une bataille électorale. Elle deviendrait le premier acte d’une reconquête territoriale.

    Alors, Verdun ou Waterloo ?

    Fabien Roussel et le PCF partent de loin. Le chemin vers le second tour paraît aujourd’hui extrêmement étroit. Mais le premier défi n’est pas encore celui des pourcentages : il est de rendre la candidature du dirigeant communiste politiquement nécessaire.

    S’il reproduit une campagne communiste classique, additionnant revendications sociales, nationalisations, hausses de salaires et taxation du capital, il risque d’être broyé entre Mélenchon, le vote utile et le RN. S’il court derrière ses adversaires, il disparaîtra derrière eux.

    S’il transforme en revanche sa candidature en proposition d’un nouveau contrat national, appuyé sur un Pacte, articulant question sociale, production, écologie, éducation, sécurité quotidienne, souveraineté démocratique et paix, il peut rouvrir un espace.

    Car l’enjeu dépasse le score de Fabien Roussel. Il tient en une question : le PCF est-il encore capable d’incarner un nouveau dessein national ?

    Waterloo, si cette présidentielle n’est que la répétition des précédentes.

    Verdun, si 2027 devient le point de départ d’une reconquête politique, populaire et territoriale.

    Entre les deux, il reste un chemin : surprendre, innover et donner à nouveau envie de croire qu’une France nouvelle est possible.

  • Le PCF porte la solidarité en faveur des sinistrés des incendies

    Le PCF porte la solidarité en faveur des sinistrés des incendies

    Pas de trêve estivale pour les communistes varois qui continuent malgré la canicule à mener la bataille des idées sur les marchés du territoire au plus près des touristes et des habitants. Le premier objectif aujourd’hui étant de venir en aide aux sinistrés des incendies par une collecte de fonds menée de concert avec le Secours populaire. Mais aussi d’entamer une réflexion globale avec la population sur les manques dont a pâti la sécurité civile pour effectuer correctement ses missions d’intérêt public et sur l’urgence de lui accorder des moyens correspondant aux enjeux.

    Toutes les sections sont sur le coup, celles du haut et moyen Var en particulier, mais pas que, puisque les initiatives se multiplient aussi sur la côte explique Romaric Baudier pour la fédération varoise.

    Et de poursuivre : « Nous recevons un accueil très positif et nos propositions, compte tenu du contexte et de l’été que nous passons, parlent à beaucoup de nos concitoyens qui ont touché du doigt ce à quoi nous amène l’austérité territoriale, une gestion de la crise qui n’a pas été du tout à la hauteur parce qu’il manque des moyens ».

    Une autre politique

    Une démarche, ajoute-t-il, qui est perçue comme sérieuse. Ce qui permet aux militants d’aller plus loin et de mettre en avant les propositions portées par le PCF. « Lorsqu’on parle par exemple avec eux de l’indemnisation des particuliers ou des exploitants agricoles on est écoutés, c’est du concret et ça nous permet d’aborder le rôle qu’aurait un pôle public bancaire », reprend le responsable communiste.

    « C’est une question sur laquelle on nous aurait ri au nez y a quelque temps, mais qui maintenant peut prendre tout son sens, surtout quand on sait que les feux de forêt vont se multiplier dans les années à venir », analyse-t-il.

    Un pôle public bancaire, couplé à un pôle public assurantiel, qui permettrait, précise Romaric Baudier d’offrir une sécurité avec des indemnisations à la hauteur réelle des pertes. Et de prévenir : « Parce que ce qui va se passer là, c’est que notamment, les petits exploitants vont se retrouver sur le tapis, acculer à vendre à de grands propriétaires terriens. On sait que les grands groupes, comme LVMH rachètent énormément de terres dans le Var… »

    L’occasion également de mettre sur la table la question du financement des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) mais aussi réfléchir à la propriété des forêts, leur entretien et le maintien des activités agricoles aussi, l’écopâturage ou l’entretien des pare-feu.

    Une ambition portée par le PCF qui n’est pas conciliable avec la perte de 25% des effectifs de l’ONF et avec des sapeurs-pompiers professionnels en nombre insuffisant. « Nous sommes parmi les pays européens, l’un des pays qui en a le moins en proportion de sa population », conclut le militant qui nous répond en pleine distribution de tracts dans les boîtes aux lettres de la cité de la Rouve, à La Seyne.

  • La présidentielle au cœur des universités d’été

    La présidentielle au cœur des universités d’été

    C’est le rendez-vous qui amorce la rentrée politique : insoumis et écologistes lancent ce jeudi, pour la gauche, la saison des universités d’été, suivis par les communistes vendredi et les socialistes la semaine suivante. Cette grand-messe réunit chaque été élus, militants et sympathisants autour de débats structurants pour les partis, des ateliers et des formations. À huit mois de l’élection présidentielle, le sujet s’impose comme central pour les différents rassemblements. D’autant que pour les forces de gauche, les stratégies divergent.

    Les Verts, eux, prévoient une soirée dès l’ouverture jeudi de leurs Journées des écologistes, « pour l’écologie, pour l’union » : « En 2027, la France fera face à un choix décisif. (…) Pour empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir et faire gagner la gauche et les écologistes, nous devons construire l’union de toutes celles et ceux qui veulent ouvrir une autre voie pour le pays », écrivent-ils sur leur site. La secrétaire nationale du parti a annoncé sa candidature à une primaire unitaire de la gauche – celle-ci étant quasi enterrée. Une enquête d’opinion interne confirme : 65,13% des votes exprimés soutiennent qu’en cas d’échec de la primaire, Marine Tondelier serait leur candidate.

    Cette option de la primaire réunissant la gauche et les écologistes était soutenue et portée par la patronne des Verts et le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Mais ce dernier a été mis en échec dans son propre camp : 55,5% des militants ont voté pour une primaire fermée, réservée aux socialistes et aux « organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste », à savoir, Place publique de Raphaël Glucksmann. La date du scrutin sera adoptée en Conseil national le 25 août, soit trois jours avant le CamPus à Blois. Ce lundi, le parti a fait un pas de plus en dédiant un site internet à son « Projet socialiste », le programme que portera son ou sa candidate.

    De son côté, le PCF, qui a reconduit Fabien Roussel à sa tête, veut porter sa propre voix en 2027. « J’ai dit que j’étais prêt, si vous le décidiez, à mener ce combat avec vous une nouvelle fois », a confirmé ce dernier dans son discours d’ouverture du 40e Congrès des communistes à Lille en juillet dernier. Les militants doivent officiellement entériner la candidature de leur secrétaire national lors d’un vote prévu le 6 septembre prochain. La question élyséenne sera évoquée lors des universités d’été à Toulouse, avec un débat entre les différentes forces de gauche samedi, et un atelier « comment faire gagner la gauche en 2027 ? ».

    Lutte contre l’extrême droite

    Pas de surprise du côté de LFI qui se projette déjà dans la campagne avec une formation dispensée lors de ses Amfis dédiée à « rechercher les 500 parrainages pour l’élection présidentielle ». Son leader, Jean-Luc Mélenchon, candidat pour la quatrième fois à l’élection suprême donnera un grand meeting ce dimanche pour clôturer l’événement à Valence.

    Si elles partent désunies, les organisations politiques affichent un but commun : empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir. Car le risque n’a jamais été aussi grand de voir les prêcheurs de haine au palais de l’Élysée. Ainsi, les insoumis proposent samedi une conférence intitulée « contre l’extrême droite, la Nouvelle France contre toutes les formes de racisme ». Le même jour, les Écologistes invitent à « repenser la riposte numérique face à l’extrême droite ». Le lendemain, les communistes proposeront une analyse sur le thème suivant « extrême droite : réalités et dynamiques électorales ». Quand le PS questionnera : « Quels sont les ressorts du récit du Rassemblement national ? Comment les contrer ? », la semaine d’après.

    « Nous devons construire l’union de toutes celles et ceux qui veulent ouvrir une autre voie pour le pays »