Cette fois, avec le faible nombre de grands électeurs dont elle dispose la gauche, qui part en plus en ordre dispersé, peut difficilement prétendre pouvoir renouveler l’exploit. À moins que la maire sans étiquette de Toulon Josée Massi, et ceux d’autres grandes municipalités, comme Hyères, fassent le choix de privilégier la pluralité démocratique contre l’extrême droite en embuscade. Le RN a ici de grandes ambitions qu’il va falloir en toute responsabilité réfréner pour éviter qu’il n’envoie deux des siens au Palais du Luxembourg. La liste PCF sera conduite par la secrétaire de la fédération Sylvie Vinceneux.
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Hommage à Didier Brissot,« militant infatigable » à Martigues
Il était un « militant infatigable », « discret, fraternel et chaleureux », affirme Laetitia Sabatier, secrétaire générale de la section PCF de Martigues. Ce jeudi avaient lieu les obsèques de Didier Brissot. L’agent du service Espace enfance et famille de la Ville s’est éteint vendredi 21 août à l’âge de 59 ans.
Longtemps compagnon de route, Didier Brissot avait fait le choix de rejoindre le Parti communiste français en 2020. Élu à la direction de section en 2023, puis comme trésorier et membre du conseil départemental à l’occasion du 40e congrès en début d’année, il aura été, durant toutes ces années, un artisan précieux qui « laisse un vide immense ».
Le service public
chevillé au corps« C’était vraiment quelqu’un d’humain, sensible, gentil, travailleur comme j’ai jamais connu, souligne Laetitia Sabatier. Il habitait à côté de la section donc il était tout le temps là. Il était la définition du militantisme. » Chaque dimanche, au marché, Didier Brissot diffusait L’Humanité Dimanche et La Marseillaise. Notre journal, auquel il était particulièrement attaché, lui rend hommage et était représenté par le président de son conseil de surveillance Marc Poggiale lors de la cérémonie. Mais Didier Brissot portait aussi le service public chevillé au corps, affirme sa responsable Virginie Piazzolla. « Il portait les valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité et de justice, cette certitude que l’humain et le collectif doivent toujours primer. (…) Derrière sa discrétion se cachait un homme de convictions et de cœur. » Un homme qui ne sera pas oublié, en témoignent les centaines de personnes venues lui rendre un dernier hommage à l’église de Saint-Genest, à Jonquières.
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Roussel – Lisnard deux visions qui s’opposent
D’un côté, Fabien Roussel, le communiste. De l’autre David Lisnard, l’ultralibéral. Tous deux réunis sur le terrain de Roland-Garros par le Medef. Interrogés sur les décisions à prendre pour que la France produise plus, le secrétaire national du PCF, propose de « planifier la réindustrialisation de notre pays et d’arrêter le “stop and go” ». Pour permettre aux entreprises d’avoir de la « lisibilité », notamment en ce qui concerne l’énergie. Un « avantage compétitif énorme » pour reconstruire une « industrie forte et utile ».
De son côté, le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) estime que l’« [on] a trop administré l’économie ». Dès lors, il énumère ses propositions presque caricaturales : « libérer le capital et le travail (…) l’industrie, le foncier, lutter contre l’artificialisation des sols », rendre « la fiscalité et les charges compétitives ». Sous les applaudissements des patrons, il plaide pour toujours moins d’impôts, appelant à « cotiser moins pour gagner plus ». « On a le record du monde de la dépense publique, des impôts et des charges », renchérit le président de Nouvelle Énergie. Ce fan revendiqué du président d’extrême droite libertarien argentin Javier Milei, pousse le train jusqu’au bout : « le soviétisme ça n’a jamais marché », raille-t-il.
Face à une audience qui lui est peu favorable, le chef des communistes intime les patrons à « produire plus », rappelant que les aides publiques aux entreprises ont atteint 211 milliards d’euros en 2023. S’il n’est pas contre ces aides, il veut les conditionner : « à la relocalisation et à la création d’emplois en France », impulser un choc d’investissement massif, en particulier dans la formation. Et ce, afin de « reconstruire une France industriellement forte » et souveraine.
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Un devoir de mémoire tout en acrobaties pour le RN
« Se souvenir de la Libération, c’est aussi se souvenir de celles et ceux qui ont résisté », affirme avec force l’élu d’opposition du groupe Alternative Progressiste Cédric Turco (PCF), histoire de ne pas laisser la parole au seul maire d’extrême droite de la deuxième ville du Var Dorian Munoz (RN). Ce dernier dont le parti est l’héritier de celui fondé par d’anciens Waffen SS et Jean-Marie Le Pen, a sans scrupule évoqué le Conseil national de la Résistance, et dans sa lancée a salué, sans la nommer bien sûr, la résistance communiste et cégétiste et leurs héros seynois, en citant entre autres Louis Puccini et Marius Traversa ou encore Michel Garcia.
« Des Seynoises et des Seynois ont refusé de se soumettre. Parmi eux, les ouvriers des Chantiers navals ont joué un rôle majeur. Dans une ville profondément ouvrière, ils ont résisté, par les grèves, les sabotages et leur refus de participer à l’effort de guerre allemand. Ils ont payé leur engagement au prix fort », rappelle l’élu d’opposition de gauche.
Le groupe explique qu’une commémoration de la Libération ne peut se réduire à une prise de parole institutionnelle de la mairie. Et de préciser : « Le devoir de mémoire appartient à toutes et tous, et particulièrement à celles et ceux qui, depuis des décennies, œuvrent à faire vivre l’histoire de la Résistance et du combat contre le fascisme. »
L’Anacr privée de microAlternative progressiste déplore par conséquent que l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (Anacr) n’ait pas pu prendre la parole pendant la cérémonie alors qu’elle l’avait demandée – le maire ayant fallacieusement prétexté qu’il y avait déjà trop d’intervenants programmés.
La gauche salue en revanche la participation des collégiens ainsi que celle des jeunes du Conseil municipal, « dont la présence et l’engagement sont essentiels pour transmettre cette mémoire ».
À La Seyne, il est une réalité que même l’extrême droite ne peut dévoyer, et une mémoire indissociable de son histoire populaire et ouvrière, de l’histoire de ses Chantiers et de toutes celles et ceux qui, au péril de leur vie, ont contribué à combattre l’occupant. Qu’on se le dise.
À La Garde, le RN tente de récupérer l’hommage aux libérateurs
Ici, bien que la municipalité n’ait pas basculé dans le camp de l’extrême droite son candidat Nicolas Salsou est venu déposer une gerbe en compagnie du député RN lors de la commémoration de la libération de la ville. « La mémoire de la Libération doit rester une mémoire de combat contre le nazisme, le fascisme et la collaboration », s’indigne le conseiller municipal d’opposition Filippo Signorino Gelo (PCF). « Les commémorations doivent demeurer des moments de rassemblement républicain autour des valeurs de la République, de la liberté et de la démocratie », insiste-t-il en dénonçant la récupération politique et l’iniquité. Et de conclure : « À La Garde, comme partout en France, la Libération est aussi l’héritage de celles et ceux qui ont combattu dans la Résistance, souvent au péril de leur vie. Les communistes y ont pris toute leur part. Je refuse simplement que leur rôle soit effacé ». T.T.
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![[Sénatoriales] LFI joue la carte de la rupture dans le Gard](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/fecbec89eca446bc3a15b8c2f6fd8c2a.jpg)
[Sénatoriales] LFI joue la carte de la rupture dans le Gard
Faute de Jardins de la Fontaine, refusés pour l’occasion, c’est dans la pénombre du Café Olive que LFI a lancé le 25 août sa campagne sénatoriale. Mais dans les mots, aucun clair-obscur. « Avec le PS, plus rien n’est possible », tranche Charles Ménard, coordinateur départemental du mouvement. Après la Nupes et le Nouveau Front populaire, les insoumis assurent avoir encore « tendu la main ». Sans succès. Le PCF a choisi la liste conduite par le socialiste Denis Bouad. Charles Ménard fustige ainsi une « vieille gauche institutionnelle » soucieuse, selon lui, avant tout de « se maintenir ».
La liste insoumise sera donc menée par Jean-Baptiste Thibaud, adjoint au maire du Vigan, ancien chercheur au CNRS et ingénieur agronome. À ses côtés : Marie-Pierre Vaselli, Xavier Segura, Audrey Bonnet et Christophe Clément. « Je n’ai pas une ambition politique dévorante », assure la tête de liste, mais la volonté de porter « un vrai projet politique de gauche », avec l’écologie comme « axe central ».
Une campagne
qui dépasse le SénatAu programme : davantage de moyens pour les communes, les services publics, le Sdis et l’ONF, lutte contre les déserts médicaux, gestion publique de l’eau ou encore abrogation de la retraite à 64 ans. LFI veut aussi revoir le ZAN pour ne pas pénaliser les petites communes.
Mais le fond programmatique est vite rattrapé par la bataille interne à la gauche. Jean-Baptiste Thibaud accuse le PS de « sauver les gouvernements successifs » et de voter des mesures « antisociales ». Marie-Pierre Vaselli va plus loin : « Ils ne sont plus à gauche, et même à droite, voire un peu plus à droite que ça. »
Dans un scrutin où LFI reconnaît elle-même partir avec peu de grands électeurs, la candidature semble donc aussi servir un autre objectif : affirmer sa place dans le paysage politique gardois. Mais à force de concentrer les coups sur le PS et ses anciens partenaires, une question affleure déjà au-delà des sénatoriales : à l’approche de la présidentielle de 2027, la gauche peut-elle se permettre de se tromper d’ennemi ? Alors que l’extrême droite continue de progresser dans le Gard comme ailleurs, la stratégie de la rupture permanente pourrait finir par peser bien plus lourd que le seul résultat du 27 septembre.
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Le Medef invite Roussel et Lisnard à débattre
C’est sur le court Philippe-Chatrier que les deux hommes politiques aux visions radicalement opposées échangeront. Le Medef organise lors de son université d’été, la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), un débat entre Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français et le très libéral David Lisnard, président de Nouvelle Énergie, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) sur le thème « le courage de produire » de 12h05 à 12h30. Ils répondront ainsi, en quelques minutes, à cette question centrale et cruciale : « comment redonner à la France l’envie, les moyens et la capacité de produire ? »
Cette séquence s’inscrit dans une volonté de l’organisation patronale de peser dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Dans son discours introductif, le président du Medef Patrick Martin a rappelé, comme un avertissement : « nous sommes nombreux et, dans nos entreprises et autour, on nous écoute, on nous fait confiance plus que jamais dans l’Histoire. N’oublions jamais la puissance de notre collectif avec ses 240 000 entreprises qui emploient 12 millions de salariés, partout en France ». Il insiste : « nos convictions sont libérales (…), nous voulons un programme présidentiel de libertés », a-t-il dit, rejetant « la collusion, la collision des prophètes de malheur » et enjoignant à « faire voler en éclat le carcan qui étouffe notre pays et libérer son énergie et ses ambitions ».
Pour clôturer son événement, le Medef a invité, toujours sur le court central de Roland-Garros, sept des – très nombreux – candidats déclarés à l’élection présidentielle à répondre aux questions de cinq chefs d’entreprise à partir de 16h45. À savoir : Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Le Pen. Ces derniers réagiront par ailleurs aux résultats de la consultation lancée par le Medef en association avec Opinion Way.
![[Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/6beccaf85cf2b75140ba20afab72b4fd.webp)
![[Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/22d1453243e2650f8c23e8e2712d32f0.jpg)


![[Entretien] Jean-Pierre Meyer : « La citoyenneté va être au cœur de la fête de la Cride à Sanary »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/b8b8e62a2d09b733f2c4804f9849aa51.jpg)