Tag: PCF

  • Bagnols-sur-Cèze : qui peut faire obstacle à l’extrême droite ?

    Bagnols-sur-Cèze : qui peut faire obstacle à l’extrême droite ?

    Si aucun sondage n’a été effectué à Bagnols-sur-Cèze, tous s’attendent à retrouver la députée RN en tête le soir du premier tour tant les scores du parti lepéniste y culminent à des sommets à chaque élection nationale. D’ailleurs, la conseillère municipale d’opposition qui est complètement absente des réunions plénières, accueillera Marine Le Pen à Bagnols-sur-Cèze vendredi 6 mars.

    Avec un discours axé sur la sécurité, Pascale Bordes espère prospérer dans une ville de 18 000 habitants gangrenée par le narcotrafic. Le trafic de drogues est d’ailleurs le sujet qui a le plus affaibli le maire sortant Jean-Yves Chapelet, notamment après la diffusion d’un épisode d’Envoyé spécial désastreux pour l’image de Bagnols. Mais l’édile, ancien socialiste aujourd’hui soutenu par des partis allant d’Horizons à Place Publique, espère tout de même être reconduit.

    Philippe Broche, la surprise ?

    Opposant pendant tout le mandat, Jérôme Jackel (Debout!, le parti de François Ruffin) mène une campagne active sur les réseaux sociaux et sur le terrain en étant très présent dans les quartiers populaires. S’il se présente comme « l’unique candidat de gauche », l’ancien insoumis semble tout de même manquer de soutiens locaux. Pour Michel Cegielski, ancien adjoint de Chapelet, c’est l’espace politique qui lui manque. Rejoint par quelques socialistes locaux (le PS n’a adoubé aucun candidat), il est loin d’incarner le changement attendu par une partie des Bagnolais.

    Reste donc l’alliance derrière Philippe Broche. Cet entrepreneur qui s’était présenté à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Gard est un visage connu du milieu associatif bagnolais. Soutenu par le Parti communiste qui a pleinement intégré sa liste et souhaite incarner un programme de rupture, Philippe Broche a créé une dynamique qui lui permet de rassembler 200 personnes à chaque réunion publique. Le candidat d’« Ensemble changeons Bagnols » s’est fixé quatre priorités : la santé, la jeunesse, la sécurité (voir page 8) et le dynamisme économique.

    « On ne peut pas parler de relance de Bagnols-sur-Cèze si on ne parle pas de changement d’image de marque. Il faut donner de l’élan au centre-ville en mettant en place un grand marché de manière à créer un parcours commercial. Pour la santé, nous voulons créer un pôle santé avec des logements pour les étudiants. J’ai aussi sur ma liste l’ancien directeur des urgences de l’hôpital de Nîmes qui sera président du conseil de surveillance à ma place si je suis maire. Pour la jeunesse, j’ai des investisseurs avec moi qui vont venir créer un bowling avec un pôle d’animations jeunes comme les jeunes l’ont demandé », détaille Philippe Broche.

    Un bastion industriel

    Si l’histoire de Bagnols-sur-Cèze remonte à l’antiquité, elle est aujourd’hui surtout marquée par l’industrie. De 5 500 habitants en 1950, sa population dépasse les 16 000 dix ans plus tard avec l’implantation du Centre de recherche nucléaire de Marcoule. Elle devient ainsi la capitale du Gard rhodanien qui est le deuxième pôle industriel d’Occitanie.

    Fief du Parti socialiste, Bagnols a été dirigée depuis 2008 par le duo Jean-Christian Rey (aujourd’hui président de la communauté d’agglo du Gard rhodanien) et Jean-Yves Chapelet (qui a quitté le PS en 2018).

  • À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    « Campagne pluvieuse, campagne radieuse », philosophe-t-on, ce lundi, au local de campagne de Patrick Blanès (PS), tête de liste de l’Élan citoyen pour Cavaillon. En ce jour de marché dans le centre-ville, la météo n’est guère propice à engager les discussions. « On arrive en fin de campagne, les gens nous connaissent déjà », assure Jean-Pierre Reneleau, secrétaire de la section PCF et 3e sur la liste qui, en dehors du climat électoral, « tracte une fois par mois sur le marché ». « On vous voit souvent, vous », a bien remarqué un forain, remballant ses montres et bijoux entre deux gouttes.

    Cavaillonnais pur jus, cadre chez Airbus helicopters, Patrick Blanès mène sa 5e campagne des municipales, la première comme tête de liste, après avoir été directeur de campagne de Christian Morand en 1995, bref conseiller municipal entre juin 1999 et 2001, et sur la liste d’Olivier Florens (DVG) en 2014 puis sur celle de Benoît Mathieu, estampillée macroniste, en 2020. « La tête de liste était LREM, mais il y avait plusieurs sensibilités », justifie celui qui fut candidat NFP aux dernières législatives, battue par la sortante RN Bénédicte Auzanot (57% – 43%). La liste de gauche compte neuf encartés sur 37, venus du PS, PCF ou Génération.s. « On n’a pas le soutien de LFI, je ne participe pas à la curée actuelle contre les insoumis, mais lors de la campagne 2024, j’avais déjà dit que je préférais François Ruffin à Jean-Luc Mélenchon », rappelle la tête de liste.

    « Il y a un réel besoin d’être écouté »

    Parmi ses colistiers, on retrouve notamment Vérane Nieto, que La Marseillaise avait suivie il y a trois ans, lors d’une grève de la faim pour que sa fille, en situation de handicap, obtienne une place en foyer. « Elle est précieuse et dévouée dans cette campagne », salue Patrick Blanès. Maire depuis 2017, Gérard Daudet (LR) compte bien rempiler. Et aura aussi fort à faire avec Bénédicte Auzanot qui, rappelons le, élue députée a préféré quitter le conseil municipal pour rester à la Région et les indemnités qui vont avec. Dans ce contexte, la gauche unie, absente sous ce format-là il y a six ans, espère déjouer les pronostics. Le RN accuse déjà la liste de préparer un retrait, largement rejeté au sein des équipes. « Laissons se passer le premier tour », tempère Patrick Blanès, dont la campagne des législatives, il y a moins de deux ans, a permis de renouer et entretenir le fil entre militants de gauche. « Les gens sont en attente, sont contents de revoir la gauche », apprécie Jean-Pierre Reneleau.

    « Ce qu’il ressort des attentes, c’est un réel besoin d’être écouté, d’être associé aux décisions », campe la tête de liste, qui a co-construit un projet de 100 mesures. Sur le marché, les militants passent devant le local de campagne de Gérard Daudet. Patrick Blanès salue de loin quelques connaissances. « Je parle avec tout le monde », dit-il. Même au curé, croisé sur le marché. « Il n’a qu’un bulletin, c’est le paroissial », sourit la tête de liste. « Patrick est quelqu’un de sérieux, j’ai confiance, il y arrivera », lâche une dame, qui fut la compagne du dernier maire de gauche de la commune, François Lombard (PS).

    Sous les bâches de devantures, de brefs échanges s’installent parfois. « De toute façon, avec la guerre, les problèmes de climat, que le RN arrive ou pas, il ne pourra rien faire », confie un homme désabusé. Patrick Blanès s’efforce de recentrer le débat sur des décisions d’impact local comme justement le déplacement du marché ou les problèmes d’urbanisme. « On veut dynamiser l’agriculture locale avec des magasins de producteurs et en préservant une ceinture maraîchère », prône-t-il. En quittant le marché, un tract de Bénédicte Auzanot dépasse d’une poubelle. Personne ne se risque à y voir un signe.

  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    Une communication sans équivoque. L’Union locale CGT des syndicats de Port-de-Bouc a diffusé sur les réseaux sociaux, ce lundi 9 mars, un tract au message clair : « Le 15 mars, votez pour la liste “Avec Laurent Belsola, poursuivons de l’avant”. »

    Une montée au créneau loin d’être anodine à moins d’une semaine du premier tour : « Les municipales auront lieu dans un contexte de poursuite des attaques sociales menées contre les droits des travailleurs. Elles seront déterminantes : la commune peut être soit un rempart face à l’austérité, soit en devenir le relais. » Pour rappel, les travailleurs de Port-de-Bouc devront choisir entre le maire sortant, Laurent Belsola (PCF) et son opposant Pascal Spanu (DVD).

    Des valeurs communes

    D’où l’explication de l’organisation syndicale : « Le candidat de l’opposition, parrainé par le Rassemblement national et proche de l’union des droites, porte un projet dangereux.» Une référence au soutien du « RPR », mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio à Pascal Spanu. Ce dernier porterait un projet avec « les mêmes logiques de régression sociale que le gouvernement macroniste : réforme des retraites, de l’assurance chômage, de la santé, etc.»

    A contrario, « la candidature communiste conduite par le maire sortant, Laurent Belsola s’inscrit dans une continuité claire : celle des valeurs de solidarité, du vivre ensemble, de défense des services publics et de progrès social », juge l’UL CGT. Des valeurs évidemment communes avec celles de la CGT. Qui conclut : « Nous sommes attachés à une politique municipale dans l’intérêt de toutes et tous, nous appelons à soutenir une équipe engagée pour l’intérêt général ! »

  • Kurdes et communistes marseillais appellent à l’unité

    Kurdes et communistes marseillais appellent à l’unité

    Le Centre démocratique kurde de Marseille (CDKM) a accueilli, samedi, une rencontre publique réunissant des représentants des démocrates kurdes et de la section PCF du 3e arrondissement.

    Un rendez-vous essentiel à quelques jours du 1er tour des municipales pour Salih Azad, porte-parole du Centre démocratique de la communauté kurde : « Il ne s’agit pas d’un scrutin comme les autres car il existe un réel risque RN. C’est le moment de dire “non, pas de pouvoir RN dans ma ville !” ». Il ajoute : « Cette réunion a aussi permis d’évoquer la situation internationale, l’assassinat du droit international en ce moment par les États-Unis et Israël. Cela a commencé par le kidnapping du président vénézuélien et se poursuit en Iran. Le régime des mollahs est sanguinaire, certes, mais la défense des libertés ne doit jamais se faire au détriment des civils. »

    Anthony Gonçalves, chef de file des communistes, en 13e position sur la liste du Printemps marseillais, confie : « Pour nous, communistes, co-organiser cette rencontre est essentiel. Ces élections municipales se déroulent dans un contexte international particulier : la guerre fait rage, le droit international devient fantôme et les impérialismes font rage. Gaza vit sous les bombes, la Cisjordanie subit un colonialisme quotidien et le peuple kurde est encore agressé par le régime syrien radicalisé. Cette situation tendue est le reflet d’une internationale réactionnaire qui trouve aussi une expression ici, à Marseille, avec la progression du RN. »

    Laure Rovera, conseillère d’arrondissements dans les 2-3 et de nouveau candidate, témoigne : « Pendant les six années de la mandature, la représentante du RN n’est venue assister à aucun conseil municipal d’arrondissements. Elle n’a donc pas représenté les électeurs qui avaient pourtant voté pour elle ! »

    Pour contrer l’extrême droite, l’engagement s’impose. « Nous sommes Kurdes, mais aussi Marseillais. Ce qu’il se passe ici nous concerne. » C’est dans ce cadre que plusieurs membres de la communauté kurde sont candidats, sous la bannière du Printemps marseillais : Yahya Güngörmez (67e position), Cigdem Kara (12-13), Berfin Firtina et Amet Yilmaz (13-14).

  • Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Pour leur avant-dernier meeting, Sylvie Vinceneux et Saint-Cyr à gauche se sont penchés sur le logement et les transports, deux de leurs engagements phares. Un programme basé sur « la concertation », pour « un logement accessible à tous. » À ce titre, la liste milite pour la relance du logement social, à « 9% aujourd’hui alors qu’on devrait être à 25, ce qui fait payer à la ville une amende de 570 000 € par an ! », pointe la candidate.

    Outre celui-ci, Saint-Cyr à gauche veut renforcer le prêt locatif aidé d’intégration et le bail réel solidaire pour les plus précaires, l’encadrement des loyers, la taxation des résidences secondaires (45% des logements saint-cyriens), la limitation des Airbnb, ou encore la création de logements pour les saisonniers et d’une deuxième résidence seniors.

    « L’OAP Pradeaux Gare ne pourra pas se faire »

    Pour les transports, la candidate veut mettre en place « un véritable plan », qui comprendra la « réactivation de la ligne St-Cyr – La Ciotat », en bus et en navette maritime, des « navettes électriques à la demande pour seniors et PMR », ainsi qu’un stationnement « qui ne doit pas être augmenté mais revu » avec des zones bleues, et une limitation de la gratuité « pour éviter les voitures ventouses » dans certaines zones, telles que le parking de la gare.

    C’est d’ailleurs dans ce quartier de la gare que se tenait la réunion publique, pour aborder la question des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) Pradeaux-Gare. Lancé en 2014, le projet n’avance pas, alors que la commune a obtenu la construction du pôle d’échange multimodal de la LNPCA Marseille – Nice, terminus du « RER toulonnais », en 2020 : « Le maire a voulu faire financer par la SNCF le réseau viaire autour de la gare, en espérant qu’elle allait s’occuper de l’acquisition des terrains pour aménager la gare, et qu’il puisse asseoir son programme immobilier autour », précise Joël Duret, l’un des colistiers. Mais la cinquantaine de familles qui doivent être expropriées, faute d’accord avec la mairie « qui propose des prix 30 à 40 % en dessous du marché », ne l’entendent pas ainsi et empêchent toute avancée. « Le projet ne pourra pas se faire », certifie Joël Duret. Et comme, par définition, l’OAP ne met « rien par écrit qui engage la mairie », elle pourra être entièrement redéfinie par la future municipalité. De son côté, Saint-Cyr à Gauche la fera valider par référendum.

  • Les écoles martégales à l’heure du bilan et des enjeux

    Les écoles martégales à l’heure du bilan et des enjeux

    Ils étaient nombreux jeudi après midi, à la sortie de l’école Robert Daugey, à Croix-Sainte. Côté équipe de Gaby Charroux (PCF), comme du côté du Collectif citoyen martégal et leur tête de liste Frédéric Grimaud (LFI).

    Et les parents d’élèves ont des choses à dire. Comme cette mère, venue chercher son fils Lenny, en grande section, dont l’insoumis est le professeur. « Il faudrait réhabiliter la cour de récréation » estime Laetitia La Fisca, déléguée des parents d’élèves, car « la maternelle est en plein soleil l’été, il fait chaud dans les classes ». Elle pointe aussi des comportements « dangereux » des automobilistes devant l’école, « à 8h30 et à 16h ça dépasse parfois vite » relève-t-elle. Si son vote n’est pas encore certain, « la sécurité sera déterminante ».

    Jolie Kita Nkoko, mère de Junior en petite section, pense aussi à la sécurité, mais se dit « satisfaite ». « Le sport, le volley, l’athlétisme, toutes ces activités sont bien pour les enfants » précise-t-elle. Son choix est déjà fait : « Monsieur Gaby », par « reconnaissance, on m’a bien accueilli et bien aidée », lorsqu’il a été question de régulariser sa situation, étant originaire de RDC. « Mais on peut encore faire mieux côté logement, les dossiers prennent trop de temps », nuance-t-elle.

    André Cortes, martégal depuis peu, est d’un avis similaire. « Ça va, ils sont un peu beaucoup dans les classes et le stationnement est parfois galère mais c’est partout pareil », relativise le père de famille qui ne parle que d’« un seul point négatif : l’absence de clim ».

    Défendre des fermetures

    Le fils d’André Cortes, en CM1, se rappelle des changements de classe en début d’année, provoqués par la fermeture puis la réouverture d’une classe. « C’est bien qu’ils se soient battus », relève André Cortes, en parlant du maire et de son équipe face au rectorat.

    « C’est pour ça qu’on est là, pour continuer à défendre les écoles contre les fermetures de classe », clame Valérie Martos, militante communiste. « Pour aussi être protégés de la dégradation de la politique nationale et des budgets municipaux en baisse », complète sa camarade Jeanine Incorvaïa. Le « bouclier martégal » vanté sur leur tract vend justement la gratuité des activités culturelles et sportives sur le temps scolaire, des classes « vertes rousses et neige », de la garderie du soir « gratuite jusqu’à 18h », ainsi que les « 1,7 million d’euros investis par an dans les écoles pour les entretenir ».

    Prochaine étape, la clim ?

  • La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    « Votre présence nous confirme la nécessité d’une candidature comme la nôtre », lance Laurence Jouanaud (PCF) aux soutiens venus au meeting de mercredi soir, à la salle Michel-Blasco de La Mède. L’enseignante retraitée y présente le programme et la liste d’union de la gauche « Un élan pour l’avenir » qu’elle conduit avec ses 34 colistiers qui « ont en commun les mêmes valeurs de justice sociale ».

    Parmi les candidats mis en avant, Marc Lopez (PS), présenté comme « le compagnon de lutte idéal dans la campagne », Élodie Thiebaut, conseillère municipale sortante, Guy Defrance (EELV), également sortant, Jacques Messeguer (PCF), ancien adjoint à l’éducation de Vincent Burroni (PS). Figure aussi sur la liste Cyril Mistral, sapeur-pompier professionnel et président du moulin associatif Les moulins d’Olive, produisant de l’huile. Mais également Sylvie Grosseau, « châteauneuvaine depuis 1966 qui se battra contre l’abandon des quartiers périphériques » selon Laurence Jouanaud, ou encore Toomaï Boucherat, chercheur associé au CNRS.

    La santé sujet n° 1

    « La justice sociale signifie des services publics forts et accessibles à tous » développe Marc Lopez, qui veut répondre à « l’insécurité routière, physique et des biens. Nous voulons un poste de police nationale, combler les municipaux vacants et former les agents », par exemple à l’accueil de femmes victimes de violences. Et propose de créer une « plateforme de veille sociale avec les associations pour lutter contre l’isolement et l’habitat indigne », bref, « les insécurités sociales comme environnementales ».

    Élodie Thiebaut, ancienne infirmière, fait de la santé « un sujet primordial ». « Avec un médecin pour 3 000 habitants, c’est difficile. Le maire sortant s’en remet à l’État, mais nous avons une volonté en attendant », affirme-t-elle, proposant d’« assurer la disponibilité des locaux et le financement du matériel et des internes pour leur installation » sur la ville.

    Un habitant demande : « Pourquoi vouloir municipaliser l’eau ? ». Guy Defrance répond que « l’eau qui passe par Châteauneuf va à Martigues, mais ils paient moins cher que nous. C’est politique, nous voulons passer en régie ». « C’est les actionnaires qui coûtent cher » complète un autre. Un dernier remarque qu’il s’agit d’une compétence de la Métropole. Jacques Messeguer l’affirme : « En votant pour nous et pour les listes de gauche partout, on récupérera la Métropole. » L’ambition est affichée.

  • À Vedène, un candidat PCF agressé par un militant RN

    À Vedène, un candidat PCF agressé par un militant RN

    À chaque campagne, c’est souvent le jeu du chat et de la souris entre militants, à celui qui collera le plus pour son candidat. Ce dimanche à Vedène, ce jeu a pris une tournure bien plus violente. Militant PCF et candidat sur la liste de l’actuelle élue (PCF) d’opposition Fabienne Vera, Thierry Ménard accuse un militant RN de l’avoir menacé de mort. « En début d’après-midi, dans le quartier Orsan, après avoir collé six affiches du parti sur le candidat RN, je vois arriver une voiture grise qui me bloque la route au stop après avoir pris à contresens un rond-point », témoigne Thierry Ménard.

    Là, devant plusieurs passants ou automobilistes également bloqués, le militant RN « s’approche à 5 cm de moi et me menace par trois fois en me disant si tu continues à coller sur nos affiches, tu es mort », s’indigne le colistier, ensuite bousculé au moment de sortir son portable, tombé au sol. Dans la foulée, il ira porter plainte à la gendarmerie de Saint-Saturnin, où est mentionné le type de véhicule et sa plaque d’immatriculation. « Cela prouve la corrélation entre le fond d’un parti politique et son attitude sur le terrain », déplore Thierry Ménard, pas prêt à se laisser intimider.

    « C’est vraiment décevant d’en arriver là, je donne pour consigne de respecter l’affichage libre et de rester diplomate », réagit Fabienne Vera, qui reconnaît ne « pas vouloir laisser l’espace public » saturé par l’extrême droite. Contacté, le candidat RN Geoffrey Fallami a préféré écourter l’appel, promettant « peut-être » de nous rappeler. On attend toujours.

  • À Hyères, le tombolo symbole de l’union de la gauche

    À Hyères, le tombolo symbole de l’union de la gauche

    Pour sa première campagne municipale, Caroline Moulin peut compter sur le soutien d’une gauche varoise qui a tenté l’union tant que faire se pouvait. « On a cravaché pour rassembler », affirme Jean-Pierre Luquand, coanimateur des Écologistes du Var et candidat à Solliès-Pont. Car à onze jours des municipales, c’est une autre échéance électorale qui imprègne les esprits : « On veut une issue autre aux présidentielles que le pire qui peut arriver. On a besoin d’union, de se connaître, créer des solidarités. Et même si on n’est pas d’accord sur tout, certains enjeux dépassent nos différences. »

    En marge de son meeting de présentation de ses colistiers, et pour symboliser la représentativité des forces à ses côtés (PCF, LFI, REV, l’Après, Debout !, Génération.s), la tête de liste écologiste de Hyères, unie à gauche, était ainsi entourée de candidats des villes voisines qui, comme Jean-Pierre Luquand, ont répondu à l’appel donné sur la plage de l’Almanarre, un lieu qui n’a pas été choisi au hasard. « Ce site est emblématique avec ce tombolo ouest, ce bras de terre qui rejoint Giens, menacé par le dérèglement climatique », appuie Caroline Moulin. « On ne peut pas éternellement sauvegarder quelque chose sans étudier la faisabilité technique. »

    Des désaccords, mais un process démocratique

    Pour trouver des solutions, cette professeure de biologie promet des études et un référendum citoyen « pour savoir ce qu’on fait de cet élément difficile à entretenir, qui sert de desserte à la route de la Capte, via la route du Sel, et est saturé de voitures en été. » Et si les associations écologistes, du côté desquelles elle semble pencher, veulent en faire « un lieu réservé aux cyclistes et aux piétons » plutôt que créer « la digue en béton immergée proposée par le maire actuel », elle reconnaît que ses colistiers « ne sont pas tous d’accord entre eux », y compris sur les autres aspects liés à la préservation du tombolo (activités, biodiversité…).

    « Et le fait qu’il n’y ait pas d’accord est rassurant », veut croire Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et social à l’Assemblée nationale, présente à Hyères pour soutenir la candidate. « On est sur une liste de citoyens qui se mobilisent, qui peuvent avoir des avis différents mais proposent une méthode : plutôt qu’arriver avec une idéologie à appliquer coûte que coûte, ils ont l’écoute, la consultation, qui va se baser sur des faits et études scientifiques, puis la délibération. C’est un changement de méthode avant d’imposer des solutions. » Avec la démocratie comme juge de paix.