Tag: noël

  • [Les illuminations font un carton] À Toulon, quand la ville amie des enfants brille de mille feux

    [Les illuminations font un carton] À Toulon, quand la ville amie des enfants brille de mille feux

    En ces temps difficiles où beaucoup peinent à voir la lumière au bout du tunnel hivernal, la ville de Toulon éclaire tous les soirs depuis le 21 novembre les visages ébahis des enfants. « Des instants hors du temps où la réalité s’estompe au profit d’un doux sentiment où se mélangent tradition, nostalgie, joie et espoir » , explique la première magistrate du Port du Levant.

    Et pour ce faire, plus d’une centaine de kilomètres de guirlandes lumineuses ont été installées dans toute la ville. Et plus de 1 400 décors lumineux disposés non seulement dans le centre-ville, mais aussi dans les différents quartiers afin que personne ne soit oublié.

    Un des points d’orgue est, comme chaque année, le majestueux sapin de Noël installé sur la place Victor-Hugo et au pied duquel viennent se positionner de nombreux badauds.

    Et puisqu’on est là, devant l’Opéra de Toulon, il ne faut pas rater le spectacle son et lumière projeté tous les soirs à partir de 18h30. Une invitation à un voyage sensoriel unique, est-il expliqué. En tout ça marche, les images projetées racontent une histoire intemporelle afin d’embarquer les spectateurs dans un monde où les rêves deviennent réalité.

    Le somptueux bâtiment historique imaginé par Léon Feuchère se pare pour l’occasion de lumières et de couleurs. Espérons que les minots, bouche bée devant l’édifice, auront bientôt envie d’aller s’inviter dans ce temple de la culture jadis très populaire un peu trop aujourd’hui « réservé » à un public socialement privilégié.

    Une invitation à réenchanter

    le monde

    Mais pas question de s’engourdir trop longtemps ici, même si les températures sont plutôt douces pour la saison. Mieux vaut, une fois la projection terminée poursuivre son chemin sur le pavé toulonnais histoire de se réchauffer et d’aller voir ce qui se passe sur la place de la Liberté. Une fois dépassés les chalets de Noël, on aperçoit un autre monument du patrimoine toulonnais sur lequel la Ville a décidé de donner pour l’occasion un autre éclairage. Il s’agit de la fontaine de Fédération réalisée par les frères Allar en 1870.

    Ici pompes et projecteurs jouent de concert avec différents effets d’eau et de couleurs afin de créer un véritable show aquatique : jets droits, pirouettes, volcans, éventails ou corolles, les figures se succèdent au rythme de la sono.

    En redescendant on croise une des parades animées qui se relaient à travers la ville. Ici, « Les souffleurs de rêves », chuchotant de la poésie à l’oreille de chacun.

    Tout est fait pour communier avec les autres baladeurs nocturnes tout aussi attendris par leurs enfants ou petits-enfants ou tout simplement par leur propre innocence perdue.

    La magie de Noël quoi ! Une parenthèse avant de retomber d’ici quelques jours dans une réalité qui n’est pas faite que de fraternité.

    Alors, une fois les illusions dissipées mieux vaut avoir appris à cultiver son jardin intérieur et ne pas renoncer à vouloir politiquement réenchanter le monde.

  • [Un brin d’histoire de Noël] La revente du cadeau, fin d’un tabou ?

    [Un brin d’histoire de Noël] La revente du cadeau, fin d’un tabou ?

    On estime qu’un cadeau sur trois n’est pas désiré et reste inutilisé dans le système d’échanges contraints qu’est le cadeau de Noël. En France, 12 millions de cadeaux n’ont pas fait d’heureux.

    « Oh surprise, vous avez reçu un cadeau pourri. Oh merci, j’adore ! Arrêtez de faire semblant, revendez-le vite ! Pas de panique Amazon est là ! » énonce cash un site listant le top 15 des meilleurs e-commerces « pour revendre ses cadeaux de Noël et se faire, au moins, un peu de pognon ». La revente des cadeaux de Noël n’est vraiment plus un tabou. C’est une tendance de fond depuis les années 2000 que les plateformes de e-commerce ont vu venir et veulent capter. Il n’y a plus trop de complexes à briser la norme de l’interdit social de se séparer d’un objet offert. Dès le 25 décembre, un nouveau business s’ouvre qui joue sur l’argument de lutte contre le gaspillage pour donner une seconde vie à la chemise à rayures trop grande de la tante ou au mug hideux de belle-maman.

    L’anthropologue Dominique Desjeux a analysé ce phénomène social. « Plus les objets sont offerts par des personnes proches et plus les objets sont chauds émotionnellement et sont donc difficiles à revendre. Mais, à l’inverse, plus ils sont offerts par des personnes éloignées affectivement plus il est envisageable de les revendre », explique le chercheur. Les outils numériques rempliraient la « fonction de refroidissement » de ces cadeaux pour les remettre dans le circuit marchand, en levant la gêne de l’ingratitude.

    « La revente des cadeaux de Noël s’impose : 1 Français sur 2 l’envisage » clame le site Rakuten qui affirme que « le 25 décembre 2021 à 15h, Rakuten comptabilisait déjà 600 000 annonces de cadeaux à revendre ! Un chiffre en plein essor qui illustrait déjà à quel point la revente des cadeaux de Noël était devenue un réflexe de consommation pour les Français. » Pour influer sur le processus mental de refroidissement, il joue sur l’argument de la « prise de conscience écocitoyenne ».

  • [Un brin d’histoire de Noël] La débauche hyperconsumériste

    [Un brin d’histoire de Noël] La débauche hyperconsumériste

    Les achats de Noël sont un point d’acmé de la consommation. Depuis les Trente Glorieuses, la société d’abondance commande de dépenser pour cette fête préférée des Français. La course aux cadeaux mobilise les familles. Dans une société qui n’en fait pas, c’est une saignée budgétaire. Après Halloween et le Black friday, le capitalisme comment de faire encore chauffer la carte bleue pour combler tout le monde et pas seulement les enfants. Derrière la magie et l’enchantement de Noël, c’est une injonction à la dépense, à la surconsommation et au gaspillage aussi. Noël est à ce titre un fait anthropologique total car il s’impose à tous.

    Faire un cadeau est un impératif social profondément inscrit dans la psyché collective pour réaffirmer la mutualité des liens sociaux, le partage, la solidarité la sacralité de la famille, la compassion pour les isolés ! En France, 368 millions de cadeaux sont échangés à Noël donnant la mesure du volume des poubelles du 25 décembre. Ce potlatch général, ou surenchère dans la prodigalité, c’est la « guerre des dons » théorisée en 1923 par l’anthropologue Marcel Mauss. Le don est tout sauf gratuit. Il appelle au contre-don. L’avare craint toujours les cadeaux !

    Pour Pierre Bourdieu, au-delà du plaisir qu’il procure, Noël est un rite d’intégration. En dépensant, le snob affiche aussi son rang social. Cette consommation ostentatoire conduit à un paradoxe économique théorisé par l’économiste Thorstein Veblen (1857-1929) : la demande d’un bien de luxe, de différenciation sociale donc, croît à mesure que son prix augmente. C’est l’effet Veblen : c’est le prix qui génère la demande.

    Pour le philosophe marxiste Michel Clouscard (1928-2009), critique de la société du « capitalisme de la séduction », Noël dresse les enfants à consommer toujours plus, sans se soucier des effets de cette consommation sur l’environnement et sur autrui. Noël répond aux impératifs de la société de l’hyperconsommation. Le sapin de Noël est l’emblème d’une catastrophe écologique : en Europe, 50 millions de sapin finiront broyés.

  • Des opérations de sécurisation pour les fêtes

    Des opérations de sécurisation pour les fêtes

    C’est une consigne ferme de notre ministre de l’Intérieur, de rassurer les fidèles quels qu’ils soient et quel que soit le lieu de culte », appuie le directeur de cabinet adjoint de la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône. Depuis l’esplanade de la Bonne Mère ce mardi, le sous-préfet Pierre Gilardeau a présenté à la presse le dispositif déployé pour sécuriser les offices de Noël dans tout le département. Ainsi, quelque 230 effectifs de police nationale vont être déployés aux abords des lieux de culte à Marseille. « Nous allons avoir nos effectifs en tenue, visibles, qui mettent pied à terre et qui sortent des voitures pour se montrer et sécuriser tous les fidèles », détaille-t-il. Avec l’objectif d’être présent à l’entrée ou à la sortie des fidèles, et une garde statique pour les offices les plus fréquentés. S’ajoutent aussi 110 CRS « qui vont être mobilisés sur le centre-ville et sur des cités de Marseille », précise le sous-préfet. Sans compter les patrouilles des militaires de la force Sentinelle et les équipages de police municipale également déployés. En zone gendarmerie, plus de 300 gendarmes sont également mobilisés ou mobilisables pour assurer la protection des 118 lieux de cultes concernés. « Nous nous voulons dissuasifs et visibles pour rassurer », insiste Pierre Gilardeau, ajoutant que des contrôles routiers sont aussi prévus. Un arrêté interdisant la vente et le transport d’artifices est également en vigueur depuis lundi, « ce qui va aider les forces à opérer des contrôles des commerces, de transporteurs ».

  • Des jouets achetés sur Temu et Shein à haut risque pour les enfants

    Des jouets achetés sur Temu et Shein à haut risque pour les enfants

    Une console de jeu à 10 euros, un lot de 1 000 briques à assembler à 4 euros ou encore un téléphone intelligent à 20 euros. Les prix sur les sites chinois de Temu et Shein sont dérisoires et le choix de références infini.

    Face à la baisse du pouvoir d’achat et à l’approche de Noël, les Français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ces sites pour mettre des cadeaux au pied du sapin. Pourtant, derrière ces prix cassés se cachent une qualité médiocre et surtout des risques pour la santé des plus petits.

    Petit prix, grand danger

    En 2024, ce sont 775 millions de petits colis en provenance de l’étranger qui ont été livrés en France, soit deux millions par jour, d’après le site Vie publique. Parmi ces colis, la plupart ont été commandés sur les sites de Temu ou Shein, devenus leaders mondiaux de la vente en ligne. Pourtant, parmi ces millions de colis qui ont envahis les maisons françaises, seuls 0.0082% ont été contrôlés en physique l’année passée, d’après la commission européenne.

    Face à ce manque de contrôle, l’association de consommateur UFC-que choisir, associée à ses homologues allemand, belge et danois, ont enquêté sur ces produits. D’après leur étude, publiée le 30 octobre dernier, 69% des produits testés ne répondaient pas aux normes en vigueur dans l’Union européenne et 57% pouvaient s’avérer dangereux…

    Mais c’est avant tout au rayon jouet que les résultats sont les plus inquiétants. En effet, sur 54 articles destinés aux enfants testés, seul un jouet respectait les normes européennes. Le principal problème relevé est la taille des pièces souvent trop facilement détachables. Pour l’association de consommateurs « le risque qu’un enfant les ingère et s’étouffe est loin d’être négligeable ». Certains produits avaient également des taux très élevés de substances dangereuses comme des perturbateurs endocriniens dépassant plus de quatre fois la réglementation imposée par l’Union européenne.

    Ces normes européennes relatives à la sécurité des jouets sont pourtant en application depuis 2011 sur tout le territoire européen. Une réglementation qui impose à chaque fabricant d’analyser les dangers que ses jouets peuvent présenter en matière chimique, physique, mécanique, électrique, d’inflammabilité, de radioactivité et d’hygiène.

    Face à ces manquements répétés et au manque de contrôle de ces articles, la commission européenne a voté le 12 décembre, une taxe de 3 euros pour tous les colis de moins de 150 euros issus de l’étranger.

  • « Les familles sont de plus en plus en difficulté »

    « Les familles sont de plus en plus en difficulté »

    La Marseillaise : Comment les fêtes de fin d’année sont-elles appréhendées ?

    Muriel Dueñas : La surconsommation est toujours mise en avant lors de la période de Noël. Sauf qu’aujourd’hui, les familles sont de plus en plus en difficulté pour répondre aux besoins des enfants et de la famille. Certains pensent à faire des prêts à la consommation pour pouvoir assumer leurs dépenses de fin d’année, parce qu’ils n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Les dossiers de surendettement sont en augmentation à cause notamment des salaires qui stagnent, des fermetures d’entreprises et des pertes d’emplois.

    Qu’est-ce qui a le plus augmenté dans le panier des Français ?

    M.D. : La viande a particulièrement augmenté, mais les fruits et les légumes aussi ou encore les bûches glacés. Il y aura beaucoup de remplacements de produits sur la table du réveillon ou bien des produits de moins bonne qualité. Car quand on est une grande famille, c’est vraiment compliqué de faire un repas à petit budget. Je pense que certains feront les fêtes moins nombreux ou resteront chez eux pour limiter leurs dépenses.

    Quelles solutions existent pour redonner du pouvoir d’achat pour les fêtes ?

    M.D. : La première chose c’est l’augmentation des salaires et des pensions des retraités. Car les revenus des classes populaires n’évoluent pas alors que les prix augmentent. Et puis il y a aussi toujours trop de marge par la grande distribution alors que les agriculteurs ne sont pas assez payés. Il faudrait un prix juste pour les éleveurs et pour les consommateurs. Ce sont toujours les classes populaires qui trinquent. On le voit bien avec les associations d’aide alimentaire comme les restos du cœur ou le Secours populaire. Chaque année, les demandes augmentent. Et les périodes de fêtes sont de plus en plus prenantes sur le budget des ménages. On voit bien que pour pouvoir passer les fêtes bien tranquillement et faire des cadeaux aux enfants, de nombreuses personnes ont échelonné les coûts sur plusieurs mois.

  • Quand Noël fait flamber les portefeuilles

    Quand Noël fait flamber les portefeuilles

    A 11h, mercredi 23, veille de Noël, les rayons du Lidl du Centre Bourse (1er) sont pris d’assaut par les clients retardataires, venus complétés à la hâte leur panier de courses pour le réveillon. Bercés par le bruits des caisses enregistreuses, desquels émanent, presque sans interruption, le « bip » des articles scannés, les acheteurs oscillent de rayon en rayon, laissant souvent seul l’étal des produits de Noël. Agathe fait partie des rares clients qui, lors du passage de La Marseillaise, s’approche de la vitrine des fêtes. « Disons que j’ai reçu une petite pression familiale pour acheter du saumon, je suis donc venue le chercher, ironise-t-elle. Mais c’est vrai qu’avec la hausse des prix, j’achète moins de trucs festifs. Disons qu’avant je faisais attention à la qualité, maintenant plus à la quantité, ce qui me dirige vers des produits moins originaux. »

    À quelques mètres de là, Giovanna, maman célibataire, opte elle aussi pour la simplicité. Dans son chariot mercredi : pains briochés, steak haché et frites surgelées. « Je vais à la simplicité : demain ça sera burgers maisons. Mon fils adore, ça sera très bien, s’enthousiasme-t-elle. Les produits de luxe sont chers, je n’en achète pas. Et pour les aliments coûteux dont j’ai envie, comme le chocolat, je vise les enseignes bon marché. Je viens à Lidl parce que c’est plus accessible. Pour les sucreries, je vais chez Action. L’éternel système D. »

    Une stratégie « au rabais » donc, qui est aussi celle de Valérie, venu compléter ses courses avec sa fille. « Le gigot de demain soir m’est resté en travers de la gorge, le prix est passé du simple au double en un an, s’indigne-t-elle. Je m’adapte, soit je n’achète pas, soit je diminue les quantités. Et même avec la famille, on change les habitudes : cette année chez ma sœur, on opte pour un apéro dînatoire plutôt qu’un gros repas, ça fait des économies. » Jouer sur la quantité, c’est aussi la méthode d’Armelle qui, ex fidèle d’Auchan, favorise désormais Lidl pour ses produits à bas coût. « J’essaie toujours de consommer des bons produits, mais en me limitant, détaille-t-elle. Et pour les produits vraiment en augmentation, comme le chocolat, je vise les promotions. Dès que j’en vois une, même si c’est hors période, j’en profite : j’anticipe… »

    Explosion du cours du chocolat

    Grande star des fêtes de fin d’année, le chocolat est dans toutes les bouches, cité comme le produit phare de l’inflation cette année et pour cause : selon une étude Nielsen IQ pour Ici et France Info, son prix aurait augmenté de 55% par rapport à 2022. En cause : de très mauvaises récoltes en Afrique de l’Ouest, à l’origine de 70% de la production mondiale de fèves de cacao. Les prix devraient cependant de nouveau baisser en 2026, le cours du cacao étant en 2025 revenu à des taux moins élevés. Mais d’autres produits connaissent une hausse toute aussi particulière. Selon l’association de consommateurs UFC-que choisir, depuis janvier 2022, trois rayons de grande surface ont connu une forte augmentation : la crémerie, la boucherie et l’épicerie sucrée, accumulant respectivement une hausse de 28,6%, 27% et 26,3%.

    Toujours selon l’étude menée par Nielsen IQ pour ICI et France Info, le prix d’un panier de noël moyen serait en 2025, pour la deuxième année consécutive, en légère baisse, avec une diminution de 1,1% par rapport à 2024.

    Le coût des festivité s’allège ?

    Une situation probablement favorisée par la baisse des prix du foie gras, réduits de 9% par rapport à l’an passé – décrue possible grâce à un retour à la normale après plusieurs années de grippe aviaire – ou encore du saumon fumé, pour lequel on observe un recul de 4%. Côté dessert, les étiquettes réservent aussi de belles surprises : la bûche glacée de supermarché montre une baisse spectaculaire de 25%, toujours par rapport à 2024.

    Mais ces évolutions restent à mettre en perspective avec les très hauts taux d’inflation qu’a connu la France depuis 2022, avec des prix qui ont au global bondi de 12% sur trois ans. L’inflation ralentie donc, mais les montants des tickets de caisse restent très élevés par rapport à un passé récent.

    « Pour les aliments chers dont j’ai envie, je vise les enseignes bon marché. L’éternel système D… »

  • La féérie de Noël vous attend dans les villes

    La féérie de Noël vous attend dans les villes

    Bouches-du-Rhône

    Istres. « Parade de Lune » au départ de la Maison des Traditions à 17h, suivie de l’arrivée du père Noël.

    Arles. Parade lumineuse et féerique à partir de 18h sur la place de la République. Dès 19h, feu d’artifice sur les quais du Rhône.

    Allauch. Une lecture de contes de Noël pour les enfants de 3 à 7 ans à la bibliothèque Dans la cabane aux histoires à 17h30.

    Var

    Le Lavandou. Spectacle de ventriloque gratuit « Un terrien dans la lune » au village de Noël sur le front de mer à 15h.

    Sanary-sur-Mer. Arrivée du père Noël et ses lutins sur

    le port à 15h. Goûter pour les enfants à 15h30 sur le parvis de la mairie.

    Saint-Raphaël. Parade musicale en centre-ville de 10h à 12h et de 15h à 17h. Arrivée du père Noël et de la Parade des jouets à 18h au départ du parking du Beau Rivage. Feu d’artifice à 19h.

    La Garde. Défilé canin « Christmas dog show »au pied du grand sapin à 16h.

    Vaucluse

    Carpentras. Voyage sensoriel gratuit pour les familles au Forum des Patrimoines de 15h à 16h30 pour découvrir la table calendale.

    Avignon. Grand spectacle pyrotechnique et musical sur les berges du Rhône à partir de 19h.

  • [Les illuminations font un carton] Les lumières de Noël à La Ciotat, « du baume au cœur »

    [Les illuminations font un carton] Les lumières de Noël à La Ciotat, « du baume au cœur »

    On dirait qu’un morceau de la Voie Lactée s’est détaché. Sur fond de ciel nocturne, des chemins de lumières chaudes et orangées courent en feston le long des quais du Port-Vieux. En fond, l’église Notre-Dame de l’Assomption, les façades alignées, jusqu’à la tour du musée ciotaden. Les guirlandes lumineuses, comme autant d’étoiles, sont tendues au-dessus des rues. Les barquettes marseillaises elles-mêmes, surlignées de lumières de la proue à la poupe, le long du mât, sur les cordages, prolongent le spectacle dans le port même.

    Les reflets dorés, dans les eaux sombres à la nuit tombée, enluminent le Port-Vieux. Alors que les pays nordiques s’enveloppent d’un manteau de neige, où glisse déjà, dit-on, le traîneau du Père Noël tiré par ses rennes, et chargé de cadeaux, La Ciotat fait rimer Noël avec sa propre personnalité maritime.

    Il est 18h15, en ce samedi du milieu de décembre, et les familles, les couples, flânent sans discontinuer sur les quais. La sono diffuse des chansons et réchauffe l’atmosphère froide du soir.

    On se prend en photo devant les barquettes illuminées par les associations Carènes et les Calfats de l’Escalet. On pose pour des selfies.

    Jean-Luc et Géneviève, des Gardois qui ont un pied-à-terre à La Ciotat, disent être venus ce soir se balader là « pour faire le plein de beauté. On a l’impression que cette année, le Port-Vieux est encore plus lumineux », avancent-ils.

    Un jeune couple, de Ceyreste, tout à côté, a le même ressenti. Leurs deux ados n’ont même pas rechigné à les accompagner. Déjà un miracle à mettre au crédit de Noël… « Toutes ces lumières apportent de la magie, de la féerie pour les fêtes », commente la jeune maman.

    « Les gens ont besoin de ça »

    Les eaux du port frissonnent, et les reflets dorés des lumières se mélangent. On croise des familles tout à fait dans le thème, avec des minots coiffés de serre-tête qui imitent les bois de rennes. Sans doute sont-ils allés faire un tour au marché de Noël, où les chalets sont installés jusqu’au 24 décembre place Evariste-Gras. Les illuminations, qui comprennent aussi la crèche flottante, à proximité du baromètre, demeureront jusqu’au 10 janvier avec l’arrivée des Rois Mages, accompagnés de personnages et d’animaux dans une ambiance provençale.

    À quelques pas du musée ciotaden, Keltoume, une Lyonnaise senior, entourée de deux copines, donne libre cours à son enthousiasme : « Nous sommes ébahies et émerveillées. » Elle enchaîne : « Les gens ont besoin de ça. On vit une période difficile, et toutes ces lumières nous mettent du baume au cœur et nous amènent de la joie ! ».

    Le trio a assisté au mapping* (projection) sur la façade du musée ciotaden, « où un enfant rêve de Noël et fait le tour du monde », esquisse Keltoume. Là aussi, la magie est à l’œuvre. Sur le bâtiment, on apercevra le Père Noël juché sur son traîneau, des décorations s’épanouir, des ours polaires passer… Le voyage, accompagné de musique, amènera le spectateur en Afrique, en Chine, au Mexique, en Australie…

    * Spectacle de 8 minutes, projeté toutes les 30 minutes

  • L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    « Santé publique France prédit un pic épidémique qui pourrait arriver cette semaine ou la semaine prochaine », indique Olivier Reilhes, directeur de la Santé publique et environnementale de l’Agence régionale de santé (ARS) Paca. Face à la vague importante de contaminations que connaît la région, le préfet a publié ce lundi un arrêté de réquisition de certains médecins généralistes à la demande de l’ARS.

    C’est la quatrième semaine consécutive que la région Paca est en phase épidémique, comme le reste des régions de France métropolitaine. La semaine passée, la région a enregistré « 2 000 passages aux urgences pour état grippaux et un peu moins de 500 hospitalisations la semaine dernière, ce qui équivaut presque au pic épidémique de l’année dernière », indique Olivier Reilhes. Une augmentation par rapport à la semaine précédente qui laisse penser au directeur que le pic de l’épidémie devrait avoir lieu cette semaine ou la semaine prochaine.

    Trois semaines d’avance

    Une grippe arrivée plus tôt de quelques semaines par rapport aux années précédentes, ce qui fait arriver la vague épidémique pendant les fêtes.
    « Mêmes chiffres que la saison dernière », pour l’heure.

    Le niveau très élevé d’activités hospitalières a obligé l’ARS à déclencher la mise en œuvre des plans de gestion spécifiques à ce type de situation.

    « Cela signifie que l’on prépare les établissements depuis plusieurs semaines. Pour assurer la prise en charge des cas à la fois aux urgences et en hospitalisation, explique le directeur de l’ARS Paca. Ça veut dire consolider les plannings de présence des personnels, un sujet sensible dans le contexte des fêtes de fin d’année. » Cela nécessite « des services saisonniers complémentaires avec des lits supplémentaires pour pouvoir absorber ce flux de patients. Cela signifie aussi sortir d’hospitalisation un certain nombre de patients qui ne le nécessitent plus pour les malades de la grippe ».

    Les gestes barrières et le port du masque ont également été remis en place, depuis le 8 décembre, dans de nombreux centres hospitaliers. Comme au sein de l’Assistance publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) où le port du masque est de nouveau obligatoire pour les professionnels et les visiteurs, ainsi que le renforcement de l’hygiène des mains avec des distributeurs de gels hydroalcooliques réinstallés à certains endroits et l’augmentation des vaccinations au sein des professionnels.

    Le vendredi suivant, le 12 décembre, la stratégie de prévention des risques a été ajoutée aux gestes barrières au sein de l’apr.-HM. Chaque patient hospitalisé, peu importe la raison de son admission, est dorénavant dépisté afin de l’orienter vers une chambre simple ou double suivant les résultats. Au service pédiatrie, les parents accompagnants sont également testés. Un moyen de contenir les transmission de maladie.

    Une meilleure couverture vaccinale

    Une épidémie dont le variant K semble être en grande partie responsable. D’abord arrivé au Royaume-Uni, il est maintenant très répandu en France. « On est sur de la transmissibilité élevée mais il ne semble cependant pas avoir un excès de sévérité, explique Olivier Reilhes. Le pourcentage de personnes hospitalisées après passage aux urgences est globalement stable et proche de ce qu’on a connu l’année dernière. »

    Une épidémie qui pour le moment semble être équivalente à celle de la saison dernière. « On pense qu’elle est à peu près égale mais on n’en est pas sûr. On sait en général que pendant les fêtes, il y a un brassage de population : les gens se retrouvent en famille, donc ça accentue la transmission du virus », précise le haut fonctionnaire.

    Un brassage qui rend encore plus nécessaire la vaccination, qui a par ailleurs été plutôt bien suivie avec 900 000 doses distribuées sur la région, et 42% des personnes à risque vaccinées, soit autant qu’à la fin de la campagne de l’an passé. Le directeur de l’ARS Paca rappelle également l’importance des gestes barrières « que l’on connait bien mais que l’on n’applique plus toujours », déplore-t-il. Ainsi, il rappelle l’importance du masque s’il l’ont ressent des symptômes, l’aération des pièces et un lavage régulier des mains.