Tag: Municipales

  • [Entretien] Christine Roux veut « faire rentrer le soleil à Bessèges »

    [Entretien] Christine Roux veut « faire rentrer le soleil à Bessèges »

    À Bessèges, au nord du département du Gard, le maire sortant Bernard Portalès ne se représente pas. C’est une liste citoyenne, « Agir popour Bessèges », conduite par l’élue Christine Roux, qui pourrait faire la différence. Elle deviendrait la première femme élue maire de cette commune au riche passé du bassin houiller, à la croisée des chemins. Très attachée à sa commune, elle explique le sens de son engagement.

    La Marseillaise : Quels sont les axes de la campagne de la liste « Agir pour Bessèges » ?

    Christine Roux : L’enjeu majeur est de travailler sur l’attractivité de Bessèges. Moi je suis Bességeoises depuis plusieurs générations. Quand je vois Bessèges actuellement j’ai mal au cœur. Je le dis souvent quand on me dit « mais tu habites à Bessèges, c’est gris », cela me fait mal. Je ne veux plus l’entendre. Bessèges, moi je l’aime. Oui, il y a des rues à restaurer mais à côté de cela, Bessèges s’est construit autour de la Cèze, à flanc de colline, aux portes des Cévennes. On a nos rivières, nos points d’eau, nos randonnées. Nous avons plein d’atouts. Je veux essayer d’embellir Bessèges et, comme je le dis, de faire rentrer le soleil dans Bessèges.

    Concrètement, cela passe par quelles actions ?

    C.R. : Il faut commencer par travailler sur la propreté. Les espaces verts sont mal entretenus, il faut arriver à un peu plus végétaliser la commune et surtout il va falloir que l’on travaille sur des espaces publics à aménager où l’on va pouvoir se rencontrer, partager, quelles que soient les générations. Nous n’avons pas ça à Bessèges, c’est une ville tout en longueur et nous n’avons qu’une place qui est le parking du supermarché.

    Ce réaménagement de la ville est pour vous très important ?

    C.R. : Oui. Je veux créer plusieurs espaces de rencontres vraiment dédiés aux jeunes mais il y aura aussi un deuxième espace, Place de la Révolution, qui sera intergénérationnel pour favoriser la rencontre entre les habitants.

    Ce cap est fixé. Mais il y a des urgences ?

    C.R. : La propreté, l’embellissement c’est facile à mettre en place. Nous avons le personnel, le matériel. Il suffit de le vouloir. Nous voulons travailler sur le logement. Nous allons voir si nous pouvons préempter des maisons qui sont en train de s’écrouler pour faire des espaces aérés. Il y a des immeubles qui méritent d’être rénovés et d’autres qui méritent d’être tombés.

    Pour cela, il faut des opérations de renouvellement urbain ?

    C.R. : La commune n’est pas du tout inscrite dans les opérations de renouvellement urbain parce que cela n’a pas été le choix de la mairie. Mais il n’y a plus qu’à dire que nous sommes d’accord et tout est prêt pour que nous y soyons. J’ai déjà des discussions sur ce dossier avec la communauté de communes Cèze-Cévennes. Cela va nous aider et cela va aider aussi les propriétaires. On ne peut pas faire seul. Moi, je crois vraiment au territoire. Bessèges, c’est bien mais autour de Bessèges, il y a les autres communes. Il faut que nous fassions les choses ensemble, sinon nous allons mourir.

    Les petits villages doivent travailler ensemble. Dans la communauté de communes, nous sommes 23 communes. Chacun doit avancer à son rythme mais le travail en commun est indispensable. Nous devons aller dans le même sens.

    *Deux autres listes sont en lice : « Bessèges autrement » conduite par Gilbert Baptiste et une liste RN dont le candidat Nathan Casano est pourtant inéligible.

    Une grande histoire

    L’histoire de la commune de Bessèges est indissociable de celle du bassin houiller des Cévennes. Aujourd’hui, la commune compte 2 606 habitants mais au moment de l’activité minière, à la fin du XIXe siècle, Bessèges a connu un pic de 11 404 habitants en 1881.

    Bessèges se situe à 30 km environ au nord d’Alès, la capitale des Cévennes et à une heure trente de la capitale du Gard, Nîmes.

    La commune fait partie de la communauté de communes Cèze-Cévennes. Créée en 2010, elle regroupe 23 communes. Elle est présidée par le maire de Saint-Ambroix, Olivier Martin. À travers sa compétence de développement économique la communauté de communes De Cèze Cévennes a notamment aménagé et entretient une Zone d’activités économiques (ZAE) pour offrir des terrains viabilisés aux entreprises, commerçants ou artisans.

  • Les Angles : quatre listes pour une commune convoitée

    Les Angles : quatre listes pour une commune convoitée

    À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, la campagne s’intensifie aux Angles. Commune prisée du Gard rhodanien, forte de près de 9 000 habitants, la ville cristallise des enjeux majeurs : pression foncière, vieillissement de la population, cohésion sociale, transition écologique et qualité de la démocratie locale. Quatre listes sont désormais sur la ligne de départ, avec des visions contrastées.

    Le maire sortant, Paul Mély (Divers droite), conduit la liste « Avec vous pour Les Angles ». Lors de plusieurs réunions publiques, il a défendu le bilan de son mandat, citant la création d’une cuisine centrale, d’un nouveau poste de police municipale, la végétalisation des cours d’écoles, la rénovation énergétique du foyer-restaurant ou encore l’aménagement du parc de la Croix Cacho-Pesou. Le candidat revendique une gestion de proximité et une action pragmatique. « Il fait bon vivre aux Angles », affirme-t-il, soulignant « la qualité des infrastructures et la richesse du tissu associatif ». Pour l’avenir, il met en avant la révision du PLU, le renforcement de la sécurité et le développement des mobilités douces, tout en assurant vouloir « protéger le territoire, mais sans devenir un village de Gaulois ».

    Le match des priorités

    Face à lui, Anaïs Rambaud, tête de liste « Les Angles autrement », porte une alternative progressiste. Sa candidature s’inscrit dans une volonté de renouveau démocratique et social, fondée sur la cohésion et la participation citoyenne. « Notre plus grande force réside dans la cohésion sociale », soutient-elle, appelant à « retisser les liens » et à renforcer l’entraide. Urbanisme maîtrisé, protection de l’environnement, volet culturel (patrimoine valorisé, bibliothèque « tiers-lieu », animations de quartier), solidarité intergénérationnelle, soutien aux familles, aux seniors et aux personnes isolées structurent son projet. « Je souhaite un renouveau pour Les Angles », insiste la candidate, qui veut faire primer « l’intérêt général » à travers transparence, dialogue et respect des habitants.

    Deux autres listes complètent le paysage. Aurélie Renou, adjointe sortante, mène « Angles un nouvel élan », une équipe largement renouvelée, se revendiquant sans étiquette et misant sur la concertation et la bienveillance. De son côté, Bruno Sujevic, élu depuis 2008, conduit « Angles l’Avenir Ensemble », une liste également sans étiquette, composée de profils expérimentés pour peser dans le débat local.

  • [Tribune] L’Union de la gauche pourquoi ?

    [Tribune] L’Union de la gauche pourquoi ?

    L’histoire ne se répète pas, paraît-il, et pourtant… Nous assistons depuis quelque temps à la montée inexorable des forces réactionnaires et fascistes en Europe et ailleurs notamment en Amérique du Nord et du Sud.

    Tout comme il y a un siècle (c’est loin et proche à la fois) ces forces avançaient en Italie, en Allemagne, en Espagne et en Europe Centrale.

    Les forces de gauche, alors dispersées, n’ont pas répondu à cette offensive par des bagarres de rue mais par la bataille des idées, l’union des progressistes débouchant sur la victoire du Front Populaire dont les mesures sociales (congés payés, hausses des salaires, temps de travail…) sont encore d’actualité, vivifiées qu’elles ont été par la victoire du Conseil national de la Résistance à majorité de gauche (Sécurité sociale, droits des travailleurs…).

    Depuis, l’offensive néolibérale du capitalisme financier a pu être ralentie par les (trop rares) victoires de l’union des gauches (retraite à 60 ans, abolition de la peine de mort, 5e semaine de congés payés, 35 heures…).

    Aujourd’hui, s’impose donc une nouvelle résistance de la part des forces de gauche à tous les niveaux et particulièrement pour les élections municipales qui sont à la base de la démocratie.

    Il faut se réjouir que cette union se concrétise dans la liste La Ciotat Nous Rassemble avec le PCF, le PS, les Verts et d’autres mouvements politiques (GRS, Génération.s, Debout ! D’autres peuvent encore nous rejoindre).

    Par Albert-Jean Morazzani, liste municipale La Ciotat Nous Rassemble, ancien élu marseillais ( Union progressiste )

  • [Tribune] Aux candidats de s’engager en solidarité avec Cuba

    [Tribune] Aux candidats de s’engager en solidarité avec Cuba

    L’Association France Cuba Marseille 13, à laquelle se joignent les associations Cuba Coopération Marseille Sud-Est, le Mouvement de la Paix13, France Amérique Latine Marseille, se permet de solliciter les candidats des listes électorales constituées en vue des élections municipales de mars 2026 (excepté le RN).

    Comme vous le savez, Cuba a commencé lundi 9 février 2026 à appliquer de nouvelles mesures d’urgence destinées à économiser le carburant pour faire face à l’étranglement énergétique imposé par le gouvernement de Donald Trump, qui s’ajoute à l’embargo infligé depuis soixante-deux ans. Ce cumul entraîne une extrême précarité énergétique.

    Les restrictions d’accès à l’énergie continuent de dégrader l’économie du pays ainsi que les conditions de vie des Cubaines et des Cubains, plongeant les habitants, les plus vulnérables dans l’insécurité physique et psychique.

    C’est pourquoi, il est aujourd’hui urgent d’agir pour mettre fin au blocus imposé par les États-Unis qui ont déployé un mur de navires de guerre autour de Cuba, pour empêcher la navigation et tout accostage. Pour rappel ce blocus affecte toutes les Caraïbes, dont nos départements français, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.

    En conséquence, nous vous proposons en tant que futur·e premier·e édile de Marseille de prendre des engagements de campagne forts :

    1) concevoir un jumelage de notre ville portuaire avec un port cubain, par exemple celui de Mariel, proche de la capitale.

    2) engager immédiatement des actions de solidarité et de coopération pour venir en aide aux populations déjà fortement impactées par l’ouragan Mélissa.

    Dans un monde que les grandes puissances entraînent à marche forcée vers la guerre, le symbole d’un tel jumelage contribuerait à redonner à la France sa place sur l’échiquier géopolitique international. Il s’agit aussi d’inscrire cette démarche dans un héritage politique plus large, celui du « Non à la guerre » pour une culture de la paix dans le monde.

    S’opposer au blocus criminel contre Cuba, c’est aussi se faire le porte-parole des centaines de pays qui, chaque année, adoptent à l’ONU à une majorité écrasante une résolution en réclamant sa levée.

    Le groupe transpartisan d’Amitié France-Cuba de l’Assemblée Nationale s’inscrit également dans cette démarche, comme il l’a rappelé en mars 2025 en recevant l’ambassadeur de Cuba en France, Otto Vaillant Fría, pour réaffirmer son opposition au blocus et travailler au développement de nouvelles coopérations dans des secteurs d’intérêts communs. Nous vous demandons de faire vivre ce consensus mondial en faveur du droit du peuple cubain comme de tout pays, à l’autodétermination et d’affirmer ainsi une position juste et courageuse, à même de faire rayonner la France à l’international.

    Faire le choix de ce jumelage, au-delà de l’aide concrète à la population cubaine en souffrance, c’est aussi cultiver un amour partagé entre nos deux pays. Comme le disait Victor Hugo, « je ne regarde pas où est la force, je regarde où est la justice […] Cuba est majeure. Cuba n’appartient qu’à Cuba ».

    De nombreuses initiatives municipales ont lieu chaque année. Par exemple, la Ville de Bonneuil-sur-Marne a participé en 2025 à la rénovation du cinéma « Colonia » de la ville de Cienfuegos et fait des dons de matériels sportifs à des clubs de boxe cubains partenaires. Dans notre département, cette coopération s’est récemment exprimée lors de la visite de la chèvrerie municipale de Septèmes-les-Vallons par un Chef de projet de l’ambassade de Cuba en France, Justo Rodriguez.

    Un accord entre les départements du Gard et de l’Hérault concernant la gestion de l’eau dans les zones humides, a été signé en octobre 2025, ou encore, en faveur de la lutte contre les déserts médicaux, des négociations sont en cours dans les zones rurales des Cévennes ainsi qu’avec la ville d’Alès…

    Décloisonner les esprits par le partage, voilà ce qu’il y a de plus beau à opposer au blocus mortifère imposé par les États-Unis ! Là où il y a la volonté de faire changer les choses, il existe un chemin, que nous vous proposons de concevoir ensemble.

    Par les responsables des associations : Cuba Coopération Marseille Sud-Est et France Cuba Marseille 13, le Mouvement de la Paix, France Amérique Latine Marseille.

  • [Entretien] Benoît Payan : « La pétanque est un art de vivre, c’est dans notre ADN »

    [Entretien] Benoît Payan : « La pétanque est un art de vivre, c’est dans notre ADN »

    La Marseillaise : Pourquoi ce projet de boulodrome couvert à Marseille où il fait toujours soleil ?

    Benoît Payan : Marseille est la capitale de la pétanque. C’est un pays où on joue à la longue, où dès qu’on est petit, on connaît, on aime et on joue aux boules, et puis on a le plus grand concours de pétanque au monde : le Mondial La Marseillaise. Il y a deux sports très identifiés à Marseille, le foot et la pétanque, et il me paraissait donc logique au regard de la manière dont on vit ça, qu’on ait un boulodrome couvert. Après, bien sûr qu’il fait très souvent beau à Marseille, mais on a aussi des périodes pendant l’hiver où ça joue moins en raison du temps. Il nous faut des jeux de pétanque couverts et cet équipement permet de jouer en intérieur, et extérieur, avec des dizaines et des dizaines de pistes.

    Le projet prévoit aussi l’installation d’un musée ?

    B. P. : Oui, il y aura un musée de la pétanque qui permettra de montrer, avec une très belle muséographie, toute l’histoire des boules, comment tout a commencé. Je ne vais pas partir de la boule avec les clous, du pourquoi et du comment… mais peu de gens savent, par exemple, que les boules ont été amenées par les marins partout dans le monde. Ils débarquaient dans les ports avec leurs boules et jouaient sur les quais…

    Ce boulodrome couvert est un serpent des mers à Marseille. En quoi n’est-ce pas une promesse de campagne ?

    B. P. : D’abord, c’est finançable, ça ne coûte pas très cher en réalité. Et ce qu’on veut en faire, comme on a pu le faire avec le stade nautique Florence-Arthaud avec des stages pour les écoles, c’est un lieu qui vive, où on apprend à des générations à jouer et faire connaissance avec les boules. C’est un sport qui a cette identité marseillaise très forte. Ce grand boulodrome couvert manquait vraiment à la ville, pour les petits et les grands. En 2020, on n’a pas fait de promesses irréalisables et on n’en fait toujours pas. On est sur un objet monde que la ville et les Marseillais méritent. La pétanque comme la longue, est un art de vivre, c’est dans notre ADN. Je veux juste qu’on puisse jouer toute l’année. Et puis surtout, ça va permettre l’organisation d’un grand concours l’hiver. On a le Mondial La Marseillaise l’été, on peut avoir une grande compétition internationale l‘hiver.

    Vous aviez été à l’initiative de l’expo Pétanque ! au Musée d’Histoire de Marseille. Quel est votre lien avec la pétanque ?

    B. P. : Le jour où j’ai annoncé à mes équipes que je voulais faire une exposition dans un musée autour de la pétanque, les gens m’ont regardé comme un Ovni. Or, elle a vraiment bien fonctionné parce que beaucoup de gens ont une histoire avec la pétanque. Les gens étaient heureux de voir cette expo, ces photos et le rapport que la ville entretient à la pétanque. Moi, j’ai un grand-père qui était licencié, un père qui est toujours licencié et petit, il m’a traîné sur tous les terrains et tous les concours qui existent. Quand il n’y en avait pas, j’allais tous les dimanches après-midi à Caujolle regarder jouer. Et donc, quand tu es petit, tu commences à t’y habituer, tu prends une boule dans la main, tu joues. Moi, j’ai un rapport familial à la pétanque, mais il y a des gens qui n’ont pas cette chance et qui vont pouvoir, avec un équipement public vraiment structuré, jouer quand ils ont envie.

    Quelle sera la place des clubs ?

    B. P. : Beaucoup de clubs ont des lieux déjà dédiés, mais on peut imaginer qu’ils puissent venir s’inscrire et puissent, comme pour un stade en fait, prendre des créneaux. Après, si tu as 45 pistes à l’intérieur, un club n’a pas forcément besoin de 45 pistes, mais tu peux organiser ton tournoi l’hiver safe en disant, moi j’ai besoin de 10 pistes…. On est vraiment sur un équipement à vocation locale qui peut recevoir des compétitions nationales et internationales.

  • À Gap, la liste citoyenne de Charlotte Kuentz met en avant sa différence

    À Gap, la liste citoyenne de Charlotte Kuentz met en avant sa différence

    « Notre mouvement citoyen n’a pas d’autre ambition que le territoire et la ville de Gap, affirme Charlotte Kuentz. Historiquement, nous sommes ancrés à Gap, forts d’un score de 33% aux dernières municipales. » Selon elle, la non-affiliation partisane de sa liste lui permet de ne pas dépendre d’injonction et de stratégies nationales. « Nous mettons toute notre énergie sur des dossiers municipaux sur lesquels on travaille depuis des années, auprès des habitants. »

    Parmi ses axes de campagne, Charlotte Kuentz entend rééquilibrer un budget municipal qu’elle estime presque entièrement dédié à l’investissement au détriment du fonctionnement. Sa liste promet aussi la rénovation du stade nautique et la création d’une maison des jeunes pour accueillir les activités créatives, ce que la médiathèque actuelle, trop vétuste, ne permet pas.

    Créer une mutuelle municipale

    Autre proposition phare, elle promet la création d’une mutuelle municipale. « Elle sera accessible à tous mais que les étudiants, jeunes travailleurs ou retraités ont plus de mal à accéder à une mutuelle », détaille la tête de liste. Enfin, Ambitions pour Gap veut aménager des « rues d’enfants », c’est-à-dire végétaliser, et rendre plus conviviaux les espaces autour des écoles. « Des lieux où la socialisation se fait en priorité lorsqu’on est jeunes parents », explique Charlotte Kuentz. La liste tiendra sa dernière réunion publique le 10 mars au Tempo.

  • Pernes-les-Fontaines : la liste de gauche veut rouler en tête

    Pernes-les-Fontaines : la liste de gauche veut rouler en tête

    L’occasion pour Mario Moretti et Véronique Sabatini, seconde de liste, de développer les grandes lignes du programme autour de la solidarité, l’écologie et la démocratie participative.

    Une autre réunion publique se tient ce vendredi 6 mars (18h30, à l’Espace jeunesse- salle Marcel-Pagnol), autour de la liste et du programme. Le lendemain, samedi 7 (10h), une seconde cycloparade dans les rues de Pernes est prévue (départ et arrivée devant l’R du Cormoran, quai de Verdun).

  • À Château-Arnoux, le PS ne soutient plus l’opposition

    À Château-Arnoux, le PS ne soutient plus l’opposition

    Philippe Bertrand n’est plus le candidat socialiste à la mairie de Château-Arnoux-Saint-Auban. La fédération des Alpes-de-Haute-Provence lui a officiellement retiré son soutien ce mardi 3 mars, en raison « de la composition de sa liste », comme a indiqué le Premier secrétaire fédéral du département, Boulares Soltani. Il lui était depuis longtemps reproché de présenter à ses côtés des personnalités ayant des proximités avec la droite et l’extrême droite. L’intéressé a immédiatement réagi via un communiqué, affirmant que sa liste « est et restera sans étiquette », et se présentant comme « à la tête d’une équipe pluraliste et indépendante ».

    Colistiers problématiques

    La tête de liste de l’opposition, ancien premier adjoint de Patrick Martinelli de 2014 à 2020 à Château-Arnoux-Saint-Auban, était jusque-là officiellement investie par le PS. Pourtant, cette situation suscitait de l’incompréhension au sein de la fédération locale. « Quand on voit les personnes à qui il s’est associé sur la liste, des gens de la droite ciottiste et de l’extrême droite, ça nous mettait extrêmement mal à l’aise », assure Sylvie Lyons, secrétaire de la section PS de Digne-les-Bains. Le candidat avait également revendiqué dans les colonnes de La Provence, le soutien des sections locales de LR et du RN, soutien que la section Rassemblement national du 04 avait ensuite démenti.

    Sylvie Lyons affirme que ses alertes répétées auprès du Premier secrétaire national, Olivier Faure, et du secrétaire fédéral, Boulares Soltani, sont restées lettre morte pendant plusieurs semaines. « On ne peut que se réjouir que le Premier secrétaire fédéral ait rectifié sa position, mais Philippe Bertrand a longtemps affirmé avoir le soutien de la fédération alors qu’il n’en a jamais été question en conseil », s’interroge-t-elle. Pour elle, ce retrait a le mérite de clarifier la position de la fédération, mais à deux semaines du scrutin, il arrive bien tard.

  • La liste « Ollioules autrement » est à l’écoute des parents et des enfants

    La liste « Ollioules autrement » est à l’écoute des parents et des enfants

    Les candidats d’Ollioules autrement, menés par Claudie Cartereau, invitent une nouvelle fois la population à venir les rencontrer ce jeudi soir à l’Espace Bremond pour découvrir leurs propositions et s’engager à leurs côtés dans la campagne pour une ville plus solidaire, écologiste et démocratique.

    Pour cette dernière réunion publique avant le premier tour, la liste souhaite mettre particulièrement en avant les réponses apportées en matière d’amélioration du cadre de vie, de lutte contre la crise du logement, de défense des services publics et de développement des mobilités. Sur ce dernier point, elle affiche notamment l’ambition de créer des pistes cyclables et d’améliorer les transports en commun.

    Mais avant que ne débute la soirée, ce sont les enfants qui sont invités à s’exprimer : même lieu, mais cette fois à 16h30, avec un goûter, bien entendu. « L’objectif est de mieux connaître leurs attentes et d’échanger avec eux sur nos propositions pour le temps méridien et périscolaire », explique la tête de liste. Un exercice qui devrait porter ses fruits grâce au savoir-faire de l’enseignante de métier, , qui sait ce que signifie « parler à hauteur d’enfants ». C’est cela aussi, Ollioules autrement : donner la parole aux petits comme aux grands.

  • Les supporters du Sporting Toulon s’invitent dans le débat

    Les supporters du Sporting Toulon s’invitent dans le débat

    « Alors que le football est le sport le plus populaire, Toulon se distingue comme étant la seule ville parmi les 20 plus grandes du pays à ne pas compter de club professionnel, se privant des retombées sportives, économiques, sociales et sociétales qui vont avec », enrage Emmanuel, un fidèle supporter du Sporting, un club qui a très longtemps brillé et fait vibrer les tribunes de Bon Rencontre avant de tutoyer les abîmes. Et actuellement relégable en Nationale 2 (4e division).

    Une communauté « fortement mobilisée »

    Pour les passionnés de football, « le Sporting est englué dans une gestion inefficace depuis années maintenant ». Et cela, poursuivent-ils, « aussi bien au niveau de la Société anonyme sportive professionnelle (SASP) qui gère l’équipe première, qu’au niveau de l’association qui gère les équipes de jeunes, dont aucune n’évolue au niveau le plus haut de sa catégorie ».

    Les supporters s’estiment par ailleurs méprisés par la direction du club, et se disent obligés de développer eux-mêmes les outils de leur passion à travers des forums en ligne, des réseaux sociaux dédiés et des webmédias. « Car, si le président Claude Joye a réussi le tour de force de vider le stade de Bon Rencontre, il n’en reste pas moins que la communauté des supporters reste fortement mobilisée par ailleurs et milite pour son départ du club », reprend Emmanuel, remonté.

    Et de poursuivre : « À ce jour, nous entendons les prises de position et les promesses des candidats aux élections municipales de Toulon sur le sujet Sporting. C’est une bonne chose au regard des enjeux, de ce que représente cette institution dans l’histoire locale, mais aussi au regard des centaines de milliers d’euros d’argent public attribués au club par les collectivités. »

    Des candidats prévenus

    Pas question, pour autant, de laisser retomber la pression à quelques jours du premier tour. Regroupés comme jamais, ils souhaitent donc les interpeller très clairement : si les choses évoluent positivement après leur prise de fonction, ils seront partie prenante. En revanche, si les engagements ne sont pas tenus, ils sauront faire entendre leur voix pour dénoncer les manquements et faire connaître les responsabilités de chacun.

    Au moins, le message a le mérite d’être clair. La balle est désormais, à nouveau, dans le camp des politiques.