Tag: Municipales

  • La Ciotat, le second souffle du chantier naval

    La Ciotat, le second souffle du chantier naval

    Le site regroupe une cinquantaine d’entreprises et plus de 1 200 emplois autour du refit de superyachts, selon la direction du site. La majorité municipale d’Alexandre Doriol (DVD), candidat à sa succession, s’inscrit dans la poursuite de la spécialisation de maintenance et de refit des yachts, tout en modernisant le site. C’est l’un des rares sujets qui ne suscite pas de tensions majeures dans la ville. La Ciotat Shipyards est une société publique locale dont les actionnaires sont : le Département (34,73%), la Métropole (34,65%), la Région Sud (17,93%) et la Ville (12,69%).

    Une réussite pour la ville

    Ce chantier est « une réussite et fonctionne bien », selon Karim Ghendouf, à la tête de la liste d’union de la gauche. Et ce, parce que « nous n’avons pas confié le chantier simplement à des intérêts privés. L’aménagement est maîtrisé par un acteur public ». Et au candidat de vouloir « mettre en œuvre un centre de formation lié aux métiers de la mer et de la haute plaisance et permettre aux salariés du chantier naval de pouvoir se loger dans la ville ».

  • Avec le port, l’avenir du territoire en jeu

    Avec le port, l’avenir du territoire en jeu

    Avec ses 10 000 hectares de superficie et ses 42 600 emplois industriels et portuaires – dont 14 400 à Marseille – le Grand Port maritime de Marseille-Fos s’impose dans le paysage des municipales. Celui-ci en effet se trouve au carrefour d’une transition environnementale dont le calendrier a heurté celui du scrutin. En décembre dernier, la Métropole adoptait un projet partenarial d’aménagement pour la réindustrialisation du golfe de Fos, et le nouvel hémicycle qui sortira des urnes devra se pencher sur son financement et sa mise en œuvre.

    Pour les candidats des communes concernées, il s’agit d’accompagner cette réindustrialisation avec les services publics et infrastructures nécessaires. Ainsi à Martigues, le maire sortant (PCF) Gaby Charroux a-t-il dû longtemps batailler pour finalement obtenir le contournement autoroutier de sa commune et le renforcement de son hôpital. « Le député en place s’est approprié tout ça sans avoir rien fait. C’est moi qu’on a sollicité pour aller chercher les financements dans les collectivités et les communes alentour », rappelait-il sur Maritima ce mardi. À Port-de-Bouc, le maire sortant (PCF) Laurent Belsola avait de son côté déjà entamé des discussions avec le Port pour sécuriser le foncier à destination industrielle.

    À Marseille, c’est face aux appétits de la spéculation immobilière et de la tentation du tout balnéaire que les bassins Est ont longtemps dû faire face. La droite marseillaise, désormais, a fait son aggiornamento, et c’est à gauche qu’il a fallu convaincre de la nécessité de défendre l’emploi industriel, en le conciliant aux exigences environnementales. Après avoir lancé en 2022 une pétition contre la pollution maritime, le maire (DVG) Benoît Payan a fait voter en décembre 2024 une « stratégie pour une ville portuaire compétitive et durable ». « Notre activité portuaire doit perdurer, on ne peut pas la remplacer par du tertiaire, défendait-il lundi dans nos colonnes. Le port ne devra jamais devenir une marina. » Ainsi prévoit-il dans son programme de renforcer les liens de la municipalité avec le Grand Port maritime avec un contrat Ville-Port, pour renforcer la desserte ferroviaire et la connexion électrique, contribuer à créer un campus des métiers de la mer, moderniser les infrastructures de la réparation navale, de l’anse du Pharo à l’Estaque. En exigeant en contrepartie des espaces balnéaires à Corbières et contre la Digue du large ainsi que des mesures contre la pollution.

    Le RN menace 17 000 emplois

    « Il faut une école des métiers de la mer véritablement assumée », plaide aussi le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano (Ren.), qui insiste sur la poursuite de l’électrification à quai cofinancée par la Région et la défense du fret ferroviaire, « qui va nous permettre de décrocher plus de marchés à l’international ». Chez LFI aussi on assure défendre l’activité portuaire. « Il faut remettre en état les friches, nettoyer et rendre des locaux disponibles », défend le militant du POI Maxime Champion, visant l’implantation de petites entreprises tout en défendant le fret ferroviaire et une école des métiers de la mer. Quitte à aller à rebours du Toxic Tour organisé par les écologistes de Vaï, LFI et la députéé Alma Dufour qui dénonçaient l’activité portuaire et réclament la fin du croisiérisme. Toujours est-il que pour le candidat Delogu : « le port, il faudrait qu’il recule un peu sur ses terres », indique-t-il à made in Marseille… Quant au RN, il fait renaître les appétits spéculatifs en promettant une « marina du Nord de Marseille » avec restaurants, hôtels, centres des congrès. « Cette orientation menace directement l’équilibre industrialo-portuaire de la ville et les 17 000 familles qui vivent de cette activité économique », avait alerté l’Union départementale CGT, rappelant que « le port de Marseille n’est pas un espace à privatiser ».

    Le projet de port fluvial de Fourques contesté

    La Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence (CCBTA) porte le projet de création d’un port de plaisance fluvial sur le petit Rhône à Fourques (Gard), d’une capacité de 314 anneaux. Une enquête publique s’est tenue à l’automne 2025. Ce projet suscite une levée de boucliers de la part d’associations (France Nature environnement, les Flamants roses du Trébon…). « Malgré seulement 19% d’avis positifs (…) et une faible participation, le commissaire-enquêteur a rendu un avis favorable au

    projet. (…) Nous rappelons qu’il s’agit de 11,5 M d’argent public. (…) À l’heure où le village de Fourques n’a plus de captage d’eau potable, il y a d’autres priorités que de

    réaliser un port qui saccagera l’environnement (…). Nous demandons aux candidats aux municipales de Fourques de se positionner », écrivent-ils dans un communiqué.

  • Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Celle-ci fait suite à une enquête du Monde qui pointait des campagnes de désinformation ciblant LFI, notamment le parlementaire marseillais accusé de viol par des comptes anonymes et des sites trompeurs. Des sources sécuritaires ont indiqué à l’AFP que ces tentatives d’ingérences provenaient de l’étranger. L’enquête pourrait basculer vers le pôle national contre la haine en ligne. « Le lobby pro-israélien Elnet pourrait être impliqué », indique Sébastien Delogu, qui assure : « Ils ne me font pas peur. » « Nous demandons à ce que les autorités de notre pays fassent respecter l’intégrité du processus électoral », appuie le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard. « Si, comme Le Monde l’envisage, le gouvernement israélien est à l’initiative de cette opération, les autorités françaises doivent condamner cette ingérence et prendre toutes les initiatives nécessaires pour que cela cesse », complète-t-il.

  • [Entretien] Frédéric Dutoit : « Il faut rompre avec cette politique néfaste pour les habitants d’Allauch »

    [Entretien] Frédéric Dutoit : « Il faut rompre avec cette politique néfaste pour les habitants d’Allauch »

    La Marseillaise : Quels sont la position et le regard de la liste « Allauch à Gauche » sur la question du logement social ?

    Frédéric Dutoit : Sans surprise nous sommes opposés à la politique du maire actuel qui refuse tout nouveau logement social et a même arrêté les projets qui étaient déjà en cours. Cette situation nous fait payer, nous Allaudiens, des indemnités à l’État de 1,3 million d’impôts supplémentaires. Et au-delà, ça sclérose l’offre de logements pour la population puisque par ses propres dires à lui, il reçoit tous les jours des demandes de logement social d’Allaudiens. Ça concerne particulièrement les plus jeunes qui ont besoin de commencer leur parcours résidentiel dans leur ville et n’ont pas les capacités financières d’acheter, et ça réduit farouchement les possibilités pour les familles les plus en difficulté bien sûr.

    Que proposez-vous ?

    F. D. : On exigera de la Métropole, une redéfinition du Plan local d’urbanisme intercommunal qui nous permettra d’avoir des terrains accessibles à la construction et de développer l’offre. C’est fondamentalement différent de ce qu’il propose, lui et les autres listes de droite d’ailleurs. D’autant que sur Allauch même, on pourrait, non pas en développant des barres et des tours dans la ville et encore bien moins sur les collines, en produire dans le mitage de l’urbain actuel avec un travail sur les logements vacants, en mixant avec de l’accès à la propriété, comme ça se fait partout.

    D’autant que 70% des Français sont éligibles au logement social…

    F.D. : On n’est pas dans une ville particulière. Lionel de Cala veut faire d’Allauch un village gaulois mais ce village accentue les difficultés des Allaudiens eux-mêmes. C’est simplement une mauvaise politique qui est mise en œuvre et nous voulons rompre complètement avec. Et, je l’ai dit, les trois autres listes qui sont contre nous sont sur la même position de refus du logement social. Il faut rompre avec cette politique néfaste pour les habitants d’Allauch.

    Vous dites vouloir revoir le PLUi, vous pouvez aussi agir sur le taux de logements sociaux dans les programmes ? Quel est l’objectif ?

    F.D. : On est aujourd’hui à 7% de logements sociaux sur la ville d’Allauch… La loi Gayssot exige des communes qu’elles s’orientent vers 25% de logements sociaux pour répondre aux besoins de la population. La particularité d’Allauch, c’est que le maire se refuse farouchement à faire même des petits pas. C’est la raison pour laquelle nous payons, 1,3 million d’indemnités pour ne pas respecter la loi. C’est inacceptable. D’autant que même sans être des fanatiques, on ne veut pas de tours et barres et on ne vise pas d’un coup les 1 800 logements sociaux qu’il faudrait pour atteindre les 25% sur la ville, en le faisant progressivement dans le mitage urbain, etc… l’État arrêterait de nous faire payer cette amende.

    Toutes les communes du département et ailleurs, qui étaient comme nous à 7% ne payent pas cette indemnité parce qu’elles progressent tous les ans. Elles passent de 7% à 8%, à 9%, à 10%… Il y a une volonté politique de toutes les communes d’aller vers plus de logements sociaux, ce que ne veut pas le maire Lionel de Cala et donc c’est encore plus inacceptable, pour cette deuxième raison. Non seulement on ne respecte pas la loi et on paie des impôts que l’on pourrait éviter de payer mais en plus on ne répond pas non plus aux besoins et aux aspirations de la population d’Allauch et notamment des jeunes.

  • Économie et littoral au cœur de la campagne à Frontignan

    Économie et littoral au cœur de la campagne à Frontignan

    Un second mandat pour finir les réalisations du premier. Tel est le leitmotiv de Michel Arrouy, maire PS de Frontignan, candidat à sa réélection (lire ci-contre). Dans cette commune de près de 24 000 habitants, l’édile entend notamment poursuivre la revitalisation du cœur de ville, engagée avec la création d’un pôle culturel et l’ouverture d’un cinéma. Mais pour ce faire, le socialiste devra faire face à deux autres candidats qui tenteront de lui ravir son strapontin, à savoir le député RN Cédric Delapierre et Thibaut Cléret-Villagordo (divers droite).

    Ce dernier – tentant de chasser l’électorat RN avec la volonté d’augmenter les effectifs de police municipale et la mise en place d’une « préférence municipale » pour le logement et l’emploi – estime que le centre-ville se meurt. « Beaucoup me disent qu’il n’y a rien à faire à Frontignan. La politique s’est résumée à construire du logement mais on n’arrivera pas à dynamiser la ville. Frontignan dispose d’un atout majeur. Nous avons 11 hectares en plein cœur de ville et il y a un manque de divertissement sur le bassin de Thau. Nous créerons donc un pôle loisir sur la Mobil », détaille celui qui était déjà candidat en 2020.

    Ce n’est pas le seul foncier disponible de la commune, à l’instar de la ZAC des Pielles ou de la zone de Lafarge. Mais c’est là que les visions divergent entre le maire et Thibaut Cléret-Villagordo. Alors que le premier priorise des lieux de rencontre, des espaces de fraîcheur ou encore des promenades, Thibaud Cléret met l’accent sur la diversification des activités pour attirer les entreprises. « Nous doublerons la zone d’Intermarché afin de fixer la clientèle et créer de la richesse », indique Thibaut Cléret-Villagordo.

    Préservation du littoral

    Commune balnéaire, Frontignan est aux premières loges du dérèglement climatique et doit s’adapter au recul du trait de côte. « On l’a beaucoup anticipé sur ce mandat. Je crois qu’il ne faut pas mentir à nos concitoyens, il faut leur donner la réalité aujourd’hui. Les changements climatiques, le recul du trait de côte sont des réalités. Or, ce ne sera pas à l’échéance de nos vies. Mais, cela ne veut pas dire qu’on abandonne un quartier comme la Plage, on va devoir faire des aménagements et continuer à travailler avec nos concitoyens sur ce risque avéré », détaille Michel Arrouy.

    Une vision rejetée par Thibaut Cléret-Villagordo. « La majorité actuelle a baissé les bras. Ils vont pousser vers le repli des côtes et évacuer [le quartier] Frontignan Plage. Une ville qui abandonne sa plage perd une part d’elle-même. » Et de miser sur les dunes, l’ensablement. « Des solutions existent mais il faut mettre tout le monde autour de la table et prendre les bonnes mesures. »

  • Au Vigan, un duel serré pour la sous-préfecture cévenole

    Au Vigan, un duel serré pour la sous-préfecture cévenole

    À première vue, l’élection municipale au Vigan pourrait sembler paisible. Mais dans cette sous-préfecture cévenole d’environ 3 800 habitants, le scrutin s’annonce plus ouvert qu’il n’y paraît. La maire sortante Sylvie Arnal, en poste depuis 2020, affronte François Clément, chef d’entreprise natif de la ville qui se lance pour la première fois dans l’arène électorale.

    Tous deux revendiquent des listes « sans étiquette ». Mais les sensibilités politiques existent bel et bien. Sylvie Arnal assume être « plutôt de gauche », tandis que son adversaire, issu d’une famille de gauche, est généralement classé centre gauche par les observateurs locaux. Dans une ville historiquement marquée par une culture progressiste, ce positionnement n’est pas anodin.

    Élue municipale depuis 2008 et commerçante du centre-ville, Sylvie Arnal défend le bilan d’un mandat mené dans un contexte financier contraint. Elle met en avant les 11 millions d’euros de projets réalisés sans augmentation de la dette, parmi lesquels la création d’un pôle d’enseignement supérieur, le soutien à la vie culturelle ou encore l’amélioration de l’habitat en centre-ville, avec plus de cinquante logements déjà réhabilités. La candidate souhaite poursuivre ces chantiers, notamment la rénovation du groupe scolaire Jean-Carrière, estimée à 6,5 millions d’euros, ainsi que la création de pistes cyclables reliant la voie verte. Elle évoque aussi l’installation de caméras de vidéoprotection aux entrées de la ville.

    Deux visions pour relancer la commune

    Face à elle, François Clément entend porter une alternative axée sur le développement économique. L’imprimeur de 60 ans, engagé dans la vie économique locale, estime que la ville manque de dynamisme pour une sous-préfecture. « Ce qui m’effraie, c’est la pauvreté de notre territoire », affirme-t-il. Son projet repose notamment sur la revitalisation du commerce de centre-ville, la rénovation des halles et une stratégie pour attirer davantage de visiteurs, notamment depuis Montpellier ou Nîmes. Le candidat souhaite aussi soutenir les associations et renforcer l’attractivité touristique d’un territoire qu’il juge riche mais insuffisamment valorisé.

    Entre continuité municipale et promesse de renouveau, le scrutin pourrait se jouer à peu de voix. Dans cette ville cévenole où la vie politique reste très locale, l’élection s’annonce plus disputée que lors des précédents scrutins.

  • Bagnols-sur-Cèze : qui peut faire obstacle à l’extrême droite ?

    Bagnols-sur-Cèze : qui peut faire obstacle à l’extrême droite ?

    Si aucun sondage n’a été effectué à Bagnols-sur-Cèze, tous s’attendent à retrouver la députée RN en tête le soir du premier tour tant les scores du parti lepéniste y culminent à des sommets à chaque élection nationale. D’ailleurs, la conseillère municipale d’opposition qui est complètement absente des réunions plénières, accueillera Marine Le Pen à Bagnols-sur-Cèze vendredi 6 mars.

    Avec un discours axé sur la sécurité, Pascale Bordes espère prospérer dans une ville de 18 000 habitants gangrenée par le narcotrafic. Le trafic de drogues est d’ailleurs le sujet qui a le plus affaibli le maire sortant Jean-Yves Chapelet, notamment après la diffusion d’un épisode d’Envoyé spécial désastreux pour l’image de Bagnols. Mais l’édile, ancien socialiste aujourd’hui soutenu par des partis allant d’Horizons à Place Publique, espère tout de même être reconduit.

    Philippe Broche, la surprise ?

    Opposant pendant tout le mandat, Jérôme Jackel (Debout!, le parti de François Ruffin) mène une campagne active sur les réseaux sociaux et sur le terrain en étant très présent dans les quartiers populaires. S’il se présente comme « l’unique candidat de gauche », l’ancien insoumis semble tout de même manquer de soutiens locaux. Pour Michel Cegielski, ancien adjoint de Chapelet, c’est l’espace politique qui lui manque. Rejoint par quelques socialistes locaux (le PS n’a adoubé aucun candidat), il est loin d’incarner le changement attendu par une partie des Bagnolais.

    Reste donc l’alliance derrière Philippe Broche. Cet entrepreneur qui s’était présenté à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Gard est un visage connu du milieu associatif bagnolais. Soutenu par le Parti communiste qui a pleinement intégré sa liste et souhaite incarner un programme de rupture, Philippe Broche a créé une dynamique qui lui permet de rassembler 200 personnes à chaque réunion publique. Le candidat d’« Ensemble changeons Bagnols » s’est fixé quatre priorités : la santé, la jeunesse, la sécurité (voir page 8) et le dynamisme économique.

    « On ne peut pas parler de relance de Bagnols-sur-Cèze si on ne parle pas de changement d’image de marque. Il faut donner de l’élan au centre-ville en mettant en place un grand marché de manière à créer un parcours commercial. Pour la santé, nous voulons créer un pôle santé avec des logements pour les étudiants. J’ai aussi sur ma liste l’ancien directeur des urgences de l’hôpital de Nîmes qui sera président du conseil de surveillance à ma place si je suis maire. Pour la jeunesse, j’ai des investisseurs avec moi qui vont venir créer un bowling avec un pôle d’animations jeunes comme les jeunes l’ont demandé », détaille Philippe Broche.

    Un bastion industriel

    Si l’histoire de Bagnols-sur-Cèze remonte à l’antiquité, elle est aujourd’hui surtout marquée par l’industrie. De 5 500 habitants en 1950, sa population dépasse les 16 000 dix ans plus tard avec l’implantation du Centre de recherche nucléaire de Marcoule. Elle devient ainsi la capitale du Gard rhodanien qui est le deuxième pôle industriel d’Occitanie.

    Fief du Parti socialiste, Bagnols a été dirigée depuis 2008 par le duo Jean-Christian Rey (aujourd’hui président de la communauté d’agglo du Gard rhodanien) et Jean-Yves Chapelet (qui a quitté le PS en 2018).

  • Une centaine de personnes présentes pour « Uni.e.s pour Demain » à Embrun dans les Hautes-Alpes

    Une centaine de personnes présentes pour « Uni.e.s pour Demain » à Embrun dans les Hautes-Alpes

    Martine Assandri, tête de liste, insiste sur la démarche de co-construction du programme, remercie chacun des colistiers et rappelle leur implication et la volonté d’œuvrer ensemble pour les Embrunais. Les thèmes de la solidarité, de l’action sociale, de la culture pour tous, du logement, des saisonniers… ont été notamment abordés. La soirée s’est prolongée par un temps d’échange informel autour du verre de l’amitié.

  • Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Sécurité routière, rénovation de l’école de Dabisse, manque de places de parking, logements sociaux… De nombreux sujets locaux ont été évoqués lors de la réunion publique organisée par le maire sortant communiste des Mées, Frédéric Puech, candidat à sa réélection avec sa liste DVG. Après une courte présentation de son programme et de ses propositions, le candidat a laissé la part belle aux débats et aux questions des habitants. Une initiative qui fait écho à son projet de travailler avec plus de participation citoyenne.

    En introduction, Frédéric Puech a dit vouloir maintenir « la continuité d’engagement ». Élu au conseil municipal avec l’ancien maire communiste Gérard Paul en 2020, il avait pris sa suite après sa démission en juillet 2023. Il veut donc continuer « les choses qu’on avait mises en place ensemble ». Au cœur de son projet : « l’écoute, la proximité et le lien avec les habitants », a-t-il répété au début de sa réunion publique. Il a avancé un bilan de son mandat positif, « pas contesté ». « 87% des délibérations ont été votées à l’unanimité », s’est-il félicité.

    Le maire sortant a présenté « cinq grands engagements ». D’abord, « la planification des investissements importants », comme la rénovation et l’agrandissement de l’école de Dabisse, l’un des trois villages composant Les Mées. Ensuite, « la solidarité, qui est au cœur de notre action », et la protection de la nature. Le maire promet par ailleurs « toujours plus de participation citoyenne ». Finalement, il a insisté sur la maison de santé en cours de construction, qui devrait être terminée en janvier 2027. Des fonds européens doivent permettre de la financer à hauteur de 1,5 million d’euros, a-t-il avancé.

    Frédéric Puech a également évoqué le stade synthétique, pour lequel « il faut qu’on trouve des financements à 80% », ainsi que le centre culturel, la salle des fêtes et le cinéma, sur lesquels « il y a un vrai travail à faire ».

    Un défi majeur

    Il a ensuite parlé du « défi majeur pour la commune », la sécurisation des Pénitents, alors que l’un d’entre eux s’est effondré en 2019. Il a annoncé la tenue d’une réunion publique « pour voir ce que propose l’étude de faisabilité » en septembre ou octobre. Le candidat a finalement insisté sur l’importance de « poursuivre la politique de logements sociaux ». « Il y en a qui vivent dans des logements insalubres, il y a des marchands de sommeil sur la commune », a-t-il affirmé.

    Les habitants lui ont fait part de leurs inquiétudes concernant l’impact des travaux du stade et de l’école sur les élèves. « Une école neuve aurait coûté beaucoup moins cher et serait déjà finie. Ça fait cinq ans qu’on attend l’école. », a déploré Richard, un habitant de la commune. « Une école neuve aurait coûté beaucoup plus cher que la rénovation », répond Frédéric Puech, et aurait-il fallu trouver les fonds nécessaires…

    Prochaine réunion publique le vendredi 13 mars de 18h30 à 20h30 salle des fêtes des Mées

  • À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    À Cavaillon, la gauche compte se faufiler entre les gouttes

    « Campagne pluvieuse, campagne radieuse », philosophe-t-on, ce lundi, au local de campagne de Patrick Blanès (PS), tête de liste de l’Élan citoyen pour Cavaillon. En ce jour de marché dans le centre-ville, la météo n’est guère propice à engager les discussions. « On arrive en fin de campagne, les gens nous connaissent déjà », assure Jean-Pierre Reneleau, secrétaire de la section PCF et 3e sur la liste qui, en dehors du climat électoral, « tracte une fois par mois sur le marché ». « On vous voit souvent, vous », a bien remarqué un forain, remballant ses montres et bijoux entre deux gouttes.

    Cavaillonnais pur jus, cadre chez Airbus helicopters, Patrick Blanès mène sa 5e campagne des municipales, la première comme tête de liste, après avoir été directeur de campagne de Christian Morand en 1995, bref conseiller municipal entre juin 1999 et 2001, et sur la liste d’Olivier Florens (DVG) en 2014 puis sur celle de Benoît Mathieu, estampillée macroniste, en 2020. « La tête de liste était LREM, mais il y avait plusieurs sensibilités », justifie celui qui fut candidat NFP aux dernières législatives, battue par la sortante RN Bénédicte Auzanot (57% – 43%). La liste de gauche compte neuf encartés sur 37, venus du PS, PCF ou Génération.s. « On n’a pas le soutien de LFI, je ne participe pas à la curée actuelle contre les insoumis, mais lors de la campagne 2024, j’avais déjà dit que je préférais François Ruffin à Jean-Luc Mélenchon », rappelle la tête de liste.

    « Il y a un réel besoin d’être écouté »

    Parmi ses colistiers, on retrouve notamment Vérane Nieto, que La Marseillaise avait suivie il y a trois ans, lors d’une grève de la faim pour que sa fille, en situation de handicap, obtienne une place en foyer. « Elle est précieuse et dévouée dans cette campagne », salue Patrick Blanès. Maire depuis 2017, Gérard Daudet (LR) compte bien rempiler. Et aura aussi fort à faire avec Bénédicte Auzanot qui, rappelons le, élue députée a préféré quitter le conseil municipal pour rester à la Région et les indemnités qui vont avec. Dans ce contexte, la gauche unie, absente sous ce format-là il y a six ans, espère déjouer les pronostics. Le RN accuse déjà la liste de préparer un retrait, largement rejeté au sein des équipes. « Laissons se passer le premier tour », tempère Patrick Blanès, dont la campagne des législatives, il y a moins de deux ans, a permis de renouer et entretenir le fil entre militants de gauche. « Les gens sont en attente, sont contents de revoir la gauche », apprécie Jean-Pierre Reneleau.

    « Ce qu’il ressort des attentes, c’est un réel besoin d’être écouté, d’être associé aux décisions », campe la tête de liste, qui a co-construit un projet de 100 mesures. Sur le marché, les militants passent devant le local de campagne de Gérard Daudet. Patrick Blanès salue de loin quelques connaissances. « Je parle avec tout le monde », dit-il. Même au curé, croisé sur le marché. « Il n’a qu’un bulletin, c’est le paroissial », sourit la tête de liste. « Patrick est quelqu’un de sérieux, j’ai confiance, il y arrivera », lâche une dame, qui fut la compagne du dernier maire de gauche de la commune, François Lombard (PS).

    Sous les bâches de devantures, de brefs échanges s’installent parfois. « De toute façon, avec la guerre, les problèmes de climat, que le RN arrive ou pas, il ne pourra rien faire », confie un homme désabusé. Patrick Blanès s’efforce de recentrer le débat sur des décisions d’impact local comme justement le déplacement du marché ou les problèmes d’urbanisme. « On veut dynamiser l’agriculture locale avec des magasins de producteurs et en préservant une ceinture maraîchère », prône-t-il. En quittant le marché, un tract de Bénédicte Auzanot dépasse d’une poubelle. Personne ne se risque à y voir un signe.