Tag: Municipales

  • Le collectif Ibrahim Ali réclame le retrait de LFI dans les 15-16

    Le collectif Ibrahim Ali réclame le retrait de LFI dans les 15-16

    Avec son éternel calme, Mbaé Tahamida Mohamed, alias « Soly », fondateur du « Centre culturel à usage de la rue » B Vice, établi à la Savine (15e), appelle ce mardi, avec le collectif Ibrahim Ali, au retrait de la liste de la France insoumise dans les 15e et 16e arrondissements.

    En fin de matinée, Sébastien Delogu, le candidat LFI, député du secteur, avait son retrait de la course à la mairie centrale mais le maintien de la liste de Rabyata Boinaheri. Elle est arrivée dimanche en 3e position dans les 15-16 avec 23,28% des suffrages, derrière le candidat du Rassemblement national (29,22%) et Samia Ghali, la cheffe de file (DVG) du Printemps marseillais sur le secteur (36,96%).

    « Partout où il y a un risque de voir le Rassemblement national accéder au pouvoir, nous appelons au retrait des insoumis et dans le 15-16, ce risque est très fort, c’est mon ressenti, mon analyse et celle de sa famille », explique cet inlassable gardien de la mémoire de son ami Ibrahim Ali.

    Les proches du jeune marseillais, assassiné en 1995 d’un balle dans le dos par des colleurs d’affiches du Front national ont en effet publié un communiqué allant dans ce sens et appelant à « faire barrage à l’extrême droite » : « Ibrahim est mort ici dans ce secteur sous les balles des colleurs d’affiches du FN, nous avons une obligation morale de toujours lutter pour sa mémoire et pour les générations futures. Ici, seul le Printemps Marseillais est en capacité de l’emporter, il doit avoir toute notre force », indique le texte

  • Le Printemps marseillais s’affirme et la droite s’efface

    Le Printemps marseillais s’affirme et la droite s’efface

    1er secteur

    1er et 7e arrondissements

    Quadrangulaire. Avec 43,25%, quatre points de plus qu’en 2020, Sophie Camard, la maire (GRS) sortante, réalise le meilleur score du Printemps marseillais sur la ville et se présente en ballottage favorable dans la quadrangulaire qui s’annonce au second tour. Arrivée en deuxième position, la candidate de l’extrême droite, Clémence Parodi (RN) atteint les 21%, le score réalisé il y a six ans par Sabine Bernasconi (LR). Omniprésent dans les médias, Romain Simmarano (Ren.) ne franchit pas la barre des 14%. Pour éviter cette déroute annoncée, le porte-parole de Martine Vassal (DVD) avait pourtant « fait tapis » en annonçant, vendredi, à 24 heures du 1er tour, un référendum sur le tram des Catalans, projet phare de sa candidate défendu mordicus depuis des mois au grand dam du Printemps marseillais… La liste insoumise de Sébastien Barles (Vaï) recueille 18,62% des suffrages.

    2e secteur

    2e et 3e arrondissements

    Triangulaire. Fief de la gauche et terre d’élection de Benoît Payan en 2020, le 2e secteur a renouvelé sa confiance au maire sortant Anthony Krehmeier (PS). Malgré plus de 60% d’abstention, le Printemps marseillais progresse même de 14 points (39,55%) par rapport à 2020. Dans ces arrondissements qui ont élu successivement Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard à l’Assemblée, le candidat insoumis Alladine Abdallah Salim obtient 27% des suffrages. Ils se retrouveront en triangulaire avec Marie Bermejo (18,38%), la candidate RN. La droite qui avait 40% des suffrages éparpillés en trois listes en 2020, en récolte rassemblée, six ans plus tard, moins de sept. Solange Biaggi (LR) est créditée de 6,69%.

    3e secteur

    4e et 5e arrondissements

    Quadrangulaire. Didier Jau, le maire (EELV) sortant progresse légèrement (38,93%) par rapport au score réalisé par Michèle Rubirola en 2020 (37,38%). Dans ce secteur qui a profondément basculé à gauche, Bruno Gilles, l’ex-député maire (Hor.) a perdu pied (16,89%) et devance in extremis l’insoumise Léa Bijaoui (16,64%). Le candidat de l’extrême droite, Thomas Battesti (RN) est en embuscade, en 2e position avec 20,18%. En décrochant 7,34% des suffrages, la candidate trotskiste de Révolution permanente est en mesure de fusionner. Aucune décision n’a été prise pour l’heure. Reste une inconnue, les abstentionnistes, sachant que seuls 57% des électeurs se sont rendus aux urnes dimanche.

    4e secteur

    6e et 8e arrondissements

    Triangulaire. Après la victoire de Laurent Lhardit (PS) aux législatives, la gauche confirme son ancrage dans ce fief historique de la gaudinie. Olivia Fortin, la maire (Mad Mars) sortante arrive en tête avec 36,6% des suffrages. C’est douze points de plus qu’en 2020, et 2 300 voix d’avance (32,21%) sur le candidat d’extrême droite Jean-Baptiste Rivoallan (UDR). La triangulaire qui se profile au second tour avec Catherine Pila (LR) la place en ballottage favorable, délestée des candidatures de Victoire Diethelm (LFI), Christine Juste et du représentant d’Erwan Davoux. « Je veux croire que notre projet fraternel, solidaire et écologique puisse remporter la confiance des habitants », glisse la candidate du Printemps marseillais.

    5e secteur

    9e et 10e arrondissements

    Triangulaire. « Historique. » Le Printemps marseillais ne boude pas son plaisir de voir Pierre Huguet (G.s) pointer en seconde position (28,77%) d’un secteur compliqué qui a élu en juillet 2024 un député UDR quasi inconnu. Sans surprise, l’extrême droite arrive largement en tête du 1er tour : Éléonore Bez double son score de 2020 et s’affiche à 44,87%. Orpheline de Lionel Royer-Perreaut (Ren.), la droite dérape avec Laure-Agnès Caradec (LR) en 3e position (16,46%). Pour le Printemps marseillais, les réserves de voix de la candidate de la France insoumise (8,10%) ne suffiront pas mais Pierre Huguet veut y croire : « Il va falloir aller chercher les abstentionnistes [47, 44%, Ndlr] et ceux qui n’ont pas fait le choix du Printemps marseillais au 1er tour mais ne veulent pas du RN. Le seul bulletin qui permet de faire barrage est le nôtre à Marseille comme dans les 9-10. »

    6e secteur

    11e et 12e arrondissements

    Triangulaire. Comme dans les 9-10, le RN était favori sur ce secteur aux mains de la droite. Si le maire (LR) sortant, Sylvain Souvestre, résiste (23,47%), le grand remplacement de la droite est à l’œuvre. En 2020, les listes LR, Horizons, et Renaissance, éparpillées, représentaient 45% des suffrages. Olivier Rioult, transfuge de la droite vassaliste, en totalise désormais 43% sous l’étiquette RN. Il devance de plus de 10 000 voix, le candidat du Printemps marseillais, Yannick Ohanessian (PS). Arrivé second avec 26,67%, il « appelle l’ensemble des électeurs attachés à la République à prendre conscience de l’enjeu », et espère convaincre un électorat très peu mobilisé dans le 11e arrondissement. « Il y a un vrai delta de participation à aller chercher, comme cet électorat centriste qui au 1er tour a fait des choix différents mais n’acceptera jamais de voir le RN gagner une mairie de secteur. Une mobilisation générale doit s’opérer dimanche. »

    7e secteur

    13e et 14e arrondissements

    Quadrangulaire. Sandrine d’Angio, nièce de Stéphane Ravier et ex-maire de secteur, est arrivée en tête dimanche (39,78%). L’équivalent du total de voix réalisé par Tina Biard-Sansonetti, la candidate (PS) du Printemps marseillais (26,42%), et l’insoumis Mohamed Bensaada qui plafonne à 13,10%, juste devant la maire (DVD) sortante, Marion Bareille. « Dans les 13-14, on sait le mal qu’a fait le RN », rappelle Tina Biard-Sansonetti. « Il n’y a pas eu plus de sécurité, ils ont fermé des services publics de proximité et ont divisé notre secteur en excluant des enfants sur leur religion supposée ou la nationalité de leur parent. Je suis convaincue que ce secteur peut se relever, pour cela il faut être unis et j’appelle les habitants à se rassembler derrière ma candidature pour transformer ce secteur. C’est la seule alternative. »

    8e secteur

    15e et 16e arrondissements

    Triangulaire. Dans ce secteur d’élection du député Delogu, où 62% des électeurs n’ont pas voté, Samia Ghali (DVG) s’est imposée avec force (36,96%) et devance les candidats RN, Thibaut Charpentier (29,22%), et LFI, Rabyata Boinaheri (23,8%). On notera qu’avec 5,15%, le candidat (Ren.) Gérard Blanc obtient le plus faible score de la droite sur la ville. Samia Ghali va s’évertuer à convaincre et lance un message à Delogu : « Dans sa circonscription, son score est divisé par quatre. Moi, je le multiplie par deux. Après les municipales, il y aura d’autres élections et dans la vie on est responsable de ses actes, pour aujourd’hui comme pour demain. Moi j’ai toujours été claire face au Front national. Si on est un homme de gauche qui aime le peuple, quand on arrive 4e on se retire. »

  • À Marseille, Sébastien Delogu se retire de la mairie centrale et des secteurs avec risque RN

    À Marseille, Sébastien Delogu se retire de la mairie centrale et des secteurs avec risque RN

    Entouré de plusieurs colistiers, Sébastien Delogu a continué de dénoncer « l’irresponsabilité» et le «pari inconséquent de Benoît Payan» qui avait déposé ses listes lundi en fin de matinée, sans accord avec LFI.

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce mercredi.

  • Après un long silence, Martine Vassal se maintient, comme elle l’avait promis

    Après un long silence, Martine Vassal se maintient, comme elle l’avait promis

    Il aura fallu la nuit et plus d’une demi-journée pour qu’enfin, Martine Vassal sorte d’un silence assourdissant. Le temps de digérer son score de 12,41%, sa liste étant arrivée loin derrière le Printemps marseillais du maire sortant Benoît Payan (36,69%) et le RN Franck Allisio (35,02%) mais un poil devant l’insoumis Sébastien Delogu (11,94%).

    « Je prends acte de ce résultat qui nous place en troisième position. Je veux l’affirmer avec clarté : nos courants doivent continuer à être représentés », assène-t-elle dans un long communiqué. « Entre la gauche de Monsieur Payan, l’extrême droite du RN et l’extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain, attaché à l’ordre, à la responsabilité, à l’équilibre et au respect de toutes les sensibilités de notre ville » qu’elle compte bien incarner. Elle met en avant « une équipe rajeunie, renouvelée et compétente, qui représente ces courants de pensée » qui « devra, demain, représenter une opposition claire et constructive au conseil municipal ». Pour Martine Vassal, « il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour ». Et de se poser en « véritable alternative à la gestion actuelle de la ville doit s’incarner dans un projet sérieux, expérimenté et capable de rassembler largement ».

    Des conséquences

    sur la Métropole

    La candidate de la droite et du centre revient sur son avenir au sein de la Métropole, qu’elle préside depuis 2018 et sur laquelle « cette élection aura également des conséquences majeures ». La Métropole « est une institution essentielle, composée d’une assemblée de maires qui travaillent ensemble pour les transports, l’économie, l’aménagement et l’avenir de notre territoire » rappelle-t-elle, « les électeurs qui nous ont fait confiance ne doivent pas être punis une seconde fois, en voyant cette Métropole basculer également à gauche ! Car nos courants sont les seuls à pouvoir maintenir une majorité à la Métropole ».

    Plus tôt dans la journée, Christophe Madrolle, au nom des « écologistes raisonnables » estimait lui aussi indispensable le maintien de Martine Vassal, qu’il qualifie d’« acte de résistance républicaine face à la montée des extrêmes ». « Une ville comme Marseille ne peut pas se résumer à un jeu de ping-pong institutionnel entre la gauche et l’extrême droite, les Marseillais ont besoin d’équilibre de pluralisme et de dialogue », insistait-il. Dans un communiqué, le référent Marseille de l’UDI, Frédéric Guelle, inquiet de la progression du Rassemblement national et de « la perspective de le voir accéder aux responsabilités », saluait l’engagement de Martine Vassal, porteuse d’une « alternative républicaine » et réclamait lui aussi son maintien.

  • À Digne-les-Bains, Julien Di Benedetto a le champ libre

    À Digne-les-Bains, Julien Di Benedetto a le champ libre

    Le plus à droite des candidats à la mairie de Digne-les-Bains, Jean-Luc Brochier, qui avait récolté 13% des votes, a d’abord annoncé se retirer du second tour pour « faire barrage à la gauche » et à la liste arrivée en tête avec 40% des votes menée par Julien Di Benedetto (SE). Le seul candidat assumant son ancrage à droite avait rassemblé sur sa liste des militants de Reconquête et du RN.

    La maire lâche son premier adjoint

    Francis Kuhn, premier adjoint à la maire sortante qui a amassé 17% des votes, a ensuite lui aussi annoncé se retirer suite à la « véritable trahison » de la maire DVG, qui a contre toute attente soutenu dimanche soir Julien Di Benedetto au lieu de son premier adjoint « pour faire barrage à la droite ». « Je ne veux ni de Chalvet, ni du RN », a-t-elle expliqué à La Marseillaise, appelant à un vote stratégique « vu la tournure des événements », se décrivant comme « une frondeuse du FN ». Selon elle, son premier adjoint « a subi le départ des socialistes » qui ont quitté sa liste à cause de la présence de cadres des Républicains.

    Restent donc en lice Gilles Chalvet qui a fait un score de 22%, et Julien Di Benedetto qui regroupe colistiers de gauche et de droite, mais a été estampillé DVG par la préfecture. « On ne s’attendait pas à faire un tel score », s’est réjoui ce dernier, qui a appris dans la presse lundi le soutien de la maire sortante. Le candidat Benoît de Souza, proche de la droite, avait été éliminé dès le premier tour avec 6% des suffrages exprimés. Reste à voir si les électeurs de Jean-Luc Brochier, Francis Kuhn et Benoît de Souza se reportent vers Julien Di Benedetto ou Gilles Chalvet.

  • Carpentras, Orange, Cavaillon, quelles offres au second tour ?

    Carpentras, Orange, Cavaillon, quelles offres au second tour ?

    Carpentras : la gauche entame des discussions

    Alors que l’extrême droite est aux portes de l’hôtel de ville à l’issue du 1er tour, la stratégie des deux listes de gauche est scrutée de près. Le député RN Hervé de Lépinau est arrivé en tête (26,71%) et va compter sur l’appui de Bertrand de la Chesnais (div. extrême droite, 14,33%) et de Christian Richaud-Simoni (9,51%), le 1er candidat RN désinvesti ensuite suite à la polémique sur ses tweets racistes. En face, le maire sortant DVG Serge Andrieu (25,17%) a devancé de peu son prédécesseur, Francis Adolphe (24,29%). Dimanche, Serge Andrieu demandait le retrait de Francis Adolphe. Fin de non-recevoir ce lundi de ce dernier qui, dans un communiqué, appelle à la fusion. « En se rassemblant nous pouvons convaincre encore plus, la conscience collective est plus forte que les ego », invite Francis Adolphe. En réponse, Serge Andrieu entrouvre la porte : « Je suis prêt à discuter de nos propositions et à échanger pour trouver un consensus », expose-t-il. Un souhait partagé par les agents territoriaux Solidaires qui, dans un communiqué, implorent les deux candidats à s’entendre. Mais ce lundi soir, aucun accord n’était trouvé. Dans le détail cumulé du 1er tour, l’extrême droite a une mini-avance de 100 voix -sur 11 000 exprimées- sur les deux listes de gauche. Les 46% d’abstentionnistes seront aussi une clé.

    Orange : une fusion pour contrer l’extrême droite ?

    Sans surprise, les deux listes d’extrême droite sont arrivées en tête, Jacques Bomaprd (Ligue du sud, 32,87%) devançant le RN Jean-Dominique Artaud (28,15%). Derrière, une fusion est à l’ordre du jour entre Carole Normani (DVC, 17,89%) et Antoine Boudet (DVG, 11,52%). « C’est le seul scénario permettant d’envisager la victoire », assure Patrick Savignan, élu (DVG) sortant d’opposition -comme Carole Normani- et colistier d’Antoine Boudet. Marc Martinet (DVC), 5e et éliminé (9,57%), appelle à l’union entre ces deux candidats et peut aussi prétendre à les rejoindre. Tout comme Fabienne Haloui, élue PCF qui ne se représentait pas. « Dans une triangulaire réussie, il est possible de battre la dynastie Bompard », enjoint-elle.

    Cavaillon : la gauche

    se maintient en arbitre

    Le maire sortant Gérard Daudet (DVD) est en ballottage défavorable contre la députée RN Bénédicte Auzanot. Il doit rattraper un écart de cinq points et 471 voix. Arrivé 3e, loin derrière, le socialiste Patrick Blanès (17,97%), candidat d’union de la gauche a fait le choix de se maintenir après avoir consulté ses colistiers. Gérard Daudet espérait toutefois un échange et des appels au retrait persistaient auprès de la tête de liste.

  • À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    Au soir du premier tour, Michel Bonnus n’a pas tergiversé : sans attendre les résultats définitifs, sa défaite, qui semblait déjà claire, l’a poussé à prendre ses responsabilités et à annoncer son retrait, tel qu’il l’a « toujours dit si (il) arrivait en troisième position ». « Ce soir, un seul mot d’ordre : éviter l’acte 2 de 95 et du Rassemblement national à Toulon le 22 mars », martelait-il, demandant cependant à celle à qui il avait chipé l’investiture LR de « discuter, pour montrer qu’on a réalisé du travail ».

    Une rencontre qui a eu lieu ce lundi entre les deux camps. Et si on se posait, au sortir du premier tour, la question d’une possible fusion des deux listes, les propos du sénateur Républicain n’excluant pas cette option, le camp de la maire sortante a tranché : « On conserve la même liste pour le second tour », a affirmé son colistier Julien Orlandini.

    Rupture définitive

    avec les Républicains ?

    S’il reconnaît qu’il y a eu « des discussions autour de la question de la fusion » le président de la CAF du Var confirme que « Josée Massi a été très claire. Les Toulonnais ne comprendraient pas qu’après avoir dit qu’on n’était pas une liste partisane, et qu’on n’était pas dans une approche d’appareils, on puisse travailler sur des fusions, sur des combinaisons politiques. Il faut être fidèle au choix qu’ils ont fait, car ils ont été près de 30% à soutenir Josée Massi ».

    Un postulat qui ressemble à une volonté marquée de rompre définitivement avec le clan Républicain, qui lui a tourné le dos il y a quelques mois, et qui aujourd’hui lui apporte, à l’image de Jean-Louis Masson, le président du Département, un soutien contraint et du bout des lèvres : « On accueille les soutiens, on les remercie. (Mais) on parle de projet, de vision pour Toulon, de comment converger et se rassembler pour une ville apaisée, qui ne soit pas divisée, ni gérée par un parti », confirme Julien Orlandini, qui reconnaît toutefois qu’« il y a des histoires communes avec Michel Bonnus. On a des convergences sur le projet, ça a été dit au premier tour. C’est cela qui nous occupe aujourd’hui », sans donner davantage de détails, répétant simplement que des discussions étaient en cours.

    Toulon en commun et Magali Brunel, qui ont aussi apporté leur soutien à la maire sortante dès l’issue du scrutin, lui ont également tendu la main, après la désillusion de ne plus compter d’élu de gauche ou écologiste à la mairie. « Nous souhaitons trouver un chemin avec Josée Massi pour continuer à porter un projet de progrès et à faire échouer le RN », appuyait la tête de liste (PS) ce lundi. Du côté de LFI et Isaline Cornil, pas de soutien formel, mais « une seule consigne : pas une voix ne doit aller à la liste RN de Laure Lavalette ».

  • Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Le scénario dont n’osaient même pas rêver le RN et Dorian Munoz, arrivés en tête au premier tour avec 35,3% des suffrages, est en passe de se réaliser. Il n’y aura pas de front républicain pour les empêcher de prendre la deuxième ville du Var, giron communiste puis socialiste sur une période totale de 55 ans, entre 1947 et 2020.

    Les trois autres qualifiés au second tour ont décidé de se maintenir. Stéphane Sacco, tête d’une liste d’union de gauche, considère « impensable qu’il n’y ait pas de voix de gauche audible à La Seyne pendant 7 ans. La droite a fait n’importe quoi pendant son mandat », justifie-t-il, affirmant que ni son parti (GRS), ni le PCF, n’avaient donné de consigne de retrait ou de fusion, y compris avec le PS Olivier Andrau, qui se retire, « ne voulant pas porter la responsabilité de l’arrivée du RN », affirme Stéphane Sacco.

    Passe d’armes à droite

    À droite, le maire sortant Joseph Minniti (LR) et le dissident de la majorité Cheikh Mansour (Hor.) se renvoient la balle. Le premier, qui se dit « prêt à discuter, mais encore faut-il qu’on (lui) demande », martèle que le second avait annoncé qu’en cas de 3e place, il se retirerait. « J’en appelle à une réaction républicaine de chacun », lance-t-il, confirmant que sa liste ne bougerait pas. Quant à Cheikh Mansour, il traite son ancien allié de « menteur. Il fait croire qu’il est ouvert, mais pas du tout », réfutant avoir tenu les propos qu’on lui prête. « Son équipe m’a demandé de me retirer contre une aide pour les législatives », jure-t-il, regrettant le fait que « tout le monde savait que le RN serait en haut, personne n’a pris le soin de s’allier ». Seul point d’accord entre les trois candidats : il reste 20 000 abstentionnistes à mobiliser. En une semaine, cela ressemble à nettoyer les écuries d’Augias.

  • Avantage à la gauche et au centre à Aubagne

    Avantage à la gauche et au centre à Aubagne

    Le second tour aubagnais sera une triangulaire. En choisissant l’union, les listes de Jean-Pierre Squillari et de Giovanni Schipani rebattent les cartes d’un premier tour qui positionnait comme favoris la droite et l’extrême droite. Les listes d’union de la gauche et divers centre ont choisi de s’unir, face à l’arrivée en tête de la candidate RN, Joëlle Mélin, avec 24,9% des voix, suivie de près par le maire sortant Gérard Gazay (LR), à 24,8%. Dès dimanche soir, Jean-Pierre Squillari, à la tête de la liste Aubagne en commun, a affirmé sa volonté d’une union avec les listes « anti-Gazay et anti- RN ». Une union voulue et confirmée ce lundi.

    De la gauche au centre, si « la culture politique n’est pas la même au départ, c’est sur l’urgence pour Aubagne que la convergence s’est faite », confie David Chiousse, directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. Théoriquement, l’addition des votes de la liste Aubagne en commun (DVG), troisième, qui a obtenu 23,35% des suffrages exprimés, et celle d’Aubagne mérite mieux (DVC), arrivée à 16%, les mènerait en pole position dimanche prochain.

    La liste LFI menée par Élodie Malek, qui a obtenu 4% au premier tour, n’a donné aucune consigne de vote à l’heure actuelle, mais la possibilité d’un report de voix reste envisageable. Si Jean-Pierre Squillari avait ouvert, dimanche, le dialogue avec toutes les listes hors celles du RN et de Gérard Gazay, la liste de Mohammed Salem (DVD), « n’a pas souhaité poursuivre les discussions engagées », comme le rapporte David Chiousse. Elle avait obtenu 6,5% des suffrages exprimés… À ses électeurs de faire leur choix dimanche prochain. En tout cas, l’union entre Jean-Pierre Squillari et Giovanni Schipani fait basculer la campagne aubagnaise.

    L’union contre la division

    Si les deux candidats viennent de familles politiques différentes, Jean-Pierre Squillari a insisté sur l’importance du rassemblement, face « au risque, devenu réel, de voir le Rassemblement national diriger notre ville ». Pour le candidat de gauche « le constat est simple : ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ». Il affirme « partager l’essentiel » avec son nouvel allié : « Refuser le déclin, défendre les valeurs républicaines, protéger l’avenir de notre ville. »

    Giovanni Schipani s’est déclaré « très heureux d’être aux côtés de Jean-Pierre Squillari dans cette liste et prêt à travailler autour de ce projet ». Et à Jean-Pierre Squillari d’insister :
    « Nous refusons de laisser notre ville tomber aux mains de l’extrême droite, nous refusons aussi que rien ne change après douze ans d’immobilisme », assure-t-il. Le second tour est une véritable bataille pour le candidat, qui refuse de le qualifier « d’affrontement classique », et préfère y voir un « moment de vérité, lors duquel, dimanche, chaque voix comptera ».

    Des voix qui laissent, théoriquement, une porte grande ouverte à la nouvelle liste d’union. En pratique, Jean-Pierre Squillari a d’ores et déjà annoncé que la fusion des listes se ferait « sur la base d’une représentation issue des urnes ». Les deux listes seront rebattues à hauteur des voix et présenteront un programme, visiblement consensuel, précise David Chiousse, qui voit dans celui d’Aubagne mérite mieux, « un programme 100% compatible avec celui d’Aubagne en commun ». Plus de temps à perdre pour les deux candidats, qui tiendront leur premier meeting commun mercredi soir, à la salle du Bras d’or.

    Meeting de campagne de Jean-Pierre Squillari et de Giovanni Schipani, le mercredi 18 mars,
    à 18h30, salle du Bras d’or.

  • À Gardanne, une triangulaire et 43% d’abstention à capter

    À Gardanne, une triangulaire et 43% d’abstention à capter

    Dimanche, le maire sortant Hervé Granier (LR), tête de la liste Gardanne-Biver avance, a pris la première place de ce premier tour avec 43,56% des voix devant la liste d’union de la gauche, Ensemble changeons de cap pour Gardanne-Biver conduite de Jean-Marc La Piana (36,48%). En troisième position, le candidat RN Bruno Priouret (RN), Notre ville, notre avenir, est qualifié et se maintient pour le second tour avec 19,96%.

    Dans cette triangulaire pour le second tour, il reste aux candidats et à leur équipe à mener un grand travail de terrain pour aller chercher les voix qui ne se sont pas manifestées.

    Une semaine pour convaincre 665 voix

    Seuls 9 391 Gardannais et Biverrois se sont exprimés dans les urnes dimanche. Avec 7 470 abstentionnistes sur 17 070 inscrits, c’est un large spectre d’électeurs qui ne s’est pas déplacé. « On peut dire que la moitié de la population vote contre Hervé Granier, ce qui prouve que son mandat est loin d’être satisfaisant », estime Jean-Marc La Piana, qui entend continuer le travail de terrain qui a été le fondement de sa campagne.

    Considérant les 665 voix d’écart entre sa liste et celle du maire sortant, « c’est tout à fait récupérable » l’équipe d’Ensemble Changeons de cap pour Gardanne-Biver ne baisse pas les bras pour reprendre la main le 22 mars. D’autant que le candidat bénéficie d’un large éventail à gauche, LFI comprise. Dès lundi matin, les colistiers et leurs soutiens se sont mis en marche pour aiguiser une stratégie de campagne afin « d’aller, partout, tous les jours, à la rencontre des habitants », explique Jean-Marc La Piana. De même que « chacun connaît au moins une personne qui ne s’est pas rendue aux urnes qu’il s’agira de convaincre avec honnêteté contre le clientélisme et le mensonge ».