Tag: Municipales

  • Au salon des maires de Vaucluse, les élus locaux chargent encore l’État

    Au salon des maires de Vaucluse, les élus locaux chargent encore l’État

    C’est un passage obligé, chaque année, pour le préfet qui en ressort avec les oreilles qui sifflent. Pas sa propre personne, mais l’État qu’il représente en Vaucluse. Le salon des maires et la matinée consacrée à l’assemblée générale de l’association des maires de Vaucluse (AMV), tenue ce jeudi au parc des expositions d’Avignon, permet aux élus locaux de dresser un état des lieux de leur rôle.

    « Le navire des collectivités navigue dans un brouillard qui s’épaissit », campe Pierre Gonzlavez, à la barre de l’AMV depuis dix ans. Le maire LR de l’Isle-sur-la-Sorgue estime que les élus locaux tentent de « faire face, de porter des projets sur le pont de nos rafiots ». Pas de grande revendication cette année, là où il y a un an, Dominique Santoni, présidente LR du Département, appelait à « un nouvel acte de décentralisation ». Une thématique que n’a pas abordée Christian Mounier, vice-président LR du Département, chargé de représenter Dominique Santoni, retenue à Albi au congrès des Départements. Celui-ci a rappelé l’engagement de la collectivité auprès des villes, annonçant notamment que le fond de soutien à l’investissement des projets communaux (28,4 millions d’euros cette année) sera reconduit en 2026.

    Même tonalité chez Bénédicte Martin, vice-présidente (DVD) de la Région, dont « la mission est d’aller dans chaque recoin du territoire pour impacter la vie quotidienne [483 projets soutenus en Vaucluse depuis dix ans] ». Selon l’élue, face « à l’impéritie de ceux qui nous gouvernent, les territoires doivent être des pôles de stabilité, nous sommes la colonne vertébrale de ce pays ». Et d’implorer de « laisser les gens de bon sens travailler ». Pierre Gonzalvez cite en exemple la réforme de la perception de la taxe d’aménagement. Auparavant éligible à la délivrance des permis de construire, elle se fait désormais à l’issue des travaux sur déclaration du particulier. Résultat, de 8 millions d’euros perçus par 110 communes en 2022 (2 971 permis délivrés), on est passé en 2024 à 4,7 millions d’euros (2 427 permis).

    Pour le préfet, « la LEO

    est abandonnée »

    Les élus locaux seraient tous donc des parangons de vertus face à un État « qui crée les conditions de son asphyxie ». Magnanime, le préfet Thierry Suquet invoque l’histoire. « Tout ceux qui, comme moi, ont 40 ans de vie publique, ont déjà connu des crises », rappelle-t-il, admettant les termes de « sobriété, rigueur, austérité » pour qualifier le budget 2026. « On est au fond de la piscine, il faut donner l’impulsion pour repartir », image le préfet.

    Dans son long propos, il a aussi parlé sécurité, eau, transition écologique, gens du voyage, logement ou mobilité. Deux derniers thèmes où il a distillé quelques piques. Notamment sur le non respect de la loi SRU, abordée aussi par Pierre Gonzalvez, dont la commune était en 2024 la plus pénalisée financièrement en Vaucluse. « Il y a des gros efforts, mais on a du mal à voir les résultats », estime Thierry Suquet, invitant aussi le bailleur « GDH à se mouiller ».

    Enfin, le préfet a définitivement enterré la LEO (lire aussi brève ci-contre) : « Elle est abandonnée », rejetant la faute sur des « effets conjugués » de « raréfaction de crédits » et des « blocages locaux ». « Je vous invite à ne plus vous mobiliser pour sortir la LEO, mais à des solutions alternatives comme la liaison A7-A9 et le Serm [RER métropolitain] ». Des sujets à fort enjeu électoral.

  • Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Les trottoirs de la rue Gabriel-Péri sont monopolisés par les voitures. Une file d’attente se forme à l’entrée de la salle polyvalente de l’hôtel résidence Les Aiguades. À l’intérieur, des chaises supplémentaires, sorties du placard en dernière minute, passent de bras en bras. Il faut pousser les murs pour faire entrer tout le monde, lors de la soirée organisée par le comité de soutien de Laurent Belsola, ce jeudi 13 novembre. Des centaines d’habitants ont répondu présent pour appuyer la candidature du maire (PCF) aux prochaines élections municipales.

    Certains sont même là alors qu’ils ne vivent pas dans la commune, à l’instar du sénateur communiste Jérémy Bacchi ou de Marc Ambelas, à la tête du club de plongée et d’archéologie de Port-de-Bouc. Le Martégal explique : « C’est quelqu’un que j’apprécie personnellement pour son engagement, pour sa droiture. Il a de grandes valeurs. Il ne fait pas de promesse en l’air et tient toujours sa parole. La plupart des responsables politiques cherchent le pouvoir. Ce n’est pas le cas de Laurent. Lui s’engage pour la ville, pour se mettre au service de la population. »

    Terrain, proximité et dialogue

    Depuis le début du mandat engagé en 2020, « plus de 10 000 permanences » ont été tenues par les élus pour répondre aux demandes des habitants et « plus de 50 rencontres ont été menées dans les quartiers », précise Évelyne Santoru-Joly, sa directrice de campagne. Pour le mandat à venir, Laurent Belsola compte bien poursuivre son action en gardant le même cap.

    « Je veux continuer à être le maire du concret, du terrain, de la proximité avec une équipe soudée, affirme-t-il. Celui qu’on croise sur les marchés, dans nos commerces, dans les écoles, dans les quartiers. Celui qu’on peut facilement interpeller, qui écoute, qui débat, qui agit. »

    La méthode restera donc la même : « recenser les besoins, construire un projet collectif et hiérarchiser les priorités du mandat au fil des réunions de travail et des concertations », détaille Évelyne Santoru-Joly. Le tout, en « en informant et en ayant bien connaissance des réalités budgétaires de notre commune, en nous démenant pour obtenir le maximum de financements et en proposant des projets qui soient réalisables ».

    Des nombreux défis

    Laurent Belsola l’affirme : « Les années à venir seront déterminantes », avec des enjeux locaux, mais aussi des challenges à l’échelle du territoire. « Le bassin de Fos est au cœur des transformations industrielles et écologiques à venir, rappelle le maire. Nous devons être vigilants, exigeants, mais aussi force de propositions pour concilier amélioration du cadre de vie, de la mobilité, de l’emploi et de la santé dans cette période d’innovation, parce que la transition ne doit pas se faire contre les travailleurs, mais avec eux et pour eux. »

    Une première victoire, et non des moindres, est l’obtention du financement pour le contournement autoroutier de Martigues et Port-de-Bouc, attendu depuis plus de cinquante ans, qui donnera les moyens de « recoudre notre ville et créer un beau boulevard urbain qui permettra de revoir les modes de circulation en y incluant du vélo et du transport en commun ».

    Laurent Belsola souhaite avant tout continuer à défendre un modèle de collectivité « populaire et solidaire » en investissant dans les services publics ; en poursuivant son engagement pour un logement digne avec des programmes de rénovation urbaine comme ceux menés aux Aigues-Douces, à la Lèque, aux Comtes ou à Bellevue ; en défendant l’hôpital public ; en renforçant la tranquillité publique et en créant du lien social grâce aux subventions accordées au tissu associatif (1,6 million d’euros chaque année).

    Amel Ben Messaoud

    Gérante de la boutique Dar Yumi

    « Laurent Belsola est un maire qui apporte énormément à la ville, qui défend les valeurs populaires. Ça fait du bien parce que la France est faite de mixité et lui lutte pour le mettre ça en avant, pour le vivre-ensemble. C’est un vrai humaniste. »

    Sedat Seven

    Restaurateur

    « Grâce à l’engagement du maire, on a vu des changements, à commencer par le contournement autoroutier qu’on attendait depuis 50 ans. L’équipe municipale est à l’écoute, les élus sur le terrain et animent un vrai dialogue. Cette proximité qu’il a avec les gens est précieuse. »

    Élise Taillaumard

    Présidente du Mouvement de la paix

    « Laurent Belsola est un pacifiste qui nous soutient dans nos actions. Port-de-Bouc est ville de paix grâce à lui, son équipe et à leur engagement. Il y a des structures sportives et culturelles de partout, des city stades, des gymnases, le musée numérique Micro-folie… »

  • 18 mois avec sursis requis contre Hammou

    18 mois avec sursis requis contre Hammou

    Le huis clos sollicité par Me Ammar, au nom de son client mineur, et accepté par la présidente du tribunal, n’a pas permis à la presse d’entrer dans le fond du dossier. Désigné le 14 octobre chef de file par EELV pour les municipales à Marseille, Hassen Hammou était, jeudi, face au tribunal pour répondre des chefs « d’incitation de mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à connaître un acte de nature sexuelle ».

    Un délit passible de sept ans de prison et 100 000 euros d’amende. Après trois heures d’audience, le procureur a réclamé 18 mois avec sursis probatoire assortis d’une interdiction professionnelle de rentrer en contact avec des mineurs. Ses deux avocats ont plaidé la relaxe de celui qui est suspecté d’avoir sollicité des rapports sexuels tarifés à un mineur.

    Les faits remontent à juin 2024. Hassen Hammou les conteste et se dit « victime ». Il assure être tombé dans traquenard après être entré en contact, via la plateforme Coco* et Snapchat, avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs. Sur un parking à Aubagne, l’écologiste s’est retrouvé face à deux jeunes de 16 ans qui lui ont soutiré de l’argent, son porte-cartes… En septembre 2024, le tribunal pour enfants les a condamnés.

    Le second dossier de cette affaire qui l’oppose donc à un des jeunes a été mis en délibéré au 16 décembre.

    * Un tchat en ligne fermé par la justice pour des contenus pédophiles et à l’origine de guets-apens tendus à des homosexuels.

  • Nora Preziosi perd ses délégations au conseil départemental

    Nora Preziosi perd ses délégations au conseil départemental

    Une réponse directe à l’acte de candidature de l’ex-présidente de 13 Habitat, qui a annoncé, la veille, s’allier avec l’ancien directeur des relations internationales au Département, Erwan Davoux, en conflit ouvert lui aussi avec la présidente de la collectivité, pour une candidature aux prochaines municipales à Marseille. Dans un communiqué, celle-ci dénonce « un acte de vengeance de la part de Martine Vassal », précisant que le badge lui permettant d’accéder à ses bureaux a lui aussi été désactivé. Et s’interroge sur le fait que de telles mesures n’ont pas été prises à l’encontre du vice-président éric Le Dissès, après sa bascule à l’extrême droite. Et Nora Preziosi de réaffirmer que de tels actes « ne la feront pas reculer, bien au contraire ».

  • Julien Aubert (LR) se retire de la course aux municipales à Avignon

    Julien Aubert (LR) se retire de la course aux municipales à Avignon

    Le vice-président des Républicains annonce qu’il ne sera pas candidat en mars prochain, estimant que cela « ne fera que renforcer la guerre à droite ».

    Julien Aubert (LR) ne se présentera pas aux élections municipales à Avignon.

    Le vice-président des Républicains en a fait l’annonce ce mercredi 12 novembre à la presse, en présence des membres de son association politique, Avignon Passion, lancée il y a un peu plus d’un an. Et ce, car il estime que sa candidature « ne ferait que renforcer la guerre à droite », en faisant référence aux candidatures déclarées d’Olivier Galzi (DVD), qui a notamment reçu le soutien de l’UDI, ainsi qu’à celle de Stéphan Fiori, officiellement sans étiquette.

    « Je ne veux pas chercher à avoir l’oscar de la droite la plus bête du monde », poursuit-il, tout en lâchant qu’« à défaut, les grands stratèges géreront la situation qu’ils ont créée », estimant qu’en « fragmentant la droite, les macronistes offrent la victoire à la gauche ou au Rassemblement national ».

    Pour l’heure, aucune consigne de vote n’est donnée par l’ancien député, qui glisse cependant qu’il « n’a jamais voté pour les macronistes ou le RN ».

  • La gauche fait du droit à la sécurité pour tous une priorité à Toulon

    La gauche fait du droit à la sécurité pour tous une priorité à Toulon

    Pas question pour la liste d’union des forces progressistes du Port du Levant d’occulter un thème trop longtemps laissé dévoyé par la droite et l’extrême droite, qui ne l’appréhendent que par le seul volet répressif. D’autant que ce sujet occupera encore une large place dans la campagne des prochaines élections municipales, partout en France. La sécurité est un droit que la gauche entend bien défendre, sans idéologie ni angélisme, mais avec efficacité, en prenant le problème dans son entièreté. Sans oublier donc la partie prévention, de manière à intervenir en amont, avant que les faits répréhensibles soient commis.

    « La sécurité est un bien public, un service public et fait donc partie tout naturellement des combats de la gauche et des progressistes. Nous attendons que nos concitoyens puissent vivre dans un territoire où on prend soin d’eux », explique en introduction la tête de liste de Toulon en Commun, Magali Brunel (PS), en revenant à l’éthologie latine du terme.

    « La sécurité est une valeur profondément républicaine : elle garantit la liberté, l’égalité et la dignité », a embrayé Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT Police, en précisant justement que « quand la gauche se tait, d’autres occupent le terrain avec la peur et le repli ». Et de poursuivre : « Le problème central, aujourd’hui, n’est pas une explosion de la délinquance, mais un désengagement de l’État. Les services publics de la sécurité s’affaiblissent, les effectifs stagnent et les communes tentent de combler les manques. Résultat : une sécurité à plusieurs vitesses, inégalitaire et territorialisée. »

    Un bien public

    Une situation à laquelle les communes essaient de répondre, à leur niveau et lorsqu’elles en ont les moyens, par une augmentation du nombre de policiers municipaux et l’installation de vidéosurveillance.

    À Toulon, par exemple, on compte 142 agents municipaux, 377 caméras de vidéoprotection (+38% depuis 2017) et un budget sécurité de près de 9 millions d’euros par an. Un effort considérable, mais qui ne permet pas pour autant de compenser le recul de l’État en matière de sécurité publique.

    « On considère que la sécurité est réellement une thématique que la gauche doit se réapproprier », pose Sébastien Cote, adjoint au maire de Montpellier, en rappelant que « la personne qui a fait le plus de mal à la sécurité en France, depuis 15 ans, c’est Nicolas Sarkozy, celui qui a supprimé le plus de postes de policiers, le plus de postes de magistrats ». Cette municipalité de gauche a également considérablement augmenté le nombre de policiers municipaux, ainsi que le nombre de caméras.

    Des solutions qui trouvent leurs limites. Le syndicaliste insiste sur le fait que moins de 3% des enquêtes aboutissent grâce aux caméras, pour un coût de 10 000 d’euros d’installation et 3 000 à 5 000 euros par an d’entretien.

    Pour autant, les villes disposent d’autres leviers d’intervention, souvent insuffisamment activés. Pour la CGT Police, le premier est de privilégier la présence humaine à la technologie. Mais aussi d’associer syndicats, associations et habitants. Et ainsi transformer la police municipale héritée en un outil de lien social, formé à la médiation et à la prévention, en articulation avec la police nationale et les services publics.

    Un point de vue partagé par Yannick Ohanessian, adjoint à la Tranquillité publique de Marseille, qui évoque « une hyperproximité pour mieux comprendre les besoins des gens et répondre à leurs sollicitations ».

    La maire PCF d’Échirolles (Isère), Amandine Demore, a aussi dénoncé le désengagement de l’État dans ce service public et l’inégale répartition des commissariats sur le territoire national. Et de conclure : « La police municipale est la dernière police de proximité qui nous reste. »

  • À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    Dénonçant « une gestion du budget calamiteuse » et estimant que « l’argent public doit être au service de la population et non de l’enrichissement de quelques-uns », les progressistes et les partis de gauche (PCF, Les Écologistes, PS, LFI, L’Après) de Fréjus se réunissent sous la bannière « Fréjus Riposte ». Ce collectif se présente comme un rassemblement « de citoyens, pour certains engagés, des militants associatifs, des syndicalistes, ainsi que les membres des partis de gauche et écologistes », en vue des élections municipales. La tête de liste sera élue par les colistiers. Le collectif lance « un appel au rassemblement sur un programme progressiste, coconstruit et partagé » avec « la population », détaille Cathie Klink, l’une de ses membres.

    Un défi de taille car, à Fréjus, comme dans de nombreuses villes varoises, les valeurs progressistes ont du mal à se faire une place au soleil, se trouvant dans l’ombre d’un conservatisme patent et solidement arrimé. Le dernier parti de gauche à avoir dirigé la troisième ville du Var était la SFIO… d’août 1944 à mars 1959. Depuis, la droite puis l’extrême droite se partagent le pouvoir, le RN ayant réussi à prendre la mairie, en 2014, avec David Rachline.

    Depuis, la situation économique de la Ville, déjà fragile, est devenue critique : de 135 millions d’euros en 2014, la dette avait chuté à 127,5 millions en 2018, avant d’exploser et d’avoisiner les 153 millions, en 2024. En conséquence, dans son rapport 2025, la Chambre régionale des comptes (CRC) met en avant des « points de faiblesse » sur la gestion financière municipale, soulignant des dépenses de 22,93 millions d’euros « qui ne sont rattachables à aucun numéro de marché », c’est-à-dire sans mise en concurrence. Ces faits ont conduit au procès du maire pour prise illégale d’intérêt le 30 septembre (la décision sera rendue le 27 janvier, une amende de 10 000 euros a été requise), et à une perquisition de la mairie, en mars, dans le cadre d’une enquête pour corruption de marchés publics.

    « Justice fiscale et sociale »

    Le collectif de gauche « Fréjus Riposte » veut ainsi « chasser l’extrême droite et barrer la route à la droite. Il faut rompre avec les politiques de la spéculation, des affaires, empêcher les promoteurs de dicter l’avenir de notre ville. Réhabiliter les services publics, affaiblis par des années de politique libérale au détriment de la qualité de vie de tous, au niveau de la santé, de la sécurité, du transport collectif, des services de l’eau et des déchets. » Le collectif pointe aussi le tourisme, « un atout économique qui se développe malheureusement trop souvent au détriment des Fréjussiens », dont « 18% vivent dans la pauvreté ».

    Parmi les projets évoqués, la création de « pôles universitaires et professionnels » pour accompagner le développement de la ville, des solutions de logement pour les plus précaires, l’arrêt de « la bétonisation au mépris de l’urgence écologique », et de futures propositions centrées autour d’une idée : faire de Fréjus la ville de « la justice fiscale et sociale, de la solidarité, du service public de qualité et de la démocratie participative. La ville où le vivre ensemble, l’humain d’abord, se conjuguent avec l’intérêt général ».

  • Renaissance officialise son soutien à Martine Vassal, à Marseille

    Renaissance officialise son soutien à Martine Vassal, à Marseille

    Et de trois. Un mois et demi après avoir reçu l’investiture des Républicains (notre édition du 24/09) et une semaine avoir reçu celle du parti Horizons, la commission nationale d’investiture de Renaissance a officialisé, ce mercredi soir, à l’unanimité, son soutien à la candidature de Martine Vassal (DVD) pour les municipales à Marseille.

    « La dynamique d’unité de la droite, du centre, des écologistes raisonnables et des sociaux-démocrates se renforce », célébrait dans la foulée le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, qui a mené le travail de négociation en tant que pilote municipal pour le parti présidentiel.

    Les instances locales de Renaissance avaient déjà apporté à la candidate leur soutien, tandis que celle-ci avait approuvé, le 1er octobre dernier, l’essentiel des 26 propositions soumises par les militants ainsi que leur charte des valeurs, interdisant toute alliance avec l’extrême droite. « J’aurais pu l’écrire », jurait-elle alors (notre édition du 02/10).

    « Un engagement a été pris par la candidate pour une bonne représentation de nos candidats dans les équilibres de la liste centrale, comme dans les listes de secteur », souligne le communiqué national de Renaissance, qui indique que Renaud Muselier, président du comité de soutien de Martine Vassal, « sera le garant de cet engagement politique ».

    « Ce sont les cadres de Renaissance à Marseille qui ont beaucoup œuvré pour ce soutien, souligne le porte-parole de la candidate, Romain Simmarano. Nous avons travaillé sur le fond avant les places, pour que ce ne soit pas un accord opportuniste. » S’il assure que le temps de la constitution des listes n’est pas encore venu, « le poids électoral de Renaissance se retrouvera de façon équilibrée », défend le président du collectif Une Génération pour Marseille. Alors que cette investiture intervient après des frictions au sein des composantes de la droite, il insiste : « Dans tout mariage, il faut du respect. » Reste désormais notamment au Modem et à l’UDI d’apporter leur soutien.

  • La droite divisée flirte avec l’extrême droite à Nîmes

    La droite divisée flirte avec l’extrême droite à Nîmes

    La succession de Jean-Paul Fournier, après vingt-cinq ans de règne, vire à la guerre des droites. À cinq mois des municipales de 2026, les prétendants s’entre-déchirent sur fond de soupçons de glissement idéologique. Dernier épisode en date : le déplacement de Julien Plantier à Béziers, ville symbole du virage sécuritaire incarné par Robert Ménard. L’ancien premier adjoint de Jean-Paul Fournier y a rencontré la nouvelle brigade municipale antistupéfiants, saluant « une initiative forte » et affirmant vouloir « s’inspirer de ce qui fonctionne ailleurs ». Une référence qui interroge, tant le maire de Béziers a été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine et régulièrement critiqué pour sa gestion autoritaire. Plantier, de son côté, a assumé que le thème de la sécurité serait au centre de sa campagne : « Chaque Nîmois doit pouvoir se sentir en sécurité partout, tout le temps. Aujourd’hui, nous avons besoin d’autorité. Le maire doit incarner cette autorité », a-t-il déclaré suite à la rencontre.

    Ce voyage biterrois a fait bondir une partie de la majorité sortante, comme le dévoile Objectif Gard : « Quel signal envoie-t-il ? Ménard, c’est l’extrême droite. S’il pensait récupérer les voix du centre-gauche, il peut désormais se mettre le doigt dans l’œil », aurait taclé un proche de Franck Proust. Avant d’ajouter : « La sécurité, il est coresponsable du bilan de Fournier, il était premier adjoint jusqu’au début de l’année ». Un autre raille une « photo opportuniste » : « Le maire de Béziers ne l’a même pas reçu, il a juste échangé avec un adjoint et un responsable sécurité. C’est ridicule. »

    Un boulevard pour le RN

    Du côté de Franck Proust, une autre polémique enfle après l’arrivée du communicant Olivier Jalaguier dans son entourage. Ancien soutien d’Yvan Lachaud, le publicitaire revendique une « union des droites » jusqu’à Zemmour et Maréchal. Un positionnement jugé inacceptable par Jean-Paul Boré, président de l’association Tous pour Nîmes et son agglomération (TPNA), qui a aussitôt coupé les ponts avec Proust : « Ce serait rédhibitoire à toute possibilité de coopération, totalement incompatible avec notre refus de toute alliance avec des partis qui prônent l’exclusion. » Le candidat a tenté d’éteindre l’incendie, affirmant que Jalaguier n’était « qu’un prestataire de communication », et qu’il restait « fermement opposé à l’union des droites ». Trop tard, peut-être. Pour Boré (ex-PCF), cette confusion « offre un boulevard au Rassemblement national, qui se délecte de la division de la majorité sortante ».

    Dans une droite nîmoise éclatée entre Proust, Plantier, Rouverand et Lachaud, l’union rêvée par Jean-Paul Fournier semble hors d’atteinte. À force de rivalités personnelles et d’ambiguïtés stratégiques, la majorité sortante pourrait bien perdre la main sur la ville pour la première fois depuis un quart de siècle, au profit d’une gauche unie autour de Vincent Bouget.

  • Erwan Davoux candidat au côté de Nora Preziosi aux municipales

    Erwan Davoux candidat au côté de Nora Preziosi aux municipales

    Son éviction de la présidence du bailleur social 13 Habitat, suite à des soupçons de favoritisme, n’a visiblement pas été digérée par Nora Preziosi, conseillère départementale (SE) et conseillère d’arrondissements de Marseille. Celle-ci a décidé, en binôme avec Erwan Davoux, l’ancien directeur des affaires internationales du conseil départemental des Bouches-du-Rhône -en guerre ouverte avec sa présidente Martine Vassal-, de se présenter aux prochaines municipales, indiquent-ils dans un communiqué publié dimanche soir.

    « Marseille pour tous », le nom de leur mouvement, « une démarche citoyenne et participative », a pour ambition de mener Marseille « sur une autre voie », celle du « rassemblement, de l’engagement citoyen, de la fraternité et du mérite ».