Tag: Municipales 2026

  • L’appropriation de la croix de Lorraine par le RN contestée

    L’appropriation de la croix de Lorraine par le RN contestée

    En bas des affiches de Franck Allisio, tête de liste du RN pour les municipales à Marseille, un logo, celui du RPR, avec la croix de Lorraine. À rebours de l’Histoire, le candidat du parti héritier de l’OAS (Organisation armée secrète, organisation terroriste pro-Algérie française qui a tenté d’assassiner le général de Gaulle) fait figurer dans ses soutiens le sigle du parti gaulliste. Le parlementaire s’était en effet approprié le nom en 2023 pour en faire une antichambre du RN à destination des transfuges de droite (notre édition du 24/06/2023). Mais son utilisation est désormais ciblée par un recours du président (Ren.) de Région devant l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). « Renaud Muselier depuis longtemps combat cette utilisation, il est le petit-fils de l’amiral Muselier qui avait donné avec l’amiral d’Argenlieu la croix de Lorraine à la France libre », rappelle son directeur de cabinet Romain Simmarano, désormais porte-parole de la candidate de la droite Martine Vassal. Mais si le combat n’est pas nouveau, de nouveaux arguments juridiques ont convaincu de lancer une procédure de nullité des marques au mois d’octobre dernier. « On considère que c’est une utilisation mensongère du sigle RPR, qui correspondait à une période, à un courant d’idées », souligne Romain Simmarano. Franck Allisio cependant ne devrait pas avoir à le retirer de ses affiches : la décision de l’INPI est attendue en avril. « Le RN a fait traîner les choses », déplore le directeur de cabinet.

    « Cette procédure dure depuis des mois », balaie de son côté le porte-parole et directeur de campagne du RN, Olivier Rioult. Et d’appuyer : « Nous avons déjà gagné deux procédures à l’encontre de Monsieur Muselier à l’INPI. » Le 17 octobre puis le 7 novembre 2024, Franck Allisio avait en effet réussi à s’opposer aux dépôts de marque « RPR » par le président de Région. Piétinant l’histoire gaulliste.

  • Sandrine d’Angio reste en lice malgré sa condamnation

    Sandrine d’Angio reste en lice malgré sa condamnation

    Ces atteintes à la probité contribuent à fragiliser la confiance des citoyens dans les institutions et la cohésion sociale », estimaient les juges. Après avoir été condamnée ce mardi en première instance à 5 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité sans exécution provisoire pour favoritisme, l’ex-maire (RN) des 13e et 14e arrondissements de Marseille, Sandrine d’Angio, a annoncé qu’elle comptait bien maintenir sa candidature dans ce secteur. Avec son oncle et prédécesseur Stéphane Ravier (ex-RN), elle avait été jugée pour avoir artificiellement fractionné trois marchés publics afin de les attribuer sans mise en concurrence. « Madame d’Angio a fait appel de cette décision, précise le directeur de campagne et porte-parole de Franck Allisio, Olivier Rioult, dans les colonnes de La Provence. Elle est donc présumée innocente. Elle a tout notre soutien. » Peu importent les casseroles de l’extrême droite dans le seul secteur qu’elle a dirigé à Marseille, entre 2014 et 2020, et qui ont aussi valu à Stéphane Ravier d’être condamné en appel pour prise illégale d’intérêts pour avoir embauché son fils (notre édition du 11/02).

    « Exemplarité »

    « Et ils prétendent vouloir remettre Marseille en ordre », ironisait ce mardi le coordinateur national de LFI Manuel Bompard. Sans faire la moindre distinction entre l’extrême droite et les autres candidats, il appelle donc à « dégager le système » en votant pour Sébastien Delogu.

    « Les habitants des 13e et 14e arrondissements méritent mieux que d’avoir des personnes qui n’ont rien fait pour développer ce secteur et sont aujourd’hui condamnées par la justice », déplore pour sa part Tina Biard-Sansonetti, la candidate (DVG) du Printemps marseillais dans le secteur. Si elle ne veut pas s’étendre davantage sur la décision, « le respect passe aussi par l’exemplarité », glisse-t-elle, rappelant aussi la fermeture de services publics de proximité par l’extrême droite au pouvoir. « Je n’ai pas pour habitude de commenter les décisions de justice », répond de son côté la maire sortante (DVD) Marion Bareille. Avant de préciser : « Ce qui ressort du terrain, c’est de la déception. Nous avons des élus RN qui se sont servis de la mairie de secteur comme d’un tremplin, quand ils ont pu avoir d’autres mandats ils ont abandonné le secteur. »

    Les autres candidats de leur côté ont préféré ne pas commenter le maintien de la candidate d’extrême droite.

  • Métropole : Benoît Payan appelle à un nouveau « deal »

    Métropole : Benoît Payan appelle à un nouveau « deal »

    « Les ressources, nous allons les chercher là où elles sont, là où les Marseillais payent de l’argent : à la Métropole, au Département, à la Région », répond le maire (DVG) sortant Benoît Payan.

    Au cœur du programme de la liste de la gauche unie à Marseille figure en effet l’ambition d’un « new deal » avec la Métropole. « La Métropole a suffisamment joué contre Marseille depuis des années pour que cela s’arrête », tempête Benoît Payan. Qui compte sur la réforme du mode de scrutin à Marseille pour que la majorité qui sortira des urnes obtienne un poids déterminant au sein de l’hémicycle métropolitain. « Si les Marseillais nous font l’honneur de nous permettre de continuer à diriger la Ville, le destin de la Métropole changera », assure l’édile.

    Le Printemps marseillais avait déjà présenté, sur les compétences métropolitaines, son programme pour la propreté dans lequel il compte multiplier par deux le nombre de cantonniers. La « gazette » programmatique distribuée par les militants promet aussi d’étendre les tramways vers le Nord, l’Est et le Sud, de renforcer la fréquence et la fiabilité des bus avec des transports gratuits jusqu’à 26 ans et pour les privés d’emplois. « Il suffit qu’on ait la main sur les outils métropolitains qui concernent la ville de Marseille », avance Benoît Payan, déplorant que la municipalité paye plus qu’elle ne reçoit malgré ses charges de centralité.

    Au risque de braquet les 90 autres maires ? «Ils ont compris pourquoi la Métropole a été vampirisée, ils disent qu’ils n’auraient eux aussi pas supporté qu’un opposant la dirige, assure l’édile. Je veux un deal avec eux sur la question des finances, il y aura une discussion. » Et de préciser : « Ce que l’on demande n’est pas de capter toutes les richesses de la Métropole, mais de vivre notre vie de commune dans un cadre intercommunal, comme toutes les communes. » Sans forcément toucher directement aux attributions de compensation, l’argent reversé directement aux communes qui grève les deux tiers du budget métropolitain. « Il faut que le gouvernement tranche cette question-là », glisse le maire sortant.

  • [ Entretien exclusif ] Sabrina Agresti-Roubache : « Je prendrai mes responsabilités pour appeler à battre le RN »

    [ Entretien exclusif ] Sabrina Agresti-Roubache : « Je prendrai mes responsabilités pour appeler à battre le RN »

    La Marseillaise : On a découvert jeudi dernier avec surprise
    que vous n’étiez pas sur la liste
    de Martine Vassal…

    Sabrina Agresti-Roubache : Personne ne m’a écarté de nulle part. C’est moi qui ait dit à Martine Vassal il y a trois semaines que je n’irai pas avec elle sur ces élections.

    … Pourquoi ?

    S. A.-R. : Ce que j’avais envie d’incarner sur cette liste n’allait pas être représenté à mes côtés. Mais il y a aussi des raisons personnelles, je ne fais pas partie de cette génération de politiques qui a besoin de beaucoup de mandats pour s’engager. Mes engagements ne se résument pas à la politique, donc la décision n’était pas si difficile pour moi à prendre. D’ailleurs, je n’étais pas là depuis le début de la campagne, je ne me suis pas affichée. J’ai été très honnête avec Martine Vassal. On a pris le thé à la maison chez elle, j’ai dit : Martine, je ne viendrai pas avec toi, je ne me sens pas à l’aise, ce n’est pas mon élément. Je suis une macroniste de la première heure, ce qui présageait de la liste ne correspondait pas forcément à mon ADN. Ce qui n’empêche pas que j’y ai des amis que je soutiens, et je mettrai mes réseaux à leur service. J’ai poussé pour que Sandra Blanchard soit 13e dans la liste, par exemple, parce que s’il faut renouveler la classe politique, il faut regarder les profils émergents de talent comme elle.

    Ces «amis» justement, ils ne sont pas assez nombreux sur la liste pour vous ?

    S. A.-R. : Renaud Muselier est le président de Renaissance dans la région. C’est lui qui a mené ces négociations avec Martine Vassal, qui a soutenu Martine Vassal avant qu’elle ne soit investie par Renaissance. C’est à lui de dire si cette liste correspond à ce pour quoi il s’est engagé au côté de Martine Vassal. C’est plutôt moi qui pose la question ! J’ai des exigences sur les valeurs, pas sur les personnes, ni sur les nombres !

    Pour ces valeurs, vous aviez alerté en réclamant un arbitrage de Gabriel Attal…

    S. A.-R. : Sur le RN j’ai toujours été très claire. On peut tout me reprocher, sauf ça. Je vais aller droit au but. Il ne faut pas se tromper d’adversaire. Moi mon adversaire, c’est le RN et je continuerai à le combattre jusqu’au bout. Aujourd’hui dans les sondages, ils font jeu égal avec Benoît Payan. Alors quel que soit celui qui finit deuxième ou troisième, quoi qu’il arrive, je prendrai mes responsabilités comme d’habitude pour appeler à battre le RN. Quoi qu’il arrive.

    Martine Vassal se distingue-t-elle assez du RN ?

    S. A.-R. : Martine Vassal a toujours dit je suis de droite, moi j’ai toujours dit que j’étais une fille du centre. Mais la réalité, par expérience politique, c’est que l’on juge toujours les gens par leurs actes. Personne ne peut présager, en fonction des déclarations, ce qu’ils vont faire face aux événements.

    Votre association politique
    Avec Sabrina ! a été dissoute
    le 15
     décembre, vous n’avez plus du tout d’ambition élective à Marseille ?

    S. A.-R. : Sur les municipales, j’ai pris cette décision, qui est importante dans un chemin de vie. J’ai été conseillère régionale, députée dans une circonscription difficile, ministre un an après. J’ai considéré que dans le moment politique où l’on se trouve, je ne m’y retrouvais pas. Mais cela ne veut pas dire que j’abandonne toute ambition politique ! Ni pour Marseille, ni pour mon pays. Ce n’est pas parce qu’on ne s’implique pas dans une élection qu’on ne s’implique pas dans la vie de la cité. Je crois à l’engagement, à la société civile.

    Quelle forme va prendre cet engagement maintenant ?

    S. A.-R. : J’ai décidé de beaucoup m’impliquer auprès du collectif des familles de victimes. Je viens de là, Aïcha [membre du collectif, Ndlr] c’est mon amie d’enfance. J’ai vu trop d’enfants mourir. J’étais encore hier [lundi] matin avec la maman du petit Abderrahim [âgé de 15 ans, il a été retrouvé mort le 28 novembre dernier, Ndlr] qu’on a dépaysée. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment tu aides ces familles sur le plan accompagnement psychologique, relogement, mise à l’abri de nos jeunes. Quand tu permets à un jeune de quitter Marseille parce que tu sais qu’il risque de tomber dans le narcotrafic, tu n’as pas l’impression d’avoir été utile ? Moi ce qui m’intéresse, c’est le terrain. Mon engagement prend cette forme-là. Pour le moment !

  • Le peuple de gauche donne de la voix à Saint-Maximin

    Le peuple de gauche donne de la voix à Saint-Maximin

    Des acteurs de la vie associative, sociale, culturelle, syndicale ou politique ont décidé ici encore de donner l’impulsion en invitant les citoyens à les rejoindre pour constituer la liste Gauche unie pour Saint-Maximin. Et de représenter, entre autres, les électeurs qui lors des dernières législatives ont voté à 18% pour le Nouveau Front populaire.

    « La gauche existe dans notre ville et a donc, même d’un seul point de vue démocratique, toute légitimité à être représentée dans ce scrutin », confirme Quentin Dauphiné, le chef de file des progressistes pour ces municipales (souhaitant parler d’une seule et même voix, les intervenants ont demandé à ce que leurs étiquettes politiques ne soient pas précisées dans cet article). Pas question non plus de laisser la droite, le camp macroniste et l’extrême droite mener seuls les débats, sur le nombre de policiers municipaux que chacun propose, par exemple. « Saint-Maximin, ce n’est pas que des problèmes de sécurité et l’aménagement urbain, ce n’est pas que ce qui se trouve autour de la basilique », précise Quentin Dauphiné.

    Pour mémoire, le maire sortant Alain Decanis (ex-PS, aujourd’hui divers centre), a terminé son mandat en minorité.

    Répondre aux besoins

    L’idée a donc été de construire progressivement un programme en s’appuyant sur la base, en regroupant des citoyens de gauche. « C’est pour ça que nos réunions de préparation sont ouvertes à tout le monde », explique la tête de liste de Gauche unie…

    Un programme qui s’attache à répondre concrètement aux besoins des habitants en se basant en partie sur les réponses aux problématiques qui ont déjà obtenu des résultats dans les municipalités progressistes.

    Il s’agit donc de « recentrer le débat politique sur certains thèmes chers à la gauche, comme le logement. Ce qui passe par une construction maîtrisée et orientée. Avec une protection accrue des terres agricoles très convoitées par les promoteurs », précise Pierre Barbagelata. Et de poursuivre : « Il s’agit également d’imposer dans le Plan local d’urbanisme (PLU) de réelles règles de mixité, pour une réelle mixité, de sorte que lorsqu’on construit un lotissement, une partie des logements soient des logements sociaux. »

    Le militant politique insiste également sur la situation géographique de la commune, le long de l’autoroute, disposant d’une sortie dédiée et d’un foncier plus abordable que dans les trois métropoles facilement accessibles.

    « On ne veut pas être une ville-dortoir », ajoute-t-il, en mettant en avant qu’«une grande partie des actifs saint-maximinois prennent le matin leur voiture pour descendre sur Aix, sur Marseille… »

    L’emploi de qualité fait également partie des priorités de Gauche unie. L’idée est de créer avec l’Europe une dynamique autour de l’implantation de nouvelles technologies. Et cela en permettant à la ville de devenir « commune d’avenir » et avoir des fonds européens.

    « Il faut aller chercher des subventions à toutes les strates possibles pour implanter de l’emploi qualifié dans la commune même », conclut Pierre Barbagelata. Un programme également tourné vers la jeunesse confrontée aussi à des problèmes d’emplois précaires et à de la discrimination.

    « Nous avons là aussi un rôle à jouer », intervient Quentin Dauphiné, en rappelant par exemple que souvent le repas le plus équilibré que peuvent avoir les jeunes, c’est à l’école, au collège ou au lycée qu’ils le prennent.

    Et de proposer donc une réflexion sur les repas bio, par exemple à un euro, voire gratuits. « La question de la gratuité de l’alimentation est un des thèmes sur lesquels on peut avoir un impact », souligne-t-il.

    Des propositions également pour ce qui concerne le périscolaire ou le post-scolaire, en s’appuyant sur le tissu associatif pour les questions d’éducation à l’environnement, ou des inégalités de genre.

    « Pour tout cela, on fait appel au peuple de gauche en lui demandant de nous rejoindre dès maintenant », lance la tête de liste Quentin Dauphiné.

    L’invitation est lancée.

  • Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal porte un « projet global ». « Ça fait un an et demi qu’on travaille avec les habitants », commence Barbara Brouchos, en deuxième position sur la liste issue d’un long travail d’auto-ordonnancement mené avec l’aide de la coopérative Fréquence Commune, qui a développé des outils et des formations pour accompagner l’émergence de ces listes citoyennes et participatives à travers le pays.

    Douze priorités ont été identifiées, au premier rang desquelles « décider ensemble ». Emmenée par Frédéric Grimaud, conseiller municipal (LFI) de la majorité jusqu’en 2022 avant de démissionner, l’équipe veut mettre en place des conventions citoyennes avec un principe de tirage au sort. Pour le moment, deux thématiques ont été identifiées : la pauvreté et la mobilité. Cette dernière est « une compétence métropolitaine mais on veut impliquer les citoyens dans la vie de la Métropole, car cet empilement administratif éloigne les habitants des décisions », explique Barbara Brouchos.

    Le collectif citoyen martégal souhaite aussi « renforcer les conseils de quartier » avec des budgets participatifs pour qu’ils ne soient « pas seulement consultatifs ». Frédéric Grimaud appuie : « On mise sur la démocratie car c’est le véritable rempart contre l’extrême droite. »

  • À Vitrolles, Bruno Morosini se retire au profit du RN

    À Vitrolles, Bruno Morosini se retire au profit du RN

    Bruno Morosini l’a annoncé à l’issue du débat organisé par La Provence vendredi soir. Le candidat (DVD) à la mairie de Vitrolles se retire au profit de l’extrême droite.

    « Je me retire sans contrepartie, uniquement pour ne pas diviser les voix de droite et ainsi faire barrage aux socialistes et LFIstes », écrit-il, apportant son soutien politique « clair
    et public
     » à la liste Rassemblement national, emmenée par le directeur de cabinet de la mairie de Rognac Fabien Bravi.

    Celui qui s’était déjà présenté en 2020 et n’avait récolté que 3,76% des suffrages ne s’arrête pas là. Il appelle également Philip Farrugia à se « désister au nom du rassemblement des droites et de la lutte contre Loïc Gachon et le parti de la France insoumise ou au mieux à nous rejoindre pour former le front anti-Gachon ». Rappelons que LFI n’a ni apporté son soutien au maire sortant (PS), ni présenté de liste. Mais agiter son spectre est toujours de mise, semble-t-il.

    Bruno Morosini avait déjà rencontré plusieurs candidats et lancé un appel à l’union contre l’édile sortant mi décembre, mais aucun accord n’avait été trouvé.

    Un « projet alternatif »

    à celui de Loïc Gachon

    Fabien Bravi a repris l’appel du pied à Philip Farrugia, affirmant qu’ils auraient « le même combat ». Le président démissionnaire de Vitropole n’a pas répondu à nos sollicitations mais a confirmé auprès de nos confrères de La Provence qu’il maintiendrait sa candidature et qu’il n’y aurait « pas d’alliance avec le RN ». Sollicité par un collectif citoyen emmené par l’ex-député Éric Diard (LR) et l’ancienne élue locale UMP Christiane Aleman, Philip Farrugia s’était lancé dans la bataille à la tête d’une liste sans étiquette et sans « le RN et LFI » afin de « présenter un projet alternatif crédible » à celui de Loïc Gachon, en place depuis 2009. Ce dernier réagit à toutes ces tractations : « Ce n’est pas une surprise. Bruno Morosini n’a pas fait campagne, il n’a jamais été vraiment candidat et je trouve quand même cavalier et peu démocratique de profiter du débat de La Provence pour venir doubler l’espace médiatique de l’extrême droite. L’enjeu c’est de présenter un projet pour les six ans qui viennent et ces petits reports nous éloignent tous les jours un peu plus du débat de fond que Vitrolles mérite », estime Loïc Gachon.

  • Les droits des animaux s’invitent dans la campagne

    Les droits des animaux s’invitent dans la campagne

    C’est à grand renfort de photos de chats et de chiens de ses militants, ce week-end, que le Printemps marseillais a présenté ses mesures en faveur du bien-être animal. Des propositions partagées dans la foulée du ralliement du Parti animaliste vendredi.

    « Il y a d’autres manières de penser les relations aux animaux », insiste ainsi sa cheffe de file, Nina Palomba, qui indique avoir obtenu une place éligible sur la liste centrale du Printemps marseillais. « J’ai eu envie de les solliciter parce que j’ai vu un début de politique sur la condition animale, sans qu’il n’y ait une vraie visibilité globale », explique celle qui a aussi travaillé sur le sujet avec le député (Hor.) Loïc Dombrevalle.

    Désormais, le Printemps marseillais propose des espaces pour chiens dans les parcs municipaux, un dispositif contre la maltraitance animale, l’accès gratuit des animaux de compagnie aux transports en commun. Ainsi que des méthodes non létales pour réguler la faune sauvage, comme les sangliers, pigeons ou rats. « Des villes comme New York ont mis en place des graines contraceptives », illustre Nina Palomba.

    Mais l’union de la gauche n’a pas le monopole du bien-être animal. Les Insoumis avaient déjà annoncé le ralliement du parti antispéciste d’Aymeric Caron et veulent eux aussi « réguler les populations animales de manière éthique et efficace » et soutenir des centres vétérinaires « abordables ». Mercredi, Martine Vassal promettait la création d’un cimetière pour les animaux de compagnie, « pour que les personnes puissent aller se recueillir ». Les animaux ont beau ne pas avoir le droit de vote, leurs maîtres restent un électorat à séduire.

  • Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    « Il y a des situations difficiles dans nombre de communes, mais le cumul, ici, est assez exemplaire. » En visite au à Toulon, samedi, pour soutenir la tête de liste de Toulon en Commun Magali Brunel, le premier secrétaire du PS Olivier Faure en a profité pour rencontrer des acteurs associatifs de la solidarité. Une réunion qui lui a permis de se saisir des réalités sociales d’une ville marquée par « une politique clientéliste, dirigée vers certaines populations, délaissant complètement les autres. On est face à des ghettos sciemment organisés par la municipalité, qui a mis sous le tapis la mixité sociale, le scolaire et le logement. »

    Il a notamment mentionné l’absence de « structure d’accueil pour femmes victimes de violences, qui sont dans des situations très précaires », et s’est étonné de la situation du « quartier de la Beaucaire, composé de 47% de familles monoparentales, où 57 % vivent sous le seuil de pauvreté. Comment lutter contre le narcotrafic quand on laisse à l’abandon des quartiers entiers ? Dans ce contexte, les enfants sont des proies faciles. »

    Une situation qu’Olivier Faure dit plus alarmante qu’ailleurs, « où des choses sont inscrites par les municipalités. Tout ne se fait pas en deux jours, mais là, il n’y a rien qui émerge. » Et cela va, selon lui, dans le sens de « l’extrême droite, qui ne cherche pas à traiter les causes, mais les effets, superficiellement, et entretient ces oppositions pour se maintenir. »

    « L’extrême droite utilise le communautarisme »

    Face à ces situations naît, comme lui a décrit une militante, une difficulté à se sentir français. « L’extrême droite utilise le communautarisme pour exclure certaines populations. Quand on pousse les gens au même endroit et qu’on leur dit qu’ils sont communautaristes, on se fout du monde. Ce mot renvoie la faute sur ceux qui n’ont jamais pu connaître la mixité », accuse le député de Seine-et-Marne. Même raisonnement pour les violences urbaines, qui « ont lieu dans les quartiers où on vit mal, avec le sentiment que l’État ne fait rien. Quand on veut traiter ces questions-là, il faut le faire réellement, pas en bout de chaîne. » Pour apporter des solutions, Magali Brunel promet de « s’attaquer aux causes en profondeur », avec, entre autres, un projet axé sur le logement social, l’éducation, une refonte de la carte scolaire, ou encore le tramway, « en renonçant au fatalisme dans lequel on baigne les Toulonnais. »

  • À Septèmes, André Molino réunit une liste fraternelle

    À Septèmes, André Molino réunit une liste fraternelle

    « Une ville de solidarité, de fraternité, de progrès social, du vivre ensemble », a réaffirmé le maire sortant, André Molino. En poste depuis 1999, à 78 ans, dans la salle Fernad-Ros, l’édile a rassemblé autour de lui la nouvelle équipe municipale, solide, expérimentée et forte dix nouvelles volontés prêtes à continuer à construire « un avenir au service de l’intérêt général » dans une « ville à taille humaine, où on se connaît ».

    Divers, complémentaires

    Sur la liste présentée au public par Audrey Cermolacce, on retrouve des élus bien connus des Séptèmois pour leur engagement au service de tous. La première adjointe Sophie Celton, pour sa lutte contre l’habitat insalubre, qui veut « mettre en place le permis de louer », Patrick Magro, médecin retraité, Sophie Laurent qui a œuvré à l’ouverture de la médiathèque, Djeloul Ouaret, directeur de centre social, Hervé Vaquer-Torlinos, éducateur spécialisé, Ludovic Di Méo, technico commercial, Deni Cani, retraité de la réparation navale ou Gégard Escoffier, officier de gendarmerie à la retraite.

    Tous prêts à resigner pour continuer à se battre pour offrir des services publics et une qualité de vie aux habitants de ce grand village en dépit « du désengagement progressif de l’État », a souligné le maire.

    Leur bilan parle pour eux : développement des transports, école de qualité, renforcement de l’offre de santé avec l’acquisition de biens immobiliers pour une maison et un centre de soins, dynamisme associatif, urbanisme maîtrisé dans le respect de l’environnement. La large diversité de compétences de l’équipe municipale vient s’étoffer de nouveaux candidats. Hadrien Machet, 18 ans, travailleur social en formation, Léa Le Deist, enseignante et bénévole au Secours populaire, Corentin Boissié, élève ingénieur, Bruno Faure, Rémy Favaloro, Hervé Vaquier-Tolinos, éducateur spécialisé depuis 25 ans, Laetitia Abel-Tiberini, Lionel Ortiz, Ghylaine Coutelle, cadre de santé retraitée, et Shéhérazade Hassad, habitante de la Gavotte-Peyret, s’engagent à relever le défi de cette construction collective de l’avenir.