Tag: Municipales 2026

  • Nicolas Koukas présente un plan de propreté pour Arles

    Nicolas Koukas présente un plan de propreté pour Arles

    Arles ne fait pas exception : la propreté urbaine figure parmi les thèmes centraux des élections municipales. Dans la commune la plus étendue de France, depuis l’arrivée au pouvoir de Patrick de Carolis (Horizons), également président de la communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette (ACCM), le taux d’enlèvement des ordures ménagères est passé de 16,15% en 2020 à 18,67% en 2025. Pourtant « on n’en voit pas le résultat, il n’y a pas d’amélioration alors qu’on fait partie des villes les plus chères », affirme le candidat de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas (PCF), qui pointe des dysfonctionnements, notamment dans « les hameaux et les villages ».

    Face à « l’urgence » et aux « préoccupations des habitants », il présente un plan intitulé « Arles propre et responsable ». C’est en échangeant avec les agents de la Ville et d’ACCM qu’il a nourri ses pistes de réflexion, et c’est aussi en lien avec eux qu’il souhaite améliorer le service. « On fera quatre points par an, en réunissant aussi, autour de la table, les représentants économiques, les commerçants et les artisans. Le premier travail à mener est de repenser les circuits avec les équipes et les usagers et de faire le point sur le matériel à remplacer, l’organisation à moduler. C’est indispensable si on veut donner de la confiance à nos agents et si on veut défendre le service public. L’objectif est de travailler avec eux, main dans la main. »

    « La propreté, c’est aussi de l’entretien », poursuit Nicolas Koukas. Pour identifier les problèmes, le candidat entend mettre les habitants à contribution grâce à une application mobile simplifiant et centralisant les signalements qui arriveront « automatiquement dans le service concerné, permettant d’avoir une bonne réactivité ».

    Une déchetterie mobile

    Il compte également mettre en place une brigade anti-graffiti, en partenariat avec la police municipale, pour nettoyer les espaces publics en 48 heures.

    Le candidat souhaite aussi développer les poubelles de rues et les éteignoirs à mégots, en mettant en place une filière de recyclage pour valoriser ces déchets. Concernant les dépôts sauvages, Nicolas Koukas souhaite améliorer l’efficacité des caméras. « On ne connaît actuellement pas le taux de verbalisation », explique-t-il.

    Enfin, la tête de liste envisage la création d’une déchetterie mobile, avec un dispositif qui reste à définir. « La déchetterie de Trinquetaille a été rénovée, mais il en manque, notamment dans le nord », appuie-t-il.

  • Le maire sortant de Château-Arnoux-Saint-Auban a rassemblé une centaine de personnes

    Le maire sortant de Château-Arnoux-Saint-Auban a rassemblé une centaine de personnes

    Les habitants de la commune ont posé « beaucoup de questions », se réjouit le maire, abordant notamment leurs préoccupations liées au logement.

    Ils ont également interrogé René Villard et ses colistiers sur les finances de la commune.

    « Ils ont obtenu des réponses précises à toutes leurs questions », affirme le maire. « Il y avait du monde, c’était une bonne réunion publique », se félicite-t‑il.

  • À Sisteron, la gauche s’unit autour d’une liste citoyenne

    À Sisteron, la gauche s’unit autour d’une liste citoyenne

    Solidarité, écologie, justice sociale, protection des services publics… à Sisteron, de « grandes figures de la gauche locales » se sont regroupées autour de valeurs communes pour créer une liste citoyenne d’union de la gauche, « Demain Sisteron ! », explique Sasha Quiles, 25 ans, huitième colistier. « Notre idéologie partagée est le socialisme au sens large », avance le jeune syndiqué CGT.

    Une réunion publique, début octobre, a marqué le véritable point de départ de la liste. « On s’est mis d’accord sur des grands points, comme le fait de déclarer que nous étions apartisans, note Sasha Quiles. On n’a pas eu de tensions : on est assez détachés du national, on n’a pas de querelles de chapelle. » Il ajoute : « Tout se fait de manière démocratique et horizontale. On a chacun nos opinions personnelles, mais au niveau de Sisteron, on est tous d’accord, tout a été fait avec concertation. »

    Les colistiers ont déterminé cinq points principaux pour leur programme. D’abord, recruter des médecins salariés pour renforcer une offre médicale jugée insuffisante au regard de la population. Les candidats sont déjà en contact avec des praticiens intéressés par cette proposition. L’objectif est de leur fournir des locaux et un service de secrétariat qui leur permettrait de se concentrer sur l’aspect médical. « Cela les soulagerait de la partie administrative de leur travail », avance Sasha Quiles.

    Rouvrir les urgences

    « On a un gros souci au niveau des urgences, qui sont fermées très régulièrement en raison d’un manque d’effectifs, de budget et de financements au niveau national », explique le colistier. Les candidats de la liste « Demain Sisteron ! » s’engagent à faire pression pour rouvrir ces urgences.

    La deuxième proposition vise à améliorer l’offre bio et locale dans les cantines scolaires et à instaurer une tarification en fonction du quotient familial.

    Troisièmement, la liste souhaite créer une maison des associations pour fédérer les structures locales, leur offrir des lieux d’accueil et mutualiser les équipements.

    Quatrièmement, elle prévoit un réaménagement urbain pour sécuriser les déplacements piétons et encourager l’usage du vélo. Enfin, les candidats veulent « mettre en place deux lignes de bus reliant le centre-ville aux quartiers périphériques et à la zone commerciale », explique le huitième colistier.

    Samedi, les colistiers organisent un grand porte-à-porte dans le quartier de Beaulieu pour présenter leur programme. Dans ce quartier « abandonné », excentré, historiquement construit pour accueillir des familles harkies, une partie de la population est « laissée de côté », selon Sasha Quiles. Il s’agit d’ailleurs de l’un des quartiers les plus pauvres de Sisteron, selon l’Insee. Un grand meeting festif de fin de campagne est par ailleurs prévu, le vendredi 6 mars, à la salle Alain-Prieur.

    Le binôme qui mènera la liste pour les municipales sera composé de Zoé Lerouge, 32 ans, professeure d’histoire géographie syndiquée et membre d’un collectif féministe, et d’Olivier Jourdan, 35 ans, coordinateur régional d’une association de développement local. Dans le reste de la liste, on retrouve des conseillers syndicaux, des agriculteurs, des retraités, une pharmacienne, un ingénieur ou encore une directrice artistique et électricienne.

    « Je me suis engagée dans cette liste pour être au plus près des besoins des habitants les plus précaires », mais aussi pour « porter une attention particulière à l’écologie et à la lutte contre les discriminations », souligne Zoé Lerouge.

    Les deux autres listes concurrentes sont issues de la majorité du maire actuel, Daniel Spagnou, ancien LR âgé de 84 ans, maire depuis 43 ans, qui ne se représente pas.

    Porte-à-porte samedi 14 février à 14h, quartier de Beaulieu, à Sisteron.

  • À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    Une équipe « ouvrière, populaire, ancrée et non parachutée ». C’est ce qu’a présenté le maire sortant qui brigue un second mandat, Laurent Belsola, salué par le conseiller municipal qui repart à ses côtés, Gilbert Caneri, devant une salle Youri-Gagarine comble et acquise à sa cause, jeudi.

    Comme lui, ils sont 18 de l’ancienne majorité à s’engager de nouveau pour écrire cette « nouvelle page ». Laurence Casandri, conseillère municipale déléguée au handicap et aux droits des femmes, figure en deuxième position de la liste et fera de l’inclusion son cheval de bataille. Son premier combat : « L’ouverture d’une classe Ulis [unité localisée pour l’inclusion scolaire, Ndlr.] collège. » Patrice Chapelle reprendra la délégation de la culture. Floriane Sotta, David Guiot, Martine Muller et Akrem M’Hamdi complètent le haut de liste, suivis de Cathy Vaxès, petite fille de l’ancien maire de 1990 à 2005, Michel Vaxès. La directrice de la mission locale veut mettre ses « compétences » et son « réseau professionnel au service des administrés et notamment des jeunes administrés pour favoriser leur émancipation, faciliter leur accès à l’emploi et à l’autonomie ».

    Parmi les autres visages connus qui complètent la liste, Naïma El Ghazzar, très impliquée dans le club de plongée et à la SNSM, Éric Jovenet du chantier naval, ou encore Matthieu Perfetti, qui fait rayonner la commune pendant Noël avec les illuminations qu’il installe dans son jardin.

    La santé comme priorité

    En cas d’élection, cette nouvelle équipe entend poursuivre le travail engagé depuis des années par les différentes majorités communistes. Laurent Belsola l’annonce : « La santé n’est pas une compétence municipale, mais ce sera notre priorité pour le mandat. » Le maire-candidat explique avoir d’ores et déjà racheté le centre Michel-Borio, autrefois centre de la mutualité Oxance, pour un euro symbolique, et dit vouloir le redynamiser « pour que l’hôpital de Martigues puisse s’y déployer »  : « Les discussions sont très avancées. » La liste emmenée par Laurent Belsola entend convertir les locaux de l’ancienne Caisse primaire d’assurance maladie en résidence senior.

    L’équipe veut s’atteler à continuer de « recoudre la ville », avec la fin des réhabilitations des quartiers prioritaires Bellevue, la Lèque et les Aigues Douces et la requalification de la RN568 en boulevard urbain. Mais aussi en renforçant l’attractivité avec le développement du tourisme culturel et industriel, la mise en place d’un village de Noël gastronomique en lien avec les restaurateurs, la rénovation des bâtiments du Respelido pour y installer un nouveau commerce de proximité ou le déplacement des sardinades vers le port pour créer un ensemble avec les artisans de bouche.

    Enfin, côté tranquillité publique, la liste de gauche compte se battre pour obtenir un commissariat mixte abritant la police municipale, mais aussi un détachement de la police nationale de Martigues. Les projets sont nombreux, mais l’équipe est motivée.

  • Gaby Charroux face à la presse

    Gaby Charroux face à la presse

    La candidaturE

    Norhène Ouerfelli : C’est une liste citoyenne, avec 50% de renouvellement, que vous proposez ?

    Gaby Charroux : La liste est diverse, citoyenne, comme elle l’a toujours été. C’est drôle d’entendre le contraire, alors Paul Lombard avait décidé, en 1989, que la majorité communiste et socialiste allait s’ouvrir aux citoyens, dont je faisais partie par mes engagements professionnels et associatifs sportifs. C’est une liste citoyenne avec des gens du PCF, du PS, de Génération écologie et de Place publique, et des gens sans engagement politique. Ils sont à mon image : ils n’ont pas de dogme et prennent des décisions dans l’intérêt des Martégaux. Par exemple, je défends dans le même temps la clinique privée et l’hôpital, car on a besoin de ces médecins et chirurgiens dans ces deux pôles, avec les deux maisons de santé.

    Norhène Ouerfelli : Vous parlez souvent du bouclier martégal. De quoi s’agit-il concrètement ?

    G.C. : Ce sont toutes les actions sociales portées par la municipalité, comme le maintien à domicile avec portage de repas, ou le développement des foyers avec un cinquième ouvert au début du mandat, par exemple. Ce sont toutes les crèches municipales. C’est les gratuités, le prix du repas à la cantine de 2,30 euros, les colonies de vacances… Nous avons calculé une moyenne 400 euros de dépenses en moins par mois et par famille. Les centres d’initiation sportive, gratuits, permettent aux plus jeunes de découvrir le sport, dès 2 ans avec des activités adaptées, sans oublier l’inclusion des enfants handicapés. L’accès à la culture aussi, au conservatoire Picasso, où l’on peut apprendre un instrument jusqu’à 12 ans gratuitement.

    Philippe Boccara : Quelle est votre stratégie de succession ?

    G.C. : Ma seule stratégie est d’être au service de l’intérêt général des habitants de ma ville. Vous me voyez me présenter aux électeurs pour passer la main dans six mois, un an ? Les accidents de la vie, Il y en a pour tout le monde, tout peut arriver. Moi, j’ai la forme et la santé. On verra la suite en avançant. Ça fait 10 ans que je regarde autour de moi pour savoir qui pourra être là 24h sur 24, comme moi, et j’ai des idées. Des échéances électorales vont venir, comme les législatives au moins dans 2 ans, Pierre [Dharréville] sera notre candidat sans aucun doute et j’espère qu’on regagnera cette circonscription.

    La Sémivim

    Philippe Boccara : L’affaire de la Sémivim (Société d’économie mixte immobilière de la Ville de Martigues) a empoisonné votre mandat. Aujourd’hui, vous êtes encore mis en examen ?

    G.C. : Je rappelle qu’il s’agit d’une mise en examen seulement au motif de favoritisme. La corruption, l’enrichissement ou tout autre sujet ont été éliminés. Je remarque aussi qu’on parle de l’affaire Sémivim, alors que la victime, c’est la Sémivim ! Car des personnes ont considéré qu’elles pouvaient détourner de l’argent par le lien établi entre des agents et des entreprises, auxquelles elles ont fait croire que, pour bénéficier de marchés, il fallait les intéresser. La mise en examen repose essentiellement sur les fonctions occupées alors par quelques élus, membres de la CAO [commission d’appel d’offres], et moi en tant que président directeur général, à ce moment-là. Et aucun élu, ni moi, sommes concernés par la corruption ou la prise illégale d’intérêts. Nous sommes aujourd’hui partie civile. Nous avons été reconnus comme victime, également la Ville et la Sémivim.

    Léo Purguette : Est-ce que cela a abîmé le lien de confiance avec la population ?

    G.C. : J’ai chaque jour des preuves de la confiance que m’accorde la population. Elle a compris la réalité de cette affaire. Les entreprises ont reconnu leurs fautes et ont versé des indemnités à la Sémivim et la Ville. Le procès traitera de la corruption et je n’ai aucun lien avec ça. Sur la question qui me concerne, oui, j’étais PDG de la société, mais complètement étranger à ces agissements et je n’ai rien à me reprocher.

    La Santé

    Norhène Ouerfelli : Il est parfois difficile de trouver un médecin spécialiste aujourd’hui. Quelles mesures pour y arriver ?

    G.C. : L’accès à la santé n’est pas égalitaire pour tous aujourd’hui. J’ai l’exemple de quelqu’un qui s’est fait opérer de la cataracte par un ophtalmo à Châteauneuf, il a payé 400 euros de dépassement d’honoraires. Il peut payer, il le fait. Mais combien d’autres renoncent aux soins ? Mon obsession, c’est l’accès au droit à la santé égal pour tous.

    Thierry Bezer : Martigues est parfois vue comme un désert médical…

    G.C. : Au contraire ! Quand je vois des villes comme la nôtre et non loin sans les mêmes moyens… On a une perspective, pour l’hôpital, de mettre à disposition le foyer de l’Adret. La Chrysalide va déménager et les internes seront à 100 mètres de l’hôpital. Nous avons une politique d’acquisition de locaux commerçants pour les mettre à disposition des cabinets à loyer très bas, pas comme le privé. Il y a deux cas : un en centre-ville avec des médecins généralistes, l’autre à Croix-Sainte avec le cabinet dentaire.

    La sécurité

    Philippe Boccara : Vous proposez une brigade de police de centre-ville dans votre programme. Dans quel but ?

    G.C. : La brigade de centre-ville a pour but de remplacer la police de proximité. Les gens sont contents, même dans les quartiers, car ça vient contrecarrer les dealers. On a perdu 50 policiers nationaux depuis 15 ans. Je l’ai dit au ministre de l’Intérieur Laurent Nunez : je veux plus de police. L’Assemblée nationale travaille un projet de loi qui donnera plus de compétences à la police municipale. Ça veut dire plus de moyens humains à la charge des communes et moins pour la police nationale ? Ça donne une sécurité à deux vitesses : les villes qui peuvent donner des moyens et celles qui ne peuvent pas.

    Philippe Boccara : Et les caméras, elles fonctionnent toutes ?

    G.C. : On a 180 caméras de surveillance et 18 lectures automatiques de plaques d’immatriculation, qui ont permis de résoudre beaucoup d’affaires, et elles marchent toutes. On a des agents au central devant les caméras de 6h à 1h du matin. On est aussi exemplaires sur la prévention que sur la répression.

    Le Logement

    Norhène Ouerfelli : Martigues est au-delà du seuil légal de logements sociaux. Est-ce qu’il faut arrêter d’en construire ?

    G.C. : Nous avons 28% de logements sociaux, soit 6 000 sur les 25 000 de Martigues. Il y a 12 000 demandes, car 72% des Français sont éligibles au logement social. Sur les 12 000 demandes, 5 000 concernent des Martégaux. Faut-il arrêter de construire ? Au domaine de Manon, il y 250 logements sociaux, mélangés avec de l’accession à la propriété, du locatif à coût maîtrisé, et vous ne faites pas la différence quand vous passez devant. C’est fini les cités de 745 logements comme avant.

    Philippe Boccara : Est-ce que ça marche, les contrôles sur les ventes pour garantir que ce sont des martégaux qui achètent ?

    G.C. : Oui ça marche, on contrôle, les promoteurs doivent nous dire à qui ils vont vendre et on vérifie que ce soient des Martégaux. C’est un accord avec le promoteur. Cette préférence n’est pas contre ceux qui viennent d’ailleurs, mais contre les autres maires qui ne construisent pas les logements ! Ça explique aussi les 12 000 demandes, car les gens savent où chercher. Pas comme sur le reste la Côte bleue…

    L’industrie

    Léo Purguette : Martigues est un territoire industriel historique concerné par les projets de décarbonation. Comment faire pour accueillir les 10 000 nouveaux travailleurs qu’on nous promet ?

    G.C. : Depuis 100 ans, Martigues a une zone industrielle pétrochimique à Lavéra. Nous en sommes fiers et nous voulons préserver ce qui existe. Soit des milliers d’emplois, avec de bons salaires car les syndicats luttent. On y est attaché. La décarbonation pourra peut-être enfin réconcilier l’industrie et l’environnement. J’ai proposé une organisation de la gouvernance au Président de la République, à territoire d’exception, loi d’exception. Il l’avait acté. Même si la gouvernance n’est pas encore mise en place.

    Léo Purguette : Pour décarboner, il faut de l’électricité. Pour ou contre la ligne à très haute tension ?

    G.C. : Je suis pour, y compris pour préserver l’environnement. On peut enterrer tout ou partie, c’est toujours une question d’argent. Il faut préserver la Camargue, mais aussi la richesse du territoire.

    Léo Purguette : Martigues est aussi une terre de cinéma…

    G.C. : Le cinéma offre une opportunité extraordinaire, avec les studios d’Olivier Marchetti. Il y a un projet d’hôtel 4 étoiles de 80 chambres en cours, sur le boulevard maritime, au bord du canal, c’est acté. Accor est dessus, mais je voudrais mieux, on discute pour augmenter d’un cran.

    La Métropole

    Norhène Ouerfelli : Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans le bras de fer que vous avez engagé avec la Métropole ?

    G.C. : Le sujet qui fâche, c’est les ordures ménagères : c’est catastrophique. Quand on était en responsabilité, on gérait Port-de-Bouc, Saint-Mitre et Martigues, ça marchait parfaitement. Avec la Métropole, on éloigne les décideurs de la population et ça produit le résultat qu’on avait prédit. À l’automne, sur 24 bennes dédiées aux trois communes, 20 avaient besoin de réparations et ne sont pas envoyées au garage. J’en veux aux services de Martine Vassal qui ne nous entendent pas quand ça va mal. On a dû suppléer et engager de nouvelles équipes à la propreté urbaine de Martigues. C’est la multi-peine ! J’ai demandé qu’on nous rende la compétence, les trois communes sont d’accord. La réponse, c’est « on peut pas c’est la loi ». Il y a une autre solution, nous rendre seulement l’organisation locale. Peut-être peut-on arriver à faire changer la loi avec la grande ville centrale, Marseille.

    Léo Purguette : Vous avez été candidat à la présidence de la Métropole. Le serez-vous encore ?

    G.C. : Je ne crois pas que je serai candidat. On n’en est pas là, on prépare des municipales, on verra ce qui en ressort, car la seule Ville de Marseille n’a pas la majorité à la Métropole. C’est un enjeu très important sur l’eau et l’assainissement, aujourd’hui, on voit l’alignement du prix alors qu’on avait les plus bas du département et tout le bénéfice était réinvesti. Les partages de subventions devraient être équitables pour tous. Ça n’est pas le cas.

    L’étang de Berre

    Antonin Maja : Vous avez soutenu le classement de l’étang de Berre à l’Unesco. Quelle est la suite ?

    Gaby Charroux : L’étang de Berre est le cœur de notre métropole et de notre département. La candidature à l’Unesco a réveillé tout le monde. On n’a pas réussi, mais l’essentiel est de sauver l’étang et poursuivre sa réhabilitation, pour la pêche ou le tourisme. On a besoin de rouvrir le tunnel du Rove, mais surtout de la dérivation de l’eau de la Durance, qui ne va pas coûter 16 millions, mais 2 milliards d’euros. Il faut que la Région aide quand elle aura fini de financer les JO. Je suis pour, en tant que passionné de sport.

    La presse

    Léo Purguette, président et directeur éditorial – La Marseillaise

    Norhène Ouerfelli, journaliste – Maritima

    Philippe Boccara, grand reporter – Ici Provence

    Thierry Bezer, journaliste – France 3

    Antonin Maja, journaliste – La Marseillaise

  • À Marseille, Martine Vassal a déposé sa liste

    À Marseille, Martine Vassal a déposé sa liste

    Martine Vassal n’a pas attendu. Ce jeudi, la candidate de la droite et du centre a été la première à déposer en préfecture sa liste de 111 noms pour le conseil municipal de Marseille. De quoi trancher au plus vite les difficiles arbitrages entre les forces politiques, avant que ne s’accélère la campagne.

    Après elle en tête de liste, c’est sans surprise le porte-parole de sa campagne et directeur de cabinet de Renaud Muselier à la Région, Romain Simmarano (Ren.), qui occupe la deuxième place. Une façon de représenter un renouvellement à droite que cherche à incarner le collectif Une Génération pour Marseille qu’il préside.

    LR bien en place

    La droite qui se définit comme « affirmée », au sein des Républicains, reste cependant bien présente en tête de la liste. La présidente du groupe d’opposition au conseil municipal Catherine Pila, tête de liste dans les 6e et 8e arrondissements, est en 5e position. La directrice de campagne et présidente de la fédération LR Laure-Agnès Caradec, tête de liste dans les 9-10, est en 7e position, la très droitière sénatrice LR Valérie Boyer en 9e position, devant le maire sortant des 11-12, Sylvain Souvestre. Plus loin figurent la vice-présidente du conseil départemental Sabine Bernasconi (17e), le président du parc national des Calanques Didier Réault (18e), la présidente de Provence métropole logement (ex-HMP) et tête de liste dans les 2-3 Solange Biaggi (25e), le conseiller régional Ludovic Perney (30e).

    Les personnalités issues de la société civile occupent aussi des places de choix. L’ex-présidente du Crif Fabienne Bendayan est en 3e position, le président régional de l’ordre des pharmaciens Stéphane Pichon la 4e place, l’ancien président de la chambre des métiers et de l’artisanat André Bendano la 6e, la présidente de la Confédération des petites et moyennes entreprises des Bouches-du-Rhône (CPME 13) Corinne Innesti la 11e, le président de l’ASC Vivaux-Sauvagère Omar Keddaddouche la 16e. De manière plus symbolique, le supporter de l’OM Thierry Mode, dit “Titi c’est toi le boss”, est en 44e position, le pilote Jean-François Suhas, président du club croisière, en 78e. La moitié des 30 premières places ne siégeait pas dans l’hémicycle.

    De bonnes places sont aussi réservées à l’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles (12e) et à Marine Pustorino (15e) qui lui avait succédé. La présidente (Hor.) d’Euroméditerranée Isabelle Campagnola-Savon obtient la 21e place.

    L’aile modérée, elle, paraît moins présente dans la tête liste. Au-delà de Romain Simmarano, le conseiller régional Christophe Madrolle (UCE) figure au 8e rang, l’avocate Sandra Blanchard au 13e, le conseiller départemental Denis Rossi en 14e, le responsable des Centristes Bruno Genzana en 20e. Suivent pour Renaissance Gérard Blanc (22e) et Maxime Boudet (24e), tandis que l’ex-secrétaire d’état Sabrina Agresti-Roubache est la grande absente. Leur poids serait pourtant déterminant pour le « 3e tour » qui désignera le maire de Marseille au sein de l’hémicycle.

  • Julien Toulgoat dans la course à Solliès-Toucas

    Julien Toulgoat dans la course à Solliès-Toucas

    Il ne voulait pas laisser le champ libre à son ex-partenaire politique. Colistier de Jérémie Fabre (SE) en 2020, Julien Toulgoat, encarté Place publique, présente sa propre liste – Toucas Com’1, collectif citoyen sans étiquette, « car on est de divers courants, certains ne nous rejoignant que par amour du village », précise-t-il –, après avoir quitté la majorité en 2021, lors des élections départementales, auxquelles il s’est présenté avec une étiquette Écologiste. « Je voulais poursuivre le projet de 2020 : amener de la jeunesse, une autre vision de la politique. J’en ai parlé au maire, ça a été la furie. Il a refusé ma candidature contre le conseiller départemental sortant, au prétexte qu’on perdrait toute subvention de la communauté de communes et du département », détaille ce militant anti-discrimination de 41 ans.

    Un « mal-être » illustré par « le turnover des agents »

    Le conseiller municipal se lance ainsi « pour la démocratie, car on doit laisser aux citoyens le choix entre plusieurs visions. Je n’ai plus du tout la même que le groupe majoritaire », justifie-t-il. Il demeure en effet le seul à se présenter face au maire sortant. « Nous ne voulons pas laisser faire ce qui se fait actuellement, explique Julien Toulgoat. Nous œuvrons pour le vivre-ensemble, l’écoute, et surtout garder notre âme de village, amenée à disparaître avec certains projets. »

    Le candidat pointe « un mal-être grandissant » au sein de la commune, notamment marqué par « le grand turnover des agents municipaux. Dans le privé, il y aurait des remaniements pour stopper l’hémorragie ». En réponse, Toucas’1 défend quatre axes : la défense du service public, la participation citoyenne, l’amélioration du quotidien, mais aussi des commodités. Un projet construit à travers des « échanges avec les Toucassins ».

  • Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Dans la permanence de Loïc Gachon (PS), à quelques mètres de l’hôtel de ville, des feuilles débordant de propositions jonchent la table. Quelques colistiers et membres de l’équipe de campagne du maire sortant de Vitrolles se réunissent pour y mettre de l’ordre et monter un document programmatique qui sera distribué fin février.

    Les priorités de la tête de liste sont déjà identifiées, au premier rang desquelles protéger au quotidien. « Le service public de proximité, municipal, est la première porte à laquelle on peut taper quand on est confrontés à une difficulté de la vie », affirme Loïc Gachon, qui souhaite aussi se projeter pour préparer l’avenir face au « changement climatique », anticiper les « questions d’éducation », de l’économie et de l’emploi pour « faire en sorte que Vitrolles reste une ville dynamique et attractive, se positionne sur les filières d’excellence et soutienne l’aéronautique ». Enfin, une grande place est dédiée au vivre ensemble. « Fédérer les habitants en développant ce qui nous rassemble », résume l’édile.

    Pour y parvenir, la liste doit arbitrer entre « ce qui était déjà prévu par l’équipe sortante » et les très nombreuses propositions émanant des ateliers participatifs du collectif « Réfléchissons Vitrolles ». Le tout en respectant une limite : un budget annuel d’investissement de 18 millions d’euros.

    Dix élus ne repartent pas

    Le programme détaillé sera dévoilé lors d’une réunion publique fin février. Une chose est en revanche déjà connue : les visages des colistières et colistiers de Loïc Gachon, qui espère repartir avec une liste pour moitié renouvelée, comprenant « 19 personnes qui n’ont jamais été élues ». Parmi elles : Thomas Robert, directeur de l’école Badinter récemment inaugurée dans le quartier des Pins ; Frédéric Izacard, responsable local des Écologistes ; Dominique Sow, ancien animateur de centre social à Vitrolles ; Florence Zemour, médecin en charge de la Maison de santé pluridisciplinaire Simone-Veil ; ou encore Joris Coppens, étudiant en médecine de 20 ans. « C’est une équipe solidaire, diversifiée, qui représente tous les quartiers de la commune et tous les secteurs d’activité
    professionnelle
     », assure Loïc Gachon.

    Soutenu par une large frange de la gauche, à l’exception de La France insoumise, qui ne s’est pas prononcée mais n’a pas non plus présenté de liste, le maire sortant détaille : « Il y a dix socialistes, cinq communistes, cinq MoDem, quatre Écologistes, deux Place publique et un Génération.s. »

    Dix élus ne repartent pas, dont Jean-Claude Mondoloni, premier adjoint en charge des finances, Philippe Gardiol, adjoint à la transition écologique, Jean-Pierre et Marie-Claude Michel ou encore Michel Renaudin. « Ça s’est passé sereinement, on a leur soutien », certifie Loïc Gachon, qui se concentre désormais sur la finalisation du programme.

    « Les projets seront présentés petit à petit lors des réunions publiques », annonce-t-il. Prochaine date : ce samedi 14 février, à 17h, au centre social le Bartas.

  • « Demain Salon » présente ses mesures écologiques et sociales

    « Demain Salon » présente ses mesures écologiques et sociales

    Elle a reçu le soutien de l’ancien maire Michel Tonon (PS). Ce mercredi 11 février, la liste d’union de la gauche « Demain Salon » a présenté ses visages et son programme, élaboré dans l’ombre « depuis six mois », indique le candidat, Patrick Chini (PS).

    En quatrième position sur la liste, Michèle Blanc-Pardigon, pédiatre, chevalier de la Légion d’honneur et ancienne élue à la santé publique, souhaite s’engager « pleinement (…) pour une santé globale associant le développement de l’agriculture nourricière bio, des activités physiques, sportives et culturelles, pour un contrat de santé et de santé mentale global, et pour l’accessibilité aux soins pour tous ».

    Logement digne

    « Demain Salon » propose notamment de mettre en place un Plan alimentaire communal et des fermes municipales pour tendre vers le 100% bio et local, mais aussi d’aider les nouveaux médecins à s’installer ou encore de créer un Ehpad public.

    Son colistier Nicolas Maury (PCF) insiste sur la problématique de l’habitat : « Nous sommes la liste qui défend le logement social (…). Nous voulons que les travailleurs et travailleuses puissent se loger dignement dans des logements salubres et accessibles. » Si l’équipe est élue, elle entend imposer au moins 50% de logements sociaux dans les nouvelles opérations, développer l’hébergement d’urgence, réhabiliter l’ancien et lutter contre la vacance.

    Celle qui est en position de devenir première adjointe, Véronique Le Marchand, s’est engagée à « faire triompher l’écologie (…) populaire et joyeuse, qui ne confond pas les responsables et les victimes ». Parmi les mesures : tendre vers le 100% d’énergies renouvelables pour le patrimoine municipal en imposant une couverture photovoltaïque sur toute nouvelle construction, atteindre le 0 pesticide et végétaliser l’espace public, à commencer par les places Morgan et Charles-de-Gaulle.

    L’ancien maire Michel Tonon salue : « On voit bien les difficultés à faire aboutir les idées de gauche à travers les questions de justice sociale. Je crois que le combat politique qui peut se mener à l’échelle locale est un combat important. » Face à Nicolas Isnard, élu en 2020 avec près de 70% des suffrages, les chances de la liste semblent minces. Mais il affirme, évoquant la victoire de François Blanc en 2001 acquise dans un « trou de souris » après une « quadrangulaire » : « Les combats ne sont jamais perdus tant qu’on ne les a pas menés. »

  • Les voix de la Belle de Mai veulent être entendues

    Les voix de la Belle de Mai veulent être entendues

    Profiter des élections municipales pour dire « entendez-nous ». C’est le sens de la conférence de presse organisée au LaboFriche de la Friche Belle de Mai, mercredi, par des habitants, usagers et associations du 3e arrondissement. Parmi eux, Fairville, L’appel de mai, la Comac, le collectif On le fait pour nous et treize autres organisations réunies dans le Collectif d’accès aux droits du 3e.

    Ce quartier souvent dépeint comme le plus pauvre d’Europe, « avec ses vulnérabilités multidimensionnelles, a besoin d’une approche multisectorielle », explique Alima El Bajnouni, membre d’Un centre-ville pour tous et responsable de l’association Appuii, avant d’énumérer les problématiques relevées.

    Les deux principales (accès aux droits – services publics et Conditions de logement) ont été mises en avant dans une enquête réalisée par Action contre la faim, comme le rappelle Kheira, du collectif On le fait pour nous. Au total six thématiques sont ciblées avec des cas très concrets.

    « Discrimination »

    La question de l’espace public dans sa dimension propreté, voirie, accessibilité ou sécurité, et celle des transports concernent la Métropole, et sont les plus discutées. Douja n’hésite pas à parler de « discrimination » en pointant « les bus 31, 32, 33, 34 toujours remplis », « l’arrêt St-Mauront du 82 » suspendu en raison d’un point de deal, la nécessité de prolonger les horaires des lignes 56 et 49 après 19h30, ou l’absence d’abribus…

    Au fond de la salle, Faiza prend la parole pour défendre les élèves de l’école Vaillant envoyés dans le 14e, « de l’autre côté de Plombières », sans solution de transport. Le tram qui doit traverser la Belle de Mai est aussi l’objet de vives inquiétudes, les représentants du collectif Qu’est-ce qui s’tram ?, pointant le manque de transparence du projet. État des écoles Cadenat et Révolution, éclairage public, accès aux stages, baisse des financements aux associations, espaces verts et relogement animent la discussion.

    Présent dans la salle, Abdallah Salim Alladine, le candidat de la France insoumise sur le secteur, abonde lorsqu’il est question du manque de transparence dans les attributions de logements sociaux, ciblant le bailleur social de la municipalité… Le Printemps marseillais, justement, a déjà répondu au courrier adressé par le collectif. « Pour une fois », tacle Kheira. « Ce courrier a été envoyé à tous. Qui que ce soit qui est élu, nous veillerons à ce que les engagements soient tenus », conclut Alima.