Tag: Municipales 2026

  • Deux listes pour tourner la page Bazzucchi à La Penne

    Deux listes pour tourner la page Bazzucchi à La Penne

    À moins de trois semaines du 1er tour, trois candidats sont officiellement en lice à La Penne, dont le maire (SE) a été mis en examen pour viols, violences aggravées et enregistrement d’images à caractère sexuel. Malgré l’affaire, Nicolas Bazzucchi a annoncé sa candidature fin janvier. Il mènera une liste composée essentiellement de ses derniers soutiens au conseil municipal et d’agents. Les deux autres candidats sont aussi positionnés à droite.

    Stéphane Castérot (DVD), ancien adjoint aux finances de Bazzucchi, a pris la tête de la liste Unis vers Demain. Sans étiquette, elle réunit onze démissionnaires de l’ex-majorité. Ce dernier, ancien adjoint aux finances, a pris ses distances il y a quelques mois. « J’ai démissionné pour de bonnes raisons », glisse-t-il, expliquant ne pas vouloir être associé à ces « problèmes de mœurs » et aux déboires financiers de la commune, dont le budget primitif a été suspendu par le Préfet.

    Sa campagne, lancée en octobre, s’accélère depuis un mois avec distribution de tracts et porte à porte. Parmi les projets présentés, la découverture de l’Huveaune pour recréer un poumon vert en cœur de ville. « C’est un des projets phares qui va radicalement changer le visage de La Penne et faire redécouvrir son fleuve à la seule ville qui porte son nom. Il y aura une voie douce et des places de parkings pour accéder aux commerces. »

    « On n’est pas que dans l’attaque, on propose et on a de très bons échos sur le terrain : majoritairement les habitants disent plus jamais Bazzucchi », glisse Thibaud Labus. Membre du cabinet de Renaud Muselier, chargé à la Région de l’éducation, il sera sur cette liste où apparaît aussi Alain Fédi, élu depuis 1977 sous les mandatures Donadini, Maingaud et Capdeville. « Je lui ai demandé pour lancer les jeunes élus et apporter son expérience », explique Castérot. N°2 de la liste, Carine Boghossian, responsable RH dans le civil, fait partie des nouveaux venus. La seule présente aux toutes premières places.

    La liste La Penne Ensemble du docteur Frédéric Szabo (DVD) a, elle, été déposée lundi. Un mouvement, l’Alliance citoyenne pour une démocratie éthique, a été créé « pour sortir du clivage droite-gauche. En dehors des extrêmes, on a des gens de différents courants choisis pour ce qu’ils peuvent apporter à la commune », explique l’entourage du candidat. « On voulait en finir avec ces noms qui ont tourné et retourné leur veste, et faire respirer la démocratie. »

    Les insoumis au départ ?

    La présidence du comité de soutien a été confiée Pierre Chevaly, fils d’un autre médecin historique de la commune. La n°2 de la liste est Karima Habi, une infirmière libérale. Romain Soudeille est en 3e position, Sarah Akel en 4e. Elle a travaillé sur le volet éducation du programme. Il s’articule « autour des solidarités de proximité, des services publics et d’une gestion budgétaire rigoureuse ». Au menu, entre autres, la création d’un centre communal de santé, un guichet unique pour les démarches liées au logement social, une Maison de la petite enfance… Une réunion publique a lieu le 27 février à 18h30, salle de la Massabielle.

    Si le RN semble avoir abandonné l’idée d’une candidature, la France insoumise y travaille avec l’espoir de voir « une vraie liste de gauche » dans cette commune longtemps géré par le PCF. « Quand on voit les frasques du maire et ces deux listes à droite, on doit arriver à un rassemblement autour de Jean-Marc Ferry », conclut Axel Bruneau (LFI).

  • Un sondage donne le RN en tête du second tour à Marseille

    Un sondage donne le RN en tête du second tour à Marseille

    L’extrême droite a-t-elle encore un plafond de verre ? Une enquête d’opinion réalisée par OpinionWay pour les médias de la sphère Bolloré CNews, Europe 1 et le Journal du dimanche donne, pour la première fois, le candidat du RN Franck Allisio vainqueur au second tour des municipales à Marseille, dans l’hypothèse d’une quadrangulaire, au coude à coude cependant avec le maire sortant (DVG) Benoît Payan.

    Ce sondage, sur la base de 735 personnes sondées entre le 16 et le 23 février ayant la certitude d’aller voter, donne les deux premiers candidats, Benoît Payan et Franck Allisio, à égalité au premier tour avec 34% des suffrages. Le maire sortant obtiendrait trois points de plus que dans l’enquête d’opinion Elabe pour La Provence et BFMTV publiée le 18 février, le député RN de Marignane bondirait quant à lui de cinq points. La candidate de la droite et du centre, Martine Vassal ,est quant à elle sondée à 14%, un effondrement de sept points dans un contexte marqué par sa sortie de route lors du débat organisé par BFMTV, le 19 février, où elle a énuméré la devise pétainiste à l’antenne. Elle fait jeu égal avec le député LFI Sébastien Delogu (+2 points). Malgré son retrait annoncé le 18 février, Victor Hugo Espinosa (Écologie au centre) est sondé à 2%, autant que l’ex-directeur des relations internationales au Département, Erwan Davoux (DVD). Rémy Bazzali (LO) ferait moins de 1%.

    Unir les voix de gauche

    Avec quatre personnes passant la barre des 10% se profile une fois de plus la possibilité d’une quadrangulaire. Or, pour la première fois, le candidat RN en sortirait vainqueur avec 37% des suffrages, devant Benoît Payan (36%). Martine Vassal conserverait 14% des voix, Sébastien Delogu, 13%. En cas de retrait des insoumis, c’est cependant bien le maire sortant qui l’emporterait haut la main, crédité de 47% d’intentions de votes, loin devant Franck Allisio (38%) et Martine Vassal (15%).

    Face à cette rupture dans les pronostics sondagiers, le Printemps marseillais a appelé une fois de plus au rassemblement des électeurs de gauche par communiqué de presse. « Les aventures personnelles et les tentatives de divisions, notamment à gauche, font le jeu des extrêmes, réitère la majorité sortante. Face au risque réel de voir l’extrême droite raciste diriger notre ville, Marseille ne peut pas se permettre les divisions. » Une ligne tenue depuis le mois de janvier. « Tous les Marseillais d’où qu’ils viennent, attachés aux valeurs de notre ville et au vivre-ensemble doivent se mobiliser pour Marseille dès le premier tour autour de Benoît Payan », répète donc, encore une fois, le Printemps marseillais.

    « Décalage des sondages »

    « Les sondages se sont toujours trompés pour Marseille », élude le directeur de campagne de Sébastien Delogu, Hedi Bounouar. Mais, après les scores élevés du RN lors des derniers scrutins, il reconnaît : « On peut avoir des désaccords très profonds à gauche, l’adversaire fondamental, c’est l’extrême droite. S’il y a un risque, il faudra se réunir à gauche. » En rejetant la responsabilité sur le candidat qui, à gauche, sortira en tête. « Nous serons présents d’une manière ou d’une autre au second tour », annonce-t-il.

    En chute libre, la droite est plus circonspecte sur un sondage qui varie énormément des précédentes enquêtes d’opinion. « Lors des régionales, la dynamique était sans cesse contre, chaque sondage était pire que le précédent, rappelle le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano. Avoir vécu une telle expérience de décalage entre les sondages et la réalité des urnes permet d’avoir beaucoup de distance. » Alors que la campagne va entrer dans sa dernière ligne droite, il reste convaincu que la droite réussira à faire entendre ses propositions. « Tant pis s’il y a un cloud de polémiques, de disputes, de scandales : on n’est pas dans le cloud, on est les pieds sur terre », assure-t-il.

  • Menaces de mort taguées sur le local de Martine Vassal

    Menaces de mort taguées sur le local de Martine Vassal

    Une plainte a été déposée, ce mardi matin, après la découverte de tags « à mort Martine Vassal » sur la devanture de la permanence de campagne de la candidate de la droite et du centre, à Marseille. Des menaces qu’elle a immédiatement dénoncées, déplorant que « l’ultra-gauche, avec qui M. Payan s’affiche sans gêne, m’a mis une cible dans le dos. » Le président (Ren.) de Région s’est empressé de lui apporter son soutien, ciblant plus prudemment « de dangereux activistes » qui « essaient de faire taire la seule candidate de rassemblement des Marseillais qui veulent sauver la ville ».

    « La violence, la menace et l’injure ne sont pas des méthodes politiques », déclare de son côté le maire (DVG) Benoît Payan, qui « dénonce avec la plus grande fermeté ce message intolérable à l’encontre de Martine Vassal ». Un « double discours » pour la présidente (DVD) de la Métropole.

    Dans l’après-midi, elle a lu une déclaration face à la presse. Elle dénonce « un lynchage médiatique » après avoir repris la devise pétainiste. « Il a suffi que je prononce une formule malheureuse lors d’un débat télévisé pour que mes adversaires se déchaînent avec une violence inouïe, déplore-t-elle. Oui, mon expression était maladroite, oui je m’en suis expliquée. » Après ces menaces, une « escalade d’agressions et d’intimidations », elle assume : « Oui, j’accuse l’extrême gauche, oui j’accuse Benoît Payan qui a fait le parallèle entre une maladresse et un homme qui a déporté des homosexuels, des enfants et des juifs [Philippe Pétain, Ndlr.]. » Écartant la possibilité d’une victoire du RN, elle donne rendez-vous au prochain débat télévisé, le 9 mars.

  • À Aix, Sophie Joissains mène enfin sa propre liste

    À Aix, Sophie Joissains mène enfin sa propre liste

    En bas du cours Mirabeau, les baffles crachent « I’m gonna rock you » alors que la maire sortante (UDI) d’Aix-en-Provence fend la foule pour rejoindre la scène installée devant sa permanence de campagne. À peine plus de deux semaines après avoir officialisé sa candidature, Sophie Joissains a présenté, ce lundi soir, devant environ un millier de personnes selon l’organisation, la première liste qu’elle mène sur son nom.

    Au micro, ses premiers mots sont pour sa mère, Maryse Joissains (LR), à laquelle elle a succédé il y a cinq ans. « Elle ne sort pas beaucoup, mais elle vous salue tous très chaleureusement, elle nous accompagne de toute sa ferveur et de tout son enthousiasme », sourit-elle. L’édile sortante lui avait proposé une place sur la liste, confie-t-elle à la presse : « Elle m’a dit “je soutiens, mais j’ai tourné la page”. »

    Face à ses partisans, elle souligne les difficultés rencontrées lors du dernier mandat, en insistant sur la disparition des conseils de territoire, « qui nous a privé de la cohésion nécessaire de notre territoire et de moyens financiers importants ». Et de saluer « une équipe forte, courageuse, qui n’a jamais faibli ». Cette équipe, qu’elle n’avait pas elle-même composée, est cependant renouvelée pour moitié, rajeunie avec une moyenne d’âge de 54 ans. Une liste « ouverte sur le monde et les défis de demain », appuie Sophie Joissains, qui explique avoir misé sur « la jeunesse et la transmission, la multiplicité des profils et des compétences ».

    Grégory Allione directeur de campagne

    Pour la continuité, le premier adjoint Éric Chevalier est au premier rang derrière elle. Mais sur les seize adjoints sortants, cinq ne sont pas reconduits. « Ça a été long et difficile de constituer la liste, explique à la presse la maire sortante. Il y a une cohésion, de nombreux élus qui ont travaillé, mais à un moment donné, il faut faire des choix. »

    Parmi les nouveaux venus, l’administrateur de la chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille, Patrick Ardizzoni, l’ancien directeur régional des affaires culturelles Marc Ceccaldi, la startupeuse Julie Davicot-Pahin ou encore le conseiller régional président du comité régional olympique Hervé Liberman.

    Mais, surtout, après avoir été dans l’opposition, le parti Renaissance intègre les rangs de la majorité. Sans pour autant accorder son investiture. La pilote désignée par le parti macroniste, Elisabeth Huard, est en 11e position, le député européen ancien président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers Grégory Allione, au 14e rang, est désigné directeur de campagne. « J’ai choisi les candidats que je souhaitais avoir dans mon équipe, explique Sophie Joissains. Je n’ai pas de problème avec les étiquettes. » L’ex-député Mohamed Laqhila fait partie des absents, même si le Modem est représenté. « Je le soutiendrai dans d’autres circonstances », glisse l’édile. Qui écarte une fusion de listes au second tour. « Voir des alliances pas naturelles, ça ne plaît pas », sourit-elle, en espérant « être élue le plus largement possible ».

  • À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    La chaleur de ce lundi en fin de journée a motivé les partisans de Gaby Charroux à arpenter les allées et couloirs de la cité des 4 Vents pour présenter le programme de leur champion aux habitants. « Ça commence à tirer un peu », reconnaît l’un d’entre eux, militant communiste retraité. Mais le moral est là, tout comme l’objectif : « Il nous reste encore trois semaines avant le 1er tour », pour que chaque Martégal soit convaincu, ou au moins abordé.

    Le rythme de la campagne est effréné depuis le début de l’année. Les séquences se succèdent, avec l’annonce de la candidature, du bilan et désormais du programme, avec chaque jour de la semaine un quartier différent couvert. Partis de la pharmacie, les militants essaiment. Dans les bâtiments G des 4 vents, les portes restent souvent closes à 17h30-18h. « Il est encore tôt », relève Roger Camoin, adjoint (PS) et candidat, programmes en main. Un tract laissé sur une porte n’empêche pas la plupart de s’ouvrir, souvent avec le sourire. « Je la trouve bien cette campagne » remarque Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint et en lice sur la liste. « Les gens sont préoccupés dans la période, mais rares sont ceux qui nous refusent ou sont hostiles », confie-t-il.

    « Les élus n’ont pas peur de se mouiller les mains »

    Ce climat favorable est partagé par la militante accompagnant l’élu dans les escaliers du bâtiment G. « Il y a une bonne ambiance », estime Florence Dantin, militante associative du logement. Elle fait remarquer que « les élus se bougent et n’ont pas peur de se mouiller les mains », tout comme les candidats, à l’instar des deux adjoints et d’Annie Kinas, également de la partie. « C’est notre rôle de faire le trait d’union entre le bilan dont nous sommes comptables et le programme que l’on veut mettre en œuvre », résume Henri Cambessédès.

    Dans ce grand ensemble d’habitat social, la proposition de « créer une assurance Habitation communale pour redonner du pouvoir d’achat à chacun » figurant dans le programme fait sens, aux côtés des engagements à « mener un combat déterminé pour la dignité des locataires du parc social et privé ».

    Au dos du programme figure l’invitation au « grand meeting » d’avant 1er tour, prévu jeudi 12 mars à 18h à la salle du Grès. En attendant, deux réunions publiques de quartier sont organisées pour parler des propositions, au parc Julien-Olive de 15h à 17h mercredi 25 février, ainsi qu’à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi 26, à 18h.

  • Le RN veut restreindre l’accès des visiteurs aux urgences à Marseille

    Le RN veut restreindre l’accès des visiteurs aux urgences à Marseille

    Après avoir voulu restreindre l’accès à certaines plages et parcs, qu’il veut réserver aux seules familles et personnes âgées à travers un « pass anti-racailles », Franck Allisio s’attaque à l’hôpital. à l’occasion d’une conférence de presse ce lundi matin, le candidat du RN à Marseille a en effet annoncé qu’il souhaitait « investir dans des sas de sécurité aux urgences avec filtration et une doctrine simple : un patient aux urgences, un seul accompagnant ». « L’objectif est simple, améliorer les conditions d’accueil des patients, mais aussi éviter que les médecins s’inquiètent de leur sécurité », explique-t-il en lisant ses notes. Une mesure qui s’accompagne de l’installation de bureaux de police municipale ouverts 24h/24 dans les hôpitaux volontaires, d’aides à l’installation de vidéosurveillance ou de boutons d’alerte pour les cabinets médicaux, de subventions pour lutter contre les déserts médicaux urbains…

    Mais, interrogé sur les modalités concrètes de mise en œuvre de cette limitation du nombre d’accompagnants aux urgences, le député de Marignane reste évasif. « Une règle sera fixée, on la fera respecter au besoin par la police municipale », répond-il. Et pour cause. « La police des visites est un pouvoir du directeur », explique Me Caroline Lantero dans un entretien pour la revue juridique Dalloz. Un pouvoir encadré par une jurisprudence qu’oublie le parlementaire.

  • Solliès-Pont cœur à gauche pour une ville plus citoyenne

    Solliès-Pont cœur à gauche pour une ville plus citoyenne

    « Nous portons le projet d’une ville solidaire, c’est-à-dire une ville où chacun a sa place dans tous les domaines », rappelle la tête de liste de Solliès-Pont cœur à gauche, Christiane Vincent (apparentée PCF), en introduction de cette nouvelle réunion publique à laquelle était tout particulièrement convié le monde associatif. Et présente « un programme complètement en rupture avec la droite qui décide pour les gens sans leur demander leur avis ».

    Jean-Pierre Luquand (les Écologistes) a mis en avant l’engagement des colistiers eux-mêmes pour l’intérêt général comme bénévoles aussi dans différentes structures de la ville ou de la communauté de communes. « Le monde associatif c’est aussi le ciment d’une démocratie participative, c’en est le vecteur principal », explique-t-il, en donnant quelques pistes pour le développer. Par le renforcement entre autres de postes spécialisés d’agents sur la citoyenneté. Ou encore d’appuyer la formation des bénévoles et donner plus de visibilité à l’action associative. Et la promouvoir également. Sans compter la simplification des démarches administratives.

    Un manque à combler

    « Mais aussi et surtout garantir la liberté sans discrimination », reprend le responsable associatif et politique qui a été à la tête du Club 210, une asso qui se donne pour mission d’œuvrer pour une société plus humaine en privilégiant ainsi les liens sociaux. « On n’a jamais eu un rapport qu’on estime normal avec la commune », souligne-t-il.

    Laure Lagier, conseillère municipale d’opposition sortante (SE), confirme : « À Solliès-Pont, il y a 154 associations répertoriées sur toute la communauté de communes alors que sur une ville comme Mouans-Sartoux où il y a 1 000 habitants de moins, même, on en dénombre 240. »

    Pour l’enseignante Oriane Pinto-Marchal (SE), la population est en attente de changement avec une participation plus active des citoyens à la vie de la commune. Parmi les manques auxquels il est urgent de remédier et dans le programme de Solliès cœur à gauche, elle met en avant la création d’une Maison des jeunes, dans laquelle ils pourraient se retrouver et échanger entre eux et « avec des bénévoles plus âgés, qui viendraient donner de leur temps et parler de leurs expériences ». Un lieu dans lequel se trouverait un psychologue : parce que « nos jeunes souffrent. Ils ne vont pas très bien aujourd’hui, dans le monde dans lequel on vit. »

    Pour le communiste Alain Bolla, « il ne peut pas y avoir de solidarité sans un développement des services publics et sans une vie associative très intense ». Et, poursuit-il, « dans une ville comme celle de Solliès-Pont, ça manque énormément ».

    Donc tout reste à faire pour renforcer ce lien social. Et de conclure : « C’est une donnée fondamentale pour une ville plus solidaire, plus citoyenne basée sur la démocratie participative. »

  • Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Patrick de Carolis a « fracturé la ville », accuse Nicolas Koukas (PCF), candidat de l’Union pour Arles. La faute, peut-être, à une façon de gouverner « très verticale » dont il veut se démarquer. « Sur les six dernières années, les habitants n’ont pas eu le sentiment d’être écoutés, considérés, entendus, on a décidé à leur place. La question de la méthode est très importante. On a un fonctionnement tout à fait différent. » À commencer par « la réalisation du programme qui s’est fait en concertation pendant de longs mois. »

    Le candidat veut mettre en place une gestion communale du quotidien qui intègre les habitants, avec des services publics de proximité. « On rouvrira et on redonnera vie à toutes les mairies annexes, qui deviendront de véritables maisons des services publics pour que les démarches soient accessibles. » Le programme prévoit de doter les conseils de quartiers et de villages de budgets propres pour que les riverains « décident d’eux-mêmes des investissements ». Nicolas Koukas plaide également pour la tenue de réunions trimestrielles entre élus, administrés et services municipaux pour évaluer les avancées des politiques publiques et les adapter aux besoins.

    Une ville qui protège

    Le candidat veut non seulement une « ville plus juste », mais aussi « une ville qui protège ». Une ambition qui passe par des mesures comme le rétablissement de la gratuité de la première heure du périscolaire, un grand plan de rénovation des écoles doté de 12 millions d’euros sur six ans, la création d’un centre municipal de santé, en lien avec l’hôpital public, « pour permettre à chaque Arlésien de se soigner, même sans médecin traitant » ou encore la mise en place d’une brigade municipale du logement, chargée de lutter contre les marchands de sommeil et les logements indignes ou le renforcement de la présence des médiateurs sociaux et des éducateurs de rue pour une meilleure prévention.

    Côté pouvoir d’achat, Nicolas Koukas s’engage à ne pas augmenter les impôts locaux mais envisage une hausse du tarif d’entrée dans les monuments (entre 3,5% et 5%) pour obtenir de nouvelles recettes et investir dans d’autres politiques publiques, comme la gratuité des transports, « notamment pour les personnes âgées ». « On a fait estimer ce coût, qui est d’environ 300 000 euros à l’ACCM. On le prendra en charge. On va aussi enclencher une réflexion plus large pour l’ensemble de la population. »

    Le candidat veut également faire baisser les factures avec un projet de géothermie. « On travaillera en lien avec un opérateur public pour créer un réseau de chaleur urbain, sortir des énergies fossiles et des logiques de marché en valorisant les ressources renouvelables et chauffer les bâtiments publics, les logements collectifs et les entreprises », explique-t-il.

    S’agissant du budget communal, Nicolas Koukas compte bien pousser pour obtenir « la reconnaissance par l’État d’un statut particulier en association avec d’autres communes qui ont la même caractéristique que nous, à savoir qu’elles sont très étendues et que les recettes qui sont les leurs dépendent du nombre d’habitants et pas de leur superficie ».

  • Ces candidats de Toulon en Commun désignés par le collectif

    Ces candidats de Toulon en Commun désignés par le collectif

    La chef de file Magali Brunel (PS) a tenu avant de présenter la liste de faire un point sur « le climat très tendu de cette fin de campagne » : « Notre permanence, comme vous le savez, a été vandalisée, taguée ces derniers jours, et le soir même les participants à notre réunion publique ont été pris en photo. » Une atmosphère délétère, ajoute-t-elle, alors que ce sont les projets qui devraient être mis en évidence et les talents des colistiers.

    Jacques Blandin (PS) s’est attaché ensuite à expliquer la méthode qui préside à la prise de décision à Toulon en commun (TEC), c’est-à-dire l’assemblée populaire. « Celle d’avril 2025 a choisi à l’unanimité Magali comme tête de liste », rappelle-t-il. Et de poursuivre en expliquant « les belles rencontres » qu’a occasionnées l’appel à candidature. Comme celle d’avec Sonia et Naziha, deux jeunes femmes pleinement investies dans la défense de leur quartier de la Beaucaire et de ses locataires.

    Pèire Costa (Régions et peuples solidaires) a montré lui les paramètres utilisés pour constituer une équipe équilibrée tout à la fois sur le plan des savoir-faire, des âges, des quartiers et des compétences.

    Mais également entre ceux qui sont issus de la société civile et ceux qui sont encartés, précise-t-il, en rappelant que 12 partis politiques soutiennent la liste Toulon en commun.

    « Nous n’avons pas voulu organiser un casting, pas d’influenceurs, pas de vedettes, pas de noms ronflants qui cachent l’absence de compétences et la vacuité des programmes », intervient André De Ubeda (PCF).

    Et de lancer : « À Toulon en commun, personne ne doit rien à personne et tout le monde doit au collectif ! »

    Divers et représentatifs

    Puis, toujours sur le même ton, des oreilles ont dû siffler : « Oui, nous aussi nous aimons Toulon et nous nous y habitons [contrairement à Laure Lavalette (RN) et Michel Bonnus (LR), Ndlr.] , mais cela ne suffit pas à établir une bonne gestion. »

    Le conseiller municipal en deuxième position sur la liste affirmant que Toulon en commun privilégie les compétences sociales, humaines et politiques à tout le reste.

    Et de conclure : « C’est pourquoi il y a une diversité qu’à coup sûr vous ne trouverez pas ailleurs. Certes, nous avons deux directeurs d’école et un conseiller pédagogique et d’autres catégories d’enseignants, mais les nôtres sont vraiment de gauche. Mais aussi beaucoup de syndicalistes dont deux secrétaires généraux. Mais également des ingénieurs, architectes, urbanistes, femmes seules avec enfants, entrepreneurs, spécialistes de la petite enfance, artisans, spécialistes de la santé, commerçantes, diplomates… et des ouvriers. »

    Beaucoup de jeunes aussi, jeunes actifs, étudiants, très impliqués dans des missions associatives, notamment dans la lutte pour le droit des femmes, souligne Magali Brunel.

    Une complémentarité également, ajoute-t-elle, entre ceux qui portent la mémoire du collectif, présents depuis 2020, et les nouveaux qui sont venus enrichir le groupe.

    La tête de liste insiste également sur le fait que « parmi les dix premiers de la liste, se retrouve cette même diversité » : Et de préciser : « Nous avons des représentants du monde du travail, des spécialistes de droit, d’économie, mais aussi des personnes qui connaissent très bien le milieu immobilier et la question du logement, des sujets sur lesquels nous nous battrons très fort. » En tout cas, l’équipe est prête à entrer sur le terrain comme elle l’a réellement jamais quitté.

    * Pour retrouver la liste
    dans son intégralité :

    https : //toulonencommun.com

  • Une colistière de Lionel Royer-Perreaut avec Pierre Huguet

    Une colistière de Lionel Royer-Perreaut avec Pierre Huguet

    Mardi soir devant l’église de Mazargues (9e), à l’occasion du lancement de sa campagne, la tête de liste du Printemps marseillais pour les 9e et 10e arrondissements Pierre Huguet (G.s) insistait, avec le maire (DVG) sortant Benoît Payan, sur l’importance de dépasser les clivages partisans. Un message désormais concrétisé. L’actuelle adjointe chargée du développement économique Sophia Mabrouk, élue en 2020 avec l’ex-maire (Ren.) des 9-10 Lionel Royer-Perreaut, figurera en effet sur la liste du président du groupe Printemps marseillais « en bonne position », confirme celui-ci.

    « Aujourd’hui, les valeurs de la droite ne sont pas mes valeurs, et celles du RN encore moins », justifie la cheffe d’entreprise native de la Cayolle (9e), désormais en reconversion pour devenir infirmière. Développeuse économique, elle avait lancé une plateforme solidaire pour les entreprises au moment de la pandémie de Covid. C’est à cette occasion qu’elle avait fait la rencontre de Lionel Royer-Perreaut et était entrée en politique. « Ce qu’il incarnait en termes de proximité transcendait la politique, c’est ce que j’ai retrouvé avec Pierre Huguet », assure celle qui regrette la « fracture » laissée dans la majorité de secteur avec le départ de son ancien maire élu à l’Assemblée nationale en 2022. Elle déplore, aussi l’absence des élus de la majorité de droite dans les 9-10 au moment de la mort de Socayna le 10 septembre 2023, à Saint-Thys (10e). « C’est un choix personnel, je n’ai pas de parti mais des valeurs, avec lesquelles je ne transige pas », précise encore l’adjointe de secteur qui explique avoir échangé avec Pierre Huguet « il y a quelques semaines ».

    Face à l’extrême droite

    « Sophia Mabrouk incarne cette ouverture à la société civile qui est dans l’ADN même du Printemps marseillais », vante de son côté la tête de liste de l’union de gauche dans les 9-10. Et d’appuyer : « La raison pour laquelle on a échangé, c’est pour savoir comment faire barrage au RN dans le secteur. Martine Vassal et son équipe, Laure-Agnès Caradec [tête de liste LR dans les 9-10, Ndlr.] n’incarnent pas cette résistance à l’extrême droite, ils sont dans l’ambiguïté. »

    Historiquement acquis à la droite marseillaise, le secteur avait basculé à l’extrême droite lors des dernières législatives anticipées en élisant un député ciottiste, à la faveur des divisions entre LR et Renaissance. De quoi donner des ambitions à la tête de liste du RN Eléonore Bez, tandis qu’à la faveur des changements de vent quatre élus de la majorité avaient viré à l’extrême droite. Leurs délégations avaient été aussitôt retirées par la maire (DVD) Anne-Marie d’Estiennes d’Orves. « Le seul rassemblement capable de croire l’extrême droite est le Printemps marseillais », veut désormais croire Pierre Huguet.