Tag: Montpellier

  • Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    C’est une équipe du Montpellier Hérault Rugby revancharde qui attend le RC Toulon, ce samedi. Après son titre de champion en 2022, le club héraultais a frisé la correctionnelle en 2024 (13e, maintenu pour un point en barrage face à Grenoble), et connu deux exercices 2023 (11e) et 2025 (9e, à une place d’une qualification en Champions Cup) décevants.

    Avec douze arrivées pour quinze départs, le MHR a remanié son effectif plus que n’importe quelle autre équipe du championnat, y ajoutant des joueurs d’expérience tels que le deuxième ligne international gallois Adam Beard et le demi de mêlée international écossais Ali Price. Mais, aussi, de jeunes promesses comme le centre des Pumas argentins Justo Piccardo (23 ans) et le troisième ligne international australien Langi Gleeson (23 ans). Si tel que le relate L’Équipe le président Altrad annonce que l’objectif « est de finir dans les quatre, et ça commence par Toulon », Joan Cadullo, le manager, parle quant à lui des « phases finales ».

    « Bien sûr qu’ils peuvent le faire. Chaque année, les compteurs sont remis à zéro », affirme Pierre Mignoni. La manager du RCT s’attend à « un gros défi » face à un pack avant qui présente des arguments (le néo-Bleu Erdocio, Uelese, Veraheghe…). « C’est une équipe rugueuse, très forte sur ses bases que sont la mêlée, la touche… Il faudra être éveillé et pouvoir les contrer sur ces phases-là », prévient Swan Rebbadj. « Ils ont fait de bons matches amicaux [victoires 5-26 à Pau et 24-34 à Perpignan, Ndlr]. Ils ont deux ou trois individualités, mais on s’est plutôt recentrés sur notre jeu », détaille Oliver Cowie.

  • L’intersyndicale en ordre de marche

    L’intersyndicale en ordre de marche

    Doublement des franchises médicales, gel des prestations sociales, suppression de deux jours fériés, gel des salaires et des pensions, suppressions de postes… En réaction à des mesures « d’une brutalité sans précédent », le ton du communiqué de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) s’est révélé particulièrement grave le 29 août. « Ensemble, nous alertons solennellement sur ce contexte et la situation de notre pays. Depuis le passage en force du Président de la République sur la réforme des retraites, notre pays s’enfonce dans une profonde crise sociale et démocratique », prévient-elle.

    Depuis, les organisations départementales se sont regroupées les unes après les autres ces derniers jours. En ligne de mire : se positionner en soutien pour le 10 septembre, et préparer la grève du 18. Avant la pause estivale, il était déjà question de poser une date en septembre, mais l’ambiance explosive du mouvement citoyen « Bloquons tout » et les annonces de Bayrou ont accéléré la cadence. « Cet été, l’intersyndicale a repris du poil de la bête, et c’est une très bonne nouvelle », constate Serge Ragazzacci, secrétaire général de la CGT de l’Hérault, qui partage sans détour l’humeur du texte collectif. « Le mot d’ordre, c’est le rejet des mesures de François Bayrou. Ce projet de budget vient confirmer les politiques de rigueur et d’austérité que nous subissons depuis longtemps et qui ont conduit à creuser les inégalités du pays. La fortune des plus riches a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale », rappelle-t-il.

    Convaincue « qu’un autre budget est possible », Myriam Vermale abonde : « Les annonces du 15 juillet sont inadmissibles. Nous nous opposons à toutes ces propositions. Ça va être catastrophique », réagit encore la co-secrétaire de la FSU-Snuipp du Gard. « Surtout au regard de tous les cadeaux fiscaux offerts aux entreprises… Comme les 211 milliards d’aides publiques proposées sans contrepartie. Il est injuste de demander aux plus petits salaires de payer la dette ! »

    Pour le 10 et le 18, des préavis de grève à dispo

    Très concrètement, l’intersyndicale n’appelle pas à la grève le mercredi 10 septembre, mais elle soutient l’initiative du blocage citoyen. « Notre mode d’action, c’est l’entreprise, explique Serge Ragazzacci, à la CGT. Il y aura des préavis à disposition pour ceux qui le souhaitent. Nous sommes en train de contacter les bases syndicales pour les encourager à se réunir et à prendre la température. Et puis on va utiliser cette mobilisation pour réussir la grande journée de grève en intersyndicale le 18 », détaille-t-il.

    Pas question de mettre les deux journées en concurrence en somme : dans leur esprit, la deuxième journée tentera de profiter de l’émulation populaire suscitée par la première. En réunion, Solidaires a également plaidé pour démarrer les tractages intersyndicaux sur le 18 juste après la mobilisation du 10. Histoire de ne pas semer la confusion…

    Secrétaire départemental de l’Unsa 34, Elian Bourgade s’avoue très optimiste. « Les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit ! Et ce n’est pas qu’un mot… Je pense qu’il y a un vrai terreau, j’ai le sentiment que nous allons réussir à organiser une belle mobilisation », confie-t-il.

    Dans l’optique d’une démission de François Bayrou au lendemain d’un « vote de confiance » qui devrait bel et bien le conduire à sa perte, pas question non plus de faire marche arrière. « On est engagé sur un processus qui porte sur la défense des salariés, pas sur un changement de casting », poursuit Serge Ragazzacci (CGT).

    Ensemble, les huit syndicats réclament des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services publics, des mesures pour lutter contre la précarité, des investissements au profit de la transition écologique, plus de justice fiscale, une protection sociale de haut niveau et l’abandon de la retraite à 64 ans… Des revendications à l’opposé des orientations gouvernementales actuelles. C’est dire l’enjeu et l’ampleur de la tâche.

    * À Montpellier, pour la manif
    du 18, l’intersyndicale appelle
    à se réunir dès 10h30 sur la place Albert-1
    er.

    à Nîmes, rendez-vous à 14h30 aux Jardins de la Fontaine.

    L’intersyndicale a également
    mis en ligne une pétition via le site «
     Stop budget Bayrou »
    et la plateforme Change.org.
    Elle a atteint plus de 370
     000 signatures.

  • À l’appel de la CGT, des électriciens gaziers débrayent

    À l’appel de la CGT, des électriciens gaziers débrayent

    Les électriciens gaziers parmi les premiers à dégainer. Certes ils n’étaient que quelques dizaines mardi 2 septembre sur le site de Trencavel à Montpellier au moment de lancer la grève reconductible. Mais selon la CGT, le mouvement pourrait monter en puissance jusqu’aux prochaines journées de mobilisation.

    D’abord le 10 septembre à l’appel du collectif citoyen « Bloquons tout », avec des actions dans les entreprises. Et surtout le jeudi 18 septembre, rendez-vous pris par l’intersyndicale contre la vie chère, la casse des services publics et l’austérité d’un gouvernement sur la sellette. « Bayrou ou pas Bayrou, cela ne changera rien au quotidien des Français. Il faut changer d’axe politique. On veut des appels dans le privé et gagner la grève », martèle Serge Ragazzacci.

    En cette rentrée qui pourrait être explosive, le secrétaire de la CGT 34 s’est rendu sur le premier piquet de grève pour jauger l’état d’esprit. « 100% de mécontents ne font pas 100% de grévistes. Il y a parfois de la résignation, on va voir. » Si les électriciens gaziers sont parmi les premiers à faire grève, c’est aussi parce qu’ils ont des revendications propres. La première concerne les ménages frappés par la hausse du prix des abonnements de gaz et d’électricité à cause du passage de 5,5% à 20% de la TVA. « 12 millions de foyers se retrouvent en précarité énergétique. 68% des foyers disent avoir réduit leur chauffage », illustre Sabrina Guillaud, secrétaire générale de la CGT Mines Énergie 34.

    Depuis la privatisation rampante d’EDF-GDF dans les années 2000, les « usagers » désormais appelés « clients » sont les grands perdants. « Les prix ont explosé sous le coup de la spéculation des nouveaux acteurs, alors qu’on devrait payer l’énergie moins cher qu’il y a 20 ans », déplore Serge Ragazzacci, qui réclame un « grand plan national contre la précarité énergétique ».

    Hausse des salaires

    Mais plutôt que de redonner des moyens à ce service public, l’État continue à le détricoter, regrette Sabrina Guillaud. « Entre 2021 et 2024, nos salaires ont baissé de 4% avec l’inflation pendant que les dividendes du CAC40 ont bondi de 40% », calcule la secrétaire générale. Plutôt que des primes, son syndicat réclame 9% d’augmentation des salaires et le maintien d’une grille salariale commune, rare vestige du statut. « Engie, Enedis, GRDF, EDF, RTE… ils veulent multiplier les grilles pour nous diviser encore plus », redoute Sabrina Guillaud.

    Face au délitement de l’ex-entreprise publique désormais société anonyme, elle souhaite le retour des formations et des missions. « On a de plus en plus d’intérimaires. Les conseillers ne récupèrent que les appels complexes. L’exécution ne représente plus que 15% de nos tâches. On se retrouve souvent donneurs d’ordre de prestataires. Peu à peu on perd notre savoir-faire », constate la cégétiste qui observe une montée des burn-out.

    Tandis que la CGT cherche à mobiliser ses troupes lors de premières assemblées générales, Serge Ragazzacci espère que ces prémices se muent en véritable mouvement de contestation. « Le mécontentement général est réel, la mobilisation reste inconnue. » Les premiers éléments de réponse ne devraient plus tarder.

  • MHR : la reconquête, acte II

    MHR : la reconquête, acte II

    Montpellier court après le temps perdu. Depuis 2019 et le départ du manager néo-zélandais Vern Cotter, il s’est perdu dans des fausses pistes, erreurs de casting et stratégies illisibles. Durant six saisons, il a chuté d’un cran ne sauvant cette traversée du désert que par une qualification en phase finale et un premier bouclier de Brennus, tombé du ciel en 2022.

    À l’aube de sa 23e saison d’affilée en Top 16 ou Top 14, le MHR aspire à une certaine stabilité et la reconquête de son un statut. À l’été 2024, le président Mohed Altrad a nommé aux commandes un jeune manager : Joan Caudullo, passé de la gestion d’un centre de formation à la tête de l’équipe professionnelle. Entouré de techniciens du sérail comme Paillaugue, Doumayrou, Bes, Valls…, l’ancien talonneur du MHR a essuyé quelques plâtres et reconstruit un premier étage. Avec une 9e place, à sept points du 6e, premier qualifié pour la phase finale, et à la lisière d’une qualification en Champions cup.

    « On est dans l’année II du projet, l’ambition est de retrouver notre place, c’est-à-dire être dans les premiers. On a fait un recrutement pour ça », assure Joan Caudullo, désireux de s’éloigner du vertige d’une relégation et de se hisser dans le top 6.

    Le manager veut faire mieux, le président attend beaucoup mieux. Et veut aller plus vite dans le redressement. « On a tout ce qu’il faut cette année. L’an dernier, notre staff expérimental a montré des qualités extraordinaires. Donc, l’objectif, c’est être dans les quatre (premières places). Je sens une énergie qui émane de vous tous, on a besoin de cette énergie », a-t-il fixé comme objectif dans un championnat, où tous les clubs veulent faire mieux par-delà les deux gros calibres : Toulouse et Bordeaux.

    Tout le monde n’avance donc pas à la même vitesse. Tout le monde est néanmoins d’accord pour reconquérir le statut d’un candidat au titre comme ce fut le cas entre 2010 et 2019. Attaché à son club formateur, comme ses adjoints, Joan Caudullo veut aussi soigner l’image, balafrée par les incohérences politiques et les mauvais résultats, et les fondations à travers la formation.

    Au cours d’une première saison expérimentale, Caudullo a fait simple autour de vieilles recettes languedociennes : la défense et les avants. Les deux premières victoires amicales devant Pau et à Perpignan ont conforté ce savoir-faire.

    « On a trouvé une unité »

    Le manager veut désormais étoffer le jeu. Solide sur les fondamentaux, il a besoin d’élargir son champ d’action de son équipe. Il a recruté en conséquence six trois-quarts. Notamment un centre argentin Justo Piccardo et un autre anglais Lennox Anyanwu pour densifier le centre du terrain.

    Si le Stade toulousain, l’UBB, Toulon… s’appuient sur des charnières rodées et influentes, le MHR s’avance vers une énigme. En l’absence de l’Écossais Stuart Hogg, opéré fin avril d’une rupture du tendon d’Achille, il attend qu’émerge un nouveau demi d’ouverture. Le jeune Hugo Reus, arrivé de la Rochelle en février, a besoin de confirmer son potentiel. À moins que l’Argentin Domingo Miotti (Oyonnax) ou Thomas Vincent (Agen), arrivés l’été 2024, ne se révèlent à retardement.

    Pour faire mieux dans le jeu et les résultats, Montpellier a besoin de redevenir souverain à domicile. Ses quatre défaites, l’an passé, ses six défaites la saison d’avant, ont posé ses limites sportives, mais aussi altéré le soutien d’un public, éparpillé, voir égaré par tant d’incohérences.

    « On a trouvé une unité entre cette équipe et ses supporters. Ici, on est capable de mettre 12 000 personnes dans le stade. Il n’y a qu’une chose, il faut qu’on gagne les matches, c’est tout », préconise l’expérimenté directeur du rugby Bernard Laporte.

    Dans un stade dont l’affluence moyenne est tombée en deçà de 10 000 spectateurs (9 358), Montpellier, 7e ville de France, doit reconquérir son public et se fondre dans l’élan festif d’un Top 14, dont huit clubs ont augmenté leur jauge l’an passé.

    Le 20 décembre, l’inauguration de la ligne 5 du tramway peut aider le MHR à désenclaver le Septeo Stadium, nouveau nom du stade, et favoriser l’afflux du public. La station « Ovalie » construite au pied des travées peut-elle aussi apaiser les différends entre le maire Michaël Delafosse et le président Mohed Altrad, focalisés sur les prochaines élections municipales ?

  • TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    Le jour J est venu pour le RCT et les treize autres équipes du Top 14. Ce samedi marque le coup d’envoi de la saison, après près de trois mois d’interruption. Une pause qui a permis aux Toulonnais de se préparer aux échéances à venir, en dépit des deux défaites – anecdotiques – face à Perpignan (50-19) et Clermont (31-24). « Je suis excité de retrouver la compétition. Je trouve les garçons plutôt bien sûr cette fin de prépa », avance Pierre Mignoni. Le manager est conscient d’être attendu après la 3e place obtenue la saison dernière, dans un championnat qui s’annonce serré : « On sait qu’on est très attendu contre cette équipe de Montpellier. On avait un plan sur la préparation, sur l’attaque, la défense, la stratégie. On essaie d’être prêt, on sait que ce ne sera pas parfait pour les deux équipes. »

    Cowie et Brex au centre

    Avec sept arrivées et dix départs, l’effectif a subi un certain lifting, mais conserve une ossature semblable à celle de l’année dernière, malgré une troisième ligne amputée de joueurs importants, tels qu’Isa et Le Corvec : « C’est mieux que si on avait changé quinze joueurs. On a vite trouvé des repères. On a vu de bonnes choses face à Clermont. Là, je veux voir notre lien en attaque et en défense, et l’intensité sur les touches, les mauls, les plaquages, en mêlée… », prévient l’entraîneur du RCT, qui veut s’appuyer sur « un des plus gros paquets du Top 14 ».

    Mais aussi sur ses autres forces, malgré des absents de marque (Villière, Ollivon, Abadie, Jaminet, pour ne citer qu’eux) : « On est obligés de s’adapter à notre jeu, sans tout bouleverser. à nous d’être audacieux avec les joueurs qu’on a. On a beaucoup de qualités, de vitesse, mais pour l’utiliser, il faut combattre », annonce Mignoni. Il faudra aussi recomposer un centre orphelin de Fainga’anuku. Pour ce faire, le technicien varois compte sur la jeunesse d’Oliver Cowie (20 ans), appelé à prendre de l’épaisseur après une saison minée par les blessures : « Je le sens très bien. C’est un garçon très intelligent, il s’est développé physiquement et techniquement, il a beaucoup travaillé. » « [La blessure] m’a permis de travailler des choses que je n’aurais peut-être pas travaillé, affirme l’intéressé. Je pense que ça m’a fait du bien pour être prêt cette saison. »

    Cowie sera aligné d’entrée avec l’une des recrues, l’expérimenté Italo-Argentin Ignacio Brex (33 ans), arrivé de Trévise et avec qui la complémentarité semble prometteuse : « On va attendre le premier match quand même, tempère leur entraîneur. Ils ont du déchet, car on leur demande d’être audacieux, de tenter des choses. Je veux les voir dans l’adaptation. »

    « On s’est bien trouvé face à Clermont, “Nacho” a beaucoup d’expérience, il est très bon sur la communication avant d’avoir le ballon. On sait ce qu’il va faire, donc c’est plus facile de se trouver. J’espère qu’on développera encore plus ce duo », se réjouit Oliver Cowie. C’est tout le mal qu’on souhaite au RCT.

  • 20 ans d’un fabuleux plaidoyer pour les arts du monde arabe

    20 ans d’un fabuleux plaidoyer pour les arts du monde arabe

    Voilà 20 ans, cette année, que le festival Arabesques, porté par l’association Uni’sons, implantée au cœur du quartier populaire de la Paillade, invite à une immersion dans les arts du monde arabe, célébrés dans toute leur diversité. La musique, bien sûr, de la pure scène traditionnelle à la scène contemporaine, mais aussi le théâtre, les contes, la danse ou encore l’humour… Un véritable plaidoyer, porteur « de toutes les valeurs autour de la transmission, du rassemblement, de la coexistence pacifique. Montrer que c’est possible, que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise », résume Habib Dechraoui.

    « Quand on a créé Arabesques, le but était de travailler pour les gens qui sont le plus éloignés de la culture. Car je reste persuadé que ce sont eux qui en ont le plus besoin », confie le directeur de ce festival qui reste très peu cher comparé aux manifestations du même acabit. Tout le travail de médiation, de lien opéré par Uni’sons durant toutes ces années a porté ses fruits. « Je pense que nous sommes le festival le plus mixte en termes de public », assure Haboib Dechraoui. La médina éphémère d’Arabesques, cœur battant du festival niché sous les pins du domaine d’O, « est à l’image de la société actuelle. Un public mixte, jeune, âgé, familial… Ça, ça se travaille, ça se monte avec des convictions », insiste-t-il.

    Oum Khaltoum et Rachid Taha

    Cette 20e édition « sera marquée par la gratitude, la transmission et l’audace ». La gratitude envers ces artistes fidèles, amis du festival : Dhafer Youssef, l’Orchestre national de Barbès, Natacha Atlas, Hervé Koubi, Orange Blossom, Le Comte de Bouderbala, Jihad Darwiche, Labess…

    La transmission, elle, prendra la forme de deux hommages. Le premier sera dédié à Oum Kalthoum, « la plus grande icône de la musique arabe », dont 2025 marque les 50 ans de la disparition. Pas moins de cinq rendez-vous lui seront consacrés, notamment en ouverture du festival le 9 septembre à l’opéra Comédie, avec la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani et le lendemain, 10 septembre au même endroit, à travers cette fois un spectacle dansé. À noter également, le 20 septembre au théâtre Jean-Claude Carrière, l’hommage du groupe Love and Revenge, qui présentera un projet autour de Oum Khaltoum.

    L’autre grande figure mise à l’honneur est Rachid Taha, « le défricheur, le transgressif, le rockeur made in Casbah ». Un grand concert-création lui est consacré (13 septembre, amphi d’O), qui réunira son ami rockeur Rodolphe Burger et le « Couscous clan », comme Rachid Taha aimait à appeler ses musiciens (Justin Adams, Sofiane Saidi, Yousra Mansour, Hakim Hamadouche, Franck Mantegari, Kenzi Bourras…)

    Après un focus Palestine l’an dernier, Arabesques a choisi, cette année, de mettre en lumière l’effervescence de la scène artistique marocaine, en partenariat avec la fondation Hiba. « Pas moins de 10 groupes marocains figurent dans la programmation », indique Habib Dechraoui. La nouvelle scène y est bien représentée, à découvrir notamment lors de la soirée Arabesques Sound System organisée le 11 septembre sur le toit du Corum. Najat Aâtabou, diva de la musique chaâbi marocaine, donnera un concert exceptionnel pour les 20 ans d‘Arabesques le 14 septembre à l’amphithéâtre d’O. À ne pas manquer non plus, toujours dans ce focus Maroc, le cabaret des Cheikhats (14 septembre, théâtre Jean-Claude Carrière), « des hommes en robe, maquillés comme des divas, qui revisitent le répertoire de ces femmes libres mais marginalisées, qui dénoncent les injustices et offrent l’ivresse des chants et des danses du patrimoine populaire marocain. Un hommage plein d’aplomb, qui brise des tabous toujours vivaces. »

    Cette édition anniversaire sera également l’occasion de découvrir en avant-première plusieurs nouveaux albums : celui du maître du oud, vocaliste et compositeur Dhafer Youssef (19 septembre, amphithéâtre d’O) ; celui de la chanteuse égypto-anglaise Natacha Atlas, qu’elle présentera à l’issue d’une résidence d’une semaine au domaine d‘O (12 septembre théâtre JC Carrière) ; celui du chanteur Labess, qui propose, avec son groupe aux origines multiples, une sorte de gypsy-chaâbi (21 septembre théâtre JC Carrière) ; enfin celui de l’Orchestre national de Barbès, qui fête cette année ses 30 ans et se produira en clôture du festival (21 septembre, amphi d’O). En tout, une bonne centaine d’artistes sont attendus pour célébrer, à rebours des cloisonnements, le lien, le partage, la diversité.

  • La France sera-t-elle bloquée le 10 septembre ?

    La France sera-t-elle bloquée le 10 septembre ?

    François Bayrou a-t-il craint le mouvement du 10 septembre ? En annonçant un vote de confiance le 8 septembre, le Premier ministre a de grandes chances de tomber mais il éteindra peut-être la mobilisation prévue deux jours plus tard.

    Car l’appel à « bloquer tout » lancé sur les réseaux sociaux par des groupes nébuleux a très vite pris de l’ampleur, attisé par la présentation du budget du Premier ministre. Au vu de l’ampleur prise sur internet, le gouvernement a rapidement pris conscience de l’émergence d’un mouvement apartisan et sans chef qui rappelle en tout point celui des Gilets Jaunes. Certains d’entre eux ont d’ailleurs réactivé les groupes qui se rassemblaient sur les ronds-points mais nul ne peut pour l’heure prévoir l’ampleur de la mobilisation. Les formes d’action sont également floues entre grève, boycott de certains produits, désobéissance civile ou blocage de la circulation.

    Mais une partie des Français semble bien décidée à se mobiliser. Depuis la mi-août, les groupes se multiplient sur les réseaux sociaux et notamment sur Telegram pour l’organisation de cette journée. Ces discussions ont permis l’émergence de réunions qui se sont déroulées un peu partout sur le territoire.

    La CGT et la gauche au soutien

    Dans le Gard par exemple, si des citoyens se sont déjà retrouvés à Nîmes, Génolhac ou à Alès et ont déjà tracté au « rond-point des Gilets Jaunes » route de Bagnols-sur-Cèze pour informer sur le 10 septembre, de nombreuses autres réunions sont prévues samedi 30 août comme au Stade des Costières de Nîmes (16h30) ainsi qu’à Bessèges (18h) et au Vigan (12h). Dans l’Hérault, ils étaient déjà 200 pour la 4e assemblée générale devant le Corum mardi 26 août et se sont mis d’accord pour débuter les actions à 6h du matin.

    Prise de vitesse par le mouvement des Gilets Jaunes qu’elle a mis du temps à soutenir, la gauche, de LFI au PS, a cette fois immédiatement soutenu l’initiative. Jean-Luc Mélenchon a même appelé à la grève générale. « Il y a eu une première réunion à Alès où il y avait 35 personnes avec des gens qui venaient à titre personnel. L’enjeu pour nous c’est de maintenir l’autonomie et l’indépendance du mouvement, donc d’être en soutien et pas à la manœuvre. On espère que les syndicats vont s’activer parce qu’on en a besoin », rappelle Armand Crepin, chef de file de la FI à Alès.

    Mercredi 27 août, la CGT a annoncé se lancer dans le mouvement : « Nous avons décidé d’appeler à la grève pour la journée du 10 septembre et on proposera à l’intersyndicale nationale une date unitaire en septembre », précise Marie Dufresne, secrétaire générale de la CGT du Gard.

  • Montpellier Handball part en reconquête

    Montpellier Handball part en reconquête

    Une victoire en phase de préparation est-elle un détail ? Ou les prémices d’une nouvelle histoire ? Dimanche 24 août à Strasbourg, lors d’un tournoi de pré-saison, Montpellier Handball balayé un vieux fantôme. Et un complexe naissant à l’égard de Nantes, qu’il n’avait plus battu depuis 2019. Le MHB s’est imposé (32-28) en finale pour boucler un été sans fausses notes.

    Cette victoire devant Nantes, qualifié pour la Ligue des champions, promet-elle le second acte d’un changement d’ère au sein d’un club emblématique, marqué l’été dernier par le départ du manager Patrice Canayer et son remplacement par Erick Mathé ?

    L’ancien entraîneur adjoint de Guillaume Gille à la tête de l’équipe de France (54 ans) a plutôt bien géré une succession casse-gueule. Choisi par le président Julien Deljarry, adoubé par les joueurs et rompu aux arcanes héraultais, Mathé a assumé le passage de témoins avec la victoire en Coupe de France. Un premier trophée comme une pierre angulaire, un premier trophée pour remplumer un palmarès, en panne sèche depuis sept ans et le succès en Ligue des champions. « On a réussi à gagner un titre. Cela fait du bien de se prouver que l’on en est capable », apprécie-t-il.

    Erick Mathé amorce la seconde étape du renouveau de Montpellier à partir de ce samedi 30 août avec le trophée des champions devant le Paris SG, maître des affaires domestiques depuis 2012 et champion en titre. Un challenge qui lance la saison à une semaine de la reprise du championnat face à Dijon.

    Pour basculer un peu
    plus dans l’après-Canayer, Montpellier a renouvelé son effectif à l’intersaison. Avec un flux inédit de départs et d’arrivées. Sept joueurs ont quitté le club héraultais et sept autres l’ont rejoint. Yanis Lenne (Veszprem), Karl Konan (PSG), Ahmed Hesham (Veszprem), Stas Skube, Véron Nacinovic (Kiel), Sébastian Karlsson (PSG) ou Cikusa (Barcelone) ont émigré vers de grands clubs européens.

    Pour répondre à cette fuite de talents, Montpellier a attiré des joueurs expérimentés. Internationaux et rompus à la Ligue des champions comme les Espagnols David Balaguer (PSG), Agustin Casado (Veszprem), le Croate Zvonimir Srna (Zagreb), le pivot brésilien Moraes (Mensungen), l’arrière suédois Jack Thurin (Allborg) ou les ailiers français : Benjamin Richert et Léo Plantin.

    « C’est le début d’une nouvelle période avec sept recrues. C’est la première fois depuis plus de dix ans, et l’affaire des paris, que les recrues amènent une plus forte expérience que la saison précédente », relève le président Julien Deljarry.

    Erick Mathé dispose d’un mois et demi pour façonner le jeu de son équipe et la préparer à enchaîner deux rendez-vous majuscules à mi-octobre. L’un face à Kiel (Allemagne), en Ligue européenne, l’autre face à Nantes, lors de la 7e journée de championnat. Deux rencontres qui se joueront à la Sud de France Arena.

    Comme depuis 2010, et l’inauguration de l’Arena, Montpellier s’apprête à aller et venir entre le palais des sports Bougnol, renommé FDI stadium, et la salle de spectacles multimodales adossée au Parc des expositions. Avec une Métropole de Montpellier, aux finances concentrées sur l’aménagement du Tramway, la construction d’une nouvelle salle de 6 000 places semblait plus jamais hypothétique.

    Néanmoins, l’échéance imminente des élections municipales (15 et 22 mars) peut chambouler l’ordre des choses. Ainsi, le président Julien Deljarry s’apprête à rencontrer dans les prochains jours les services de la Métropole. « Est-ce que l’on peut agrandir le FDI stadium ? Est-ce que l’on doit partir ? On étudie toutes les éventualités. La réhabilitation du FDI stadium est une possibilité », estime le président du MHB, avant ce fameux rendez-vous.

    En gros, la Métropole, présidé par le maire de Montpellier, rétro-pédale. Et balaie le pessimisme de Christian Assaf, délégué aux sports, lequel avait douché toute perspective en février. « La situation économique ne nous permet pas de faire une salle à 100M d’euros telle qu’elle était prévue en lieu et place du Zénith. »

    Ce changement de discours tombe à pic. Car pendant que Montpellier piétine, les autres grands clubs français avancent. À l’image de Nantes, qui a élu domicile à la H Arena (6 000 places) et délocalise les affiches au Hall XXL (10 000 sièges).

    Le MHB ne veut pas être à la remorque de Paris, champion en titre, ni surtout de Nantes, qui ne cesse de monter en puissance. « L’objectif principal est que l’on joue les premiers rôles, que l’on joue le titre jusqu’au bout et que l’on aille chercher une place en Ligue des Champions. On ne veut pas de troisième place », alerte le président Julien Deljarry. Pour l’heure, il entend le prouver sur les parquets.

  • « Il y a plus de 150 000 morts au Soudan »

    « Il y a plus de 150 000 morts au Soudan »

    La Marseillaise : Quelle est
    la situation aujourd’hui
    au Soudan
     ?

    Issam Othman : La situation est catastrophique. Depuis le début de la guerre le 15 avril 2023, il y a eu plus de 150 000 morts au Soudan. 34 millions de personnes dont 14 millions d’enfants ont besoin d’une aide humanitaire et d’un soutien urgent. On compte environ 12 millions de déplacés dont 4 millions sont partis à l’étranger. Plus de 70% des hôpitaux sont hors service. L’Organisation mondiale de la santé parle de 15 millions de personnes sans accès aux soins primaires vitaux. Et on estime que 18 millions d’enfants n’ont pas accès à l’école. À cela, il faut ajouter les mariages forcés, de l’esclavage sexuel et l’enlèvement d’enfants par les milices. 24,6 millions de Soudanais sont aussi confrontés à une insécurité alimentaire aiguë. La guerre a transformé le Soudan, autrefois considéré comme le grenier du monde, en un holocauste humain menacé par le spectre de la famine.

    Quelle est l’origine du conflit ?

    I.O. : L’Accord de paix de Juba, signé en octobre 2020 entre le gouvernement et le Front révolutionnaire soudanais, est un arrangement pour se partager le pouvoir. Il a exclu des acteurs clés sur le terrain, notamment les civils dans les camps de déplacés et d’importants groupes rebelles comme le Mouvement de libération du Soudan et le SPLM-Nord. Le 25 octobre 2021, l’armée a mené un coup d’État contre-révolutionnaire. Le Soudan a alors vu émerger les Comités de résistance comme force populaire dominante, qui organisaient de nombreuses manifestations de masse dans tout le pays. Les divisions internes ont fini par alimenter un mouvement contre-révolutionnaire croissant, dirigé par le Mouvement islamique et ses alliés. Le conflit entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (FSR), autrefois unies contre la révolution, a éclaté le 15 avril 2023 et s’est depuis transformé en une guerre civile. Les objectifs de la révolution soudanaise [de 2019, Ndlr] ont inquiété la région, incitant les pays voisins à tenter de la contenir. Les puissances régionales ont joué un rôle majeur dans l’intensification du conflit, motivées par des ambitions de contrôle des vastes ressources du Soudan. Les Émirats arabes unis soutiennent un camp, tandis que l’Égypte soutient l’autre, transformant le Soudan en théâtre d’une guerre par procuration.

    Quel est le poids du Parti communiste au Soudan ?

    I.O. : Il existe au Soudan depuis 1950. Mais nous restons minoritaires et il a longtemps opéré dans la clandestinité notamment sous le règne du général Béchir et des Frères musulmans. En 2020, le parti s’est retiré des Forces de la Liberté et du Changement, et en 2021, il a lancé un appel à rectifier le cours de la révolution ou à renverser le régime. Nous tentons de nous organiser pour dessiner le chemin vers la paix.

  • Michaël Delafosse a encore « plein d’idées pour Montpellier »

    Michaël Delafosse a encore « plein d’idées pour Montpellier »

    Cent quatre-vingt-dix-sept jours. Dans son bureau de l’hôtel de ville, le compte à rebours du mandat débuté en juillet 2020 dans le chaos du Covid est lancé. Pour tenir le maximum de promesses qu’il avait faites aux électeurs, « chaque jour doit être utile », répète Michaël Delafosse (PS).

    Ce mercredi 27 août, pour sa rentrée face à la presse, le maire de Montpellier et président de la Métropole, est forcément préoccupé par « l’instabilité » du monde et du pays. Mais si le PS avait cru bon de donner sa chance à Bayrou, son crédit est épuisé. « Le Premier ministre demande la confiance, il ne peut pas l’avoir », tranche le maire. Sans souhaiter une seconde dissolution – « il faudra m’expliquer la première, elle a fait du mal », il assure que son parti se tient prêt, au cas où. « La gauche doit travailler à un plan B, à des contre-propositions progressistes. Le choix du Premier ministre reviendra au président ». En attendant, il dit « comprendre » la colère populaire et « soutenir » les mobilisations à venir. « La démocratie sociale a été sacrément abîmée par Emmanuel Macron. » Fustigeant les mauvais choix du locataire de l’Élysée (suppression de l’ISF, de la taxe d’habitation, du Pinel…) qui ont conduit à creuser la dette, Michaël Delafosse martèle que « la vie est dure et les gens n’ont pas à être culpabilisés ».

    Les travaux « le 20 décembre, c’est terminé ! »

    Pas vraiment LFI compatible qui « a fait alliance avec Mohed Altrad, combattu la gratuité des transports et proposé de supprimer les caméras », bref qui veut sa peau à Montpellier, le maire sortant est partisan d’une primaire de la gauche pour la présidentielle de 2027. Pour autant, son énergie, il compte la mettre au service de sa ville en pleine « transformation », tout en se voulant ferme sur la sécurité. « Il y a ceux qui commentent et ceux qui agissent. Je n’ai pas attendu la loi sur le narcotrafic pour expulser les dealers des logements sociaux. »

    En lançant beaucoup de chantiers en 2020, le pari était audacieux et le ras-le-bol se fait parfois entendre en ville. Mais les travaux « le 20 décembre, c’est terminé ! », promet-il. Ce jour-là, la 5e ligne de tramway sera inaugurée de Clapiers à l’ouest de Montpellier, aux portes de Lavérune. Malgré des finances en difficulté qui inquiètent ses opposants (dont Philippe Saurel, Isabelle Perrein…), « nous serons les seuls à avoir réussi une ligne de tramway durant ce mandat », se réjouit-il. Dès le 18 octobre, sera mise en service l’extension de la ligne 1 d’Odysseum vers la gare TGV. « On va enfin régler ce problème qui n’aurait jamais dû exister », soupire Michaël Delafosse qui rappelle « le coût de l’inaction » reprochée à son prédécesseur : 10 millions d’euros.

    Malgré le retard pris par les lignes de bustram (seule la première vers le Millénaire a été livrée), le pari des mobilités semble en passe d’être gagné. D’autant que la galerie cyclable sous la Comédie (27 novembre) et l’avenue du Mondial 98 (19 décembre) sont en cours d’achèvement.

    D’ici la fin de l’année, une pléiade de rubans seront coupés : ceux des deux écoles Hypatie et Isaac/Scholl le jour de la rentrée des classes, lundi 1er septembre, de plusieurs rues à la voirie rénovée (Bonnard, Trencavel, Guesde, Vannel…) des places réaménagées également (Max Rouquette le 20 septembre, Saint-Denis le 2 octobre, Renaudel le 27 octobre, des Martyrs et de la Résistance à la préfecture le 26 novembre, Rondelet le 28, du 8 mai 1945 le 10 décembre). Sans oublier l’Esplanade de Gaulle qui sera achevée le 8 novembre. Après celui de Celleneuve, le bidonville de la Jasse de Maurin fermera dès le mardi 2 septembre. Dans le cadre de l’Anru, les travaux de rénovation des résidences Saturne et Uranus seront lancés le 13 octobre à la Mosson, le Pavillon populaire rouvrira le 2 décembre avec l’expo Depardon.

    En janvier seront inaugurés le centre nautique Neptune et la maison de l’alimentation solidaire à Celleneuve. Dans ce marathon tout-terrain, plusieurs poses de première pierre sont également prévues : l’arrêt de tramway Boirargues (3 septembre), l’épicerie sociale et solidaire route de Mende (7 octobre), la cité de l’alimentation (3 décembre), la future école Parc 2000 (10 décembre), le groupe scolaire de la Croix d’Argent (17 décembre)… Autant de projections vers l’avenir qui laissent penser que Michaël Delafosse prépare la suite. Pourtant, il ménage le suspense. « Attentif » à son « équilibre famille/travail », il redit qu’il aura « un temps de réflexion en fin d’année en famille ». Avant d’annoncer son choix en janvier et dire « si on y retourne et pour quoi faire. J’ai vu tellement d’élus faire le mandat de trop… » Il se dit prêt à revenir un jour à son métier d’enseignant mais le goût de la chose publique ne l’a pas abandonné. « J’ai encore plein d’idées pour Montpellier. Mon équipe y travaille déjà. »