Tag: Monde

  • Quand les peuples refusent la guerre à travers l’histoire

    Quand les peuples refusent la guerre à travers l’histoire

    Comment s’est-on opposé aux conflits dans le monde depuis la Première Guerre mondiale ? C’est la question que vont se poser historiens, déserteurs et objecteurs de conscience les 4 et 5 octobre à Vitry-sur-Seine. Organisé par l’association La Courtine 1917 en partenariat avec La Marseillaise, ce colloque veut mettre en avant ces femmes et ces hommes qui ont refusé d’aller ou de continuer le combat.

    C’est un parcours chronologique que propose de suivre les organisateurs de cet événement. Le point de départ sera la mutinerie des 10 000 soldats russes en 1917, dont l’association qui organise l’événement est le porteur de mémoire. C’est donc l’historien Rémi Adam, spécialiste de l’événement qui ouvrira le colloque le samedi. Une première journée consacrée aux oppositions pendant la première guerre mondiale. Il y aura notamment « le maire de Gentioux où se trouve un monument aux morts célèbre où un enfant lève le poing face à une inscription “Maudite soit la guerre” », déroule Jean-Paul Gady, membre du conseil d’administration de l’association La Courtine 1917 et organisateur de l’événement.

    Refuser les guerres coloniales

    Le dimanche sera plutôt l’occasion d’évoquer le refus de certains de prendre part aux guerres coloniales. L’historien Victor Pereira évoquera le cas des Portugais. « Ce sont des travailleurs et jeunes Portugais qui ont refusé de partir dans l’armée coloniale dans les années 1965 jusqu’à la révolution portugaise des années 1974. Ils étaient 250 000 à avoir donc fui leur pays pour ne pas être enrôlés », précise l’organisateur de l’événement.

    Les opposants à la guerre d’Algérie seront également mis en avant. à travers le témoignage de Thomas Liechti, petit-fils du premier soldat qui refusa la guerre d’Algérie. Il évoquera la vie de son grand-père. Enfin la chercheuse et historienne Armelle Mabon évoquera le massacre par l’armée française de tirailleurs sénégalais. « Ce sont des interventions prévues extrêmement variées, insiste l’organisateur. Mais en même temps, tout ramène à une chose : comment la réaction individuelle et collective peut se faire quand on refuse la guerre. »

    Cet ensemble de conférences sera accompagné de ventes de livres et de dédicaces de tous les historiens présents. L’association La Courtine 1917 tiendra également un stand pour vendre leurs différentes revues et livres. Une soirée est également prévue le samedi soir de 20h à 23h aux 3 cinés Robespierre, à Vitry-sur-Seine.

    Echos à l’actualité

    Elle débutera avec une pièce de théâtre intitulée Vincent Moulia, évadé pour survivre. Dans un seul en scène, un acteur retracera la fuite de cet homme accusé de mutinerie. Cela sera suivi à 21h30 par la projection d’un film documentaire qui évoque la mutinerie de La Courtine.

    Un cycle de conférences qui sera ponctué de témoignages de déserteurs ukrainiens, russes ou israéliens qui refusent de participer aux guerres actuelles. « Ce colloque a un écho avec l’actualité mortifère, insiste le membre du conseil d’administration. Notamment en France où des centaines de milliards d’euros sont programmés pour la dépense militaire. Face à cette situation de tension et de guerres qui ne manquera pas d’arriver en Europe, nous souhaitons faire de l’éducation populaire pour montrer que ces déserteurs, souvent minoritaires avaient raison. Il ne sert à rien d’abonder dans une logique capitaliste. »

    Inscription nécessaire par mail : lacourtine1917@gmail.com

  • Après l’or du 10 000m, Jimmy Gressier s’attaque au 5 000m aux Mondiaux

    Après l’or du 10 000m, Jimmy Gressier s’attaque au 5 000m aux Mondiaux

    Entré dans l’histoire de l’athlétisme en décrochant l’or mondial sur 10 000m dimanche, le Français Jimmy Gressier retrouve la piste du stade olympique de Tokyo vendredi pour les séries du 5 000m, conscient qu’il n’a « plus rien à prouver », mais qu’il ne peut pas « se reposer sur ses acquis ». « Je suis champion du monde du 10 000m. Je ne vais pas m’arrêter de courir pour autant », racontait au lendemain de son titre le Boulonnais de 28 ans, quelques minutes après sa cérémonie de remise des médailles. « Ce que j’aime, c’est la course à pied, la proximité avec le public, le partage. Je suis amoureux de la course à pied. Pour le 5 000 mètres, je vais me remobiliser, il y a encore tellement de choses que je veux accomplir », ajoutait-il. Dimanche soir, dans la touffeur tokyoïte, Gressier est rentré dans l’histoire de son sport en devenant le premier Français à remporter un 10 000m aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques. Au terme d’une course lente (28’55’’77) où aucun des favoris n’a placé d’attaque, il a fait parler son excellent finish pour décrocher au sprint l’or devant le favori éthiopien Yomif Kejelcha.

    Concurrence accrue

    Le Français est lucide sur la difficulté qui l’attend. Même sans son rival Kejelcha, le plateau reste extrêmement dense : Jimmy Gressier possède le 14e temps des engagés, avec un record sur la distance loin derrière ceux des Éthiopiens Hagos Gebrhiwet et Biniam Mehary, des Américains Grant Fisher et Nico Young ou même des Européens Jakob Ingebrigtsen et Andreas Almgren. Un plateau qui en impose.

  • Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    « Depuis 36 ans, après avoir défendu les chantiers, puis ces travailleurs, puis sa mémoire, nous avons eu une seule promesse de musée en 2005, qui n’a jamais été tenue », rappelle pour commencer Lucien Conac, le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians). Un long combat au cours duquel ses bénévoles n’ont cessé d’être force de proposition. Comme en 2021, où l’Amians présente un projet de 300 mètres carrés dans le vaste espace libre de plus de 10 000 m² derrière le casino Joa. En dehors des moyens de la Ville, lui répond-on alors.

    « Sentant l’oubli venir nous avons voulu faire réagir et proposer en 2024 quelque chose d’incontestablement possible puisque déjà décidé par la municipalité en 2005 », reprend le responsable associatif. En l’espèce, la création d’un espace muséal ouvert à tous dans le local que l’association occupe actuellement au 2e étage de la porte principale des Chantiers, un des seuls vestiges témoins de cette histoire ouvrière encore debout.

    Rien de pharaonique. Puisqu’il s’agit d’abattre quelques cloisons pour dégager une salle d’exposition permanente de 70 m².

    L’ancienne maire LR Nathalie Bicais « laisse croire qu’elle accepte »… Mais rien n’est fait. Et celui qui tient les rênes de la ville depuis qu’elle a été empêchée, Jo Minniti (DVD), semble poursuivre cette longue période de procrastination.

    « Il nous a reçus le 27 juin et c’est ce jour-là qu’il nous a confirmé que les travaux étaient reportés aux grandes vacances 2026 », explique le président de l’Amians. D’où son incompréhension d’avoir récemment lu dans la presse celui-ci prétendre que c’était l’association qui était responsable de ce retard, l’accusant entre autres de bloquer l’ouverture du chantier.

    Pour un vrai un lieu de mémoire des chantiers

    L’association dément et nous montre le petit local dans lequel dès la fin des classes de la Navale les bénévoles ont transporté tout ce qu’ils souhaitaient conserver, afin de laisser place au chantier.

    Vraisemblablement c’est le stand tenu au forum des associations pour présenter le projet et continuer à faire signer la pétition, recevant le soutien de la population mais aussi d’élus et de candidats qui a provoqué la réaction du premier magistrat.

    Concernant la deuxième attaque portant sur la volonté soi-disant de l’Amians de ne pas partager l’espace, le président est encore plus clair. « Ce que nous voulons c’est un authentique lieu de mémoire pour raconter l’histoire de la construction navale seynoise, pas une maison des associations. »

    Et de préciser : « Nous sommes pour travailler avec tout le monde, toutes les associations, toutes les personnes qui ont autorité pour le faire sur la vie des chantiers. Mais pas n’importe comment. Il faut qu’il y ait un directeur qui soit désigné pour ses compétences et son engagement. »

    Le problème est peut-être beaucoup plus politique. Puisqu’il y a également une volonté de la Ville de modifier les classes de la Navale dans lesquelles les membres de l’Amians sont également engagés, révèle Lucien Conac. Et de poursuivre : « Lorsque nous avons pris contact avec l’inspectrice de l’Éducation nationale de l’époque, il était bien question, dans le programme d’histoire, d’apporter notre appui aux enseignants pour traiter l’histoire de la révolution industrielle à partir des réalités locales. » Or ce qui serait dans les tablettes c’est de s’orienter davantage sur la modification du paysage, s’insurge-t-il.

    Un sujet nettement moins subversif, c’est clair. Puisque cela permet d’évacuer l’histoire de la concentration de capitaux par les propriétaires des moyens de production. Mais aussi de toutes les luttes sociales menées par les travailleurs qui se sont battus pour une vie meilleure.

    « Et nous, si on parle des Trente glorieuses, c’est pareil. C’est parce que nous avons eu la chance de vivre une période où il y avait de grands syndicats puissants, bien organisés dans de grandes entreprises que nous avons réussi à avoir des progrès extraordinaires », conclut le président de l’Amians.

    C’est ça la mémoire ouvrière. Ça ouvre aussi des perspectives.

  • Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Il est 10h ce jeudi, l’antenne d’urgence du Secours populaire n’a ouvert que depuis une trentaine de minutes mais il y a déjà du monde dans les rayons de la braderie solidaire. Ouverte du mardi au jeudi, de 9h30 à 12h, cette antenne est située juste en dessous du siège départemental, sur le chemin de Gibbes (14e) à Marseille. Un lieu qui permet aux personnes du quartier de venir trouver des habits contre une participation solidaire, des colis alimentaires ou un accompagnement juridique.

    Entre les placards remplis de jouets pour les enfants et les portants d’habits, Mustapha, la cinquantaine, est à la recherche de chaussures. Cela ne fait que deux ans que ce père de cinq enfants vient chercher des habits à la braderie. « Depuis le coronavirus, tout a augmenté. Ça fait deux ans qu’on a besoin de venir ici, parce que c’est la crise. Ici je trouve des vestes, des habits et des chaussures pour moi ou pour mes enfants », explique-t-il, gêné. Mais il ne vient pas prendre de colis alimentaires, précise-t-il. Le point de vente solidaire du Secours populaire ne nécessite pas d’être inscrit, chacun peut donc venir y faire ses achats et participer à hauteur de ses moyens.

    Porte d’entrée

    Le lieu est aussi la porte d’entrée des nouveaux aidés, puisque c’est ici que les inscriptions se font pour avoir accès aux colis alimentaires. « On fait une dizaine de nouvelles inscriptions tous les jours [d’ouverture] », explique Samira, en charge des inscriptions ce matin. Bénévole depuis 2018, elle remarque que les personnes qui viennent demander de l’aide ont des profils de plus en plus divers. « Il y a ceux qui n’ont pas de carte de séjour ou qui demandent l’asile, mais il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir », témoigne-t-elle. Face à la montée de la précarité étudiante, l’association a d’ailleurs développé le Solidar’bus qui fait des distributions de colis à la sortie des cours.

    Ce matin ce sont Zorha, Naima et Samira qui assurent l’accueil et la distribution de la nourriture. Après avoir demandé les papiers d’identité des nouveaux « accueillis », Samira vérifie sur une base de données que les personnes ne sont pas déjà inscrites. Elle s’assure ensuite qu’elle ne touche pas plus de 1 000 euros par mois, ce qui est la condition pour avoir le droit à l’aide.

    Ce matin-là, c’est une bénévole du Secours populaire qui vient demander de l’aide à Samira. Habitant avec son mari et sa fille, avec un revenu de 800 euros par mois, elle a décidé de s’inscrire pour recevoir des colis alimentaires. « Je connaissais le lieu, parce que j’aide à la distribution de nourriture. Mais c’est la première fois que je viens demander de l’aide », explique la mère de famille, d’une voix timide. Comme elle ce jeudi, ils sont cinq à avoir fait leur première inscription pour l’aide alimentaire.

    Dans les Bouches-du-Rhône, de nombreux aidés par le Secours populaire deviennent par la suite bénévoles. Naima a par exemple d’abord été aidée par l’association, avant de passer de l’autre côté du comptoir, il y a trois ans. « Dès que j’ai su qu’ils faisaient des cours d’aide au numérique, j’ai voulu participer parce que je suis informaticienne », affirme fièrement Naima.

    Coupures de droits

    L’antenne offre également un accompagnement juridique. « Cela va de la prise de rendez-vous avec la Sécu, aux demandes d’asile, en passant par le droit à la culture ou aux vacances, explique Djazia, juriste de profession. Tout ce dont la famille peut avoir besoin, on est là pour les accompagner. J’aide aussi beaucoup sur les coupures de droits », précise la bénévole. Selon la juriste, le changement de politique pour toucher le RSA a impacté beaucoup de ses bénéficiaires. « Certains n’ont jamais été inscrits à France Travail et donc ne savent pas faire, ce qui entraîne la fin de leurs droits », se désole-t-elle. Des coupures dans les aides de plus en plus fréquentes qui obligent certains à se tourner vers la distribution alimentaire du Secours populaire en l’absence de tout revenu…

    « Il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir »

  • À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    Il est 6h30 du matin ce mercredi. Sur le rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet qui mène à l’A50, ils sont une trentaine à ralentir la circulation et à tracter pour faire connaître le mouvement du 10 septembre aux automobilistes. Les profils sont variés : retraités, enseignantes, libraires ou personnes au RSA, tous ont fait le déplacement pour montrer leur ras-le-bol face à la politique actuelle.

    « On se fait traiter n’importe comment par le gouvernement. On travaille comme des acharnés et ils ne veulent même pas nous aider. On est en colère », s’indigne une salariée de la mairie de Marseille. Jean-Marc, photographe, ne mâche pas non plus ses mots contre le gouvernement : « la classe dirigeante est une bourgeoisie boulimique. Plus ils ont d’argent, plus ils en veulent. Et ils continuent à aller chercher l’argent chez les plus pauvres, pendant que les grandes fortunes n’ont jamais fait autant de bénéfices. »

    Un barrage filtrant est plutôt bien accueilli par les automobilistes, dont beaucoup récupèrent le tract et manifestent leur soutien. Certains poids lourds s’arrêtent même pour bloquer la circulation et klaxonner au rythme du chant des militants : « Macron démission ». Un accueil qui s’explique facilement selon l’un des manifestants sur place : « les gens sont super réceptifs. Quand on leur parle de la vie chère, tout le monde se reconnaît ».

    Après quelques heures au rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet, le groupe se déplace pour tracter au rond-point d’entrée de l’A50, puis celui devant le centre commercial de la Valentine.

    Une action sans violence tout de même encadrée par la police. Dès le début du barrage, une quinzaine d’agents étaient présents avec casque et bouclier anti-émeute. « Au moins, ils sont bloqués ici et ils ne sont pas dans le centre », plaisante une participante. à partir de 11h30, l’effectif policier diminue, mais ils commencent à menacer de verbaliser les automobilistes qui s’arrêtent trop longtemps pour échanger avec les manifestants. « C’est un moyen pour eux de décourager les gens de faire grève ou de manifester. Un des automobilistes s’est pris une contravention de 640 euros pour entrave à la circulation », se désole l’un des grévistes.

    Vers 12h30, le groupe a décidé, en votant à mains levées, d’aller prêter main-forte au blocus de l’entreprise de vente d’armes Eurolink. Certains sont allés rejoindre les cortèges aux Réformés.

  • [Tribune] Monsieur le président, laissez-nous accueillir nos confrères et consoeurs palestinien.nes de Gaza

    [Tribune] Monsieur le président, laissez-nous accueillir nos confrères et consoeurs palestinien.nes de Gaza

    Nous sommes plus de 400 journalistes et professionnels des medias français et francophones apportant notre soutien, depuis le mois de juillet, à la constitution de dossiers d’évacuation et à l’accueil de nos confrères et consœurs palestiniens de Gaza, qui entretiennent pour la plupart des liens avérés avec la France. Parmi eux, certains collaborent avec de grandes rédactions comme Le Monde, BFM TV, l’Agence France Presse ou encore LCI. Ces journalistes, au péril de leur vie, permettent aux Français d’accéder à l’information malgré le «black-out» médiatique imposé par Israël, qui a transformé Gaza en une véritable «zone létale» pour la profession.

    De notre côté, nous nous plions aux conditions drastiques de constitution des dossiers de nos confrères et consœurs. Nous récupérons leurs documents d’identité, nous rassemblons les attestations de travail auprès des organes de presse français ou étrangers pour lesquels ils ont travaillé, nous réunissons des promesses d’embauche, des attestations d’hébergement et de soutien financier, nous leur trouvons des logements pour les accueillir dignement. Nous les connaissons : ce sont des journalistes méritants, intègres, qui font honneur à leur profession, loin de l’image que leur attribuent les campagnes de propagande visant à les assimiler à des militants du Hamas. En août, un média israélien a ainsi révélé l’existence d’une «cellule de légitimation» de l’armée, chargée de fabriquer de faux dossiers liant les journalistes au Hamas pour tenter de justifier leur exécution.

    Selon les derniers décomptes d’ONG reconnues, 220 d’entre eux ont déjà été tués dans des frappes israéliennes, faisant de Gaza le conflit le plus meurtrier de l’histoire pour la presse. Or depuis la suspension des évacuations, onze journalistes ont été tués ; l’ONU a déclaré l’état de famine à Gaza ; l’IAGS (International Association of Genocide Sholars) a adopté une résolution inédite qui reconnaît que les actions d’Israël à Gaza répondent à la définition du crime de génocide ; Israël a lancé l’invasion de Gaza-ville, et l’administration Trump a proposé un plan assimilable à un projet de nettoyage ethnique.

    Le sort de ces journalistes tués pourrait être celui de ceux que nous aidons, de ceux figurant déjà sur la liste du ministère des Affaires Étrangères. «En tant que journaliste travaillant sur le terrain, j’ai commencé à avoir peur de sortir, de me déplacer. J’ai peur d’être tué et de n’être qu’une simple brève oubliée après quelques heures», nous écrit un journaliste dont le processus d’évacuation a été suspendu.

    Pourtant, depuis plus d’un mois, toutes les évacuations de Palestiniens de Gaza, sans exception, sont suspendues par les autorités françaises. Cette suspension fait suite à la découverte d’une ancienne publication antisémite, sur les réseaux sociaux, d’une étudiante gazaouie évacuée vers la France, ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête interne. Quelles ont été les conclusions de cette enquête ? Comment une seule publication a-t-elle pu conduire à la suspension de toutes les évacuations, y compris celles des malades, des blessés, et des familles relevant du regroupement familial ? Et ce, alors que chaque évacuation est soumise à des procédures de sécurité et d’investigation menées en premier lieu par le Cogat, unité militaire israélienne rattachée au ministère de la Défense. Pour nous, cette décision s’apparente à une punition collective.

    Cette suspension frappe aussi des universitaires et des étudiants, dont la rentrée de septembre est désormais compromise, des artistes, et des familles qui devaient être réunies au titre du regroupement familial. Elle rappelle le sort tragique d’Ahmed Shameia, architecte et professeur d’ingénierie, décédé en mai dernier faute de soins, alors qu’il devait être accueilli en France grâce au programme PAUSE – aujourd’hui suspendu ; ou celui de Omar Harb, universitaire renommé, mort de maladie et de malnutrition le 5 septembre.

    De nombreuses rédactions, des syndicats et sociétés de journalistes, ainsi que RSF, se sont mobilisés afin que le ministère des Affaires Étrangères lève la suspension de ces évacuations. Après vingt-deux mois à subir des conditions de travail inhumaines, aggravées par la famine, ces journalistes n’ont désormais plus même la force de survivre.

    Nous, journalistes français et francophones, réaffirmons notre solidarité avec nos confrères et consoeurs palestinien.nes qui, jour après jour, documentent la destruction de la société palestinienne de Gaza. C’est pourquoi nous voulons leur offrir un accueil digne de leurs nombreux sacrifices. Et la France gagnerait à appliquer les principes humanitaires et de protection de la presse qu’elle met en avant partout ailleurs. «Pourquoi n’avons-nous pas de protection internationale, comme les autres journalistes dans le monde ? Ou bien notre sang est-il sans valeur ?» interpelle un journaliste figurant sur la liste d’évacuation.

    Il est aujourd’hui essentiel que la France mobilise ses moyens pour contribuer à prévenir le génocide et les crimes contre l’humanité en cours, afin que les Palestiniens puissent vivre dignement sur leur terre. Son rôle diplomatique devrait être déterminant pour garantir l’accès de journalistes internationaux à Gaza et soutenir la reprise des évacuations de leurs confrères gazaouis, dont les dossiers sont déjà constitués ou en cours. Enfin, une simplification des procédures et la création d’un programme spécifique dédié aux journalistes est indispensable pour faciliter le départ de celles et ceux qui ne peuvent plus rester sur place.

    Allan Kaval, journaliste Le Monde, prix Bayeux et prix Albert Londres ; Agnès Briançon-Marjollet, journaliste et première secrétaire du SNJ ; Annette Gerlach, journaliste ARTE ; Ariane Lavrilleux, journaliste Disclose ; Antoine Chuzeville, journaliste et premier secrétaire du SNJ ; Aurélie Charon, journaliste et documentariste France Culture ; Aziza Nait Sibaha, rédactrice en chef France 24, vice-présidente de la SDJ France 24 ; Benjamin Barthe, journaliste Le Monde ; Christophe Boltanski, journaliste, écrivain, chroniqueur ; Dominique Vidal, journaliste et historien ; Edith Bouvier, journaliste et réalisatrice ; Edwy Plenel, journaliste Mediapart ; Elise Descamps, secrétaire générale de CFDT-journalistes ; Hélène Lam Trong, journaliste réalisatrice, prix Albert Londres ; Hervé Kempf, journaliste, Reporterre ; Inès Léraud, journaliste et autrice ; Mona Chollet, journaliste essayiste, cheffe d’édition Monde Diplomatique ; Nicolas Hénin, auteur, ancien journaliste ; Nicolas Vescovacci, journaliste-réalisateur indépendant ; Pablo Aiquel, journaliste, sec. général du SNJ-CGT, vice-président de la FEJ ; Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de Regards ; Paul Moreira, journaliste réalisateur Premières Lignes ; Pierre Jacquemain, rédacteur en chef Politis ; Rosa Moussaoui, rédactrice en chef à L’Humanité ; Sophie Nivelle-Cardinale, journaliste, Prix Albert Londres ; Véronique Gaymard, journaliste RFI

    et Aabla Jounaïdi, reporter RFI ; Abdallah Shokair Khaled, journaliste, correspondant Journal al Wafd (Egypte) ; Adèle Surprenant, journaliste ; Adrien Labit, journaliste ; Adrien Vicente, journaliste, AFP ; Agnès Duperrin, journaliste Notre Temps Bayard ; Akram Belkaïd, journaliste ; Alberic de Gouville, journaliste, France 24 ; Alex Robin, Radio Zinzine ; Alexandra Henry, photojournaliste indépendante ; Alexandre Rito, journaliste ; Alexandre-Reza Kokabi, Reporterre ; Alice Fabre, journaliste free lance ; Alice Froussard, journaliste ; Alix de Crécy – Marsactu ; Amanda Jacquel, journaliste, collectif La Friche ; Amaury Baqué, journaliste La Marseillaise ; Amel Zaki, journaliste Libération ; Amina Kalache, journaliste indépendante ; Amira Souilem, reporter, RFI/ARTE ; Ammar Abd Rabbo – journaliste photographe ; Amélie Mougey, directrice de la rédaction Reporterre ; Amélie Zaccour, journaliste ; Anaïs Delmas, journaliste indépendante ; Anaïs Moran, journaliste Libération ; Anaïs Renevier – journaliste pigiste ; Andreina De Bei, journaliste ; Anne Ilcinkas, journaliste ; Anne Paq, photojournaliste ; Anne Pitoiset, journaliste et réalisatrice ; Anne Proenza, journaliste free lance ; Annika Will, journaliste ARTE ; Antoine Boyer, journaliste AFP ; Antoinette Lorenzi, journaliste ; Antonin Maja- journaliste – La Marseillaise ; Aude Lorriaux, journaliste ; Barbara Lohr, journaliste à ARTE ; Barioulet Lucas, journaliste indépendant ; Benjamin Beraud, journaliste ; Benoît Christal, journaliste TF1 – CFDT Journalistes ; Boris Petzold, journaliste ARTECamille Khellaf – journaliste pigisteCamille Malplat, journaliste, AFP ; Camille Balzinger, journaliste indépendante ; Carole Duffréchou, journaliste pigiste ; Catherine Deunf, journaliste à Splann ! ; Caroline du Saint, journaliste Nova Production ; Catherine Deunf, journaliste à Splann ! ; Caroline Fontaine, journaliste ; Camille Paix, journaliste, Libération ; Caroline Renaux, journaliste indépendante ; Catherine Le Gall, journaliste ; Catherine-Marie Degrace, journaliste ARTE ; Cécile Andrzejewski, journaliste ; Cecilia Baeza, chercheure ; Celia Izoard, journalisteCelia Mebroukine, journalisteCéline Cammarata, journaliste ; Céline Cantat, chercheure ; Celine Clery, journaliste AFP ; Céline Martelet, journaliste ; Cemil Sanli, journaliste, réalisateur ; Chanaël Chemin, journaliste ; Charlotte Gauthier, journaliste ; Christian Dauriac, journaliste ; Clair Rivière, journaliste ; Claire Gatinois Bernaud, journaliste réalisatrice ; Claire Grazini ; Clara Hage, journaliste ; Clara Gabillet, journaliste à RMC ; Claudine Cordani, journaliste indépendante ; Clément Guillou, journaliste Le Monde ; Clément Pouré, journaliste ; Coline Charbonnier – journaliste – 15-38 Méditerranée ; Cristina L’Homme, journaliste free lance ; Cyrielle Granier, journaliste ; Cyril Castelliti – journaliste ; Damien Coquet, journaliste, France 24 ; Daniel Vallot, journaliste RFI ; David Arnold, journaliste ARTE ; David Courbet, journaliste AFP (SNJ-CGT) ; David Zurmely, journaliste ARTE ; Delphine Banas, journaliste au Républicain Lorrain ; Delphine Tanguy, journaliste ; Dilnaz Saadalla, traductrice interprète ; Djamel Belayachi, journaliste France 24 ; Djilali Belaid, journaliste ; Donnia Ghezlane-Lala, journaliste ; Dorothée Haffner, journaliste ARTE ; Dounia Rachati, journaliste ; Eden Ezra, coordinatrice vidéo AFP ; Eléonore Sens, journaliste AFP ; Elena Boffetta, coordinatrice vidéo AFP ; Elena Qleibo, chercheuse associé, Ifpo Amman ; Eliott Brachet, journaliste ; Elisabeth Fleury- journaliste à l’Humanité ; Elodie Safaris, Journaliste Arrêt sur images ; Elsa Casalegno, journaliste ; Elsa de La Roche Saint André, journaliste Libération ; Elza Goffaux, journaliste ; Emilie Baujard, journaliste ; Emilie Beraud, journaliste, AFP ; Émilie Laystary, journaliste ; Emilie Parente, journaliste – La Marseillaise ; Emmanuelle Fauret Cheffe de fabrication JT TF1 ; Emma Audrey, Journaliste / Membre SNJ-CGT ; Emmanuel Clévenot, journaliste à Reporterre ; Emmanuel Haddad, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Emmanuel Poupard, journaliste Le Courrier de l’Ouest ; 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Léa Guedj, journaliste ; Lea Martinez, journaliste Off Investigation ; Leïla Beratto – 15-38 Méditerranée ; Leslie Fauvel, journaliste AFP ; Lionel Dian – RMC ; Lionel Jullien, journaliste ARTE ; Lisa Legeay, journaliste – Blast ; Lise Kiennemann, Journaliste ; Loïc Radenac, journaliste BFMTV ; Loreline Merelle, journaliste ARTE ; Lorène Lavocat, journaliste à Reporterre ; Louis Rengard, journaliste ; Louis Witter, journaliste à RMC ; Louisa Benchabane, journaliste ; Louise Bihan, journaliste à Espaces ; Louise Mohammedi, journaliste, Reporterre ; Louizart Lou photographe indépendante ; Luc Mathieu reporter à Libération ; Lucas Lauber, journaliste freelance ; Lucas Roxo, journaliste, collectif La Friche ; Lucien Chapotte, Ouest France ; Lucien Lung, journaliste ; Lucile Leclair, journaliste ; Ludovic Finez, secrétaire général adjoint du SNJ-CGT ; Madjid Zerrouky, journaliste, Le Monde ; Mael Daniel, Journaliste ; Manuel Dantas, journaliste ARTE ; Manuela Bermudez, journaliste France Médias Monde ; Marie Poupinel, journaliste ; Margaux Bergey, journaliste AFP ; Margaux Houcine, journaliste ; Margaux Seigneur, journaliste ; Marianne Skorpis, journaliste ARTE ; Marianne Truffert, ARTE ; Marie Albessard, journaliste pigiste ; Marie Anne Gongora, journaliste indépendante ; Marie Astier, journaliste, Reporterre ; Marie-Claire Polo, journaliste ; Marie Jo Sader journaliste et réalisatrice ; Marie-José Sirach, journaliste l’Humanité ; Marie Gall, journaliste ; Marie-Madeleine Sève, journaliste ; Marie-Noëlle Battaglia, journaliste indépendante, réalisatrice ; Marine Penot, journaliste, BFMTV ; Marius Rivière, journaliste indépendant, membre du collectif Presse-Papiers ; Martin Dumas Primbault, journaliste ; Martine Monti, journaliste – La Marseillaise ; Marin Lefèvre, journaliste AFP ; Mario Lawson, journaliste AFP ; Martin Roux, journaliste à Reporters Sans Frontières (RSF) ; Mathieu Grégoire, journaliste – l’Equipe ; Mathieu Magnaudeix, journaliste, Mediapart ; Maud Vergnol, codirectrice de la rédaction de l’Humanité ; Maël Galisson, journaliste ; Melissa Chemam, journaliste à RFI ; Mélanie Ferhallad, journaliste ; Mellit Derre, journaliste ; Meriem Bioud pigiste ; Meriem Laribi, journaliste ; Michel Despratx, journaliste ; Mohamed Errami, journaliste ; Momolemalin, reporter indépendant pour Taragüi Média ; Mona Hammoud, journaliste réalisatrice indépendante ; Morad Ait-Habbouche Journaliste ; Morgan Large Journaliste ; Muriel Rozelier, journaliste independante ; Mylene Sauloy, réalisatrice reporter, enseignante TV ; Myriam Guillaume, La Marseillaise ; Nabia Makhloufi, journaliste, France 24 ; Nadia Ettayeb, journaliste Aligre FM ; Nadia Henni-Moulaï, journaliste ; Nadia Leila Aissaoui, sociologue, journaliste indépendante ; Nadja Vancauwenberghe, journaliste ; Natacha Marbot, journaliste ; Nathalie Kamileris, Radio Zinzine ; Nathan Gallo, journaliste ; Nicolas Ancellin, journaliste indépendant ; Nicolas Cossic, journaliste ; Nicolas Legendre, journaliste, Prix Albert Londres ; Nicolas Mayart, journaliste au Média TV ; Nicolas Puig, journaliste ; Nicolas Rouger, journaliste ; Nina Droff, journaliste ; Nina Hubinet, journaliste, collectif Presse-Papiers ; Nina Moreno, journaliste Libération ; NnoMan – photojournaliste ; Noé Pignède, journaliste ; Nolwenn Weiler – journaliste ; Noura Doukhi, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Nouran Gad, doctorante en science politique, Aix Marseille Université ; Olivia Snaije, journaliste ; Olivier Da Lage, journaliste ; Olivier-Jourdan Roulot, journaliste à Blast ; Olivier Koch, maître de conférence en SIC, Université Paris Sorbonne Nord ; Oriane Mollaret, journaliste ; Oriane Marty, journaliste à Blast ; Ouissem, Urbania ; Paloma Moritz, journaliste Blast ; Pascal Riché, journaliste, Le Monde ; Pascale Mariani, journaliste indépendante ; Patrick Gherdoussi, photojournaliste indépendant ; Paulina Benavente, journaliste RMC ; Pauline Pidoux, journaliste ; Pauline Piraud-Fournet, chercheure – Univ.Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Pedro Brito da Fonseca, réalisateur, photojournaliste ; Pierre Labrousse, journaliste – La Marseillaise ; Pierre-Yves Bulteau, journaliste à Splann ; Quentin Bonade-Vernault, journaliste et photojournaliste ; Rachid Laïreche, journaliste Libération ; Rachida El Azzouzi, journaliste, Mediapart ; Remi Dybowski Douat, journaliste ; Rislene Achour, journaliste, présidente du Club de la presse de Marseille ; Romane Frachon, journaliste ; Régine Fiorani – Radio Galère ; Rémi-Kenzo Pagès, journaliste ; Ryad Ouslimani, journaliste ; Sabine Colpart, journaliste AFP ; Sabrina Djellal, photographe ; Sandrine Issartel, journaliste SNJ-CGT ; Sarah Benichou – journaliste ; Sarah Boumghar, journaliste reporter indépendante ; Sarah Tahlaiti – réalisatrice et cofondatrice on.suzane ; Severine Sajous, photojournaliste ; Simon Leplâtre, journaliste, le Monde ; Solène Gripon, journaliste indépendante ; Solène Leroux, journaliste à RMC ; Solenn Guillanton, journaliste à RMC ; Sophie Bouillon, journaliste, prix Albert Londres ; Sophie Boutière-Damahi – journaliste pigiste ; Sophie Shihab, Le Monde ; Sophie Tardy-Joubert, journaliste indépendante ; Soraya Morvan-Smith, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT, journaliste à France 24, enseignante, école de journalisme de Lannion ; Stenka Quillet, journaliste réalisatrice ; Stéphane Antoine, journaliste L’Equipe ; Stéphane Foucart, journaliste Le Monde ; Stéphane Herbert, photographe ; Stéphanie Maupas, journaliste ; Sylvain Mercadier, journaliste ; Sylvie Briet, journaliste indépendante ; Sylvie Dellus, journaliste ; Sébastien Fontenelle, journaliste à Blast ; Ségolène Ragu, photographe indépendante ; Tarek Kai, grand reporter, France 24 ; Thibault Izoret, journaliste à Blast ; Thibaut Schepman, journaliste indépendant ; Thierry Vincent, journaliste à Blast ; Thilelli Chouikrat, journaliste ; Thomas Dandois, journaliste, réalisateur ; Thomas Hofnung, La Croix ; Thomas Lemahieu, journaliste à L’Humanité ; Tristan Arnaud, La Marseillaise ; Vahid Shamsoddinnezhad, journaliste RFI ; Valentina Napolitano, sociologue, IRD ; Valerie Rohart, journaliste indépendante ;Victor Joanin, journaliste à RMC ; Vinciane Joly, journaliste, La Croix ; Véronique Meynier, journaliste La Marseillaise ; Veronique Rossi, graphiste indépendante ; Walid Bourouis, journaliste ; William de Lesseux, journaliste ; Wilson Fache, journaliste ; Wissam Charaf, journaliste et réalisateur ; Xavier Monnier, journaliste à Blast ; Yannis Angles, journaliste ; Yanis Mhamdi, journaliste à Blast ; Yann Plougastel, journaliste (CFDT-Journalistes) ; Yaël Goujon, journaliste et réalisateur ; Yasmine Canga-Valles, coordinatrice vidéo AFP ; Yohanne Lamoulère, photographe ; Youssef Charifi, ancien formateur au CFJ, producteur indépendant ; Yves Souben, journaliste à La Marseillaise, délégué Filpac-CGT ; Zoé Cottin, journaliste ; Zoé Neboit, journaliste pigiste.

  • L’info massacrée

    L’info massacrée

    « Au rythme où les journalistes sont tués à Gaza par l’armée israélienne, il n’y aura bientôt plus personne pour vous informer. » Aujourd’hui, lundi 1er septembre, plus de 150 médias, dont votre journal, répartis sur une cinquantaine de pays, affichent à leur Une ce message terrible. La Marseillaise fait partie de ces médias partenaires de cette initiative mondiale inédite impulsée par Reporters sans frontières (RSF).

    Médias du monde entier

    Nous le faisons en nous associant à des médias du monde entier pour dire stop au massacre de nos consœurs et confrères dans la bande de Gaza : Mediapart (France), Disclose (France), The Independent (Royaume Uni) + 972 Magazine (Israël/Palestine), Local Call (Israël), Frankfurter Rundschau (Allemagne), RTVE (Espagne), L’Humanité (France), Le Desk (Maroc), Photon Media (Hong Kong), La Voix du Centre (Cameroun), Guinée Matin (Guinée), RTE (Irlande), L’Orient Le Jour (Liban), Media Today (Corée du Sud)…

    Le droit d’informer est bafoué par les attaques subies par les journalistes palestiniens qui chroniquent l’enfer vécu par la population gazaouie. Ce droit est piétiné également car depuis octobre 2023, tous les autres journalistes, y compris les journalistes israéliens qui font un travail remarquable (Haaretz notamment), sont dans l’impossibilité de se rendre dans la bande de Gaza. Interdits par
    le gouvernement Netanyahu et par l’armée.

    Ce précédent, gravissime pose avec force
    la nécessité d’avoir une information fiable et pluraliste sur toutes
    les zones de conflits dans le monde.