Tag: Mobilité

  • Missions locales : aides, écoute, suivi… c’est « important » pour la jeunesse

    Missions locales : aides, écoute, suivi… c’est « important » pour la jeunesse

    Entre le moment où Léna, 24 ans, sonne pour monter à la mission locale du Vieux-Port, et celui où la porte s’ouvre, quatre autres jeunes l’ont déjà rejoint et attendent aussi de monter. Ce lundi, ils sont plusieurs dizaines, âgés de 16 à 25 ans, à passer la porte du 19 rue Vacon à Marseille (1er) pour se faire accompagner dans la recherche de travail, de logement ou pour trouver une écoute.

    Une bonne partie de ceux présents viennent pour leur premier rendez-vous. C’est le cas de Léna qui vient surtout pour avoir accès à des aides. « J’ai fait un service civique et j’ai rompu un contrat saisonnier. Comme je n’ai pas 25 ans, je n’ai le droit ni au RSA ni au chômage. ça fait un mois et demi que je n’ai plus de revenu, c’est très compliqué », confie-t-elle. Les aides apportées par la mission locale, sont « importantes pour moi », assure-t-elle. Si les missions locales permettent d’avoir accès à des aides financières avec le contrat d’engagement jeune (CEJ), elles assurent avant tout un suivi personnalisé pour des jeunes qui n’ont pas forcément de réseau familial ou professionnel. C’est le cas de Genta, 19 ans, réfugié en France depuis quelques mois. « J’habite seul et j’avais besoin d’aide pour trouver des formations et des stages. » Redirigé vers la mission locale par son assistance sociale, le jeune homme espère trouver une formation dans la couture grâce aux conseillers de la structure. Aurore, arrivée il y a un mois à Marseille, y cherche quant à elle de l’aide pour trouver un logement. Car l’accompagnement proposé ne se limite pas à la recherche d’emploi mais englobe l’accès « à la santé, au logement, aux droits, à la citoyenneté et à la mobilité », indique le site du ministère du Travail et des solidarités.

    Aide psychologique

    Keyra, 22 ans, vient elle depuis un an. Elle a trouvé entre ces murs une oreille attentive à ses problèmes. « Quand j’ai commencé, je n’étais pas très assidue. Mais mes conseillères m’ont poussée à revenir, se rappelle la jeune femme. Elles ont été très à l’écoute. Au lieu de me fermer les portes, elles ont essayé de me comprendre. » La jeune fille, qui est suivie par un psychiatre, a pu trouver une réponse appropriée au sein de l’institution. « On m’a conseillé des structures plus adaptées à mes soucis. Mes conseillères m’aident beaucoup sur le plan psychologique plutôt qu’à chercher du travail », explique-t-elle. Un psychologue est d’ailleurs présent au sein de la mission locale pour les bénéficiaires du CEJ. Un accompagnement personnalisé et complet qui risque d’être dégradé par la baisse du budget et du nombre d’employés, alors que les jeunes en difficulté ne cessent d’être de plus en plus nombreux, chaque année.

  • Avignon : les crédits perdus de la LEO virent à l’enjeu électoral

    Avignon : les crédits perdus de la LEO virent à l’enjeu électoral

    « La LEO, c’est “le crime de l’Orient express” d’Agatha Christie. Tout le monde a donné son coup de couteau mais personne ne reconnaît être l’assassin… », image Julien Aubert. Le très probable candidat LR aux municipales illustre la complexité d’un dossier que l’État et la Région ont, lundi, remis à (encore) plus tard. Questionné par La Marseillaise lors du nouveau contrat de plan État-Région, le ministre des Transports a confirmé que les crédits initialement prévus pour la réalisation de la tranche 2 de la liaison Est-Ouest [55 millions de l’État et 38 de la Région sur un projet chiffré en 2014 à 142 millions – qui a doublé entretemps] sont fléchés ailleurs.

    À moins de 5 mois des municipales, la LEO, déclarée d’utilité publique (DUP) il y a 22 ans, redevient un fort enjeu électoral. Accusée par plusieurs candidats mais aussi par le président (Ren.) de Région Renaud Muselier d’avoir fait capoter le projet, Cécile Helle maire PS (la Ville n’est pas financeur) a, dans La Provence ce mercredi, remis la responsabilité sur l’État en rappelant « que l’Autorité environnementale, organisme étatique, a sorti un rapport [mi-2020] en disant que le tracé prévu était une catastrophe écologique et environnementale ».

    À droite, Julien Aubert, Olivier Galzi ou Stéphan Fiori plaident tous pour réaliser la LEO telle que prévue, se rangeant ainsi derrière les positions des présidentes des Départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Le collectif Voix d’Avignon, représentant le bloc macroniste, accuse la Ville et son « refus dogmatique », souhaitant « en 2026 remettre l’intérêt général au centre ». Côté Gard, Pascale Bories, maire LR de Villeneuve-les-Avignon a été, lundi, la première à réagir pour demander de prolonger la DUP et de sanctuariser la 3e tranche [Courtine – les Angles avec un pont sur le Rhône].

    À gauche, les candidats issus de la majorité défendent eux, la position de Cécile Helle et du Grand Avignon sur une LEO reconfigurée. Une « néo-LEO », selon Paul-Roger Gontard (La Convention) qui, soulignant « que le vieux projet n’a jamais été sincèrement financé par l’État », milite pour un tracé « partant du barreau de Rognonas, longeant la Durance, raccordé au MIN de Chateaurenard, connectée aux sorties d’autoroute avec un nouvel échangeur pour l’A7 au niveau de Cabannes ». Il souhaite aussi un nouveau pont sur le Rhône.

  • Le candidat Joël Peyre défend l’arrêté anti poids lourds

    Le candidat Joël Peyre défend l’arrêté anti poids lourds

    Fin de matinée, ce mardi. Après plusieurs heures de déambulation sur le thème des mobilités, entre la rocade et Saint-Ruf, Joël Peyre reçoit la presse à proximité de l’arrêt de tram des Sources aux Grands-Cyprès à Avignon. « On entend bien le bruit des poids lourds », prend à témoin l’actuel élu aux finances et candidat (PRG) aux municipales. Manière de défendre le projet de limitation de trafic des 38 tonnes (entre 7h et 19h) sur la rocade, porté avec force par la maire Cécile Helle (PS) et dans les mains de la préfecture. « Je ferai toujours primer l’intérêt des enfants et des préoccupations sanitaires par rapport à ceux des poids lourds », revendique ce médecin, rappelant que l’arrêté ne vise que les plus gros camions et ne bloque pas les dessertes de Courtine et du MIN.

    Autre position sur laquelle Joël Peyre est aligné avec l’actuelle maire : la LEO, dont les crédits pour la phase 2 sont tombés aux oubliettes. Le conseiller municipal plaide pour un tracé reconfiguré le long de la Durance, « beaucoup moins cher et aussi efficace ». Il rejoint également le point de vue de la maire de Villeneuve-les-Avignon pour amorcer d’abord la phase 3 de la LEO avec un nouveau pont sur le Rhône vers le Gard. Des prérogatives transports qui relèvent aussi du Grand Avignon. « Un Avignonnais doit en être le président mais on ne peut pas être maire et président à la fois », clame Joël Peyre. De la mandature qui s’achève à l’agglo, « on ne peut pas dire qu’elle ait été très proactive sur les mobilités ». Il prône la poursuite du tramway vers l’hôpital, quand « un bus à haut niveau de service » suffirait vers Agroparc.

    Enfin, sur la circulation, la matinée a permis d’échanger avec les habitants, commerçants ou associations directement concernés par le plan faubourgs, instauré début 2022. « Il ne s’agit pas de remettre en cause le principe et notamment les 20 000 habitants concernés et satisfaits dans l’ensemble, mais d’identifier certains nœuds qui pourraient être corrigés, comme des sens de circulation, du stationnement ou des ronds-points plutôt que des feux tricolores », esquisse Joël Peyre. Des abris sécurisés pour les vélos et un meilleur entretien des pistes cyclables sont aussi annoncés.

  • Les JO comme accélérateur pour les Hautes-Alpes

    Les JO comme accélérateur pour les Hautes-Alpes

    Pas moins de 532 millions d’euros investis sur le ferroviaire et le routier pour enfin désenclaver les Alpes… Le volet mobilité du contrat de plan État-Région signé ce lundi 3 novembre en préfecture se veut un véritable boost pour un département jusqu’alors bien mal doté, avec 342 millions d’investissements pour la ligne ferroviaire entre Marseille et Sisteron en comptant l’amélioration de l’accès des gares aux personnes à mobilité réduite, et 190 millions pour améliorer l’accès routier à Briançon.

    Les JO ont fait des miracles. Un « prétexte, un accélérateur pour mobiliser l’action de l’État qui nous permet aujourd’hui d’avoir un programme d’investissements ambitieux à la hauteur de l’enjeu de 2030 », s’est félicité Jean-Marie Bernard, président LR du conseil départemental des Hautes-Alpes. De quoi espère-t-il « changer la vie de tous ceux qui vivent et qui viennent » dans le département.

    Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, ne dit pas autre chose. « Dans moins de cinq ans, les yeux du monde entier seront rivés sur les Alpes françaises pour les Jeux d’hiver de 2030. Bien préparer cette échéance implique d’organiser un événement à la hauteur des standards », estime-t-il reconnaissant que « trop longtemps certaines vallées étaient tenues à l’écart des grands investissements, pendant trop longtemps elles ont été condamnées à l’enclavement ». Et le ministre d’insister : « Les Jeux d’hiver 2030 doivent permettre de mettre fin à ce qui était vécu à juste titre comme une injustice. »

    L’aboutissement de 10 ans de travail pour la Région

    Le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.) ne cache pas non plus sa satisfaction. Il retrace « dix ans de travail et d’acharnement » de la collectivité, sans oublier au passage d’en remettre une couche sur l’ouverture à la concurrence des TER qu’il continue de porter. Au fil des contrats avec l’État, « on est passé de 2,2 milliards à 5,1 milliards [d’investissement] dans la Région et c’est grâce aux JO », analyse-t-il. Si les travaux « n’étaient pas faits sur la ligne des Alpes », c’était « pour des raisons assez simples : il n’y a pas beaucoup d’habitants », commente Renaud Muselier. Or « là il y a des Jeux, il faut les livrer, on est tous contraints », conclut-il.

  • L’entreprise varoise Atchoum, une solution pour la mobilité des seniors

    L’entreprise varoise Atchoum, une solution pour la mobilité des seniors

    Une belle success-story. Lancé en 2019 par Vincent Desmas, entrepreneur varois, à Méounes, Atchoum ne cesse de s’étendre. Désormais présente dans 800 communes (dont 9 dans le Var, pour près de 4 300 trajets depuis 2019) et 28 départements, cette plateforme (en ligne ou par téléphone) offre aux personnes âgées – et à toute autre personne – des solutions pour les déplacements du quotidien, grâce à deux options : réserver un trajet déjà proposé, ou faire une demande de trajet solidaire précis, à laquelle peuvent répondre les conducteurs. Ceux-ci sont contactés via l’application (ou le site), ou directement par les communes en cas de réservation par téléphone, et défrayés par les usagers.

    Avec une efficacité importante puisque 90% des demandes de trajets sont satisfaites. Pour les communes, le coût de l’abonnement est moindre (de 1 à 0,60 euro par habitant, par an, selon la taille de la commune).

    Plus d’infos sur www.atchoum.eu

  • Apaiser et reboiser la place des Marseillaises

    Apaiser et reboiser la place des Marseillaises

    Après des années d’études, la Métropole a défini les objectifs du réaménagement global de cette place de 1,2 ha jadis remarquable et devenue illisible, morcelée et déboisée. Elle lance le marché de maîtrise d’œuvre pour des travaux en 2027-2028. Il s’agit d’abord de restaurer l’escalier monumental inscrit en décembre 2022 au titre des monuments historiques, de recréer des espaces publics apaisés, harmonieux, végétalisés et reconnectés à la future « Gare souterraine Marseille Saint-Charles » qui doit voir le jour en 2035.

    La place doit servir d’accès au hub de mobilité du pôle d’échanges multimodal de la gare. Le socle situé sous l’esplanade Narvik doit s’ouvrir sur la place. L’objectif déclaré est de réduire la place de la voiture, mais d’intégrer le réseau des bus. L’offre de stationnement pour véhicules motorisés sera majoritairement contenue à l’intérieur de la « boîte gare ». La « station taxi » sur la terrasse côté boulevard Bourdet sera supprimée. Les fonctions de taxis et dépose minute seront majoritairement à l’intérieur de la gare. « Ainsi, la place des Marseillaises requalifiée sera un parvis de gare apaisé et libéré des modes de transports individuels motorisés (voitures personnelles, voitures de location, deux-roues motorisés). »

    S’agissant de l’Est de la place occupé aujourd’hui par un parking d’une quarantaine de places « plus ou moins légitimes » (sic !), il est indiqué qu’« à terme la majeure partie des services de location de voiture seront répartis dans les infrastructures du projet Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur afin de libérer les espaces publics de ce site emblématique », écrit la Métropole. Des stationnements résidents seront maintenus et « du fait de la présence d’hôtels autour de la gare, l’offre de stationnement “linéaire” sur la voirie ne sera pas supprimée dans son intégralité, mais réduite et devra avant tout intégrer les usages de logistique urbaine (livraison, hôtels, restaurateurs etc.) ». La trame circulatoire globale est en cours de finalisation.

    Restituer des alignements d’arbres

    Le site devra intégrer des itinéraires cyclables sécurisés avec intégration d’abris pour 75 vélos dans le socle Narvik. Des aires de stationnement pour les cycles seront offertes à l’intérieur de l’ouvrage Gare (jusqu’à 750 places de stationnement cycle côté place des Marseillaises et autant côté Ouest sur la façade du Bd Bourdet/Bd Charles Nédelec).

    Les deux jardins d’agrément situés de part et d’autre de l’escalier seront requalifiés. « En surplomb depuis la terrasse, les pieds de l’escalier devront offrir les qualités d’un paysage immersif et ombragé », prescrit le cahier des charges, qui inscrit la restitution des alignements d’arbres, avec des essences adaptées au climat et au site, alors que la moitié des platanes atteints du chancre ont déjà été abattus. L’état phytosanitaire des deux hauts palmiers Washington, qui encadrent l’escalier, reste à surveiller.

    L’enveloppe prévisionnelle affectée aux travaux est estimée à 11,3 million d’euros HT incluant la restauration du monument historique estimée quant à elle à 1,9 millions d’euros HT.

  • Un outil pour s’émanciper socialement

    Un outil pour s’émanciper socialement

    Dans une société où la mobilité est communément une clé décisive pour l’insertion professionnelle, le permis de conduire ne devrait pas être un luxe. C’est un outil impératif. Cependant, en France, obtenir ce précieux sésame relève aujourd’hui du parcours du combattant.
    Trois mois d’attente en moyenne pour passer l’examen, parfois jusqu’à un an dans de grandes agglomérations, selon les professionnels du secteur, aujourd’hui en colère.

    Ce délai pénalise les jeunes, les demandeurs d’emploi et globalement et tous ceux pour qui un véhicule est le seul moyen d’accéder à un travail.

    Offrir une chance à chacun

    À cette attente s’ajoute l’obstacle financier. Entre les heures de conduite supplémentaires imposées par cette incertitude et diverses présentations à l’examen, l’addition devient lourde. Souvent inaccessible pour des jeunes déjà ancrés dans la précarité.

    Des aides, comme celle du CPF (compte personnel de formation), restent inaccessibles à la majorité d’étudiants et jeunes en formation, qui doivent financer seuls un permis, dont le coût peut dépasser les 1 200 euros. Un montant très compliqué à réunir à un moment charnière de leur vie, où le permis conditionne régulièrement l’accès à un emploi ou à une formation.

    Le permis de conduire est plus que jamais un outil d’émancipation sociale. Le rendre plus accessible, c’est offrir l’opportunité à chacun de s’engager sur le chemin de l’emploi et de l’indépendance.

    Il est temps que les pouvoirs publiques prennent toute la mesure de cet enjeu.

  • Coup de frais dans les rames des trains régionaux

    Coup de frais dans les rames des trains régionaux

    Ce jeudi matin, certains voyageurs vauclusiens des trains express régionaux (TER) pourraient sentir l’odeur du neuf en montant à bord à Avignon, Carpentras ou à la gare TGV. Une des deux rames neuves Regiolis, réceptionnée par la Région, va transporter ses premiers passagers. Ce mercredi après-midi, la Région a fait la présentation, au sein du technicentre d’Avignon, lieu de maintenance et nettoyage de TER. Si l’œil profane ne remarquera pas de révolution sur les deux rames, « des aménagements vélos, un meilleur accès aux personnes à mobilité réduite et des prises entre chaque siège », font partie des nouveautés, expose Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren) de la Région en charge des transports.

    Quelque 230 passagers et jusqu’à 300 debout pourront être transportés. La seconde rame, qui vient d’être réceptionnée, sera mise en service d’ici à décembre et rejoindra les quelque 150 TER de la région, effectuant 700 trajets quotidiens. Un investissement de 21,8 millions d’euros pour les deux rames.

    En outre, sur une voie presque mitoyenne, une rame quasi neuve est aussi mise en avant. En réalité, elle a déjà une quinzaine d’années de service, mais sort de 4 mois d’une grande révision à Périgueux (Dordogne). « Tout est démonté, il ne reste que l’ossature, les sièges sont changés, on met de la lumière LED, d’autres caméras, le moteur et les roues sont aussi inspectés », précise François Milhet, en charge du dépannage des rames pour la SNCF. Une opération dite à mi-vie, permettant aux rames de repartir pour 20 ans. Un total de 29 rames sera ainsi réhabilité d’ici à 4 ans, pour un montant de 123 millions d’euros.

  • Le parcours Vita veut conjuguer sport et lien social

    Le parcours Vita veut conjuguer sport et lien social

    Juste derrière le lycée Fourcade, le chemin piétonnier de Vallat Saint-Pierre, qui longe le ruisseau éponyme, est désormais jalonné d’équipements sportifs. Ce « parcours santé » Vita (vie, en latin) est aujourd’hui accessible à tous. Sur plus d’un kilomètre en nature, dix-huit modules sportifs, inaugurés samedi dernier, sont répartis sur trois sections.

    à commencer par « l’initiation à la marche pour personnes sédentaires ou en reprise d’activité », qui s’adresse aux usagers à mobilité dite très réduite, en grandes difficultés pour marcher. « Ces parcours, en accès libre, ça n’existe nulle part ailleurs. C’est un projet innovant, rapporte Jean-François Garcia, adjoint délégué au sport et à la santé de la Ville, médecin de profession, à l’initiative du projet. Ce parcours d’initiation à la marche existe dans les Ehpad ou les IME à destination des personnes qui séjournent dans ces établissements. »

    Trente mètres plus loin, une autre section conçue pour les usagers à mobilité réduite (PMR). Composée de cinq modules, elle permet la pratique d’une activité physique adaptée. L’équipement a été réalisé de façon à travailler le corps dans sa globalité : motricité, coordination, équilibre, tonus et fonctions cognitives. Un QR code, affiché à proximité des installations, toutes sections confondues, permet d’accéder à des vidéos d’exercices, conçues par les équipes de la Ville (service des sports et communication).

    Inclusion par le sport

    En longeant le ruisseau, la dernière section du parcours propose des modules dits de « sport classique », davantage dédiés au travail de l’équilibre et de la souplesse, avec la coordination plutôt que la fitness. « L’objectif de ce parcours reste celui de la santé pour tous, précise Jean-François Garcia. Les modules de fitness, on en voit partout, mais ils ne sont pas accessibles à une certaine partie de la population. Cette aire est conçue pour cela. Sur les 18 modules du parcours, 10 sont accessibles et PMR ou activité physique adaptée (APA). Cela s’adresse aux personnes atteintes d’un handicap moteur, d’un trouble du spectre autistique, souffrant d’obésité ou de diabète. On voit trop de personnes sédentaires, une attitude mauvaise pour la santé. Certains ne peuvent simplement pas pratiquer le sport parce qu’ils n’ont pas de lieu adapté et accessible. »

    Ce projet vise également à favoriser « le brassage entre personnes valides et non valides », en créant un lieu « de vie intergénérationnel et interquartiers », propice au lien social, précise l’adjoint. Son emplacement stratégique, à proximité d’un lycée, du centre-ville, du quartier Notre-Dame (ancien quartier prioritaire, désormais territoire à fort enjeu), d’un parcours de promenade familiale et d’un city-stade, renforce cette ambition.

    Le coût global du projet s’élève à 220 000 euros, dont 33% financés par le Département.

  • L’avenir de la mobilité sur la table des débats à Luynes

    L’avenir de la mobilité sur la table des débats à Luynes

    L’épineuse question des transports et des embouteillages, qui affectent régulièrement le quartier de Luynes, est de nouveau saisie par l’association locale Luynes en Action. En parallèle des ateliers mis en place par la mairie d’Aix-en-Provence, organisés après une réunion publique au printemps dernier, le collectif lance une enquête citoyenne sur le sujet. Ouverte depuis le 7 octobre, en place jusqu’au 4 novembre, cette évaluation permet de « comprendre comment les Luynois utilisent les transports en commun, ce qu’ils en pensent et quelles améliorations ils souhaitent pour mieux répondre aux besoins d’aujourd’hui », précise l’association, dans un contexte ou « la circulation se densifie et que la recherche d’alternatives à la voiture devient urgente ».

    Il suffit pour les usagers de se rendre sur le site de l’association pour remplir un questionnaire en ligne. L’enquête close, les retours seront dépouillés et étudiés sous deux angles. Le premier étant celui de la « satisfaction » (avis et attentes des usagers, améliorations envisagées…), le second une « analyse des usages » (identifier les lignes de transports empruntées, dans quelles directions…).

    « à cet instant, les données récoltées sont largement représentatives. Plusieurs centaines de réponses ont été reçues, estime Rémi Girardin, co-président de l’association. Elles proviennent de Luynois, mais aussi d’usagers qui travaillent, passent ou étudient à Luynes. (…) Ces données seront précieuses pour alimenter nos prochaines rencontres la Métropole Mobilité, mais aussi pour faire un parallèle avec l’étude globale du village pilotée, en ce moment, avec l’Agence d’urbanisme du pays d’aix (AUPA). »