Tag: Mobilité

  • Un bus direct pour Aix devrait être expérimenté à la rentrée à Miramas

    Un bus direct pour Aix devrait être expérimenté à la rentrée à Miramas

    Les lycéens de Miramas ont obtenu gain de cause. Une ligne de bus expérimentale devrait être mise en place à partir de septembre pour relier la commune de l’ouest du département à Aix-en-Provence.

    L’annonce a été faite lors du débat public organisé par la section du PCF, en association avec la CGT et les cheminots du même syndicat, ce mardi 23 juin au soir. C’est la nouvelle secrétaire communiste Natacha Mallet qui a fait remonter cette revendication de la jeunesse miramasséenne, qui pointe la mobilité comme un obstacle à la poursuite d’études supérieures, aucune ligne directe ne permettant actuellement de relier Aix-en-Provence et ses nombreuses facultés. La ligne 25 faisait autrefois ce trajet, avant d’être scindée. « Cette rupture de charge est facteur d’exclusion sociale, et ce n’est pas acceptable », reconnaît le maire Frédéric Vigouroux (DVG).

    À la rentrée, les Miramasséens devraient donc pouvoir emprunter un bus dont les départs sont déjà connus : 6h25 pour une arrivée à 7h40, et 6h50 pour une arrivée à 8h05. Le retour est prévu à 18h20 pour une arrivée à 19h34, d’après l’adjoint au maire délégué aux déplacements et à la mobilité Daniel Higli.

    Les rails rouverts pour

    le fret

    « Notre action a fait écho, on en prend acte, salue Natacha Mallet. Il faut poursuivre la mobilisation pour qu’on s’assure d’une fréquence suffisante et d’une pérennisation. » La section communiste, la CGT et les cheminots du syndicat voient plus loin et militent pour une réouverture de la ligne ferroviaire Miramas/Aix-en-Provence passant par Rognac. Pascal Surcouf, agent de circulation et syndiqué à la CGT cheminots de Rognac appuie : « La ligne existe, il ne manque que les trains. (…) Cette voie a été modernisée il y a quatre ans (…) et est en capacité de faire des cadencements. » En septembre dernier, la CGT cheminots de Miramas et la CGT de la centrale de Gardanne s’associaient pour revendiquer le retour de l’activité de fret qui existait jusqu’en 2019.

    Là aussi, les forces de gauche pourraient obtenir gain de cause puisque Frédéric Vigouroux a confirmé que la ligne devrait rouvrir. « Normalement, on devrait avoir entre cinq et dix trains qui vont récupérer sur la ligne pour les trafics de bois à GazelEnergie, ça devrait démarrer en mai 2027 pour les travaux de mise aux normes. Est-ce que fret et passagers peuvent cohabiter ? Je suis pas expert mais ça devrait être possible. »

  • La liaison Fos-Salon intégrée à une concession ?

    La liaison Fos-Salon intégrée à une concession ?

    Encore un serpent de mer. La liaison Fos-Salon entre dans sa 5e année de concertation publique. Ce lundi 22 juin, la troisième séquence consacrée au choix des variantes et aux modalités de financement s’est ouverte après avoir été reportée de deux ans à la demande du comité des élus. Mais alors, où en est ce projet d’infrastructure routière, dont le coût est aujourd’hui estimé à 566 millions d’euros ?

    L’hypothèse d’un financement public à hauteur de 50% de la liaison avait d’abord été confirmée par le Conseil d’orientation des infrastructures en 2023, avant d’être repensé lors de la conférence « Ambition France Transports ». Son rapport, remis en juillet 2025, établit que les ressources publiques sont insuffisantes et identifie « l’opportunité offerte par le renouvellement des concessions autoroutières historiques », qui s’étaleront entre 2031 et 2036. La possibilité d’une concession autonome avait au départ été étudiée, mais elle « conduisait à des péages très importants », assure Nadia Fabre, responsable du service transport infrastructure et mobilité de la Dreal.

    À l’heure actuelle, deux scénarios sont envisagés : celui d’un péage complet du nord au sud de cette deux fois deux voies de 25km, pour un tarif de 9,6 centimes par km pour les véhicules légers et 28,8 centimes pour les poids lourds ; ou celui d’un péage uniquement sur les sections nord et sud, pour un tarif de 25 centimes par km pour les véhicules légers et de 74 centimes pour les poids lourds.

    Dans la salle, les habitants ont le « sentiment d’une concertation bâclée ». « Et on comprend pourquoi : vous êtes dans l’urgence », dénonce Christian, du collectif Cistude. La Dreal a présenté un calendrier prévisionnel « impératif » comprenant une finalisation du dossier préalable à la déclaration d’utilité publique à la fin de l’année, pour une enquête publique ouverte en 2028 et une désignation du concessionnaire en 2031.

    D’ici là, d’autres projets sont inscrits dans le contrat de plan État-Région signé fin 2025 : la dénivellation du giratoire de la fossette (14 millions d’euros) ; le réaménagement du giratoire de toupiguières pour améliorer la desserte de Clesud (3,5 millions d’euros) et le réaménagement du giratoire des Bellons (21 millions d’euros de la Métropole).

  • L’échangeur nord est enfin complet et mis en service

    L’échangeur nord est enfin complet et mis en service

    Après 20 mois de travaux et 20 millions d’euros d’investissements, l’échangeur « Salon Nord » est enfin complet ! Les premières voitures ont pu emprunter le complément de l’aménagement historique, attendu depuis près de 50 ans, ce jeudi à 17h30.

    Le président de la Métropole et maire de la commune Nicolas Isnard (LR) réagit : « Ce qui se passe a beaucoup de signification : c’est rendre possible ce qui a longtemps été impossible et inimaginable dans cette ville, réparer une ineptie vieille d’un demi-siècle. (…) C’est ce que nous attendions tous pour évacuer un certain nombre de nuisances qui s’étaient accumulées avec le temps (…) et qui faisaient courir aux habitants des risques, des gênes sonores et de la pollution. »

    Jusqu’ici, le demi-échangeur ne permettait d’accéder à l’A7 que vers le nord, en direction d’Avignon et de Lyon, obligeant de nombreux automobilistes à traverser Salon-de-Provence pour se diriger vers le sud. Avec la création de deux nouvelles bretelles – une entrée vers Aix-en-Provence/Marseille et une sortie depuis le sud vers Salon – les échanges seront désormais possibles dans les deux sens de circulation.

    Un projet de territoire

    Situé sur l’un des axes majeurs du sud de la France, emprunté quotidiennement par jusqu’à 135 000 véhicules en période estivale, cet aménagement va donc désengorger la commune de 44 500 habitants. « C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour la mobilité quotidienne en Pays salonais, avec des bénéfices très concrets, se félicite Sabine Granger, directrice générale de Vinci Autoroutes et d’ASF. Grâce à cette nouvelle infrastructure, le trafic de transit dans le centre-ville va se réduire d’environ 4 000 véhicules par jour et surtout le trafic de poids lourd va diminuer de 50%. » La société concessionnaire estime également que les temps de trajets pourraient être divisés par deux le matin en direction du sud. Nicolas Isnard insiste : ce projet dépasse sa seule ville. Selon lui, il concernerait 70 000 à 80 000 habitants.

    Le préfet de région Jacques Witkowski donne sa vision sur ces aménagements de mobilité : « Je suis plutôt un bétonneur (…) parce qu’on a besoin de ces équipements pour ne pas thromboser un certain nombre d’activités. On a d’autres projets routiers importants sur la Métropole : en partant d’ici pour aller vers le Grand Port maritime, un contournement de Martigues qui est en route et puis peut-être un contournement d’Arles dont je dis qu’il faut qu’il se fasse. »

  • À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    Ça y est, c’est reparti pour un tour. Tout est fin prêt pour accueillir en parfaite sécurité estivants et Toulonnais sur les plages du port du Levant, toutes équipées et accessibles aussi aux personnes à mobilité réduite (PMR) grâce à des fauteuils adaptés.

    C’est au poste principal de secours de la plage du Mourillon que le dispositif de surveillance des baignades a été rappelé mercredi matin en présence de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Cent quarante trois sapeurs-pompiers et 25 saisonniers répartis sur les 6 postes de secours sur les anses de Pipady, la Mitre, Le Mourillon et Méjean veillent ainsi sept jours sur sept, jusqu’au 31 août inclus, à ce que les vacances ne se transforment pas en cauchemar. Ils disposent pour cela de tous les moyens nautiques pour réagir au plus vite, tels qu’un jet-ski, des embarcations semi-rigides et une vedette. « Ce qui permet d’avoir une action en moins de 7 minutes jusque sur les communes de La Garde et du Pradet », précise le lieutenant Lucas Mulet.

    La prudence reste de mise

    L’occasion d’ailleurs pour les sapeurs-pompiers de délivrer une nouvelle fois les messages de prévention d’usage en rappelant que lors de la saison estivale 2025, 2 000 interventions ont été comptabilisées. Cela allait de la simple piqûre de méduse ou d’oursin jusqu’au malaise. Mais aucun décès n’a été déploré l’année passée sur les plages toulonnaises.

    Un bilan exceptionnel, salué par la maire de Toulon Josée Massi, qui rappelle les actions volontaristes mises en place par la Ville qui n’est peut-être pas pour rien dans ces résultats exceptionnels. Dans les écoles, notamment. « L’objectif c’est que tous les enfants à la sortie du primaire sachent nager ; c’est très important dans une zone de bord de mer comme la nôtre », précise-t-elle.

    Tout cela étant dit, reste à chacun à faire sa part pour ne pas se mettre en danger. « On ne peut pas mettre une personne derrière chaque enfant ou chaque baigneur. Tout le monde doit aussi prendre ses responsabilités », rappelle la 1ère magistrate.

    Les précautions d’usage sont donc à observer. Comme celle de ne pas rentrer d’un coup dans l’eau quand elle comme aujourd’hui à 17 °C, rappelle-t-elle.

    Les parents sont également invités à ne pas ménager leur vigilance, pour la surveillance de leurs petits pour lesquels le drame peut se dérouler avec seulement 20 cm d’eau.

    Et les nageurs téméraires qui pèchent parfois par un excès de confiance en leurs capacités de revenir sur le rivage après un long parcours de nage, sont invités eux aussi à la prudence. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

    Sinon, tout est prêt pour permettre à tous de passer un très bon été. De la plaine de jeu et des aires de pique-nique récemment inaugurées aux abords des restaurants nouvellement végétalisés, jusqu’au parking de 1 300 places totalement gratuit que beaucoup nous envient. L’occasion de rappeler que ça n’a pas toujours été le cas, pas en tout cas lorsque l’extrême droite était aux manettes du Port du Levant.

    La remarque pourrait paraître ici inappropriée. Sauf que d’occasion on ne doit jamais manquer pour rappeler quels sont les principes de chacun sur la gestion de l’espace public. Étant entendu aussi que chaque fleur qui pousse est un événement éminemment politique.

    Les plages du Mourillon doivent rester ce lieu ouvert à tous, populaire, où même les Toulonnais qui ne partent pas se sentent un peu en vacances, comme se plaît à le rappeler Josée Massi.

  • La liaison Fos-Salon mise en débat sur la place publique

    La liaison Fos-Salon mise en débat sur la place publique

    Le projet de liaison routière entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence entre dans une nouvelle étape. La préfecture de région a annoncé lundi par communiqué l’organisation d’une nouvelle phase de concertation d’un mois sur le projet de liaison Fos-Salon, entre le 15 juin et le 15 juillet. Cette concertation menée par la Dreal Paca porte sur « le choix des variantes préférentielles sur les trois sections du projet » et sur « les modalités de financement envisagées pour la réalisation de l’infrastructure », tel que l’annonce la préfecture de région. En clair : où on passe, et qui paye.

    Le dossier de concertation sera accessible sur le registre numérique dédié à partir de lundi prochain, le 15 juin. Dans le même temps, quatre réunions publiques sont organisées par les services de l’État, dont la première pour la présentation du projet et de premiers échanges qui se tiendra salle Colomb à Miramas, lundi 22 juin à 18h30. Cette réunion sera suivie de trois ateliers dédiés aux trois tronçons de l’aménagement, soit le 1er juillet à 18h30 à la salle la Grange d’Istres pour la section centrale, entre Toupiguières et l’échangeur de Rassuen, le 7 juillet à la même heure à la salle des fêtes de Grans pour la section Nord entre l’échangeur de l’A57 et Toupiguières, pour finir mercredi 8 juillet à 18h30 à la Maison de la mer de Fos-sur-Mer concernant la section sud, entre les ronds-points de Rassuen et de la Fossette.

    Les variantes d’itinéraires présentés par l’État concernent la section nord, à choisir entre l’aménagement d’une portion de la RN569 ou de la D69. Au sud, à Fos-sur-Mer, il s’agit de choisir entre l’aménagement de l’actuelle RN569, ou d’une nouvelle route à proximité immédiate de la voie ferrée des Coussoul, au nord sur l’actuelle route du Ventillon ou au sud de celle-ci sur une nouvelle voie.

    Pas de contournement ?

    La concertation n’inclura pas de contournement de Fos-sur-Mer par le prolongement de celui de Martigues-Port-de-Bouc, devant déboucher à l’ancienne station-service près de la cimenterie Imerys. Cette absence est pointée par le président de l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF) Daniel Moutet, dans un courrier adressé au préfet de Région le 1er juin dernier. En référence au projet de contournement de Fos-sur-Mer parallèle à la voie ferrée, longeant les étangs d’Engrenier et de Lavalduc, « si le scénario du barreau des étangs avait été réalisé, l’accident du 27 mai dernier entre Fos et Port-de-Bouc n’aurait pas affecté les usagers, ni les populations, ni les secours », estime le président.

    Et insiste : « Les enjeux de mobilité sont très présents dans cette concertation et ressortent comme un des freins à l’acceptabilité nouveaux projets industriels par les populations. »

  • À Aubagne, une foule se dresse pour la gratuité des transports

    À Aubagne, une foule se dresse pour la gratuité des transports

    « Liberté, égalité, gratuité ». C’est le slogan qui sera retenu par l’assemblée générale d’habitants et d’élus du Pays d’Aubagne, réunis en masse mercredi dans la salle du Bras d’Or à Aubagne pour défendre un droit vieux de 17 ans. La gratuité des transports pour tous, en place depuis 2009 dans les 12 communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile*, pourrait en effet voir sa pérennité menacée par les finances serrées de la Métropole Aix-Marseille, en déficit de 123 millions d’euros. Un retour en arrière inenvisageable pour l’Association se déplacer en liberté (Asdel) qui appelait donc mercredi habitants et maires du secteur à se rassembler pour rappeler les effets positifs d’une mesure envisagée comme une « grande avancée sociale » par de nombreux élus locaux. « On ne parle pas d’une utopie mais bien d’un acquis social qui passera bientôt l’âge adulte, s’est ému Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne. La solidarité n’est pas une option, mais bien un devoir. Monsieur le préfet, vous ne toucherez pas à la gratuité [le maire s’adresse au préfet car la Métropole, refusant de voter un budget, est passée sous tutelle de la préfecture des Bouches-du-Rhône, Ndlr]. » Après un rapide rappel sur les modes de financements actuels de la gratuité en Pays aubagnais – permis grâce au versement mobilité, (notre édition du 26/05) –, de nombreux participants, citoyens comme élus, ont pu exprimer leur attachement à un service qu’ils considèrent comme répondant à un impératif de solidarité, de protection de l’environnement et de santé publique.

    Trois actions identifiées

    Surmotivés à conserver cet acquis, qui sonne plus qu’actuel au regard des conditions climatiques et de l’état du pouvoir d’achat français, les membres de l’assemblée ont identifié trois actions à venir. Parmi elles : une mobilisation le samedi 13 juin, au Pôle d’échanges d’Aubagne. L’Asdel est entre-temps chargée de rédiger une pétition qu’elle fera ensuite circuler dans toutes les communes concernées. Les mairies sont également invitées à manifester leur soutien à l’aide d’affichages prônant le message : « Liberté, égalité, gratuité ».

    * Aubagne, Auriol, Belcodène, Cadolive, Cuges-les-Pins, La Bouilladisse, La Destrousse, La Penne-sur-Huveaune, Peypin, Roquevaire, Saint-Savournin et Saint-Zacharie.

  • La mise en service du Val’tram repoussée à 2027

    La mise en service du Val’tram repoussée à 2027

    Un parcours de 14,4 km qui dessert 12 stations, voilà la promesse initiale de la Métropole Aix-Marseille Provence. Pourtant, cela fait « 3 ans que la ville est éventrée » selon la municipalité d’Aubagne. Les habitants ne pourront donc toujours pas monter à bord du tram cet été. Selon un communiqué de la Métropole, « le Val’tram entrera en service au début de l’année 2027. En parallèle, la livraison progressive des rames, débutée dès la fin 2026, se poursuivra pour permettre une mise en service totale de l’ensemble du matériel roulant à l’été 2027 ».

    Contactée par La Marseillaise, la Métropole reste évasive pour expliquer ce nouveau délai : « Comme tout travaux, il y a du retard. » Toutefois, le déroulé du projet est confirmé : « La ligne entrera bien en phase de marche à blanc durant le dernier trimestre 2026 (…) afin de tester les procédures d’exploitation et de finaliser la formation des conducteurs. » Des éléments trop vagues pour l’entourage du maire, Jean-Pierre Squillari : « On sait que ces essais ont repris, mais on n’a toujours pas d’éléments pour la suite. On attend ne serait-ce qu’un courrier. »

    Défense de la gratuité

    des transports

    « On a eu aucun élément de communication de la part de la Métropole, ni sur les raisons du retard, ni sur la date de livraison. On a tout appris grâce à la presse », déplore la Ville d’Aubagne. « Déjà qu’on était opposés au passage du tramway dans le centre-ville parce qu’il a lourdement peiné les commerçants, on aurait aimé avoir plus d’éléments sur la livraison finale du projet », ajoute la municipalité, qui regrette un manque de dialogue.

    La Ville craint qu’un problème de fond soit à l’origine de ce silence : « Il y a une bagarre autour de la gratuité des transports. Peut-être que cela participe à compliquer les échanges. » La gratuité des transports instaurée depuis 2009 dans la commune est, selon l’entourage du maire, au cœur du débat : « Comme on n’a pas d’éléments, on sait pas si le tram sera gratuit ou non. Dans un communiqué, il a été fait mention de ticket, ce qui impliquerait un transport payant. On espère que c’était un message générique qui a oublié de prendre en compte les spécificités de la commune. »

    Une journée de défense de la gratuité des transports est organisée le mercredi 27 mai à 18h, à Aubagne. Pour le maire Jean-Pierre Squillari, « la gratuité des transports dans le pays d’Aubagne n’est pas négociable. C’est notre ADN, notre bouclier social et écologique et nous ne laisserons personne y toucher ! » Le maire invite tous les Aubagnaises et Aubagnais à se joindre aux élus aux côtés de l’Association Se déplacer en liberté afin de « faire bloc face aux menaces de nos services publics ».

  • Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    La Régie des Transports Métropolitains (RTM) a organisé, ce mardi 5 mai, sur le site du dépôt de la Rose à Marseille, un challenge interne pour désigner le conducteur qui représentera l’entreprise lors de la prestigieuse compétition nationale du « Bus d’Or 2026 », du 9 au 11 juin à Paris. Une sélection qui a eu lieu en présence de la nouvelle présidente de la RTM, Samia Ghali et du directeur Hervé Beccaria. La première place est revenue à Bruno Schiavo du Centre bus la Rose. Il rencontrera désormais Aymene Allouache, du Centre d’Arenc qui a remporté le concours du meilleur jeune conducteur de France lors des WorldSkills 2025, pour une finale décisive qui désignera le représentant RTM au Bus d’or.

  • Le vélo à l’honneur pour pédaler en roue libre à Martigues

    Le vélo à l’honneur pour pédaler en roue libre à Martigues

    Jean-Luc Hanrard est sans appel : « C’est encore trop compliqué de pédaler entre son domicile et son travail dans l’Ouest de l’étang de Berre. » En participant à la manifestation nationale « Mai à vélo », avec son association Les Vélos des étangs, le cycliste compte bien sensibiliser le public à cette problématique.

    Vendredi 8 mai, à 18h30, le vernissage de l’exposition métropolitaine itinérante l’Utopiste Cyclable sera suivi de la projection de deux films documentaires : Mécanique solidaire et When we cycle, à la Cascade. Le lendemain, le cours du 4 septembre sera interdit aux voitures, du cinéma à la rue Lamartine, pour permettre aux enfants de s’amuser à vélo en toute sécurité.

    Des connexions intercités demandées

    Le coprésident des Vélos des étangs aimerait que les élus locaux se saisissent de la question de la mobilité. « Il y a six villes à relier en urgence : Martigues, Saint-Mitre-les-Remparts, Fos, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Dans notre secteur, les routes sont larges pour que les poids lourds circulent, mais il y a très peu de petites routes. Comme il n’y a quasiment pas d’aménagement, souvent, on est obligés de prendre ces routes au trafic dense, ce qui est dangereux. »

    L’association, qui imagine des itinéraires sur son site, participe aux réunions de travail organisées dans le cadre du Plan vélo de la Métropole, mais « rien ne se passe », déplore Jean-Luc Hanrard. En 2022, l’administration affichait l’objectif d’aménager 500 km d’axes structurants et 200 km basés en grande partie sur les réseaux de Véloroutes et voies vertes. Depuis sa mise sous tutelle et les récentes élections, ces questions semblent « à l’arrêt ». Mais le président associatif attend beaucoup de ces nouveaux mandats.

    « Il y a quelques mois, la route qui longe l’A55 entre Châteauneuf-les-Martigues et La Mède a été transformée en voie centrale banalisée avec deux pistes cyclables et une voie de circulation au milieu par le conseil départemental, note-t-il tout de même. La preuve que c’est possible. »

  • La Ville attaque le Airbnb illicite d’un « faux Marseillais »

    La Ville attaque le Airbnb illicite d’un « faux Marseillais »

    Vivant au Mexique, le propriétaire domicilié à Paris d’un appartement exploité illicitement depuis 2022 en locations saisonnières était assigné hier en référé par la Ville de Marseille. Les deux premières condamnations en février obtenues par la commune pour réguler le marché, portaient sur des fraudes en résidences secondaires. La présente affaire instruite par la brigade de contrôle du logement est « un premier cas de fausse déclaration en résidence principale pour échapper à l’autorisation de changement d’usage ».

    Placé sur les sites Airbnb et Booking à 400 euros la nuit, l’appartement de 145 m² au 4e étage du 118 rue Dragon (6e) proposait six chambres, plus une chambre de bonne de 16 m2 soit 14 couchages. Les deux plateformes rapportent 127 nuitées en 2022, 192 en 2023, 200 en 2024, soit un chiffre d’affaires de 207 600 euros, hors nuitées louées en direct. « Ces chiffres sont incompatibles avec la définition légale de la résidence principale. Le propriétaire a quatre appartements à Marseille, des sociétés à Paris et il travaille au Mexique », déroule Jorge Mendes l’avocat de la Ville. À considérer même que ce fut sa résidence principale, elle ne pouvait être louée en Airbnb plus de 120 jours par an, seuil abaissé en début d’année à 90 jours.

    « Il faut que ce commerce illégal cesse »

    « Les photos de cet appartement impersonnel parlent d’elles-mêmes. Pas d’effet personnel, pas de nom à l’interphone, c’est juste une résidence touristique », poursuit Me Mendes. « Ce business illégal aggrave la crise du logement pour les familles marseillaises. Sans compter les nuisances des groupes de visiteurs rapportées par les voisins, le syndic. Il faut que ce commerce illégal cesse. Il n’y a pas de “c’est Marseille bébé”, mais l’application de la loi nationale. 12 000 appartements sont enlevés aux Marseillais par des gens de passage », conclut l’avocat qui réclame 200 000 euros d’amende et une astreinte de 3 000 euros par jour pour le retour en bail classique.

    En défense, Me Victor Steinberg dénonce la « tonalité très politique et sans nuances d’un maire qui veut “faire la guerre aux Airbnb”, mais qui pour faire un exemple s’est trompé de cible ». Il décrit son client, Paul C., 37 ans, comme un « jeune travailleur ultra-connecté qui voyage beaucoup, fait de l’accompagnement au management de transition à l’international. Imaginer qu’il ait vécu chez ses parents à Paris est une thèse loufoque de la Ville qui vient traquer quelques incohérences administratives pour y voir une fraude organisée ». De produire une déclaration fiscale, des factures d’électricité et cent pages de factures de trottinettes comme preuve de son « ancrage marseillais ». Selon Me Steinberg, Paul C. aurait perçu « juste 6 900 euros de recettes » une fois retranchés les charges et travaux. L’appartement est depuis loué en bail mobilité à 4 étudiants colocataires à 680 euros mensuels chacun. Paul C. est désormais titulaire d’une carte de résident au Mexique. Il n’est pas rapporté que le Pastis lui manque.

    Décision le 30 juin.