Jeudi, le personnel du lycée, à l’appel de la CGT éduc13, s’est mobilisé devant le rectorat, estimant, malgré les préconisations de l’instance, qu’« il appartient au recteur de décider des mesures à prendre ». Pour la CGT, en lutte depuis 2 ans, « seul un départ de l’ensemble de l’équipe de direction permettra d’apaiser les tensions avec les personnels ».
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Mobilisation suite à des soupçons d’attouchements à Morières-lès-Avignon
Pendant une heure et demie, derrière Grégoire Souque, maire (RN) de Morières-lès-Avignon, au conseil municipal de sa commune ce mardi 23 juin, des pancartes « sécurité pour nos enfants » ou encore « stop au mépris ». Car depuis le 10 juin, quatre plaintes pour agressions sexuelles sur mineur ont été déposées à l’encontre d’un animateur en scolaire et périscolaire, qui a été placé en garde à vue ce mercredi 24 juin.
Dans une lettre lue en amont de l’audience lors d’un rassemblement organisé par des parents d’élèves de l’école Perdiguier, où l’employé soupçonné d’attouchements intervenait quotidiennement, les manifestants ont fait entendre leur « mécontentement sur le manque de communication de la mairie lié à cette affaire ». Et estiment même que la mairie « entrave » les échanges en « privilégiant certains interlocuteurs » tout en « souhaitant camoufler l’affaire ». Une réunion d’information avait été organisée ce lundi 22 juin par l’édile d’extrême droite. Une enquête de la gendarmerie est en cours. Le suspect a été suspendu « immédiatement », assure la municipalité. Une cellule d’accompagnement psychologique va être mise en place.
« Écouter les familles »Après une heure de conseil où le maire s’est refusé à répondre aux questions de l’opposition sur le sujet, il a, en toute fin d’audience, lu une lettre publiée également sur les réseaux sociaux de la commune. Où il assure avoir pris « toutes les mesures qui s’imposaient » pour la sécurité des enfants. Et que l’absence de communication était pour « respecter la demande de la famille », assurant que c’était la mère du premier jeune concerné qui avait « clairement indiqué sa volonté de ne pas communiquer sur le sujet ». L’ex-figure des Gilets jaunes lâche en toute fin de séance « qu’il va tout passer en revue », mais qu’il « n’a pas de baguette magique ». Et alors que l’élue d’opposition Annick Dubois évoquait qu’il « serait intéressant d’écouter les parents d’élèves présents », il s’y est refusé car « fatigué », avant de lever la séance. Se prenant au passage une huée générale des quelques dizaines de personnes toujours présentes dans la salle du conseil. Drôle de façon d’écouter.
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Marché du Soleil : toute une fratrie au secours du patriarche
« On n’est pas une famille de contrefacteurs », assure Théodore Dayan, 60 ans, accusé avec trois autres frères d’« avoir participé et profité à cet écosystème de contrefaçons » de Georges l’aîné et usé de moyens illégaux pour le sauver. « Ce n’est pas une gestion familiale, on a aidé chacun à son niveau dans la fratrie à sortir notre frère du problème. » Depuis trente ans, cet architecte tente de mettre aux normes ce marché qui depuis juin 2008 cumule les arrêtés municipaux de fermeture jamais appliqués.
« Tous ont essayé de faire jouer leurs relations »« Je n’imaginais pas que la contrefaçon avait pris cette ampleur. Pour moi c’est un problème uniquement de police », explique Théodore. « Il a fallu 200 à 300 policiers et gendarmes pour fermer le marché et vous pensez que mon frère, dans l’état où il est, aurait pu faire face à 170 commerçants qui ne sont pas là d’ailleurs aujourd’hui. C’est un procès de contrefaçons sans contrefacteur ! »
Le président lui oppose une écoute de janvier 2026 où Théodore lance à Abdelhamid, un gardien du marché qui explique qu’il presse les commerçants de vider leur stock de contrefaçons : « Moi honnêtement s’ils font ça discrètement, je m’en fous, tant que c’est pas visible ! Moi ce que je veux c’est que ça ne se voit pas, c’est tout. » Que Leila Hireche, la gestionnaire soit accusée de prendre des commissions ? « J’en ai rien à foutre, honnêtement tant que le marché était ouvert et que les loyers rentraient ! », balance Théodore au téléphone.
Solliciter l’intervention d’une agent de la préfecture s’inscrit dans cette mobilisation familiale pour sauver le marché. Six mois de fermeture préfectorale, c’est un million d’euros perdus ! « Je n’étais pas au courant », répond Théodore à la barre. « Chacun maladroitement ou naïvement a essayé de faire quelque chose. De toute façon, ce n’est pas une secrétaire de préfecture qui pouvait rouvrir le marché. » « Les frères ont tous entrepris de faire jouer leurs relations pour obtenir une réouverture anticipée », écrit l’enquêtrice des douanes.
Michel Dahan, 69 ans, répond de trafic d’influence : la remise d’une enveloppe de 1 500 euros au domicile d’une fonctionnaire en arrêt maladie de la préfecture, Zoubida Kerbadou, 66 ans, qui l’avait déjà aidée, pour qu’elle joue de son influence. « Elle m’a sorti d’un problème pendant le Covid, elle peut nous avoir un rendez-vous avec le préfet », dit-il sur écoute. À la barre, il est mal. « Je me suis fait beaucoup d’illusions. Elle me disait c’est en cours, c’est en bonne voie… La vérité, elle m’a baladé. Si ça avait réussi, on aurait mis le marché en gérance tout remis d’aplomb et viré tous ceux qui faisaient de la contrefaçon. »
« Pour moi la corruption, c’est ce qu’a fait Sarkozy »Bernard Dahan, 72 ans, a retiré les 1 500 euros de sa banque. « J’ai pas réfléchi. On était vraiment perturbé. On a fait une grave erreur. Nous sommes des gens sérieux, sans casier. On est des commerçants tranquilles. Pour moi la corruption, c’est ce qu’a fait Sarkozy… »
Absente au procès, l’adjointe administrative à l’intercommunalité avait nié en garde à vue avant d’être confrontée aux preuves. Sur écoutes, elle était prudente. « Moi je n’aime pas parler au téléphone, j’ai la misophonie, une maladie qui touche le conduit auditif, je ne peux pas rester longtemps au téléphone. Je préfère que les personnes passent chez moi pour discuter. » Elle était déjà intervenue dans le passé pour 200 euros comme intermédiaire d’un policier qui lui a empoché 13 000 euros pour arranger un titre de séjour à une clandestine qui au final n’a rien obtenu. « À la préfecture, y’en a beaucoup qui font des bêtises », entend-on sur l’écoute.
Dernier frère jugé, William Dahan, 73 ans et sa SCI qui détient un lot de près de 1 200m2 du Marché du Soleil. Installé en Israël, il n’a jamais été entendu.
Le réquisitoire de la procureure Anne Sophie Larrouy est attendu aujourd’hui.
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Un bus direct pour Aix devrait être expérimenté à la rentrée à Miramas
Les lycéens de Miramas ont obtenu gain de cause. Une ligne de bus expérimentale devrait être mise en place à partir de septembre pour relier la commune de l’ouest du département à Aix-en-Provence.
L’annonce a été faite lors du débat public organisé par la section du PCF, en association avec la CGT et les cheminots du même syndicat, ce mardi 23 juin au soir. C’est la nouvelle secrétaire communiste Natacha Mallet qui a fait remonter cette revendication de la jeunesse miramasséenne, qui pointe la mobilité comme un obstacle à la poursuite d’études supérieures, aucune ligne directe ne permettant actuellement de relier Aix-en-Provence et ses nombreuses facultés. La ligne 25 faisait autrefois ce trajet, avant d’être scindée. « Cette rupture de charge est facteur d’exclusion sociale, et ce n’est pas acceptable », reconnaît le maire Frédéric Vigouroux (DVG).
À la rentrée, les Miramasséens devraient donc pouvoir emprunter un bus dont les départs sont déjà connus : 6h25 pour une arrivée à 7h40, et 6h50 pour une arrivée à 8h05. Le retour est prévu à 18h20 pour une arrivée à 19h34, d’après l’adjoint au maire délégué aux déplacements et à la mobilité Daniel Higli.
Les rails rouverts pour
le fret« Notre action a fait écho, on en prend acte, salue Natacha Mallet. Il faut poursuivre la mobilisation pour qu’on s’assure d’une fréquence suffisante et d’une pérennisation. » La section communiste, la CGT et les cheminots du syndicat voient plus loin et militent pour une réouverture de la ligne ferroviaire Miramas/Aix-en-Provence passant par Rognac. Pascal Surcouf, agent de circulation et syndiqué à la CGT cheminots de Rognac appuie : « La ligne existe, il ne manque que les trains. (…) Cette voie a été modernisée il y a quatre ans (…) et est en capacité de faire des cadencements. » En septembre dernier, la CGT cheminots de Miramas et la CGT de la centrale de Gardanne s’associaient pour revendiquer le retour de l’activité de fret qui existait jusqu’en 2019.
Là aussi, les forces de gauche pourraient obtenir gain de cause puisque Frédéric Vigouroux a confirmé que la ligne devrait rouvrir. « Normalement, on devrait avoir entre cinq et dix trains qui vont récupérer sur la ligne pour les trafics de bois à GazelEnergie, ça devrait démarrer en mai 2027 pour les travaux de mise aux normes. Est-ce que fret et passagers peuvent cohabiter ? Je suis pas expert mais ça devrait être possible. »
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Le Scum lance sa campagne contre la sélection à l’université
« Nous le savons, des centaines d’étudiants vont nous contacter cet été afin d’essayer de trouver une solution », livre Théo Haffner-Martin, membre du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum). Au lendemain de la publication, les 2 et 3 juin, des résultats des plateformes d’admission en licence (Parcoursup) et en master (Monmaster), le premier syndicat étudiant représentatif des universités de Montpellier s’apprête, une nouvelle fois, à s’engager aux côtés des étudiants « sans fac ». « La rentrée de septembre sera placée sous le signe d’une lutte acharnée pour l’inscription de toutes et tous dans la filière de leur choix », prévient le représentant du Scum. Une lutte « organisée et coordonnée nationalement par de multiples syndicats de l’Union étudiante, dont le Scum, avec notamment deux nouvelles plateformes d’accompagnement et d’aide : stop-parcoursup.fr et stopmonmaster.fr », indique Kaïs Aitaddi.
« Si les étudiants ont le niveau pour avoir validé leur licence, pourquoi ne pourraient-ils pas accéder au master ? S’ils ont eu leur bac, pourquoi ne pourraient-ils pas accéder à une licence ? », interroge Théo Haffner–Martin. « Le Scum croit en la valeur des diplômes que cette sélection remet forcément en question. »
« Les quotas d’accueil n’augmentent pas »Selon le syndicat, « le nombre d’étudiants se retrouvant sans fac ne cesse de croître », avec, à la clé, pour les étudiants refoulés, « la perte des bourses, du logement du Crous, des aides liées au statut d’étudiant. Pour les étudiants étrangers, les conséquences sont encore plus lourdes, avec la perte du titre de séjour, entraînant l’impossibilité de travailler pour subvenir à ses besoins et la mise sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF) », dénonce Théo Haffner–Martin. Parallèlement, « les quotas d’accueil de nos universités n’augmentent pas », déplore le syndicat, qui fait état de 23 615 places en moins en master et près de 10 000 places en moins en première année de licence par rapport à 2025.
Dans les deux universités de Montpellier, le syndicat a accompagné, l’an dernier, 72 étudiants sans affectation en licence ou en master ayant épuisé tous les recours. « Un chiffre qui ne reflète absolument pas l’ampleur de la sélection », insiste Kaïs Aitaddi. « Nous avons pu faire inscrire 29 étudiants mobilisés, dont 14 dans la filière de leur premier choix », poursuit-il. Des inscriptions « obtenues par un rapport de force qui s’est instauré entre les étudiants mobilisés et les institutions », le Scum dénonçant « une répression de plus en plus importante des militantes et militants mobilisés contre la sélection », à travers, notamment, des mises en section disciplinaire.
« Nous restons cependant déterminés à lutter contre cette sélection sociale et raciste », assurent les militants du Scum, qui appellent d’ores et déjà les étudiants sans affectation « à nous contacter via les réseaux sociaux ou par mail. (…) Nous avons fait inscrire près de la moitié des étudiants qui nous ont contactés cette année et nous comptons faire mieux pour l’année qui s’annonce ». Deux réunions sont déjà prévues à la rentrée de septembre pour organiser la mobilisation, le jeudi 10 à l’université Paul Valéry et le vendredi 11 à l’Université de Montpellier.





