Tag: mer

  • Le ministre des Transports met en avant l’électrification maritime

    Le ministre des Transports met en avant l’électrification maritime

    Après deux années de travaux, Bendor, île privée de la société Ricard, rouvre ses portes au public. Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, a fait le déplacement pour participer à cet événement, marqué notamment par le baptême d’Amista : un navire de 11 mètres de long, à propulsion électrique, destiné à assurer une partie des liaisons avec le continent.

    Une visite qui intervient, a-t-il rappelé, dix jours seulement après les annonces du Premier ministre visant à accélérer l’électrification des transports, et peu après sa présence à l’inauguration du branchement électrique à quai des navires de croisière au port de Marseille-Fos.

    « C’est un grand moment d’émotion pour moi, d’être la marraine de ce merveilleux bateau », lance pour commencer Patricia Ricard, la petite-fille du créateur de la marque d’apéritif anisé, en revenant sur le nom même du bateau, Amista, qui signifie « amitié » en provençal. Et de poursuivre : « La plus belle phrase de notre grand-père, c’est “Fais-toi un ami par jour” ; là, je pense que ce bateau va nous en amener beaucoup, des amis. »

    La présidente de l’Institut océanographique Paul-Ricard a rappelé son engagement pour l’environnement, au service de la protection de la Méditerranée. Elle précise : « Ce bateau électrique va économiser entre 10 000 et 15 000 litres d’essence, soit 30 ou 40 tonnes de carbone… »

    Ses concepteurs néerlandais le décrivent comme « un ordinateur et une batterie flottants » pour souligner la technicité de ce navire qui peut tenir les 8 nœuds pendant 5 heures.

    Même l’évêque de Fréjus-Toulon a salué cette ingéniosité humaine qui permet de naviguer sur la mer et, peut-être demain, sans polluer.

    Le privé en transition ?

    Le ministre a ensuite été interrogé sur la voie ouverte par la décarbonation du transport touristique côtier. L’enjeu étant de savoir si ce type d’initiative, encore limité à une échelle modeste, peut être transposé plus largement à l’avenir. « Bien sûr, c’est un objectif », répond-il en soulignant que le transport maritime représente 3% des émissions mondiales et que, par conséquent, d’importantes actions doivent être menées.

    La bonne nouvelle, ajoute Philippe Tabarot avec peut-être un peu trop d’enthousiasme, c’est que le secteur est engagé dans une décarbonation progressive, portée par des initiatives tant privées que publiques. Et de continuer : « On a une mer Méditerranée extraordinaire et on a pu accueillir, il y a quelque temps, un sommet mondial à Nice. La France a pris un certain nombre d’engagements, maintenant, il faut les respecter. Et l’État doit montrer l’exemple. »

    Reste la question de l’accompagnement des autres acteurs du transport côtier vers des pratiques plus vertueuses, à l’image de l’opérateur TLV, qui transporte chaque année près d’un million de passagers vers Porquerolles.

    Là encore, le ministre se veut très rassurant, en mettant en avant un appel à projets lancé pour 60 millions d’euros, dans le cadre du système européen d’échange de quotas d’émission (ETS). Il permettra d’accompagner financièrement, grâce à des fonds publics, des projets privés visant à décarboner le transport maritime. « Nous allons donc accompagner dans cette transition les armateurs, avec une volonté très forte de pouvoir porter ces projets indispensables pour notre Méditerranée », ajoute-t-il. D’autant que cela répond, en plus, à une demande des habitants et des touristes.

    Le ministre poursuit : « On parle beaucoup dans notre région de la question du surtourisme. Je pense qu’on a un endroit magnifique que le monde entier veut connaître. À nous d’organiser les choses pour que ça ne se fasse pas au détriment de ce qui est, quelque part, notre plus grande richesse. »

    Jusqu’à un transport maritime 100% électrique ? « L’État a pris des engagements au sujet de la décarbonation au niveau européen pour être à zéro émission avant 2050 », répond le ministre. Pour lui « les choses avancent très rapidement », grâce aux effets conjugués « des armateurs qui investissent beaucoup » et aux efforts déployés par l’État.

    Les compagnies, conclut-il, jouent d’autant plus le jeu que c’est également devenu un enjeu économique, « notamment celles qui ont des intérêts bloqués dans le détroit d’Ormuz et qui souhaitent tirer les enseignements de cette crise ».

    à moins que, sitôt la situation rétablie, elles continuent à mener tout le monde en bateau.

  • Cap sur la 23e édition du salon Les Nauticales !

    Cap sur la 23e édition du salon Les Nauticales !

    C’est un rendez-vous qui a « le goût du large et la mémoire des horizons », pour le maire (DVD) de La Ciotat Alexandre Doriol. Pendant une semaine, sa ville va vivre au rythme du nautisme et de la grande bleue avec le retour des Nauticales, du 14 au 19 avril, au port des Capucins.

    Organisé par la Métropole avec la participation de La Provence, le plus grand salon nautique à flot du Sud de la France accueillera près de 20 000 visiteurs et présentera près de 100 exposants, 79 marques et quelque 200 bateaux, entre voiliers, vedettes familiales, catamarans, semi-rigides ou encore bateaux électriques, offrant un panorama des tendances actuelles sur un espace d’exposition de 25 000m2.

    Trois tables rondes

    La navigatrice Isabelle Autissier, première femme à avoir accompli un tour du monde en solitaire lors d’une compétition en 1991 et militante écologiste, est la marraine de cette 23e édition placée sous le signe de la responsabilité. « Elle incarne cette alliance rare entre l’appel à l’évasion et le devoir de protection », affirme Alexandre Doriol.

    Au-delà des expériences immersives, des démonstrations, des initiations et des rencontres avec les professionnels et les pratiquants de sport de glisse notamment (avec un village dédié à ces sports de 1 000m2), cette édition offre un espace d’expression, de réflexion et de transmission des récits et des expériences de celles et ceux qui vivent la mer avec « Parlons Mer » s’intègre naturellement au programme du salon. Trois rendez-vous rythmeront la semaine : mardi, Isabelle Autissier, Nicolas Rouger et Christopher Pratt évoqueront la mer comme espace d’aventure, d’accomplissement, d’audace et de transmission. Mercredi, une conférence abordera les grandes questions du nautisme méditerranéen : transition, innovation, motorisations propres, emplois maritimes, structuration des filières. Samedi, les associations locales seront mises à l’honneur et dessineront les enjeux de préservation du littoral, d’éducation et de citoyenneté.

  • [Région Sud] Vers une gestion durable du territoire

    [Région Sud] Vers une gestion durable du territoire

    C’est la deuxième fois que le Parlement de la mer, crée en 2022 par la Région Sud pour « répondre collectivement aux grands défis de la Méditerranée », se réunit en assemblée générale. Organisée dans l’hôtel de Région (2e) mercredi, la réunion était animée par Christophe Madrolle, conseiller régional (Union des centristes et des écologistes) et président de la commission « biodiversité, mer et littoral, parcs naturels régionaux, risques », l’une des cinq qui composent le Parlement de la mer. Avec elle : « Une commission pêche, une commission économie bleue, une commission nautisme yachting et une commission sport », détaille-t-il. Parmi les points mis en avant : la volonté de ne pas « opposer économie et écologie », note François de Canson, vice-président de la Région (DVD) en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de la prévention des risques majeurs.

    Et de rappeler la création, en mars 2025, de la certification « Territoires engagés pour la Méditerranée », imaginée pour « valoriser l’identité maritime des territoires et soutenir le développement des politiques publiques qui s’inscrivent dans une gestion durable de l’espace maritime et littoral ». « L’occasion de permettre à tous les acteurs de travailler ensemble », insiste le maire de la Londe-les-Maures (83), première commune labellisée.

    Autres points forts du bilan, d’après la Région : les « 6,6 millions d’euros d’aides régionales mobilisés pour accompagner les ports de plaisance certifiés ports propres » ou encore les « 30 millions d’euros investis dans le cadre du plan escales zéro fumée pour permettre la connexion électrique des ferries et navires de croisière à quai ». Une mesure très attendue.

    Perspectives

    En plus de la poursuite des démarches déjà engagées depuis 2022, la Région annonce ajouter de nouvelles missions au Parlement de la mer.

    Sont notamment prévus : le développement de nouveau carburants pour décarboner les flottes de navires, la mise en place du projet « éolien flottant » pour valoriser l’usage des énergies marines renouvelables, la création d’une labellisation« 100% sud », avec une signalétique « Valeurs du sud » dans les ports pour valoriser les produits et garantir une traçabilité ou encore l’apparition d’un « tourisme contrôlé » avec la création d’un « pass visiteur multimodal ». L’ambition est de « développer les mobilités durables » et de nouveau itinéraires, notamment autour de la « véloroute du littoral », qui doit relier le Gard à Nice par 500km de pistes cyclables. Vaste programme.

  • Quand les moustiques attaquent en plein hiver

    Quand les moustiques attaquent en plein hiver

    Attention ça pique… déjà. Sans présager de ce que pourra être la saison estivale, l’EID (Entente Interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen), constate « des éclosions généralisées d’Aedes detritus, une espèce de moustique hivernale caractéristique des zones temporairement inondées ». La bestiole, plus discrète que son cousin tigré, car « sans motif particulier », sans « ornementation sur les pattes », reste « un des moustiques les plus présents et nuisants des marais halophiles du littoral méditerranéen » estime l’EID. La multiplication des étendues d’eau et les températures douces depuis décembre ont permis sa prolifération. Les agents de l’EID étant aussi empêchés d’agir à terre de par les inondations et n’ayant eu qu’un « recours restreint » aux moyens aériens. Résultat : la présence de larves a été repérée sur près de 6 000 hectares entre janvier et février, contre 2 900 hectares sur la même période en 2025.

    Des traitements par drones

    Portés par le vent, les insectes se déplacent « assez rapidement, de plusieurs kilomètres vers l’intérieur des terres » et tendent « à se réfugier dans les zones abritées en attendant les moments calmes et doux pour piquer en journée à l’extérieur ». Dans son bulletin concernant les Bouches-du-Rhône pour la semaine, l’EID indique qu’ils ont débarqué en Camargue et dans les communes de l’étang de Berre. Des traitements larvicides biologiques avec l’épandage d’une bactérie qui bloque le développement des larves, « ont été réengagés par différents moyens aériens et terrestres dès mardi 17 mars, et vont se poursuivre au gré des conditions favorables », précise-t-on.

    Plus de 160 hectares ont été traités la semaine précédente dont 31 % par avion. Des traitements par drone ont également été effectués. L’EID prévoit un risque de nuisance maintenu sur les territoires déjà impactés « avec un déplacement possible vers l’intérieur des terres lors des journées où les vents de mer souffleront faiblement. »

  • Plus de 10 000 personnes secourues en mer en 2025 par le Cross Med

    Plus de 10 000 personnes secourues en mer en 2025 par le Cross Med

    Comme à chaque début d’année, la préfecture maritime de la Méditerranée dresse le bilan de son action en mer pour l’année écoulée. L’année 2025 aura notamment vu le nombre d’actions (4 584 opérations de sauvetage ou d’assistance pour 10 188 personnes impliquées) conduites par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med) augmenter par rapport à 2024 (+6%), la période de mai à septembre concentrant près de 75% des interventions. Si le nombre de personnes impliquées est en légère baisse (-6%), le nombre de décès reste toutefois préoccupant (87 personnes). Dans ce contexte, le renforcement des contrôles en mer et la sensibilisation des usagers se poursuivront, conformément à la politique mise en œuvre par la préfecture maritime de la Méditerranée.

    En guise de réponse, les unités des administrations concourant à l’AEM ont réalisé près de 20 000 contrôles en mer, illustrant « la politique volontariste de la préfecture maritime en matière d’ordre public, de sécurité maritime et de protection de l’environnement marin », se félicite cette dernière. Elle revendique également « un nombre important d’épaves retirées du littoral (147) et de munitions historiques neutralisées (940), qui témoignent d’un assainissement significatif du littoral, bénéfique pour la sécurité des usagers et pour l’environnement ».

    Douze administrations et six ministères impliqués

    Autre satisfaction : le succès de la sécurisation de la Conférence des Nations Unies sur l’océan (Unoc) à Nice en juin dernier, dont les effets seront jugés dans le temps. « Aucun incident n’est venu perturber le déroulement de cet événement à portée internationale », avance la préfecture maritime.

    De manière générale, au-delà des opérations de sauvetage ou d’assistance coordonnées par le Cross Med, la préfecture maritime a conduit un large spectre de missions grâce aux services et administrations partis de l’AEM. Les garde-côtes ont ainsi navigué 77 873 heures (soit en moyenne près de neuf moyens déployés en permanence en mer, le long du littoral méditerranéen) alors que les aéronefs ont volé 1 905 heures (une moyenne de plus de 5 heures par jour). À ce titre, 940 engins explosifs ont été neutralisés ; 257 416 navires surveillés et suivis par les sémaphores de la Marine nationale ; 19 147 contrôles conduits en mer pour 4 217 infractions constatées ; 1 500 contrôles de navires au mouillage pour 100 procès-verbaux dressés. Tout cela en provenance de 12 administrations relevant de 6 ministères.

  • La biodiversité marine au cœur de l’intérêt des jeunes

    La biodiversité marine au cœur de l’intérêt des jeunes

    Le vent marin porte leur message. « Je ne pensais pas que la mer avait autant de choses en elle, et qu’une seule chose pouvait bouleverser tout un écosystème », se rappelle Deva, ancienne élève à l’école primaire de Bonneveine. Depuis 2017, la jeunesse s’est emparée d’un bout de littoral : l’Aire marine éducative (AME) du Bain des Dames. Durant l’année scolaire 2022-2023, cette ancienne classe de CM1 a réalisé des pancartes sur la biodiversité marine du littoral pour inciter à sa préservation. Cette année, après avoir parcouru son chemin, les pancartes informatives et préventives ont trouvé leur place, face à la mer. Ce mercredi, dans l’excitation du moment, les élèves étaient « tous réunis pour présenter le projet » s’exclame une des leurs, « fière que leur travail soit exposé dans Marseille ».

    « Marseille, c’est la capitale de la mer vivante. Quand je dis “vivant”, je pense à la jeunesse qui s’approprie et s’identifie à la mer et de ce qu’elle apporte à Marseille », développe Hervé Menchon, adjoint au maire, en charge du littoral. Il y a bientôt quatre ans, ce projet écocitoyen a impliqué tous les élèves de CM1 sous la responsabilité de la professeure Françoise Budroni. Elle décrit ce projet comme démocratique « parce que toutes les décisions sont prises au conseil des enfants, par le vote. Ce sont les enfants qui décident ! ».

    Une année de découverte

    Journée d’observation au Bain des Dames, tour de bateau et plongée avec tuba, visite à Sormiou… Les sorties mensuelles de la classe, organisées avec des agents de la faune et la flore, ont apporté les connaissances à ces jeunes pour construire les pancartes informatives. Grâce à ce « vécu commun », les élèves ont pu rédiger en petit groupe le compte rendu de leur trouvaille. Une activité éducative, la professeure atteste : « Entre eux, ils arrivaient à se faire progresser. Quand un élève publiait sur l’ENT, les autres allaient lire et revenaient pour le féliciter. C’était très motivant et pédagogique. » En est venu la réalisation des maquettes. Poissons, oiseaux, algues et plantes marines, les élèves ont dessiné l’environnement marin de ces plaquettes. Avec l’aide de Françoise, enseignante en Art appliquée rencontrée sur cette même plage, ces jeunes ont pu travailler « différentes techniques : de papiers, de pastel, de gouache », énumère la plasticienne.

    Le projet d’AME évoque des souvenirs riches pour la classe, et un intérêt toujours réel, comme pour Lou : « Aujourd’hui, quand je vois des articles sur la vie marine, ça m’intéresse encore. On a passé une année à travailler sur ça, ça m’a beaucoup marqué. »

    Le projet s’achève ici pour ces jeunes et commence pour d’autres. « Quand je suis partie à la retraite, le projet est passé dans une autre école », se remémore Françoise Budroni, ajoutant « le fait qu’il soit maintenant repris par la Pointe Rouge, c’est très bien. L’aire marine continue d’exister ». À Marseille, huis établissements scolaires participent à un projet lié à une AME, de quoi « créer un sentiment d’appartenance à la ville » évoque Hervé Menchon, à travers « un dénominateur commun, la mer ».

  • La CGT Marins obtient des garanties et suspend la grève

    La CGT Marins obtient des garanties et suspend la grève

    On a voté à l’unanimité la reprise du travail suite aux réponses obtenues », annonce Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT Marins de Marseille, ce vendredi soir à la sortie de l’assemblée générale des travailleurs. L’organisation « suspend le mouvement social » entamé lundi 2 février, notamment suite à plusieurs réunions en préfecture et avec les directions des deux compagnies des marins, La Méridionale et Corsica Linea. « On a un calendrier très précis pour un cycle de réunions de travail sur le programme commun des deux compagnies par rapport à la concurrence déloyale », développe Frédéric Alpozzo, évoquant un « document complet ».

    Le tout, en parallèle « d’une médiation », annoncée la veille par le ministère des Transports. « Il y a toutes les parties prenantes dans les différents cycles de réunions, on a des avancées », commente le syndicaliste. Avant de prévenir : « Ce n’est qu’une suspension, si les discussions se passent mal, on retourne au combat ! ». Pour rappel, ils dénoncent un « dumping social » de certaines compagnies maritimes usant de pavillons internationaux « sur les lignes territoriales françaises à passagers ». « Les marins de ces bateaux n’ont pas de contrats français et sont payés entre 650 et 1 200 dollars par mois », rappelait la CGT Marins, qui défend le pavillon français et son socle de droits sociaux.

    Il faut dire que leur mouvement avait provoqué des remous. Ce vendredi, à l’usine d’Airbus Helicopters de Marignane, Philippe Tabarot, le ministre des Transports, jouait la carte du dialogue social. « Je souhaite que l’apaisement revienne. Je comprends l’émoi d’un certain nombre de salariés par rapport à cette concurrence qu’ils jugent déloyale », assure-t-il. Si les marins réclament des garanties pour l’emploi au pavillon français depuis des mois, le ministre semble aller dans leur sens en affirmant qu’il « lutte contre le dumping social » notamment sur les liaisons transmanche.

    Des « conséquences économiques ravageuses »

    « Nous sanctionnerons sévèrement ceux qui ne respectent pas les règles. Mais tout n’est pas entre les mains de l’État », justifie Philippe Tabarot, citant les « difficultés liées au port de Sète, de compétence régionale ». De quoi renvoyer à la fameuse « médiation » lancée par son ministère. Laquelle doit « produire des conclusions rapides, dans un délai de six à huit semaines ». Il faut dire que même la Corsica Linea a dénoncé, dans un communiqué de presse diffusé vendredi matin, « les conséquences économiques ravageuses de l’expansion du dumping social ». Et a pointé directement des « compagnies maritimes opérant sous pavillons internationaux moins-disant, en dehors de tout respect du socle social minimal imposé par la loi française ». Philippe Tabarot s’est félicité de « la levée du mouvement de grève (…) les deux médiateurs désignés sont à l’œuvre pour parvenir à un apaisement durable avec tous les acteurs », précisait-il vendredi soir.

  • L’eau de mer devrait à nouveau couler dans le tunnel du Rove

    L’eau de mer devrait à nouveau couler dans le tunnel du Rove

    C’est historique ! Porté par le Groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre (Gipreb) et la Région Sud, le projet de remise en circulation de l’eau de mer dans le tunnel du Rove se concrétise enfin et entre en phase opérationnelle d’obtention des autorisations réglementaires de travaux.

    Deux éboulements

    Inauguré en 1927 après 16 ans de construction, l’ouvrage avait connu un éboulement en 1963 « à 1 kilomètre de la sortie côté Marignane, sur environ 130 mètres de long », explique Raphaël Grisel, directeur du Gipreb. « C’est lui qui empêche le passage de l’eau. » C’est à travers cet amas de pierres « qu’il va falloir mettre un tuyau en béton de 2,5 mètres de diamètre » afin d’alimenter l’étang grâce aux échanges avec la mer.

    Plus loin au nord, un second éboulement aurait pu poser des difficultés. « On a une zone qui s’appelle tranchée de Gignac, ou tranchée de Marignane, qui présente des talus d’une quarantaine de mètres au-dessus du niveau de l’eau, reprend le scientifique du syndicat mixte. En 2019, il y a eu un glissement de terrain sur l’un d’eux à environ 200 mètres de la sortie du tunnel. On aurait pu se dire : “le sort s’acharne“. Sauf que cet éboulement, très rapidement consolidé, a donné place à une nouvelle plateforme qui est tout à fait pertinente pour accueillir une station de pompage et son alimentation électrique, qu’il aurait été difficile de mettre dans le tunnel. » Cette pompe permettra d’envoyer l’eau stockée dans un bassin tampon d’un kilomètre de long dans le canal du Rove.

    Estimés à 16 millions d’euros en 2022, les travaux devraient débuter en 2029 « dans un calendrier optimiste », confie Raphaël Grisel. « Aujourd’hui, deux tiers du financement font l’objet d’engagement de la Région et de la Métropole. Un troisième tiers est en cours de construction avec une participation de l’État et de l’Agence de l’eau dès lors que toutes les études réglementaires auront montré l’efficacité du projet. »

    Un renouveau de la qualité de l’eau

    Avec ce projet, les scientifiques attendent une nette amélioration des milieux aquatiques grâce au retour des différentes espèces végétales essentielles à l’équilibre de l’écosystème. Des experts ont jugé que ces plantes, permettant production d’oxygène et stockage de carbone, pourraient avoir totalement reconquis leurs milieux après une vingtaine d’années.

    « L’idée, c’est que cet apport marin très pauvre en nutriment, en azote et en phosphore notamment, va permettre un renouveau et une amélioration de la qualité de l’eau dans l’ensemble du complexe lagunaire, puisque tout est interconnecté », explique le directeur du Gipreb. En amont de la remise en circulation de l’eau de mer dans le tunnel du Rove, une première opération de rénovation des ouvrages de communication entre l’étang de Berre et l’étang de Bolmon d’une part, et l’étang de Bolmon et le canal du Rove d’autre part, débute le 23 février.

    Ce chantier du tunnel du Rove s’inscrit dans la feuille de route globale du Comité stratégique de l’étang de Berre, installé par le préfet en juillet 2022, qui agit également pour la réduction des apports d’eau douce de la centrale EDF.

  • M. Delafosse, créer 30 000 emplois à Montpellier

    M. Delafosse, créer 30 000 emplois à Montpellier

    Une conférence de presse en début de semaine et un premier meeting jeudi 22 au Rockstore, situé avenue de Verdun à Montpellier. S’il a « pris le temps de la réflexion en famille » pour dire qu’il brigue un second mandat, Michaël Delafosse s’est lancé au sprint dans une campagne éclair qu’il espère « digne » – « Je n’entrerai pas dans les polémiques » – contrairement à celle de 2020 où il avait dû aller voter sous protection policière. « Je participerai aux débats. », met au clair le maire socialiste sortant. Confiant mais concentré. « Si on écoute les sondages, c’est plié, ce n’est pas sérieux. J’ai gagné une campagne où je n’étais pas favori. Je vais rencontrer les gens. »

    Au-delà des réunions publiques, il dévoilera chaque lundi une thématique de son programme. Si son premier mandat a été celui du « rattrapage », notamment autour de la 5e ligne d’un tramway devenu gratuit comme promis, le second mandat doit être celui de la « transformation » de la 7e ville de France. Sachant que la ville en chantiers a généré des nuisances et demandé des sacrifices aux Montpelliérains, il se veut rassurant. « J’ai assumé de faire deux mandats en un, j’ai absorbé la dette grise des réseaux qui fuyaient. Il n’y aura pas une telle phase de travaux avant 25 ans », promet-il jouant la carte de « l’apaisement ».

    Priorité aux déplacements…

    Pour autant, maintenant qu’elle est réveillée, Montpellier doit être « transformée ». « Je veux une ville plus solidaire, écologiste et innovante. J’ai un cap pour Montpellier », assure M. Delafosse s’inscrivant ainsi dans les pas de son mentor, le bâtisseur Georges Frêche. Tandis que la croissance démographique reste exponentielle, il prévient : « Montpellier ne peut pas accueillir tous les habitants. Il faut mieux répartir cette croissance. » Grâce au travail partenarial engagé auprès des intercommunalités voisines, le maire président souhaite « faire sortir le tramway des frontières de la métropole ». Au Sud notamment. Ce qui laisse supposer non « pas une 6e ligne de tramway » (trop coûteuse) mais une extension vers l’aéroport ou bien un terminus de la ligne 3 à la mer. Le tout complété par les 4 lignes de bustram à finaliser. Après le vélo, il souhaite réaménager les trottoirs pour les piétons, les places, rénover les écoles, désimperméabiliser. Comme l’avenue de Toulouse, qui va s’ouvrir sur le parc Montcalm, une « percée  » sera réalisée autour du Polygone pour « relier le centre historique à la ville contemporaine » (Zac R. Bofill à Antigone).

    … et à l’emploi

    Côté économie, M. Delafosse compte créer 30 000 emplois. Là encore, si la Medvallée ou le quartier Cambacérès près de la gare TGV seront un « moteur », l’activité devra être répartie. « Je ne me résigne pas face au chômage des jeunes. » Pour les seniors, il prévoie un « plan anti-solitude ». Le logement sera un autre fil rouge. En parallèle de la rénovation urbaine menée avec l’État (Mosson, Cévennes, Saint-Martin…), et dans la lignée des premiers dispositifs destinés à lutter contre les marchands de sommeil (encadrement des loyers, permis de louer…), le maire veut « aider à devenir propriétaire ». Il mise sur le « Bail réel solidaire (BRS) », qui permet d’acheter les murs à moindre coût et de payer une redevance pour la location du terrain.

    Pour limiter les embouteillages, il compte, outre la 5e ligne et les aménagements, sur le Contournement routier ouest (COM). Il assume son choix de transformer l’usine de méthanisation Ametyst en chaudière CSR pour brûler les déchets dans le quartier Tournezy. « Si certains veulent une décharge ou un incinérateur, qu’ils disent où. » Sur le plan de la sécurité, il reste ferme également suite à son arrêté sur les épiceries de nuit dont certaines sont, dit-il, « le visage du narcotrafic ». Il prend un peu plus ses distances avec Nathalie Oziol (LFI) qui veut « désarmer la police et éteindre les caméras » ou avec Mohed Altrad. « C’est emblématique de ces milliardaires comme Musk ou Bolloré qui viennent s’ingérer dans la démocratie sans en respecter les règles ni les valeurs ». Soutenu par 8 partis politiques de gauche et des membres de la société civile (lire ci-après), M. Delafosse promet de rester droit dans ses bottes. Sans alliance de la carpe et du lapin. « Ma liste du premier tour sera celle du second tour ». Elle sera dévoilée prochainement.

  • Trois dimanches pour faire le plein d’iode à la Fête de la mer de Sausset-les-Pins

    Trois dimanches pour faire le plein d’iode à la Fête de la mer de Sausset-les-Pins

    Avis aux amateurs de fruits de mer : la Fête de la mer revient les dimanches 11, 18 et 25 janvier. Voilà bientôt trente ans que cette tradition prospère à Sausset-les-Pins, qui se pare de couleurs vives et d’effluves marins pour célébrer la Méditerranée et l’identité provençale.

    Une cinquantaine de pêcheurs, d’associations et de commerçants animeront les étals pour ces trois jours de fête. Paella, truffe, calamars, seiches en persillade, moules, huîtres, oursins… Il y en aura pour tous les goûts, même pour les enfants ! « Cette année, on a essayé de satisfaire les plus petits qui n’aiment pas toujours les coquillages avec des stands plus classiques, des jeux et des manèges », révèle Anthony Bicchierai, adjoint aux animations et au marché local.

    Raréfaction des oursins

    Les habitués se souviennent de cette grande fête populaire sous le nom d’oursinades. Il y a quelques années, la Ville a choisi de renommer l’événement pour sensibiliser à la raréfaction des oursins, « due au réchauffement des eaux, à la pollution et au braconnage », explique Anthony Bicchierai. « L’idée, c’est de se diversifier sur les produits de la mer. »

    La pêche à l’oursin est autorisée entre le 15 décembre et le 28 février, mais elle est strictement encadrée : chaque particulier ne peut récolter que deux douzaines d’oursins par jour. Pour les professionnels, la pêche est soumise à quotas fixés par le comité régional des pêches et à une autorisation spécifique. Sur la Côte Bleue, en l’espace de 16 ans, la densité de population est passée de 4 oursins par mètre carré en moyenne à moins d’un oursin par m2 selon les comptages d’avril 2023 du conseil scientifique du parc marin.