L’idée est d’amener romans, bandes dessinées, mangas, albums, documents régionaux, magazines et quotidiens au plus proche des usagers et des non-usagers. L’objectif étant aussi d’attirer et de conquérir un nouveau public, avec des Seynois qui ne connaissent pas encore la bibliothèque et qui vont s’abonner à l’année, mais aussi bien sûr des touristes de passage. Chaque année, plus de 7 000 ouvrages sont ainsi empruntés.
Tag: mer
-

Des opérations pour préserver la Méditerranée
À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, célébrée chaque année à la date du 8 juin, l’Institut océanographique Paul-Ricard organise son traditionnel BiodiverSeaDay sur l’île des Embiez. Depuis près de 25 ans, cette opération de nettoyage du littoral engage le grand public autour de la pollution marine grâce au ramassage des déchets accumulés sur les plages et dans la mer.
Menée en partenariat avec la Capitainerie du port des Embiez, l’initiative se distingue par une collecte réalisée à pied et en plongée sous-marine. « Le ramassage est suivi d’une caractérisation des déchets collectés, pour sensibiliser et prévenir les pollutions marines », explique Marion Djama, chargée de mission à l’Institut océanographique Paul-Ricard.
Pour l’édition 2026 du BiodiverSeaDay, 60 collaborateurs du groupe Pernod Ricard France participeront à l’initiative, en plus des plaisanciers et des bénévoles conviés chaque année à l’événement. En 2024, cette mobilisation avait permis de ramasser pas moins de 780 kg de déchets, selon l’Institut.
Au-delà de la recherche, l’Institut Paul-Ricard a aussi pour mission de faire connaître la Méditerranée. La sensibilisation et l’éducation à l’environnement sont un axe fort de l’Institut, que ce soit à destination du grand public ou des scolaires. Chaque été, des ateliers sont organisés sur l’île des Embiez, notamment des balades naturalistes et des énigmes, qui se font en présence d’un membre de l’équipe scientifique.
« Depuis sa création, l’Institut cherche à vulgariser ses connaissances scientifiques pour familiariser le plus grand nombre avec le milieu marin, précise Marion Djama. Ces événements clés permettent une transmission du savoir qui est essentielle car lorsqu’on connaît bien, on protège bien. »
Des ateliers ouverts
au grand publicPour célébrer ses 60 ans, l’Institut dévoilera par ailleurs une nouvelle programmation, le 11 juin, ouverte au grand public. À cette occasion, plusieurs activités seront proposées sur l’ensemble de la journée. L’Institut inaugurera ses nouveaux outils et supports de sensibilisation, parmi lesquels un cabinet de curiosités et les ateliers de la mer, pour faire découvrir les espèces marines, ainsi que leurs différents habitats. Cette année est aussi marquée par l’installation d’un récif artificiel dans le port, destiné à contribuer à la restauration de la biodiversité en zone portuaire.
Créé en 1966 par Paul Ricard et Alain Bombard, l’Institut océanographique est né avec l’ambition de lutter contre les premières pollutions industrielles en Méditerranée. Dès les années 1950, Paul Ricard avait acquis l’île des Embiez pour y préserver la faune et la flore, avant d’y installer son centre de recherches. Au fil des décennies, ses missions se sont élargies jusqu’à lui conférer une renommée internationale aujourd’hui. Lors d’une conférence de presse organisée le 1er juin au Club Pernod Ricard à Marseille, sa directrice, Patricia Ricard, petite-fille du fondateur, a rappelé la philosophie qui anime toujours l’établissement : « Soixante ans ont passé, mais notre méthode reste la même. Nous travaillons avec des entreprises responsables et compétentes, avec les acteurs locaux et les enfants. Surtout, nous mettons la science au service de la connaissance. »
Si la lutte contre la pollution demeure une priorité, Patricia Ricard insiste sur l’urgence climatique : « Le défi majeur est la décarbonation de la société car l’océan se réchauffe à une vitesse inédite. » L’Institut poursuit sa mission fondatrice : mieux connaître la Méditerranée pour mieux la préserver.
Détails sur le site web institut-paul-ricard.org
-

Catherine Chabaud inaugure la salle opérationnelle du Cross Med et annonce un décret sur la sécurité maritime
La campagne de sécurité des loisirs nautiques a débuté il y a trois semaines en Méditerranée. Et comme chaque année, les enjeux sont importants dans une zone de 115 000km² et de plus de 2 000km de côtes qui connaît une recrudescence des opérations (+13% l’été dernier, +6% sur l’année) et des alertes en mer (5 700 en 2025, année record) eu égard à l’augmentation du nombre d’usagers et de pratiques.
C’est pourquoi le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med) renforce ses capacités de surveillance avec la création d’une nouvelle salle opérationnelle, inaugurée par la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud, mardi. Un outil doté d’un « espace dédié à la gestion de crise et à la décision, permettant d’être en lien avec les différents échelons et les préfectures », et « de garantir la continuité opérationnelle en menant de front plusieurs opérations », explique Christophe Lenormand, directeur interrégional de la mer Méditerranée.
Priorité à la préventionGrâce à cette salle, dotée de 8 postes, il devient possible de traiter jusqu’à 60 opérations par jour. Et les capacités peuvent augmenter si besoin grâce à une seconde salle – affectée en temps normal à la formation – dotée de trois postes, qui prend le relai des opérations courantes en cas de passage en plan d’organisation de la réponse de sécurité civile (Orsec), en situation d’urgence.
Après cette inauguration et une démonstration d’hélitreuillage par la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), Catherine Chabaud s’est exprimée au sujet des grandes priorités de la saison. Avec, comme premier volet, celui de la prévention et du développement de la « culture du risque », particulièrement d’actualité après un week-end de la Pentecôte marqué par au moins sept décès dus à des noyades. Objectif : sensibiliser aux dangers et aux bonnes pratiques (connaissance de son matériel, surveillance météo, moyens de secours à bord…). Pour prendre conscience que « le risque zéro n’existe pas », mais aussi pour prévenir la saturation des équipes de secours « pour des situations qui ne nécessitent pas qu’on mobilise ces moyens, alors qu’à côté, il va peut-être y avoir des gens vraiment en danger ».
Une démarche largement déployée par la campagne de sécurité des loisirs nautiques à travers plusieurs modalités (patrouilles en mer et auprès des commerçants du domaine tels que les loueurs de bateaux, messages préventifs sur différents supports comme les panneaux d’affichage municipaux et autoroutiers, guides de bonnes pratiques…), et la coopération de nombreux acteurs (collectivités, services de sécurité…).
Un décret avant une loiAprès la prévention, la sanction. La ministre a annoncé la promulgation prochaine (pour application cet été) d’un décret relatif, entre autres, à la consommation d’alcool, de stupéfiants, et aux défauts de maîtrise des engins. En substance, il s’agit d’un durcissement et d’une multiplication des contrôles, qui seront déclenchés à la vue « d’un bateau dont la trajectoire laisse penser qu’il n’y a pas une totale maîtrise de l’engin », y compris des dépistages drogues et alcool, pour l’instant trop rares.
Dans cette optique, Catherine Chabaud prévoit d’aller plus loin, en étendant ces dispositions au projet de loi Ripost, contre les incivilités du quotidien, voté ce mardi au Sénat. La députée de Gironde Sophie Panoncle (Ren.) porte aussi ce combat en proposant la création d’un crime d’« homicide maritime », après la mort de Benjamin, 8 ans, l’an dernier à Arcachon, fauché par un pêcheur positif aux stupéfiants alors qu’il pratiquait la planche à voile. Un projet de loi en procédure accélérée qui pourrait être adopté d’ici décembre.
-

A la Vieille Charité, explorer la Méditerranée avec un regard différent
À la croisée de l’archéologie sous-marine, de l’écologie et de la création contemporaine, l’exposition interroge ce que la mer conserve, fait disparaître ou ce qu’elle révèle. Une exposition immersive à travers des œuvres participatives et des ateliers de création, où artistes et visiteurs révèlent les récits, mémoires et imaginaires liés aux rives méditerranéennes, mer de migrations, d’échanges et de conflits. Que choisissons-nous de préserver ?
Les œuvres d’Aïcha Snoussi, d’Elias Kurdy, de Jeff Daniel Silva et d’Aurélie Darbouret dialoguent avec des objets issus des collections des Musées de Marseille. La commissaire d’exposition, Hannah Bidoire, souligne : « “Ce que la mer garde” est une exposition qui se veut de méditation et de participation avec les publics. C’est partir de ce que la mer a gardée et de s’en éloigner assez rapidement, avec des œuvres d’artistes contemporains qui travaillent autour de l’archéo-fiction. »
Parmi les œuvres présentées dans ldiverses salles, le public découvre le travail d’Aïcha Snoussi, artiste tunisienne. Elle présente une œuvre composée de 750 bouteilles en verres, qui contiennent des traces, des messages et des hommages à une civilisation qui aurait pu exister sur l’île de Zembra, à 50 km de Tunis. La commissaire ajoute : « Normalement représentée de façon centrale et circulaire, l’œuvre a été complètement réadaptée, revisitée dans le cadre de cette exposition. »
Dans une même veine, l’artiste franco-syrien, Elias Kurdy, travail sur la question muséale. Il présente des sculptures conçues pour imiter l’usure du temps et les codes de l’archéologie par le biais de différentes techniques comme le moulage 3D, la soudure ou le verre. Ces œuvres montrent des personnes en guerre, qui pêchent, des noyades, mais pourraient se situer n’importe où. Hannah Bidoire précise : « Il laisse le choix aux visiteurs de situer la scène, (…) pour continuer à brouiller les pistes. »
Une exposition où l’archéo-fiction est ainsi présentée comme une manière de changer la position du public, qui devient actif par l’imagination. Les visiteurs peuvent ainsi réimaginer les usages de ces pièces. Mais le récit et les mythes changent-ils dans l’œil du spectateur ? La commissaire explique : « L’idée est de visiter les musées de Marseille avec un regard différent. »
« Ce que la mer garde » à découvrir jusqu’au 30 août. Gratuit.
-

La ministre de la Mer à Marseille
Elle interviendra dans l’après-midi en clôture d’une table ronde de présentation de « l’état des lieux de la féminisation du secteur maritime », à l’École nationale supérieure maritime. L’occasion de réaffirmer sa volonté d’accélérer cette féminisation d’ici 2030.
Elle visitera ensuite le centre de formation et d’innovation « le Tangram » de la CMA CGM basé dans la cité phocéenne.
-

L’Estaque inspire une exposition collective
Le littoral en trois façons. Depuis mercredi 14 mai, les artistes Benjamin Bloch, Aurélie Jourdain et Romus exposent des œuvres inspirées par l’Estaque et ses environs. En alliant peinture, installations et bas reliefs, l’exposition célèbre la mer, d’abord, avec la série de dessins « Vue mer », réalisés au graphite par Aurélie Jourdain. Une série qui invite à la contemplation, comme autant de fenêtres sur un monde en mouvement. L’artiste expose également une série d’œuvres réalisée à partir d’algues récupérées sur les côtes, tout en finesse.
L’artiste Romus, originaire du Var, cherche, grâce à ses paysages côtiers et urbains à l’acrylique, à créer de l’interaction avec les spectateurs. « Je n’ai volontairement pas mis de cartels sous mes peintures. J’aime que les spectateurs cherchent à reconnaître les endroits que j’ai peints, je vois que ça les touche » raconte le peintre.
Protéger le littoral
L’exposition, sur deux étages, retrace la vie de la côte, au travers des tableaux réalisés in situ par Romus. « Ma pratique en extérieur est concentrée sur l’interaction entre la matière et ce qui m’entoure » explique-t-il. Une œuvre composite de sa série « Recyclage de paysage » en est le symbole. Il raconte : « Pour ce travail, j’ai récupéré des déchets sur la plage du Jonquet, à la Seyne-Sur-Mer. Puis je les ai assemblés pour reproduire le paysage devant mes yeux. » Une série qui, à l’image de l’exposition, sensibilise à la protection du littoral. Le travail de l’artiste Benjamin Bloch nous plonge dans les terres calcaires de l’Estaque, sensibles aux aléas climatiques. À la fois dessinateur et maçon spécialisé dans la terre crue, ses œuvres décodent le paysage minéral, grâce à des cartographies, des schémas, des empreintes. Son œuvre « Chemins de terre », bas relief réalisé en terre crue, fait partie de son travail de recherche. « Ma pratique de la maçonnerie est étroitement liée à ma pratique artistique. Mes œuvres sont comme des tests pour de nouvelles techniques de construction écologique » continue Benjamin Bloch. Une exposition entre matières minérales, végétales et plastique, retraçant sensiblement un environnement fragile, invitant à le préserver collectivement.
Exposition « Territoire littoral », du 14 au 25 mai au Pôle des Arts Visuels de l’Estaque. Entrée libre, 10h-12h, 13h-18h, fermé le mercredi.
-

Un festival pirate débarque en Provence
C’est une nouveauté qui donnera le sourire à tous les fans de pirates. À Aubagne se tiendra le premier festival exclusivement destiné à la culture des pirates, les samedi 20 et dimanche 21 juin au parc Jean-Moulin.
Pour cette première, les organisateurs ont tenu à rendre hommage au pirate Olivier Levasseur, dit « la buse », dont le trésor est encore recherché. Il s’agira au fil du week-end de suivre ses pérégrinations au gré des continents.
Au menu de ce festival, de nombreuses animations avec une mise en avant de cultures du monde à travers des danses et des chants venus de différents continents. Un concert le samedi soir avec le célèbre groupe de rock Celtique, Barbar’ O Rhum et le dimanche après-midi Des Frères d’Irlande. Des grandes parades et des spectacles seront au programme. Un rendez-vous que le président de l’association Tortuga, Philippe Baumela espère voir devenir un événement festif, populaire et intergénérationnel : « Ça fait 20 ans que je suis dans la culture des pirates, j’espère que ce festival existera dans le temps surtout pour son côté récurrent qui nous permettra, au fur et à mesure, de faire venir des grandes troupes et des gros groupes plus facilement, même si nous avons tout de même pour cette première édition un groupe musical bien connu (Barbar O Rhum), surtout dans le nord. »
Le festival se divise en plusieurs grandes zones avec un tour du monde : Asie, Amérique, Europe et Afrique.
Un festival qui touche différentes culturesDes troupes venues de ces quatre continents viendront défiler durant ce week-end, une occasion de faire découvrir certaines danses et pratiques que même les plus grands fans de pirates ne connaissent pas. « On a toujours aimé les différents folklores dans le monde et le voyage d’Olivier Levasseur est aussi un prétexte pour lier ce tour du monde et de ces différents continents », déclare le président de Tortuga. L’événement réunira plus de 100 artisans qui seront présents dans un immense marché artisanal. Outre ce panorama international, la création de ce festival a également pour but de valoriser l’histoire de la piraterie et de mettre en avant la culture avec notamment la possibilité de rencontrer des acteurs spécialisés en histoire pirate. « Notre objectif très clairement c’est de faire de ce rendez-vous, le rendez-vous pirate pendant plusieurs années », insiste Philippe Baumela. Un projet ambitieux pour certains mais hautement symbolique pour tous les fans de la culture pirate et les curieux.
Festival Pirates, les 20 et 21 juin au parc Jean-Moulin, gratuit. Pour toute information, page Facebook de l’association Tortuga.
-

Le retour de bateaux de joutes au Port-Vieux de La Ciotat
Le chantier a duré trois mois associant le travail d’agents de la Direction des politiques sportives et de la mer et d’autres acteurs locaux comme MB92, détaille la Ville. Le maire Alexandre Doriol a tenu à saluer l’engagement collectif des artisans mobilisés, lors de la mise à l’eau jeudi dernier. Plus qu’un simple coup de peinture, l’opération témoigne d’un véritable savoir-faire et d’une tradition provençale portée par l’association Leï Targaïres Ciotadens, à qui les bateaux ont été confiés. Un club qui se distingue régulièrement lors des championnats de France et de la Coupe de Provence.
-

Un catamaran écologique en escale au Vieux-Port
Ce mardi 5 mai était le premier jour d’une longue escale pour la fondation Race For Water. Depuis 2015, le groupe réalise des expéditions avec notamment deux odyssées à son actif, dans le but de sensibiliser à l’importance des océans avec des bateaux uniques et révolutionnaires, qui dégagent zéro émission de CO2 et aucun bruit. Le projet Posidonia Connect se déroulera du 5 au 28 mai avec une escale à Naples en Italie, le catamaran MODX70, terminera son voyage à Toulon. Une expédition et des missions réalisées augmentées d’études scientifiques sur l’impact du changement climatique dans les océans et une promotion des solutions technologiques pour contribuer à la décarbonation du monde maritime. « Autour de cette course de voile, on voulait sensibiliser à l’importance des océans tout en harmonisant les méthodes d’étude scientifique », explique Camille Rollin, coordinatrice de l’odyssée.
S’imposer pour 2030La fondation rêve grand et espère s’imposer dans les années 2026-2030. La première innovation se trouve dans le bateau, le navire utilise 100% d’énergies renouvelables, 126 tonnes d’émissions de CO2 évitées par an, soit l’équivalent de 60 voitures parcourant 15 000 km. « On a cette ambition pour les années à venir d’avoir cette vision à l’échelle du bassin méditerranéen de l’état de l’écosystème de l’air », déclare Patrick Astruch, ingénieur de recherche. Dans la continuité d’une édition 2025 réussie avec plus de 13 sites explorés. La fondation vise aujourd’hui l’Italie : « L’enjeu de la campagne va être de rejoindre deux secteurs d’intérêt, notamment dans le nord de la Sardaigne, en collaboration avec des équipes de recherche sur place », complète le docteur qui espère sensibiliser aux enjeux de la posidonie. Ce navire « nous a épatés à la Ville de Marseille, commente Hervé Menchon, adjoint à l’écologie, il nous était impossible de ne pas soutenir ce projet ».
-

Une nouvelle plongée dans l’épave Camarat 4 pour mieux comprendre son histoire
Découverte par hasard en mars 2025 au large de Ramatuelle, à plus de 2 500 mètres sous le niveau de la mer, l’épave Camarat 4 est le site archéologique le plus profond jamais référencé dans les eaux françaises. Datée du XVIe siècle, elle est considérée comme un témoin clé de l’histoire maritime, dont l’étude permettra de mieux saisir l’époque, notamment grâce à sa mise en perspective avec son contexte et les autres épaves découvertes sur le littoral.
Les équipes du Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer (Cephismer) de la Marine nationale et du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm – ministère de la Culture) y ont ainsi mené une mission conjointe du 6 au 8 avril. Celle-ci avait pour premier objectif de réaliser une photogrammétrie de l’objet, afin d’en produire un modèle numérique à partir de près de 67 000 photos, en collaboration avec le CNRS. L’intérêt : pouvoir étudier avec une grande finesse l’architecture de l’épave et les détails de son matériel (canons, ancres, céramiques, chaudronnerie…), ainsi que questionner la répartition originelle des mobiliers, l’effondrement de ses structures, mais aussi les conditions de son naufrage.
Un intérêt militaireLa mission a également permis le prélèvement ponctuel d’objets céramiques (en l’occurrence trois pichets et une assiette), qui ont eux aussi ont été numérisés pour être étudiés sans risquer de les endommager. Ils ont été remontés à l’aide d’un véhicule télé-opéré depuis la surface (ROV), développé par la société Travocean. Cet engin, pouvant intervenir jusqu’à 4 000 mètres de profondeur a été mis en œuvre par l’équipe du Groupe d’intervention sous la mer (Gismer) du Cephismer, avec l’appui scientifique du Drassm et technique de Travocean.
Bien que l’archéologie ne soit pas son domaine d’action principal, cette opération a permis de faire monter en compétence le personnel du Gismer quant au pilotage du ROV et à l’utilisation des techniques photogrammétriques. Un aspect essentiel pour la Marine nationale, pour qui ces coopérations civilo-militaires permettent de mieux maîtriser l’usage de ces technologies.
