Tag: mer

  • A la Vieille Charité, explorer la Méditerranée avec un regard différent

    A la Vieille Charité, explorer la Méditerranée avec un regard différent

    À la croisée de l’archéologie sous-marine, de l’écologie et de la création contemporaine, l’exposition interroge ce que la mer conserve, fait disparaître ou ce qu’elle révèle. Une exposition immersive à travers des œuvres participatives et des ateliers de création, où artistes et visiteurs révèlent les récits, mémoires et imaginaires liés aux rives méditerranéennes, mer de migrations, d’échanges et de conflits. Que choisissons-nous de préserver ?

    Les œuvres d’Aïcha Snoussi, d’Elias Kurdy, de Jeff Daniel Silva et d’Aurélie Darbouret dialoguent avec des objets issus des collections des Musées de Marseille. La commissaire d’exposition, Hannah Bidoire, souligne : « “Ce que la mer garde” est une exposition qui se veut de méditation et de participation avec les publics. C’est partir de ce que la mer a gardée et de s’en éloigner assez rapidement, avec des œuvres d’artistes contemporains qui travaillent autour de l’archéo-fiction. »

    Parmi les œuvres présentées dans ldiverses salles, le public découvre le travail d’Aïcha Snoussi, artiste tunisienne. Elle présente une œuvre composée de 750 bouteilles en verres, qui contiennent des traces, des messages et des hommages à une civilisation qui aurait pu exister sur l’île de Zembra, à 50 km de Tunis. La commissaire ajoute : « Normalement représentée de façon centrale et circulaire, l’œuvre a été complètement réadaptée, revisitée dans le cadre de cette exposition. »

    Dans une même veine, l’artiste franco-syrien, Elias Kurdy, travail sur la question muséale. Il présente des sculptures conçues pour imiter l’usure du temps et les codes de l’archéologie par le biais de différentes techniques comme le moulage 3D, la soudure ou le verre. Ces œuvres montrent des personnes en guerre, qui pêchent, des noyades, mais pourraient se situer n’importe où. Hannah Bidoire précise : « Il laisse le choix aux visiteurs de situer la scène, (…) pour continuer à brouiller les pistes. »

    Une exposition où l’archéo-fiction est ainsi présentée comme une manière de changer la position du public, qui devient actif par l’imagination. Les visiteurs peuvent ainsi réimaginer les usages de ces pièces. Mais le récit et les mythes changent-ils dans l’œil du spectateur ? La commissaire explique : « L’idée est de visiter les musées de Marseille avec un regard différent. »

    « Ce que la mer garde » à découvrir jusqu’au 30 août. Gratuit.

  • La ministre de la Mer à Marseille

    La ministre de la Mer à Marseille

    Elle interviendra dans l’après-midi en clôture d’une table ronde de présentation de « l’état des lieux de la féminisation du secteur maritime », à l’École nationale supérieure maritime. L’occasion de réaffirmer sa volonté d’accélérer cette féminisation d’ici 2030.

    Elle visitera ensuite le centre de formation et d’innovation « le Tangram » de la CMA CGM basé dans la cité phocéenne.

  • L’Estaque inspire une exposition collective

    L’Estaque inspire une exposition collective

    Le littoral en trois façons. Depuis mercredi 14 mai, les artistes Benjamin Bloch, Aurélie Jourdain et Romus exposent des œuvres inspirées par l’Estaque et ses environs. En alliant peinture, installations et bas reliefs, l’exposition célèbre la mer, d’abord, avec la série de dessins « Vue mer », réalisés au graphite par Aurélie Jourdain. Une série qui invite à la contemplation, comme autant de fenêtres sur un monde en mouvement. L’artiste expose également une série d’œuvres réalisée à partir d’algues récupérées sur les côtes, tout en finesse.

    L’artiste Romus, originaire du Var, cherche, grâce à ses paysages côtiers et urbains à l’acrylique, à créer de l’interaction avec les spectateurs. « Je n’ai volontairement pas mis de cartels sous mes peintures. J’aime que les spectateurs cherchent à reconnaître les endroits que j’ai peints, je vois que ça les touche » raconte le peintre.

    Protéger le littoral

    L’exposition, sur deux étages, retrace la vie de la côte, au travers des tableaux réalisés in situ par Romus. « Ma pratique en extérieur est concentrée sur l’interaction entre la matière et ce qui m’entoure » explique-t-il. Une œuvre composite de sa série « Recyclage de paysage » en est le symbole. Il raconte : « Pour ce travail, j’ai récupéré des déchets sur la plage du Jonquet, à la Seyne-Sur-Mer. Puis je les ai assemblés pour reproduire le paysage devant mes yeux. » Une série qui, à l’image de l’exposition, sensibilise à la protection du littoral. Le travail de l’artiste Benjamin Bloch nous plonge dans les terres calcaires de l’Estaque, sensibles aux aléas climatiques. À la fois dessinateur et maçon spécialisé dans la terre crue, ses œuvres décodent le paysage minéral, grâce à des cartographies, des schémas, des empreintes. Son œuvre « Chemins de terre », bas relief réalisé en terre crue, fait partie de son travail de recherche. « Ma pratique de la maçonnerie est étroitement liée à ma pratique artistique. Mes œuvres sont comme des tests pour de nouvelles techniques de construction écologique » continue Benjamin Bloch. Une exposition entre matières minérales, végétales et plastique, retraçant sensiblement un environnement fragile, invitant à le préserver collectivement.

    Exposition « Territoire littoral », du 14 au 25 mai au Pôle des Arts Visuels de l’Estaque. Entrée libre, 10h-12h, 13h-18h, fermé le mercredi.

  • Un festival pirate débarque en Provence

    Un festival pirate débarque en Provence

    C’est une nouveauté qui donnera le sourire à tous les fans de pirates. À Aubagne se tiendra le premier festival exclusivement destiné à la culture des pirates, les samedi 20 et dimanche 21 juin au parc Jean-Moulin.

    Pour cette première, les organisateurs ont tenu à rendre hommage au pirate Olivier Levasseur, dit « la buse », dont le trésor est encore recherché. Il s’agira au fil du week-end de suivre ses pérégrinations au gré des continents.

    Au menu de ce festival, de nombreuses animations avec une mise en avant de cultures du monde à travers des danses et des chants venus de différents continents. Un concert le samedi soir avec le célèbre groupe de rock Celtique, Barbar’ O Rhum et le dimanche après-midi Des Frères d’Irlande. Des grandes parades et des spectacles seront au programme. Un rendez-vous que le président de l’association Tortuga, Philippe Baumela espère voir devenir un événement festif, populaire et intergénérationnel : « Ça fait 20 ans que je suis dans la culture des pirates, j’espère que ce festival existera dans le temps surtout pour son côté récurrent qui nous permettra, au fur et à mesure, de faire venir des grandes troupes et des gros groupes plus facilement, même si nous avons tout de même pour cette première édition un groupe musical bien connu (Barbar O Rhum), surtout dans le nord. »

    Le festival se divise en plusieurs grandes zones avec un tour du monde : Asie, Amérique, Europe et Afrique.

    Un festival qui touche différentes cultures

    Des troupes venues de ces quatre continents viendront défiler durant ce week-end, une occasion de faire découvrir certaines danses et pratiques que même les plus grands fans de pirates ne connaissent pas. « On a toujours aimé les différents folklores dans le monde et le voyage d’Olivier Levasseur est aussi un prétexte pour lier ce tour du monde et de ces différents continents », déclare le président de Tortuga. L’événement réunira plus de 100 artisans qui seront présents dans un immense marché artisanal. Outre ce panorama international, la création de ce festival a également pour but de valoriser l’histoire de la piraterie et de mettre en avant la culture avec notamment la possibilité de rencontrer des acteurs spécialisés en histoire pirate. « Notre objectif très clairement c’est de faire de ce rendez-vous, le rendez-vous pirate pendant plusieurs années », insiste Philippe Baumela. Un projet ambitieux pour certains mais hautement symbolique pour tous les fans de la culture pirate et les curieux.

    Festival Pirates, les 20 et 21 juin au parc Jean-Moulin, gratuit. Pour toute information, page Facebook de l’association Tortuga.

  • Le retour de bateaux de joutes au Port-Vieux de La Ciotat

    Le retour de bateaux de joutes au Port-Vieux de La Ciotat

    Le chantier a duré trois mois associant le travail d’agents de la Direction des politiques sportives et de la mer et d’autres acteurs locaux comme MB92, détaille la Ville. Le maire Alexandre Doriol a tenu à saluer l’engagement collectif des artisans mobilisés, lors de la mise à l’eau jeudi dernier. Plus qu’un simple coup de peinture, l’opération témoigne d’un véritable savoir-faire et d’une tradition provençale portée par l’association Leï Targaïres Ciotadens, à qui les bateaux ont été confiés. Un club qui se distingue régulièrement lors des championnats de France et de la Coupe de Provence.

  • Un catamaran écologique en escale au Vieux-Port

    Un catamaran écologique en escale au Vieux-Port

    Ce mardi 5 mai était le premier jour d’une longue escale pour la fondation Race For Water. Depuis 2015, le groupe réalise des expéditions avec notamment deux odyssées à son actif, dans le but de sensibiliser à l’importance des océans avec des bateaux uniques et révolutionnaires, qui dégagent zéro émission de CO2 et aucun bruit. Le projet Posidonia Connect se déroulera du 5 au 28 mai avec une escale à Naples en Italie, le catamaran MODX70, terminera son voyage à Toulon. Une expédition et des missions réalisées augmentées d’études scientifiques sur l’impact du changement climatique dans les océans et une promotion des solutions technologiques pour contribuer à la décarbonation du monde maritime. « Autour de cette course de voile, on voulait sensibiliser à l’importance des océans tout en harmonisant les méthodes d’étude scientifique », explique Camille Rollin, coordinatrice de l’odyssée.

    S’imposer pour 2030

    La fondation rêve grand et espère s’imposer dans les années 2026-2030. La première innovation se trouve dans le bateau, le navire utilise 100% d’énergies renouvelables, 126 tonnes d’émissions de CO2 évitées par an, soit l’équivalent de 60 voitures parcourant 15 000 km. « On a cette ambition pour les années à venir d’avoir cette vision à l’échelle du bassin méditerranéen de l’état de l’écosystème de l’air », déclare Patrick Astruch, ingénieur de recherche. Dans la continuité d’une édition 2025 réussie avec plus de 13 sites explorés. La fondation vise aujourd’hui l’Italie : « L’enjeu de la campagne va être de rejoindre deux secteurs d’intérêt, notamment dans le nord de la Sardaigne, en collaboration avec des équipes de recherche sur place », complète le docteur qui espère sensibiliser aux enjeux de la posidonie. Ce navire « nous a épatés à la Ville de Marseille, commente Hervé Menchon, adjoint à l’écologie, il nous était impossible de ne pas soutenir ce projet ».

  • Une nouvelle plongée dans l’épave Camarat 4 pour mieux comprendre son histoire

    Une nouvelle plongée dans l’épave Camarat 4 pour mieux comprendre son histoire

    Découverte par hasard en mars 2025 au large de Ramatuelle, à plus de 2 500 mètres sous le niveau de la mer, l’épave Camarat 4 est le site archéologique le plus profond jamais référencé dans les eaux françaises. Datée du XVIe siècle, elle est considérée comme un témoin clé de l’histoire maritime, dont l’étude permettra de mieux saisir l’époque, notamment grâce à sa mise en perspective avec son contexte et les autres épaves découvertes sur le littoral.

    Les équipes du Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer (Cephismer) de la Marine nationale et du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm – ministère de la Culture) y ont ainsi mené une mission conjointe du 6 au 8 avril. Celle-ci avait pour premier objectif de réaliser une photogrammétrie de l’objet, afin d’en produire un modèle numérique à partir de près de 67 000 photos, en collaboration avec le CNRS. L’intérêt : pouvoir étudier avec une grande finesse l’architecture de l’épave et les détails de son matériel (canons, ancres, céramiques, chaudronnerie…), ainsi que questionner la répartition originelle des mobiliers, l’effondrement de ses structures, mais aussi les conditions de son naufrage.

    Un intérêt militaire

    La mission a également permis le prélèvement ponctuel d’objets céramiques (en l’occurrence trois pichets et une assiette), qui ont eux aussi ont été numérisés pour être étudiés sans risquer de les endommager. Ils ont été remontés à l’aide d’un véhicule télé-opéré depuis la surface (ROV), développé par la société Travocean. Cet engin, pouvant intervenir jusqu’à 4 000 mètres de profondeur a été mis en œuvre par l’équipe du Groupe d’intervention sous la mer (Gismer) du Cephismer, avec l’appui scientifique du Drassm et technique de Travocean.

    Bien que l’archéologie ne soit pas son domaine d’action principal, cette opération a permis de faire monter en compétence le personnel du Gismer quant au pilotage du ROV et à l’utilisation des techniques photogrammétriques. Un aspect essentiel pour la Marine nationale, pour qui ces coopérations civilo-militaires permettent de mieux maîtriser l’usage de ces technologies.

  • Les paillotes ne prennent pas ombrage à la Grande-Motte

    Les paillotes ne prennent pas ombrage à la Grande-Motte

    Sur les plages du Grand Travers, le jeu du chat et de la souris ne se démode pas entre la municipalité qui accorde les concessions de plages et l’association Grande-Motte Environnement (GME) qui les attaque en justice.

    Le 19 février dernier, on aurait pu penser que c’en était fini des paillotes du Grand Travers. Dans sa décision, la Cour administrative d’appel de Toulouse confirmait le jugement du Tribunal administratif de 2023. À savoir qu’au titre de leur positionnement dans un Espace remarquable et caractéristique du littoral (ERCL), protégé par la loi Littoral, ces restaurants de plage éphémères sont illégaux.

    Deux d’entre eux (la Voile Bleue et l’Effet Mer) n’en prennent pas ombrage et sont en train d’être montés depuis quelques jours. Comment est-ce possible ? Avant même d’être réélu le mois dernier, le maire Stéphan Rossignol a décidé de prendre un nouvel arrêté, une sorte de permis de construire saisonnier, leur autorisant une concession de plage du 23 mars au 23 octobre. L’élu les Républicains n’aurait-il que faire des décisions de justice ? Que nenni selon lui. L’édile précise que l’emplacement de ces deux plages privées ayant été décalé vers la zone urbaine, au niveau de la Dune, il ne serait plus dans le collimateur de la loi Littoral. « On a fait une étude quatre saisons à la demande de l’État. Ces emplacements ont été décidés avec la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) », argumente Stéphan Rossignol. « Il y a juste à côté un bâtiment avec une discothèque, un restaurant et même une colonie de vacances. C’est le début de la zone urbaine, on n’est plus dans l’espace remarquable. On subit un véritable acharnement », s’agace-t-il.

    Intérêt touristique

    Un sentiment pas partagé par l’association GME qui vient de déposer un nouveau recours administratif. « Les paillotes n’ont été décalées que de quelques mètres. On se moque de nous et de la justice ! », s’agace Françoise Clerc. Depuis 2019, la présidente de GME revendique 14 victoires en justice et désespère de devoir encore batailler contre ces constructions estivales qui détériorent le cordon dunaire, assure-t-elle. « Deux fois par an, c’est le bazar. Le montage nivelle les dunes, ils grattent au bord des ganivelles. Quand le démontage est mal fait, on voit les eaux usées partir dans le sable. » Elle fustige aussi cette privatisation de l’espace public maritime. Il fut un temps où « des vigiles vous empêchaient de passer jusqu’au bord de l’eau », se souvient Françoise Clerc qui se dit victime « d’intimidations ».

    De son côté, le maire met en avant l’emploi et les intérêts touristiques. Désormais située vers le Port dans la zone du Couchant et donc plus concernée par le recours, « la Paillote Bambou a perdu une clientèle. L’été dernier, elle a recruté deux fois moins de saisonniers », illustre Stéphan Rossignol. Un argument irrecevable selon Françoise Clerc. « Il faut arrêter de dire n’importe quoi. Ce n’est pas parce qu’une paillote va bouger d’un kilomètre que ses clients ne vont plus y aller. » D’autant que si manque à gagner il devait y avoir, il pourrait être compensé selon la présidente. « Ils s’arrangent. »

    Ce qui est sûr c’est que les collectivités trouvent leur intérêt financier dans ces concessions. Parfois les Villes récupèrent directement un pourcentage du chiffre d’affaires. « Cela peut être entre 10 et 25% et dépasser les 100 000 euros par paillote », illustre Romain Ecorchard selon qui certains maires « n’en ont rien à carrer d’être dans la légalité, ils continuent à délivrer des actes illégaux. Ils jouent sur l’épuisement financier des associations ». Mais selon ce juriste de France nature environnement (FNE), les revers de la Grande-Motte pourraient finir par « faire jurisprudence ». Contre des schémas d’aménagement douteux ou des plans locaux d’urbanisme, de nouveaux recours sont dans les tuyaux à Vendres dans l’Hérault ou Leucate dans l’Aude.

  • Chasse aux déchets, place aux rochers

    Chasse aux déchets, place aux rochers

    La mobilisation aura lieu ce samedi 25 avril entre la Côte Bleue et La Ciotat pour un ramassage collectif de déchets. Le dispositif réunit des centaines de citoyens et dizaines d’associations, collectivités et entreprises autour d’un même objectif : nettoyer le littoral et ainsi combattre la pollution. En 2025, 50 structures avaient participé à l’événement, coordonné par l’association Mer-Terre. Cette année, il se déploiera sur plus de 39 zones de Marseille, dont l’Huveaune et les Aygalades, pour collecter un maximum de déchets qui seront ensuite triés et analysés afin de renforcer les actions de prévention.

    Plus d’infos sur : mer-terre.org

  • À l’Estaque, les riverains plaident pour un littoral associatif et populaire

    À l’Estaque, les riverains plaident pour un littoral associatif et populaire

    Tous aux quais ! Retrouvailles à la mer », tel est le nom que le collectif Faites le Grand Estaque avec nous ! (Faites GEAN !), composé d’une trentaine d’associations, donne à sa nouvelle action, organisée samedi au 149 plage de l’Estaque, au pied du symbolique « camembert de Cousteau » (16e), de 10h à 20h.

    Ouvert à tous et construit en écho aux manifestations tenues les 13, 14 et 15 juin derniers, le rendez-vous « festif et familial » porte une grande ambition : « Célébrer » le partage du littoral nord en « montrant que certains espaces peuvent être réinvestis par les habitants et les savoir-faire locaux », souligne Michel Teule, de la Fédération des comités de quartiers (CIQ) du 16e arrondissement. Spectacle, conférence, balades en bateaux, inventaire botanique, flash mob par les jeunes du Centre social de l’Estaque… La journée sera animée par l’ensemble des associatifs membres du collectif, venus témoigner de la potentielle « rentabilité sociale » d’un espace pour l’heure « inexploité » par le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), propriétaire du foncier.

    En juin dernier déjà, les associations de riverains s’étaient unies pour organiser un week-end festif afin de réclamer de nouveaux travaux autour de l’Estaque et un meilleur accès à la mer. Les habitants se désolaient alors que les engagements pris pour l’aménagement du Grand Estaque ne soient pas tenus. Ils lançaient du même coup leur mot d’ordre, désormais monté en collectif : « Faites le Grand Estaque avec nous ! ». En août, Faites GEAN ! avait réaffirmé sa volonté de faire vivre le secteur, prônant la sauvegarde du « camembert de Cousteau » (16e), propriété du GPMM et menacé de démolition. Un point aujourd’hui « en bonne voie », selon Michel Teule.

    « Rendez-nous la mer »

    Mais la revendication de ce week-end dépasse celle de l’exploitation du « camembert » : il s’agit de réclamer un meilleur aménagement du littoral au global, pour permettre un meilleur accès à la mer. « C’est honteux que le seul endroit où on nous laisse nous installer soit entouré de grillages, s’indigne Marie Prost-Coletta, vice-présidente de l’association Cap au nord. Nous ce qu’on veut c’est la mer, rendez-nous là ! »

    Le collectif évoque notamment l’exploitation du quai de la Lave (16e), investi pendant plusieurs semaines par les membres de la Flottille partie pour Gaza, le 4 avril. Un épisode que Michel Teule tient pour preuve de la possibilité d’une exploitation sereine et populaire des lieux. Faites GEAN ! appelle, dans les plus brefs délais, à une réunion tripartite, entre le GPMM, la mairie de secteur avec la mairie centrale et le collectif des habitants afin de réfléchir sur la manière dont doit s’organiser la modélisation du littoral. Le collectif de riverains, soutenu par Jean-Marc Coppola, nouveau maire des 15-16 (PCF), espère obtenir l’appui de la mairie centrale.