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  • Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    En observant le calendrier en septembre dernier, on se disait que la réception de l’Union Bordeaux-Bègles, à deux journées du terme de la saison, revêtirait un enjeu sportif important pour deux équipes, qui se voulaient prétendantes aux deux premières places. Il n’en est finalement (presque) rien.

    Si les hommes de Yannick Bru luttent pour une place dans le top 6 et peuvent encore envisager une qualification directe pour les demi-finales, ce n’est pas le cas du RCT. D’ores et déjà éliminé de la course au top 6, le club de la Rade a aussi vu la perspective du top 8 et d’une qualification en Champions Cup grandement s’éloigner après sa défaite face au Racing, il y a deux semaines. « On va jouer avant le Racing. En fonction des points qu’on prend, si on gagne, je ne dis pas qu’il y en a une grande, mais il y a peut-être encore une chance sur le dernier match pour finir dans le top 8 », veut encore croire Pierre Mignoni, même si l’essentiel est ailleurs. « C’est plus l’honneur qu’on doit jouer. »

    Pour l’entraîneur toulonnais, « chacun aura une bonne raison d’être motivé. Certains, ça va être la déception de la saison. D’autres, ça peut être la frustration. Pour nos supporters aussi, qu’on a déçus. Ça peut être aussi ceux qui partent ». Parmi eux, Gilles Allou, le préparateur physique de l’équipe, qui vivra son dernier match à Mayol, ce dimanche : « Il a quand même 30 ans de club, ce n’est pas rien. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on doit faire un grand match », salue Pierre Mignoni. Même s’il n’est pas dans le groupe, Ma’a Nonu prendra lui aussi (vraiment, cette fois) sa retraite dans une semaine. « Il a fait une immense carrière, la motivation sera toute trouvée », appuie Matteo Garcia.

    « Finir ensemble à Mayol »

    Transfuge de l’UBB cet été, le jeune demi d’ouverture retrouvera ses coéquipiers, tout juste auréolés de leur deuxième titre consécutif face au Leinster, à Bilbao, samedi dernier. De quoi apporter un surplus de motivation. Mais aussi des regrets d’avoir été stoppés par les Irlandais aux portes de la finale, au regard de leur performance face aux Girondins ? « Tu en as toujours. Mais, si on n’y était pas, c’était comme ça. Je savais qu’on pouvait gagner là-bas », répète le technicien Varois, qui pense toutefois que « le Leinster a vraiment loupé son match contre Bordeaux ». Un match qui a mis en évidence les forces des coéquipiers de Maxime Lucu, qui se sont montrés « très opportunistes. Ils sont terribles, tueurs, terrifiants. Ils marquent des essais à une ou zéro passe. Et quand ils en marquent trois comme ça, c’est très dur ».

    S’il y aura, forcément, de la rotation dans les rangs bordelais, malgré un top 6 encore loin d’être assuré, côté toulonnais, on devra encore composer avec une pléiade d’absents (Abadie, Ollivon, Ribbans, Ludlam, Dréan, Villière, Rebbadj…). De quoi compliquer une nouvelle fois la tâche et se poser des questions sur ce mal trop récurent : « C’est à l’image de notre saison, estime l’entraîneur toulonnais. C’est une question légitime, mais on fera le bilan après. Ce n’est pas une excuse. On a certainement fait beaucoup d’erreurs. Mais il y a des choses positives, avec des jeunes qui ont pris beaucoup de maturité, même si ça n’a pas toujours été le niveau qu’on voulait. »

    Pour ce qui pourrait aussi être sa dernière sur le banc, s’il venait à prendre de la hauteur et à se concentrer sur son rôle de directeur du rugby, Mayol sera à guichets fermés malgré une saison en deçà des attentes : « Ça montre que les supporters sont quand même avec nous, la demi-finale a certainement redonné des frissons. On voulait tellement offrir une finale et un titre, mais ce n’est pas le cas. On peut finir ensemble à Mayol, avec l’honneur et la fierté. » Pour mieux recommencer dans quelques mois.

    25e journée de Top 14

    Dimanche 31 mai, 16h30

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Adrien Marbot

    RC Toulon (probable) : Gros, Baubigny, Gigashvili ; Javakhia, Alainu’uese ; Kpoku, Coulon, Mercer ; Serin (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Brex, Tuicuvu ; Jaminet.

    UBB (probable) : Poirot (C), Sa, Falatea ; Palu, Jacobs ; Swinton, Mattiu Gazzoti ; Page-Relo, Reus ; Tambwe, Moeafana, Rayasi, Mousquès ; Buros

  • Plan-de-Cuques frôle l’exploit face aux impériales messines

    Plan-de-Cuques frôle l’exploit face aux impériales messines

    Opposées à une « équipe B » messine, les Guerrières de Plan-de-Cuques, septièmes du championnat, pouvaient prétendre au succès à l’occasion de cette avant-dernière journée de Ligue Butagaz Energie. Mais les redoutables Dragonnes, qualifiées pour le carré final de la Ligue des Champions, ont tout de même démontré leur supériorité technique mercredi soir sur le parquet d’un Palais des Sports de Marseille en fusion (31-32).

    Dès l’entame du match, les Mosellanes aux 27 titres de championnes de France ont mis en avant leurs atouts offensifs au travers de contre-attaques rapides ou de tirs puissants de loin, à l’image des missiles déployés par la géante congolaise Betchaïdelle Ngombele.

    Efficaces offensivement, les protégées d’Emmanuel Mayonnade ont néanmoins montré de réelles fragilités dans le secteur défensif. Les Provençales ont su exploiter ces périodes de flottement pour rester au contact des Messines, même quand ces dernières sont parvenues à prendre un petit écart au score.

    En chef de file des Guerrières, Nele Antonissen a réalisé une première mi-temps très impressionnante. La meneuse de jeu belge, leader du classement des buteuses de LFH (186 réalisations, dont 67 penalties), loin devant Sabrina Zazai (Besançon, 144) et Sarah Bouktit (Metz, 144), a planté huit des dix-sept buts inscrits par les Plan-de-Cuquoises.

    Un espoir de longue durée

    Antonissen termine cette rencontre avec 14 réalisations en 16 tentatives seulement. Une efficacité monstrueuse qui fait d’elle l’une des meilleures joueuses de la saison. Elle est d’ailleurs nommée dans deux catégories pour les Trophées LFH (Ligue Féminine de Handball), meilleure demi-centre et meilleure joueuse de la saison. Pour le titre de MVP, elle sera en concurrence avec deux Messines – Bouktit et Grandveau – et deux Brestoises – Vyakhireva et Ondono.

    Ses prouesses ont permis à son équipe de prendre le meilleur au tableau d’affichage à un peu moins de vingt minutes du terme. Dans le même temps, la gardienne Andréa Novellan a engrangé de la confiance sur sa ligne.

    De quoi totalement relancer l’issue de la partie. Mais la mécanique mosellane, parfaitement rodée, a finalement contrecarré les plans des Guerrières. Plan-de-Cuques finit par tomber les armes à la main face aux impériales messines, en quête d’un cinquième sacre national de suite. La messe était dite. « Il ne nous a pas manqué grand-chose pour réaliser un hold-up, mais ça reste une très belle performance », lance Angélique Spincer, l’entraîneur du HBPC, qui va désormais se tourner sur le dernier match de la saison, dimanche (15h), sur le parquet de Dijon.

    PLAN-DE-CUQUES 31 (17)

    METZ 32 (18)

    25e journée – Ligue Butagaz Energie

    Palais des Sports de Marseille
    (1 500 spectateurs)

    Arbitre : MM. Blanco et Gazeu

    PLAN-DE-CUQUES : Novellan (7 arrêts), Schupbach (4 arrêts) – Martel (1 but), Berrais (4 buts), Loquay (1 but), Puleri (1 but), Kromoska (4 buts), Elisme (2 buts), Perret (3 buts), Mathon (1 but), Antonissen (14 buts).

    Entraîneur : Angélique Spincer

    METZ : Novotna (5 arrêts), Antunes – Flippes, Zaadi (3 buts), Augustine (1 but), Borg (3 buts), Castets, Goval, Errard (5 buts), Wajoka (4 buts), Atangana, Vamos (5 buts), Albek (5 buts), Ngombele (6 buts).

    Entraîneur : Emmanuel Mayonnade

  • Le RC Toulon peut officiellement dire adieu aux phases finales

    Le RC Toulon peut officiellement dire adieu aux phases finales

    Ils ont condamné leurs espoirs de rejoindre le top 6 qualificatif pour les phases finales du championnat. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont été défaits par le Racing 92 (43-28), samedi à Paris La Défense Arena, lors de la 24e journée de Top 14. « Il y avait d’infimes chances avant ce match mais on avait à cœur de se livrer, de gagner, de les embêter le plus possible », lance Baptiste Serin, conscient que le scénario produit à la capitale n’était pas celui escompté : les Rouge et Noir ont encaissé pas moins de six essais, dont quatre en première période.

    « Mais c’est un peu à l’image de notre saison, très bien par moments et très très brouillon dans d’autres. Je pense qu’on est à la place que l’on mérite même si ça fait de la peine de le dire. Il faut bien finir la saison car il y a quelque chose à aller chercher pour la Coupe d’Europe. Il faut rester animé par cela. Mais oui, c’est dur », confie le demi-de-mêlée varois, entré en jeu à la 52e minute à la place de l’international écossais Ben White, auteur d’une prestation inquiétante.

    Tout comme le deuxième ligne géorgien Giorgi Javakhia, globalement dominé sur tous les impacts par les avants du Racing 92. « Même constat que les semaines précédentes : on ne met pas la main sur la balle, on ne sort pas de chez nous, encore des touches perdues, quand on est chez eux on fait des fautes de mains. On tente, il y a des intentions mais il faut qu’on garde ce putain de ballon. On ne fait que défendre et c’est tout le temps pareil tous les week-ends », déplore le troisième ligne tricolore Esteban Abadie, persuadé que son équipe va devoir être moins indisciplinée et approximative si elle veut se qualifier pour la Coupe d’Europe la saison prochaine.

    Quere-Karaba touché, Jaminet leader mitigé

    Neuvième à deux journées du terme de la saison, le RCT n’aura pas le droit à l’erreur et devra, en plus, compter a minima sur un faux pas du Stade Rochelais pour leur subtiliser cette huitième place tant importante. Tout cela sans une grande partie de leurs cadres. « Nous avons beaucoup de blessés donc on en paye les pots cassés mais on voulait jouer à fond cette Champions Cup donc il n’y a pas de regret par rapport à cela. Le club a une histoire avec cette compétition, même nous, les joueurs et le staff, on voulait offrir quelque chose de beau à nos supporters mais pas de regret par rapport à cela. Ce qui est dur c’est cet enchaînement de fin de saison avec la défaite en demi-finale puis en Top 14 c’est dur car il y a de gros matches. On a trop d’absents, même si ce n’est pas une excuse, c’est dur car on puise dans l’énergie », souligne Baptiste Serin. Ce dernier a par ailleurs été témoin de la sortie sur blessure de Joe Quere-Karaba. Le troisième ligne toulonnais faisait son grand retour à la compétition après avoir été touché pendant plusieurs mois au genou. Entré en jeu au cours de la seconde période, il a inscrit l’un des quatre essais varois du match. Selon les informations des Causeries de la Rade, il n’y aurait rien de grave pour Quere-Karaba. Plus de peur que de mal finalement.

    Parmi les marqueurs rouge et noir, l’arrière Melvyn Jaminet s’est montré comme à son habitude très précieux grâce à son sens de l’interception et sa maîtrise au pied. Il a d’ailleurs ouvert le score très rapidement face aux Franciliens, avant d’assurer un sans-faute entre les perches.

    Mais à l’image des prestations de ses coéquipiers, son jeu a basculé dans l’irrégularité à cause d’un trop grand nombre de ballons perdus. Des petits détails qui ont trop souvent coûté des victoires tout au long de la saison. Et plus particulièrement ces dernières semaines où le RCT n’a remporté que deux de ses neuf derniers matches de Top 14. Un bilan catastrophique pour une équipe qui visait encore le Top 6 il y a quelques semaines.

  • Les rugbymen aixois peuvent encore rêver d’une place dans le dernier carré

    Les rugbymen aixois peuvent encore rêver d’une place dans le dernier carré

    Avec six longueurs d’avance sur Oyonnax, cinquième, les rugbymen aixois ont validé la semaine passée, lors de leur exploit monumental face aux leaders vannetais, le droit de recevoir à domicile le barrage d’accession en Top 14. Mais les protégés de Philippe Saint-André pourraient obtenir un bonus inédit lors de cette dernière journée de saison régulière, ce vendredi (21h), à Valence-Romans : en cas de succès, puis surtout en cas de défaite de Colomiers, deuxième, en déplacement à Grenoble, Provence Rugby serait directement qualifié pour les demi-finales d’accession.

    En dehors de l’échéance sportive, le club aixois en a profité pour faire un premier point sur les départs et les futures recrues. Si dix-sept pensionnaires vont faire leurs valises dans quelques semaines, huit joueurs sont susceptibles d’arriver dans la cité du Roi René. Pour le moment, seule l’arrivée de Raphaël Portat, deuxième ligne prêté par le Stade Toulousain, a été officialisée.

    30e journée de Pro D2

    À 21h, au stade Georges-Pompidou, à Valence

    Arbitre : Ludovic Cayre

    VALENCE-ROMANS : (compo probable) : Rozière – Lane, Idrissi, Neiceru, Marsan – Méret, Lhuséro – Réal, Bholi, Roux (cap) – Goumat, Suaud – Vial, Marco-Pena, Aléo.

    Manager : Fabien Fortassin

    AIX-EN-PROVENCE (compo probable) : Vareiro – Lapègue, Bituniyata, Finau, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Sauveterre (cap.), Taofifenua.

    Manager : Philippe Saint-André

  • Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Le top 6, c’est terminé. » Au sortir de la défaite (27-51) face au Stade Toulousain, samedi, le fatalisme de Pierre Mignoni rimait avec pragmatisme. Relégué à 9 unités des places qualificatives pour la phase finale à trois journées de la fin de la saison, le RCT a dit adieu à ses dernières illusions.

    Du pragmatisme teinté de colère. Car, si la supériorité des champions de France – qui ont battu les Varois pour la cinquième fois de rang – ne souffre d’aucune contestation, le manager toulonnais pointait l’inconstance de ses joueurs : « En première période, on n’a pas eu la possession. On a perdu trop de ballons. Malgré ça, on a créé des turnovers. Mais il fallait le faire durant 80 minutes. Le bon exemple est l’essai de Gaël Dréan. On l’a fait pas mal de fois, il fallait s’accrocher, mais on a lâché. Sur les doubles efforts, sur la défense à l’intérieur du jeu. »

    Un état de fait symptomatique de l’écart avec l’adversaire du jour, dans lequel les individualités ont leur part de responsabilité : « On n’a pas lâché le match, mais sur le très haut niveau, on n’est pas où on doit être. Il faut se jeter dans la bataille, physiquement et mentalement. Il y a des joueurs qui s’accrochent, et d’autres qui lâchent. C’est la vérité. » « Je ne suis pas d’accord », rétorquait Esteban Abadie. « On ne peut pas gagner avec 20 ou 30% de possession contre Toulouse. Quand tu défends 70% du temps, tu laisses du gaz. C’est une équipe un cran au-dessus de nous. Depuis mon arrivée, on les a battus une fois ici et accroché une fois à Mayol, sinon on en prend 50 à chaque fois. »

    Le top 8, nouvel objectif

    L’essai d’Antoine Dupont juste avant la mi-temps, permettant à Toulouse de repasser devant, dont semble ne s’être jamais remis le RCT, questionne aussi sur ses ressources mentales : « Il a fait mal », regrettait Pierre Mignoni. « J’ai l’impression de me répéter, et on ne progresse pas. On a pris une pénalité juste avant, ils ont repris la possession. On l’a déjà fait au Leinster, et là rebelote. » « On ne s’est pas dit que c’était mort. On y croyait », affirme pourtant son troisième ligne.

    Dans ce contexte, face à une équipe supérieure, une autre interrogation revient : jouer ce match dans un Vélodrome qui penchait assez clairement côté Toulouse n’est-il pas encore plus pénalisant ? « Ça fait depuis 2009 qu’on joue ici. Si à chaque fois qu’on perd, on remet tout en question… », balayait l’entraîneur rouge et noir, passablement énervé par cette question. « Économiquement, c’est intéressant. Sportivement, depuis trois ans, ça l’est moins. Mais, si on joue comme ça à Mayol, on ne gagne pas ! »

    Si cette 11e défaite en Top 14 sonne le glas des ambitions toulonnaises, la saison, elle, n’est pas terminée. « On a un top 8 à aller chercher, il faut trois victoires pour jouer la Champions Cup l’année prochaine », avançait Esteban Abadie. Et cette fois au moins, l’analyse était partagée par son entraîneur.

    Baubigny centurion

    Arrivé sur la Rade en 2022,le talonneur international français (3 sélections) Teddy Baubigny (27 ans) a fêté, samedi, sa 100e apparition en rouge et noir.

    Un Vélodrome plein

    Ce match au Stade Vélodrome constitue la meilleure affluence de son histoire en championnat, avec 66 831 spectateurs présents en tribunes. Ce qui promet pour des demi-finales qui auront lieu dans cette même enceinte au mois de juin.

    Halagahu blessé

    Opéré à un orteil en octobre dernier, le deuxième ligne varois Mathias Halagahu boitait à l’issue du match.

  • L’OM s’offre de l’espoir

    L’OM s’offre de l’espoir

    Que pouvait donner un duel entre une équipe luttant pour éviter les barrages et une autre cherchant à se donner un avenir européen ?

    De part et d’autre, l’enjeu de cette avant-dernière journée de la saison était capital. Pour ne pas dire vital sur un point économique. Notamment pour un OM en passe de tout perdre, après avoir faire croire qu’il pouvait aller chercher, a minima, une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, à défaut d’un nouveau trophée. Malheureusement, à force de gaspiller ses jokers, l’équipe se retrouvait au bord de la falaise. Et après une nouvelle semaine compliquée, le voyage au Havre ressemblait à une bouée de sauvetage.

    Bouée à laquelle les hommes de Habib Beye se sont accrochés. Face à des Havrais qui avaient laissé leurs complexes et doutes au vestiaire. Ils devaient être d’ailleurs les premiers, avec Mowana Samatta puis Sofiane Boufal, et finalement les seuls en première période, à faire frissonner de plaisir le public d’une Océane déjà transie de froid.

    L’ambiance se réchauffera avec une série de pénalties qui devait enfin lancer la rencontre. L’OM obtenait le premier, après intervention de l’assistance vidéo. Mason Greenwood, avec l’aide du montant droit de Mory Diaw, le transformait. Tandis que le Havrais Sofiane Boufal, malheureux dans le jeu en mouvement, devait l’être aussi dans son duel avec Geronimo Rulli.

    Si l’avantage restait ténu, le but de Mason Greenwood suffisait au bonheur marseillais. Néanmoins, il fallait vaincre le signe indien du « money time », cette mauvaise habitude phocéenne de toute perdre, ou presque, en toute fin de match. Avec sept minutes de temps additionnel, il y avait de quoi trembler. Habib Beye faisait confiance à sa classe biberon pour finir le travail.

    Malgré quelques frayeurs, cette dernière s’en sortira bien.

  • Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Il a fallu attendre la fin du troisième quart-temps pour voir l’espoir renaître dans les yeux des poloïstes marseillais. Dominés lors de la demi-finale aller à Kragujevac (17-14), les joueurs du Cercle des Nageurs de Marseille ont réussi l’exploit de combler leur retard, samedi, lors du match retour au bassin Pierre-Garsau, avant de décrocher leur qualification pour la finale de l’Euro Cup (16-11). La deuxième de leur histoire après le sacre de 2019. « On a vécu un grand moment », savoure Marc Amardeilh, l’un des entraîneurs adjoints du CN Marseille.

    L’ancien responsable de la formation phocéenne, devenu en 2019 le premier entraîneur français à remporter un titre européen, dirigeait l’équipe au bord du bassin après le carton rouge reçu par Milos Scepanovic lors du match aller. « Sans parler de tactique, la première chose à faire était de les rendre nerveux. On savait que c’était une équipe capable de s’agacer rapidement, y compris les coaches sur le bord du bassin. Nous, on s’était dit qu’il fallait rester concentrés, quelles que soient les circonstances. C’était déjà le premier match à gagner : celui de l’attitude », insiste le technicien marseillais.

    Duel finale contre Split

    Accrochés au score jusqu’à la mi-temps, les Marseillais ont fini par creuser l’écart à la fin du troisième quart-temps, avant de distancer largement les pensionnaires de Kragujevac lors de la dernière période. « On a raté des penalties au début, mais ça voulait surtout dire qu’on ne s’était pas créé beaucoup d’occasions. On savait que si on continuait à jouer comme ça, on finirait par avoir des opportunités pour se détacher un peu. En fait, ça s’est construit petit à petit. Et ce n’est pas plus mal non plus. Si on avait pris trois buts d’avance dès la première période, il aurait été difficile de défendre ce résultat. Là, on est allé le chercher », se félicite Amardeilh.

    Ce succès de prestige permet donc au Cercle des Nageurs de Marseille de se qualifier pour la finale, où il affrontera le club croate de Jadran Split. « On va d’abord bien récupérer, puis essayer de préparer cette rencontre du mieux possible en étudiant attentivement l’équipe adverse », explique l’adjoint marseillais.

    Cette aventure n’est pas sans lui rappeler celle vécue il y a sept ans, lorsque seuls Arshak Hovhannisyan, Pierre-Frédéric Vanpeperstraete et les cousins Vernoux figuraient déjà dans l’effectif phocéen. « Je pense que si on joue avec nos qualités, qu’on conserve une bonne attitude et la confiance en nos forces, on aura de grandes chances de remporter la Coupe », estime Marc Amardeilh.

  • Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Les matches face à Toulouse se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Les hommes de Pierre Mignoni ont concédé leur cinquième défaite de rang face au leader du Top 14, contre qui ils ne se sont plus imposés depuis le 20 avril 2024, soit deux ans.

    Les Toulousains sont les premiers à se mettre en évidence. Suite à une pénaltouche à 5m de l’en-but toulonnais, Dupont trouve Ntamack, sur sa gauche, qui marque en coin (0-7, 6e). Réaction immédiate du RCT. Après une succession de rucks devant la ligne toulousaine, Albornoz feinte et s’infiltre pour ramener Toulon à hauteur (7-7, 9e).

    Malgré ce sursaut, les hommes d’Ugo Mola sont plus percutants, et leur vitesse d’exécution semble pouvoir mettre les Rouge et Noir – en blanc samedi soir – en danger à tout instant. Cependant, sur une grosse séquence défensive, Ferté intercepte près de la ligne médiane et remonte le terrain au pied. L’ailier toulonnais sert ensuite Dréan, qui s’en va aplatir et donner l’avantage aux siens (14-7, 16e).

    Mais au terme de ce premier acte, malgré deux pénalités lointaines de Jaminet (27e, 38e), c’est Toulouse qui fait la course en tête grâce à deux essais de Mauvaka (34e), au soutien d’un plaquage sur Willis, puis Dupont, après la sirène, suite à une pénaltouche aux 5 mètres (20-24, 40e).

    Le RCT s’écroule en seconde mi-temps

    Cette fin de premier acte semble avoir définitivement fait basculer le match. Car derrière, les affaires ne s’arrangent pas pour Toulon. Après une nouvelle pénalité de Ntamack (20-27, 42e), Chocobares, trouvé par Dupont d’une petite chistera après s’être infiltré à gauche, permet aux Haut-Garonnais de prendre le large (20-34, 46e).

    Le score encore alourdi de trois points par Ntamack (63e), le RCT se redonne les moyens d’y croire grâce à White, qui profite d’un ballon relâché par la défense toulousaine pour réduire la voilure (27-37, 66e). Mais 10 minutes plus tard, Saito tue définitivement le suspense, en aplatissant sous les perches, après une pénalité jouée à la main (27-44, 77e). Remue porte l’estocade deux minutes après, offrant à Toulouse le point du bonus offensif, et marquant un peu plus la supériorité des champions de France avec un score qui ne souffre d’aucun conteste (27-51, 79e).

    Désormais à 9 points du top 6, le RC Toulon, 8e, voit les phases finales s’éloigner, à trois journées de la fin du championnat.

    TOULON – TOULOUSE (MT : 20-24)

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Points RC Toulon : 3E Albornoz (9e), Dréan (16e), White (66e) ; 3T Jaminet (9e, 17e, 66ee) ; 2P Jaminet (24e, 39e)

    Points Stade Toulousain : 5E Ntamack (5e), Mauvaka (34e), Dupont (40e), Mauvaka (46e), Saito (77e) ; 5T Ntamack (6e, 35e, 40e, 42e), Remue (77e) ; 3P Ntamack (27e, 42e, 63e)

    Carton jaune :

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex, Frisch (Tuicuvu, 62e), Ferté – Albornoz (Garbisi, 62e), Serin (cap) (White, 62e) – Mercer, Kpoku (Mézou, 69e), Abadie -Mézou (Shiosvhvili, 47e), Halagahu (Coulon, 47e) – Gigashvili (Sinckler, 51e), Lucchesi (Baubigny, 51e), Gros (Ametlla, 56e).

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn (Remue, 62e) – Thomas (Barassi, 80e), Barassi (Pouzelgues, 61e), Chocobares, Lebel -Ntamack (Saito, 69e), Dupont (cap) – Willis (Elias, 56e), Roumat, Cros (Willis, 69e) – Flament, Meafou (Vergé, 56e) -Merkler (Colombe, 56e), Mauvaka (Lacombre, 61e), Baille (Bertrand, 56e).

    Manager : Ugo Mola

  • L’heure du retour a sonné pour le CNM

    L’heure du retour a sonné pour le CNM

    Avec le Cercle des nageurs de Marseille, rien n’est impossible. Mais, afin de rejoindre la finale de l’Euro Cup, ils devront réaliser une performance XXL : battre Radnicki, l’une des meilleures équipes européenne, qui les a déjà battus lors du match aller à Kragujevac, en Serbie (17-14), tout en l’emportant avec trois buts d’écart a minima. En cas d’égalité sur l’ensemble des deux matches, les deux formations se départageront aux tirs-au-but. Au match aller, les Serbes de l’ancien pensionnaire du CNM, Andrija Prlainovic, se sont montrés plus efficaces dans les phases de supériorité et plus solides dans les duels, malgré un bel apport du duo Crousillat-Vernoux.

    Invaincus depuis février

    Les Marseillais ont montré qu’ils étaient capables de faire douter cette équipe de Radnicki, invaincue depuis leur élimination au 1er tour de la Ligue des Champions, au mois de février, toutes compétitions confondues.

    En cas de qualification, les poloïstes phocéens rejoindraient pour la deuxième fois de leur histoire la finale de la deuxième Coupe d’Europe, compétition qu’ils ont remportée en 2019. De quoi espérer ajouter un deuxième trophée européen à côté d’un potentiel 43e titre de champion de France, dans quelques semaines.

  • L’OM cherche son Havre de paix

    L’OM cherche son Havre de paix

    Mis à part quelques éclats de rire provoqués par Pierre-Emerick Aubameyang, ce vendredi, lors de l’entraînement collectif, les sourires se faisaient rares dans les rangs olympiens. Heurtés et touchés, les Marseillais traversent une fin de saison chaotique, à l’image de l’ensemble de leur exercice. Avec seulement quatre points pris lors des six dernières rencontres, les Phocéens ont décroché au classement de la Ligue 1 et occupent désormais la septième place. À deux journées de la fin, ils ne peuvent plus espérer retrouver la troisième place, directement qualificative pour la UEFA Champions League. « On est dans une situation difficile », reconnaît l’entraîneur de l’OM, Habib Beye.

    Le technicien franco-sénégalais a passé toute la semaine à La Commanderie avec son groupe, dans le cadre d’une mise au vert destinée à préparer « le mieux possible » le dernier déplacement de la saison, dimanche soir, au Havre. « Je fais un métier différent en ce moment », souffle-t-il, préférant toutefois concentrer son discours sur l’adversaire à venir. « Ce sera un match difficile face à une équipe de qualité, qui l’a encore démontré lors de ses dernières sorties », glisse-t-il, conscient que les Ciel et Marine restent sur une série de cinq matches nuls. « Il va falloir répondre à l’intensité qu’ils sont capables de mettre et surtout égaler leur envie. Quand vous recevez une équipe comme l’OM, il faut être immédiatement prêt, parce qu’on sait que l’entame sera très intense. C’est aussi une équipe qui, à mes yeux, dégage beaucoup de qualités techniques dans le jeu », poursuit Habib Beye, avant de saluer le travail de Didier Digard.

    Pour sauver leur saison, les Olympiens devront impérativement s’imposer au Havre. Une mission qui ne semble toutefois pas inquiéter le vestiaire marseillais. « Je ne pense pas qu’il y ait énormément de pression. C’est simplement la réalité de la situation. Il faut vivre les choses à fond, prendre du plaisir et continuer à travailler dur », insiste le milieu de terrain Tochukwu Nnadi.

    Arrivé cet hiver en provenance du SV Zulte Waregem, l’international nigérian de 22 ans, longtemps discret sous le maillot phocéen, bénéficie désormais d’un temps de jeu plus conséquent. « Je me sens bien et je joue, c’est le plus important pour moi. Je suis heureux d’être ici et reconnaissant pour toutes les opportunités que j’ai reçues », poursuit-il, avant d’affirmer son souhait de poursuivre l’aventure avec l’OM la saison prochaine. Les deux dernières rencontres, décisives pour l’avenir du club provençal, pourraient également avoir une influence directe sur le sien.

    REPÈRES

    Retour d’Abdelli et de Rulli dans le groupe

    Le milieu international algérien Himad Abdelli et le gardien international argentin Geronimo Rulli font leur retour dans le groupe olympien, en vue du déplacement au Havre. Le premier était écarté par Habib Beye, tandis que l’autre avait loupé le match à Nantes à cause d’un lumbago.

    Invaincu au Havre depuis 2001

    L’Olympique de Marseille reste sur une série de onze matches sans défaite consécutifs au Havre. Leur dernière défaite remonte au 6 janvier 2001,en 16e de finale de la Coupe de la Ligue. Par ailleurs, c’est au stade Océane quel ’OM a acquis, la saison passée, sa qualification pour la Ligue des Champions 2025-2026(victoire 3-1, le 10 mai2025).

    Habib Beye s’interroge sur la bonne formule

    En signant les pires débuts d’un entraîneur de l’OM depuis plus de quarante ans, Habib Beye cherche encore la formule pour relancer son équipe. Pour le technicien marseillais, le principal enjeu reste toutefois mental.

    « Pour être une équipe vivante, il faut aimer jouer au football et aimer jouer ensemble », souligne l’entraîneur olympien. « Aujourd’hui, la réalité, c’est qu’il n’y a pas de réponse sur le terrain dans les matches que nous disputons. La question est de comprendre pourquoi cette réponse n’existe pas », poursuit-il.

    Persuadé que son groupe traverse avant tout une crise de confiance, Habib Beye insiste sur la nécessité de retrouver de l’énergie et de la cohésion.

    « Cela nous demande beaucoup d’énergie de chercher des solutions aux problèmes que nous rencontrons. Mais, dimanche, nous aurons l’opportunité de mettre tout cela de côté et de montrer un autre visage. Il faudra être très différents de ce que nous avons montré contre Nantes », martèle l’ancien défenseur phocéen.